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Photographie animalière : à 15 ans, un jeune Français gagne un prix international

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup »

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Présentez-vous à Dieu comme des vivants revenus d’entre les morts » (Rm 6, 12-18)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    il ne faut pas que le péché règne dans votre corps mortel et vous fasse obéir à ses désirs.
    Ne présentez pas au péché les membres de votre corps comme des armes au service de l’injustice ;
au contraire, présentez-vous à Dieu comme des vivants revenus d’entre les morts, présentez à Dieu vos membres comme des armes au service de la justice.
    Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous :
en effet, vous n’êtes plus sujets de la Loi, vous êtes sujets de la grâce de Dieu.
    Alors ? Puisque nous ne sommes pas soumis à la Loi mais à la grâce, allons-nous commettre le péché ?
Pas du tout.
    Ne le savez-Vous pas?
Celui à qui vous vous présentez comme esclaves pour lui obéir, c’est de celui-là, à qui vous obéissez, que vous êtes esclaves :
soit du péché, qui mène à la mort, soit de l’obéissance à Dieu, qui mène à la justice.
    Mais rendons grâce à Dieu :
vous qui étiez esclaves du péché, vous avez maintenant obéi de tout votre cœur au modèle présenté par l’enseignement qui vous a été transmis.
    Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 123 (124), 1-3, 4-6, 7-8)

R/ Notre secours est dans le nom du Seigneur. (Ps 123, 8a)

Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !

Comme un oiseau, nous avons échappé
au filet du chasseur ;
le filet s’est rompu :
nous avons échappé.
Notre secours est dans le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

ÉVANGILE
« À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup » (Lc 12, 39-48)

Alléluia. Alléluia.
Veillez, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
    « Vous le savez bien :
si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Vous aussi, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
    Pierre dit alors :
« Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »
    Le Seigneur répondit :
« Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel
pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
    Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si le serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles.
    Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
    Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre.
À qui l’on a beaucoup donné,  on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Est-ce que je crois en cette espérance, qu'Il viendra?

Ai-je le cœur ouvert, pour entendre le son, quand il frappe à la porte?

Le chrétien est un homme ou une femme qui sait attendre Jésus et qui, pour cette raison, est un homme ou une femme d'espérance.

Au contraire, le païen
- et bien souvent, nous, chrétiens, nous comportons comme des païens
- oublie Jésus, pense à lui-même, à ses propres affaires, n'attend pas Jésus.

(Homélie à Sainte-Marthe, 21 octobre 2014)

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ça s'est passé un... 20 octobre

ça s'est passé un...

20 octobre

20 octobre 1587 : Victoire d'Henri de Navarre à Coutras

Le 20 octobre 1587, à Coutras, non loin de Périgueux, l'armée protestante, commandée par Henri III de Navarre, bat à plate couture l'armée catholique du roi de France Henri III en dépit d'effectifs inférieurs. Depuis le début des guerres de religion, 25 ans plus tôt, c'est la première victoire des protestants dans une bataille rangée. Ils la doivent à l'énergie de leur chef, le roi de Navarre, héritier de la couronne de France et futur Henri IV A              lban Dignat
 

Écharpe blanche, drapeau blanc
À la bataille de Coutras, pour la première fois, Henri de Navarre et ses compagnons protestants se dotèrent d'une écharpe blanche. La légende veut que ce soit la « Grande Corisande », Diane d'Andoins, maîtresse du roi de Navarre, qui ait suggéré à celui-ci ce signe de reconnaissance. Les hagiographes du futur roi Henri IV feront plus tard la confusion entre l'écharpe et un panache qu'aurait porté le roi, notamment à la bataille d'Ivry...
Le blanc, sans doute choisi pour s'opposer au rouge, couleur des troupes espagnoles et catholiques, ou par référence à une forme de pureté évangélique, va ainsi devenir la couleur du clan protestant, puis, quand Henri montera sur le trône, l'une des couleurs de référence de la monarchie française.

Le goût amer de la guerre civile

Après un début de bataille qui donne l'avantage aux catholiques, Henri de Navarre fait donner l'artillerie et la cavalerie, gardées en réserve. L'armée royale fléchit. C'est dès lors un corps-à-corps dans lequel Henri de Navarre fait montre d'un courage remarquable. En à peine deux heures, la bataille se solde par la mort de 2000 catholiques, parmi lesquels le chef de l'armée royale, le duc de Joyeuse, l'un des favoris du roi Henri III, et son frère Saint-Sauveur.

Pierre Jerome Lordon, L'entrée d'Henri III de Navarre à Libourne après la bataille de Coutras, 1827.En bon politique, soucieux de préparer la réconciliation future entre les deux clans ennemis, Henri III de Navarre (futur Henri IV) organise dès le lendemain, à Libourne, sur la Dordogne, de grandioses funérailles pour les victimes des deux camps. Il libère les prisonniers et renvoie la dépouille de Joyeuse au roi de France avec un message de sincère contrition : « Je suis bien marri qu'en cette journée je ne pus faire de différence des bons et naturels Français d'avec les partisans et adhérents de la Ligue... Croyez, mon cousin, qu'il me fâche fort du sang qui se répand... ».

La défaite achève de discréditer le roi légitime Henri III aux yeux des ligueurs catholiques. Ceux-ci vont se rallier aux Guise et le chasser de Paris. Quelques mois plus tard, il sera assassiné par un moine.

 
20 octobre 1740 : Avènement tumultueux de Marie-Thérèse

Le 20 octobre 1740, l'empereur Charles VI, héritier des Habsbourg, meurt en laissant la succession à sa fille aînée, Marie-Thérèse. Son avènement est aussitôt contesté par les principaux souverains d'Europe. Mais la souveraine va faire front et va gagner ses galons de grand chef d'État au terme d'une longue guerre de Succession d'Autriche...

Celui-ci a gouverné en souverain absolu les États héréditaires de la maison des Habsbourg (grand-duché d'Autriche, royaumes de Bohème et de Hongrie...). Comme ses prédécesseurs depuis trois siècles, il a assumé également la fonction symbolique d'empereur du Saint Empire romain germanique (on dit aussi : empereur électif d'Allemagne).

N'ayant que des filles pour lui succéder, Charles VI a prévu par la « Pragmatique Sanction » du 19 avril 1713 que son héritage pourrait revenir à l'aînée de celles-ci, Marie-Thérèse. L'ordonnance impériale doit éviter le morcellement de ses États héréditaires. Mais elle n'est agréée que du bout des lèvres par les souverains européens. Sans compter que les règles de succession du Saint Empire romain germanique ne permettent pas à une femme de porter le titre impérial...

Marie-Thérèse devient donc archiduchesse d'Autriche et reine de Hongrie, mais ne peut en tant que femme se faire élire à la suite de son père à la tête du Saint Empire romain germanique. C'est donc pour son mari le grand-duc François III de Lorraine-Teschen qu'elle revendiquera ce titre.

L'avènement de Marie-Thérèse à la tête de l'Autriche et de son mari à la tête de l'Empire sont aussitôt contestés par les principaux souverains d'Europe. Mais la souveraine va faire front et gagner ses galons de grand chef d'État au terme d'une longue guerre de Succession d'Autriche...

Une mère comblée
François de Lorraine et Marie-Thérèse de Habsbourg avec leur nombreuse progéniture (Martin Van Meylens le Jeune, 1755, musée de Versailles)
En 29 ans de mariage, Marie-Thérèse a donné le jour à seize enfants. C'est mieux que la douce Marie Leszczinska, épouse du roi de France Louis XV, qui s'était arrêtée à dix enfants. Parmi les enfants de Marie-Thérèse : les futurs empereurs Joseph II et Léopold II, ainsi que Marie-Antoinette, future reine de France (elle figure dans le berceau de l'arrière-plan sur le portrait ci-dessous), Ferdinand, duc de Modène, Marie-Caroline, reine de Naples...

 
20 octobre 1805 : Napoléon victorieux des Autrichiens à Ulm

Le 20 octobre 1805, cinq jours après la prise du village bavarois de Michelsberg par la Grande Armée, Napoléon 1er reçoit la capitulation de l'armée autrichienne du général Karl Mack retranchée dans la ville voisine d'Ulm.

Cette capitulation ne manque pas de surprendre les observateurs car le général autrichien avait tous les atouts pour affronter les Français avec succès avant que ceux-ci ne le prennent au piège dans la ville. Il semble qu'il ait été trompé par les informations communiquées par un espion alsacien à la solde de l'empereur, Charles Schulmeister...

 
20 octobre 1827 : La bataille de Navarin

Le 20 octobre 1827, dans la rade du port grec de Navarin, la flotte turco-égyptienne est attaquée sans préavis et détruite par une escadre anglo-franco-russe sous le commandement de l'amiral de Rigny...

Naissance du droit d'ingérence
Au XIXe siècle, de la chute de Napoléon Ier, en 1815, à la Grande Guerre de 1914, les Occidentaux, forts de leur bonne conscience, se coalisèrent plusieurs fois pour des raisons officiellement humanitaires (l'adjectif lui-même a été inventé par le poète Alphonse de Lamartine en 1839). Ce fut la naissance du « droit d'ingérence ». La bataille de Navarin en fut la première manifestation...

Bataille de Navarin, Ivan Aïvazovsky (1817-1900)
Les Occidentaux interviennent à reculons
La Grèce s'étant soulevée en 1821 contre l'occupant turc, les armées du sultan Mahmoud II ripostent de façon impitoyable. En Europe, la guerre ne laisse pas indifférent. Eugène Delacroix peint Les massacres de Scio. Le poète anglais Lord Byron s'engage aux côtés des révoltés grecs et meurt à Missolonghi, une place forte assiégée par les Turcs.

Mais les gouvernements occidentaux répugnent à suivre la fraction libérale de la bourgeoisie dans ses appels à secourir les insurgés. Aucun ne souhaite amener la Grèce à l'indépendance. Les Français privilégient l'émancipation de l'Égypte, dirigée par le très francophile Méhémet Ali. Les Russes, quant à eux, voudraient prendre la place des Turcs dans les Balkans. Enfin, les Anglais, qui se méfient autant des premiers que des seconds, se portent garants de l'intégrité de l'empire ottoman.

Unis dix ans plus tôt au sein d'une Sainte Alliance, ces gouvernements répugnent à bouleverser l'ordre établi mais tentent une médiation pour calmer leur opinion publique.

À Londres, sans prendre la peine de consulter la Turquie, ils publient le 6 juillet 1827 un protocole qui préconise une simple « autonomie de la Grèce dans le cadre de la suzeraineté turque ». Ils ajoutent une note dans laquelle ils demandent au sultan de mettre fin aux exactions contre les Grecs.

Bévue ou provocation
Le sultan n'en faisant qu'à sa tête, les Occidentaux ne peuvent faire moins que d'envoyer une escadre dans les eaux grecques avec mission de surveiller la flotte turco-égyptienne. Il n'est pas question de l'affronter ni de créer l'irréparable.

Mais à Navarin, pour des raisons mystérieuses, l'escadre européenne passe à l'attaque et envoie par le fond la flotte du sultan. Il semble que l'amiral anglais commandant l'escadre, favorable à l'insurrection grecque, ait voulu de la sorte obliger les Occidentaux à intervenir.

Bataille de Navarin (Louis Garneray, 1827)


L'« Homme malade de l'Europe »
Le gouvernement britannique présente ses regrets au sultan. Mais dans la foulée, un corps expéditionnaire français débarque en Morée, le Péloponnèse actuel, et en chasse l'armée égyptienne conduite par Ibrahim pacha, le fils du vice-roi d'Égypte Méhémet Ali. La Turquie est d'autre part agressée sur le Danube et en Arménie par la Russie qui veut profiter de l'aubaine.

La prise d'Andrinople, aux portes d'Istamboul, le 20 août 1829, oblige le sultan à engager des pourparlers de paix. Par le traité d'Andrinople du 14 septembre 1829, il se résout à reconnaître l'indépendance de la Grèce. Celle-ci est confirmée un peu plus tard à Londres. La Moldavie, la Valachie et la Serbie, principautés chrétiennes des Balkans sous domination turque, deviennent autonomes.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, Méhémet Ali, bien que vaincu, réclame la Syrie pour prix de son intervention aux côtés du sultan. Sans attendre la permission de Mahmoud II, son fils Ibrahim pacha envahit la Palestine et la Syrie. Il défait les Turcs à Konya le 21 décembre1832 et menace Istamboul si bien que le sultan n'a plus d'autre issue que de faire appel... à son ennemi intime, le tsar Nicolas 1er !

Le tsar installe ses troupes sur le Bosphore et n'accepte de les en retirer qu'en échange de la fermeture du détroit à tout autre navire de guerre que les navires russes.

La rivalité entre Turcs et Égyptiens relance la concurrence entre Britanniques et Français. En 1840, le jeune Adolphe Thiers est à deux doigts de déclarer la guerre à Londres pour préserver les intérêts de l'Égypte, alliée traditionnelle de la France. Il faut toute la sagesse du roi Louis-Philippe 1er pour éviter cette nouvelle catastrophe.

L'heure de la curée sonne pour l'empire ottoman que l'on qualifiera plus tard d'« Homme malade de l'Europe ». Comme l'empire chinois, à l'autre extrémité de l'Eurasie, la Turquie est victime de sa propre faiblesse et de l'expansion européenne.

 

 
 
20 octobre 1914 : Première bataille d'Ypres

Dans le cadre de la « course à la mer », la VIe armée allemande tente une première offensive dans les Flandres, sur le saillant d'Ypres. Mais cette première offensive dans les Flandres est repoussée le 20 octobre 1914 par le corps expéditionnaire britannique du général John French (il sera fait 1er comte d'Ypres).

 
20 octobre 1952 : La révolte des Mau-Mau au Kenya

Le 20 octobre 1952, l’État d’urgence est déclaré au Kenya suite à la révolte des Mau-Mau, une société secrète composée de Kikouyous insurgés contre l'oppresseur. Sévèrement réprimée, elle amène le gouvernement britannique à réfléchir sur le statut du pays.

Contrairement à de nombreux pays d'Afrique, l'indépendance du Kenya ne s'est pas faite de manière tout à fait pacifique...

L'origine de la colère
Les Kikouyous et les Kambas sont les principales populations bantoues qui habitent le Kenya. Après avoir lutté contre les Massaï et été soumis à l’influence des Arabes puis des Portugais, le pays tombe aux mains des Britanniques lorsque le sultan d’Oman concède les droits de la zone côtière à la British East Africa Company en 1887. En 1895, le Kenya devient un protectorat britannique.

Le Royaume-Uni colonise le territoire et construit un chemin de fer entre Mombasa, sur la côte, et Kisumu, au bord du lac Victoria. Cette innovation permet un constat de taille : une grande partie des terres traversées par le chemin de fer est fertile.

Des milliers de colons européens s’installent alors, expulsant au passage les agriculteurs kikouyous ou les employant comme main-d’œuvre bon marché, notamment pour la culture du café. Le Kenya devient une colonie de la Couronne en 1920.

La population africaine exploitée se réunit en une organisation de défense fondée en 1925 par des intellectuels éduqués par les missionnaires protestants : la Kikuyu Central Association. Après la Seconde Guerre mondiale, elle est dissoute par son président, Jomo Kenyatta, qui crée la KAU (Kenyan African Union). Son programme : abolir les barrières raciales et appliquer l’égalité en matière de droits politiques.

Pour la majorité des membres de la Kikuyu Association, ce n’est pas suffisant. Les Blancs leur ont laissé moins d’un quart des terres cultivables ! Ils adhèrent alors à une société secrète connue sous le nom de Mau-Mau, ancrée sur le fonds culturel traditionnel et sur des pratiques de sorcellerie.

La révolte éclate
En mai 1952, les Mau-Mau commencent à assassiner ceux des Kikouyous qui ne voulaient pas les rejoindre. En novembre, les premiers meurtres d’Européens sont commis.

La révolte des Mau-Mau, source : Atlas historique de l'Afrique, éditions du Rocher, 2018 de Bernard Lugan.Le 20 octobre 1952, l’État d’urgence est proclamé et des renforts militaires envoyés.

En juin 1953, 7 500 Britanniques, 5 000 soldats africains des King’s African Rifles et 21 000 policiers sont déployés.

À la fin des l’année 1955, la révolte est définitivement écrasée. Seuls quelques centaines de Mau-Mau se sont réfugiés dans les zones les plus impénétrables de la forêt de montagne.

La guerre s’achève officiellement en octobre 1956 avec la capture et la pendaison de Dedan Kimathi, le principal chef Mau-Mau.

Le bilan fait état de 32 civils et 63 soldats tués chez les Européens, 26 civils et 12 soldats tués chez les Asiatiques, 100 policiers, 1 800 civils et 10 000 Mau-Mau chez les Africains.

Fiers de leur victoire et désormais soucieux du sort du pays, les Britanniques négocient les modalités de l’indépendance avec Jomo Kenyatta, emprisonné pour avoir mené la révolte alors même qu'il dénonçait la violence des Mau-Mau.

Deux coalitions ethniques donnent jour à deux nouveaux partis : la Kanu (Kenya Africain National Union) dirigée par Jomo Kenyatta et la Kadu (Kenya African Democratic Union).

Le 1er juin 1963 Jomo Kenyatta est désigné Premier ministre. Surnommé « le Javelot flamboyant », le leader kikouyou devient le chef du nouvel État.

Le Kenya devient pleinement indépendant le 12 décembre 1963 et adopte un régime républicain. Tout en restant dans le Commonwealth.

20 octobre 2011 : La mort de Kadhafi clôt le « printemps arabe »

Après quatre décennies de pouvoir sans partage, le dictateur libyen Mouammar Kadhafi voit son autorité contestée par les habitants de Benghazi. La guerre civile s'installe.

Traqué par ses opposants, qui ont reçu l'appui des Occidentaux, le dictateur résiste à Syrte, avec le dernier carré de ses fidèle, jusqu'à ce qu'une attaque aérienne de l'OTAN frappe sa ville natale, le 20 octobre 2011. 

En fuite et blessé, il est abattu par ses ennemis.

Pour la Libye, cette « libération » est le début d'un cauchemar aussi effroyable que la dictature antérieure, sinon davantage.

Les déboires du « printemps arabe »
Inspirés par l'exemple de la Tunisie, les peuples de l'Égypte, du Yémen, du Bahreïn, de la Syrie et de la Libye se sont soulevés à leur tour. Tandis que les Égyptiens ont pu chasser sans trop de mal le vieil autocrate Hosni Moubarak, il n'en a pas été de même des autres.

Au Bhareïn, petit émirat du Golfe à majorité chiite mais gouverné par un souverain sunnite, la contestation est sauvagement réprimée le 15 mars 2011 avec le concours de l'armée séoudienne.

En Syrie, où les minorités religieuses (chrétiens et Alaouites, musulmans apparentés aux chiites) appréhendent la dictature de la majorité sunnite, le gouvernement alaouite de Bachar El-Assad  réprime la rébellion  sans état d'âme, entraînant le pays dans le chaos (200 000 morts et plusieurs millions de personnes déplacées ou exilées).

Au Yémen, à la pointe de la péninsule arabique, des immolations par le feu, suivant l'exemple tunisien, débouchent sur de massives manifestations de rues. Le vieux président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, dont 21 à la tête du Yémen réunifié, quitte le pouvoir en février 2012. Son successeur, confronté à une rébellion chiite soutenue par l'Iran, doit s'enfuir en Arabie séoudite. Celle-ci engage aussitôt son armée au Yémen dans une guerre sans merci. 

Rien de tel en Libye où une révolte éclate dès le 13 février 2011 à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque, province orientale rivale de la Tripolitaine, laquelle demeure grosso modo fidèle à Mouammar Kadhafi. Celui-ci déclenche une véritable guerre contre la rébellion en faisant appel à des mercenaires africains. En suivant la côte méditerranéenne, ses troupes envahissent la Cyrénaïque en multipliant les exactions contre les populations civiles.

Des Libyens sous un graffiti représentant Kadhafi, avant la prière du vendredi, à Benghazi, DR 

Une intervention occidentale mal avisée à Benghazi
En France et à l'ONU, on s'alarme du risque que la population de Benghazi ne soit massacrée en cas de victoire des kadhafistes. Le président français Nicolas Sarkozy se laisse convaincre par l'intellectuel Bernard-Henri Lévy d'intervenir activement. Le 10 mars 2011, il reconnaît le gouvernement rebelle de Benghazi et, le 17 mars 2011, son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé convainc le Conseil de sécurité de l'ONU d'organiser une zone d'exclusion aérienne autour de la capitale de la Cyrénaïque. Ainsi est votée la résolution 1973.

En attendant que les avions de l'OTAN soient opérationnels, l'aviation française donne aussitôt la chasse aux colonnes blindées kadhafistes. Rapidement, l'OTAN déborde le cadre de la mission confiée par l'ONU et traque les kadhafistes jusqu'en Tripolitaine, permettant aux insurgés de lancer une contre-offensive laborieuse mais victorieuse.

La Russie, membre du Conseil de sécurité, qui a autorisé du bout des lèvres l'intervention en Libye, manifeste son irritation devant l'initiative de l'OTAN, qui outrepasse le cadre de sa mission. Ses représentants promettent - mais un peu tard - qu'on ne les y reprendra plus !

Au bout de plusieurs mois de combats indécis et au prix de quelques milliers de morts, les opposants s'emparent de Tripoli. Les Occidentaux rejettent le projet d'une exfiltration du dictateur et de son remplacement par un gouvernement de transition. 

En désespoir de cause, Kadhafi quitte Syrte avec un convoi de plusieurs véhicules civils en direction du Niger. Avertis de sa fuite, les alliés disposent sur le parcours des miliciens de l'organisation rebelle Misrata. Des avions de l'OTAN se mettent en chasse du convoi et attaquent celui-ci. Le dictateur se réfugie dans une buse en béton. Il en est extrait par les miliciens de Misrata et sauvagement assassiné.

Fiasco
Après ce succès de la coalition démocratique, l'anarchie s'installe. Les Occidentaux fuient le désordre qu'ils ont contribué à créer. Du fait de l'insécurité générale, la production pétrolière s'effondre de 1,5 million de barils/jour en 2011 à 200 000 en 2014. Le pays devient la proie de chefs de bande locaux qui tentent de s'approprier les ressources pétrolières ou spéculent sur le transit des migrants africains vers l'Europe. 

Par ailleurs, les mercenaires africains de l'ancien dictateur, touaregs et autres, se replient vers le désert avec armes et bagages et ne tardent pas à déstabiliser les pays du Sahel, du Mali à la Centrafrique, obligeant la France à intervenir une nouvelle fois en catastrophe.

La chute de Kadhafi restera dans l'Histoire contemporaine comme l'un plus beaux exploits de Gribouille, ce héros de la comtesse de Ségur qui, pour échapper à la pluie, se jetait dans la rivière.

 

Naissances

 
Stanislas Leszczynski

20 octobre 1677 à Lviv (Ukraine) - 23 février 1766 à Lunéville

Biographie Stanislas Leszczynski

Éphémère roi de Pologne et dernier duc de Lorraine, Stanislas Leszczynski fut aussi l'arrière-grand-père de trois rois de France... Il a traversé son siècle sans le comprendre ni le dominer. Et pourtant, les occasions d'agir ne lui manquèrent pas mais toujours il leur tourna le dos, par négligence ou par manque de courage, préférant cultiver ses passions intimes, la gourmandise, la musique, l'architecture, les fêtes et la chasse...

John Henri Palmers

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Les chasseurs d'Occitanie en colère face aux recours judiciaires, à quelques mois de l'élection présidentielle

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4 mois après la cagnotte en ligne, la vache de Chloé est sauvée de l'abattoir

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20 octobre 1904 : mort du peintre Victor Leydet

20 octobre 1904 : mort du peintre
Victor Leydet

Scrutateur de l’âme, amoureux du détail vestimentaire, Victor Leydet, qui fut un digne disciple de tous les grands maîtres qu’il avait pu voir au Louvre et le non moins talentueux successeur des peintres réalistes Courbet, Daumier ou encore Millet, s’attela également à la représentation de l’humble piété de femmes aux visages graves, fatigués, burinés, illustrant une sensibilité populaire formant l’une des facettes de la peinture religieuse au XIXe siècle

Né à L’Isle-sur-la-Sorgue le 23 juillet 1861, Victor Leydet est le fils unique de Célestin Hippolyte Charles Édouard, commis principal des Contributions Indirectes, et de Marguerite Adèle David. À l’École des Beaux-Arts d’Avignon, il devient l’élève de Pierre Grivolas (1823-1906) et du professeur de dessin Gabriel Bourges (1843-1903), puis s’installe à Paris à l’âge de 22 ans pour suivre les cours de l’École des Beaux-Arts dans la classe de Jean-Léon Gérôme (1824-1904), peintre officiel de la Troisième République qui forma plus de 2000 élèves à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, et maître incontesté qui eut le curieux privilège d’avoir de son vivant son buste dans la cour de l’Institut.

Victor dut sans doute puiser à ces deux enseignements le respect de la forme, la correction parfaite, l’honnêteté tant recommandée par Ingres, qualités qui sont la marque distinctive du talent de Leydet. « Quoique vous fassiez, disait Ingres à ses élèves, soyez honnêtes ; si, plus tard, on retrouve un fragment, même minime, d’un de vos tableaux, qu’on puisse dire : voilà de la peinture honnête. »

Victor Leydet

Il faudrait avoir sous les yeux les catalogues des expositions du Salon des Artistes Français, de Paris, pour suivre l’artiste depuis 1889, date de sa première entrée au Salon, jusqu’à sa mort en 1904. Durant ce laps de temps, son talent s’est complu dans la reproduction de sujets que le Dictionnaire départemental désigne sous l’appellation de Scènes de la vie journalière, et qui constituent de véritables tableaux d’histoire, par le caractère tout particulier d’austère grandeur, de simplicité et de profondeur que le peintre a su y imprimer. À la vérité, les œuvres de Victor Leydet s’adressent moins peut-être à la masse du public qu’aux amateurs de peinture fine et forte à la fois.

Remarquons d’abord la dimension de ses tableaux qui sont conçus dans des proportions modestes, si on les compare aux toiles immenses qui sont généralement envoyées dans les expositions. De plus, nous ne rencontrons pas chez Leydet de ces feux d’artifice de couleurs voyantes qui éclatent et obligeraient parfois à prendre des lunettes bleues pour les regarder. On n’y trouve pas de ces tons chatoyants mis pour le plaisir des yeux ; mais on y remarque une lumière douce et tranquille, des mouvements justes, une harmonie discrète. Son œuvre donc, par la façon dont il traite ses sujets, va plus directement vers l’élite qui sait se complaire à admirer le sérieux du dessin et la vigueur de l’expression, que vers la foule.

C’est par là surtout que cet éminent artiste avait pu se placer dans les premiers rangs. En effet, plusieurs fois médaillé — 3e médaille en 1895, 2e médaille en 1896 —, il fut médaillé hors concours au Salon de 1900, avec Le Vendredi-Saint, acheté par l’État et envoyé au musée de la Rochelle. Son œuvre intitulée Avant la messe fut exposée au Salon de 1896, et le tableau intitulé La soupe, acquis et donné par l’État.

Avant la messe. Peinture de Victor Leydet

Cette dernière toile nous offre une certaine hardiesse dans la composition, à savoir deux hommes, pauvres hères, vus de dos, au fond du tableau, sur lesquels se détachent les deux personnages principaux : une petite fille souffreteuse, appuyée sur l’épaule de sa mère assoupie ; la pauvre fillette a les yeux perdus dans le vague ; la fièvre impitoyable paraît la miner ; une longue chevelure blonde encadre ses traits amaigris. Quant à la mère, elle a la figure résignée des gens qui souffrent depuis longtemps : ses mains s’appuyant sur un panier sont d’un superbe dessin, et les têtes d’hommes du fond, bien que légèrement estompées, conservent un grand accent de réalité et nous offrent, ainsi que tout le reste du tableau, d’excellents morceaux de peinture. On pourrait adresser les mêmes éloges au tableau Avant la messe.

À l’âge de 35 ans, Victor Leydet épousa Andrée Isnard, fille unique du docteur Isnard, d’Avignon. De ce mariage devait naître Pierre, dit Pierrot, qui fut chirurgien. L’année de son mariage, il quitta Paris et son sixième du 72 boulevard de Port-Royal pour s’installer avec sa femme à Avignon, dans l’hôtel particulier de ses beaux-parents. Chaque année, il revenait à Paris, afin de participer au Salon des Artistes Français, manifestation incontestée du marché artistique mondial, carrefour de rencontres entre artistes, particuliers et marchands de tableaux. Ainsi, plus de 2000 artistes exposaient, espérant attirer l’attention du jury, afin de recevoir médailles et commandes. Parallèlement, Leydet participait à différentes expositions avignonnaises.

Son dernier envoi au Salon fut Sur le pas de la porte. C’est une scène saisie sur le vif, très finement observée et fortement rendue. Entre autres choses, les mains des deux femmes se faisant leurs confidences donnent un vague ressouvenir et comme une réminiscence du grand et beau dessin de l’école florentine, alors que les figures rappellent quelque chose comme un Holbein tombé dans le XXe siècle.

 

 

                                                     La soupe. Peinture de Victor Leydet                                                  

Le XIXe siècle, siècle d’éclectisme pictural, voit naître au cours des trente dernières années correspondant à l’oeuvre de Leydet, une suite de mouvements en isme qui devaient révolutionner la peinture : impressionnisme, pointillisme, fauvisme. Si au cours de ses dernières années, Victor Leydet a la tentation de l’impressionnisme, il se tourne essentiellement vers un mouvement qui prend naissance au lendemain de la Révolution de 1848.

Cette année est une date capitale dans l’histoire politique, économique et sociale de l’Europe du XIXe siècle. Elle l’est aussi dans l’art, car elle a donné naissance à un mouvement qui change la manière de voir et qui a pour nom, réalisme, symbolisé par trois maîtres : Courbet, Daumier, Millet. Le sursaut ouvrier, qui ne dura que quelques mois et fut noyé dans le sang, fit ouvrir les yeux sur la réalité présente. Il promut un humanisme nouveau, grave, viril, dont Victor Leydet est un des héritiers.

Dans ses tableaux religieux comme dans ses scènes de genre, il immobilise cette réalisé présente. Il choisit le même type de personnage issu du peuple ou de la petite bourgeoisie : jeune femme fatiguée par les travaux des champs (La moissonneuse au repos), vieilles femmes usées par la vie, aux visages burinés, aux mains noueuses (Le Vendredi-Saint et Sur le pas de la porte), jeunes femmes brunes, aux traits réguliers, aux visages graves (Avant la messe).

Il faut noter un goût pour le religieux populaire, pour les attitudes de piété humble, pour des personnages — essentiellement féminins — à l’attitude silencieuse, pensive, recueillie. Victor Leydet était-il un chrétien nourri de la Bible ? Nous ne savons, mais sa palette aux noirs profonds contrastant avec des blancs lumineux, souligne le réalisme des visages et donne à ses œuvres une austère grandeur empreinte d’un sentiment de recueillement. Mentionnons à cet égard Le viatique, toile représentant un prêtre portant le Saint Viatique à un malade, accompagné de son sacristain et suivi par quelques femmes pieuses. C’est une oeuvre qui se distingue entre toutes par un grand sentiment élevé, qui en fait sans contredit une vraie peinture religieuse dans toute l’acception du mot.

 

Le Vendredi-Saint. Peinture de Victor Leydet

 

Les scènes de genre illustrent la misère humaine. Dans La moissonneuse au repos, fort bien construite avec cette succession de plans, la répartition des masses, nous sommes comme écrasés par l’atmosphère de chaleur, de fatigue, qui en émane.

En opposition à ces êtres douloureux, Lou Gardian, gardian de Camargue, droit, beau, fier, est plein d’une force tranquille. Le tableau Vincent et Mireille rejoint les scènes intimistes du peintre. Seule œuvre d’inspiration littéraire, elle évoque le renouveau provençal littéraire et artistique symbolisé par le Félibrige. L’artiste a choisi la rencontre, la première sans doute, des deux héros. Nous ne voyons pas le visage de Mireille, mais sa chevelure auréolée annonce sa mort tragique. La qualité de la touche, la finesse du corsage transparent où se mêlent les variations lumineuses font de ce tableau une œuvre frémissante ; deux adolescents fragiles vivent la découverte de l’amour.

Leydet, qui excellait dans le genre historique, réussissait merveilleusement aussi quand il s’attachait à rendre la physionomie humaine. Pourquoi ne pas le rapprocher de Clouet pour son trait vif et précis, la finesse et le rendu de l’expression ? Certains de ses portraits atteignent une connaissance de l’âme humaine, une maîtrise du pinceau éblouissante. Tout au cours du XIXe siècle qui est une période d’individualisme, le portrait s’est épanoui. Tout bourgeois veut se faire portraiturer et le peintre suivant son modèle et son style réalise des œuvres mondaines, frivoles ou des œuvres baignées d’un pathétisme romantique et d’un réalisme livrant le secret du masque de chair.

Victor Leydet est de cette race-là. Ce qu’il l’intéresse, ce qu’il cherche à exprimer, c’est l’aspect intérieur de la personnalité humaine, son mystère. Quelle vie, quel amour, quel humour, quelle tendresse dans cette sorte de galerie de famille qui nous est présentée : Madame Isnard, belle-mère de l’artiste, bien installée dans une bourgeoisie provinciale, Célestin Leydet, père de Victor, à l’intelligence sévère, Henri Mazet, l’ami de jeunesse rencontré à l’École des Beaux-Arts de Paris qui aborde la vie avec confiance, le splendide visage de L’Homme à la pipe, au regard perdu dans ses souvenirs. Nous mentionnerons aussi le Portrait de son père, qui eut un réel succès au Salon des artistes français en 1892 ; et un nombre considérable d’études de têtes charmantes, délicieusement peintes. La plupart de ces toiles ont figuré au Salon avignonnais.

Célestin Leydet (père de Victor). Peinture de Victor Leydet​​​​​​​

À un grand talent, Victor Leydet joignait une modestie plus grande encore. Il était très loin de tirer vanité de ce qu’il savait, et était convaincu qu’il pouvait lui manquer une qualité pu une autre. C’était peut-être un tort, car on ne peut les avoir toutes ; mais ce désir de toujours mieux faire est la pierre de touche de son vrai mérite.

Il ne semble pas avoir connu la célébrité de son vivant. Certes, il fut médaillé au Salon, certaines de ses œuvres furent achetées par l’État, il eut des commandes de portraits, mais il vécut mal de son art et se plaint dans ses lettres de 1900 de n’avoir jamais été reconnu : « Je suis et je reste toujours un isolé ». Timide, effacé, il ne recherchera pas les honneurs : « (...) ma timidité a été mise à rude épreuve (...) Tout le monde ici m’engage à m’en aller travailler en Province, Paris ne vaut rien pour les timides comme moi et je courrais le risque d’y perdre les qualités qui viennent de me faire réussir ».

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L'Ecole des Fans et Serge Lama

Dans une interview au journal le Parisien de ce quinze octobre, Serge Lama, le monstre sacré de la musique française se livre comme jamais sur son état de santé, l'artiste de 78 ans a dû annuler sa dernière tournée d'adieu, il y a quelques mois...

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Bonne fête aux René et aux très Saintes âmes du 19 octobre

Saint René Goupil
martyr au Canada (✝ 1642)
Médecin, frère lai (laïc) jésuite et coopérateur de saint Isaac Jogues,

il était missionnaire chez les Indiens. Il fut tué par un païen d'un coup de hache, à Ossernenon au Canada (*), le 29 septembre. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.
- vidéo de la webTV de la CEF: Chanson de la fin du XIXe siècle qui raconte l'histoire de saint René Goupil, jésuite, missionnaire et martyr.
Il fut canonisé par Pie XI le 29 juin 1930 avec les sept autres martyrs canadiens:
René Goupil (né en Anjou), Isaac Jogues (né à Orléans), Jean de Brébeuf (né à Condé sur Vire) et cinq autres missionnaires jésuites: Antoine Daniel (né à Dieppe), Gabriel Lallement (né à Paris), Charles Garnier (né à Paris), Noël Chabanel (né à Saugues) et Jean de la Lande (né à Dieppe). Tous furent cruellement mis à mort par les Iroquois et les Hurons alors qu'ils leur apportaient la paix et la liberté de l'Évangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.
(*) un internaute nous signale: le lieu d'Ossernenon est maintenant dans la vallée du fleuve Mohawk dans l'état de New York. Le lieu dit aujourd'hui est Auriesville.
Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au cœur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)
La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.
À Ossernenon au Canada, en 1642, la passion de saint René Goupil, martyr. Médecin et coopérateur de saint Isaac Jogues, il fut tué par un païen d'un coup de hache. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.

Martyrologe romain

Saint Paul de la Croix
Prêtre et Fondateur des Passionnistes
« Congregatio Passionis Jesu Christi » 

Paolo della Croce, (Paolo Francesco Danei), naît, le premier de seize enfants, à Ovada (Alexandrie, Italie) le 3 janvier 1694 de Luca et Anna Maria Massari ; il fut baptisé le 6 janvier. 
Il a vécu 81 ans au cours du XVIIIe siècle, siècle fameux pour la grande mutation des mentalités et qui devait se conclure avec la Révolution française. Cependant, cette époque ne fut pas aussi « froide» sur le plan religieux que le furent les XVIe et XVIIe siècles. C’est la grande période des missions populaires (des religieux viennent prêcher dans les paroisses sur la demande des évêques) qui suscitent en France un saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716).

En Italie trois grandes figures surgissent à la même époque : saint Alphonse-Marie de Liguori (fondateur des Rédemptoristes), saint Léonard de Port Maurice (réformateur franciscain) et enfin saint Paul de la Croix (fondateur des Passionistes). Trois grands prédicateurs et trois grands directeurs spirituels.

Le père de Paul de la Croix est un petit commerçant et sa mère une grande dévote de la Passion du Christ, qu’elle enseigne à ses enfants. À 13 ans, Paul s’inscrit à la confraternité de l’Annonciation de Notre-Dame et devient d’emblée un apôtre auprès des enfants de son âge. En déplacement avec son frère Jean-Baptiste, co-fondateur de la congrégation passioniste, pour les affaires de leur père, en traversant une rivière en crue, ils sont tous deux entraînés par les eaux. « Une Dame aimable et illuminée leur apparaît, les prend par la main et les dépose sains et saufs sur la rive » : ils ne l’oublieront jamais (le premier couvent fondé par les deux frères sera dédié à la présentation de la Vierge Marie au Temple).

À 19 ans, à la suite d’une conversation avec son curé, le voilà saisi par une impulsion intérieure qu’il nommera « ma conversion » ; il décide de se consacrer, sous la direction de ce prêtre, à une vie de sainteté sans concession. Paul cherche son chemin, et à 21 ans, un premier appel naît en son âme : « J’eus l’idée de revêtir une tunique de laine brute, de m’en aller nu-pieds et de vivre dans une absolue pauvreté une vie de pénitence. Mais le souci de la maison m’empêcha de suivre cette inspiration ». Elle reviendra, sous forme de vision cette fois, au sortir de la messe : « Arrivant dans une rue proche de la maison, je me suis senti élevé vers Dieu et je me suis alors vu revêtu en esprit d’un vêtement noir qui descendait jusqu’au sol, une croix blanche sur la poitrine et, sous la croix, était écrit le nom très saint de Jésus en lettres blanches ».

En novembre 1720 il est revêtu de cette tunique noire par Mgr Gattinara : c’est le vêtement des pénitents. Un an plus tard Jean-Baptiste revêt le même vêtement et les voilà tous deux ermites sur une presqu’île déserte : le mont Argentario. Ils vont à Rome durant l’année 1727 pour se mettre au service des malades de l’hôpital saint Gallican, et sont ordonnés prêtres par le pape. Ils s’en retournent alors à leur solitude du mont Argentario.

Ils débutent les missions paroissiales en 1730. Le succès est très grand et ne sera jamais démenti. Ils inaugurent ainsi un genre de vie qui allie la dimension contemplative stricte et les activités apostoliques de prédication. Peu à peu d’autres se joignent à eux.

En 1741 le pape Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) approuve la Règle des Passionistes. Jean-Baptiste meurt en 1765. Paul fonde en 1771 la branche féminine de son institut : les moniales passionistes. Il achève sa vie à Rome où il meurt le 18 octobre 1775.

Paul de la Croix a été béatifié le Ier mai 1853 et canonisé le 29 juin 1867 par le même pape : le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Saint Paul de la Croix
fondateur des Passionistes (✝ 1776)

 

Né près de Gênes, dans une famille de 16 enfants, à l'époque rationaliste et a-religieuse du "Siècle des Lumières", Paul Danei connaîtra jeune homme des visions divines qui le conduisirent à vouloir fonder un Ordre religieux consacré à la Passion du Sauveur. Il put réaliser cette vocation à 26 ans, grâce à son évêque qui autorisa «les clercs déchaussés de la Croix et de la Passion» qui seront appelés plus tard les «Passionistes». Le Pape dut adoucir une Règle religieuse trop stricte dont les trois fondements sont: l'esprit d'oraison, la solitude et la pauvreté. Une branche contemplative féminine rejoindra cette spiritualité soutenant, par leur prière, l'action missionnaire des frères. Le pape Pie VI, apprenant qu'il allait mourir, se rendit à son chevet. «Préparez-vous par un profond dépouillement de toutes choses créées, un total abandon au bon plaisir divin, sans attache aucune à la dévotion sensible.» écrit saint Paul de la Croix dans son «journal mystique.»

Autre biographie:
L'on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère. A vingt-deux ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d'apostolat; ils se moquèrent d'abord de ses discours, puis réformèrent leurs moeurs, et dix d'entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier: il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu'on lui offrait. A la mort d'un oncle il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne. Il comprit qu'il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s'agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap noir et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut. L'évêque d'Alexandrie lui confia quelque temps l'office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.
Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s'adjoindre des compagnons de prière et d'étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes oeuvres, un début difficile; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas. En 1737 l'église et le couvent d'Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois voeux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l'accomplirent avec tant de zèle qu'ils ramenèrent dans la Foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les coeurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence. Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu'à brûler le vêtement qui touchait son coeur; et lorsqu'il montait au saint autel, des transports extatiques l'élevaient parfois même de terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme.
Par l'Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Lille, 1889

Lecture

Quand l’Epoux divin vous découvre sa divine charité, que l’amour vous jette à ses pieds, faites silence et aimez ; bien plus, vivez d’une vie toute d’amour, divine et sainte. Comme il est doux de se tenir ainsi à genoux ! Marie-Madeleine aussi, amoureuse impénitente, à la vue de Jésus, se jetait à ses pieds par amour. Oh, doux abaissement ! Aux pieds de Jésus, elle aimait et faisait silence, écoutant sa parole toute sainte et elle se consumait d’amour. Son amour parlait plus par son silence que par des mots : l’Epoux veut que vous aussi vous fassiez de même.
Oh, combien je vous recommande cette divine solitude, ce désert sacré dont je vous ai tant parlé. Oh, comme je vous prie de demeurer cloîtrée dans ce désert, loin de tous regards ! N’oubliez pas de faire vôtres les peines de l’Aimé. L’amour est le cœur d’une vie qui fait siennes les peines de celui qu’elle chérit, son aimable Sauveur.
Je pose votre cœur dans le sang de Jésus, bien mieux je le pose dans le cœur même de Jésus très doux, pour qu’il le brûle, le consume et le réduise en cendres dans ces flammes sacrées.
Que Jésus vous rende sainte autant que je le désire pour vous, et qu’il vous bénisse.

(Paul de la Croix, extraits de Lettres aux religieuses)

Prière

Que saint Paul de la Croix, entièrement voué au mystère de la Passion, nous obtienne ta grâce, Seigneur, afin que, stimulés par son exemple, nous ayons plus de courage pour prendre notre croix. Par Jésus Christ.
19 octobre 1776: Saint Paul de la Croix Fondateur des Passionistes 449px-Paul_de_la_croix

 

St Jean de Brébeuf,

Saints Martyrs canadiens
Missionnaires jésuites

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle.

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) les Jésuites œuvraient, dans le Canada à l'annonce de la Bonne nouvelle auprès des peuplades indigènes, notamment les Hurons qui avaient comme ennemi les Iroquois. Alors s'ouvrit pour les missionnaires ce que l'on a justement appelé « l'ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer des chrétiens qui avaient été fait prisonniers. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme du martyre. Parmi ses compagnons d'apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d'un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices.

Au nombre des autres victimes furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l'héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

 

St Isaac Jogues
Missionnaire jésuite au Canada (✝ 1646)


Originaire d'Orléans, il fut missionnaire jésuite et fut envoyé au Canada. En 1642, alors qu'il évangélise les indiens Hurons, il est capturé par les Iroquois qui le mutilent atrocement et en font leur esclave. Libéré par les Hollandais, il rentre en France. Mais il veut revenir sur la terre indienne et c'est là qu'il sera massacré par les indiens Mohawks en pays iroquois, à Ossernenon, actuellement dans l'État de New York.
Isaac Jogues Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au cœur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)
La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.
Illustration: saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et leurs compagnons prêtres martyrs, site des Jésuites de la Province de France.
- martyrs Canadiens, Vatican News
À Ossernenon, alors en territoire canadien, en 1646, la passion de saint Isaac Jogues, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Réduit d'abord en esclavage par des païens, il eut les doigts coupés, puis la tête fracassée d'un coup de hache.

Martyrologe romain

 

Autres Fêtes du Jour
 

Bienheureuse Agnès de Jésus religieuse dominicaine (✝ 1634)
Saint Altin (date ?)
Saint Aquilin évêque d'Evreux (✝ 690)
Saint Astérius martyr à Ostie (IIIe siècle)
Sainte Cléopâtre (✝ 319)
Dédicace de la cathédrale de Reims (✝ 1211)
Saint Eadnoth 
Evêque de Dorchester (✝ 1016)
Saint Ethbin abbé (VIe siècle)
Sainte Frideswide Moniale en Angleterre (✝ 720)
Saint Gérin martyr au diocèse de Tarbes (✝ 466)
Saint Grat d'Oloron évêque (✝ v. 506)
Saint Idunet ermite breton (VIe siècle)
Saint Jean de Brébeuf martyr au Canada (✝ 1649)
Saint Jean de la Lande martyr au Canada (✝ 1646)
Saint Jean de Rila 
Moine en Bulgarie (✝ 946)
Bienheureux Jerzy Popieluszko prêtre et martyr (✝ 1984)
Sainte Laure Martyre à Cordoue (✝ 864)
Saints Luc-Alphonse Gorda et Matthieu Kohioye martyrs dominicains à Nagasaki au Japon (✝ 1634)
Saint Néhémie gouverneur de Juda, Ancien Testament
Saint Philippe Howard Laïc Anglais (✝ 1595)
Saints Ptolémée et Lucius martyrs à Rome (✝ 160)
Saints Savinien et Potentien martyrs de Sens (✝ v. 300)
Bienheureux Thomas Hélye Prêtre à Biville, dans le Cotentin (✝ 1257)
Saint Varus
martyr en Égypte (✝ 304)
Saint Véran
Evêque de Cavaillon (VIe siècle)
Zorobabel  Fils de Shéaltiel, prince gouverneur de Juda

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Soyons comme ceux qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 12,35-38.
 

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

Lettre 85 à Nicolas d’Osimo, n° 39 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 580-581)
 

« Restez en tenue de service »


Il arrive souvent que l'homme travaille à une chose qui ne réussit pas comme il le désirait ; la tristesse et l'ennui s'emparent alors de son esprit, et il se dit à lui-même : Il vaudrait mieux renoncer à cette entreprise qui m'a pris tant de temps, sans aucun résultat, et chercher la paix et le repos de mon âme.

            L'âme doit alors résister par la faim de l'honneur de Dieu et du salut des âmes ; elle doit réfuter les propos de l'amour-propre, en disant : Je ne veux pas éviter et fuir le travail, parce ce que je ne suis pas digne de la paix et du repos ; je veux rester au poste qui m'a été confié, et rendre courageusement honneur à Dieu, en travaillant pour lui et pour le prochain. Quelquefois le démon, pour nous dégoûter de nos entreprises, nous fait dire, en voyant le trouble de notre esprit : J'offense plus Dieu que je ne le sers ; il vaudrait mieux abandonner cette affaire, non par dégoût, mais pour ne plus commettre de faute. Ô très cher Père, ne vous écoutez pas, n'écoutez pas le démon, lorsqu'il met ces pensées dans votre esprit et dans votre cœur ; mais embrassez les fatigues avec joie, avec un saint et ardent désir, et sans aucune crainte servile.

            Ne craignez pas d'offenser Dieu, parce que l'offense consiste dans une volonté perverse et coupable. Quand la volonté n'est pas selon Dieu, il y a péché ; mais quand l'âme est privée de la consolation qu'elle éprouvait en récitant l'office et les psaumes, quand elle ne peut pas prier dans le temps, le lieu et la paix qu'elle voudrait avoir, elle ne perd pas cependant sa peine, car elle travaille pour Dieu. Elle ne doit pas s'en affecter, surtout quand elle se fatigue pour le service de l'Épouse du Christ : tout ce que nous faisons pour elle est si méritoire et si agréable à Dieu, que notre intelligence est incapable de le comprendre et de l'imaginer.

Méditation de l'évangile

du père Gabriel

saint Luc 12, 35-38

Veillez ...

 Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action. 

"Veillez donc, car vous ne savez pas quand doit venir le maître de la maison ; tard ? Vers minuit ? Au chant du coq ? Ou au matin ? De peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis. Or, ce que Je vous dis, à tous, Je le dis : Veillez !"

Alors, Pierre lui pose une question, que Marc a peut-être résumée dans le passage que nous venons de lire, mais que Luc explicite.

L'apôtre, lui dit Jésus en clair, a une grande responsabilité. Il lui a été donné beaucoup, et il devra rendre compte de beaucoup, mais surtout, c'est lui qui donne la nourriture au peuple de Dieu. Qu'il ne l'oublie pas.

La place est bonne et plus d'un se laissera aller à la facilité, et même à l'ivrognerie. Mais, souligne Jésus dans le texte de Marc, cela regarde aussi chacun : "Veillez !"

Pierre dit à Jésus : Seigneur, est-ce pour nous que Tu dis cette parabole ou aussi pour tous ?

Et le Seigneur dit :
" Quel est donc l'intendant fidèle, prudent, que le maître établira sur tout son domestique pour distribuer au moment voulu la ration de froment ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera agissant de la sorte ! Vraiment, Je vous dis qu'il l'établira sur tout ce qui lui appartient.

Mais si ce serviteur dit en son coeur : Mon maître tarde à revenir et s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, et à manger et à boire, et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas ; et il le retranchera et le placera parmi les infidèles"

Cette mise en garde aux apôtres nous concerne tous. Celui qui donne la Parole du Seigneur risque : ou bien de se prendre au sérieux alors qu'il ne fait que distribuer l'étonnante Parole qui n'est pas la sienne, ou bien de profiter de la situation dans le domaine matériel, ou bien d'abuser de l'autorité spirituelle que lui confère la Parole pour devenir un tyran insupportable.

Jésus souligne à Pierre que nous pouvons user en bien ou en mal de notre liberté.

Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action.

Pour Jésus, nous sommes libres et responsables de nos actes selon notre conscience et la connaissance qu'elle apporte.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.

Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Jésus, tout au long de sa vie publique, donne l’exemple du service. Il le pratique avec les pauvres, les malades, les souffrants. Il forme et enseigne jour après jour ses disciples. Il fait l’éloge du service et confirme que lui-même n’est pas venu pour être servi mais pour servir : « Restez en tenue de service, gardez vos lampes allumées », ne vous laissez pas distraire par les préoccupations égoïstes ou futiles, soyez vigilants. Nous sommes les pierres vivantes de l’Église qui est son Corps. Chacun de nous est unis dans le service comme dans un corps vivant à l’intérieur duquel s’exerce divers ministères. Nous sommes toujours comme aux jours de fondation de la Communauté Chrétienne. L’Esprit Saint anime le cœur des Chrétiens pour que l’Eglise s’enracine solidement en Dieu. Il nous faut donc redoubler de prières pour que l’Esprit Saint fasse son œuvre au milieu de nous. Nous nous retrouvons ensemble pour célébrer l’Eucharistie, pour que nous recevions la vie. Ainsi la communauté vit au rythme du cœur de Dieu.

Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller.

Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. Jésus montre la relation incontournable qui existe entre cette vigilance, cette persévérance dans le service de Dieu et du prochain, et le bonheur dans la vie éternelle. Le Verbe de Dieu fait chair vient frapper à notre porte, il veut toujours entrer. Mais cela dépend de nous s’il n’entre pas toujours. Que notre porte soit ouverte à celui qui vient, afin de découvrir les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce, du soleil de la lumière éternelle qui nous illumine. Il est certain que cette lumière véritable brille pour tous ; mais si quelqu’un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle. Chacun d’entre nous est pour notre Dieu un être unique, un enfant bien-aimé. Il nous a créés pour ce bonheur éternel où Il nous comblera en permanence en répondant à ce besoin d’Amour qu’Il a creusé en nous. Nous le savons bien, le bonheur éternel qui nous est promis et proposé, dépasse tout ce que nous pouvons imaginer, c’est le triomphe de l’Amour, donné, reçu et partagé.

«  S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! 

C’est par manque de fidélité au Saint Esprit que des Communautés ont été détournées de leur source. Le peuple fatigué avait commencé à se « reposer » en dehors du seul repos qui est Dieu lui-même. Il nous faut porter notre Communauté dans la prière et offrir notre vie pour qu’elle vive : « De grâce Seigneur, écoute la prière de ton peuple, donne-nous d’accomplir toujours un culte qui te rende gloire. » Le culte d’Amour que nous rendons à Dieu est pour sa gloire et pour le salut du monde. L’ouverture au monde, à tout personne de bonne volonté, s’impose à la condition que nous soyons solidement enraciné dans cœur de Jésus. Les fondateurs de l’Eglise, dès l’origine, ont reconnu l’enracinement de la communauté dans le mystère de Jésus. La communauté, voulue par l’Esprit Saint, ne peut pas sortir de son origine. Nourrie du Corps et du Sang de Jésus, de sa Parole, elle veut alors faire la volonté du Père. Elle s’étend de par le monde pour sa joie, dans le souci que les pauvres, dont la vie est éclairée par la Parole de Dieu.

Prions

Seigneur, donne-nous, la grâce de veiller et de prier pour demeurer à votre service quelque soit l'heure de votre retour. Amen

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Épître aux Éphésiens

Cet article est reposté depuis Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel).

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