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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Ma grand-mère Féministe

Ma grand-mère FéministeMa grand-mère Féministe
Ma grand-mère FéministeMa grand-mère Féministe

 

Je me rappelle ce que fut l’histoire de la génération de mes grands-parents :

Je n’ai pas vécu cette période, et, pourtant, elle me marque au crayon indélébile dans ma tête. Ce temps est marqué dans ma chair virtuellement.

Pendant mes vacances d’été, ma grand-mère me racontait l’histoire de ma famille et elle me répondait à toutes mes questions. Je passais tous les ans trois semaines de vacances chez elle. C’était la seule période où j’ai vécu à la campagne. Avec toutes les aventures qu’une citadine de l’après-guerre (1940-1945), subissait à la campagne.

J’aimais ces soirées entre ma grand-mère maternelle et moi. Toutes les deux devant la cheminée. Pourtant c’était l’été, mais cette vieille bâtisse aux murs épais était fraîche l’été. Elle ne comptait que deux pièces. Pourtant, la cheminée envahissait la cuisine. Cette salle servait de cuisine et de chambre pour la mamy. Le plafond et ses poutres, m’amenait à imaginer des personnages d’un autre temps. La cheminée haute et large rappelait l’époque révolue des anciens. Au fond sur le côté, les vestiges d’un four à pain.

Tout en discutant, nous dégustions toutes les deux  un chocolat chaud préparé avec le lait des vaches du père Victor ! Les fromages frais des chèvres de la voisine séchaient sur l’avancement de l’antre, elle servait également d’étagère.

Parmi les aventures de la famille, il y a celle des guerres de 1870, 14-18 puis des années quarante. Celles des Pétainistes, des collaborateurs, aussi des résistants. Si bien qu’aujourd’hui, quand je vois des personnes de cette génération ou bien tout simplement lorsqu’il m’arrive de penser à cette période. J’ai cette envie de crier, oui de crier ma colère, mon dégoût pour certains d’entre eux et aussi ma douleur pour ceux qui ont souffert avec tant d’inhumanité à cause de ces traitres. Mes larmes se mêlent avec l’admiration pour ces victimes. Ce sont des souvenirs, que je n’ai pas connus, cependant, ils font partie de mon patrimoine génétique.

Oui, ma douleur est venue des profondeurs de mon âme. Car je pense à toutes ses victimes qui ont subi à cause d’individus innommables le traitement digne de Dracula. Je ne sais pas ce que j’aurai fait, puisque pas née. Mais je sais en revanche, que si je n’avais pas eu de courage, j’aurai été comme des millions de français sans bravoure, avec cependant le sens de l’honneur de ne rien faire, de ne rien voir, de ne rien entendre et de rester anonyme le plus possible. Peut-être aurais-je été résistante comme le fut ma mère et mon grand paternel ? Mais ce que je sais, je n’aurai pas dénoncé pour de l’argent, ou par vengeance, ni par idéologie ! Parce que la dignité et l’amour de la vie, du devoir et de la décence, sont ce qui prime dans ma conscience.

Le devoir, c’est agir selon notre conscience, pour le bien de tous. Cela ne veut pas dire qu’il faille obéir au gouvernement en place systématiquement.

 

La détresse devient colère,

La colère n’est plus détresse,

Elle devient souvenir amer,

L’horreur reste dans l’ivresse,

De cette ivresse du perverse,

Donc, les crimes font de l’ogresse,

Le triste emploi de la bouchère.

La grande faucheuse bouleverse,

Les habitudes pour offrir les enchères,

Tout ça au nom de la controverse,

La solution finale fut découverte,

La chute fut comme l’averse,

Entraînée dans l’enfer.

La suprématie suprême des herses,

Par ses victimes fut condamné sévèrement.

Pas sous un réverbère,

Mais aux tribunaux adverses.

Tout ça au nom de qui ?

La suprématie de quoi ?

Assurément pas, la race arienne !

Sûrement pas, l’idéologie du crime de masse.

Lorsque je me remémore mes vacances chez grand-mère, elle me racontait la vie de sa mère cuisinière au château du Lude. Sa vie, dans les douves du château, son lieu privilégié pour jouer. Ses souvenirs de Monsieur et de Madame ! Puis la fierté qu’elle avait de sa fille apprentie couturière à Baugé ! Elle en était fière, car elle, la féministe timide de son époque, payait l’apprentissage de sa fille. D’autant que mère avait été choisie par Madame de Broc pour broder ses robes du soir, lorsqu’elle se rendait au château du Lude.

Mais ma grand-mère fut la pionnière des féministes familiale ! Vous, vous rendez compte, elle osait, en pleine campagne, prospecter en vélocipède de surcroît, devinez pourquoi…pour vendre des machines à coudre ! Les livrer, apprendre à ses clientes à s’en servir ! Et en plus, les réparer ou les régler toute seule, comme un homme ! Et ceci dans la campagne, dans les terres anciennement Vendéenne au passé de Chouan ! Cette terre a été divisée à la restructuration de la Vendée au nom de la révolution, c’est dire de la première République.

  •  Quel toupet cette femme ! me disais ma grand-mère moqueuse.

Et moi je riais. J’imaginais les paysannes dans leurs robes noires, leurs coiffes blanches amidonnées, vertes de jalousies, contre cette femme libre !

 Grand-père la laissait libre et lui faisait confiance, pourtant un homme bourru, avare de parole. Il était souvent, soit sous quolibets des hommes « hé ! Mon gars ! « Tu répares la route pour ta femme ? » Ou bien plaint par les femmes !  « Ce pauvre homme trime, pendant que sa femme coure les routes ! »

À ce passage de la vie de mes grands-parents maternelle, je ne riais plus, je crispais mes lèvres et mes dents grinçaient, mes poings, je les cachais dans mes poches.

 Pauvre grand-mère, elle eut le malheur d’être gravement accidenté sur la route menant à Broc par une automobile pétaradante Elle rentrait d’une mission, quand elle a été renversée en fin de soirée, par cette automobile. Est-ce un vrai accident ou une action menée contre elle ? je  l’ignore.

Ma grand-mère dérangeait leur coutume d’anciens chouans, et ils la condamnaient du fait qu’elle venait des leurs. Mes ancêtres  n’étaient que de simples  serviteurs des  nobles (cuisinière, garde, lingère, jardinier), mais eux étaient des paysans, pas des villageois.

En conséquence : mère ne fut plus la brodeuse espérée. Elle devint la bonne à tout faire chez les parents de mon père ! Ma grand-mère est retournée à ses fourneaux, sans pour autant être l’épouse au service du mari, mais une femme libre au service de tous, comme le fut mère. Seulement mère c’était une autre génération, et elle est devenue citadine après cette guerre honteuse et victorieuse grâce aux résistants.

C’est l’une des histoires que racontait ma grand-mère pendant mes vacances, je l’écoutais avec ravissement.

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