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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 27 mars

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1- 27 mars 1351 : Combat des Trente à Ploërmel

Le 27 mars 1351, sur la lande de Ploërmel, deux camps bretons règlent leur différend par un tournoi meurtrier. Il figure encore aujourd'hui parmi les grands mythes de l'histoire de la Bretagne...

C'est l'épisode le plus mémorable de la guerre de Succession de Bretagne ouverte dix ans plus tôt par la mort du duc Jean III le Bon, le 30 avril 1341, sans enfant et sans héritier désigné...

2- 27 mars 1803 : Naissance du franc Germinal

3- 27 mars 1996 : Enlèvement des moines de Tibéhirine

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2- 27 mars 1803 : Naissance du franc Germinal

Par la loi du 7 germinal an XI (27 mars 1803), le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, fixe la valeur du franc et lui donne une base stable.

La deuxième vie du franc

Le FRANC est une vieille unité monétaire qui a ressurgi à la faveur de la Révolution par une loi du 7 avril 1795, confirmée le 15 août 1795. Celle-ci en a fait le remplaçant exclusif de la livre tournois de l'Ancien Régime. La nouvelle monnaie, très simple d'emploi avec ses décimes, ses centimes et ses millimes, a été immédiatement adoptée par le public.

La loi du 7 germinal définit la pièce de 1 Franc par «5 grammes d'argent au titre de neuf dixièmes de fin»(autrement dit, elle contient 4,5 grammes d'argent pur).

L'or, plus rare, est réservé aux pièces de grande valeur. C'est ainsi qu'est créée une pièce en or de 20 francs, d'un poids de 6,45 grammes, dont 5,801 grammes d'or fin, joliment nommée... Napoléon. La parité entre l'or et l'argent est ainsi fixée par la loi de manière irréfutable à 1 unité d'or pour 15,5 unités d'argent.

Le franc à la conquête de l'Europe

Sous le Consulat et le Premier Empire les Français vont introduire le bimétallisme (or et argent) dans tous les pays soumis à leur armes. Ce bimétallisme survivra dans la plupart d'entre eux, notamment en Italie, en Suisse et en Belgique.

Il sera à l'origine de la pacifique Union Latine instaurée en 1865 par... Napoléon III, le neveu du précédent. Mais il sera mis à rude épreuve suite à l'enchérissement de l'argent par rapport à l'or, avec l'arrivée en Europe de grandes quantités d'or, suite aux découvertes de Californie, de Sibérie ou encore d'Australie et d'Afrique du Sud.

Les spéculateurs fondent les pièces d'argent et revendent le métal contre des pièces en or ! Mais les Français n'en arriveront pas moins à maintenir la stabilité du franc germinal jusqu'en 1914.

Après la Grande Guerre, affecté par les emprunts de la France à l'étranger et le refus des États-Unis d'éponger les dettes de guerre, le franc germinal perdra 80% de sa valeur en six ans, de 1918 à 1924.

Raymond Poincaré mettra fin au bimétallisme le 25 juin 1928 en se ralliant à l'étalon-or. Désormais, le franc sera simplement défini par «65,5 milligrammes d'or fin au titre de 900/1000 de fin».

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3- 27 mars 1996 : Enlèvement des moines de Tibéhirine

Le 27 mars 1996, on apprend l'enlèvement de sept moines cisterciens trappistes dans leur monastère de Notre-Dame-de-l'Atlas, à Tibéhirine, près de Médéa (Algérie). Un mois plus tard, le chef du Groupe Islamique armé (GIA), Jamel Zitouni, revendique l'enlèvement. Le 23 mai 1996, le GIA annonce avoir égorgé les moines deux jours plus tôt. On ne retrouvera que leurs têtes. L'émotion est immense en France.

Comme le mystère demeure autour de l'enlèvement, une plainte est déposée contre X en 2003 et une information judiciaire confiée au juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière. Celui-ci laisse dormir le dossier jusqu'à son départ de la magistrature, en 2007. L'enquête est relancée par le juge Marc Trévidic.

Armand Veilleux, procureur général de l'ordre monastique, suggère que la sécurité algérienne (de connivence avec la DST française) aurait arrangé l'enlèvement des moines pour les obliger à partir mais l'affaire aurait mal tourné et abouti à la mort des otages dans un combat entre le commando et l'armée algérienne. D'où le malaise du juge Bruguière...

Ce drame a inspiré un film magnifique au cinéaste Xavier Beauvois : Des hommes et des dieux (2010).

Jean-Marie Rouart décrit les lieux lors de son discours académique à l'Académie française :

« C’était une grande bâtisse un peu austère mais chaleureuse et accueillante, construite en face d’un des plus beaux paysages du monde : les palmiers, les mandariniers, les rosiers se dessinaient devant les montagnes enneigées de l’Atlas. Des sources, une eau claire, irriguaient le potager. Il y avait aussi des oiseaux, des poules, des ânes, la vie. Des hommes avaient choisi de s’installer dans ce lieu loin de tout mais proche de l’essentiel, de la beauté, du ciel, des nuages. Ce n’étaient pas des hommes comme les autres : ils n’avaient besoin ni de confort ni de télévision. Ce qui nous est nécessaire leur était inutile, et même encombrant. »

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Monastère de Tibhirine

Fondé en 1938, ce monastère trappiste se situe près de Médéa, à 90 km au sud d'Alger, dans une zone montagneuse. L'Abbaye Notre-Dame de l'Atlas est située dans un domaine agricole. Les moines s'y consacrent à la prière et vivent du travail de la terre, selon la doctrine trappiste. La ferme et les terres sont nationalisées en 1976, mais les moines gardent ce qu’ils peuvent cultiver.

Enlèvement et mort des moines de Tibhirine

Premières alertes

Depuis 1991, l'État français craint l'extension du conflit algérien en France mais aussi que les Français d'Algérie, laïcs ou religieux, soient la cible potentielle de groupes djihadistes. Le 21 septembre 1993, deux géomètres français, Emmanuel Didier et François Berthelet, sont assassinés à Sidi Bel Abbès par un groupe du GIA.

Le 24 octobre 1993, trois agents consulaires français (les époux Jean-Claude et Michèle Thévenot et Alain Fressier) sont enlevés à Alger mais mystérieusement libérés sans contrepartie. Certains observateurs et journalistes suggèrent qu'il s'agit d'un faux enlèvement organisé par le Département du Renseignement et de la Sécurité  algérien pour démontrer le sérieux de la menace islamiste et faire avaliser la politique de répression du gouvernement algérien, voire des services secrets français pour monter l'opinion française contre les islamistes de France.

Le 14 décembre 1993, douze ouvriers croates sont égorgés à quelques kilomètres du monastère. Les auteurs ont séparé musulmans et chrétiens, pour ne tuer que ces derniers. Trois Croates en réchappent toutefois, grâce à la solidarité d'un ouvrier bosniaque musulman. Les moines en témoigneront dans une lettre écrite au journal La Croix le 22 janvier 1994, qui sera publiée le 24 février de la même année.

Le 24 décembre 1993, un groupe armé de l'AIS fait irruption dans le monastère. Il est dirigé par l'émir Sayad Attiya, qui exige l'impôt révolutionnaire pour sa cause et veut emmener le médecin de la communauté, frère LucChristian de Chergé, prieur du monastère refuse, tout en rappelant que frère Luc reste disponible pour tous les malades qui viendront au monastère. L'émir repart alors sans leur faire de mal.

L'enlèvement

Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à 1 h 15 du matin, un groupe d'une vingtaine d'individus se présente aux portes du monastère. Ils pénètrent de force à l'intérieur et vont vers le cloître où ils enlèvent sept moines.

Deux membres de la communauté, frère Jean-Pierre et frère Amédée, qui dormaient dans une autre partie du monastère, échappent aux ravisseurs. Aujourd'hui encore, l'identité des personnes ayant enlevé les moines reste incertaine.

Les négociations

Pendant plusieurs jours, il n'y a pas de nouvelles officielles des moines. Entre le 18 et le 27 avril, le communiqué n° 43 attribué au Groupe islamique armé assure que les moines sont toujours vivants. Il propose un échange de prisonniers et se termine par cette phrase : « Si vous libérez, nous libérerons… ».

Le 30 avril, un envoyé des ravisseurs, nommé Abdullah, se présente au consulat de France à Alger, et livre un message deDjamel Zitouni et une cassette audio sur laquelle on entend les voix, reconnaissables, des sept moines. Dans cet enregistrement datant du 20 avril, Christian de Chergé dit notamment : « Dans la nuit du jeudi au vendredi, les moudjahiddinnous ont lu le bulletin de la Jamaa Islamiyya Moussalaha dans lequel il est demandé au gouvernement français de libérer un certain nombre d’otages appartenant à ce groupe en échange de notre libération, cet échange semblant être une condition absolue. » Une fois parti, cet émissaire ne reprendra plus contact avec les autorités.

En France, l'enquête est menée par la DGSE et par la DST. Il semble que la rivalité entre ces deux services ait été préjudiciable aux négociations.

Parallèlement, Jean-Charles Marchiani, ex-préfet du Var, tente lui aussi de faire libérer les otages. Mais ses négociations séparées auraient été désavouées par Alain Juppé, alors premier ministre

L'assassinat des moines

Le 21 mai, le communiqué no 44 attribué au GIA annonce : « Nous avons tranché la gorge des sept moines, conformément à nos promesses. » L'annonce du massacre suscite une très forte émotion en France. Le 28 mai 1996, dix mille personnes se rassemblent sur le parvis des droits de l'homme du Trocadéro pour rendre un dernier hommage aux moines assassinés.

Le 30 mai, le gouvernement algérien annonce la découverte des dépouilles des moines, près de Médéa. Le père Armand Veilleux, procureur général de l'ordre cistercien— ordre auquel les moines appartenaient — se rend en Algérie et demande à voir les corps. Il essuie d'abord un refus de l'ambassade de France, puis est informé que seules les têtes ont, en réalité, été retrouvées. Par la suite, aucune autopsie officielle ne sera mentionnée par les autorités algériennes. L'identité des moines a toutefois pu être établie le 31 mai, à la morgue de l’hôpital militaire d’Ain Nadja où Michel Lévêque, ambassadeur de France, s'est rendu, accompagné, entre autres, d'un médecin de la gendarmerie, de Mgr Henri Teissier, archevêque d’Alger, du père Armand Veilleux, procureur général des cisterciens de la stricte observance, et du père Amédée, un des deux moines ayant échappé à l'enlèvement.

Les obsèques ont lieu à la Basilique Notre-Dame d'Afrique d'Alger le 2 juin 1996. Ils sont enterrés au monastère de Tibhirine deux jours plus tard. Les autorités françaises ont dissuadé les familles de s'y rendre. Seules 7 personnes de la famille du frère Christophe Lebreton obtiennent un visa. Des déploiements de forces de l'ordre considérables ont lieu dans la région et le long du parcours.

Entre le printemps 1994 et l'été 1996, dix-neuf prêtres et religieux catholiques ont été assassinés en Algérie. Parmi eux, les moines de Tibhirine, quatre Pères blancs de Tizi Ouzou, et Mgr Pierre Claverieévêque d'Oran, tué le 1er août 1996

Qui étaient les moine assassinés?

  • Dom Christian de Chergé, prieur de la communauté depuis 1984, 59 ans, moine depuis 1969, en Algérie depuis 1971.
  • Frère Luc Dochier, 82 ans, moine depuis 1941, en Algérie depuis août 1946. Il a obtenu la nationalité algérienne. Médecin, il a exercé pendant la Seconde Guerre mondiale avant de prendre la place d'un père de famille nombreuse en partance pour un camp de prisonniers en Allemagne.  Présent cinquante ans à Tibhirine, il a soigné tout le monde gratuitement, sans distinction. Déjà en juillet 1959, il avait été enlevé par des membres de l'ALN. Il était, avec le frère Michel, cuisinier de la communauté.
  • Père Christophe Lebreton, 45 ans, moine depuis 1974, en Algérie depuis 1987, ordonné en 1990.
  • Frère Michel Fleury, 52 ans, moine depuis 1981, en Algérie depuis 1985. Membre de l'Institut du Prado, il était le cuisinier de la communauté.
  • Père Bruno Lemarchand, 66 ans, moine depuis 1981, en Algérie et au Maroc depuis 1989.
  • Père Célestin Ringeard, 62 ans, moine depuis 1983, en Algérie depuis 1987. Son service militaire fait en Algérie le marqua pour le reste de sa vie car, notamment, en tant qu'infirmier, il soigna un maquisard blessé que l'armée française voulait achever.
  • Frère Paul Favre-Miville, 57 ans, moine depuis 1984, en Algérie depuis 1989. Il était chargé du système d'irrigation du potager du monastère.
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