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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 28 mars

ça s'est passé un... 28 mars

28 mars 1566 : Fondation de La Valette (Malte)

Le 28 mars 1566, les chevaliers de Malte fondent sur leur île, au centre de la Méditerranée, une puissante cité fortifiée avec un plan en damier et quarante kilomètres de solides remparts.

Cette nouvelle ville est conçue pour résister à d'éventuels assauts de la flotte turque. Elle est aujourd'hui la capitale administrative de l'Etat de Malte.

Son nom, La Valette (ou Valeta), honore la mémoire du Grand-Maître des chevaliers de Saint-Jean, Jean Parisot de la Valette, un chevalier d'origine toulousaine qui brisa le Grand Siège de 1565.

28 mars 1928 : Fondation du Birobidjan juif

Le 28 mars 1928, Staline décide de créer une région autonome à l'Est de lSibérie en vue d'y installer les juifs d'Union soviétique. Le territoire prend le nom de Région autonome des juifs du Birobidjan en 1934.

Glaciale et désolée, la région n'attire guère d'immigrants. Les juifs eux-mêmes, malgré les encouragements officiels, ne représenteront jamais plus de 25% de la population totale de la région. À la fin du XXe siècle, ils ne sont plus que quelques milliers sur une population totale de 200.000 habitants.

La création du Birobidjan relève du désir de freiner l'émigration des juifs soviétiques vers la Palestine tout en les poussant loin de la Russie utile.

Elle témoigne de l'antisémitisme très virulent sous les régimes totalitaires, socialistes ou populistes, au début du XXe siècle.

Cet antisémitisme perdurera en Pologne comme en URSS (l'actuelle Russie) après 1945 et la défaite du nazisme. Seule la mort privera Staline de l'occasion de persécuter une dernière fois les juifs de son empire.

28 mars 1939 : Entrée des franquistes à Madrid

Le 28 mars 1939, les nationalistes espagnols entrent à Madrid. Ils font le défilé de la victoire devant le «caudillo» Francisco Franco.

C'est la fin d'une guerre civile qui aura coûté à l'Espagne 400.000 morts et autant d'exilés. C'est aussi la fin de la «République démocratique des travailleurs de toutes classes», née en 1931...

Entrée des franquistes à Madrid et «Retirada»

Immense tragédie

Le malheureux pays aura servi de champ de bataille et de terrain de manoeuvres à toutes les factions antidémocratiques d'Europe, des hitlériens aux anarchistes en passant par les fascistes, les staliniens et les trotskistes. Les interventions brouillonnes des volontaires et des combattants étrangers n'auront permis que de reculer de plusieurs mois la victoire des nationalistes sans jamais donner une chance sérieuse aux républicains de l'emporter.

Quand se précise la victoire des nationalistes, de longues colonnes de réfugiés républicains se pressent à la frontière des Pyrénées et demandent asile en France. C'est la «Retirada».

Pris au dépourvu par un afflux beaucoup plus important qu'il ne le prévoyait, le gouvernement français accueille les malheureux tant bien que mal et les dissémine dans les villages du Sud-Ouest. Beaucoup sont cantonnés dans des camps de fortune jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Dans l'ensemble, ces réfugiés se montrent réconfortés par l'accueil reçu en France.

Un certain nombre poursuivent leur route jusqu'au Mexique, voire l'URSS, attirés par les bonnes promesses de Staline.

Le caudillo Franco au défilé de la victoireMoins chanceux sont les 15.000 réfugiés qui ont afflué vers le port d'Alicante dans l'espoir d'y embarquer sur des navires.

Pris au piège, ils sont cernés par les troupes italiennes alliées aux franquistes. Beaucoup choisissent de se suicider sur place, sous les yeux de la population. Les autres sont envoyés dans des camps de concentration ou massacrés.

Le 1er avril 1939, Franco publie un laconique communiqué de victoire : «La guerre est finie». Deux semaines plus tôt, le 15 mars, Hitler est entré à Prague. Le 7 avril suivant, Mussolini lance ses troupes à l'attaque de l'Albanie. L'Europe et le monde n'en sont qu'aux prémices d'une immense tragédie

Amère victoire

Fort de sa victoire, Franco instaure en Espagne un régime autoritaire et corporatiste semblable au régime mussolinien, mais avec une présence plus marquée de la hiérarchie catholique. Les institutions prennent la forme d'une monarchie... sans roi (comme en Hongrie, quelques années plus tôt, sous le régent Horthy).

Pour asseoir son autorité, Franco s'appuie sur les militants de la Falange, le parti para-militaire fondé par José Antonio Primo de Rivera (*). Au départ antimonarchiste, la Falange est contrainte de s'aligner sur le pouvoir. Son président n'est autre que le beau-frère du caudillo, Serrano Suner. Elle en vient à compter 500.000 membres dont une majorité d'opportunistes.

Comme s'il voulait enlever définitivement à son peuple l'envie de se déchirer à nouveau, Franco va multiplier les emprisonnements et les exécutions sommaires dans les années suivantes. Cette répression va faire autant de victimes que la guerre elle-même, soit environ 400.000.

Au total, guerre civile et répression auront entraîné la mort de 800.000 personnes et l'exil d'un demi-million d'autres Espagnols, dans un pays de 31 millions d'habitants (1931). C'est un bilan beaucoup plus lourd que, par exemple, celui de la Seconde Guerre mondiale en France.

Neutralité bienvenue

Invoquant l'épuisement de son pays, le caudillo proclame sa neutralité dès le début du conflit entre l'Allemagne et les Occidentaux. Il se tient prudemment à l'écart de la Seconde guerre mondiale. C'est ainsi qu'il renvoie Hitler sans façon quand celui-ci vient lui demander la permission de traverser son pays pour enlever Gibraltar aux Anglais. Il se contente d'envoyer quelques troupes combattre les «hordes soviétiques».

Cette réserve doublée d'un brevet d'anticommunisme vaut au franquisme de survivre à l'effondrement de l'Axe Berlin-Rome, mais au prix d'un long isolement diplomatique.

En 1957, dans une conjoncture difficile marquée par un hiver très froid, une crise institutionnelle et une grève étudiante, il se résout à prêter l'oreille aux propositions de quelques diplômés de Harvard, par ailleurs membres de l'organisation catholiqueOpus Dei. Ils convainquent le caudillo de mettre fin à l'autarcie économique qui asphyxie le pays. C'est un succès. Avec l'ouverture des frontières aux marchandises... et aux touristes, les Espagnols voient leur niveau de vie s'élever à grande vitesse.

Franco s'attribue indûment ce succès, ce qui lui vaut une popularité certaine dans les années 1960. Mais les dernières années de sa vie sont ternies par la répression brutale des autonomistes basques et l'exécution à Burgos de plusieurs dissidents politiques.

Le 20 novembre 1975, à 83 ans, Francisco Franco y Bahamonde meurt après un mois d'une interminable agonie. Sa disparition après quarante ans de pouvoir sans partage génère en Espagne et dans le monde occidental des sentiments mêlés d'espoir et de crainte.

Beaucoup de gens appréhendent le retour des fantômes de la guerre civile.

Peu osent alors parier sur le succès de Juan Carlos de Bourbon, désigné par l'ancien dictateur pour lui succéder avec le titre de roi.

On ne se gêne pas dans le pays pour le traiter publiquement de «tonto» (idiot). 

Juan Carlos 1er, fort de sa connaissance intime du peuple espagnol, au sein duquel il a été éduqué et formé, saura en définitive conduire le pays vers la démocratie.

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