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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 9 mars

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ça s'est passé un... 9 mars

ça s'est passé un...9 mars...

9 mars 1762 : Condamnation de Jean Calas

9 mars 1945 : Les Japonais s'emparent de l'Indochine

Condamnation et mort de Jean Calas

Le 9 mars 1762, Jean Calas est condamné à mort par le Parlement de Toulouse. Il est roué vif, étranglé et brûlé sur la place Saint-Georges le lendemain. Il a 64 ans.

Le « philosophe » Voltaire, lui-même déjà âgé à ce moment-là de 67 ans, va se saisir de ce fait divers tragique pour mettre à nu les malfaçons de la justice française et surtout attaquer son ennemie intime, l'Église.

Le fait divers et la rumeur

Cinq mois plus tôt, le 13 octobre 1761, ce riche négociant en tissus de religion calviniste avait découvert son fils Marc-Antoine, 29 ans, mort étranglé, à son domicile, rue des Filatiers, à Toulouse.

Pensant que le malheureux s'était tué, il avait maladroitement tenté de dissimuler le suicide afin de préserver l'honneur familial.

Mais comme les Calas appartiennent à la « Religion Prétendue Réformée » (R.P.R.), la rumeur publique accuse le père d'avoir assassiné Marc-Antoine parce qu'il voulait se convertir au catholicisme !

Le Capitoul David de Beaudrigue fait incarcérer les parents du jeune homme, Jean Calas et Anne-Rose Cabibel, son frère Pierre, leur servante Jeanne Viguière, et un ami, Gaubert Lavaysse, qui était arrivé la veille de Bordeaux. Le procès s'ouvre devant les huit Capitouls qui gouvernent la ville. Il est nourri par des ouï-dire et des faux témoignages.

L'écrivain Laurent Angliviel de La Beaumelle est le premier à prendre la défense des accusés. Sa Lettre pastorale du 1er décembre 1761 est reprise par Paul Rabaut qui publie quelques semaines plus tard « La Calomnie confondue, ou Mémoire dans lequel on réfute une nouvelle accusation intentée aux Protestans de la Province du Languedoc, à l'occasion de l'affaire du Sieur Calas détenu dans les prisons de Toulouse ».

Le Parlement de Toulouse n'en condamne pas moins Jean Calas, par huit voix contre cinq, à subir la question ordinaire et extraordinaire, à être rompu vif et jeté dans un bûcher. Le malheureux est exécuté après que le bourreau ait lacéré et brûlé La Calomnie confondue. Les autres co-accusés sont acquittés ou bannis.

La Beaumelle lui-même est banni de Toulouse pour « mauvaise conduite ». Cela ne l'empêche pas de rédiger au cours de cette année 1762 plusieurs mémoires pour solliciter la cassation du jugement du Parlement et obtenir la libération des filles de la veuve Calas, enfermées depuis le mois de mai par lettres de cachet dans des couvents toulousains.

La procédure judiciaire, de toute évidence mal menée, ne reflète pas, loin s'en faut, la justice du siècle de Louis XV, généralement soucieuse d'équité et de droit, assez proche en cela de la nôtre. 

Voltaire et l'affaire Calas

Dans sa retraite de Ferney, près de Genève, Voltaire est informé par un marchand marseillais, Dominique Audibert, de la condamnation de Jean Calas.

Le philosophe, qui n'a jamais jusque-là manifesté d'intérêt pour les erreurs et les abus de la justice, se gausse de cette affaire. Il écrit dans une lettre au conseiller Le Bault, datée du 22 mars 1762 :

« Vous avez entendu parler peut-être d'un bon huguenot que le parlement de Toulouse a fait rouer pour avoir étranglé son fils ; cependant ce saint réformé croyait avoir fait une bonne action, attendu que son fils voulait se faire catholique et que c'était prévenir une apostasie : il avait immolé son fils à Dieu et pensait être fort supérieur à Abraham car Abraham n'avait fait qu'obéir mais notre calviniste avait pendu son fils de son propre mouvement et pour l'acquit de sa conscience. Nous ne valons pas grand chose, mais les huguenots sont pires que nous et de plus ils déclament contre la comédie. »

Toutefois, ce persiflage ne dure pas car, dès la fin de ce même mois de mars, Donat Calas, un des jeunes fils du supplicié, réfugié en Suisse, arrive à rencontrer Voltaire et à le convaincre de l'erreur judiciaire. L'écrivain à succès, qui poursuit depuis sa jeunesse une guerre contre l'Église (« l'Inf... »), y voit une belle occasion de relancer l'offensive. 

Il recueille la veuve et deux de ses filles. Surtout, usant de son talent épistolaire et de ses nombreuses relations, il organise habilement un groupe de pression avec ses amis, y compris des souverains étrangers tels que Frédéric II de Prusse ou Catherine II de Russie (si la langue anglaise avait été à la mode, il l'aurait sans doute baptisé...Amnesty International).

Dénonçant les travers de l'organisation judiciaire, il publie les « Pièces originales concernant la mort des Sieurs Calas et le jugement rendu à Toulouse » (août 1762) puis son célèbre Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas(décembre 1763), sans pour autant se rapprocher de La Beaumelle, son ennemi littéraire de toujours.

Le 4 juin 1764, le Conseil du Roi casse enfin les jugements prononcés contre les Calas. David de Beaudrigue est destitué. Le 9 mars 1765, le Parlement de Paris réhabilite Jean Calas et restitue ses biens à sa famille. Le roi Louis XV lui-même ajoute un don personnel de 30.000 livres !

L'affaire Calas illustre les contradictions d'une époque déchirée entre les préjugés, la soif de justice et la découverte de la tolérance. Elle marque aussi la première intervention des « philosophes » (aujourd'hui, on dirait « intellectuels ») dans les joutes judiciaires et politiques.

ça s'est passé un... 9 mars
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ça s'est passé un... 9 mars
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Les Japonais s'emparent de l'Indochine

 

Le 9 mars 1945, les Japonais attaquent les garnisons françaises d'Indochine. Ils portent ainsi un coup fatal à la  présence coloniale de la france dans le Sud-Est asiatique.

 

La France évincée.

Dès le 19 juin 1940, les Japonais en guerre contre la Chine ont profité de la défaite de la France face à Hitler pour exiger de celle-ci qu'elle ferme la frontière entre le Tonkin (le Viêt-nam du nord) et la Chine. 

Ils ont aussi exigé de contrôler eux-mêmes le chemin de fer qui permet d'approvisionner la province chinoise du Yunnan à partir du portvietnamien de Haïphong.

Le général Catroux, gouverneur de l'Indochine, ne voit pas d'autre solution que de s'incliner. Il est désavoué par le maréchal Pétain et remplacé par l'amiral Jean Decoux. 

Celui-ci n'a pas le choix. Il conclut un accord avec les Japonais le 30 août 1940. À ce moment-là, seule l'Angleterre résiste encore à l'Allemagne et la Chine au Japon.

Le 25 septembre 1940, 25.000 Japonais soumettent les troupes françaises d'Indochine, réduites à 12.000 hommes dont 3.000 Européens. Ils s'implantent en Indochine en laissant en place l'administration coloniale.


Vers le chaos. 

En 1945, les Japonais sont repoussés de partout par la contre-offensive américaine. À l'approche du dénouement final, le gouvernement de Tokyo décide de préparer un réduit terrestre en Indochine.

Le 9 mars, les troupes japonaises attaquent avec brutalité les garnisons françaises encore présentes sur place. On compte pas moins de 2.650 morts parmi les Français, dont le général Émile Lemonnier commandant de la 13e brigade de Langson. 

Le général a refusé à deux reprises de signer une capitulation sans conditions. Il est décapité au sabre le 10 mars (à Paris, l'avenue située entre le Louvre et les Tuileries honore sa mémoire).

3.000 prisonniers rejoignent les camps de la mort, dont celui de Hoa-Binh. Parmi les 19.000 civils français, 3.000 sont aussi internés et parfois torturés. 

Les autres sont astreints à résidence forcée sous la férule de la Kempeitai (la gendarmerie de l'armée impériale nippone) ; la plupart à Hanoï ou Saïgon, les autres, moins nombreux, dans des villes de moindre importance comme Nam-Dinh, Vinh, Hué...

L'Indochine étant dès lors entièrement occupée par l'armée nippone, les modestes forces françaises qui n'ont pas été capturées ou anéanties se replient tant bien que mal sur la province chinoise du Yunnan, en Chine. 

Elles ne peuvent pas compter sur l'aide de la 14e US Air Force basée à Kunming, le général Wedemayer qui la commande étant connu pour ses sentiments anti-français.

L'empereur d'Annam (le Viêt-nam central) Bao-Daï (on écrit aussi Bao Dai) dénonce le protectorat français et se rallie à la «Grande Asie» que promeut le Japon. 

À quelques mois de l'effondrement militaire de ce dernier, sa décision manque pour le moins de discernement ! Il est peu après évincé par le leader communiste-nationaliste Hô Chi Minh, lequel dénonce aussi la tutelle japonaise le 10 août 1945. 

Bao-Daï abdique officiellement le 2 septembre 1945 et la ligue Vietminh, fondée par Hô Chi Minh, proclame l'indépendance de la République démocratique du Viêt-nam (on écrit aussi Vietnam).


Témoignage : connivences entre Japonais et Vietminh. 

Hô Chi Minh a recruté ses premiers combattants parmi les déserteurs de l’armée française, d'anciens membres de la Garde Indigène et des élèves de l’École des cadres de Phan-Thiet et autres mouvements de jeunesse fondés par l’amiral Decoux. 

Ces troupes de bric et de broc ont pu se former à l'art de la guerre grâce à 1500 officiers et sous-officiers japonais viscéralement anti-blancs, sous le commandement du lieutenant-colonel Mukaiyama de l'état-major de la 38e armée impériale.

Durant l'été 1945, résignés à la défaite, les occupants japonais n'auraient en effet rien fait pour entraver l'action anticolonialiste et anti-occidentale d'Hô Chi Minh mais l'auraient plutôt encouragée. 

Nous avons recueilli à ce propos le témoignage d'un Français, Jean-Pierre Lefèvre-Garros : «J'ai personnellement été arrêté à Nam-Dinh le 16 août 1945 alors que j'allais annoncer au R.P. André Vacquier à son presbytère la capitulation du Japon, que mon père avait apprise par ses amis chinois. Les sous-officiers de la Kempeitai et les communistes vietnamiens armés de M1 qui nous sont tombés dessus et nous ont arrêtés et ficelés paraissaient s'entendre parfaitement, les Japonais toutefois assumant leur rôle d'instructeurs avec leur autorité... naturelle, et je ne pense pas que cette coopération ait pu naître en moins de 24 heures... [Pour l'anecdote, à noter aussi que, si j'ai pu m'en sortir, le Père Vacquier, lui, a disparu sans laisser de traces entre les mains de la Kempeitai]».

Dans le même temps, comme pour ajouter à la confusion qui règne sur le terrain, les Alliés réunis à Potsdam projettent de couper en deux la péninsule indochinoise suivant le 16e parallèle (future frontière entre Nord- et Sud-Vietnam). 

Le maintien de l'ordre reviendrait au nord de cette ligne aux Chinois nationalistes de Tchang Kai-chek, au sud aux Britanniques !


Une tentative de reconquête. 

À Paris, le général Charles de Gaulle, qui dirige le gouvernement provisoire de la République française, met tout en oeuvre pour restaurer la souveraineté de la France sur ses colonies d'outre-mer. 

Il veut effacer le souvenir de la défaite de 1940 et restaurer en tous lieux la grandeur de la France. Il veut aussi couper court à d'autres tentatives indépendantistes au sein de l'Empire colonial.

Dès le 24 mars 1945, alors qu'il s'apprête à prendre le pouvoir en France à la faveur de la Libération du pays par les Anglo-Saxons, le général de Gaulle déclare son intention de restaurer l'autorité de la France en Indochine dans le cadre d'une fédération de colonies et de protectorats qui comprendrait les trois provinces du Viêt-nam (les trois Ky : Tonkin, Annam et Cochinchine) ainsi que le Cambodge et le Laos.

«De Gaulle, qui entend rétablir la France dans toutes ses positions d'avant guerre, envoie un corps expéditionnaire afin de reconquérir l'Indochine ; entreprise difficile à mener à douze mille kilomètres de distance» écrit l'historien René Rémond (*).

Des soldats français sous les ordres du lieutenant-colonel Jacques Massu s'emparent le 23 septembre de Saigon, capitale de la Cochinchine (le Viêt-nam du sud). Leur entreprise est facilitée par la capitulation officielle du Japon trois semaines plus tôt.

Quelques jours plus tard arrive un corps expéditionnaire sous les ordres du général Leclerc de Hauteclocque, héros de la Libération nommé par de Gaulle commandant en chef des troupes d'Extrême-Orient, sous les ordres de l'amiral Georges Thierry d'Argenlieu, gouverneur général d'Indochine.

À sa manière audacieuse, Leclerc chasse Japonais et Chinois du Vietnam et du Cambodge. Tchang Kai-chek ayant accepté en février 1946 que les troupes françaises remplacent les troupes chinoises au nord, des éléments de la 2e DB débarquent le 7 mars 1946 à Haï-Phong, le grand port du Tonkin. 

Accueillis par le feu de l'artillerie chinoise, ils n'en poursuivent pas moins leur route sur Hanoï où Leclerc fait une entrée triomphale le 18 mars 1946. 

Ils n'atteindront Nam-Dinh qu'au mois de mai de la même année, obligés de repousser les trois armées chinoises encore présentes sur place, qui ressemblent davantage à des armées de brigands menées par des condottiere qu'à des armées régulières !

En dépit de ses succès sur le terrain, Leclerc, qui a rencontré aussi Hô Chi Minh, ne tarde pas à se convaincre de l'inanité d'une restauration de la tutelle française. Le sort de l'Indochine est désormais en bascule. Il repose sur les choix qui seront faits par les responsables français...

«Deux politiques sont concevables, sinon pareillement praticables : restaurer par tous les moyens, les armes si nécessaire, la domination française ou rechercher un accord avec les nationalistes par la négociation.

Ces deux politiques sont personnifiées par deux hommes également investis de grandes responsabilités :

  • l'amiral d'Argenlieu incarne la première ; la seconde revient au général Leclerc, qui s'est vite convaincu de l'impossibilité d'une reconquête militaire et qui préconise la recherche d'une entente - Jean Sainteny en est l'exécutant convaincu», écrit encore René Rémond .
  • Tandis que l'amiral Thierry d'Argenlieu s'accommode d'une restauration du protectorat, le général Leclerc revient en France avec la conviction qu'il est urgent de négocier et qu'il faut se résigner à la décolonisation... 

Derrière le retour apparent à l'ordre ancien, tout est prêt pour une première guerre d'Indochine.

 

 

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F
que d'évènements
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M
La perte de notre colonie. Merci mon amie