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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 12 avril

1- LouisIX 2 - Landru
1- LouisIX 2 - Landru
1- LouisIX 2 - Landru

1- LouisIX 2 - Landru

1-) 12 avril 1229 : Paris et Toulouse se réconcilient par le traité de Meaux

Le 12 avril 1229, par le traité de Meaux (ou Paris), le comte de Toulouse Raimon VII se soumet au jeune roi de France Louis IX, futur Saint Louis. Le traité annonce la fin de la guerre des Albigeois...

2-) 12 avril 1805 : Le métier jacquard à l'honneur

3-) 12 avril 1919 : arrestation de Landru

Le 12 avril 1919, la police parisienne arrête un homme respectable de 51 ans, Henri-Désiré Landru, qui va se révéler être un redoutable tueur en série. Son procès va soulever les passions du fait de l'horreur de ses crimes et plus encore de son sens de la répartie…

1-) 12 avril 1229 : Paris et Toulouse se réconcilient par le traité de Meaux

Le 12 avril 1229, à Meaux, près de Paris, le comte de Toulouse Raimon VII se réconcilie avec le jeune roi de France  Louis IX (15 ans). Leur réconciliation annonce la fin de la croisade contre les Albigeois par laquelle, vingt ans plus tôt, des armées venues du nord de la Loire ont envahi et saccagé le Midi toulousain.

Vers la réconciliation

Le roi Louis VIII Le Lion est mort le 8 novembre 1226 au retour d'une ultime campagne dans le Midi toulousain, dans le cadre de la croisade destinée à éradiquer l'hérésie cathare.

Cette campagne ayant entraîné la soumission des seigneurs locaux, il revient à sa veuve Blanche de Castille, mère du nouveau roi Louis IX, futur Saint Louis, d'engager les négociations de paix. Celles-ci sont menées par Thibaut IV de Champagne, qui lui est apparenté ainsi qu'au comte de Toulouse.

C'est ainsi qu'est signé le traité de Meaux (aussi appelé traité de Paris). Par ce traité, les terres du comte situées à l'ouest du Rhône et occupées par les troupes royales sont adjointes au domaine capétien. C'est là que Louis IX choisira de fonder un port artificiel sous le nom d'Aigues-Mortes, en vue de son départ pour la croisade. Le marquisat de Provence, situé à l'Est du Rhône,  est quant à lui cédé au Saint-Siège (les papes le conserveront sous le nom de Comtat-Venaissin jusqu'à la Révolution française).

Raimon VII conserve ses autres domaines jusqu'à sa mort mais promet de donner sa fille unique, Jeanne, en mariage à l'un des frères du roi (peu importe lequel !). Il est conscient que cela signifie la fin de sa dynastie et de l'autonomie de son comté.

Quelques années plus tard, le comte de Toulouse tente une dernière fois de se libérer de l'étreinte capétienne. Il apporte son appui au roi d'Angleterre Henri III, et au comte de la Marche, Hugues de Lusignan, beau-père du roi anglais, dans leur révolte contre la régente Blanche de Castille. Mais les coalisés sont battus par le jeune roi de France à Taillebourg puis à Saintes.

Le traité de Lorris : la France réunie

Raimon VII n'a plus d'autre solution que de se soumettre sans réserve au roi de France. Le 30 octobre 1242, à Lorris, près d'Orléans, il signe la paix avec Louis IX, futur Saint Louis. Les deux hommes renouvellent le traité de Meaux (ou Paris).

À Lorris, Raimon VII donne en mariage sa fille Jeanne à Alphonse, frère du roi de France. Le couple recueillera l'héritage du comte à sa mort en 1249 et comme lui-même n'aura pas d'enfant, le comté de Toulouse tombera dans le domaine royal à la mort d'Alphonse de Poitiers en 1271.

Le Midi toulousain perdra définitivement son indépendance mais se ralliera sans réticence aucune à son nouveau maître. Deux siècles plus tard, c'est lui qui sauvera la dynastie capétienne en conservant sa fidélité au "petit roi de Bourges"  dépouillé de ses droits au profit de l'Anglais.

Des comtes de Foix particulièrement chanceux
Des quatre principautés affectées par la croisade contre les Albigeois, vicomté de Carcassonne, comté de Provence, comté de Toulouse et comté de Foix, c'est en définitive ce dernier qui s'en sort le mieux bien qu'il fût, paradoxalement, le plus impliqué dans l'hérésie cathare.
Les comtes de Foix ont tous eu des cathares dans leur parentèle proche. Ainsi Esclarmonde, énergique Bonne femme, soeur de l'un d'eux au début du XIIIe siècle ! Il n'empêche que la famille conservera après la croisade l'essentiel de ses domaines et, plus tard, les étendra au Béarn. Elle comptera parmi ses descendants l'ineffable Gaston Fébus et un certain Henri de Bourbon, plus tard roi de France sous le nom d'Henri IV.

2-) 12 avril 1805 : Le métier jacquard à l'honneur

 

Le 12 avril 1805, Napoléon 1er, de passage à Lyon, se fait présenter le métier à tisser inventé par Joseph Jacquard (35 ans).

Fils d'un maître-fabricant de la soie, celui-ci a repris les recherches de Vaucanson sur les cartes perforées et mis au point un mécanisme qui sélectionne les fils de chaîne à partir d'un programme préétabli. De la sorte, le métier à tisser peut être manoeuvré par un seul ouvrier sans qu'il ait besoin de se faire assister par des « tireurs de lacs ». Cet ouvrier peut dès lors tisser 15 cm par jour au lieu de 2 à 3 par jour à 8 ou 10 personnes selon la manière traditionnelle.

L'inventeur va être couvert d'honneurs. Mais son métier, en augmentant la productivité des ateliers, va conduire les soyeux à réduire la rémunération des artisans, que l'on appelle « canuts ». Ceux-ci ne reçoivent plus que l'équivalent d'un franc par jour, soit le prix d'un kilogramme de pain.

Réduits au désespoir, les canuts se révoltent en 1831 et à nouveau en 1834, s'en prenant notamment aux métiers Jacquard qu'ils jettent en nombre dans le Rhône.

3-) 12 avril 1919 : arrestation de Landru

Le 12 avril 1919, à Paris, les inspecteurs Braunberger et Belin arrêtent à son domicile du 76, rue de Rochechouart un certain Désiré Landru, pour escroquerie et abus de confiance. Parmi les objets saisis sur lui se trouve un petit carnet sur lequel sont inscrits les noms de ces victimes, au nombre de onze.

Une enquête court depuis fin 1918, suites aux disparitions d’Anne Collomb, fiancée à un M. Dupont et Célestine Buisson, promise à un M. Frémyet.

Les deux hommes ne sont en réalité qu’une seule et même personne : Landru. C'est le début de la plus célèbre affaire criminelle du XXe  siècle, portée par la personnalité de l'accusé et son sens de la répartie.

Le «Barbe-Bleue de Gambais»

Marié, père de trois enfants qui le croient brocanteur, portant beau en dépit de sa calvitie, il a déjà accumulé des peines de prison pour escroqueries en 1904, 1906 et 1909. Depuis 1914, l’homme, pour se procurer des fonds, se fait passer pour un veuf assez aisé.

Landru à son procès en 1921Par le biais des petites annonces matrimoniales, il séduit des femmes seules possédant quelques économies et menant une vie suffisamment isolée de leur entourage. Cela ne lui est pas trop difficile car la Première Guerre mondiale a produit de nombreuses veuves en mal de mari.

Une fois le mariage convenu, Landru invite ses victimes à séjourner dans une villa, d’abord à Chantilly puis à Vernouillet et enfin à Gambais, en Seine-et-Oise. C’est là qu’il les tue. Sur place, la police découvre, au cours des perquisitions, des débris humains dans un tas de cendres retrouvé dans un hangar, dans la cheminée, dans la cuisinière ; elle trouve également des agrafes, des épingles, des morceaux de corset, des boutons en partie brûlés.

Landru est inculpé de meurtre par le juge Bonin en mai 1919. Le procès à grand spectacle s’ouvre le 7 novembre 1921, après deux ans et demi d’instruction. Il attire le Tout-Paris, notamment Mistinguett, Berthe Bovy ou encore la romancière Colette, alors chroniqueuse judiciaire. La cuisinière dans laquelle les corps des victimes sont supposés avoir été brûlés est transportée dans la salle d'audience.

Concédant avoir volé et escroqué ses supposées victimes, Landru nie être l'auteur des crimes dont on l'accuse. L’humour du prévenu charme l’auditoire, de même que ses saillies provocantes à l’égard de la Cour. Exemple parmi d’autres, alors que Landru vient de déclencher l'hilarité du public par une nouvelle repartie, le président menace :«Si les rires continuent, je vais demander à chacun de rentrer chez soi !», ce à quoi Landru réplique : «Pour mon compte, monsieur le Président, ce n'est pas de refus».

Le jury au procès Landru en 1921 (source : Gallica)

Son avocat, maître Vincent de Moro-Giafferi, le défend avec talent. Une scène mémorable a lieu pendant sa plaidoirie, où il affirme que des victimes ont été retrouvées et vont venir se présenter devant la cour d'assises.

Le public et les jurés tournent alors la tête vers la porte que l’avocat désigne, et après avoir laissé planer le suspense, souligne le fait que tous ceux qui ont tourné la tête vers la sortie viennent de démontrer leur manque de conviction concernant la réalité des assassinats imputés à son client, faute de cadavre retrouvé.

L'avocat général rétorque du tac au tac que Landru, lui, n'a pas tourné la tête vers la porte… Mais, face à une série de témoignages accablants, Moro-Giafferi ne peut éviter à Landru la condamnation à mort : au terme de huit heures de délibérations, les jurés le déclarent coupable et le condamnent à la guillotine, le 30 novembre 1921. Son recours en grâce rejeté, Landru est guillotiné à l’entrée de la prison de Versailles à l’aube du 25 février 1922.

À son avocat qui, au pied de l'échafaud, lui demanda si, finalement, il avoue avoir assassiné ces femmes, Landru répond : «Cela, Maître, c'est mon petit bagage...»

 
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F
le métier jacquard a eu ses années de gloire
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M
C'est vrai merci pour ton commentaire.