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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 15 avril

ça s'est passé un... 15 avril

Aujourd'hui 4 titres le 2-) (les impressionistes) est développer en fin de cet article

1-) 15 avril 1450 : Bataille de Formigny

Le 15 avril 1450, le roi Charles VII dépêche le comte Jean de Clermont et l'amiral de Coëtivy vers le Cotentin car une armée anglaise de trois mille hommes a débarqué à Cherbourg, sous le commandement de Thomas Kyriel, pour tenter de secourir les dernières places anglaises de Normandie. La confrontation se produit à Formigny, près de Bayeux.

En attendant le renfort du connétable Arthur de Richemont, Clermont fait avancer son artillerie à portée de tir des Anglais. Ses couleuvrines font des ravages dans les rangs ennemis mais finissent par être capturées. Clermont se résigne alors à engager son infanterie pour tenter de les récupérer. C'est alors que les 1.500 Bretons de Richemont surgissent opportunément sur le flanc gauche des Anglais et les mettent en fuite. Dans la poursuite, les Français se font une joie de massacrer les archers gallois haïs et redoutés.

Avec cette bataille, qui vaut au roi de France le surnom de Victorieux, la guerre de Cent ans touche à sa fin...

2-) 15 avril 1874 : Première exposition de l'Impressionnisme

Saviez-vous que Claude Monet ainsi qu'une trentaine de peintres aujourd'hui célèbres - Cézanne, Degas, Pissaro, Renoir, Sisley, entre autres - ayant été refusés par le jury du Salon officiel de Paris, décident d'exposer eux-mêmes leurs oeuvres dans l'atelier de leur ami, le photographe Félix Tournachon, plus connu sous le pseudonyme Nadar ? C'est le critique Louis Leroy qui, dans un compte-rendu sur cette exposition, parlera d'"impressionnistes" en référence au titre du tableau de Claude Monet : 'Impression soleil levant'.

Le 15 avril 1874, une trentaine de peintres exposent leurs oeuvres dans l'atelier de leur ami, le photographe Félix Tournachon, plus connu sous le pseudonyme Nadar, au 35, boulevard des Capucines.

Nombre d'entre eux ont déjà participé onze ans plus tôt au «Salon des Refusés»autour d'Édouard Manet...(suite ci-dessous)

3-) 15 avril 1900 : Exposition universelle à Paris
 

Le 15 avril 1900, Paris quitte le XIXe siècle avec la plus grande exposition universelle jamais organisée en France. 50 millions de visiteurs jusqu'à sa clôture le 12 novembre suivant.

Pour cette exposition sont construits le pont Alexandre III, le Grand Palais et le Petit Palais ainsi que les gares d'Orsay, des Invalides et de Lyon. Les frères Lumières présentent leurs films sur écran géant.

Le 19 juillet est inaugurée la première ligne du métro parisien (Porte Maillot-Porte de Vincennes). Au terminus de la ligne, dans le Bois de Vincennes, se déroulent qui plus est, du 14 mai au 28 octobre, les   IIè Jeux Olympiques de l'ère moderne !...

Pour parfaire le tout, le président Émile Loubet invite les maires de France à un banquet géant dans le jardin des Tuileries... Nous nous consolerons en songeant que pour l'entrée dans le IIIe millénaire, nous avons eu droit au scintillement de la Tour Eiffel.

4-) 15 avril 1994 : Fondation de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
 

Le 15 avril 1994 est instituée à Marrakech l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Cette instance internationale de concertation et d'arbitrage est destinée à promouvoir et garantir la liberté de circulation des marchandises entre les pays adhérents.

L'OMC constitue l'aboutissement des négociations entreprises en 1947, sous le nom d'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Son siège est établi à Genève.

Dans la déclaration fondatrice, il est question de «l’ouverture des marchés pour les marchandises»«la protection des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce», la volonté de résister aux pressions protectionnistes de toute nature»,«l’accroissement de la production et du commerce de marchandises et de services»… Mais on n'y trouve aucun rappel des droits sociaux élémentaires ni des aspirations humaines.

En 2001, désireuse de promouvoir la mondialisation des échanges et la baisse des prix, l'OMC prend le risque d'admettre en son sein la Chine populaire, en 2001, en dépit d'une économie très peu respectueuse des règles libérales.

2-) 15 avril 1874 : Première exposition de l'Impressionnisme (suite)

 

Le Salon des Refusés

L'aventure commence à l'apogée du Second Empire, lorsque Édouard Manet et d'autres artistes d'avant-garde sont rejetés par le jury du Salon qui s'est ouvert au palais de l'Industrie de Paris le 1er mai 1863. À l'origine du refus, une toile d'Édouard Manet intitulée Le Bain et aujourd'hui appelée Le Déjeuner sur l'herbe... Devant l'émotion suscitée par l'affaire, l'empereur Napoléon III lui-même décide de les accueillir le 15 mai 1863 dans un « Salon des Refusés » à côté du Salon officiel !

Édouard Manet devient dans les années 1860 le chef de file de l'avant-garde picturale. Il retrouve ses amis Edgar Degas, Camille Pissaro ou encore l'écrivain naturaliste Emile Zola au café Guerbois.

Du Salon des Refusés à l'impressionnisme

Onze ans plus tard, l'exposition organisée dans l'atelier de Nadar reçoit la visite, parmi d'autres, d'un certain Louis Le Roy, critique du journal Le Charivari. Il ironise sur ces peintres qui se détournent de la manière académique en vogue sous le Second Empire et au début de la IIIe République.

Il intitule son article « L'exposition les impressionnistes », d'après le titre d'un tableau de Claude Monet : Impression soleil levant (1872) qui fait partie de l'exposition.

Impression soleil levant, Claude Monet (1872, 48 cm x 63 cm, Musée Marmottan, Paris)

Prétendant ridiculiser les exposants, le critique écrit : « Impression, impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans «.

Le qualificatif d'impressionniste va rester au groupe pour la postérité ! La plupart de ces peintres : Boudin, Cézanne, Degas, Monet, Pissaro, Renoir, Sisley... font aujourd'hui les choux gras des salles des ventes.

 

Claude Monet, de Londres à Paris
Claude Monet a eu la révélation de sa vie à Londres, où il s'était réfugié en 1870-1871 pour échapper à la guerre franco-prussienne.
Alors âgé de 30 ans, il découvre dans les musées l'oeuvre de Joseph William Turner, mort 20 ans plus tôt. Celui-ci a peint, comme personne avant lui, les nuances de la lumière et les reflets du soleil sur l'eau. À son retour en France, en 1872, de passage au Havre, Claude Monet représente le port, vu de la fenêtre de son hôtel, à la manière de Turner. Il baptise sa toile faute de mieux Impression, Soleil levant. Deux ans plus tard, il la présente à l'exposition de son ami Nadar. La toile va être achetée par l'amateur Ernest Hoschedé pour 800 francs.
Le peintre, à Londres, comme à Paris et plus tard dans sa maison de Giverny, en Normandie, s'illustre par la multiplication de « séries » qui montrent les variations de la lumière autour d'un même motif : la Tamise, un port, la gare Saint-Lazare, des locomotives ou des cheminées d'usine, les nymphéas de Giverny, la lagune de Venise...

Primauté de la lumière

En dépit de leurs dissemblances, les peintres dits impressionnistes cultivent en commun une nouvelle technique picturale qui donne la primeur aux effets de lumière. Sur leurs tableaux, le dessin s'efface devant les touches de couleur ainsi que les objets devant la représentation qu'en donnent les sens. À ce titre, les impressionnistes constituent le chaînon intermédiaire entre les romantiques anglais (Constable...) et les peintres abstraits qui leur succèderont.

Auguste Renoir se souviendra plus tard : « Nous voulions dans nos tableaux des accords gais, de la vie sans littérature. Un matin, l'un de nous, manquant de noir, utilisa du bleu. L'impressionnisme était né » .

Les impressionnistes se démarquent des peintres académiques, qu'ils appellent« pompiers », par un autre trait : ils décrivent la vie quotidienne de préférence à des sujets mythologiques ou historiques. Grâce à la peinture en tube métallique mise au point par Jean-Frédéric Bazille,  ils sortent de leur atelier et peignent volontiers en extérieur, précédés en cela par les peintres réalistes de l'« école de Barbizon »(Honoré Daumier, Jean-François Millet, Charles d'Aubigny...).

Révolutionnaires dans la forme, ils se montrent très conservateurs dans les sujets traités : paysages bucoliques, enfants adorables ou belles adolescentes dénudées (à l'exception notable de Claude Monet qui peint les paysages industriels, usines fumantes et locomotives à vapeur).

En rupture avec les débuts du Second Empire, ces peintres représentent les joies de la vie parisienne et les quartiers modernes créés par le préfet Haussmann. Ils mettent en scène les bourgeois, les demi-mondaines et les courses à Longchamp mais cachent mal leur indifférence, voire leur mépris pour les classes laborieuses.

Après les horreurs de la  Commune, écoeurés par les violences populaires et la laideur de la société industrielle, les peintres impressionnistes se replient vers les villages bucoliques des environs de Paris : Barbizon bien sûr, mais aussi Auvers-sur-Oise et Chatou... en quête de lumière pure et de bonheur simple.

Des bourgeois tranquilles
Le journaliste et romancier Émile Zola, fin observateur de son époque, écrit vers 1866 : « La vie d'un artiste aujourd'hui est celle d'un bourgeois tranquille qui peint des tableaux comme d'autres vendent du poivre derrière leur comptoir. La race chevelue de 1830 a même, Dieu merci, complètement disparu et nos peintres sont devenus ce qu'ils doivent être, des gens vivant la vie de tout le monde ».

La IIIe République se détourne du peuple

La frange éclairée des bourgeois de la IIIe République ne tardent pas à reconnaître le talent des impressionnistes. L'impétueux  Georges Clémenceau se lie ainsi d'amitié avec Claude Monet. 

La IIIe République naissante concentre son attention sur la place de l'Armée et de l'Église dans la société et sur les enjeux coloniaux. Les hommes politiques se détournent des questions sociales qui passionnaient Napoléon III. Tout comme les artistes et les hommes de lettres, ils cachent à peine leur indifférence, voire leur mépris des classes laborieuses des usines et des champs.

Parmi les principaux artistes, deux font exception : Gustave Caillebotte (1848-1894, Les raboteurs de parquet, 1875) et surtout Edgar Degas (1834-1917, Repasseuses, 1884). Ils sont à notre connaissance les seuls impressionnistes à s'être penchés sur les travailleurs et les humbles.

Repasseuses, Edgar Degas (1884-1886, H. 76 ; L. 81,5 cm, Musée d'Orsay, Paris)

Le temps n'est plus où Jean-François Millet, l'auteur de L'Angélus (1859) exaltait la vertu des pauvres à travers ses portraits de travailleurs de la terre, dignes et durs à la tâche.  Même changement dans la littérature romanesque. On oublie Eugène Sue qui faisait pleurer son public sur le sort des pauvres en 1842, dans les Mystères de Paris, et même Victor Hugo, qui racontait en 1866 l'épopée émouvante des Misérables. Au contraire de ses devanciers, le grand romancier de la fin du siècle, Émile Zola, ne s'apitoie pas sur les miséreux et les ouvriers mais les dépeint comme des êtres irrémédiablement marqués par leur ascendance génétique.

NB : par maints aspects, cette rupture symbolique est assez comparable à celle de ce début du XXIe siècle ; la bourgeoisie des métropoles se détourne des ouvriers provinciaux et affecte une compassion empesée à l'égard des immigrés d'outre-mer pour mieux protéger ses privilèges de classe (accès aux grandes écoles, reproduction des élites...).

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F
quand il y a qq chose de nouveau dans l'art il y a souvent tout d'abord beaucoup de critiques
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M
Malheureusement. Bonne fin de semaine