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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 21 avril

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ça s'est passé un... 21 avril

1-) 21 avril 753 av. J.-C. : Fondation légendaire de Rome

Le 21 avril de l'an 753 avant JC est une date mémorable dans l'Histoire de l'Occident. Rome a été fondée ce jour-là par Rémus et Romulus, descendants du Troyen Énée et de Vénus. C'est du moins la légende qu'exposera plus tard le poète Virgile dansL'Énéide...(lire la suite ci-dessous)

21 avril 1545 : Pierre de Ronsard rencontre Cassandre au bal
 

Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi  François 1er, a 20 ans quand il rencontre le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien Bernard Salviatti, heureux propriétaire du château voisin de Talcy.

Née en 1531, la jeune fille a 14 ans et se prénomme Cassandre. Le jeune homme se prend d’amour pour elle mais ne peut rien en attendre car il est déjà tonsuré et ne peut se marier. Au demeurant, il est aussi passablement sourd.

Pierre de Ronsard (11 septembre 1524, château de la Possonnière - 28 décembre 1585
Prieuré de Saint-Cosme, Tours), portrait posthume, vers 1620, musée de BloisIl lui dédie le recueil Les Amours de Cassandre(paru en 1552) et son ode célèbre :
« Mignonne, allons voir si la rose 
Qui ce matin avait déclose 
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu cette vêprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil… »

Le poète, apprécié à la cour des Valois, se console de ses déboires amoureux en constituant deux ans plus tard, avec son ami Joachim du Bellay et quelques autres poètes, un cercle littéraire, la Pléiade dont l'objectif est de de promouvoir la langue française face à l'omnipotence du latin et de l’italien.

21 avril 1918 : Le « Baron rouge » abattu

Le 21 avril 1918 disparaissait au-dessus de la Somme le capitaine Manfred von Richthofen (26 ans), As des As de la Grande guerre (80 victoires confirmées). Surnommé le Baron rouge, ce pilote allemand égale par la bravoure ses homologues français, Georges Guynemer, René Fonck et Roland Nungesser.

2-) 21 avril 1961 : Putsch d'Alger
 

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, d'anciens généraux français tentent de soulever les militaires stationnés en Algérie et les Pieds-noirs dans un effort désespéré maintenir l'Algérie à l'intérieur de la République française. C'est le putsch d'Alger...(lire la suite ci-dessous

21 avril 753 av. J.-C. : Fondation légendaire de Rome
 

Le 21 avril de l'an 753 avant JC est une date mémorable dans l'Histoire de l'Occident. Rome a été fondée ce jour-là par Rémus et Romulus, descendants du Troyen Énée et de Vénus. C'est du moins la légende qu'exposera plus tard le poète Virgile dansL'Énéide...

Après quelques péripéties également légendaires comme l'enlèvement des Sabines et le viol de Lucrèce, la cité chasse son dernier roi, Tarquin le Superbe, et devient une République sénatoriale.

L'Histoire nous enseigne que la Ville éternelle est née sur le Tibre, à la limite méridionale de l'Étrurie, du regroupement de plusieurs villages établis sur trois collines : l'Esquilin, le Caelius et le Palatin (ou palatium, d'où nous vient le mot palais). Quatre autres collines sont plus tard adjointes à la ville : le Capitole, le Quirinal, le Viminal et l'Aventin. L'ensemble urbain prend alors le nom de Rumon (la « ville du fleuve »), d'où nous vient le nom actuel de Rome.

La cité doit surmonter maintes menaces, dont le siège de la ville par les gaulois dde Brennus. Après quoi le général et dictateur Camille (Marcus Furius Camillus) réorganise l'infanterie romaine en légions (4000 à 5000 hommes) subdivisées enmanipules (compagnies) et centuries (sections). Cette armée de soldats-paysans va conduire Rome à la conquête du monde méditerranéen...

 

La République romaine se définit comme une institution ayant à sa tête le Sénat et le peuple romain représenté par les Comices. Rien à voir avec un État territorial caractérisé par ses frontières ! C'est ce qui ressort des quatre lettres qui s'affichent partout avec fierté : SPQR, ce qui veut dire Senatus populusque romanus (Le Sénat et le peuple romain).

509 à 133 avant JC

Grandeur de la République romaine

République sénatoriale

Les institutions républicaines se stabilisent peu à peu au prix de nombreux conflits qui opposent la plèbe aux patriciens et à leurs clients. À la base, il y a toujours lesComices curiates qui votent les lois et élisent chaque année les magistrats.

Les magistrats qui supervisent le gouvernement de la cité, comme autrefois les rois, sont les praetores, plus tard appelés consuls. Au nombre de deux, ils sont élus seulement pour un an. Ils exercent le commandement de l'armée (l'imperium). Un préteur urbain les remplace lorsqu'ils doivent s'absenter de la cité.

Le Sénat républicain est composé d'anciens magistrats nommés à vie. Ses avis aux magistrats, les senatus-consulte, font autorité.

En 494 avant Jésus-Christ, les plébéiens, mécontents, font sécession d'avec les patriciens et se disposent à fonder une nouvelle ville sur l'Aventin ! Pour les amadouer, les patriciens leur accordent la création de deux postes de magistrats : les tribuns de la plèbe.

Obligatoirement issus de la plèbe et inviolables, les tribuns de la plèbe ont mission de défendre les intérêts de la plèbe contre les éventuels abus de l'aristocratie patricienne. Ils disposent d'un droit de veto qui leur permet de bloquer toute décision jugée hostile à la plèbe.

De 451 à 449 avant Jésus-Christ, dix anciens consuls - les Décemvirs - sont chargés de rédiger la «loi des XII tables». Celle-ci établit l'égalité civile entre patriciens et plébéiens.

Au fil des décennies, les riches plébéiens se rapprochent de l'égalité politique. Ils obtiennent que leur soient accessibles toutes les magistratures. Il advient même que sur les deux consuls élus chaque année, l'un d'eux doive obligatoirement être plébéien.

Les citoyens ne peuvent accéder à une magistrature sans avoir au préalable exercé la magistrature inférieure. C'est la carrière des honneurs (cursus honorum). Elle commence avec 1) les tribuns de la plèbe, qui peuvent s'opposer aux décisions des autres magistrats. Après viennent 2) les questeurs, en charge des finances, puis 3) les édiles, en charge des affaires municipales, 4) les préteurs, qui rendent la justice, 5) les deux consuls, qui dirigent le gouvernement et l'armée et peuvent, en cas de situation grave, nommer un dictateur pour six mois maximum. Enfin viennent 6) les censeurs, au nombre de deux, qui dénombrent les citoyens et surtout recrutent les nouveaux sénateurs.

Comme dans les autres cités du monde méditerranéen, notamment en Grèce, l'armée fait appel à des conscrits. Tous les hommes libres de 17 à 46 ans peuvent être mobilisés à l'exception des plus pauvres. L'armée romaine est surtout composée de fantassins regroupés en légions de 4.000 hommes.

La République à l'épreuve

Très tôt, la République doit combattre des voisins hostiles : les Étrusques eux-mêmes, les populations montagnardes, les autres Latins, sans parler de quelques peuples plus lointains comme les Gaulois ou Celtes dont un chef, Brennus, pille la ville vers 390 avant Jésus-Christ.

Les oies du Capitole
L'historien Tite-Live raconte dans sa volumineuse Histoire de Rome la guerre que livra sa ville aux Gaulois du nord de la péninsule italienne (la Gaule cisalpine) vers 390 avant JC.
La jeune république se remet avec peine d'une guerre de dix ans contre sa voisine, la cité étrusque de Véiès. Le général Camille (Marcus Furius Camillus), qui s'est emparé de Véiès en 396 avant JC, est accusé d'avoir détourné une partie du butin et choisit de s'exiler. C'est ce moment-là que choisit une troupe de Gaulois de la tribu des Sénons pour assaillir Rome. À leur tête un chef du nom de Brennus.
Après avoir écrasé l'armée romaine sur les bords de l'Allia, un affluent du Tibre, ils pénètrent dans la ville, la pillent et l'incendient. Les Romains doivent se replier sur la forteresse du Capitole. Des Gaulois tentent d'en escalader les murailles pendant la nuit mais les défenseurs sont prévenus à temps par les oies sacrées du temple de Junon, qu'ils ont eu la décence d'épargner malgré la disette !
Au bout de sept mois de siège, les Romains rendent malgré tout les armes et acceptent le tribut que leur impose Brennus, à savoir mille livres d'or. Au moment de la pesée, comme ils mettent en doute la régularité de l'opération, Brennus jette sa lourde épée sur le plateau des poids et lance : «Vae victis !». Les Romains ne pipent mot mais quelque temps plus tard, ils rappellent Camille et lui octroient le titre de dictateur...

Camille (Marcus Furius Camillus) réorganise l'infanterie romaine en légions (4000 à 5000 hommes) subdivisées en manipules (compagnies) et centuries (sections). Il vainc les Étrusques de Véiès et les Gaulois. Cela lui vaut d'être surnommé le «deuxième fondateur de Rome» (après Romulus).

Les épreuves forgent les qualités des soldats-paysans de Rome ! Après avoir soumis les Latins, les Étrusques et repoussé les Gaulois, les légions romaines doivent affronter les Samnites descendus des Abruzzes. Enfin, en 272 avant Jésus-Christ, les Romains s'emparent de Tarente, métropole de la Grande Grèce, un ensemble de colonies grecques prospères installées au sud de la péninsule italienne. Toute la péninsule est désormais soumise à Rome. Ce n'est pas encore un empire universel mais ça en prend le chemin.

Après la conquête de l'Italie, cette armée disciplinée et résolue va disputer à Carthage la Méditerranée occidentale. Ce sera le point de départ d'un empire à vocation universelle, unique en Occident par son étendue et son rayonnement. Les trois guerres puniques (d'après l'autre nom donné aux Carthaginois) vont témoigner de l'opiniâtreté des Romains et révéler leur vocation impérialiste.

2-) 21 avril 1961 : Putsch d'Alger

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, d'anciens généraux français tentent de soulever les militaires stationnés en Algérie et les Pieds-noirs dans un effort désespéré maintenir l'Algérie à l'intérieur de la République française. C'est le putsch d'Alger.

Un sauveur ?

Trois ans plus tôt, en mai 1958, le général Charles de Gaulle a été ramené au pouvoir à la faveur d'un vrai-faux coup d'Etat provoqué par ses fidèles, alliés pour la circonstance avec les partisans du maintien de l'Algérie dans la République française. Ces derniers s'inquiétaient du renoncement des dirigeants de la IVe République à cet objectif.

Personne à vrai dire ne connaît la conviction intime du général de Gaulle. Celui-ci, dans le passé, s'est montré favorable à la colonisation. Mais il est également conscient des nouvelles réalités qui rendent tout autant impossibles l'intégration de l'ensemble des musulmans algériens dans la communauté nationale et leur maintien dans un statut d'infériorité.

Le 6 juin, l'enthousiasme des pieds-noirs est à son comble quand ils entendent à Mostaganem le général de Gaulle : «Vive Mostaganem! Vive l'Algérie française ! Vive la République ! Vive la France !». Mais, dès l'automne, le doute s'installe.

Le 19 septembre 1958, le FLN indépendantiste constitue un Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) en vue d'offrir un interlocuteur compétent aux nouvelles autorités françaises.

Le 23 octobre 1958, le général de Gaulle promet une «paix des braves» à l'ennemi. L'avènement de la Ve République et lle référendum sur la Constitution, en décembre, vont de pair avec une première décolonisation, celle de la Guinée. Le 16 septembre 1959, dans une déclaration télévisée à grand retentissement, de Gaulle évoque pour la première fois le «droit des Algériens à l'autodétermination» !

Vers la négociation avec le FLN

Les militants de l'Algérie française qui ont porté le général de Gaulle au pouvoir commencent à ruer dans les brancards. Ils s'estiment trahis. Le général doit sévir. Le 23 janvier 1960, il limoge le général Massu. Les Pieds-noirs, dépités, s'insurgent à Alger au cours d'une meurtrière «Semaine des Barricades», du 24 janvier au 1er février. Le 5 février 1960, Jacques Soustelle, se considérant à son tour trahi, quitte le gouvernement.

Début mars 1960, au cours d'une «tournée des popotes» auprès des militaires d'Algérie, le président de Gaulle fait un pas de plus vers la décolonisation. Il annonce une «Algérie algérienne liée à la France». Dans le même temps, les unes après les autres, les colonies d'Afrique (Cameroun, Togo, Madagascar...) se voient accorder leur indépendance (tout en demeurant étroitement dépendantes de Paris, financièrement et politiquement).

Le 4 novembre 1960, le président de la République évoque pour la première fois une«République algérienne». Ainsi prépare-t-il peu à peu l'opinion française et algérienne à l'indépendance inéluctable des trois départements algériens... sans que les combats entre militaires français et indépendantistes du FLN s'interrompent pour autant.

Le 8 janvier 1961, le peuple français approuve par référendum le principe de l'autodétermination des Algériens de toutes conditions (75,25% de oui en métropole et 69,09% en Algérie, où les musulmans ont voté aux côtés des colons). Deux mois plus tard, le 30 mars 1961, le gouvernement annonce officiellement l'ouverture de pourparlers avec les représentants du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne).

Enfin, dans une conférence de presse, le 11 avril 1961, de Gaulle parle désormais de l'Algérie comme d'un «État souverain». Cette déclaration survient dans un climat de décolonisation hâtive. L'opinion publique, en métropole, a hâte d'en finir avec une guerre de sept ans où de nombreux jeunes gens ont déjà perdu leur vie ou leur honneur.

L'amertume des militaires

En Algérie, beaucoup d'Européens s'inquiètent de leur sort et ne croient pas à une coexistence possible avec la majorité musulmane dans le cadre d'un État souverain. Leur désespoir rejoint celui de nombreux militaires qui entrevoient un nouveau recul de la France après le lâchage de l'Indochine. Ils s'indignent d'avoir vaincu pour rien l'ennemi sur le terrain.

Le général d'aviation Maurice Challe (55 ans), qui fut nommé commandant en chef en Algérie par le président de Gaulle, à la place du général Raoul Salan, est à l'origine de cette victoire militaire incontestable sur le FLN incontestable avec, au bilan du «Plan Challe», du 6 février 1959 au 6 avril 1961 : 26.000 adversaires tués, 10.800 prisonniers, 20.800 armes récupérées.

Amer, le général a démissionné quelques mois plus tôt de son nouveau poste de commandement, à l'OTAN. Il est sollicité par un petit groupe de colonels en opération en Algérie, indignés par la tournure des événements. Ces militaires d'active, qui ont été défaits en Indochine, ne supportent pas de perdre l'Algérie sans avoir été, cette fois, battus.

Après la conférence de presse présidentielle du 11 avril 1961, Challe se décide à franchir le Rubicon. Il convainc l'ancien général d'aviation Edmond Jouhaud (55 ans) et le général d'artillerie André Zeller (63 ans) de le rejoindre dans une nouvelle«Révolution». Il s'agit de réitérer le coup du 13 mai 1958, cette fois contre le général de Gaulle.

Le 20 avril 1961, au soir, Challe reçoit discrètement à Alger le commandant Hélie Denoix de Saint Marc, chef par intérim du 1er régiment étranger de parachutistes (la Légion étrangère). Il l'invite à le rejoindre dans le complot organisé avec le général Edmond Jouhaud et également le général André Zeller.

C'est chose faite avec la prise de contrôle d'Alger par les parachutistes de Denoix de Saint Marc, dans la nuit du 21 au 22 avril.

Putsch d'opérette

À l'aube du samedi 22 avril, à 8h45, le général Challe s'exprime sur Radio-Alger :«Officiers, sous-officiers, gendarmes, marins, soldats et aviateurs : je suis à Alger avec les généraux Zeller et Jouhaud et en liaison avec le général Salan pour tenir notre serment : garder l'Algérie». La radio peut annoncer que «l'armée s'est assurée du contrôle du territoire algéro-saharien».

Tandis que les putschistes s'agitent à Alger, le général de Gaulle assiste à une représentation de Britannicus à la Comédie française en compagnie du président du Sénégal Léopold Senghor. Il feint de n'être au courant de rien mais, dans les faits, est informé minute après minute des événements.

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, le gouvernement fait arrêter à Paris les sympathisants des putschistes, qui avaient déjà été de longue date identifiés grâce aux bavardages entre militaires. Tout est fini à six heures du matin. On n'a à déplorer que quelques attentats au plastic, à Orly et à la gare de Lyon.

En Algérie même, Challe se contente d'arrêter les représentants du gouvernement. Il se refuse à armer les Pieds-noirs qui le soutiennent.

Il a la satisfaction d'être rejoint par le prestigieux général Raoul Salan (62 ans), qui a quitté son exil espagnol à la barbe des autorités et est arrivé à Alger le dimanche 23 avril. Raoul Salan est celui-là même qui, le 15 mai 1958, a fait acclamer le nom du général de Gaulle à Alger.

Les quatre généraux forment un «Conseil supérieur de l'Algérie». Mais ils n'arrivent pas à rallier les officiers de haut rang et se heurtent surtout à l'hostilité des jeunes appelés du contingent, indifférents pour la plupart à ces querelles sur l'avenir de l'Algérie.

Contre-attaque verbale

Charles de Gaulle laisse les généraux factieux s'enferrer, avec le secret dessein de dramatiser la situation pour resserrer les citoyens autour de lui et des nouvelles institutions de la Ve République, encore très fragiles.

Le dimanche soir 23 avril, il apparaît en uniforme à la télévision et lance des mots qui font mouche : «Un pouvoir insurrectionnel s'est installé en Algérie par unpronunciamiento militaire. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite... Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer la route de ces hommes-là... J'interdis à tout Français et d'abord à tout soldat d'exécuter aucun de leurs ordres...».

Question de vocabulaire
Le mot «quarteron» désigne habituellement un quart de pièce ou un enfant de blanc et mulâtre ; plus rarement, il est employé de façon ironique comme synonyme de quatuor, groupuscule ou petit groupe de personnes. Il s'est acquis une soudaine notoriété depuis que le général de Gaulle l'a employé sous ce sens.

Dans la nuit, le Premier ministre Michel Debré dramatise la situation, mais sans échapper au ridicule. «Dès que les sirènes retentiront, allez, à pied ou en voiture, convaincre ces soldats trompés de leur lourde erreur», lance-t-il à son tour à la télévision. Avec le concours efficace du préfet Maurice Papon, il laisse croire que les militaires factieux d'Algérie pourraient atterrir sur les aérodromes métropolitains. Des chars prennent position devant l'Assemblée nationale !

Le lendemain lundi, les syndicats organisent symboliquement une grève générale d'une heure qui est massivement suivie. C'en est fini de l'insurrection algéroise.

Le mardi 25 avril, le gouvernement reprend en main la radio d'Alger cependant qu'Hélie Denoix de Saint Marc et Maurice Challe se livrent aux autorités. Ils seront amnistiés cinq ans plus tard, en 1968, de même qu'André Zeller.

Les hommes du 1er REP, résignés, repartent à la guerre en chantant : «Non, je ne regrette rien...» Quant aux généraux Salan et Jouhaud, ils rentrent dans la clandestinité et prennent la tête de l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), créée à Madrid deux mois plus tôt.

Pendant le putsch d'Alger, les négociations secrètes engagées entre le gouvernement français et les représentants du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) ne se sont pas interrompues, d'abord à Melun, en juin 1960, puis à Evian...

Le 19 mars 1962, à midi, prend officiellement effet un cessez-le-feu qui met fin à huit ans de guerre en Algérie.

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