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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Albert Londres nous a quitté le 16 mai 1932

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Albert Londres nous a quitté le 16 mai 1932
Albert Londres nous a quitté le 16 mai 1932
Albert Londres nous a quitté le 16 mai 1932

Né le: 1er novembre 1884 à Vichy -

Décédé le: 16 mai 1932 à Djibouti

Le journaliste Albert Londres se fait connaître par un reportage sur le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands, dans un article du Matin, le 21 septembre 1914 :« C'était la moins abîmée de France. Rien que pour elle on se serait fait catholique... ».

Sa notoriété grandit avec ses reportages sur le bagne de Cayenne ou encore les« forçats du Tour de France ». Il périt dans l'incendie du paquebot Georges Philippar au large de Djibouti, alors qu'il revient d'une longue enquête sur les trafics d'armes et d'opium en Chine.

Dès l'annonce de sa mort, sa fille crée en son honneur le prix Albert-Londres, destiné à récompenser chaque année un journaliste français de moins de 40 ans.

Albert Londres a résumé son métier dans la formule :

« Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »

Cette maxime d’Albert Londres résume l’idéal de ce professionnel de l’information qui reste une référence pour de nombreux journalistes français.

Albert Londres naît le premier novembre 1884 à Vichy. Il était le fils de Jean-Marie Londres, chaudronnier, d'origine gasconne, et de Florimonde Baratier, d'une famille bourbonnaise. Son père était le fils d'un colporteur, parti de Labarthe-Rivière (Haute-Garonne), bourgade de Comminges ; après la mort de ce dernier, sa veuve était venue s'établir à Vichy avec ses trois enfants. Le patronyme de Londres aurait d'abord été Loundrès, terme gascon désignant des zones humides ou marécages, puis Londrès.

Après le lycée, il part à Lyon en 1901 pour travailler en tant que comptable, puis décide de se rendre à Paris en 1903. Il y publie son premier recueil de poèmes en 1904. Outre Suivant les heures (1904), René Varennes signale les recueils ultérieurs de L’âme qui vibre (1905-1907),LointaineLa Marche à l’étoile (1908-1910), ainsi qu’une pièce de théâtre en cinq actes et en vers : Gambetta , qui ne fut cependant jamais jouée.

Je m’enfermerai dans ma noble tour.
Cloîtré je ferai d’ardentes prières
Pour que l’amitié n’ait plus de frontières.
      
Et j’attendrai là le lever du jour
Où pas un n’aura de droit sur ses frères.
[Extrait de 175 Poètes bourbonnais, page 449, anthologie de René Varennes]

Il écrit occasionnellement des articles pour des journaux de sa région, avant de devenir correspondant parisien du journal lyonnais Le Salut Public. Cette même année naît sa fille Florise. Sa compagne, Marcelle Laforest décède un an plus tard.

En 1906, il commence sa carrière de journaliste parlementaire au Matin. Il est chargé d'écouter ce qui se dit dans les couloirs du Palais Bourbon, de le rapporter mais il ne signe pas encore ses articles. Lorsque la Première Guerre mondiale est déclarée en 1914, Albert Londres, réformé en raison de sa santé précaire et d'une faible constitution, devient correspondant militaire pour le journal au ministère de la GuerreCorrespondant de guerre par la suite, il est envoyé à Reims lors du bombardement de la ville, aux côtés du photographe Moreau. Le premier grand article de cet observateur narre l'incendie de la cathédrale le 19 septembre 1914 ; il sera publié deux jours après.

Albert Londres nous a quitté le 16 mai 1932Albert Londres nous a quitté le 16 mai 1932

 

Albert Londres désire partir en Orient mais la rédaction du Matin refuse. Commencent alors les reportages à l'étranger pour un autre quotidien, l'un des plus lus en France : Le Petit Journal. En 1915, il se rend au sud-est de l'Europe et raconte les combats en Serbie, en Grèce, en Turquie ou encore en Albanie. Errant sur les fronts, il voit, regarde et transmet. À son retour, il couvre la fin de la guerre en France. En 1919, pour ses reportages sur l'Italie, Albert Londres est licencié du Petit Journal sur ordre direct de Clemenceau. Faisant son métier, il rapporte que « les Italiens sont très mécontents des conditions de paix concoctées par Clemenceau, Lloyd George et Wilson. ».

Il travaille désormais pour le journal illustré Excelsior, « quotidien populaire de qualité » qui vient le chercher. En 1920, le journaliste réussit à entrer en Russie soviétique, décrit le régime bolchevik naissant, peint les portraits de Lénine et de Léon Trotski et raconte les souffrances du peuple russe.

Il n'est pas à l'aise. « Albert Londres est abasourdi. Écœuré par ce qu'il découvre. Ce n'est pas de la propagande bourgeoise. Cela relève du bourrage de crâne martelé par des feuilles stipendiées. »

En 1922, il se rend en Asie. Il raconte le quotidien du Japon et la folie de la Chine (La Chine en folie). Il relate aussi les actions de Nehru, de Gandhi et de Tagore en Inde. Dès 1923, sa notoriété ne cesse de grandir et ses reportages commencent à être publiés sous forme de livres par les éditions Albin Michel, au travers d'Henri Béraud, autre grand reporter désormais directeur littéraire du Petit Parisien.

Albert Londres écrit désormais pour ce journal et entreprend de nouvelles investigations en France.

En 1923, il se rend en Guyane où il visite le bagne aux Îles du Salut, à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni. Décrivant les horreurs de ce qu'il voit, son reportage suscite de vives réactions dans l'opinion mais aussi au sein des autorités.

« Il faut dire que nous nous trompons en France. Quand quelqu'un – de notre connaissance parfois – est envoyé aux travaux forcés, on dit : il va à Cayenne. Le bagne n'est plus à Cayenne, mais à Saint-Laurent-du-Maroni d'abord et aux îles du Salut ensuite. Je demande, en passant, que l'on débaptise ces îles. Ce n'est pas le salut, là-bas, mais le châtiment. La loi nous permet de couper la tête des assassins, non de nous la payer. Cayenne est bien cependant la capitale du bagne. (...) Enfin, me voici au camp ; là, c'est le bagne. Le bagne n'est pas une machine à châtiment bien définie, réglée, invariable. C'est une usine à malheur qui travaille sans plan ni matrice. On y chercherait vainement le gabarit qui sert à façonner le forçat. Elle les broie, c'est tout, et les morceaux vont où ils peuvent. »

— Au bagne (1923)

Et le récit se poursuit :

« On me conduisit dans les locaux. D'abord je fis un pas en arrière. C'est la nouveauté du fait qui me suffoquait. Je n'avais encore jamais vu d'hommes en cage par cinquantaine. ] Ils se préparaient pour leur nuit. Cela grouillait dans le local. De cinq heures du soir à cinq heures du matin ils sont libres – dans leur cage. »

Albert Londres dénonce aussi un fait que l'on ignore souvent : le « doublage ». « Quand un homme est condamné de cinq à sept ans de travaux forcés, cette peine achevée, il doit rester un même nombre d'années en Guyane. S'il est condamné à plus de sept ans, c'est la résidence perpétuelle. Combien de jurés savent cela ? Le bagne commence à la libération. Tant qu'ils sont en cours de peine, on les nourrit (mal), on les couche (mal), on les habille (mal). Brillant minimum quand on regarde la suite. Leurs cinq ou sept ans achevés, on les met à la porte du camp. ». Nous pouvons imaginer la suite.

Son livre est une galerie de portraits : Hespel, Bel-Ami, Ullmo, Duez, Eugène DieudonnéRoussenq, Marcheras... les bagnards sont des hommes ! – même si dans ce lieu, ils tendent à devenir des animaux.

En 1924, il poursuit ses enquêtes sur les travaux forcés et se rend en Afrique du Nord où des bagnes militaires accueillent les condamnés des conseils de guerre qui n'en finissent pas d'expier leur très grande faute (publication de Dante n'avait rien vu).

Il s'intéresse ensuite au Tour de France et dénonce l'impitoyable et intolérable exigence physique réclamée aux cyclistes dans ce « tour de souffrance », ainsi que la bêtise du règlement (Les Forçats de la route et Tour de France, tour de souffrance)

Il se rend ensuite dans les asiles psychiatriques, y dénonce les mauvais traitements ou les carences alimentaires et sanitaires et rappelle que « notre devoir n'est pas de nous débarrasser du fou, mais de débarrasser le fou de sa folie. » (Chez les fous).

Il s'intéresse au sort des Françaises conduites en Argentine pour y être prostituées. Son récit paraît en 1927 sous le titre Le chemin de Buenos Aires (La Traite des Blanches) aux éditions Albin Michel. Il démonte les arguments des bien-pensants et souligne la responsabilité collective dans un trafic qui fleurit sur la misère des femmes.

À l'automne 1927, Albert Londres s'engage dans une campagne en faveur de la réhabilitation du forçat évadé Eugène Dieudonné. Ancien membre présumé de la bande à Bonnot, Dieudonné avait été injustement condamné à mort puis aux travaux forcés à perpétuité pour tentative d’assassinat. La campagne de presse menée par Londres dans les colonnes du Petit Parisien porte ses fruits : Dieudonné obtient la grâce puis revient en France, aux côtés du reporter, le 28 octobre 1927. De cet épisode médiatique sera tiré un reportage publié aux Éditions de France en 1928. D'abord intitulé L'homme qui s'évada, il est réédité en 1932 sous le titre de Adieu Cayenne ! Nouvelle version de L'Homme qui s'évada.

En 1928, toujours pour Le Petit Parisien, il voyage du Sénégal au Congo et découvre que la construction des voies ferrées ou les intolérables exploitations forestières provoquent un nombre effroyable de morts parmi les travailleurs africains. « Ce sont les nègres des nègres. Les maîtres n'ont plus le droit de les vendre. Ils les échangent. Surtout ils leur font faire des fils. L'esclave ne s'achète plus, il se reproduit. C'est la couveuse à domicile. » Il conclut en s'insurgeant contre la colonisation, responsable de ces crimes (Terre d'ébène).

En 1929, alors que l'antisémitisme est très présent en Europe, il se rend en Palestine. Il rencontre la communauté juive et tombe face à un peuple exclu. Il se prononce alors pour la création d'un État israélien mais doute sérieusement d'une possible entente entre Juifs et Arabes. « Le déséquilibre démographique laisse présager des jours sombres : 700 000 Arabes contre 150 000 Juifs. » (Le Juif errant est arrivé).

Incendie du « Georges Philippar »

Dans la nuit du 15 au 16 mai 1932, un incendie se déclare à bord du paquebot« Georges Philippar » alors qu'il vogue au large de Djibouti, en provenance de la Chine et en direction de Marseille. Plusieurs navires se précipitent vers le lieu du sinistre.

Malgré cela, 67 passagers périssent, asphyxiés dans leur cabine ou noyés. Parmi eux, le grand reporter  Albert Londres (48 ans), qui revenait d'une longue enquête sur les trafics d'armes et d'opium en Chine...

Enfin, dans son ouvrage Paquebots vers l'Orient, Philippe Ramona relate le témoignage du mécanicien de bord Sadorge, apercevant un passager qui tente d'échapper aux fumées de sa cabine en passant par un hublot. Sadorge lui descend un tuyau d'arrosage, mais l'homme, paniqué, s'en saisit avant que Sadorge ait le temps d'assurer le tuyau qui se déroule, précipitant l'homme dans la mer. La description physique faite par le mécanicien, correspond trait pour trait à celle de Londres, qui serait donc mort noyé, à l'instar de nombreux autres passagers.

Il meurt dans l'incendie du Georges Philippar, le bateau qui le ramenait de Chine en France. Il semblait avoir découvert un grand scandale : « Il est question d'armes, de drogue, d'immixtion bolchévique dans les affaires chinoises », rapporte la biographie écrite par Pierre Assouline. Mais son reportage brûle également dans l'incendie. Le doute plane alors sur cet incendie : accident ou attentat ? Toujours est-il que les personnes auxquelles il a confié le contenu de sa découverte – le couple Lang-Willar, qui voyage également sur leGeorges Philippar –, à peine rescapés, sont pris en charge à Brindisi par un pilote, Marcel Goulette, engagé par un grand quotidien, avec pour mission de les ramener à Paris le plus vite possible. Tous meurent à leur tour dans l'écrasement sur les Apennins de l'avion de Goulette.

Lors de sa construction dans les Chantiers de Saint-Nazaire, le Georges Philippar avait déjà échappé à deux départs de feu dus à des problèmes sur le circuit électrique. Lors de son voyage aller, les électriciens du bord n'ont cessé d'être sollicités pour traiter des courts-circuits, neutraliser des réseaux électriques victimes d'échauffements de câbles dangereux. Des câbles de secours ont même dû être achetés lors des escales techniques. Le Bureau Veritas avait ordonné, avant le départ, le déplacement du tableau électriquegénéral, le jugeant insuffisamment protégé.

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