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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 9 mai

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ça s'est passé un... 9 mai

* 1 -) 9 mai 1769 : La France soumet la Corse

Le 9 mai 1769, la bataille de Ponte-Novo livre la Corse à la France (certaines sources datent la bataille du 8 mai 1769) et met fin à une « Guerre de quarante ans ». Le chef de l'insurrection, Pasquale Paoli, s'embarque pour l'exil...la suite *1-)

*2 - )9 mai 1927 : Disparition de Nungesser et Coli

Le 9 mai 1927, les Français apprennent avec consternation la disparition en mer des aviateurs Nungesser et Coli dans leur tentative d'effectuer la première traversée de l'Atlantique Nord sans escale...la suite *2- )

*3 - )9 mai 1950 : La Communauté européenne du charbon et de l'acier

Le 9 mai 1950, le ministre français Robert Schuman présente le plan qui portera son nom et annonce la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA)...

* 1 -) 9 mai 1769 : La France soumet la Corse

Le 9 mai 1769, au terme d'une bataille de plusieurs jours, les indépendantistes corses sont défaits par l'armée française à Ponte-Novo (ou Pontenuovo, le pont neuf).

Monument commémoratif de la bataille de Pontenovo (photo : André Larané, Herodote.net, 2014)La bataille se déroule près d'un ancien pont génois qui franchit le fleuve du Golo, sur la route de Corte à Bastia.

Elle met aux prises plusieurs dizaines de milliers de combattants. Les Corses laissent sur le terrain 4324 morts et plus de 6000 blessés.

C'en est fini d'une «Guerre de quarante ans» qui a mis aux prises le peuple corse avec la République de Gênes puis le roi de France.

Le chef de l'insurrection corse, Pasquale Paoli, gagne la côte et s'embarque sur un navire à destination de Livourne, en Italie, avec 300 fidèles.

Parmi les partisans qui l'accompagnent jusqu'à la côte figure son aide de camp, un avocat d'Ajaccio du nom de Carlo - Charles - Buonaparte.

Sa jeune épouse, Laetitia (18 ans) est enceinte de sept mois. Après une fuite dans la montagne corse, elle donne le jour à un petit  Napoléon. 

Soumission 

Les Français établissent en Corse un Conseil supérieur... comme dans leurs colonies des Antilles. Le gouvernement de l'île est confié au comte Louis de Marbeuf. Il invite les nobles à faire enregistrer leurs quartiers de noblesse. Seules 86 familles se résolvent à cette démarche. Parmi elles figure la famille Buonaparte, issue de colons génois installés dans le port d'Ajaccio.

Cette circonstance - et plus encore les «excellentes relations» qu'entretient la belle Laetitia (ou Letizia) Buonaparte avec le gouverneur de Marbeuf - vont permettre au jeune Napoléon d'obtenir plus tard une bourse pour entrer dans une école militaire réservée à la noblesse.

Le Ponte Novo (ou Pontenuovo) sur le Golo (Corse), photo : André Larané, Herodote.net, 2014
Sédition

Au début de la Révolution française, Pasquale Paoli revient en Corse sous les acclamations pour gouverner celle-ci au nom de l'Assemblée Législative avec le titre de lieutenant-général et présider le nouveau département.

Mais bientôt déçu par les députés jacobins de la Convention qui tentent de l'arrêter en 1793, il soulève à nouveau l'île contre les Français et livre la Corse aux Anglais.

Il appartiendra au général Napoléon Bonaparte d'organiser la reconquête de l'île à partir de 1796. Sous le Premier Empire, la pacification sera confiée au général Morand. Elle prendra un tour extrêmement brutal, ternissant à jamais l'image que gardent les Corses de Napoléon, leur plus illustre compatriote.

Il faudra attendre 1975 et le drame d'Aléria pour que soit à nouveau ensanglanté le lien qui relie l'île de Beauté à la France.

*2 - )9 mai 1927 : Disparition de Nungesser et Coli

 

Héros populaire et malheureux

Le retentissement médiatique du drame tient à la personnalité hors normes de Charles Nungesser (35 ans). As de la Grande Guerre avec 43 victoires à son actif, il a été blessé et a plusieurs fois frôlé la mort. 

Affronté un jour à un avion allemand plus performant que le sien, Nungesser, résigné, atterrit pour ne pas être abattu en vol. Mais son adversaire, ayant reconnu son écusson, renonce à le mitrailler et se contente de le survoler en le saluant...

Après la guerre, le héros s'installe dans un  hôtel particulier du rond-point des Champs-Élysées, mène grande vie, reçoit une Rolls-Royce du Prince de Galles... Il fait la connaissance d'une jeune milliardaire américaine, Consuelo, dont il tombe amoureux et qu'il épouse en 1923. Entre temps, il fonde à Orly une école de pilotage mais ne tarde pas à faire faillite et se ruiner.

Il rebondit et devient aux États-Unis une grande figure du show-business. Lui-même devient acteur et joue son propre rôle. Mais il ne tarde pas à connaître de nouveaux revers. Aux États-Unis, son étoile pâlit. Pire que tout, sa chère Consuelo demande et obtient le divorce. 

Nungesser répond alors à une offre de 25.000 dollars à qui traversera pour la première fois l'Atlantique Nord en avion...

Une tentative médiatique

Annonce prématurée du succès des aviateurs Nungesser et Coli dans La PresseLe héros s'associe à François Coli, un autre pilote de guerre issu de la marine marchande, qui a réussi en 1919 la double traversée de la Méditerranée. Après avoir essuyé plusieurs refus du constructeur Levasseur, les deux hommes obtiennent enfin la livraison d'un avion sur mesure. 

Après une préparation de plusieurs semaines, ils décollent le 8 mai 1927 du Bourget à bord de leur biplan Levasseur, baptisé «L'Oiseau blanc» en souvenir d'un chef indien.

L'avion est signalé aux abords de Terre-Neuve et, sur la fois d'une fausse dépêche, un journal parisien du soir, La Presse, se hasarde à annoncer leur arrivée à New York. Mais c'est en vain que l'on guette les deux aviateurs. À Paris, les badauds, scandalisés, saccagent les locaux de La Presse.

Dans les années 1930, on a retrouvé dans l'État du Maine, non loin de New York, des débris et un moteur d'avion du même modèle que celui de «L'Oiseau blanc». Certains en ont conclu que les deux malheureux avaient malgré tout réussi leur pari.

D'autres pensent que l'avion aurait pu s'écraser sur une plage des rives du Bas Saint-Laurent.

«L'Oiseau blanc»

L'Oiseau Blanc de Nungesser et Coli

L'Oiseau Blanc de Charles Nungesser et François Coli est une une extrapolation du Levasseur PL4, un triplace d'observation de la marine nationale. Le voici ci-dessus peu avant son vol fatal du 8-9 mai 1927.
Envergure : 14.60 m

Longueur : 9,75 m

Hauteur : 3,89 m

Surface portante : 61 m²

Masse à vide : 1905 kg

Masse totale : 5030 kg

Motorisation : 1 Lorraine 12Ed de 450 ch

Le héros de l'Amérique

   Le jeune Américain Charles Lindbergh (25 ans) relève sans attendre le défi de Nungesser et Coli.

Le 21 mai 1927, soit quelques jours après les deux Français, il réussit la traversée dans l'autre sens. Lindbergh franchit l'Atlantique, de New York au Bourget, en volant seul et sans radio, uniquement aux instruments, à bord d'un monoplan Ryan, le «Spirit of Saint Louis». Il parcourt 6300 km à la vitesse de croisière de... 180 km.

ça s'est passé un... 9 mai

Le Jour de l'Europe
Le plan Schuman marque la naissance du projet d'Union Européenne. C'est pourquoi le 9 Mai est devenu le Jour de l'Europe.

*3 - )9 mai 1950 : La Communauté européenne du charbon et de l'acier

Le 9 mai 1950,  Robert shuman, ministre français des Affaires étrangères, lance l'idée d'une Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA). Il amorce ainsi le rapprochement franco-allemand et l'Union européenne, cinq ans seulement après la Seconde Guerre mondiale.

 

Une surprise de taille

Jean Monnet et Robert Schuman le 9 mai 1950Le plan Schuman a été mis au point par  Jean Monnet, Commissaire général au Plan.

Autodidacte et négociant de terrain, visionnaire inspiré, Monnet veut fonder une première institution européenne sur des réalisations solides et non des principes abstraits. Il propose un organisme qui sera chargé de superviser et de répartir la production de charbon et d'acier. Le choix est judicieux car le charbon et l'acier sont à cette époque les deux piliers de l'économie.

En plaçant la sidérurgie allemande, la plus puissante d'Europe, sous une tutelle commune, le plan neutralise les préventions des autres Européens à son égard. Il permet aussi à la France de renoncer à la région frontalière de Sarre.

Jean Monnet et son équipe disposent du soutien enthousiaste de quelques hommes d'État : Robert Schuman, l'Italien Alcide de Gasperi et l'Allemand Konrad Adenauer, chancelier démocrate-chrétien de la toute jeune République Fédérale Allemande.

Des clivages durables

Le 9 mai, Robert Schuman prend de court la plupart des dirigeants occidentaux en présentant le projet de CECA devant les journalistes réunis au quai d'Orsay. L'opinion publique européenne se montre dans l'ensemble favorable au plan Schuman, voire enthousiaste. Elle y voit une promesse de paix et de prospérité. 

Les appareils politiques sont quant à eux divisés et pour certains hostiles. En France, les chrétiens-démocrates du MRP et les socialistes de la SFIO se rallient avec enthousiasme au projet, tandis que les communistes et les gaullistes mettent toute leur énergie à le dénoncer. La Grande-Bretagne s'y oppose parce qu'elle craint d'être marginalisée tandis que le président américain Truman l'approuve avec chaleur. Il y voit un utile renfort contre la menace soviétique en pleine guerre froide.

Dans l'année précédente, les Occidentaux ont dû surmonter le blocus de Berlin mais ce fut au prix de la division de l'Allemagne en deux Etats rivaux;  les Soviétiques se sont par ailleurs dotés de la bombe atomique tandis que leurs alliés chinois ont pris le pouvoir à Pékin ; la Corée du sud vit sous la menace d' une Invasion, qui surviendra le mois suivant.

Aux États-Unis, le sénateur Joseph MacCarthy s'est lancé dans une une croisade anticommunisre. La situation internationale est plus que jamais tendue et le monde vit dans la crainte d'une troisième guerre mondiale qui mettrait aux prises les deux grands vainqueurs de la précédente, à coup de bombes nucléaires.

Habilement, Jean Monnet et Robert Schuman évitent de situer le projet européen dans ce différend entre le camp anglo-saxon et le camp soviétique afin de ne pas trop froisser les sympathisants communistes ou gaullistes, soit la moitié des citoyens français. Ils préfèrent souligner que l'Allemagne de l'Ouest, une fois engagée dans la CECA, n'aura plus ni l'envie ni la possibilité de relancer la guerre contre ses voisins, une hypothèse à vrai dire tout à fait invraisemblable...

Il n'empêche qu'à la suite de Jean Monnet et Robert Schuman, journalistes et hommes politiques reprendront régulièrement cette antienne d'un projet européen destiné à prévenir le retour des conflits au sein même de l'Europe.

Vers l'Union européenne

La CECA commence son activité en 1951, avec l'Allemagne, la France, l'Italie, le Benelux mais sans le Royaume-Uni. Le 10 août 1952, Jean Monnet prend la présidence de la Haute Autorité de la nouvelle institution, à Luxembourg.

Pourtant, la construction européenne va connaître un échec majeur juste après le succès de la CECA...

La guerre de Corée ravive la menace d'une invasion de l'Europe par les Soviétiques. Les six pays de la CECA envisagent alors une Communauté Européenne de Défense (CED) avec 40 divisions sous le même uniforme. Elle impliquerait de réarmer l'Allemagne et fournirait un renfort bienvenu à l'OTAN. L'Assemblée nationale française ne votera jamais ce traité de défense commune, à cause de l'opposition résolue des communistes et des gaullistes.

Après cet échec, les partenaires de la CECA reviennent à plus de mesure et signent à Rome, le 25 mars 1957, le traité d'où est issue l'actuelle Union européenne.


    

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