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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 1er juin

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ça s'est passé un... 1er juin

1- 1er juin 195 av. J.-C. : Mort du premier empereur Han

2 - 1er juin 1794 : Le Vengeur livre son dernier combat

3 - 1er juin 1879 : Mort tragique du Prince impérial

1 - 1er juin 195 av. J.-C. : Mort du premier empereur Han
 

Le 1er juin de l'an 195 avant notre ère, l'empereur Gaozu, de son vrai nom Liu Bang (ou Lieou Pang) meurt dans son palais de Tch'ang-ngan (aujourd'hui Xi'an), à 52 ans. Il est le fondateur de la prestigieuse dynastie chinoise des Han.

La fin piteuse de la dynastie Qin

Meneur d'hommes, aimant l'alcool et les femmes, ce fils de paysan devient officier de police dans une circonscription rurale, sous le règne du Premier Empereur.

Après la mort de celui-ci, le voilà en charge de convoyer une colonne de prisonniers. Se payant d'audace, il libère ceux-ci et se met à leur tête. Aspergeant de sang son tambour, il prend le rouge pour emblème et, très vite, avec son armée improvisée, se taille un fief dans sa région natale.

Il se met sous les ordres d'un prince de l'ancienne aristocratie, Xiang Yu, aussi brutal et retors que lui est généreux et habile. Les deux associés volent de victoire en victoire et atteignent en février 206 la capitale impériale, Xianyang.

Le pâle héritier du Premier Empereur, un dénommé Zi Yin, leur fait sa soumission et Xiang Yu s'empresse de le faire exécuter ainsi que tout son entourage. Ses soldats mettent à sac la capitale, y compris la riche bibliothèque du Premier Empereur. Le mausolée de celui-ci est également profané !

Le retour à l'unité

Xiang Yu et Liu Bang s'octroient chacun une principauté mais très vite en viennent à s'affronter. Leur guerre va durer cinq longues années. Liu Bang a pris soin d'occuper la haute vallée de la Wei, berceau de la précédente dynastie. Il en fortifie les cols d'accès, bénéficiant ainsi d'un refuge inexpugnable. Il s'attache partout les populations par son humanité, à la différence de son rival qui sème partout la désolation.

Un bouillon fraternel
L'historien René Grousset rapporte, entre autres anecdotes, que Xiang Yu s'est emparé du père de Liu Bang. Il menace celui-ci, s'il ne se soumet pas, de le mettre à bouillir et d'en boire le bouillon, selon une sympathique coutume héritée de la Chine féodale !
À cette menace, Liu Bang répond sans se démonter que « Xiang Yu et lui sont deux anciens frères d'armes et, à ce titre, son père est devenu le sien ; s'il veut absolument le faire bouillir, qu'il ne manque pas de lui réserver une tasse de bouillon ! » Décontenancé, Xiang Yu élargit son prisonnier.

Acculé malgré d'ultimes prouesses guerrières, Xiang Yu se tranche la gorge.

Liu Bang, le fils de paysan, se retrouve en moins de cinq ans sans rival. Empereur ! Il restaure l'oeuvre de Qin Shi Huangdi et rétablit l'ordre dans le pays. Mais à la différence de son illustre prédécesseur, il redouble d'habileté dans le maniement des hommes. Ainsi ménage-t-il les lettrés confucéens, sans leur épargner ses sarcasmes. Il récompense aussi les chefs qui l'ont aidé à prendre le pouvoir en leur octroyant des fiefs mais les leur enlève sous un prétexte ou un autre de sorte que les guerriers se transforment en inoffensive noblesse de cour.

Gaozu érige une nouvelle capitale impériale à une quinzaine de kilomètres de l'ancienne Xianyang, à Chang'an, et poursuit la guerre contre les ennemis de l'extérieur, notamment les Huns. En 200 av. J.-C., comme il est cerné par ceux-ci, il fait envoyer à leur roi le portrait d'une beauté chinoise. Séduit, le barbare laisse l'empereur se retirer et, deux ans plus tard, reçoit en guise de cadeau l'une des plus jolies filles de son harem, « perdrix chinoise » livrée à l'« oiseau sauvage du nord » !

Comme l'empereur tient les médecins en aussi peu d'estime que les lettrés, il néglige de faire soigner une blessure de guerre. Cela lui vaut de mourir prématurément à 52 ans.

Une dynastie prestigieuse entre toutes

Gaozu et ses descendants vont se succéder sur le trône chinois presque sans interruption pendant quatre siècles, jusqu'en 220 après JC. Le plus prestigieux de ces souverains est Wudi, dont le long règne s'étire de 140 à 87 av. J.-C.

Leur dynastie est connue sous le nom de Han. Les Chinois lui conservent une reconnaissance éternelle et continuent de s'en réclamer. Aujourd'hui encore, ils se dénomment officiellement « fils des Han » ou tout simplement « Han ».

Remarquable parallèle : à la même époque que les Han, dans le bassin méditerranéen, une république de soldats laboureurs, Rome, abattait une oligarchie commerçante, Carthage, et fondait un empire dont se réclament encore les Européens.

2 - 1er juin 1794 : Le Vengeur livre son dernier combat

Le 1er juin 1794, au plus fort de la Révolution, une escadre française livre un combat désespéré à la flotte anglaise, au large de Brest.

Une marine mal en point

Depuis la chute de la monarchie, l'ancienne marine royale souffre d'un grave délabrement matériel. Les officiers qui n'ont pas émigré ont pour la plupart perdu toute compétence et les équipages ne connaissent plus de discipline.

L'amiral Louis Thomas Villaret de Joyeuse, qui commande l'escadre de Brest, ne dispose que de 23 vaisseaux et 16 frégates, avec des équipages et des officiers de très médiocre valeur.

Il figure parmi les rares officiers de qualité de l'Ancien Régime qui se sont mis au service de la Révolution. Il s'est illustré sous les ordres du bailli de Suffren.

En ce jour fatidique du 13 prairial An II (selon le calendrier révolutionnaire), il doit assurer le passage d'un gigantesque convoi de 170 vaisseaux chargés de blé en provenance d'Amérique. La cargaison est attendue avec impatience en France pour soulager la disette qui menace...

Construction d'une légende

Les 33 vaisseaux anglais de l'amiral Howe, bien équipés et bien commandés, mettent hors de combat la moitié de l'escadre française et 5.000 hommes. Ce succès reste connu en Angleterre sous le nom de «The glorious First of June» !

Néanmoins, le convoi qui amenait du blé d'Amérique réussit à se réfugier dans le port. La Révolution est une nouvelle fois sauvée de justesse.

Les premiers rapports expédiés aux députés de la Convention font état de la perte d'un navire, le Vengeur, qui aurait coulé avec tout son équipage criant à pleine gorge :«Vive la Patrie, vive la République». Les Conventionnels s'enflamment. Le poète André Chénier écrit des vers dithyrambiques :

«Lève-toi, sors des mers profondes,
Cadavre fumant du Vengeur
Toi qui vis le Français vainqueur
Des Anglais, des feux et des ondes...,»

Dans les faits, l'équipage du navire a été secouru par l'ennemi et près de 400 marins et officiers seront libérés quelques mois plus tard. Cela ne changera rien à la légende
.

La véritable fin du Vengeur
Au cours du combat, le Vengeur perd deux mâts, un tiers de son équipage et finit par embarquer l'eau de mer par les sabords de sa batterie basse dont les mantelets ont été arrachés lors de son violent contact avec le HMS Brunswick. Le capitaine Jean-François Renaudin le juge perdu et se rend.
Trois navires anglais envoient des chaloupes : l'Alfred (Capt John Bazely) recueille une centaine de marins ; le cotre Rattler (Lt John Winne), une quarantaine et le Culloden(Capt Isaac Schomberg), 127. Les blessés sont abandonnés sur le Vengeur et des marins refusent de le quitter, par patriotisme ou parce qu'ils espèrent être secourus par des navires français et éviter la captivité.
Le capitaine Renaudin embarque sur le Culloden. Le capitaine Schomberg le fait conduire dans la Grande Chambre et lui fait servir une collation. Rien de scandaleux à cela : les officiers des deux camps se respectaient mutuellement et il n'était pas rare que le vaincu demande à son vainqueur une attestation comme quoi il s'était battu avec courage et que seul l'état de son navire l'avait obligé à la reddition, ceci pour se dédouaner plus tard devant une Cour martiale. Il est toutefois choquant que Renaudin ait abandonné son navire encore à flot et se soit attablé tandis qu'une partie de son équipage était encore en péril. Le nom de Renaudin est encore gravé sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile (Paris).

3 - 1er juin 1879 : Mort tragique du Prince impérial

Le 1er juin 1879, le Prince impérial(23 ans), fils unique de l'empereur déchu Napoléon III, meurt en Afrique australe, en combattant les Zoulous.

Il est le fils unique de l'ex-empereur Napoléon III et de sa femme, née Eugénie de Montijo.

Bonheur interrompu

Né le 16 mars 1856, pendant que triomphe son père au Congrès de Paris qui met fin à la guerre de Crimée, le Prince devient le garant de la pérennité de l'Empire français. Acclamé à sa naissance, «Loulou», comme le surnomme affectueusement sa mère, passe une jeunesse heureuse.

Mais après la chute de l'Empire, en 1870, il doit suivre sa famille en Angleterre à Camden Place, près de Chislehurst, dans le Kent. Il poursuit de brillantes études à l'Académie militaire de Woolwich d'où il sortira septième en qualité de lieutenant.

A la mort de son père, le 8 janvier 1873, il devient un symbole pour le parti bonapartiste en France, «L'Appel du Peuple». Pendant plusieurs longues années, l'héritier de l'Empire mène la vie dorée d'un prince en exil.

Fatal courage

Le 22 janvier 1879, plus de huit cents soldats de Sa Majesté sont massacrés en moins d'une heure par les Zoulous, à Isandhlwana. Le drame soulève une immense émotion au Royaume-Uni et le Prince impérial n'y est pas insensible. Désireux de servir son pays d'accueil et la reine Victoria qui l'a pris en affection, il demande à rejoindre l'armée britannique en Afrique du sud. L'autorisation de départ lui est accordée le 24 février 1879.

Échappant aux fièvres, le prince est affecté à l'état-major comme officier adjoint. Le 1er juin 1879, il part avec quelques hommes en mission de reconnaissance vers Ulinda et le campement du roi zoulou Cetawayo. Faisant halte près d'un«kraal»(fortin), la petite troupe est bientôt assaillie par des dizaines d'ennemis.

Les Anglais réussissent à s'enfuir cependant que le prince chute de cheval et doit seul faire face aux Zoulous.

Il s'écroule percé de dix-sept coups de sagaie, tous reçus par devant. Son corps sans vie, retrouvé le lendemain, retournera à Camden Place puis sera inhumé avec les honneurs près de son père, à Farnborough, dans le Hampshire.

Au milieu de l'étendue caillouteuse d'Itelezi, une pierre tombale blanche signale le lieu où le prince est tombé. Elle se découvre de très loin du fait des grands chênes qui l'entourent. Ces arbres ont été plantés en 1880 par l'ex-impératrice Eugénie, qui n'a pas craint d'affronter les difficultés du voyage pour honorer la mémoire de son fils, premier Bonaparte mort au combat (d'autres tomberont pour la France pendant la Première Guerre mondiale).

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