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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Des maréchaux d'empire sont décédé un 1er juin

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Des maréchaux d'empire sont décédé un 1er juin
1 Louis Alexandre Berthier    2 Louis Nicolas Davout
1 Louis Alexandre Berthier    2 Louis Nicolas Davout

1 Louis Alexandre Berthier 2 Louis Nicolas Davout


1 - Louis-Alexandre Berthier
20 février 1753 à Versailles - 1er juin 1815 à Bamberg (Allemagne)

Louis-Alexandre Berthier, prince de Neuchâtel et prince de Wagram, n'est pas le plus célèbre des maréchaux d'Empire. Homme de l'ombre, sans le panache d'un Lannes ou d'un Murat, cet officier d'état-major fut pourtant de presque toutes les batailles napoléoniennes où ses talents d'organisateur furent décisifs et contribuèrent aux succès des armées de Napoléon...
Louis-Nicolas Davout

2 - 10 mai 1770 à Annoux - 1er juin 1823 à Paris

Louis-Nicolas Davout, duc d'Auerstaedt et prince d'Eckmühl, apparaît, au vu de ses succès, comme un des plus grands maréchaux de l'Empire, mais également un des plus brillants chefs de guerre de l'histoire militaire française. Animé par le sens de la fidélité et de l'honneur, ce grand tacticien, soucieux d'imposer une discipline de fer à ses hommes, a su s'imposer aux yeux de Napoléon comme un de ses officiers favoris...

1 - Louis-Alexandre Berthier (1753 - 1815)

Le maréchal de l'ombre

Louis-Alexandre Berthier, prince de Neuchâtel et prince de Wagram, n'est pas le plus célèbre des maréchaux d'Empire. Homme de l'ombre, sans le panache d'un Lannes ou d'un Murat, cet officier d'état-major fut pourtant de presque toutes les batailles napoléoniennes où ses talents d'organisateur furent décisifs et contribuèrent aux succès des armées de Napoléon 1er.

De l'Amérique à l'Italie

Fils d'un lieutenant de l'armée royale, Berthier est né à Versailles le 20 novembre 1753. Dans la lignée de son père, il décide de rentrer dans le génie et intègre l'école royale de Mézières. D'une grande précocité, il en sort en 1766 et est nommé ingénieur géographe à tous justes treize ans !

Quelques années plus tard, en 1772, il devient lieutenant à la légion des Flandres, avant d'entrer quatre ans plus tard dans les dragons de Lorraine où il est nommé capitaine en 1777. La guerre d'indépendance américaine lui donne alors l'occasion de vivre sa première expérience de la guerre puisqu'il est nommé à l'état-major de Rochambeau durant les trois dernières années de la guerre de 1780 à 1783.

La révolution va alors être pour lui, comme pour beaucoup de soldats, un formidable accélérateur de carrière. Cette même année, il est fait lieutenant-colonel puis major-général de la garde nationale par Lafayette qu'il a côtoyé en Amérique. Durant ces premières années révolutionnaires, en tant qu'officier de la garde nationale, il a un rôle ouvertement royaliste et facilite l'émigration de certains membres de la famille royale comme Madame Adélaïde, Madame Victoire ou le comte d'Artois. Cette attitude lui vaut d'être destitué par les nouvelles autorités républicaines après la chute de la monarchie en août 1792.

Berthier devra alors attendre le Directoire pour être réintégré au sein de l'armée en 1795. Il est alors désigné comme général et chef d'état- major de l'armée d'Italie. L'année suivante, Bonaparte en prend le commandement. Berthier va alors sceller son destin à celui du futur Empereur

L'organisateur de la victoire

En tant que chef d'état-major, Berthier seconde efficacement Bonaparte et contribue activement aux victoires de la campagne d'Italie. Le futur empereur s'appuie ainsi sur son talent d'organisateur et de coordinateur afin de mettre en place ses décisions stratégiques et de faire appliquer ses ordres.

Berthier n'est toutefois pas seulement un officier d'état-major, il sait également s'engager sur le terrain et commander efficacement les troupes au cœur du combat quand cela est nécessaire. Après la bataille de Lodi, Bonaparte envoie une lettre au Directoire et souligne son attitude courageuse : «Si j'étais tenu de nommer tous les militaires qui se sont distingués dans cette journée extraordinaire, je serais obligé de nommer tous les carabiniers et grenadiers de l'avant-garde et presque tous les officiers de l'état-major : mais je ne dois pas oublier l'intrépide Berthier qui a été dans cette journée canonnier, cavalier et grenadier.»

Bonaparte ne peut plus se passer de cet officier qu'il emmène avec lui en Égypte. Toujours indispensable, il jouera également un rôle actif dans le coup d'état du 18 brumaire. En raison de ses talents d'organisateur et d'administrateur, le nouveau Premier Consul le nomme ministre de la guerre en novembre 1799 (il le sera jusqu'en 1807). Il excelle dans cette tâche, en s'occupant de réorganiser les armées, le ravitaillement et en modernisant le génie et l'artillerie. Berthier sera un des grands artisans de la domination militaire de la France sur le reste de l'Europe.

Un homme aux talents multiples

Lors de la proclamation de l'Empire en 1804, il est fait maréchal et sera abondamment récompensé de son travail et de son total dévouement à Napoléon. En 1806, il est fait prince de Neufchâtel, puis prince de Wagram en 1809. Le château de Chambord lui est même offert en dotation ainsi qu'une rente annuelle d'un million de francs.

Le maréchal participe activement à toutes les grandes victoires de l'Empire. Il est l'homme de l'ombre de l'épopée napoléonienne. S'il ne se couvre pas de gloire comme d'autres maréchaux ou généraux, sa présence est la plupart du temps essentielle aux succès de la Grande Armée. Sa grande compétence sera reconnue par Napoléon lors de son exil à Saint Hélène : «Il expédiait... tous les ordres et les différents détails particuliers avec une régularité, une précision et une promptitude admirables... ; c'est un travail pour lequel il était toujours prêt et infatigable. Voilà quel était le mérite spécial de Berthier; il était un des plus grands et des plus précieux pour moi, observait l'Empereur ; nul autre n'eut pu le remplacer».

À ces talents militaires et administratifs, s'ajoutent également des talents diplomatiques. Napoléon y fera parfois appel. En 1800, il est ainsi envoyé en négociation auprès du roi d'Espagne et, en 1810, il représentera Napoléon lors de sa demande en mariage de l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche.

Fidèle à l'empereur jusqu'à la défaite de 1814, le maréchal se met ensuite au service de Louis XVIII quelques jours après l'abdication. Il demande à Napoléon l'autorisation de rejoindre Paris. L'empereur déclare à ce moment : «Il ne reviendra pas». L'avenir lui donne raison : Berthier a définitivement changé de camp.

Le retour de Napoléon de l'île d'Elbe en 1815 ne le fera pas se déjuger et revenir sur son serment de fidélité au roi. Berthier décide même d'accompagner Louis XVIII dans sa fuite. Or, durant cet exil, il meurt mystérieusement défenestré le 1er juin 1815. Suicide, meurtre ou accident ? L'opacité autour de sa mort reste entière. Celle-ci se produit seulement quelques jours avant Waterloo où son absence s'est fait tragiquement ressentir. L'Empire s'éteint dans le sang seulement dix-sept jours après la disparition d'un de ses plus grands défenseurs.

2 - Louis-Nicolas Davout (1770 - 1823)

Le «Maréchal de fer»

 

 

Louis-Nicolas Davout, duc d'Auerstaedt et prince d'Eckmühl, apparaît, au vu de ses succès, comme un des plus grands maréchaux de l'Empire, mais également un des plus brillants chefs de guerre de l'histoire militaire française. Animé par le sens de la fidélité et de l'honneur, ce grand tacticien, soucieux d'imposer une discipline de fer à ses hommes, a su s'imposer aux yeux de Napoléon comme un de ses officiers favoris.

Un officier intransigeant

Le futur maréchal Davout voit le jour dans un petit village de l'Yonne, le 10 mai 1770. Issu d'une vielle famille aristocratique bourguignonne, le future maréchal intègre l'école militaire d'Auxerre avant de poursuivre ses études à Paris. Il les termine à la veille de la Révolution, en 1788, et intègre le Royal-Champagne-Cavalerie en tant que sous-lieutenant.

La Révolution éclate alors et le jeune officier épouse totalement les idées nouvelles, devenant même un admirateur des révolutionnaires les plus extrémistes, comme Saint Just ou Hébert. Il supprime la particule de son nom et se fait remarquer par son hostilité à l'autorité royale. Cet officier révolutionnaire est mis aux arrêts pour avoir refusé de porter un toast en l'honneur au roi. Peu après, lors d'une mutinerie, il en vient même à soutenir les mutins contre sa propre hiérarchie militaire.

Après sa démission de l'armée, il est pourtant élu lieutenant-colonel au 3ème bataillon des volontaires de l'Yonne. Il s'illustre alors dans l'armée du Nord sous le commandement du futur général félon Dumouriez qu'il tentera plus tard de faire arrêter lors de son passage à l'ennemi en 1793.

À cette date, Davout est nommé général de division, poste qu'il refuse s'estimant trop inexpérimenté pour occuper une telle fonction. Entre 1794 et 1797, le jeune général s'illustre par son sens tactique et sa capacité de commandement au sein de l'armée du Rhin. Au cours de ces années, il se lie d'amitié avec le général Desaix, un proche de Bonaparte, qui le lui présente en 1798.

              La gloire à travers l'Europe

 

Conscient de sa qualité, Bonaparte l'envoie à Toulon pour préparer l'expédition d'Égypte. Comme à son habitude, il s'illustre lors des campagnes égyptiennes et contribue de façon décisive à la victoire d'Aboukir.

À son retour en France en 1800, Bonaparte le nomme commandant de la cavalerie de l'armée d'Italie. Durant le Consulat, il sera successivement nommé inspecteur général de la cavalerie puis commandant des grenadiers à pied de la Garde consulaire. Davout apparaît comme l'un des plus brillants officiers de l'armée française. Pour cette raison, il fait partie de la première promotion des «Maréchaux d'Empire» de 1804. Il a alors tout juste trente-quatre ans et les multiples campagnes de l'Empire vont lui offrir l'opportunité de se créer une réputation qui lui vaudra d'être appelé le «Maréchal de fer».

À la fin de l'année 1805, l'Autriche et la Russie s'arment et déclarent la guerre au tout nouvel Empire français. Napoléon se porte au-devant des armées austro-russes et décide de les affronter directement sur leur terrain. Davout prend le commandement du 3ème corps de la Grande Armée et participe brillamment aux victoires mémorables d'Ulm et d'Austerlitz. Lors de cette dernière bataille, il est appelé par Napoléon à le rejoindre alors que son corps d'armée est à plus de 150 km du centre des opérations. Pour aller au secours de l'Empereur, il réussit à faire parcourir cette distance à ses hommes en moins de 36 heures et contribue à la gloire des armées françaises lors de la «bataille des trois empereurs».

Son plus beau coup d'éclat, il le doit à la campagne de 1806 contre la Prusse. Avec un corps d'armée en infériorité numérique, il culbute les forces prussiennes à la bataille d'Auerstaedt, le 14 octobre 1806. Napoléon peut grâce à cette victoire concentrer ses troupes sur le reste de l'armée prussienne, battue à Iéna le même jour. En récompense de ce fait d'armes, Davout obtiendra l'autorisation d'entrer le premier dans Berlin avec son corps d'armée et sera par la suite fait duc d'Auerstaedt en 1808.

Lors de l'année 1807, il continue à servir avec succès l'Empereur en commandant l'aile droite face aux Russes à la bataille d'Eylau. Durant cette terrible bataille, il s'écrie pour donner de l'ardeur à ses hommes : «Les braves mourront ici, les lâches iront mourir en Sibérie !» À la fin de cette nouvelle campagne militaire, Napoléon le nomme gouverneur général du grand-duché de Varsovie, poste stratégique à la tête de ce duché allié de la France et au centre des appétits de la Prusse, de l'Autriche et de la Russie. Il dirige le duché avec une grande fermeté et s'attire malgré tout la sympathie du peuple polonais qui voit en lui un protecteur, capable de défendre leur nation.

Les années se suivent et se ressemblent pour un empire constamment en guerre, offrant à Davout de nombreuses occasions de s'illustrer. L'année 1809 voit l'Autriche rentré en guerre contre la France. Davout et son 3ème corps combattent victorieusement à la bataille d’Eckmühl, le 23 avril 1809 (cette bataille lui vaudra le titre de prince d'Eckmühl). Il sera absent lors de la bataille d'Essling mais participera activement à la victoire de Wagram où il commandera encore une fois l'aile droite.

Honneur et discipline

La paix recouvrée, Davout est fait commandant en chef de l'armée d'Allemagne le 1er janvier 1810, avant de s'occuper de la mise en place du blocus continental sur les villes hanséatiques où il combat avec sévérité la contrebande, sévissant dans beaucoup de villes allemandes.

Après deux années de paix relatives (la guerre en Espagne occupe toujours une bonne partie de l'armée), Napoléon prépare la guerre contre La Russie qu'il accuse de jouer double jeu et de servir les intérêts britanniques. Toujours au premier plan, Davout, au cours de cette funeste campagne de Russie, commande le 1er corps, fort de plus de 70 000 hommes.

La campagne commence difficilement pour lui. Malgré sa réputation d'homme de fer, il pleure longuement durant cette campagne la perte de son général de division Gudin auquel il était particulièrement attaché. Ses troupes apparaissent comme un modèle de discipline aux yeux du reste de l'armée selon le témoignage du comte de Ségur :«Dans cette masse, le 1er corps formé par Davout se distinguait par l'ordre et l'ensemble qui régnaient dans ses divisions. L'exacte tenue de ses soldats, le soin avec lequel ils étaient approvisionnés, (...) enfin la force de ces divisions, heureux résultat de cette sévère discipline, tout les faisant reconnaître et citer au milieu de l'armée.»

Ses troupes entrent dans Moscou après que Le maréchal se soit illustré à la bataille de la Moskowa, où son cheval meurt sous lui tué par l'ennemi. L'hiver survient peu après et la fameuse retraite de Russie commence : Davout et ses hommes sont placés à l'arrière garde pour contenir les assauts ennemis.

Face à une France en position de faiblesse, l'ensemble de l'Europe se coalise et lui déclare la guerre en 1813. Davout est alors en première garde. Il est chargé de défendre Hambourg qu'il réussit à tenir jusqu'à l'abdication de Napoléon en 1814. Contrairement à de nombreux maréchaux, il ne prête pas serment à Louis XVIII. Tout naturellement en 1815, l'Empereur de retour de l'ile d'Elbe souhaite lui faire reprendre du service.

Napoléon veut en faire son ministre de la guerre, poste que le maréchal refuse tout d'abord. Afin de le convaincre, l'Empereur lui déclare : «Je suis seul, seul en face de l'Europe ; voilà ma situation. Voulez vous m'abandonner ?» Davout, ému, lui répond :« Sire, je n'ai qu'une réponse à faire. J'accepte le ministère. » Il développe un véritable zèle à cette fonction et réussit en seulement quelques semaines à créer une armée, défaite ensuite dans la «morne plaine» de Waterloo.

Le 3 juillet 1815, il signe l'armistice et se soumet à l'autorité royale le 14 juillet.

En homme d'honneur, il prend la défense d'un certains nombre de généraux proscrits et demande le remplacement de leurs noms par le sien, étant donné que ceux-ci n'ont fait que suivre ses ordres. Fidèle à son code de l'honneur, Il prendra également la défense du maréchal Ney accusé de trahison et condamné à mort par un tribunal militaire.

Louis-Nicolas Davout meurt le 1er juin 1823, date de fin d'un destin militaire hors du commun, celui d'un des plus grands chefs de guerre que la France ait connu, seul maréchal resté invaincu tout au long de l'Empire.

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