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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Les Vendéens sont défaits à Cholet

Les Vendéens sont défaits à Cholet
Les Vendéens sont défaits à Cholet

Kléber

9 mars 1753 à Strasbourg - 14 juin 1800 à Le Caire (Égypte)

Fils d'un ouvrier terrassier, devenu général sous la Révolution, après s'être signalé à Mayence, Jean-Baptiste Kléber se distingua à Cholet face aux Vendéens et remporta la victoire de Savenay le 23 décembre 1793. Il se distingua encore à Fleurus.

Il fut assassiné en Orient après que Bonaparte lui eut confié l'expédition d'Égypte et tandis qu'il remportait la bataille de Marengo (14 juin 1800).

Le Pardon de Bonchamps

Après une progression foudroyante de ville en ville, l'armée «catholique et royale» a remporté à Châtillon, le 11 octobre, une nouvelle victoire qui s'est transformée le lendemain en défaite. Mais c'est à Cholet que se produit le premier revers décisif.

40.000 combattants sont cernés par trois armées républicaines et tentent sans succès de rompre l'enclercement. Le généralissime d'Elbée est grièvement blessé et doit se réfugier à Noirmoutier où il sera plus tard capturé et fusillé dans son fauteuil. Ses compagnons Bonchamps et Lescure sont blessés à mort.

Un cri retentit : «À la Loire ! A la Loire !»Charles de Bonchamps, agonisant, se replie avec l'armée vaincue vers la Loire.

À l'instant de franchir le fleuve avec femmes et enfants, les Vendéens se demandent que faire des 5.000 prisonniers qui les embarrassent. L'idée de les exécuter se répand : «Mort aux Bleus !»

C'est alors que Charles de Bonchamps (33 ans) se soulève sur son lit de souffrances et dans un ultime soupir, lance : «Grâce aux prisonniers !» Respectueux de son dernier voeu, les Vendéens libèrent les malheureux.

Parmi eux figure le père du sculpteur David d'Angers. En témoignage de reconnaissance pour le chef ennemi, l'artiste sculptera plus tard son tombeau dans l'église de Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire).

Le 18 octobre 1793, 90.000 Vendéens, dont 40.000 combattants, traversent la Loire à Saint-Florent. Débute un long périple, la «virée de Galerne».

Le dimanche 10 mars 1793, l'assemblée de la Convention recourt à la levée en masse autoritaire de 300.000 hommes dans tout le pays, pour suppléer aux insuffisances des engagements volontaires après sa proclamation du 24 février précédent sur la «patrie en danger».

La levée en masse entraîne dès le lendemain le soulèvement des paysans vendéens qui, jusque-là indifférents à l'agitation parisienne, ne supportent pas qu'on leur demande de verser leur sang pour une cause qu'ils exècrent.

Insupportable conscription

Danton, le 31 janvier 1793, a proclamé devant la Convention le dogme des «frontières naturelles» qui sous-entend la conquête des Pays-Bas et de la Belgique. Les puissances européennes ripostent par une coalition. C'est pour y faire face et suppléer au manque de combattants volontaires que la Convention organise une réquisition autoritaire.

Des registres sont ouverts dans chaque commune pour l'inscription des volontaires et, si ceux-ci font défaut, les autorités organisent un tirage au sort parmi tous les jeunes hommes célibataires.

Le nombre total d'appelés (300.000) n'est pas très important au regard de la population totale (28 millions d'habitants) mais le principe de la réquisition autoritaire révulse les paysans de tout le pays. Les refus de «tirer au sort» s'étendent des Flandres aux Pyrénées, de la Bourgogne à l'Orléanais et à la Vendée. Dans le Massif central, des zones entières échappent à l'autorité révolutionnaire. Mais le plus grave survient sur la rive sud de la Loire...

La Vendée prend les armes

Dans le bocage du Bas-Poitou (département de la Vendée), les paysans pratiquent leur religion avec piété et sérieux, comme le leur ont appris les disciples du père Louis-Marie Grignion de Monfort, décédé en 1716, qui ont revivifié les pratiques religieuses dans ces régions alors qu'elles régressaient dans le reste de la France.

Le jour même de la réquisition, le 10 mars 1793, ces paysans, qui ont été échaudés par l'exécution du roi Louis XVI et les mesures antireligieuses des révolutionnaires parisiens, assaillent les autorités municipales. Spontanée, la rébellion couvre les Mauges, le Choletais, le bocage vendéen, le marais de Challans et le pays de Retz (toute une région du sud de la Loire qui prendra bientôt le nom de Vendée militaire). 23 insurgés sont arrêtés par les gardes nationaux à Saint-Philbert, dans le pays de Retz, en Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique).

Le lendemain, la population se rassemble et décide de marcher sur Machecoul, principale bourgade de l'endroit, où se tiennent la garde nationale et la commission de recrutement. À l'entrée du bourg, la foule armée de fourches fait face aux gendarmes et aux gardes nationaux. Ceux-ci, bien qu'au nombre de plusieurs centaines, prennent peur et refluent dans les rues. La foule les poursuit. Plusieurs gardes nationaux sont massacrés ainsi que quelques bourgeois, connus pour leurs sympathies républicaines, et le curé assermenté (il a approuvé la Constitution civile du clergé).

Les insurgés sont des paysans, c'est-à-dire des gens du pays. La moitié d’entre eux sont des artisans, les autres des laboureurs ou des gens de la terre. Ils choisissent leurs chefs dans leurs rangs. Ainsi Jacques Cathelineau, colporteur voiturier au Pin-en-Mauges, Stofflet, garde-chasse des Colbert à Maulévrier.

Mais les paysans et leurs chefs manquent d'expérience militaire. Ils vont quérir en complément des chefs plus expérimentés : d'Elbée, lieutenant de cavalerie, Charette, ancien officier de marine, Bonchamps, d'Autichamp, Lescure, Sapinaud, Talmond... Ces aristocrates se montrent au départ assez réticent à prendre la tête d'une armée de paysans mais ils ne tardent pas à faire la preuve de leur sincérité militante, en particulier le jeune Henri du Vergier, comte de la Roche jaquelein (20 ans)...

Armés de faux et de fourches, résolus et enthousiastes, les insurgés chassent les «Bleus» (les soldats de la République étaient ainsi nommés en raison de leur uniforme) et rétablissent le culte catholique dans leurs villages. C'est le début des guerres de Vendée.

Henri de La Rochejaquelein
( 30 août 1772 - 28 janvier 1794)

 

 

 

 

Les ruines du château d’Ebaupinaye.

Un joli petit château, à l’origine du 15ième siècle, aujourd’hui en ruines après un incendie durant les guerres de Vendée. Les vestiges de cet édifice en granit rose et ses quatre tourelles ainsi que et les douves désaffectées. Aujourd’hui ce sont les pigeons qui en ont fait leur habitat. 

 

 

 
 

En mars 1793, les paysans vendéens se soulèvent contre la Convention parisienne, par haine de la République et de la conscription. Ils s'en vont quérir d'anciens officiers nobles pour les mener au combat.

Parmi ceux-ci, le jeune Henri du Vergier, comte de la Rochejaquelein (20 ans). Ce sous-lieutenant de cavalerie, issu d'une famille de haute noblesse, avertit ceux qui viennent le solliciter : «Allons chercher l'ennemi : si je recule, tuez-moi ; si j'avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi».

La Rochejaquelein ne tarde pas à prendre la tête de l'«Armée royale» ainsi improvisée et mène ses troupes de paysans à la victoire. Mais quelques mois plus tard, le 28 janvier 1794, alors qu'il galope dans le bocage vendéen, un tireur embusqué fait feu sur lui et le blesse mortellement.

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