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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Molière fonde l'Illustre-Théâtre

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Molière fonde l'Illustre-Théâtre
Molière fonde l'Illustre-Théâtre

Le 30 juin 1643, Jean-Baptiste Poquelin (21 ans) fonde L'Illustre-Théâtre avec ses amis comédiens. Lui-même prend bientôt la tête de la troupe et adopte en août 1644 le pseudonyme de Molière (nom d'un romancier naguère à la mode).

Le 14 octobre 1670, Molière donne la première représentation du Bourgeois gentilhomme devant le roi Louis XIV et sa cour.

Une vie tendue vouée à la comédie

Né le 15 janvier 1622 à Paris dans le ménage du tapissier ordinaire du roi Louis XIII, le futur comédien fait d'excellentes études dans le très réputé collège jésuite de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand) et s'oriente vers le droit, mais sans guère l'envie d'y donner suite, au grand désespoir de son père.

Molière dans La mort de Pompée (Corneille), par Nicolas Mignard (Paris, musée Carnavalet)Avocat à 18 ans, il se lie avec des comédiens et en particulier Tiberio Fiorelli, dit Scaramouche, vedette de la comédie italienne. Il rencontre aussi Madeleine Béjart (24 ans), directrice d'une troupe déjà connue, ainsi que ses frères Joseph et Louis. Fort de ces nouvelles amitiés, il rompt avec son père et renonce à la charge de tapissier du roi au profit de son frère pour suivre sa vocation de comédien.

C'est ainsi que naît l'Illustre-Théâtre. La même année meurent le cardinal de Richelieu et le roi Louis XIII et monte sur le trône le roi Louis XIV (5 ans)... L'ascension de Molière sera concomitante avec celle du futur Roi-Soleil.

Molière, Madeleine et sept autres comédiens établissent leur petite troupe dans une salle du jeu de paume dite des Métayers puis dans celle de la Croix-Noire. Mais le succès se fait attendre et la faillite survient deux ans plus tard, en mai 1645. Molière connaît alors la prison pour dettes.

Libéré, il entame avec Madeleine Béjart des tournées à travers la France dans la troupe du duc d'Épernon, sous la direction de Charles Dufresne. Dix ans plus tard, à Lyon, il crée sa première comédie, l'Étourdi. Elle est suivie l'année suivante à Béziers du Dépit amoureux.

Triomphe, amitiés et jalousies

En 1658, à l'âge avancé de 37 ans, Molière n'a encore rien écrit de notable mais il bénéficie d'une excellente réputation de comédien et surtout de la protection de Philippe d'Orléans, frère unique du roi. Il donne devant Louis XIV Nicomède. Cette tragédie du vénérable Corneille, de quinze ans son aîné, ne déride pas le jeune roi (20 ans). Mais le comédien enchaîne dans la foulée avec Le docteur amoureux, une comédie qui le fait rire aux éclats !

Sa carrière est enfin lancée ! Il triomphe à Paris le 18 novembre 1659 avec Les Précieuses ridicules et va dès lors donner dans les quatorze années qu'il lui reste à vivre la totalité de ses chefs-d’œuvre.

Madeleine Béjart dans le rôle de Magdelon (Les Précieuses ridicules) Le comédien joue avec sa troupe à Vaux-le-Vicomte, pour le surintendant Nicolas Fouquet, puis à Versailles, pour le roi Louis XIV en personne. La protection du surintendant puis du roi lui permet de faire face aux cabales, jalousies et médisances. Elle lui vaut aussi des revenus très élevés, qu'il dépense aussitôt que gagnés. Molière assume une fonction équivalente à celle de bouffon du roi, avec le droit de tout dire et de tout jouer. Des contemporains admiratifs en viennent à le considérer comme un « demi-dieu ».

Les Fâcheux, première ébauche des comédies-ballets, amorce sa collaboration avec le compositeur Lully (on écrit aussi Lulli). La pièce est donnée lors de la fête de 1661 qui sera fatale au surintendant. Le 20 février 1662, il épouse Armande Béjart, fille de Madeleine, de 20 ans sa cadette, et que des ennemis malveillants soupçonnent d'être sa propre fille. Pour elle, il va écrire ses plus beaux rôles féminins.

Le 26 décembre 1662, il fait sensation avec L'École des femmes, une critique sévère de l'asservissement des femmes et du mariage de convention. Lui-même joue dans cette pièce le rôle vedette, celui d'Arnolphe, le vieux prétendant de l'ingénue Agnès, interprétée bien évidemment par sa jeune épouse qui ne tardera pas à le tourmenter par ses infidélités.

Ce succès exacerbe les jalousies et les calomnies. Le roi y met un terme en acceptant d'être le parrain de Louis, le fils d'Armande et de Molière, en février 1664.

En 1664, Molière et Lully s'associent pour composer la première comédie-ballet authentique, Le Mariage forcé, qui mêle étroitement l'intrigue théâtrale, la danse et la musique. En sept ans de collaboration, avant que la brouille et la mort ne les séparent, « les deux Baptistes » (ils portent le même prénom) en créeront au total onze, la plus célèbre étant Le Bourgeois gentilhomme.

Les farceurs français et italiens depuis 60 ans et plus (Molière est à gauche), peinture attribuée à Verio, huile sur toile, 1670, Comédie-Française

La cabale des dévots

Deux ans après la cabale des pudibonds contre L'École des femmes, le comédien doit faire face à une cabale des dévots autour de la reine mère, Anne d'Autriche, après la première représentation de Tartuffe, sévère critique de l'hypocrisie religieuse, le 12 mai 1664, dans le parc de Versailles, lors des fêtes des « Plaisirs de l'Île enchantée ».

La reine mère Anne d'Autriche ayant fait interrompre la représentation, c'est seulement le 29 novembre suivant, chez Henriette d'Angleterre, belle-sœur du roi, que le comédien peut donner l'intégralité de sa pièce. Il obtient de la faire rejouer trois ans plus tard. Mais l'archevêque de Paris n'hésite pas à menacer d'excommunication quiconque la jouera ou la verra. Enfin le roi l'autorise à nouveau et elle fait un triomphe le 5 février 1669.

Apparaissent entre temps d'autres chefs-d’œuvre : Dom Juan ou Le Festin de pierre, une pièce en prose qui est une réponse à la cabale de Tartuffe et inspirera plus tard Mozart (1665),  le Misanthrope ou l'Atrabilaire amoureux (1666), l'Avare (1668)...

Beaucoup de ces chefs-d’œuvre expriment, derrière le rire, une dénonciation des rigidités bourgeoises du Grand Siècle et une approche quelque peu libertine de la vie, même si le dramaturge prend soin de se démarquer des libertins athées des salons parisiens. Plus que tout, ils témoignent de la vitalité de la langue française, laquelle continue encore aujourd'hui d'être qualifiée « langue de Molière ».

Molière et les sarcastiques de sa troupe (tableau d'Edmond Geoffroy, 1857, Comédie Française)

Le ciel s'obscurcit

En 1667, la troupe, installée au Palais-Royal, se voit trahie par le jeune Jean Racine, nouveau tragédien à la mode, qui lui enlève sa pièce Alexandre le Grand et la confie à la troupe rivale de l'hôtel de Bourgogne. Du coup, le grand (et vieux) Corneille quitte l'hôtel de Bourgogne et se rapproche du comédien bien que celui-ci l'eut moqué dans une comédie antérieure, L'impromptu de Versailles. Le tragédien pousse l'amitié jusqu'à versifier l'une de ses pièces, Psyché, à sa demande.

Molière, par Pierre Mignard (vers 1658, musée de Chantilly) Le 24 mai 1671, Molière crée Les fourberies de Scapin au théâtre du Palais-Royal, dans l'esprit de la commedia dell'arte. De cette pièce aujourd'hui célèbre, nous avons hérité l’expression : « Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? »...

En dépit de sa verve comique et de son statut de vedette, l'auteur est décrit par ses proches comme un homme réservé et grave au-dessus duquel s'accumulent les nuages : il voit mourir Madeleine Béjart le 17 février 1762 ainsi que l'un de ses fils.

Le 17 février 1673, un an très exactement après la disparition de sa maîtresse, Molière s'écroule à l'issue de la quatrième représentation du Malade Imaginaire.

Il meurt quelques heures après, dans son domicile de la rue de Richelieu. Il a seulement 51 ans mais est usé par le travail et pas moins de 2500 représentations en moins de quinze ans, par les soucis d'argent, par les tourments affectifs et les infidélités d'Armande et sans doute aussi par la tuberculose.

Tandis que l'Église, rancunière, veut livrer sa dépouille à la fosse commune, le roi obtient qu'il soit inhumé en terre chrétienne, dans le cimetière des non-baptisés. Et c'est en catimini, pendant la nuit, qu'il y est conduit.

14 octobre 1670Le Bourgeois gentilhomme

Le 14 octobre 1670, Molière donne la première représentation du Bourgeois gentilhomme au château de Chambord, devant le roi Louis XIV et sa cour.

La pièce résulte d'une commande du roi lui-même qui voulait un «ballet turc ridicule». Louis XIV avait été affecté par le mépris manifesté par l'ambassadeur du Grand Turc (le sultan ottoman d'Istamboul), Soliman Aga, lors de la réception donnée en son honneur à Versailles en décembre de l'année précédente.

Insensible à l'attrait du «kawah» (le café) que l'ambassadeur avait fait découvrir à la Cour, le roi attendait de Molière qu'il le vengeât de ses mauvaises manières.

Fin théâtrale

Molière et Lully, le compositeur de la Cour, s'associent donc une nouvelle fois pour réaliser une comédie-ballet en cinq actes.

Le Bourgeois gentilhomme est la plus belle expression du théâtre total comme l'affectionne Molière, associant la comédie, la danse et la musique, dans une inspiration très baroque. Le roi lui-même apprécie le genre et, jusqu'à la trentaine, n'hésite pas à participer à certaines représentations de ballets en dansant en personne (voir le film de Gérard Corbiau, Le roi danse, 2000).

Le Bourgeois gentilhomme est un prétexte à railler la haute bourgeoisie de l'époque, avide de s'anoblir par l'achat de charges (les «savonnettes à vilains»).

La pièce met en scène Monsieur Jourdain, un riche parvenu désireux d'acquérir de bonnes manières en vue d'obtenir un titre de noblesse. Il refuse de donner sa fille en mariage au jeune homme qu'elle aime parce que celui-ci n'est pas gentilhomme. Mais il se ravise lorsque le même jeune homme se présente comme le fils du Grand Turc et offre à M. Jourdain de l'élever à la dignité de «mamamouchi» en échange de la main de sa fille. L'affaire se conclut par un ballet oriental, sur une musique de Lully... dont les authentiques janissaires du sultan feront une marche populaire !

Molière s'inquiète de l'accueil réservé du roi à sa pièce après la représentation de Chambord. C'est seulement au bout de cinq jours que le roi lui confie qu'il a trouvé la comédie excellente. Les Parisiens attendront cinq semaines avant de la découvrir à leur tour le 24 novembre 1670 au théâtre du Palais-Royal.

Avec Le Bourgeois gentilhomme, le comédien est au sommet de sa gloire mais il est également usé par les années de galère et les luttes contre les cabales de la cour.

 

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