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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

revue de presse 23 Avril 2018 N°15

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revue de presse  23 Avril 2018 N°15

En Bref : LA CROIX

TRUMP- MACRON, UNE RELATIION PRIVILEGIE

Le président français commence une visite d’État de trois jours aux États-Unis (du 23 au 25 avril), à l’invitation de son homologue américain, qui s’apprête à le recevoir avec des honneurs réservés à aucun autre interlocuteur jusque-là.

Entre les deux chefs d’État, le courant passe, du fait d’intérêts partagés et malgré les divergences de position sur de nombreux dossiers.

À première vue, tous les séparent. D’un côté, Emmanuel Macron, 40 ans, pur produit de l’élite française, marié à son ancienne professeure, plus âgée que lui de vingt-quatre ans. L’ancien assistant de Paul Ricœur qui récite Molière et cite Hegel dans ses discours, se réclame d’un « humanisme réaliste » et défend le multilatéralisme.

De l’autre, Donald Trump, 71 ans, ex-magnat de l’immobilier, propriétaire de casino et animateur de téléréalité, trois fois marié – la dernière fois à un ancien mannequin, plus jeune que lui de vingt-quatre ans. Fier de n’avoir pas lu un seul livre, il se veut le champion de « l’Amérique d’abord » en mélangeant compulsivement tweets et politique.

En Bref : Ouest France

Air France et SNCF en grève les mêmes jours : trafic perturbé ce lundi et mardi

Deux conflits dans l'impasse et un nouvel épisode délicat pour les voyageurs : les cheminots de la SNCF et les personnels d'Air France sont appelés à cesser le travail ce lundi et mardi et les perturbations prévues sont proches des épisodes précédents.

Pas de convergence, mais une coïncidence des luttes inédite. Pour la première fois depuis le début des deux conflits, les grèves à Air France et à la SNCF tombent aux mêmes dates, deux jours de suite.  Cheminots et personnels d'Air France feront grève ce lundi et mardi ce qui engendrera des perturbations pour les voyageurs.

Sur les rails, le cinquième épisode de la grève en pointillés a commencé dimanche à 20 h. Il s'annonce un peu moins suivi que le quatrième, avec en moyenne 2 TGV sur 5 en circulation lundi, 3 RER et Transilien sur 7, ainsi que 3 Intercités sur 10, selon les prévisions communiquées par la compagnie ferroviaire.

Le nombre de grévistes n'a cependant pas varié : « Il y a quatre cheminots sur cinq au travail » mais « ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60% », a indiqué M. Pepy.

 « C'est beaucoup moins qu'au début de la grève, où on était à 77% », a-t-il ajouté, affirmant que « la grève s'érode lentement ».

Le vote de la réforme ferroviaire mardi à l'Assemblée nationale n'a toutefois pas découragé les syndicats, qui ont suspendu jeudi leurs discussions avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et demandé à négocier directement avec le Premier ministre, Edouard Philippe.

A Air France

Le nombre de grévistes tenus de se déclarer avant le mouvement est en baisse d'environ trois points chez les pilotes (28,1%), ainsi que chez les hôtesses et stewards (19,6%), et de presque un point parmi les personnels au sol (13%).

L'entreprise « regrette la poursuite de ces grèves » et rappelle avoir « fait plusieurs propositions pour sortir du conflit »

Le PDG Jean-Marc Janaillac a clairement mis sa démission dans la balance : si le résultat « est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester », a-t-il prévenu vendredi.

Migrants dans les Alpes : Collomb envoie des renforts « importants » pour le contrôle aux frontières

Le ministre de l'Intérieur a décidé d'envoyer dès ce soir "d'importants" renforts de gendarmes et de policiers pour contrôler les frontières dans les Alpes après les actions menées ce week-end par des activistes anti et pro-migrants.

Samedi et dimanche matin, des militants de Génération Identitaire, un groupuscule d'extrême droite, ont bloqué le col de l'Échelle emprunté par les migrants pour passer d'Italie en France.

« Des violences ont été commises vis-à-vis des forces de l'ordre et un véhicule de la gendarmerie nationale a été dégradé. Ces individus ont ensuite poursuivi leur action en direction de Briançon où leur présence fait l'objet de la plus grande vigilance »

Le ministre condamne toutes les actions

Gérard Collomb « condamne avec la plus grande fermeté l'ensemble des provocations, gesticulations et incidents qui ont marqué ce week-end dans les Hautes-Alpes et dont des groupes d'activistes d'ultra droite et d'ultra gauche sont respectivement à l'origine ».

M. Collomb qui défend son projet controversé sur l'asile et l'immigration à l'Assemblée nationale, a rappelé « sa volonté de combattre ceux qui souhaitent faire échec aux contrôles des frontières comme ceux qui prétendent se substituer aux forces de l'ordre dans ces missions ».

Mont-Saint-Michel. Neuf questions sur l'évacuation et le suspect

Que s’est-il passé dimanche matin au Mont-Saint-Michel ?

Deux versions des faits circulent. Elles ne sont pas contradictoires et peuvent même se compléter.

Selon la première, relayée par une guide touristique du Mont-Saint-Michel, vers 7 h 30, un individu est monté à bord d’une navette-bus menant à la « Merveille » et a proféré durant le trajet des propos menaçants envers les forces de l’ordre. La guide a alors prévenu les gendarmes. Une fois sur place, le suspect a été suivi sur le site grâce à la vidéosurveillance de la police municipale avant d’être perdu de vue.

Selon la seconde, un homme est arrivé vers 7 h 30 au Mont-Saint-Michel. Il a pris un café à une terrasse, puis a voulu faire une animation de rue. Comme cela lui a été refusé par le cafetier, l’homme s’est énervé et a proféré des menaces contre les forces de l’ordre. Certains témoins parlent d’un homme habillé de sombre criant vouloir « tuer des flics ». Les commerçants ont donné l’alerte.

 « J’ai alors ordonné l’évacuation du Mont par mesure de précaution, a expliqué le préfet de la Manche, Jean-Marc Sabathé, car personne ne connaît les intentions réelles de cet individu. J’ai fait aussi ratisser maison par maison pour m’assurer qu’il n’y soit pas ».

 

Terrorisme, Iran, commerce... Les enjeux de la visite de Macron à Washington

Le président français, qui se rend aux Etats-Unis lundi, évoquera le terrorisme, l’Iran et le commerce international avec son homologue Donald Trump.

La visite d’Etat d’Emmanuel Macron, lundi 23 avril à Washington, est la première d’un dirigeant étranger depuis l’installation de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain a ainsi voulu souligner l’importance qu’il accorde à sa relation avec son « ami » Emmanuel Macron.

Les trois jours de la visite d’Emmanuel Macron et de sa femme se dérouleront en grande pompe. Entretien dans le bureau Ovale à la Maison Blanche, dîner à Mount Vernon, la maison de George Washington, adresse au Congrès comme pour tous ses prédécesseurs de la Ve République, à l’exception de François Hollande. Comme Valéry Giscard d’Estaing en 1976, il s’exprimera en anglais pendant une trentaine de minutes. Un discours pour « rappeler les valeurs communes et la volonté de continuer à écrire l’histoire ensemble », souligne l’Elysée. Il a accordé également un grand entretien, diffusé dimanche, à Fox News, la chaîne réactionnaire qu’affectionne Donald Trump. Le président français, accompagné lors de cette visite par Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères), Florence Parly (armées) et Bruno Le Maire (économie) abordera dans ses entretiens avec son homologue tous les grands sujets internationaux.

Terrorisme

Il y a une évidente convergence dans le caractère prioritaire de la lutte contre le terrorisme, y compris contre ses financements, alors que se tiendra à Paris une conférence internationale sur le sujet les 25 et 26 avril. La France comme les Etats-Unis veulent finir d’éradiquer l’organisation Etat islamique (EI) de son ancrage territorial syro-irakien, mais Emmanuel Macron espère aussi convaincre son interlocuteur de maintenir les quelque 2 000 hommes, notamment des forces spéciales, déployés au nord-est de la Syrie dans le territoire contrôlé par les FDS (Forces démocratiques syriennes) à dominante kurde. Soumis à la pression de son électorat et fidèle à ses promesses de campagne, Donald Trump voudrait au contraire pouvoir rapatrier les « boys » dès que possible.

Ils parleront aussi du Sahel.

Aux côtés d’Emmanuel Macron, de Jean-Yves Le Drian, passé de la défense aux affaires étrangères, est un atout. D’où le soutien américain, désormais affirmé, à la force militaire du G5 Sahel, initiée par la France et réunissant le Tchad, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie.

L’Iran

La lutte contre la prolifération nucléaire et chimique sera aussi au cœur des discussions et notamment le dossier du nucléaire iranien sur lequel Paris et Washington ont de sérieuses divergences d’approche, malgré des préoccupations communes, notamment sur le programme balistique développé par Téhéran. Donald Trump n’a jamais caché son hostilité « à l’horrible accord » de juillet 2015 entre les « 5 + 1 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne, et Téhéran), gelant pour dix ans le programme nucléaire iranien.

La France s’emploie, avec les autres signataires européens, l’Allemagne et le Royaume-Uni, à le compléter avec des « recommandations fortes », y compris la menace de nouvelles sanctions à propos des missiles balistiques, afin d’augmenter la pression sur Téhéran et de donner des gages au président américain.

Les négociations commerciales

C’est, avec le climat, l’autre grande pomme de discorde, depuis que, le 8 mars, l’administration Trump a relevé de 25 % les taxes douanières sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, tout en épargnant – seulement provisoirement – les intérêts des Européens. Ceux-ci ont jusqu’au 1er mai pour négocier des exemptions permanentes. « On espère que cette visite va être utile pour mieux expliquer nos positions, mais on n’espère pas de “deal”, on ne prévoit pas d’engranger d’accord lors de ces trois jours »

« Pour les Etats-Unis, le numéro de téléphone de l’Europe, sa figure de référence, était Angela Merkel. Désormais, c’est Emmanuel Macron », relève Yves Bertoncini, de l’institut Jacques Delors. Un constat partagé par Célia Belin, chercheuse à la Brookings Institution qui, dans Foreign Affairs, relève que « la France, désormais, est le meilleur interprète des intérêts européens aux Etats-Unis ».

Loi asile-immigration : l’Assemblée nationale adopte le texte en première lecture

Défendu par le ministre de l’intérieur, il prévoit de réduire les délais pour les demandes d’asile et d’améliorer les reconduites à la frontière pour ceux qui en sont déboutés.

Après des dizaines d’heures de débats répartis sur sept jours, les députés ont adopté en première lecture le projet de loi asile-immigration, dimanche 22 avril. Du jamais vu, hors période budgétaire, depuis la loi Macron de 2014 ou l’homérique bataille du « mariage pour tous », il y a cinq ans jour pour jour.

Le texte, défendu par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, entend principalement réduire les délais de traitement des demandes d’asile et améliorer les reconduites à la frontière pour ceux qui en sont déboutés. Toute la semaine, les discussions ont surtout donné lieu à un affrontement entre deux visions de l’immigration et de l’accueil en France, dans une ambiance souvent tendue et polémique.

Un seul député LRM vote contre

Au final, le projet de loi a été adopté par 228 voix contre 139 et 24 abstentions. Il a été approuvé par la majorité LRM-MoDem et le groupe UDI-Agir-Indépendants. Les Républicains et toute la gauche – socialistes, communistes et « insoumis » – ont voté contre, tout comme les députés frontistes. Un député de la majorité, l’ancien socialiste Jean-Michel Clément, a voté contre. Il a fait savoir, dans la foulée, qu’il quittait le groupe LRM. Richard Ferrand, patron du groupe LRM avait annoncé que ceux qui s’opposeraient au texte étaient menacés d’expulsion du groupe.

EN BREF : THE TIMES OF ISRAËL

Comment pourrait se dérouler ce changement de tutelle ?

Selon la loi palestinienne, si le président de l’AP se trouve dans l’incapacité d’assumer son rôle, son remplaçant temporaire est le président du Conseil législatif palestinien, un poste actuellement occupé par Aziz Duwaik.

Jibril Rajoub, cadre du Fatah et président de la Fédération palestinienne de football à Ramallah, en Cisjordanie, le 12 octobre 2016. Des élections visant à désigner un nouveau président doivent avoir lieu 60 jours plus tard. Néanmoins, Duwaik est un haut-responsable du Hamas – et le Fatah ne lui permettra tout simplement pas de gouverner.

EN BREF : CONTREPOINT

Notre-Dame-des-Landes : savez-vous qui sont vraiment les Zadistes ?

Pull customisé de zadiste by Non à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes (CC BY 2.0)

Qui sont les zadistes ? Comment s’organisent leurs bandes ?

 Découvrez qui bloque encore Notre-Dame-des-Landes.

TROIS NUANCES DE ZADISTES 

Les médias nationaux ne donnent pas une vision précise de ceux qui composent la ZAD. Il y a en fait trois groupes assez différents, dont la cohabitation sur place est compliquée. Et il est possible que certains sous groupes se divisent en sous-nuances que je ne saurais détailler.

Dans le premier groupe, figurent ceux que j’appellerais les bisounours, encore que beaucoup les affublent de sobriquets moins flatteurs. Ceux-là sont généralement assez jeunes, en rupture de vie familiale, mais de milieux parfois très aisés, et viennent là dans l’espoir de vivre en marge de la société capitaliste en fumant des pétards et vivant chichement.

De quoi ? Eh bien, du RSA (on n’aime pas la société, mais on aime bien que des gens travaillent pour financer son rêve, hein…), et de temps en temps, un coup de fil (smartphone de rigueur, le capitalisme, c’est mal, mais il y a tout de même des limites…) à la famille qui accepte de virer un peu d’argent sur le compte (on n’aime pas le capitalisme, mais les virement bancaires, c’est tout de même pratique).

 

Ceux-là, souvent bien connus des bureaux d’aides sociales environnants, ne sont en général pas dangereux, ne rackettent pas, et si on peut leur reprocher de profiter de branchements d’eau et d’électricité pirates, ils ne sont pas les éléments structurellement problématiques du Zadisme. On notera aussi leur propension à ne pas se sentir très concernés par les questions d’hygiène et de gestion des déchets, d’où quelques difficultés de cohabitation avec le second groupe de zadistes, nettement plus intéressant.

 

LES ZADISTES AGRICULTEURS ALTERNATIFS

Second Groupe, les agro-alternatifs, là encore, le néologisme est personnel. Ce sont ceux qui veulent vraiment développer « une agriculture différente », sur des terres marécageuses ou rendues à leur état marécageux d’origine, « respectueuse des différentes formes de biodiversité », (disent-ils), et qui prêtent une vraie attention à l’environnement. Ceux-là sont parfois juste rêveurs, mais parfois très doués, capables de tirer des sols les plus pourris des choses surprenantes, et pourraient certainement réussir dans l’agriculture de niche, en respectant le droit.

 

Mais ils ont tellement été pervertis par l’idéologie socialo-communiste (leur réaction contre l’agriculture extensive est toujours teintée d’idéologie gauchisante) qu’ils n’envisagent pas de créer une entreprise capitaliste pour mettre leur rêve en œuvre.

 

Il faut dire, à leur décharge (c’est le cas de le dire), que le système français les forcerait à suivre un enseignement agricole normalisé, à faire acte de candidature auprès d’organismes aussi peu ragoûtants que les SAFER (dont la réputation de rigueur déontologique… est à faire, ou plutôt affaires !), à vaincre les réticences du Crédit agricole ou autre établissement pour financer leur projet alternatif… Bref, il leur serait difficile de s’insérer dans le système productif socialisé et normalisé français.

 

Petite parenthèse : je comprends que la procédure de « régularisation simplifiée » mise en place par l’État pour ce profil de zadiste irrite au plus haut point les agriculteurs honnêtes prisonniers de la lourdeur française, et qui paient tous les impôts afférents, souvent pour un revenu final de misère. Mais il serait préférable de réclamer un allègement des formalités d’installation pour tous (un titre de propriété ou un bail en bonne et due forme restant de rigueur), et d’en finir avec les SAFER et autres parasites de l’agriculture qui mettent ce secteur en coupe réglée, plutôt que de vouloir intégrer tous les modèles d’agriculture alternatifs dans le moule hyper bureaucratique français.

 

Mais en attendant, la loi est la loi.

 

Malgré le romantisme que ce groupe de zadistes a pu susciter chez certains, il convient de ne pas les idéaliser : un vol est un vol, un squat est un squat. Après tout, j’ai connu d’autres écolo-rêveurs qui sont partis cultiver des ananas au Costa Rica en achetant leur terre en toute légalité et en apprenant sur place à la dure les contraintes de l’agriculture biodiverse… et de l’administration locale. Oui, on peut mettre en œuvre des projets différents en s’insérant dans le droit capitaliste, la recherche de la différence n’excuse en rien la violation des propriétés d’autrui.

 

Mais ces écolo-rêveurs ont suscité un certain courant de sympathie chez une partie de la population agricole riveraine, qui les aide, généralement en nature (produits agricoles et/ou de subsistance, fournitures diverses).

 

TROISIÈME GROUPE : LES ZADISTES SECTAIRES DE L’ULTRA GAUCHE VIOLENTE

Quoiqu’il en soit, le rêve de ces écolo-alternatifs est menacé par le 3e groupe, de loin le plus dangereux : celui des sectaires, des mouvances de l’ultra gauche violente.

Ceux-là sont sur la ZAD pour en découdre avec la société, les forces de l’ordre, l’État, tout prétexte est bon pour cela. Souvent en marge de la légalité, voire frayant ouvertement avec les milieux délinquants, ce sont eux qui rackettent le voisinage et les malheureux qui se seraient perdus sur une route intérieure (non seulement la célèbre RD 281, mais aussi de nombreuses voies communales). Ce sont eux qui ont, sur une grande partie de la zone, mis en place une discipline très autoritaire : ceux qui veulent venir sur la ZAD sont soumis à un interrogatoire, et se voient confisquer argent et papiers d’identité, dans la volonté de rendre tout départ de la ZAD très difficile.

Ils sont formés à l’école de tous les groupuscules plus ou moins violents, héritiers de Greenpeace et autres mouvements verdâtres rougeoyants à tendances fascisantes, de résistance violente contre les forces de l’ordre, tout en n’hésitant pas à en appeler aux bonnes consciences médiatiques pour faire condamner les violences pourtant défensives à leur encontre.

Inutile de dire que leur cohabitation avec les écolos du second groupe n’est pas des plus simples, et la presse s’est souvent faite l’écho de « tensions » entre zadistes, mais sans en analyser les ressorts. Les sectaires verraient d’un mauvais œil une normalisation de la ZAD, qu’elle se fasse ou non au profit des agro-alternatifs.

Ce groupe des sectaires est aussi le plus ramifié. Il y avait sans doute à peine plus d’une centaine de zadistes lorsque l’opération d’évacuation a commencé. Très vite, leur nombre aurait approché voire dépasser le millier, venus d’on ne sait trop où. Ce sont ces faux non-violents qui rendent difficile l’évacuation de la zone.

UNE POPULATION LOCALE EXASPÉRÉE MAIS AUX SENTIMENTS AMBIVALENTS

L’existence de profils de Zadistes variés explique à la fois l’ambivalence de l’opinion locale à leur encontre, entre ceux, que l’on suppose majoritaires, mais sans en être certain, qui souhaitent un écrasement rapide à n’importe quel prix de ces malfaisants, et ceux qui veulent qu’une conciliation permette aux plus romantiques de poursuivre leur projet.

Elle explique aussi que l’État éprouve certaines difficultés à déterminer comment régler le problème de la ZAD, une réponse unique n’étant pas nécessairement adaptée à tous les profils.

Si les riverains pensaient que l’annonce de l’abandon de l’aéroport allait enfin améliorer leur situation, ils en sont pour l’instant pour leurs frais. Au contraire, depuis que l’évacuation, ou plutôt la tentative d’évacuation, a commencé, le ballet des hélicoptères de gendarmerie, et de bataillons de CRS, l’amplification des contrôles de gendarmerie sur la route, ne font qu’amplifier leur exaspération.

Or le cahier des charges de l’évacuation stipule que toute nouvelle affaire Rémy Fraysse doit être évitée. Aussi les forces de l’ordre ne peuvent-elles pas frapper trop fort, ce qui allonge la durée des opérations, et donc la durée des nuisances supplémentaires infligées aux riverains. Pire encore, cela donne l’impression que l’État ne sait que faire, et exaspère les forces de l’ordre tout en donnant aux sectaires un espoir d’enlisement de la situation, qui est ce qu’ils recherchent absolument.

Il ne faudrait pas que la situation s’enlise, car alors le risque que l’opinion locale se retourne en faveur des zadistes serait réel.

LA VICTOIRE DE L’ÉTAT DE DROIT EST INDISPENSABLE

L’État n’a pas d’autre solution que de rétablir, et rapidement, l’état de droit sur la zone, au risque de voir tout projet d’aménagement contesté engendrer de nouvelles situations inextricables. Un renoncement signifierait une victoire inacceptable des factions les plus dures au sein de la ZAD.

Mais il ne doit pas créer une situation d’exception en vendant prioritairement et à prix sans doute trop préférentiel à des agro-utopistes, qui se sont montrés non respectueux des lois, des terres dans des conditions non respectueuses de l’égalité avec les autres agriculteurs. S’il doit y avoir revente des terres achetées par la collectivité pour l’aéroport, elle doit se faire à la régulière et au plus offrant. En contrepartie, l’État doit élargir sa réflexion, et profiter de l’occasion fournie par cette crise pour réformer les procédures d’accès à cette profession pour que ceux qui porteraient des projets d’agriculture différente puissent le faire sans se heurter à la bureaucratie et aux notabilités para-agricoles françaises qui les empêchent aujourd’hui de trouver un sol à leurs ambitions.

EN BREF : LE PARISIEN

Grève à la SNCF : un TGV sur trois, deux TER sur cinq, les prévisions du mardi 24 avril

Le mouvement social des cheminots se poursuit ce mardi.

La dixième journée de grève à la SNCF depuis début avril va encore affecter la circulation des trains. La compagnie ferroviaire annonce que seulement un TGV et un Intercités sur trois rouleront ce mardi. Elle table également sur deux TER et deux Transiliens sur cinq. Les trajets internationaux ne seront pas épargnés avec la moitié des trajets assurés.

De la suppression de la taxe d'habitation au big bang fiscal ?

EN BREF : LE PARISIEN ET SERVICE DES TERRITOIRES (CAISSE DES DEPÔTS)

Impôts :« Le prélèvement à la source va coûter cher aux petites entreprises !»

Alain Griset, le président de l’U2P qui défend les intérêts des artisans, commerçants et professions libérales, lance une pétition pour faire bouger les lignes avant l’entrée en vigueur de la réforme au 1er janvier 2019.

Ces 3 millions de petites sociétés sont menacées par l’entrée en vigueur du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

Si ce big-bang fiscal doit coûter 1,2 milliard aux entreprises, selon un rapport du Sénat, les entreprises de moins de 10 salariés seront particulièrement mises à contribution. A neuf mois de son entrée en vigueur - et alors que Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, lance ce mardi matin la campagne des impôts 2018 - Alain Griset tire la sonnette d’alarme dans Le Parisien - Aujourd’hui-en-France.

Pourquoi redoutez-vous la mise en place du prélèvement à la source, à partir du 1er janvier 2019 ?

ALAIN GRISET. Mais le chef d’entreprise n’a ni le temps, ni la compétence pour gérer cette réforme.

La réforme est-elle trop technique à gérer pour un petit patron ?

Je le crois. Parce qu’il y a une forte contradiction entre le discours de l’Etat sur la simplification de la vie des entreprises et la complexité de ce dispositif. Les chefs d’entreprise ne seront pas en mesure d’expliquer les changements sur la feuille de paie d’un salarié. Or, nous n’avons aucune vocation à devenir des experts du Code général des impôts !

Quels autres reproches adressez-vous à Bercy ?

La réforme fait peser un risque sérieux aux chefs d’entreprise des sanctions pénales sont prévues en cas d’erreurs. En dehors de cas de fraudes avérés, une telle sévérité n’est pas acceptable

Quel sera-t-il ?

Le prélèvement à la source va coûter huit fois plus cher aux TPE qu’aux grandes entreprises, indique un rapport du Sénat. Il va falloir modifier les logiciels lorsque les paies se gèrent en interne ou bien subir les augmentations de tarifs des comptables pour ceux qui sous-traitent.

Le Medef, qui représente les grandes entreprises, a demandé un nouveau report de la réforme. Est-ce votre position ?

Non. Mais nous lançons une pétition en ligne contre le projet tel qu’il est écrit aujourd’hui. Nous espérons obtenir des ajustements d’ici à sa mise en place en 2019, comme le retrait des sanctions pénales ou une compensation financière qui pourrait passer, par exemple, par un crédit d’impôt.

Le ministère de l’Economie entend-il vos arguments ?

La tonalité du moment : « Tout est décidé, on met en œuvre ! » Après, comme d’habitude aux yeux de Bercy, les entreprises se résument aux géants du CAC 40. On ne fait pas attention aux 3 millions de petites sociétés…

Avec deux annonces surprises : la réduction de 13 milliards d'euros des dépenses des collectivités durant le quinquennat (et non 10 milliards comme annoncé durant la campagne présidentielle) et le lancement d'une réflexion sur la refonte de la fiscalité locale devant aboutir l'an prochain. La suppression de la taxe d'habitation, dont la mise en œuvre est confirmée pour 2018, n'en serait qu'un élément.

Une compensation garantie à l'euro près

La solution serait en tout cas certainement plus satisfaisante que la préservation d'une part de taxe d'habitation prélevée auprès de seulement 20% des Français. Cette survivance fiscale ne serait "pas un bon impôt", a d'ailleurs commenté Emmanuel Macron.

Dans l'attente d'une éventuelle nouvelle taxe recouverte à leur profit, les communes et les communautés bénéficieront dès l'an prochain, en remplacement de la taxe d'habitation supprimée, d'une compensation sous la forme d'un.

 L'exécutif s'est engagé à inscrire ce mécanisme dans le prochain projet de loi de finances. il est le seul à garantir une compensation à l'euro près. "Si le choix est celui du dégrèvement, sera un moindre mal", a d'ailleurs reconnu François Baroin, le président de l'Association des maires de France à l'issue de la Conférence nationale des territoires. Dans ces conditions, les associations d'élus locaux hésiteront peut-être à utiliser les armes les plus lourdes contre le projet présidentiel. Comme la menace d'une saisine du Conseil constitutionnel au motif que la réforme ne respecterait pas l'autonomie financière du secteur communal et entraînerait une rupture d'égalité entre les citoyens (avec un effet de seuil énorme entre ceux dont le revenu fiscal de référence par part excède juste 20.000 euros par an et ceux dont le revenu se situe juste en-dessous).

Des effets en chaîne

La mise en œuvre du dégrèvement sera étudiée par un groupe de travail technique qui devait être mis en place dès la fin de ce mois de juillet par l'Etat et les associations d'élus locaux. La question est en effet complexe. Trois politiques publiques à revoir en priorité : logement, formation professionnelle et "intervention sociale").

En soufflant à son mentor de supprimer la taxe d'habitation pour doper le pouvoir d'achat des Français, l'ex-directeur de cabinet du ministre de l'Economie, Alexis Kholer, avait probablement sous-estimé les effets de la proposition.

Réduire les dépenses locales de 13 milliards d'euros

L'autre gros dossier de la rentrée sera l'objectif de baisse des dépenses publiques locales de 13 milliards d'euros en cinq ans.

 Une potion au goût très amer pour les élus locaux. Entre 2015 et 2017, les collectivités ont réalisé 97% de l'effort d'économies qui leur était demandé, alors que l'Etat n'a accompli que la moitié de son devoir. les collectivités sont à nouveau mises à contribution à hauteur de leur poids dans la dépense publique (20%). Mais il n'y aura point en 2018 de baisse des dotations de l'Etat, a promis le président de la République. Qui a ainsi entériné le changement de méthode qu'il avait prôné durant sa campagne. Pour autant, les collectivités devront respecter l'objectif de baisse des dépenses, à savoir "principalement les dépenses de fonctionnement", selon l'entourage du ministre de l'Action et des Comptes publics. Celles qui ne le feront pas écoperont d'une sanction en 2019. Pour définir le dispositif, une mission sera bientôt sur pied. Elle remettra sa copie en décembre, peu avant la seconde réunion de la Conférence nationale des territoires.

Pour trouver des économies "intelligentes" et "à leur main", selon les mots du président de la République, les élus locaux bénéficieront de libertés plus grandes. Une dose supplémentaire de souplesse leur sera accordée pour organiser les structures et les compétences locales. En outre, des travaux initiés par l'exécutif sur "la maîtrise et le stock des normes" débuteront à l'automne. Sans attendre leurs résultats, toute nouvelle norme devra être compensée par la suppression de deux normes existantes. La règle s'appliquera dès le 1er septembre prochain, comme le prévoit une circulaire du Premier ministre (voir notre article du 27 juillet, Collectivités, entreprises, particuliers : le gouvernement relance la chasse aux normes !).

Les élus locaux ne veulent pas être dupés

Principal poste de dépenses des collectivités, la masse salariale est aussi dans le viseur de la majorité LREM. Un groupe de travail "sur les leviers 'RH' et les modalités d’association des employeurs locaux pour toute décision ayant un impact sur la fonction publique territoriale sera installé à l'automne, précise-t-on du côté du Premier ministre. Edouard Philippe promet aussi de flécher 10 des 50 milliards d'euros du grand plan d'investissement vers les projets des collectivités territoriales en matière notamment de transition écologique et numérique. Ce plan, dont le financement n'a toutefois pas été précisé, sera lancé à l'automne.

Les élus locaux attendent maintenant des actes de la part du gouvernement. Ils sont nombreux à penser, comme Dominique Bussereau, président de l'Assemblée des départements de France "qu’un simple échange d’un peu plus de liberté contre beaucoup plus de sacrifices financiers ne serait pas acceptable

EN BREF : JOURNAL DE PARIS

Le difficile maintien des petits épiciers de quartier. Alors que les supérettes et les magasins bio se multiplient dans la capitale, les indépendants traditionnels, eux, ne font plus recette. A moins de se réinventer

  Les épiciers arabes, c'est fini ! »  Brahim Outanna, gérant du Bourdonnais Primeur, dans le VIe C'EST devenu une habitude. Depuis Brahim peine à payer le loyer 2400€ par mois.

.  Car contrairement au Franprix d’à côté qui ferme à 21 heures tous les jours sauf dimanche.  La lumière du Bourdonnais Primeur reste allumée Jusqu’à minuit  7.  jours sur 7

EN BREF : LE FIGARO

Le pari américain d'Emmanuel Macron 

Le Président français entame, lundi à Washington, une visite d’état de trois jours aux Etats- Unis la première de l’ère Donald Trump. Il mise sur la proximité avec son homologue pour étendre l’influence de la France.

Macron espère convaincre sur nombre de points de désaccord, Iran en tête sans aucune certitude de celui qu’il appelle son « ami », qu’il l’écoutera. Il est le premier dirigeant étranger à être reçu par Trump avec les honneurs d’une visite d’Etat. Macron est pour l’Amérique : 1 » Un Président dynamique et réformateur. 2 Le pari de Trumpien du chef de l’Etat pour renforcer l’influence de la France.

La majorité présidentielle à l’épreuve de la loi asile et immigration

Votée dimanche soir en première lecture, la loi asile et immigration a du mal à passer auprès de certains parlementaires de la majorité. Même si son adoption n’a laissé planer de doute, c’est la résistance de quelques députés LaREM majorité à ce texte qui pose problème.  L'exécutif veut par tous les moyens éviter qu'un groupe de frondeurs ne mine la majorité, comme du temps de la présidence Hollande.

L’exécutif ne veut pas laisser une fronde s’installer à l’Assemblée.

Majorité : le goût, l’odeur et la couleur de la fronde, mais elle n’est pas encore là. Les débats sur la loi asile et immigration se sont prolongé dimanche. Samedi soir, neuf d’entre eux ont ainsi voté contre l'article phare du projet de loi porté par Gérard Collomb, celui qui met en place le doublement de la durée maximale de rétention de 45 à 90 jours.  Si l’article a finalement été adopté, son examen a toutefois mis en évidence une ligne de fracture au sein de la majorité : présidentielle.

EN BREF : LIBERATION

SYRIE

COMMENT LAFARGE RENSEIGNAIT L’ETAT

Selon les derniers éléments du dossier d’instruction, que libération a pu consulter les dossiers des services secrets français étaient tenus au courant des conditions d’activité de la multinationale notamment des versements de l’Etat Islamique.

EN BREF : LE MONDE

LA Droite ET L’-extrême droite :  la tentation du rapprochement gagne la base

Les deux partis ont déposé un certains nombre d’amendements identiques

Ukraine Avec les oubliés de la rue Lénine

Territoire : l’appel des quinze présidents de région de gauche comme de droite appellent Emmanuel Macron à davantage s’appuyer sur les territoires

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