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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

CULTURELLEMENT INCORRECT PANIQUE AU MINISTÈRE

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CULTURELLEMENT  INCORRECT  PANIQUE  AU  MINISTÈRE

Par : Monique Macalou

Journaux

Libelle

Page

LE MONDE

Le monde outré par les propos de Trump

 

  2

 

Réforme des institutions : le gouvernement revoit son calendrier

 

   3

OUEST FRANCE

Manifestation « la fête à Macron »

Rappel de l’histoire de la Révolution de 1789

 

   4

   6

LE JOURNAL DU DIMANCHE

Le monde selon Macron

 

   6

LA NOUVELLE REPUBLIQUE

L’AOC et Pôle Emploi ciblent le recrutement local

 

   7

LCI .COM

Robert Ménard pris à partie et projeté au sol

 

   8

LE POINT

 Poutine, les acteurs économiques espèrent des réformes

 

   9

 

La hausse du prix des matières premières inquiète les entreprises américaines

 

  12

Figaro Magazine

Panique au Ministère de la culture

 

  15

 

 

 

EN BREF : LE MONDE DE DIMANCHE

La France outrée par les propos de Trump sur les attentats du 13 Novembre

Paris a appelé au « respect de la mémoire des victimes » après que le président américain a utilisé les attentats de 2015 pour défendre le droit de porter une arme.

La France a fait part de sa « ferme désapprobation », samedi 5 mai, après que le président américain, Donald Trump, a utilisé les attentats de 2015 à Paris pour défendre le droit de porter une arme.

« La France exprime sa ferme désapprobation des propos du président Trump au sujet des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et demande le respect de la mémoire des victimes », a déclaré la porte-parole du ministère français des affaires étrangères, Agnès von der Mühll, dans un communiqué.

Vendredi 4 mai, lors de la convention de la National Rifle Association (NRA) – le puissant lobby américain pro-armes –, qui se tenait à Dallas (Texas),( Donald Trump a repris sa théorie selon laquelle les attentats du 13 novembre 2015 à Paris auraient fait moins de morts si les victimes avaient été armées).

{« La France est fière d’être un pays sûr où l’acquisition et la détention d’armes à feu sont {strictement réglementées, a rétorqué le quai d’Orsay. Les statistiques de victimes par arme {à feu ne nous conduisent pas à remettre en cause le choix de la France en la matière. La {libre circulation d’armes au sein de la société ne constitue pas un rempart contre les {attaques terroristes, elle peut au contraire faciliter la planification de ce type d’attaque ».

 « Simagrées obscènes » de Trump

Le 13 novembre 2015, 130 personnes ont été tuées et plusieurs centaines ont été blessées dans une série d’attentats revendiqués par l’organisation Etat islamique (EI). Un des commandos a tué 90 personnes au Bataclan.

 « Elles ont été tuées brutalement par un petit groupe de terroristes qui avaient des armes. Ils ont pris leur temps et les ont tués un par un. Boum, viens là ; boum, viens là ; boum, viens là », a raconté le président américain, en mimant un djihadiste tirant au pistolet sur les victimes. « Mais si un employé, ou juste un client avait eu une arme, ou si l’un de vous dans l’assistance avait été là avec une arme pointée dans la direction opposée, les terroristes auraient fui ou se seraient fait tirer dessus, et ça aurait été une tout autre histoire », a-t-il assuré.

François Hollande, qui était président de la République au moment des attaques, a vivement dénoncé les propos « honteux » et les « simagrées obscènes » de Donald Trump. « Indécent et incompétent. Que dire de plus ? », a de son côté tweeté l’ancien premier ministre Manuel Valls.

 « Indignation et dégoût après les propos de Donald Trump sur les attentats du 13-Novembre. Solidarité avec les victimes et les Français choqués. La transgression, c’est l’irrespect », a écrit sur Twitter Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur au moment des attentats de 2015.

La Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (Fenvac) a pour sa part dénoncée dans un tweet des propos « d’une violence inouïe » pour les victimes et elle a appelé la diplomatie française à « réagir ». Ancien vice-président de l’association de victimes 13onze15, Emmanuel Domenach a interpellé directement Donald Trump sur Twitter en l’invitant, en anglais, à « aller se faire foutre (avec une arme s’il le souhaite) ».

Réforme des institutions : le gouvernement revoit son calendrier

Seul le volet constitutionnel sera présenté en conseil des ministres le 9 mai, tandis que les textes ordinaire et organique seront dévoilés le 23 mai.

Changement de programme. Lorsqu’il avait présenté les grandes lignes de la réforme des institutions, le 4 avril, le premier ministre, Edouard Philippe, avait annoncé que les trois projets de loi distincts (constitutionnel, organique et ordinaire) seraient « présentés en conseil des ministres le 9 mai », avec l’objectif d’un examen en première lecture à l’Assemblée nationale en juin-juillet, au Sénat à la rentrée, en vue d’une adoption définitive en 2019.

Finalement, seul le volet constitutionnel (qui concerne la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature et la fabrique de la loi) sera présenté en conseil des ministres le 9 mai, a annoncé Matignon au Monde, jeudi 3 mai. Les textes ordinaire et organique seront, eux, dévoilés « plus tard en mai », le temps qu’ils soient examinés par le Conseil d’Etat. D’après nos informations, ces deux volets, porteurs des sujets les plus épineux (introduction d’une dose de proportionnelle, réduction du nombre des parlementaires, non-cumul des mandats dans le temps), devraient être présentés le 23 mai.

 « Problème technique »

Ce décalage dans le temps, considéré comme « un problème technique », ne pose pas de problème majeur au président du Sénat, Gérard Larcher, dont l’accord est indispensable pour l’adoption de la réforme. « Tant qu’on dispose des trois textes le 23 mai, on considère qu’il n’y a pas d’entourloupe derrière », affirme son entourage, tout en restant « vigilant ».

Cette présentation séparée retarde toutefois l’avancée des négociations.

 Les Républicains (LR) ont d’ores et déjà prévenu qu’ils refuseraient toute « vente par appartement ». « Soit on trouve un accord sur la loi organique, la loi ordinaire et la réforme de la Constitution, les trois ensemble, soit on fait le constat qu’il n’y a pas d’accord », avertissait à la mi-mars le chef de file des députés LR, Christian Jacob.

Pour l’instant, le gouvernement n’a dévoilé que les grandes lignes des textes ordinaire et organique, qui prévoient notamment une réduction de 30 % du nombre des parlementaires, l’introduction d’une dose de 15 % de proportionnelle aux législatives de 2022 et la fin du cumul des mandats dans le temps (pas plus de trois mandats identiques pour les élus, sauf pour les maires des communes de moins de 9 000 habitants). La copie finale du gouvernement sur ces deux textes, telle qu’elle sera présentée en conseil des ministres, reste attendue.

Soutien essentiel

En revanche, les détails du volet constitutionnel sont largement connus. L’avant-projet de loi, que le gouvernement a envoyé au Conseil d’Etat au début d’avril et que Le Monde s’est procuré, prévoit notamment d’encadrer davantage le droit d’amendement des parlementaires, un raccourcissement des navettes au profit de l’Assemblée, ou une maîtrise accrue de l’ordre du jour par l’exécutif. Ce dernier y assume sa volonté d’accroître sa domination sur le pouvoir législatif, au nom de l’« efficacité ».

La révélation du volet constitutionnel a déjà suscité un tir de barrage de M. Larcher, qui dénonce « une diminution des pouvoirs du Parlement ». Le 17 avril, ce dernier a envoyé un courrier au président de la République pour lui demander de réexaminer ce texte avant sa présentation en conseil des ministres. Et le mettre en garde sur un possible « échec » de la réforme constitutionnelle, à cause d’un blocage du Sénat, si l’exécutif ne répondait pas à ses revendications.

Le soutien du Sénat – majoritairement à droite – à cette réforme est en effet essentiel pour le gouvernement. Pour une raison simple : toute réforme de la Constitution doit être votée dans les mêmes termes par les deux assemblées, puis obtenir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Parlement réuni en Congrès à Versailles. Pour les textes ordinaire et organique, en revanche, l’exécutif n’a besoin que de sa majorité à l’Assemblée.

 

EN BREF : OUEST France

Manifestation : « La fête à Macron »

Près de 40 000 personnes ont pris part ce samedi à Paris à la Fête à Macron. Un rassemblement initié par le député France insoumise François Ruffin et qui s’est déroulé sans heurts. Pour Jean-Luc Mélenchon, il s’agit là d'« un immense élan populaire » qu’il faut entretenir avant le rassemblement du 26 mai où le leader LFI attend « une marée humaine ».

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées entre Opéra et Bastille ce samedi à Paris pour la « Fête à Macron ». Une mobilisation réussie pour les organisateurs de la France insoumise déjà tournés vers le 26 mai, où ils aimeraient voir déferler une « marée humaine ». On fait le point sur cette première « vague » du 5 mai.

De 40 000 à… 160 000 manifestants

Combien étaient-ils ce samedi entre Opéra et Bastille pour faire la Fête à Macron. Selon un comptage réalisé en milieu de parcours par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, 38 900 personnes ont participé à la manifestation.

La France insoumise a fait état pour sa part de 160 000 manifestants à Paris. La préfecture de police a estimé à 40 000 le nombre de manifestants.

De 40 000 à 160 000, du simple au quadruple : la différence n’a pas manqué d’interpeller Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise. « Sachant que la seule place de la Bastille contient 40 000 personnes, combien sont payés pour mentir ceux qui affirment qu’on est moins alors que la place et les boulevards sont pleins », a-t-il commenté sur Twitter vers 18 h.

Une fête « réussie » selon LFI

« Stop Macron », « Macron, président des riches », « Macron = Thatcher en pantalon », « Non au coup d’État social », « Macron remballe ton arrogance, le peuple mène la danse » : le chef de l’État élu il y a un an était la principale cible des slogans souvent non dénués d’humour des manifestants rassemblés sous le soleil entre la place de l’Opéra et celle de la Bastille dans une ambiance festive, avec chars et fanfare.

 « Les organisateurs de La Fête à Macron se félicitent de la réussite de la mobilisation qui a réuni, d’Opéra à Bastille, plus de 100 000 personnes dans une ambiance particulièrement festive et carnavalesque, sous les coups… de soleil ! » ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. « Cette manifestation est une étape vers un 26 mai massif et populaire ! », ont-ils ajouté.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a quant à lui et sans surprise, pondéré à l’enthousiasme des Insoumis. « Ce n’est pas cet afflux immense que l’on annonçait, a-t-il déclaré lors d’un point en préfecture de police. C’est une manifestation du même type que celle qui avait eu lieu quelques mois plus tôt, organisée par les mêmes organisations politiques. Les choses n’ont donc pas bougé depuis trois ou quatre mois ».

Huit interpellations

Quatre jours seulement avec le rassemblement du 1er mai, où des violences avaient entraîné près de 300 interpellations et une centaine de placements en garde à vue, 2 000 policiers et gendarmes avaient été déployés en marge du cortège soit 500 de plus que lors de la manifestation du 1er-Mai. LFI avait prévu de son côté un service d’ordre de 150 personnes.

La préfecture de police a signalé huit interpellations, un policier légèrement blessé par un projectile et quelques dégradations, visant notamment un véhicule de Radio France.

Un fumigène a été lancé à l’intérieur du véhicule dont une vitre avait été brisée, selon un journaliste de l’AFP sur place. Aucun journaliste ne se trouvait à l’intérieur du camion mais un policier a été légèrement blessé par un jet de projectile lors de l’extraction du véhicule.

Appel à une marée le 26 mai

Jean-Luc Mélenchon a émis le souhait que la mobilisation de ce samedi soit un prélude au 26 mai, date de la journée d’action envisagée par des partis politiques de gauche, des syndicats et des associations pour dénoncer une nouvelle fois la politique d’Emmanuel Macron.

 « N’écoutez personne qui vous dise de fermer les yeux. Allez, marchez votre chemin la tête haute et le 26 mai, par millions, déferlez, soyez la marée humaine qui change l’Histoire ! », a-t-il lancé, en référence à la Révolution française de 1789 « qui a ouvert l’ère moderne ». « Le moment est venu de commencer la suivante », a conclu Jean-Luc Mélenchon. « Courage, résistance, vive la lutte ! »

Jean-Luc Mélenchon

MON AVIS PERSONNEL AU SUJET DE L’ADMIRATION MORBIDE DE MELENCHON POUR 1789

Simple rappel de l’histoire de la révolution française.

A la révolution de 1989 qu’il admire tant : C’est aussi Robespierre, guillotiné en 1792, à partir de sa mort il n’y eut plus de crimes d’Etat Français.

Petit rappel historique de ce qu’admire   Mélenchon, 1789-1792 ce sont les guillotines sur les places publics, les assassinats parce que on ne pensait pas comme les révolutionnaires, c’est l’armée de l’Etat français révolutionnaire : en Vendée et en Provence qui ont pratiqués les génocides en brûlant tout sur leur passage, bois, églises (plus particulièrement), villages entiers, animaux, récolte (pour affamer les vendéens et les provençaux) et les habitants qui n’ont pas pu se sauver ! Et volant les tous ce qui avaient de la valeur financière, et bien sûr avant de bruler les récoltes, ils se servaient sans vergogne pour se nourrir !  

C’est çà Mélenchon

EN BREF : LE JOURNAL DU DIMANCHE

LE MONDE SELON MACRON

EXCLUSIF. Trump, Iran, Russie... : Emmanuel Macron confie sa vision du monde au JDD

Emmanuel Macron, qui a passé près d'un quart de sa première année de mandat à l'étranger, a reçu cette semaine le JDD à bord de l'Airbus présidentiel. Il raconte en exclusivité le monde tel qu'il le voit, sa politique étrangère, ses relations avec Donald Trump et Vladimir Poutine...

Lorsqu’il arrive à bord de l’Airbus présidentiel, Emmanuel Macron a encore son look du week-end. Barbe de deux jours, jean foncé, pull à col roulé bleu marine et veste de velours noir. Il salue l’équipage, ses collaborateurs, ses gardes du corps puis ses invités, avec un petit mot pour chacun, avant que l’avion finisse par décoller. Direction Singapour ce lundi en fin de matinée pour une escale avant d’arriver le lendemain en fin d’après-midi à Sydney. La première partie du voyage dure près de dix heures et Emmanuel Macron ne va pas s’accorder le moindre répit. D’abord parce qu’il a choisi de profiter du vol pour pouvoir passer trois coups de fil importants. Il avait promis de rappeler Vladimir Poutine à son retour de Washington, notamment pour parler des suites du débat sur l’accord nucléaire de Vienne. Le compte à rebours est enclenché et chaque jour compte pour essayer de convaincre les signataires de rester dans la partie d’ici au 12 mai, date à laquelle Donald Trump doit rendre sa décision sur son maintien ou pas dans l’accord.

L'avertissement à Trump sur l'Iran

Répondant aux questions du JDD pendant près d'une heure, derrière son bureau épuré qui jouxte la salle de réunion du "Air Macron One", le Président français lance d'ailleurs comme un avertissement à son homologue américain : "Si on déstabilise toute la région à cause de l’Iran, on nourrira les prochains mouvements terroristes qui naîtront dans la région parce qu’ils prospèrent dans le conflit larvé entre sunnites et chiites."

(La relation personnelle qui s’incarne avec mes interlocuteurs est une adaptation permanente (qui ne vaut que si elle est au service d’une stratégie)

Pour Emmanuel Macron, "tout a changé" sur la scène internationale ces dix dernières années avec, "Donald Trump qui ne veut plus jouer automatiquement le jeu des alliances, avec l’émergence de la Chine qui recherche un duopole avec les États-Unis, avec la Russie qui s’engouffre dans les faiblesses occidentales dès lors que nous serions incapables de faire respecter les lignes rouges, avec l’Iran qui poursuit sa course vers la Méditerranée, avec un axe entre les puissances sunnites et Israël qui est totalement nouveau… " Autant de défis qui obligent la France "à trouver de nouveaux ponts et à bien définir des priorités stratégiques"

Indiscutablement, le chef de l’État aurait préféré dans cette partie stratégique disposer d’un autre allié que Donald Trump. Mais il n’a pas le choix. Est-il obligé de canaliser un président américain qui affiche chaque jour une indocilité ingérable ? "Donald Trump, je le connais bien maintenant. La relation personnelle qui s’incarne avec mes interlocuteurs est une adaptation permanente qui ne vaut que si elle est au service d’une stratégie", répond-t-il.

EN BREF : LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE

L'AOC et Pôle emploi cible le recrutement local

Job-dating inédit organisé hier par Pôle Emploi. Objectif : embaucher dans les vignes des Chinonais plutôt que de la main-d’œuvre venue d’Europe de l’Est.

Comment, dans le vignoble, faciliter l’embauche de travailleurs chinonais alors que la main-d’œuvre étrangère est parfois plébiscitée ? Les services de la sous-préfecture de Chinon se posent sérieusement la question depuis février et la création du Comité de développement (Codev).

Hier, sept vignerons et des conseillers de Pôle Emploi ont proposé un job-dating consacré à l’ébourgeonnage ainsi qu’aux travaux dans la vigne.

Une première pensée pour « remettre en adéquation l’offre et la demande », explique Francis Jourdan, viticulteur et président de l’appellation chinon.

> De l’ébourgeonnage à un CDI ? Mi-mai donnera le départ de l’ébourgeonnage dans les vignes. Une tache aux compétences « très accessibles, physique et d’endurance » dont la difficulté physique rebute parfois. Si la viticulture « souffre, comme l’hôtellerie-restauration, d’une image négative, il y a des emplois à l’année à pourvoir », insiste Carole Lamy-Perret, responsable d’équipe à Pôle Emploi. Avec des contrats saisonniers à la clé, mais aussi des CDI.

> Un test pour Pôle Emploi et l’AOC. Ces deux institutions ont fini par perdre l’habitude de recruter ensemble. Les vignerons ont leur carnet d’adresses lorsqu’il s’agit de trouver des bras et la garantie d’une « réponse technique » à leurs besoins.

Avec Pôle Emploi, la priorité est de tester les demandeurs inscrits à Chinon qui rechignent parfois à tenter la viticulture. « La mobilité peut être un frein notamment eu égard au budget que cela représente », reconnaît Hervé Geton, 50 ans, candidat à un contrat d’ébourgeonnage. Comme lui, vingt-cinq se sont déplacés hier, sur 150 contactés.

> Recruter local. Près de 9.500 personnes seraient nécessaires pour satisfaire aux besoins de l’appellation. L’équivalent de quatre temps plein par hectare et par semaine qui fait de la viticulture le second employeur du Chinonais.

L’effort est donc porté sur le recrutement local, alors qu’ouvriers bulgares et polonais sont pléthores dans les vignes d’avril à octobre. Pas qu’une question de charges « mais aussi de savoir-faire autant que de savoir-être », assure Francis Jourdan.

EN BREF : LCI

Robert Ménard pris à parti et projeté au sol lors d’un rassemblement en Gironde

Le maire de Béziers a été rudement bousculé ce samedi après-midi à Saint-André-de-Cubzac, en Gironde, où il était invité à s’exprimer par une association rassemblant des élus de droite et des élus proches du FN. L’intéressé s’est même retrouvé projeté au sol.

Ambiance tendue ce samedi après-midi lors de la venue de Robert Ménard à Saint-André-de-Cubzac. Alors qu’il était invité à s’exprimer sur le thème de la recomposition politique par une association locale rassemblant des élus de droite et des élus proches du FN, le maire de Béziers a été rudement bousculé par des militants de gauche et d’extrême-gauche.

Béziers : élu grâce au FN en 2014, Robert Ménard se passera de lui aux municipales de 2020

"Aujourd'hui j'ai été agressé physiquement par des fascistes de gauche", a réagi Robert Ménard sur Twitter, estimant que ses agresseurs ont été "encouragés" par les sections locales du Parti socialiste, du MoDem et de la République en Marche (un appel au rassemblement pour s’opposer à cette venue avait en effet été lancé dans la semaine. "Les autorités étaient au courant de cette mobilisation des extrémistes : elles ont pourtant laissé faire", a-t-il encore estimé.

Une plainte déposée

Selon nos confrères de Sud-Ouest, qui ont rapporté l’information, Robert Ménard a même été projeté au sol avant, finalement, de pouvoir rejoindre son auditoire, le journal local relevant "l’absence remarquée des gendarmes". Un élément dénoncé par la compagne de l’édile, la députée Emmanuelle Ménard, qui a jugé cette agression "inadmissible"

D’après un communiqué de la mairie de Béziers, "Robert Ménard a immédiatement porté plainte pour agression. Le maire de Béziers Robert Ménard FR lâchement et violemment agressé cet après-midi en Gironde par des participants à un rassemblement organisé par les élus et militants locaux de LREM, du PS, du MoDem et d'EELV. Irresponsables et inacceptable.

EN BREF- LE POINT

Macron et les « Sans Domicile Fisc »

En supprimant l'« exit tax », ce qui profitera aux plus riches, le président risque une nouvelle fois de se mettre à dos les catégories populaires.

La suppression de « l'exit tax » constitue-t-elle, de la part d'Emmanuel Macron, une provocation, ou signe-t-elle la cohérence absolue de sa politique économique ? Les deux, évidemment ! Une provocation parce qu'elle est annoncée par Emmanuel Macron dans le magazine Forbes (connu pour son classement annuel des grandes fortunes) et, de surcroît, le 1er mai, jour de la Fête du travail. Un signe de cohérence parce qu'elle fait suite à la création d'un prélèvement forfaire unique (« flat tax ») de 30 % sur les plus-values réalisées sur les revenus du capital et à la transformation de l'ISF en un impôt sur la seule fortune immobilière (IFI).

À la faveur de cette nouvelle polémique, déclenchée à dessein par le chef de l'État, on découvre surtout que les Français, qui accusaient déjà Nicolas Sarkozy d'être le président des riches, ont été roulés dans la farine. Pour faire oublier le tristement célèbre bouclier fiscal (qui permettait notamment à Liliane Bettencourt de se voir rembourser par le Trésor plusieurs dizaines de millions d'euros d'impôts trop payés chaque année), on leur a vendu une « exit tax » (créée en 2011 par Nicolas Sarkozy et renforcée par François Hollande en 2013) qui, elle, n'aurait rapporté que 70 millions d'euros par an. Une « exit tax » qui, par ailleurs, n'a pas vraiment découragé les candidats à l'exil fiscal. En effet, selon la Direction générale des finances publiques, les départs de Français disposant de plus de 100 000 euros de revenus par an seraient passés de 2 024 personnes en 2011 à 4 326 en 2015 (dernier chiffre connu). Quant à ceux touchant plus d'un million de revenus par an, le nombre de départ a été multiplié par 2,5 sur la même période : de 38 en 2011 à 89 en 2015 (avec un pic à 158 en 2012).

Étiquette de président des riches

Pourquoi la conserver, direz-vous, puisqu'elle est inefficace et rapporte si peu ? Pour au moins trois raisons :

E

lle a sans doute empêché de nombreux départs supplémentaires. Il est légitime que le propriétaire français d'une entreprise française qui a réussi grâce aux atouts de la France (environnement social, santé, infrastructures, services publics, aides en tous genres…) soit pénalisé au moment où celui-ci décide de s'envoler vers des cieux fiscaux plus cléments. C'est d'ailleurs pour ce motif que « l'exit tax » existe aussi en Espagne, au Portugal ou encore au Danemark. Enfin, elle constitue un symbole politique, comme l'ISF, et on ne touche pas impunément à un symbole.

La suppression de cette « exit tax » signifie-t-elle qu'Emmanuel Macron se fiche éperdument de l'étiquette de président des riches ? Après tout, disent ses défenseurs, il a aussi augmenté le minimum vieillesse et l'allocation adulte handicapé ; il a fait voter la disparition progressive de la taxe d'habitation, la baisse des cotisations salariales et la suppression du forfait social d'intéressement ; il a instauré le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones d'éducation prioritaires et relancé les emplois francs dans les banlieues…

Oui, mais… Un chiffre lui colle à la peau à l'issue de cette première année de quinquennat : selon l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les 5 % de ménages les plus riches ont capté jusqu'à présent 42 % des gains liés aux réformes. Voilà sans doute pourquoi la cote de popularité d'Emmanuel Macron a dévissé dans les catégories populaires (25 %) et pourquoi elle reste très élevée chez les cadres (65 %) ;

Après l'investiture de Poutine, les acteurs économiques espèrent des réformes

AFP

Infrastructures, éducation, investissements... Les milieux économiques espèrent des réformes urgentes du nouveau gouvernement du président Vladimir Poutine, qui a affiché d'ambitieux objectifs de croissance pour son quatrième mandat sans annoncer aucune mesure concrète.

Tandis que les relations avec l'Occident sont extrêmement tendues et que les sanctions américaines incommodent l'économie russe comme jamais, le nouveau gouvernement va devoir donner un nouveau souffle à la croissance économique afin de remplir les objectifs affichés par le président devant le Parlement, début mars.

Lors de son dernier grand discours avant l'élection présidentielle, Vladimir Poutine a fixé comme objectif de diviser par deux en six ans un taux de pauvreté "inacceptable", en investissant notamment dans les infrastructures, le logement et la santé.

Il a aussi promis une croissance de 4 % contre des prévisions plafonnant de 1 à 2 %, malgré une stabilisation de l'économie après la récession de 2015-2016. Mais le président n'a rien dit des moyens mis en œuvre pour atteindre ces objectifs et résoudre les problèmes, surtout d'ordre structurel, qui freinent la croissance.

Les milieux économiques espèrent que "des réformes concrètes, des plans de développement avec des étapes réelles" seront esquissés après son investiture le 7 mai, indique à l'AFP Oleg Kouzmine, analyste à la société financière Renaissance Capital.

Petites étapes

Ces dernières années, le gouvernement a surtout axé sa politique sur la rigueur budgétaire et monétaire, afin d'éviter des dérapages du déficit ou de la dette, dans un pays encore traumatisé par sa crise financière de 1998. Pour le nouveau mandat de Vladimir Poutine, les conditions semblent réunies pour lancer des réformes.

Parmi celles désirées par les acteurs économiques, des mesures "visant à résoudre la faiblesse du marché de l'emploi et la dynamique démographique défavorable" sont prioritaires, ainsi que celles portant sur l'éducation et la santé, indique M. Kouzmine. Un soutien aux investisseurs serait aussi le bienvenu ainsi que le financement du développement des régions russes, ajoute-t-il. Grâce à la maîtrise de l'inflation, longtemps bête noire de l'économie russe, ces objectifs pourraient être "plus réalisables que par le passé", espère Renaissance Capital.

Selon Chris Weafer, fondateur de la société de conseil Macro Advisory, des "débats publics sur le financement d'infrastructures, les taxes, les dépenses publiques dans les domaines de l'éducation et de la santé" devraient avoir lieu au début du mandat.

Mais "il n'est pas réaliste" d'espérer des réformes en profondeur, souligne-t-il. "Vladimir Poutine a obtenu un mandat d'un peuple qui s'est dit plus ou moins satisfait de la façon dont le pays est dirigé", rappelle-t-il.

"Les réformes en Russie avancent et vont continuer à avancer par petites étapes afin de ne pas prendre le risque de conséquences inattendues ou de l'instabilité", note-t-il.

Koudrine, le réformateur

Une fois investi, le président devrait rapidement nommer un gouvernement, où l'ex-ministre des Finances Alexeï Koudrine, respecté par les milieux d'affaires et parfois écouté par Vladimir Poutine, pourrait avoir un rôle, au minimum de conseiller, selon plusieurs observateurs. Cet homme de 57 ans, qui s'est dit prêt à aider "à condition qu'on ne s'arrête pas aux demi-mesures", pourrait appeler à lancer un "programme ambitieux de réformes, le seul moyen pour lui d'éviter une longue période de stagnation", estime M. Weafer.

Proche du président russe pendant la dernière campagne électorale, Alexeï Koudrine n'a pas peur des mesures qui déplaisent : il prône la baisse de 30 % en six ans du nombre de fonctionnaires russes et l'augmentation de l'âge de départ à la retraite, à 63 ans. Pour l'instant fixé à 55 ans pour les femmes et 60 pour les hommes, un héritage de l'URSS, cet âge est parmi les plus bas du monde. Vu le déclin démographique, le système des retraites représente un poids croissant pour le budget fédéral malgré la faiblesse des pensions.

M. Koudrine appelle aussi à la création de classes de technologie dès l'enfance afin de créer "deux millions de développeurs supplémentaires pour digitaliser l'économie", se faisant l'écho des espoirs des milieux d'affaires.

"Changez le système éducatif secondaire et supérieur. Nous n'avons pas besoin d'autant d'avocats, nous avons besoin d'experts en technologie", a ainsi supplié Oleg Tinkov, fondateur et président du conseil d'administration de la banque Tinkoff.S'il obtient la confiance du gouvernement, M. Koudrine devra lutter pour appliquer ses réformes contre la traditionnelle frilosité de l'Etat russe pour toute réforme d'ampleur.

"Le président Poutine est clairement favorable à une approche plus prudente", souligne M. Weafer. "Même lors des années de croissance, il était opposé à un haut niveau de dette, en raison des conséquences en termes de sécurité nationale".

La hausse du prix des matières premières inquiète les entreprises américaines

La hausse des prix du pétrole, des métaux et les menaces de guerre commerciale sont un souci pour les entreprises américaines qui viennent d'annoncer leurs résultats pour le premier trimestre, augmentant les craintes d'inflation dans un contexte de marché de l'emploi déjà étroit.

Arconic, qui s'est séparée il y a 18 mois du fabricant d'aluminium Alcoa pour se spécialiser dans la fourniture de matériaux composites pour les industries automobiles et aéronautiques, a ainsi révisé à la baisse ses prévisions de bénéfice pour l'année. L'entreprise est victime de la hausse des prix de ce même aluminium, visé par des droits de douanes de 10 % imposés par l'administration Trump et des sanctions contre le producteur russe Rusal.

La compagnie aérienne American Airlines, de son côté, constate que les prix du pétrole ont grimpé "très vite" ce qui l'a également amenée à une révision à la baisse des anticipations de bénéfice pour l'année.

Kraft Heinz (condiments, soupes) mentionne pour sa part des pressions sur les prix du transport, des emballages et de l'essence, tout en maintenant ses prévisions alors que Mondelez (snacks, biscuits) Une hausse plus forte que prévu de l'inflation inquiète, car elle amènerait la Banque centrale américaine à remonter ses taux plus rapidement, ce qui aurait pour conséquence de ralentir l'économie américaine et mondiale.

La Fed a toutefois donné un peu de mou lors de sa dernière réunion en indiquant qu'elle laisserait les prix augmenter un peu plus que 2 % (l'objectif qu'elle s'est fixé) avant de réagir, une politique qualifiée de "symétrique". Mais elle prévoit toujours de remonter ses taux encore au moins deux fois cette année.

-Marge pour augmenter les prix-

Jim Corridore, analyste chez CFRA Research, précise que l'inflation "n'est pas ce qui [les] inquiète le plus", soulignant que les entreprises profitent actuellement de ventes en progrès et de l'impact de la réforme fiscale entrée en vigueur en décembre.

"Pour l'instant, cela ne nous inquiète pas plus qu'auparavant, mais c'est quelque chose qu'il faut surveiller", souligne-t-il.

Patrick O'Hare, de Briefing.com, estime toutefois que "le risque d'une accélération des pressions inflationnistes augmente", en raison en partie de la hausse des coûts du travail, même si celle-ci reste encore mesurée comme l'ont montré les chiffres de l'emploi publiés vendredi.

"Les entreprises qui font état de la hausse du coût des matières premières ont le choix soit de les assumer en réduisant leurs marges bénéficiaires, soit de les répercuter sur leurs clients", souligne-t-il. "Si elles choisissent la deuxième option, alors leurs clients les répercuteront sur les leurs et ainsi de suite, ce qui aboutira à une inflation plus généralisée".

3M, le fabricant d'adhésifs et de matériel médical et de bureau, juge ainsi qu'une forte demande pour ses produits lui laisse encore de la marge pour augmenter ses prix.

Un rapport de la Banque mondiale publié en avril a conclu que les prix des matières premières devraient augmenter "plus que prévu" en 2018, notamment pour le pétrole, les métaux et les céréales.

La banque Goldman Sachs juge, elle, que les matières premières connaissent une trajectoire haussière du fait d'une longue période de sous-investissement, mais que les acteurs du marché retardent actuellement leurs achats pour ne pas les effectuer au pic de la hausse.

Le PDG d'American Airlines Doug Parker a ainsi indiqué que la compagnie attendait de voir si l'augmentation des prix du pétrole perdurait avant de la répercuter sur le prix de ses billets.

Pour le constructeur automobile Ford, le surcoût lié à la hausse du coût des matières premières devrait être de l'ordre de 1,5 milliard de dollars cette année.

"Nous allons voir deux années d'augmentations assez fortes", a indiqué le directeur financier Bob Shanks, soulignant que cette prévision ne prenait pas en compte les tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium imposés par l'administration Trump en mars. Mais celle-ci "a dans l'ensemble déjà été prise en compte par les marchés", estime-t-il.

EN BREF- CONTREPOINT

Pendant la grève SNCF, vous aussi testez la grève du Vélib

« En raison d’un mouvement social, le service vélib’ est actuellement très perturbé. » Cela a déjà été dit, remarqué, noté et répété : l’impossible n’est pas français. La France peut tout, et le prouve tous les jours : en matière de grève, le pays ne saura connaître aucune limite, tout peut se gréver et tout peut se retrouver paralysé par l’un ou l’autre mouvement de revendication. Y compris des vélos.

Soit, on parle dans ce cas de ces tanks à deux roues dont le déplacement n’est déjà qu’assez peu possible en temps normal mais c’est bien d’immobilisation complète qu’il s’agit ici pour nombre d’entre eux : comme en témoigne l’entête jaune fluo du site officiel des vélos en location de la Mairie de Paris, la grève les frappe de plein fouet.

On peut admirer ce qui n’est rien moins qu’une véritable performance : là où, dans n’importe quel pays, le vélo constitue une alternative crédible aux déplacements intra-urbains lorsque ces derniers sont gênés par des aménagements municipaux débilissimes ainsi que les grèves d’une certaine catégorie de paléo-syndicalistes, la France relève le défi de transformer ce qu’on pouvait croire être une solution solide en magma gluant d’impossibilités, de déceptions, de blocage et, bien évidemment, de trous dans les finances publiques.

Il faut avouer que la situation oscille entre le cocasse et le tragique.

Côté cocasse, on se rappellera que la société en charge du déploiement de ces vélos n’a pas réellement réussi à remplir son contrat. Côté tragique, on ne pourra pas oublier qu’en définitive, ces Aneries seront toutes payées par le contribuable parisien, quoi qu’il advienne.

Comme je le décrivais dans un précédent billet, l’année 2018 devait marquer la fin du contrat précédemment détenu par JCDecaux pour la mise en place et l’entretien des Vélibs dans la ville de Paris et son remplacement par celui noué avec Smovengo, suite à appel d’offre. Au moment de la signature, l’équipe municipale avait mis en avant les économies que la ville de Paris pensait réaliser grâce à cette jolie startup et ses idées innovantes.

Las. Le mois de janvier, qui devait marquer le début du nouveau contrat avec des douzaines de stations installées pour accueillir les nouveaux vélibs, aura vu une série de problèmes qui ne sont pas allés en se résolvant, au contraire. Non seulement la facture du précédent fournisseur de service restera à payer par le Parisien tant Vélib était déficitaire d’années en années, mais en plus, le nouveau prestataire enfile ratés sur ratés.

Jouant de malchance, Smovengo doit à présent gérer trois problèmes de front : d’un côté, l’électrification des bornes de rechargement de ses vélos électriques n’est pas complète, loin s’en faut, et de l’autre, la grève de la SNCF entraîne une hausse (logique) de l’utilisation de ces vélos qui doivent se contenter de leurs batteries, rapidement vides. Enfin et parce qu’on est en France et que finalement, rien ne marche autrement qu’ainsi, la grève de la SNCF se double d’une grève interne à la société Smovengo où une partie du personnel réclame les mêmes avantages que chez l’ancien opérateur, JCDecaux.

On pourrait aussi gloser sur l’ergonomie globale des engins de combat ou évoquer les bugs informatiques rigolos ou la confusion de certains usagers : « La signification de certains pictogrammes est loin d’être simple à deviner : que devez-vous faire quand vous voyez une tasse de café s’afficher sur le boîtier ? » Mais finalement, la conclusion serait la même : ça ne marche pas.

Au final, on a donc une flotte de vélos déchargés, des bornes inopérantes et un service extrêmement dégradé au point que la municipalité somme à présent l’entreprise de mettre en place un plan d’urgence pour sauver le concept.

À ce point du récit, il conviendrait probablement de prendre quelques jours de recul pour décider de la marche à suivre concernant ce contrat entre la ville de Paris et SMOVENGO dont certains évoquent le montant, autour de 600 millions d’euros, sur 15 ans. Très manifestement, le choix de la startup montpelliéraine n’était pas vraiment judicieux, pour le dire gentiment.

Sauf à tortiller la réalité, ce choix n’incombant qu’à la municipalité elle-même, on se devra de lui faire porter une partie de la responsabilité de la déroute déjà visible, l’autre étant évidemment portée par le prestataire lui-même qui n’a manifestement pas bien mesuré l’ampleur de la tâche à mener… Ou, peut-être a-t-il tenté de faire ce que faisait son prédécesseur avec un budget inférieur ou égal, sans tenir compte du fait que ce service accumulait des pertes colossales. Or, si JCDecaux pouvait probablement les éponger en partie (l’autre étant payée par le contribuable parisien), il en va tout autrement pour la startup en question, aux marges de manœuvres bien plus étroites.

S’y ajoute très certainement l’incurie de l’équipe municipale dont il n’est plus à démontrer la nullité de ses capacités en matière de gestion des deniers publics, tout comme ses compétences en matière de gouvernance globale, qui ne font plus rire personne.

 

 

BREF[MM1]  : FIGARO MAGAZINE

CULTURELLEMENT INCORRECT PANIQUE AU  MINISTÈRE

Mme la ministre de  la  Culture  est  en  sursis,  rue  de  Valois.  Comme en témoignent la  valse  de  ses  directeurs  (  quatre  sur  cinq)  et  l'insistance  de  rumeurs  venant  de  tous  côtés,  l'expéditrice  ne  fait  pas  l'affaire.  De Libération à  l'Elysée,  tout  le  monde  le  sait,  tout  le  monde  le  pense, sauf elle.  Le petit milieu culturel français étant ce qu'il est (de gauche) et  Françoise  Nyssen  étant  ce  qu'elle  est  (de  gauche),  elle  a  estimé  que  reconquérir  un  peu  de  légitimité  pour  sauver  sa  tête  passait  par  un  coup  d'éclat  apte  à  rassurer  ses  semblables,  ses  frères  (de  gauche).  Ainsi est-elle  montée  au  créneau  pour  défendre  un  artiste  odieusement  attaqué  pour  ses  œuvres  supposément  révolutionnaires  et  courageuses  (  donc  de  gauche)  :  Romeo  Castellucci.  Christianophobe à  souhait,  sa  pièce  Sur  Je  concept  du  visage  du  fils  de  Dieu  prévoyait  que  des  enfants  de  7  à  13  ans  jettent  des  grenades  sur  un  portrait  de  Jésus.  On  le  lui  a  reproché.  Un  préfet  s'en  est  mêlé.  L’auteur s’est autocensuré 11 n’en fallait pas plus pour que  Mme  Nyssen  se  dise«  consternée»  et  s'affiche  avec  l'artiste  opprimé  qui  «  heurte  les  conservatismes».  Comme elle, n’est-ce pas ...  Pendant ce temps, Stéphane Bern tente de sauver le patrimoine français.  Jean-Christophe Buisson 

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