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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Revue de Presse du 17 Mai 2018

Revue de Presse du 17 Mai 2018

Revue de Presse du 17 Mai 2018

Monique Macalou

Sommaire

Journaux

Titre

Page

Gatestone intitute

Fumée et miroirs : six semaines de violence à la frontière de Gaza

2

L’Opinion

Anne Hidalgo piégée par le contrat Velib’

4

Monde.fr

La Corée du Nord menace d’annuler le sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump

5

 

Loi sur les violences sexistes et sexuelles : l’Assemblée vote le controversé article 2

7

Le Parisien

Violence:  des caméras dans les hôpitaux

8

Le Journal de Paris

La  droite  est  la  première  force  d'opposition  à  Hidalgo

9

Le Figaro

Privatisations  SNCF:  l’Élysée affine  son  plan.

11

 

Privatisations Air France

12

The Time of Israël

18 mai 2018

Le monde doit dire la vérité à la population maltraitée par le Hamas à Gaza

13

Le Figaro

Ramadan : pourquoi faire venir 300 imams étrangers ?

15

18 mai 2018

Ramadan : la venue de centaines d'imams étrangers préoccupe

15

18 mai 2018

Ramadan : la venue de centaines d'imams étrangers préoccupe

16

 

 

EN BREF : GATESTONE INSTITUTE

Fumée et miroirs : six semaines de violence à la frontière de Gaza

Les nuages de fumée noire et les miroirs qui ont servi au Hamas à masquer ses manœuvres agressives à la frontière de Gaza sont la parfaite métaphore d'une stratégie qui n'a aucun but militaire viable mais cherche à tromper la communauté internationale dans le but de criminaliser un Etat démocratique qui défend ses citoyens.

L'ONU et l'UE, les ONG, les responsables gouvernementaux et les médias – principales cibles du Hamas - ont volontiers donné dans le panneau. Quand le Guardian titre sur « L'utilisation de la force meurtrière pour vaincre les manifestations non-violentes des Palestiniens », il dénature à l'évidence une réalité violente qu'il est loisible à chacun de constater. Même falsification de l'ONG Human Rights Watch qui déclare que nous sommes face à un mouvement qui « affirme le droit au retour reconnu par la communauté internationale aux Palestiniens ».

Ces manifestations sont loin d'être pacifiques et ne poursuivent aucun soi-disant « droit au retour ». Ce sont des opérations militaires soigneusement planifiées et orchestrées qui ont pour but de franchir la frontière d'un État souverain afin de commettre des meurtres de masse dans les bourgades adjacentes. Ces opérations militaires se dissimulent derrière l'utilisation de civils. Leur but : criminaliser et isoler l'État d'Israël.

Le Hamas avait prévu une violence maximum à la frontière de Gaza aux alentours du 14 ou 15 mai, afin que cela coïncide avec le 70ème anniversaire de la déclaration de l'Etat d'Israël, l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem et le début du Ramadan.

Depuis le 30 mars, le Hamas organise des violences à grande échelle à la frontière de Gaza et d'Israël. Ces embrasements majeurs ont généralement lieu le vendredi à la fin des prières dans les mosquées ; des actions concertées mobilisant des foules de 40 000 personnes ont été constatées dans cinq zones séparées le long de la frontière. Des violences et diverses actions agressives, y compris des actes de nature terroristes avec explosifs et armes à feu, ont également eu lieu à d'autres moments au cours de cette période.

Une tempête parfaite

Le Hamas avait prévu une culmination de la violence le 14 ou le 15 mai 2018. Le 15 est la date à laquelle ils commémorent le 70ème anniversaire de la « Nakba » (« Catastrophe ») qui a eu lieu au lendemain de la création de l'Etat d'Israël. Mais une recrudescence de violence a été constatée le 14, jour de l'inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem. La violence a donc culminé les 14 et 15, deux jours qui coïncident avec la Nakba et l'inauguration de l'ambassade américaine, mais qui marquent aussi le début du mois de Ramadan, une période où la violence augmente au Moyen-Orient et ailleurs. Le Hamas avait prévu de mobiliser jusqu'à 200 000 personnes à la frontière de Gaza, soit un doublement et plus du nombre de manifestants constatés les années précédentes. Le Hamas semblait également déterminé à inciter à un niveau de violence jamais atteint auparavant, avec des pénétrations significatives de la barrière frontalière. Face à de tels projets, il est étonnant que les chiffres en pertes humaines ne soient pas plus élevés parmi les Palestiniens. Outre la zone frontalière, les Palestiniens ont prévu de mener des actions violentes à la même période, à Jérusalem et en Cisjordanie. Bien que le 15 mai soit considéré comme le point culminant de six semaines de violence à la frontière de Gaza, les Palestiniens ont fait savoir qu'ils entendaient maintenir un niveau de violence frontalière élevé tout au long du mois de Ramadan.

Prétexte et réalité

La violence à Gaza a été orchestrée sous la bannière prétexte de la « Grande marche du retour », une façon d'attirer l'attention sur ce droit au retour dans leurs foyers d'origine que les dirigeants palestiniens promettent à leur peuple. L'intention affichée n'était pas de manifester, mais de franchir en masse la frontière et de cheminer par milliers à travers l'État d'Israël.

L'affirmation du « droit de retour » ne vise pas à l'exercice d'un tel « droit », lequel est fortement contesté et doit faire l'objet de négociations sur le statut définitif. Il s'inscrit dans une politique arabe de longue date destinée à éliminer l'Etat d'Israël, un projet à l'encontre duquel le gouvernement israélien s'inscrit de manière non moins systématique.

Le véritable objectif de la violence du Hamas est de poursuivre sa stratégie de longue date de création et d'intensification de l'indignation internationale, de la diffamation, de l'isolement et de la criminalisation de l'État d'Israël et de ses fonctionnaires. Cette stratégie passe par la mise en scène de situations qui obligent Tsahal à réagir avec une force meurtrière qui les place aussitôt en position de tortionnaires qui tuent et blessent des civils palestiniens « innocents ».

Les tactiques terroristes du Hamas

Dans le cadre de cette stratégie, le Hamas a mis au point différentes tactiques, qui passent par des tirs de roquettes depuis Gaza sur les villes israéliennes et la construction de tunnels d'attaque sophistiqués qui débouchent au-delà de la frontière, à proximité de villages israéliens voisins. Toutes ces tactiques ont pour particularité d'utiliser des boucliers humains palestiniens - des civils, des femmes et des enfants de préférence, forcés ou volontaires, présents toutes les fois que des attaques sont lancées ou commandées ; des civils présents au côté des combattants, à proximité des dépôts d'armes et de munitions. Toute riposte militaire israélienne engendre des dommages collatéraux chez les civils. Dans certains cas, notamment à l'occasion de la vague de violence actuelle, le Hamas présente ses combattants comme des civils innocents ; de nombreux faux incidents ont été mis en scène et filmés pour faire état de civils tués et blessés par les forces israéliennes ; des scènes de violence filmées ailleurs, notamment en Syrie, ont été présentés comme des violences commises contre les Palestiniens.

Même stratégie, nouvelles tactiques

Après les roquettes et les tunnels d'attaque utilisés dans trois conflits majeurs (2008-2009, 2012 et 2014), sans oublier plusieurs incidents mineurs, de nouvelles tactiques ont été mises au point qui ont toutes le même objectif fondamental. Les « manifestations » à grande échelle combinées à des actions agressives sont destinées à provoquer une réaction israélienne qui conduit à tuer et à blesser les civils de Gaza, malgré les efforts énergiques des FDI (Forces de défense d'Israël) pour réduire les pertes civiles. Cette nouvelle tactique s'avère plus efficace que les roquettes et les tunnels d'attaque. Les cibles visées - dirigeants politiques de pays tiers, organisations internationales (ONU, UE), groupes de défense des droits de l'homme et médias – n'admettent pas que l'on réponde par la force à des manifestations faussement pacifiques qu'ils sont tentés d'assimiler aux manifestations réellement pacifiques qui ont lieu dans leurs propres villes.

 Comme à leur habitude, ces cibles-là se montrent toujours disposées à se laisser leurrer par ce stratagème. Depuis le début de cette vague de violence, des condamnations véhémentes ont été émises par l'ONU, l'UE et la CPI ; mais aussi plusieurs gouvernements et organisations des droits de l'homme, notamment Amnesty International et Human Rights Watch ; sans parler de nombreux journaux et stations de radio. Leurs protestations incluent des demandes d'enquête internationale sur les allégations de meurtres illégaux ainsi que des accusations de violation du droit humanitaire international et des droits de l'homme par les FDI.

Les tactiques du Hamas sur le terrain

Ces manifestations sont en réalité des opérations militaires soigneusement planifiées et orchestrées. Des foules de civils auxquelles se mêlent des groupes de combattants sont rassemblées aux frontières. Combattants et civils ont pour mission de s'approcher de la clôture et de la briser. Des milliers de pneus ont été incendiés pour créer des écrans de fumée afin de dissimuler leurs mouvements en direction de la clôture (et sans grande efficacité, ils ont utilisé des miroirs pour aveugler les observateurs de la FDI et les tireurs d'élite). Les pneus enflammés et les cocktails Molotov ont également été utilisés pour briser la clôture dont certains éléments, à divers endroits, sont en en bois.

En Bref : l’Opinion

Anne Hidalgo piégée par le contrat Velib’

L’Opinion s’est procuré le contrat signé avec le prestataire du nouveau Velib’. Il est très mal ficelé. La maire de Paris se retrouve pieds et poings liés alors que le déploiement du service de vélos en libre-service déraille toujours

En avril 2017, le marché des Velib’ parisiens, auparavant détenu par JCDecaux, a été attribué au consortium Smovengo, constitué autour d’une PME montpelliéraine, Smoove. Mais la mise en œuvre du contrat est désastreuse, retards et malfaçons s’accumulent. Le système, qui devait être opérationnel en avril, ne fonctionne pas. Le sujet des Velib’ est devenu brûlant pour la maire de Paris. Le contrat jusqu’ici tenu secret et dont l’Opinion a obtenu une copie est édifiant : rédigé en dépit du bon sens, il ne laisse aucune marge de manœuvre à la collectivité pour réagir face au fiasco.

C’est un document administratif, légalement public puisqu’il engage l’argent de la collectivité. Pourtant, ce contrat de seize pages (hors annexes), signé entre le syndicat Autolib’ Velib’ et le consortium Smovengo, personne ne l’a vu… Depuis que le programme de vélos en libre-service Velib’ se délite, des élus d’opposition du conseil de Paris tentent de mettre la main dessus, pour en comprendre les implications. En vain. Le syndicat Autolib’ Velib’, qui rassemble 68 communes et au sein duquel le poids de la mairie de Paris est écrasant, fait la sourde oreille à leurs demandes répétées et légitimes.

L’Opinion s’est procuré ce texte et ses annexes. A leur lecture, on comprend mieux la crispation du syndicat et de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Le contrat est une nasse dans laquelle ils sont empêtrés et dont ils auront du mal à se dégager.

Interlocuteur minimal. Consortium qui a remporté le contrat au nez de JCDecaux, Smovengo se définit comme « une entreprise créée par quatre sociétés internationales expertes en mobilités urbaines ». Il compte Smoove (une PME spécialiste des vélos), Indigo (l’exploitant de parkings), Moventia (un espagnol qui exploite des systèmes similaires) et Mobivia (ex-Norauto, société de la galaxie Mulliez

EN BREF : LE MONDE

La Corée du Nord menace d’annuler le sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump

Pyongyang pourrait « reconsidérer » le rendez-vous historique si Washington « exige unilatéralement que nous renoncions à l’arme nucléaire ».

Mécontente de ce qu’elle considère comme des négociations à sens unique, la Corée du Nord a reporté des discussions de haut niveau avec le Sud et menace de ne plus participer au sommet sur sa dénucléarisation, programmé le 12 juin à Singapour entre le dirigeant Kim Jong-un et le président américain Donald Trump. Pyongyang dénonce les exercices militaires annuels débutés dans le sud de la péninsule entre les forces américaines et sud-coréennes, le 11 mai, et invite Washington à « réfléchir à deux fois » à son « racket militaire provocateur ».

Si l’administration américaine « nous mettait au pied du mur et exigeait unilatéralement que nous renoncions à l’arme nucléaire, nous n’aurions plus d’intérêt pour des discussions et nous devrions reconsidérer le fait d’accepter le sommet à venir », a déclaré mercredi 16 mai le ministre adjoint des affaires étrangères, Kim Kye-gwan, cité par l’agence officielle KCNA.

Le ministre nord-coréen s’en est pris en particulier au conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, qui a évoqué le « modèle libyen » pour la dénucléarisation de la Corée du Nord. Il s’agit d’une « tentative hautement sinistre de faire subir à la Corée du Nord le sort de la Libye et de l’Irak ». « Je ne peux retenir ma colère face à cette politique américaine », a souligné Kim Kye-gwan. Pyongyang « doute que les Etats-Unis veuillent vraiment améliorer les relations avec la Corée du Nord au moyen du dialogue et de la négociation », a-t-il ajouté.

Deux semaines de manœuvres

Les manœuvres « Max Thunder » doivent durer deux semaines et mobiliser d’importants moyens aériens, notamment des appareils furtifs F-22.

La Corée du Nord a « déclaré maintes fois que les Etats-Unis devaient mettre un terme à leur politique hostile envers la Corée du Nord et à leurs menaces nucléaires comme conditions préalables », a ajouté Kim Kye-gwan.

KCNA a qualifié les exercices de « défi clair à la déclaration de Panmunjom » et de « provocation militaire délibérée contre l’atmosphère favorable qui prévaut dans la péninsule coréenne ». L’agence fait référence à la déclaration signée lors du sommet intercoréen du 27 avril au « village de la trêve » de Panmunjom, dans la zone démilitarisée entre les deux Corées, par Kim Jong-un et le président sud-coréen, Moon Jae-in. Ce texte mentionne la dénucléarisation de la péninsule et un engagement pour la paix.

 « Le but des manœuvres est d’améliorer les capacités de l’alliance américano-sud-coréenne », a réagi le Pentagone, qui en souligne la « nature défensive  ».

Mercredi, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders a déclaré que la présidence américaine toujours « bon espoir » que le sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un aura lieu. « Nous agissons dans ce sens, mais en même temps nous étions conscients du fait qu’il pouvait s’agir de négociations difficiles », a ajouté Mme Sanders qui s’exprimait sur la chaîne Fox News.

Report des discussions « regrettable »

Diffusée juste avant une rencontre intercoréenne à Panmunjom, l’annonce a surpris Séoul. Le ministère de l’unification a jugé « regrettable » le report des discussions et a rappelé l’engagement ferme de la Corée du Sud « à mettre en œuvre fidèlement la déclaration de Panmunjom ».

Selon une source citée par l’agence sud-coréenne Yonhap, aucun B-52, appareil considéré par Pyongyang comme un élément majeur du parapluie nucléaire américain dont bénéficie le Sud, et comme une menace directe sur sa sécurité, ne devrait participer aux manœuvres. Le ministre sud-coréen de la défense, Song Young-moo, devait rencontrer dans l’urgence le général Vincent Brooks, commandant des forces américaines en Corée. « Nous continuons les préparatifs du sommet », avait auparavant réagi la porte-parole du département d’Etat américain, Heather Nauert, lors d’un point de presse régulier.

Depuis la baisse des tensions, début 2018, le régime nord-coréen avait tempéré ses positions sur les manœuvres américano-sud-coréennes. En mars, Kim Jong-un aurait même fait savoir à une délégation sud-coréenne en visite à Pyongyang qu’il comprenait qu’elles devaient continuer.

« Des bâtons dans les roues »

Pour autant, et même si, comme l’écrit sur Twitter John Delury, de l’université sud-coréenne Yonsei, il est « typique » de voir la République populaire démocratique de Corée (RPDC) « mettre des bâtons dans les roues d’un processus diplomatique en jouant de quelque chose qui semble minime », Pyongyang pourrait vouloir exprimer une certaine frustration vis-à-vis de Washington et Séoul.

La RPDC a montré des signes de bonne volonté en annonçant le démantèlement de son site d’essais nucléaires de Punggye-ri, entre le 23 et le 25 mai en présence de journalistes étrangers. Le 15 mai à Genève, son ambassadeur à l’ONU, Han Tae-song, a annoncé qu’elle se joindrait aux efforts d’interdiction des essais nucléaires. Le 9 mai, elle a libéré trois Américains qui étaient détenus par Pyongyang depuis des mois.

Dans un article du 10 mai, le Rodong Sinmun, le quotidien du parti unique, avait toutefois accusé les Etats-Unis de « minimiser l’importance historique » du sommet intercoréen à Panmunjom et de la déclaration qui l’avait conclu, « en affirmant qu’ils sont “le résultat d’une pression maximale” et que “des sanctions soutenues et des pressions devaient être maintenues” ». Pyongyang y verrait la négation des efforts qu’il a consentis et attendrait des gestes en retour.

Loi sur les violences sexistes et sexuelles : l’Assemblée vote le controversé article 2

L’article introduit dans la définition du viol une protection particulière pour les mineurs de moins de 15 ans.

De l’art de créer la déception. La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a été contrainte de batailler ferme, mardi 15 mai, pour défendre le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles, et en particulier son article 2, qui a pour objectif de renforcer la répression des infractions sexuelles sur les mineurs.

Un article attaqué de toute part – du groupe Les Républicains (LR) à La France insoumise (LFI) en passant par le MoDem, membre de la majorité – à l’exception de La République en marche (LRM), où aucune voix dissonante ne s’est exprimée. Mais ses rangs étaient plutôt dégarnis mardi, au point que plusieurs amendements de l’opposition ont été rejetés à seulement quelques voix près. L’article a, finalement, été voté après une heure du matin, avec les seules voix du groupe LRM, par 81 voix contre 68 et après plus de cinq heures de débats ponctués d’invectives, de claquements de pupitres, et de suspensions de séance.

Au lendemain des affaires de Pontoise et de Melun, dans lesquelles des fillettes de 11 ans ont été considérées comme ayant consenti à des rapports sexuels avec des hommes adultes, Marlène Schiappa avait voulu répondre très vite au choc causé dans l’opinion, en promettant l’inscription dans la loi d’un seuil au-dessous duquel un enfant ne pourrait jamais être considéré comme consentant. Très vite aussi, en novembre 2017, l’âge de 15 ans avait été retenu par Emmanuel Macron. Mais l’idée d’une « présomption de non-consentement » a été abandonnée. « Que s’est-il passé ? a lancé la députée (LFI, Seine-Saint-Denis) Clémentine Autain. Cet article ne correspond en rien à ce qui était annoncé. »

 « Nous voulons être efficaces »

Face aux critiques, la secrétaire d’Etat a lu et relu le texte amendé par la commission des lois : « Lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur de moins de 15 ans, la contrainte morale et la surprise sont caractérisées par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour consentir à ces actes. » « Qu’y a-t-il de scandaleux là-dedans ?, a-t-elle interrogé. Je vous demande de voter cet article parce qu’il améliore la protection des mineurs. Nous voulons être efficaces non pas dans la théorie, mais dans le réel. » Les députés lui ont, à plusieurs reprises, reproché de s’en tenir à ces explications, la députée (Nouvelle Gauche, Tarn-et-Garonne) Valérie Rabault réclamant même la venue de la ministre de la justice, Nicole Belloubet, dans l’hémicycle pour obtenir de plus amples détails.

Sur le projet de loi :   les associations dénoncent des reculs

De très nombreux amendements parmi les soixante-dix déposés sur l’article avaient pour objectif d’établir une présomption simple de non-consentement, pour beaucoup sous l’âge de 13 ans. « Il faut inverser la charge de la preuve », a plaidé Bérengère Poletti (LR, Ardennes). L’impératif supérieur de protection des enfants a été invoqué à de nombreuses reprises. « Ne sommes-nous pas dans le cas des enfants de moins de 13 ans dans des cas exceptionnels ? », a riposté Clémentine Autain.

En réponse, le gouvernement et les députés du groupe LRM se sont placés sur le terrain du respect du droit, la présomption d’innocence interdisant, selon eux, l’introduction d’une telle présomption de culpabilité en matière criminelle. « Le texte permettra aux juges de tenir compte de la particulière vulnérabilité des mineurs, tout en étant constitutionnellement viable », a plaidé la rapporteure Alexandra Louis (LRM, Bouches-du-Rhône).

Comme plusieurs autres députés, Delphine Batho (non-inscrits, Deux-Sèvres) a, en outre, dénoncé la « grave régression » que représenterait le texte, en facilitant le renvoi en correctionnelle de viols sur mineurs. Au fondement de cette inquiétude, l’augmentation des peines encourues pour atteinte sexuelle, un délit qui sanctionne toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de moins de 15 ans, même sans violence, menace, contrainte ou surprise, à sept ans (contre cinq aujourd’hui), et à dix ans en cas de pénétration. La députée Naïma Moutchou (LRM, Val-d’Oise) a dénoncé à ce sujet une opération de « désinformation ». « L’atteinte sexuelle existe d’ores et déjà dans notre droit, a également répondu Laetitia Avia (LRM, Paris). Nous renforçons cet interdit. »

EN BREF : LE PARISIEN

Violence :  DES CAMERAS DANS LES HOPITAUX

Alors qu’injures et coups sont le lot des soignants, Martin Hirsch, le  patron  des  Hôpitaux  de  Paris,  nous  annonce le  renforcement  de  la  vidéo surveillance.

A Riom (Puy de Dôme) un patient en furie a blessé un médecin, deux infirmiers, un ambulancier deux agents de sécurité.  A Nantes (Loire-Atlantique) deux blouses blanches ont reçu la même semaine des coups de deux patients.  A Clichy (Hauts-de-Seine) Plusieurs soignants présente des stress post-traumatiques Après l’intrusion de plusieurs groupes de plusieurs de plusieurs dizaines de personne. Alors qu’injures et coups sont le  lot  des  soignants,  Martin  Hirsch,  le  patron  des  Hôpitaux  de  Paris,  nous  annonce  le  renforcement  de  la  vidéo surveillance.

Plusieurs patients en furie ont blessé un médecin, deux infirmiers un ambulancier deux agents de sécurité.  A Nantes (Loire-Atlantique) deux blouses blanches ont reçu la même semaine des coups de deux patients.  A Clichy (Hauts-de-Seine) plusieurs soignants présentent des signes de stress post-traumatique après l’intrusion de groupes de plusieurs dizaines de personnes.  Ces événements parmi d’autres qui se sont déroulés ces derniers mots aux urgences ou en réanimation.  Confirment le diagnostic d’un hôpital malade de sa violence de ses tensions de ses incivilités.  Le scénario est presque toujours la même prise en charge estimée mauvaise.  L’alcoolisation ou le temps d’attente trop Important sont autant de motifs d'agitation pour certains patients ou de plus en plus souvent leurs proches « l'hôpital n'est plus sanctuarisé.  Sa dégradation Induit chez certains un comportement de consommateur revendicatif ou agressif totalement Incompatible avec le système  de  santé  "Le Juge  Christophe  Prudhomme,  porte-parole  de  l'Association  des urgentistes  de  France. 

EMBAUCHE DE MEDIATEURS A MARSEILLE

Le constat posé reste à suturer tes plaies.  Alors, nous l’annonçons, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l'établissement public qui gère 39 hôpitaux dans la  capitale  et  en  Ile-de-France  met  la  violence  dans  son  viseur.

 Ils ont  enregistré  3  282  «  événements  indésirables  »  l'an  passé, L’installation massive  de  vidéo-surveillance  est  l'une  des  mesures  phares  de  son  chantier.  Particularité, pour la première fois dans  le  domaine  de  la  santé  seront  aussi  testées  des  caméras  dites  Intelligentes,  capables  de  repérer  et  d'alerter  lots  d'une  bagarre d'un  voyou d'une chute  de  patient«  C'est  un  outil  dissuasif  important"·  assure  le  professeur  Antoine  Roch.  Chef des urgences de l'Hôpital Nord à Marseille (AP-HM)  qui  l'utilise  aussi  pour  en  finir  avec  les  démons  de  l'incivilité.«  Mais  Ici  comme  ailleurs  la  vidéo  ou  même  une  armée  entière  ne  suffiront  Jamais,  fait-il  remarquer  à  enrayer  le  processus.  Les moyens techniques doivent rejoindre les  moyens  humains  Cela  passe  par  une  meilleure  ergonomie  des  locaux  une meilleure  écoute  des  patients.  ..  »

Expérimentation Intéressante dans  son  service·  la  présence  de  jeunes  médiateurs.  postés  en  salle  d'attente.«  On  ne  peut  pas  le  chiffré ils présentent des signes de stress post-traumatique après  l'intrusion  de  groupes  de  plusieurs  dizaines de  personnes.  Ces événements parmi d’autres, qui se sont déroulés ces derniers mots aux urgences ou en réanimation confirment le diagnostic d’un hôpital malade  de  sa  violence  de  ses  tensions,  de  ses  Incivilités.  Le scénario est presque toujours le même.  La   prise en charge estimée mauvaise.  L’alcoolisation ou le temps d’attente trop Important sont autant de motifs d'agitation pour certains patients ou de plus en plus souvent leurs proches. « L’hôpital n’est  plus  sanctuarisé.  Sa dégradation Induit chez certains un comportement  de  consommateur  revendicatif  ou  agressif  totalement  Incompatible  avec  le  système  de  santé  "Le Juge Christophe Prudhomme, porte-parole de  l'Association  des  urgentistes  de  France 

EMBAUCHE DES MEDIATEURS A MARSEILLE

 Le constat  posé  reste  à  suturer  les  plaies.  Alors que nous l’annoncions.  !'Assistance publique Hôpitaux  de  Paris  (AP-HP),  l'établissement  public  qui  gère  39  hôpitaux  dans  la  capitale  et  en  Ile-de-France  met  la  violence  dans  son  viseur.  Il  a été  enregistré  3  282  «  événements  indésirables  »  l'an  passé.  L’installation massive  de  vidéo-surveillance  est  l'une  des  mesures  phares  de  son  chantier.  Particularité, pour  la  première  fois.  dans  le  domaine  de  la  santé  seront  aussi  testées  des  caméras  dites  Intelligentes,  capables  de  repérer  et  d'alerter  lots  d'une  bagarre d'un  vol ou d'une chute  de  patient«  C'est  un  outil  dissuasif  important"·  assure  le  professeur  Antoine  Roch.  chef  des  urgences  de  l'Hôpital  Nord  à  Marseille  (AP-HM)  qui  l'utilise  aussi  pour  en  finir  avec  les  démons  de  l'incivilité.«  Mais  Ici.  Comme ailleurs la vidéo ou  même  une  armée  entière  ne  suffiront  Jamais  fait-il  remarquer  à  enrayer  le  processus.  Les moyens techniques doivent rejoindre les moyens humains.  Cela passe  par  une  meilleure  ergonomie  des  locaux.  Une meilleure écoute des  patients.  ..  »  Expérimentation Intéressante dans  son  service·  la  présence  de  jeunes  médiateur  Postés en  salle  d'attente.«  On  ne  peut  pas  le  chiffrer. 

EN BREF : LE JOURNAL DE PARIS

« La droite  est  la  première  force  d'opposition  à  Hidalgo »

Geoffroy Boulard, maire (LR) du  XVII  arrondissement  et  secrétaire  départemental  de  la  fédération  LR  de  Paris.

Geoffroy Boulard  a  succédé  à  Brigitte  Kuster  en  tant  que  maire  (LR)  du  XVII•  arrondissement  il  y  a  bientôt  un  an.  Il  a  été  désigné  secrétaire  départemental  de  la  fédération  LR  de  Paris  en  mars  dernier.  Il a répondu à  nos  questions,  en amont d'un séminaire de la droite parisienne  qui  aura  lieu  vendredi.  La droite parisienne, se réunit dans le  Xllè. . Quel est le but  de  cette  réunion  ? 

GEOFFROY  BOULARD.  Le  groupe  LRI au  Conseil  de  Parts,  à  l'initiative  de  sa  présidente  Florence  Berthout.  organise  un  nouveau  séminaire  de  travail  élargi  aux  conseillers  d'arrondissements.  L'Idée  est  que  l'on  se  rencontre  plus  pour  échanger,  créer  du  lien  et  travailler  sur  les  dossiers  pour  construire  à  terme  un  projet.  Après  l'année  2017  un  peu  compliquée  que  nous  avons  vécue.  il  y  avait  une  demande  des  élus  que  l'on  récrée  du  collectif  80  élus  ont  répondu  favorablement  :  c'est  une  bonne  surprise!

 C'est  vrai  que  l'image  de  la  droite  parisienne  était  plutôt  une  somme  de  clans  qui  passaient  leur  temps  à  se  diviser.  On a l'impression qu’une nouvelle  génération est en train de prendre  le  pouvoir à la  place  des«  barons  .....  C'est  certain, une  génération  a  vraiment  envie  de  sortir  de  l'opposition.  Il y  a  une  réelle  volonté  et  cela  se  traduit  par  ce  souhait  de  se  mettre  autour  d'une  table.  Même  si  on  peut  avoir  des  avis  divergents  sur  certains  sujets.  La question,  que  peut-on  faire  ensemble,  a-t-on  envie  de  travailler  ensemble  ?

 l'ALLIANCE  AVEC LREM N'EST  PAS  DU  TOUT  LE SUJET .

Et  avez-vous  envie  de  travailler  avec  LREM  ?  Pensez-vous qu’une  alliance  avec eux est possible  pour  2020?

Nous sommes des Républicains. Que certains y réfléchissent peut-être, mais moi je n’ai pas quitté ma famille politique. Mon point de vue il faudra présenter une candidature collective. Il faudra un électro choque. La droite a des atouts : nous somme la première force d’opposition à Hidalgo. Neuf mairies sont dirigées par des élus (LR), du centre mais aussi des personnes issues de la société civile. Des élus investis sur le terrain C’est important !

LA MAIRE LR DU IX e DELPHINE BÜRIDI C’EST RECEMMENT AFFICHE AVEC BENJAMIN GRIVEAU (LREM). COMMENT REAGISSEZ-VOUS ?

  Elle  a  reçu  le  secrétaire  d'Etat  qui  venait  parler  du  travail  du  dimanche.  Elle  est  directement  concernée  par  le  sujet  avec  le  quartier  Haussmann.  Qu  'elle  ait  été  prévenue  de  la  visite  du  secrétaire  d'Etat,  c'est  bien.  Qu'elle  l’est reçu,  c'est  bien.  C'est  la  courtoisie  républicaine.  Mais  Il  faut  s'arrêter  là. 

Entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel  les deux  candidats de  votre  groupe  au Conseil  de  Paris  dont  les  noms  sont  cités  pour  les  municipales de2020.  Vers lequel votre cœur balance-t-il ?

Je  n'ai  pas  à  m'exprimer  aujourd'hui.  Est  ce  que  Rachida  Datil  sera  candidate  à  la  candidature  l'an  prochain  ?  On verra.  Pierre-Yves Bournazel  est  un  homme  qui  connaît  les  dossiers  un  élu  parisien  ...  mais il  est  trop  tôt  pour  se  prononcer.  Il  y  aura  d'autres  noms  qui  émergeront  peut-être  ... 

Le vôtre peut-être?

 Ce  n'est  pas  le  sujet.  Je  suis  concentré  sur  le  XVIIe'  qui  est  ma  priorité  et  sur  ma  fonction  de  secrétaire  départemental  chez  les  LR  pour  ressouder  l'opposition.

Etes-vous  favorable à l’organisation de primaire pour désigner le candidat pour 2020.

  SI  aucune  candidature  ne  fait  l'unanimité  pour  remporter  l'Hôtel  de  Ville  en  2020, il faudra réfléchir collectivement à organiser une primaire  pour désigner notre candidat(e).

 Quelle mission vous a donné Laurent Wauquier, lorsque vous avez pris vos fonctions de secrétaire départementale ?

  Il   m’a demandé de  travailler  à  la reconstruction  de  la droite parisienne.  Il n’a  pas  l’intention  d'interférer  dans  les  affaires  parisiennes.  Ça va rassurer un peu  sur  l'état  de  vos  troupes

EN BREF : LE FIGARO

Privatisations :  l’Élysée affine  son  plan.

  L’exécutif voudrait que  la  loi  Pacte  permette  les  privatisations  tout  en  assurant  la  protection  des  intérêts  publics.

Expert reconnu du secteur ferroviaire, David Azéma analyse les bénéfices et les limites de la concurrence dans ce domaine.

David Azéma, banquier chez Perella Weinberg, est un fin connaisseur du système ferroviaire pour s'y être impliqué des deux côtés de la barrière, comme directeur général délégué de la SNCF et comme patron de l'Agence des participations de l'État.

LE FIGARO. - La réforme de la SNCF est, dit-on, nécessaire avant l'ouverture à la concurrence. Est-ce une révolution qui se prépare?

David AZÉMA. -La concurrence dans le rail n'est ni un sujet neuf - le principe est fixé par une directive européenne depuis 1991 - ni une justification majeure à la réforme du système ferroviaire. Il ne faut pas en attendre un impact massif. Si on prend l'exemple allemand, on constate qu'après vingt-cinq ans d'ouverture, la part de marché des concurrents de la Deutsche Bahn est encore minoritaire, que la concurrence est souvent animée par des entreprises publiques comme Transdev, Abelio ou Keolis, et qu'aucun acteur fort et profitable n'a réellement émergé.

Privatisation Aéroports de Paris : la région IDF et les départements veulent être associés

La région Ile-de-France et les sept départements franciliens ont demandé lundi à être "partie prenante de tout processus pouvant conduire au désengagement de l'État" concernant Aéroports de Paris, dont la privatisation va être enclenchée par le gouvernement.

"Alors que l'objectif affiché par le gouvernement est de créer en Ile-de-France une métropole puissante en termes d'attractivité et de développement économique, l'État s'apprêterait, sans aucune concertation avec les collectivités locales concernées, à privatiser Aéroports de Paris", indique un communiqué. Rappelant la vente des autoroutes "dont les Français mesurent bien aujourd'hui les effets pernicieux", le communiqué indique que "les aéroports de Paris sont un actif public unique en son genre".

 

Aéroports de Paris : l'État prépare la privatisation

Bank of America-Merrill Lynch a été mandatée par l'Agence des participations de l'État (APE) pour gérer le dossier.

En matière de privatisations, l'exécutif se hâte lentement. Aucune grande opération n'a à ce jour été engagée, et Bercy n'a réalisé depuis la présidentielle que quelques cessions significatives de titres, notamment d'actions Engie et Renault. L'année 2018 pourrait être plus active. Selon nos informations, l'Agence des participations de l'État (APE) a mandaté Bank of America-Merrill Lynch pour l'épauler dans le dossier ADP (Aéroports de Paris). Le mois dernier, l'État actionnaire avait retenu les services de BNP Paribas pour travailler sur un autre dossier emblématique, celui de La Française des jeux (FDJ).

Si les équipes techniques sont ainsi en place, les arbitrages politiques sont loin d'être rendus. La forme et l'ampleur d'une éventuelle opération sur le capital d'ADP sont encore à l'examen. À l'heure actuelle, l'État détient 50,6 % d'ADP, une entreprise qui pèse 16,3 milliards d'euros en Bourse. Passer sous la barre des 50 % suppose au préalable le vote d'un article de loi, qui pourrait trouver sa place dans le futur texte sur les entreprises que portera Bruno Le Maire au premier semestre.

Transformation de modèle

Les semaines qui viennent devront permettre de trancher entre plusieurs schémas envisagés. Il s'agit principalement de déterminer si ADP doit rester un opérateur aéroportuaire propriétaire de ses terrains et détenteur d'une concession à durée indéfinie pour les exploiter, ou s'il faut transformer son modèle pour le calquer sur celui des concessions à durée déterminée (comme pour les autoroutes, par exemple), en séparant le foncier de l'exploitation.

Le débat technique masque la forte sensibilité politique du dossier, qui se cristallise notamment sur la propriété, publique ou privée, des terrains et la régulation des tarifs aéroportuaires, déterminante pour Air France en particulier. L'arbitrage qui sera rendu déterminera aussi en partie le profil des futurs actionnaires du groupe, entre investisseurs financiers classiques ou spécialistes des concessions, comme Vinci, déjà actionnaire à 8 % d'ADP. L'État devra enfin rédiger le cadre de régulation adapté à un ADP dont il ne serait plus l’actionnaire majoritaire.

EN BREF : 20 MINUTES

Fusillade dans un lycée au Texas : Au moins 8 morts, des engins explosifs découverts

Nouvelle fusillade aux Etats-Unis, cette fois dans un lycée de Santa Fe, au Texas. Entre « 8 et 10 personnes ont été tuées », a indiqué le bureau du shérif, mais la police n’a pas encore fourni de bilan exact. Un suspect a été arrêté. Selon les autorités, il s’agirait d’un élève de l’établissement. La police a également découvert « des engins explosifs » sur le campus et à l’extérieur de l’établissement. Une intervention est en cours pour les neutraliser.

Donald Trump adressé ses condoléances aux familles des victimes de cette « tragédie horrifique ».

Une fille blessée à la jambe, selon un témoin

« Quelqu’un est entré avec un fusil et a commencé à tirer, et cette fille a été blessée à la jambe », a déclaré un témoin seulement identifié avec le prénom Nikki, à la chaîne locale KTRK. Elle a précisé que des élèves avaient pris la fuite.

Un groupe d’étudiants qui se trouvait à l’extérieur du lycée a été vu en train de vider leur sac à dos, alignés face aux policiers.

Le tireur du lycée au Texas serait un élève de l’établissement

Le fils d’un coach de football du lycée a eu des nouvelles de son père. Il raconte à CNN : « Il va bien mais il dit que c’est complètement fou (en ce moment) mais il doit m’appeler quand il en saura plus. Tout ce que je sais, c’est que quelqu’un a actionné l’alarme incendie, et une fois que tout le monde était sorti des salles de classes, cette personne a commencé à tirer. »

EN BREF : THE TIME OF ISRAËL

Le monde doit dire la vérité à la population maltraitée par le Hamas à Gaza

Les Palestiniens se mobilisent pour un "droit" qu'ils n'ont pas et un "retour" qui ne se produira pas. Pourquoi le monde insiste-t-il pour aider le Hamas à les tromper ?

Après les terribles violences de lundi et la perte de vies humaines palestiniennes à la frontière de Gaza, le monde doit aux Palestiniens des vérités douloureuses mais simples.

Les semaines de rassemblements de la « Marche du retour » du Hamas – avec les émeutes qui les accompagnent, les ordres de franchir la clôture de la frontière pour mener des attaques à l’intérieur d’Israël, l’envoi de cerfs-volants incendiaires, la destruction de l’infrastructure humanitaire de Gaza au point de passage de Kerem Shalom, et autres – ne vont pas réussir. Tout comme les tunnels de terreur, les tirs de roquettes et les attentats-suicide à la bombe, les voitures-bélier et les coups de feu au volant n’ont pas marché.

La stratégie du Hamas ne fonctionnera pas, même si elle réussit à capter le discours international sur ce qui se joue ici. Israël, angoissé par les pertes en vies humaines, défendra néanmoins ses frontières. Ce que le groupe terroriste appelle « Palestine » – c’est-à-dire Israël – ne sera pas « libérée ». La majorité juive israélienne ne va nulle part. Plus précisément, étant donné la tactique actuelle du Hamas pour attirer les Gazaouis à la frontière, les « réfugiés », qui se comptent par millions, ne seront pas de « retour ». Après une autre journée horrible comme celle de lundi – surtout après une journée comme celle-là – le monde se doit de le dire clairement aux Palestiniens. Au cours des dernières semaines, nous avons assisté à cette nouvelle tactique de manifestations de masse et de violence menée par les membres du Hamas à la frontière, largement et faussement décrite à l’échelle internationale comme constituant une opposition à l’occupation israélienne de Gaza. Il y a d’immenses souffrances dans la bande de Gaza dirigée par le Hamas et une sécurité très contraignante, mais il n’y a pas d’occupation israélienne ; Ariel Sharon a forcé les milliers de résidents juifs des implantations à partir en 2005, et a fait évacuer l’armée avec eux. Nous avons également observé les manifestations décrites comme non violentes – y compris par un dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayya, lundi soir. Les mots mentent.

Nous avons vu les manifestations décrites comme visant à mettre fin au « blocus » des accès à la bande de Gaza. En fait, le blocus de sécurité est une conséquence de la domination du Hamas et prendrait fin si les dirigeants de Gaza cessaient un jour de tenter de terroriser Israël. Le Hamas a exploité toutes les failles de ce dispositif de sécurité pour tenter d’importer des armes dans sa lutte acharnée et avouée pour détruire Israël. Elle veut constituer le même arsenal dans la bande de Gaza que le Hezbollah a accumulé au Liban – 140 000 missiles, tous destinés à Israël. Israël n’est pas sur le point d’ouvrir librement l’accès à Gaza, alors que la conséquence immédiate inévitable sera l’importation de roquettes, de missiles et d’autres armes devant servir à l’élimination désirée. Et depuis lundi, nous avons entendu les manifestations décrites comme une opposition à l’ouverture de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem et comme marquant le « jour de la Nakba », lorsque les Palestiniens pleurent ce qu’ils appellent la « catastrophe » qui leur est arrivée avec la création d’Israël moderne – l’État juif ressuscité que les armées arabes ont essayé en vain de tuer à la naissance.

A présent, nous commençons à cerner de plus près ce dont il s’agit en réalité.

En vérité, comme leurs organisateurs l’ont montré dès le premier jour, les manifestations de masse à la frontière ne sont pas organisées contre « l’occupation » de Gaza, ni contre le blocus de Gaza. Malgré toutes ces déclarations mensongères, elles ont été planifiées et se déroulent dans le but non dissimulé de mettre fin à l’État d’Israël, le seul État juif au monde, dont la légitimité, quelles que soient ses frontières, est rejetée par le Hamas. D’où la mobilisation particulièrement importante contre la légitimation de Jérusalem symbolisée par la nouvelle ambassade américaine, d’où la résonance particulière de la journée de la Nakba.  « La Marche du retour. » Tout est dit dans le nom. Les habitants de Gaza sont mobilisés par leurs dirigeants terroristes pour un « retour ». Ils sont assurés par leurs dirigeants que ce « retour » est imminent. Que leur « patrie » sera bientôt restaurée. Que la Nakba sera inversée. Et que ceux d’entre eux qui perdent la vie dans les violences à la frontière dans le cadre de ce « retour » trouveront leur place au paradis comme martyrs de leur lutte bénie par Dieu.

Le monde leur doit de briser cette illusion. Et il y a un moyen simple de le faire.

La définition singulière que donne actuellement l’ONU des ‘réfugiés palestiniens’ permet à des millions de Palestiniens d’affirmer, de rêver, de suivre des dirigeants cyniques qui prônent et, dans certains cas, au péril de leur vie, un ‘droit’ non fondé au ‘retour’

Contrairement à toutes les autres populations de réfugiés sur cette planète, l’ONU n’accorde pas seulement le statut de réfugié aux Palestiniens qui ont vécu dans ce qui est aujourd’hui Israël et qui ont fui ou ont été forcés de quitter leur foyer il y a 70 ans. Elle étend également, avec des conséquences contre-productives, le statut de réfugié à leurs enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, et ainsi de suite éternellement. Ce faisant, la communauté internationale – par l’intermédiaire de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour la Palestine (UNRWA) – perpétue le conflit israélo-palestinien qu’elle cherche ostensiblement à résoudre. Elle biaise un conflit de réfugiés qui devrait concerner les quelques dizaines de milliers de réfugiés actuels qui sont encore en vie aujourd’hui, et permet à des millions de Palestiniens d’affirmer, de rêver, de suivre des dirigeants cyniques qui prônent et, dans certains cas, au péril de leur vie, un « droit » non fondé au « retour ».

Le « droit au retour », réclamé par Yasser Arafat puis par Mahmoud Abbas, a contribué à condamner tous les efforts déployés jusqu’à présent pour négocier une solution à deux États. L’affirmation d’un « droit » de « retour », aujourd’hui par le Hamas, apporte de plus en plus de souffrance à Gaza. L’insistance inébranlable des Palestiniens sur un « droit » de « retour » a pratiquement tué tout espoir à l’intérieur d’Israël de parvenir à une solution à deux états. Le monde doit aux Palestiniens de corriger sa définition de « réfugiés » palestiniens – et il peut le faire, au demeurant, sans affecter en aucune façon l’aide qu’il apporte à Gaza et à la Cisjordanie. Il doit aux Palestiniens d’indiquer clairement qu’Israël ne sera pas obligé ou contraint de se suicider en tant qu’État juif en absorbant des millions de descendants de Palestiniens qui vivaient dans ce qui est aujourd’hui Israël. Tout comme Israël, après le partage de la Palestine mandataire par l’ONU en 1947 et l’indépendance en 1948, a construit un État prospère dans sa maison historique revivifiée, y compris en absorbant des centaines de milliers de réfugiés juifs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, les Palestiniens devraient être encouragés à construire un état palestinien prospère aux côtés d’Israël et en paix véritable avec Israël comme foyer de leurs millions d’habitants – un tout premier état palestinien, dans un cadre qui a été rejeté par le monde arabe il y a 70 ans et qu’ils continuent tragiquement de rejeter.

Le monde doit aux Palestiniens de faire pression pour une véritable solution à deux états – pour une Palestine en paix avec l’Israël à majorité juive d’aujourd’hui, et non pour une Palestine qui souhaite simultanément la destruction d’un Israël juif. Aider les deux parties à s’orienter vers une véritable solution à deux États qui donnerait aux Palestiniens l’indépendance et permettrait à Israël de maintenir sa démocratie et son caractère juif – une séparation négociée. Vous voulez atténuer les tragédies en cours à Gaza ? Vous voulez éviter la répétition sans fin de jours d’horreur comme celui de lundi ? Faites comprendre aux Palestiniens qu’ils n’ont pas de « droit » au « retour ». Dites-leur qu’ils méritent un leadership qui ne leur mente pas et ne les maltraite pas. Et indiquez clairement que leur indépendance ne peut être réalisée que par une véritable volonté de coexistence, aux côtés d’un Israël à majorité juive.

Ce détachement de religieux en France pour la période du ramadan remonte à plusieurs décennies.

Ramadan : pourquoi faire venir 300 imams étrangers ?

Une «hérésie». Le coup a été donné par Jeannette Bougrab, ancienne secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et des Sports dans le dernier gouvernement Fillon (2010 et 2012). Interrogée fin mars par Le Figaro à l'occasion de la publication de son dernier livre, Lettre d'exil. La barbarie et nous (Éditions du Cerf), elle a attaqué le principe du détachement d'imams étrangers en France pour la période du ramadan. Ce temps religieux devrait commencer ce 16 mai, ou au plus tard jeudi 17 - cela dépend de l'observation de la lune et de l'Arabie saoudite, ...

Ramadan : la venue de centaines d'imams étrangers préoccupe

Alors que le ramadan se profile, des imams venant d'Algérie et du Maroc sont accueillis comme chaque année en France. La droite et une partie de la gauche critiquent cette venue, acceptée par le gouvernement, estimant qu'elle est contradictoire avec sa volonté d'organiser un islam de France et de lutter contre l'islamisme.

Les mosquées françaises s'apprêtent à recevoir pour le ramadan environ 300 imams étrangers: cet accueil de psalmodieurs et récitateurs n'est pas nouveau, mais il suscite cette année de vives critiques, à l'heure où la structuration d'un «islam de France» et la lutte contre l'islamisme sont mises en avant par le gouvernement. Si le nombre d'imams en France - souvent bénévoles voire itinérants - officiant dans les 2500 lieux de culte musulmans n'est pas précisément connu, il est insuffisant au moment du ramadan, mois béni de jeûne marqué par des veillées de prière jusque tard dans la nuit.

À cette période qui commence à la mi-mai cette année, les communautés musulmanes recherchent notamment des religieux capables de réciter l'intégralité du Coran - appris par cœur - sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de «tajwid». Pour faire face aux attentes des fidèles, des psalmodieurs ou récitateurs sont accueillis le temps du ramadan, en provenance notamment d'Algérie et du Maroc, les deux principaux pays d'origine des cinq à six millions de musulmans de France. «A ce jour», alors que le ramadan commence autour du 15 mai, «entre 250 et 300» d'entre eux sont attendus en France, «tous sous visa d'un mois», précise à l'AFP une source proche du dossier. Ces psalmodieurs-récitateurs s'ajoutent aux 300 «imams détachés» en permanence par la Turquie (150 environ), l'Algérie (120) et le Maroc (une trentaine).

Des voix se sont élevées ces derniers jours dans la classe politique, à droite et jusque dans la gauche laïque. Le sujet a pris un tour polémique alors qu'Emmanuel Macron entend enraciner un «islam de France» moins lié aux influences des États musulmans, afin de mieux lutter contre les discours rigoristes et radicaux dans un pays où le terrorisme islamiste a fait 245 morts depuis 2015. «Organiser la venue d'imams étrangers en France est une hérésie», a dénoncé l'ancienne secrétaire d'État Jeannette Bougrab, qui réagissait vivement dans Le Figaro à l'annonce de cette nouvelle: «Les bras m'en sont tombés. Comment, dans un État laïque, le ministre de l'Intérieur, certes ministre des Cultes, se préoccupe de faire venir des imams d'Algérie pour le ramadan?».

 «Quelle naïveté de la part du gouvernement!»

Il faut «le plus vite possible (...) mettre un terme» aux accords bilatéraux permettant la venue de ces religieux, a abondé l'ancien premier ministre Manuel Valls, relevant que «ça ne correspond pas à l'idée qu'on doit se faire d'un islam des Lumières». Le philosophe Luc Ferry évoquait quant à lui une «décision sidérante» dans les colonnes du Figaro . «Mais pourquoi tant de pusillanimité face à une menace [l'islamisme, ndlr] de plus en plus mortelle?», s'exclamait l'ancien ministre de l'Éducation nationale à propos du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Interrogée au Sénat en mars, Jacqueline Gourault, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a assuré que la Place Beauvau était «très attentive» à ce dossier, et que les imams venant pour le ramadan faisaient l'objet d'un «criblage» par les services de police afin de vérifier que leur séjour ne fera courir aucun risque à l'ordre public. Sa réponse n'a pas apaisé la sénatrice UDI Nathalie Goulet, auteur d'un rapport sur l'organisation de l'islam en France.

 «Le ramadan est un moment très particulier, où l'on peut avoir les prêches les plus républicains comme les moins républicains de l'année. Certains imams viennent avec des visas touristiques, comment voulez-vous les contrôler?», s'interroge la parlementaire, jugeant le dispositif «pas raisonnable» compte tenu des «risques qui pèsent sur la société française». «Quelle naïveté de la part du gouvernement! Il faut cesser toute influence étrangère sur l'islam en France, tant en matière de financements que de formation des imams», lâche pour sa part la vice-présidente du parti LR et maire-adjointe de Bordeaux, Virginie Calmels, sur Twitter.

Les responsables musulmans, eux, se veulent rassurants. «Ces imams ne font pas de prêche mais de la psalmodie, ils n'ont pas d'autre mission religieuse que de respecter la tradition du ramadan et d'enluminer les veillées dans les mosquées», affirme Slimane Nadour, l'un des responsables de la grande mosquée de Paris, relais des 119 récitateurs algériens qui seront accueillis en France entre la mi-mai et la mi-juin. Certains des 200 à 210 imams dépêchés par le Maroc assumeront pour leur part, «en plus de la conduite des prières nocturnes, un rôle de conférencier qui les amène à animer des causeries religieuses», confie le président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), Anouar Kbibech, lié au royaume chérifien. Pour Didier Leschi, auteur de l'essai Misère(s) de l'islam de France, «le problème» de l'envoi de religieux, «c'est que ça déresponsabilise les responsables musulmans sur la question de la mise en place d'un corps d'imams» sur le sol français. Et selon lui, le sujet de l'amélioration des formations en France reste entier.

 

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