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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Revue de presse du 4 mai 2018

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Revue de presse du 4 mai 2018

SOMMAIRE

Journaux                                 Titre                                                          Page

THE TIME OF ISRAËL        L’Iran répliquera à « l’agression d’Israël » en Syrie      2

                                               Rivlin en Éthiopie pour la première visite d’un              2

 Président israélien

LCI                                         Epargne retraite : ce qui va changer pour                       3

10 millions de salariés

LE MONDE                           Société SNCF : les grévistes prêts à « durcir le               4

Mouvement »

L’OPINION                           Air France : les salaires de la peur                                   6

LA NOUVELLE REPUBLIQUE       Premières élections au Liban en neuf

ans, le Hezbollah en quête d'une majorité                                                                      6

LE FIGARO MAGAZINE        L'argent caché des syndicats                                             8

                                               Emmanuel, c'est trop tôt, dit Raffarin à Macron             9

VALEUR ACTUELLE             IFI : une mauvaise nouvelle pour la résidence       10

 principale ?

LIBERATION                   A Paris, les LREM s’en prennent aux HLM             11

LES ECHOS                     "L'exit tax" n'a pas freiné les départs à                 13

l'étranger des plus fortunés

 

 

En bref : OF THE TIME ISRAËL

L’Iran répliquera à « l’agression d’Israël » en Syrie

Le parlementaire Allaeddine Boroujerdi a promis que la République islamique entamera des représailles "en temps et en lieu" après la frappe qui aurait tué des Iraniens en Syrie.

Un haut responsable iranien a affirmé mardi à Damas que son pays allait « répliquer en temps et en lieu » après « l’agression d’Israël » contre des bases militaires en Syrie où se trouvaient des conseillers iraniens.

Au moins 26 combattants, en « majorité » des Iraniens, ont été tués dimanche en Syrie dans des tirs de missiles sur des positions militaires du régime, dont Téhéran est un précieux allié dans la guerre meurtrière qui ravage le pays depuis 2011, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« L’agression de l’entité sioniste (Israël) contre nos conseillers en Syrie nous garantit le droit de répliquer », a déclaré le président de la commission parlementaire iranienne des Affaires étrangères, Allaeddine Boroujerdi, lors d’une conférence de presse organisée au terme de sa visite à Damas.

 « Nous répliquerons (contre Israël) en temps et lieu », a-t-il ajouté, précisant que la présence militaire de l’Iran en Syrie intervenait « à la demande du gouvernement syrien ». L’Etat hébreu confirme rarement ses opérations en Syrie.

Ces dernières semaines, les responsables israéliens ont multiplié les déclarations pour dénoncer l’implantation en Syrie de Téhéran, allié indéfectible du régime.

Le 9 avril, le pouvoir de Damas et son allié iranien avaient pointé du doigt la responsabilité d’Israël dans un raid meurtrier qui avait visé une base militaire dans la province de Homs (centre).

Dimanche soir, un aéroport militaire d’Alep (nord) et la Brigade 47 à Hama (centre), où sont stationnées des forces iraniennes, avaient été visés par des bombardements « probablement israéliens » d’après l’OSDH.

Israël et la Syrie sont officiellement en état de guerre.

Les relations sont d’autant plus tendues que trois ennemis d’Israël opèrent sur le théâtre syrien : le régime, l’Iran et le Hezbollah libanais

Rivlin en Éthiopie pour la première visite d’un président israélien

Le président, qui doit rencontrer la communauté de Falash Mura qui attend d'émigrer en Israël, dit au comité d'accueil qu'il "rend la visite" de la reine de Saba au roi Salomon.

Le président Reuven Rivlin a entamé mardi la première visite d’un chef d’État israélien en Éthiopie, déclarant à un groupe d’accueil à l’aéroport qu’il « rendait la visite de la reine de Saba et venait au nom du roi Salomon ».

Rivlin a dit qu’il voulait développer et approfondir la coopération entre les deux pays dans certains des nombreux domaines dans lesquels Israël excelle, ainsi que dans la lutte contre le terrorisme. Le président, qui rentrera en Israël jeudi, doit rencontrer son homologue éthiopien Mulatu Teshome, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, le patriarche éthiopien Abuna Mathias et d’autres personnalités de haut niveau.

Mardi soir, il devait rencontrer des représentants de la communauté éthiopienne Falash Mura en attente d’émigrer en Israël.

Falash Mura est un terme familier, quoique péjoratif, tiré de la langue Ge’ez qui décrit les juifs éthiopiens qui se sont convertis au christianisme aux 19e et 20e siècles, en grande partie à cause de la persécution et des conflits économiques, mais qui ont conservé une identité communautaire distincte.

« L’Éthiopie connaît une croissance énorme », a dit Brosh, « et nous voulons en faire partie. Les entreprises israéliennes pourraient s’associer à des entreprises éthiopiennes dans le cadre de projets visant à améliorer les infrastructures, l’agriculture, l’eau et la gestion de l’énergie », a-t-il ajouté.

Gadi Arieli, directeur général de l’Institut israélien des exportations, a déclaré que son organisation était à la tête d’une délégation de 35 représentants d’entreprises des secteurs de l’eau, de la santé, de l’agriculture, de l’énergie, de la sécurité intérieure et de la cybernétique, dont certaines étaient déjà actives dans le pays africain.

Il a dit espérer que la visite ouvrirait de nombreuses portes et permettrait aux entreprises israéliennes d’accéder à des niveaux de gestion plus élevés qu’à ce jour.

EN BREF : LCI

Epargne retraite : ce qui va changer pour 10 millions de salariés

ARGENT - Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé plusieurs mesures visant à assouplir l’épargne retraite. En France, 10 millions de salariés sont concernés.

Il est paradoxal que l’épargne retraite demeure le parent pauvre de notre épargne nationale." Dans un discours devant l'AFER (Association française d'épargne et de retraite), Bruno Le Maire a confirmé jeudi plusieurs pistes déjà avancée dans le cadre de la future loi "Pacte" sur le financement de l’économie. Objectif : développer considérablement l'épargne retraite beaucoup moins privilégiée par les Français que l'assurance vie.  Le ministre a ainsi annoncé que les principaux produits d'épargne retraite seraient bientôt intégralement transférables de l'un à l'autre. Plus de 10 millions de salariés sont concernés en France.

L'épargne retraite permet au particulier d'accumuler un pécule - les versements étant généralement déductibles des impôts - qui ne pourra lui être distribué qu'à la fin de sa vie active, afin de compléter la pension versée par le système de retraite par répartition.

L'épargne retraite ne décolle pas

Ces produits peinent à décoller, d'autant qu'ils sont fragmentés en de multiples contrats : le Perp individuel, le Perco collectif, les contrats Madelin réservés aux indépendants... En tout, l'épargne retraite représente 200 milliards d'euros de placements en France, bien loin des 1.700 milliards de l’assurance vie, dont les fonds ne financent pas suffisamment les entreprises, et notamment les PME, selon le gouvernement.

"Contrairement à aujourd'hui, lorsque vous changerez d'entreprise ou de métier, votre compte d'épargne retraite vous accompagnera", a expliqué le ministre au Parisien. Qui plus est, "chacun sera libre de sortir le fruit de son épargne volontaire, mais aussi de l'intéressement et de la participation, soit en capital soit en rente", a ajouté le ministre, confirmant des informations données la semaine dernière à l'AFP par l'association d'épargnants Afer.

Il sera par exemple possible - quel que soit le produit d'épargne retraite - d'utiliser ce capital pour l'achat d'une résidence principal.

Autrement dit, le particulier pourra récupérer son épargne retraite en une seule fois, alors que ces produits prévoient généralement un versement sous forme de rente, soit un revenu régulier assuré jusqu'au décès de l'épargnant.

EN BREF : LE MONDE SOCIETE

SNCF : les grévistes prêts à « durcir le mouvement »

Malgré les difficultés, notamment financières, les cheminots se disent prêts à poursuivre leur mobilisation, après treize jours de grève.

Au premier jour de la treizième séquence de grève à la SNCF, ils étaient plusieurs centaines de cheminots réunis jeudi 3 mai dans l’après-midi devant l’Ecole militaire, à Paris. Quatre jours avant d’être reçus à Matignon par le premier ministre, Edouard Philippe, les fédérations CGT, UNSA, SUD, CFDT et FO avaient appelé à un rassemblement, dans la capitale mais aussi devant les préfectures en région, pour « mettre la pression » sur l’exécutif.

L’inscription du mouvement dans la durée a même permis de convaincre certains indécis comme Gilles, non syndiqué : cette nouvelle séquence de grève est la première à laquelle il participe depuis son entrée à la SNCF, en 2007. « Je me suis décidé au dernier moment ce matin, explique-t-il. Je me suis dit que je ne voulais pas y repenser dans dix ans et me dire que je n’y étais pas. »

Une grève qui « pénalise aussi les cheminots »

D’abord source de désaccord au sein de l’intersyndicale, la méthode de la grève cadencée (deux jours sur cinq) semble avoir fini par emporter l’adhésion des cheminots les plus sceptiques.« J’avais voté à l’assemblée générale de SUD-Rail pour une grève reconductible classique, reconnaît Pierre. Mais je dois admettre que la mobilisation la moitié de la semaine a bien fichu la pagaille au sein de la direction de la SNCF. » Une méthode également jugée efficace par Etienne, aiguilleur au sein de l’unité opérationnelle de Creil (Oise) et syndiqué à la CGT : « Avec deux jours de salaires, on bloque la circulation presque trois jours et demi. »

Cette grève atypique permet « à tout le monde de participer à la mobilisation », quels que soient ses moyens financiers, estime aussi Dominique, écharpe CFDT autour du cou. S’il affirme que ses idées passent avant les pressions financières, il reconnaît qu’il n’est pas le plus mal loti : « On connaît des agents SNCF dont les terminus des lignes se situent à l’étranger et à qui l’on interdit de faire grève, sans quoi les frais d’hôtel et les repas sont à leur charge », s’indigne-t-il.

 « Le premier ministre a déclaré à la télévision que la grève longue des cheminots pénalisait les clients. Mais il a oublié de dire que cela pénalisait aussi les cheminots », témoigne David, syndiqué à SUD-Rail. Pour le prouver, ce contractuel sort son téléphone de sa poche et lit à voix haute un message de son opérateur lui notifiant que sa facture n’a pas été payée ce mois-ci. « Les impayés commencent à s’accumuler », sourit il amèrement. Ce jeune commercial en poste à Massy-Palaiseau (Essonne) dit gagner chaque mois 1 500 euros brut. A cause du décompte des jours de grève, il a touché presque la moitié en avril.

 « D’habitude, les retenues sur salaires sont décomptées sur la fiche de paie du mois suivant, explique aussi Dominique, dénonçant des pressions financières de la part de la direction. Cette fois-ci, on m’a déjà décompté les quatre jours de grève que j’ai effectués en avril sur mon bulletin du même mois. »

 « Depuis le 22 mars rien n’a bougé »

Malgré les difficultés, la perspective de prolonger la mobilisation pendant l’été, que l’intersyndicale a évoquée à plusieurs reprises depuis la rupture des discussions avec la ministre des transports, Elisabeth Borne, ne décourage pas ces cheminots. « Depuis le 22 mars rien n’a bougé », constate Dominique. « S’il faut durcir le mouvement, alors on durcira le mouvement », poursuit Pierre avec détermination. « J’avais mis un peu d’argent de côté, opine Christophe.

Le monde .FR

Le deuxième mois de mobilisation débute à la SNCF. Après douze jours de grève en avril, les mois de mai et de juin devraient être marqués par vingt-quatre jours d’action supplémentaires des cheminots contre les projets de réforme du gouvernement.

Face au gouvernement, qui dit vouloir permettre à la SNCF de se moderniser pour affronter la concurrence à partir de 2020, les cheminots en grève dénoncent notamment la fin programmée de l’embauche au statut et les modalités d’ouverture à la concurrence.

Alors que le taux de grévistes diminue, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, espère une sortie de crise. Le 7 mai, le premier ministre, Edouard Philippe, recevra les représentants syndicaux pour tenter de trouver un accord.

 

EN BREF : L’OPINION

Air France : les salaires de la peur

Véritable boulet, les frais de personnel chez Air France-KLM représentent 29 % du chiffre d’affaires contre 22 % chez Lufthansa et 20 % chez British Airways. La question de la masse salariale, et toutes ses composantes, est clef pour l’avenir du groupe

En fin de journée ce vendredi, Air France communiquera le résultat du référendum réalisé auprès du personnel sur sa proposition d’augmentation salariale. En cas de victoire du « non » Jean-Marc Janaillac, le PDG d’Air France-KLM a annoncé qu’il démissionnerait. L’hypothèse est peu probable compte tenu de l’essoufflement du mouvement. Moins de 20% des pilotes et des autres personnels font grève en cette fin de semaine. Même si le « oui » l’emporte, tous les problèmes ne seront pas réglés pour autant.

Un partout, la balle au centre : la grève commencée il a trois mois a déjà fait perdre à Air France quelque 256 millions d’euros, soit autant que ce que lui coûteraient les augmentations de salaires réclamées par l’ensemble des personnels. Alors que le mouvement donne des signes d’essoufflement, le jusqu’au-boutisme des uns et des autres en vaut-il vraiment la chandelle ?

Pour les 3 et 4 mai, douzième et treizième journée d’action, le nombre de grévistes a sensiblement diminué : environ 18,8 % pour le personnel navigant et 10 % pour les personnels au sol. Des chiffres qui laissent augurer une large victoire du « oui » au référendum sur les propositions salariales de la direction d’Air France, qui s’achève ce vendredi à 18 heures Même si le PDG, Jean-Marc Janaillac a mis sa démission dans la balance, cette approbation ne réglera pas tous les problèmes. Ce vote n’a en effet aucune valeur juridique et la direction a besoin d’un accord formel de syndicats représentant la majorité des personnels pour faire valider son accord. Or, chacun a des arguments à faire valoir dans ce dossier.

EN BREF : LA NOUVELLE REPUBLIQUE

Premières élections au Liban en neuf ans, le Hezbollah en quête d'une majorité

Les premières législatives en près d'une décennie se tiennent dimanche au Liban, où les équilibres politiques historiquement fragiles ont été mis à rude épreuve ces dernières années par le tumulte régional, principalement le conflit en Syrie voisine.

Même s'il est prévu que les partis traditionnels siègent au nouveau Parlement, le puissant mouvement armé chiite du Hezbollah, allié de la Syrie et de l'Iran, pourrait renforcer son rôle en obtenant la majorité, pour la première fois depuis 2005.

Mais cela ne risque pas d'impliquer un grand changement dans la mesure où le Hezbollah domine le jeu politique au Liban, un pays de quelque quatre millions d'habitants pris en étau entre Israël et la Syrie.

D'ailleurs, une large part de la population dit avoir peu d'illusions face à une classe politique accusée de corruption et de népotisme, dans un pays qui croule sous une dette publique culminant à 150% du PIB.

L'autre grand camp au Liban est emmené par le Premier ministre sunnite Saad Hariri, au cœur en novembre 2017 d'un rocambolesque feuilleton lié à l'annonce de sa démission surprise depuis l'Arabie saoudite sunnite, son parrain engagé dans une course au leadership régional avec l'Iran chiite. Il est ensuite revenu sur sa démission.

Les législatives viennent parachever un processus de stabilisation politique du Liban, resté plus de deux ans sans chef de l'Etat et secoué par de multiples crises liées souvent aux vives tensions entre belligérants régionaux.

Partout dans le pays, les affiches électorales et portraits géants des candidats -très rarement des femmes, même si un nombre record de 86 candidates se présentent- ont envahi les panneaux publicitaires et les façades des immeubles.

Pas de "changement"

Mais cette fièvre électorale laisse de marbre une grande partie des 3,7 millions d'électeurs.

Après les élections, "les forces principales vont se remettre à diriger ensemble le pays", estime-t-il.

Le Hezbollah, dernière faction à ne pas avoir abandonné ses armes après la guerre civile (1975-1990), "gardera son contrôle sur les décisions du gouvernement et ne va pas permettre qu'on ouvre la question de son armement", dit Hilal Khashan, professeur de Sciences politiques à l'Université américaine de Beyrouth.

Le mouvement chiite "et ses alliés vont récolter la majorité des (128) sièges" au Parlement, au détriment du camp Hariri, selon lui. Par alliés, il veut dire Nabih Berri, l'inamovible chef du Parlement en place depuis 1992, et le président de la République Michel Aoun.

C'est en partie grâce au soutien militaire du Hezbollah, mais aussi de l'Iran et surtout de la Russie, que le régime de Bachar al-Assad en Syrie a pu enchaîner les victoires face aux rebelles et jihadistes dans le conflit déclenché en 2011.

Et même si la formation de M. Hariri, le Courant du Futur, risque de perdre plusieurs sièges, le Premier ministre devrait garder son poste.

Malgré les profondes divergences et parfois même l'animosité, les décisions politiques majeures sont souvent prises par consensus entre les forces politiques rivales.

Au Liban, selon une règle non écrite, les trois plus hautes fonctions de l'Etat sont attribuées à un chrétien maronite (président), un musulman sunnite (Premier ministre) et un musulman chiite (chef du Parlement). Et toute la vie politique est régie par un subtil partage confessionnel entre les multiples communautés.

"Même blague"

A trois reprises depuis 2009, les 128 députés ont prorogé leur mandat, invoquant les risques sécuritaires qui pesaient sur le pays frappé par plusieurs attentats dont certains liés à l'implication du Hezbollah en Syrie.

"Ce sont les mêmes noms, les mêmes visages, la même blague, qu'est-ce qui peut m’intéresser ?", lance Joumana, secrétaire médicale de 51 ans.

"Mon fils et ma fille font leurs études universitaires en Europe. C'est ça qui va leur donner un avenir, pas l'Etat libanais", dit-elle.

La nouvelle loi électorale et le mode de scrutin proportionnel adoptés en 2017 ont incité des candidats de la société civile à tenter une "percée".

C'est le cas de la coalition "Kulluna Watani", qui appelle les électeurs à se mobiliser contre l'establishment politique traditionnel.

Mais c'est sur le ton de la dérision que de nombreux jeunes abordent les prochaines élections.

Les sœurs Michelle et Noel Keserwany font ainsi le buzz sur les réseaux sociaux, avec leur chanson satirique qui dénonce à la fois la classe politique et l'attitude des citoyens libanais qui affirment vouloir un changement, mais continuent "encore et encore" à voter pour les mêmes têtes.

EN-BREF : FIGARO MAGAZINE

Cagnottes de grève, propriétés, fonds publics... L'argent caché des syndicats

EXCLUSIF - Les représentants des centrales mobilisées contre la réforme de la SNCF seront reçus le 7 mai par le premier ministre Édouard Philippe. Ils ont prévenu qu'ils poursuivraient la grève s'ils n'obtenaient pas de concessions. Ils ont les moyens de tenir longtemps. Voici pourquoi.

Ils sont réalisateurs, romanciers ou sociologues. Et de gauche, évidemment. Pour aider les cheminots en grève depuis le 3 avril dernier à ne «rien lâcher», selon la formule consacrée, ils ont lancé un appel aux dons sur internet et collecté en un mois plus de 900.000 euros. Une belle cagnotte, mais qui n'est rien comparée aux fonds dont disposent les syndicats engagés dans la guerre contre la réforme du rail. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a craché le morceau sur RMC le 5 avril: sa confédération dispose d'une «caisse de solidarité» de 125 millions d'euros pour aider les cheminots grévistes, mais aussi tous ses adhérents impliqués dans les divers mouvements sociaux en cours. De quoi les indemniser à hauteur de 7,30 euros par heure de grève. D'où vient cet argent? Des adhérents, via leurs cotisations, assure-t-on à la CFDT. Du côté de la CGT, Philippe Martinez a commencé par affirmer qu'il n'y avait «pas de caisse de grève» alimentée par des dons, avant d'en reconnaître l'existence au «Grand Jury-RTL-Le Figaro-LCI».

Une faible représentativité

Interrogé sur son montant, il a tout bonnement répondu: «Je n'en sais rien.» De l'argent, il en arrive de tous les côtés pour soutenir les cheminots en grève. Info'Com-CGT, qui défend en théorie les intérêts des salariés de l'information et de la communication, épaulée par la CGT Goodyear, la CGT Air France et Sud-PTT 92, a ainsi reversé 444.220 euros aux grévistes. Cette caisse a été instituée en mai 2016, lors de la bataille contre la loi El Khomri. Et il y en a bien d'autres.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, reproche à Emmanuel Macron de vouloir «se passer des organisations syndicales ».

Bienvenue dans le monde merveilleux du syndicalisme à la française. Les Français ont beau se détourner toujours plus des syndicats et approuver de moins en moins leur action, comme en témoigne la courbe descendante du soutien aux grèves à la SNCF dans les sondages, cette désaffection n'a aucun impact sur les mouvements sociaux, pour une raison simple: les syndicats n'ont pas besoin de cotisations d'adhérents pour vivre. Qu'importe si le taux de syndicalisation n'est que d'environ 8 % dans notre pays, selon Erwan Seznec et Rozenn Le Saint, auteurs du Livre noir des syndicats.

"Emmanuel, c'est trop tôt", dit Raffarin à Macron

"Emmanuel, c'est trop tôt" : l'ancien Premier ministre et soutien de François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, a fait mercredi un "procès en inexpérience" au candidat d'En Marche! à l'élection présidentielle, à quatre jours du premier tour.

L'équipe du candidat de la droite et du centre épingle depuis plusieurs semaines le manque présumé d'expérience de l'ancien ministre de l'Economie - qui, à 39 ans, est le benjamin du scrutin - face aux "36 ans au service du pays" de François Fillon.

"Je crois qu'il faut qu'on regarde un peu notre vie politique avec un peu d'expérience", a dit Jean-Pierre Raffarin, sur France Inter. "Je suis un peu préoccupé quand je vois cette nouveauté dont parle Emmanuel Macron et que je comprends et que je respecte".

"Je ne fais de procès de qualité à Emmanuel Macron, je fais simplement un procès en inexpérience", a souligné le sénateur Les Républicains (LR) de la Vienne. "Ce que je crains aujourd'hui c'est que finalement il découvre un certain nombre de situations, je veux parler de la paix, de l'emploi, du terrorisme. Ne méprisons pas l'expérience".

"Je crois que c'est trop tôt pour Emmanuel Macron aujourd'hui", a poursuivi l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac. "Nous sommes un pays compliqué, complexe, je ne vois pas aujourd'hui où il aurait pris cette expérience qui va lui donner et la force et la résistance de conduire la France face aux Poutine, aux Trump et aux autres".

"Je dirais à Emmanuel si je le tutoyais, eh bien Emmanuel ton tour viendra, mais aujourd'hui c'est trop tôt", a-t-il ajouté.

Enarque et ancien banquier d'affaires, Emmanuel Macron a fait son entrée dans le monde politique en 2012 comme secrétaire adjoint de l'Elysée auprès de François Hollande, avant d'être nommé ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique en août 2014.

Il a démissionné deux ans plus tard, en août 2016 avant d'annoncer en novembre sa candidature à l'Elysée sous les couleurs de son mouvement En Marche!, hors de la primaire organisée par le Parti socialiste.

Emmanuel Macron fait à l'heure actuelle toujours la course en tête dans les intentions de vote pour le premier tour au coude-à-coude avec Marine Le Pen (Front national) et devant François Fillon et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).

 (Marine Pennetier,)

EN BREF : VALEUR ACTUELLE

IFI : UNE MAUVAISE NOUVELLE POUR LA RÉSIDENCE PRINCIPALE ?

La déductibilité des emprunts contractés pour l’achat de la résidence principale risque d’être moins favorable qu’au temps de l’ISF.

Globalement, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) fonctionne sur le même principe que l’ancien ISF. La taxation porte sur une assiette nette, c’est-à-dire après déduction des dettes contractées pour l’acquisition ou la préservation des biens imposés.

Pourtant, dans le cas de la résidence principale, un changement est a priori à prévoir. Le point vient d’être soulevé par Olivier Rozenfeld, le président de Fidroit, dans un communiqué.

La règle avec l’ISF

Du temps de l’ISF, la résidence principale bénéficiait déjà d’un abattement de 30% sur sa valeur. En revanche, la dette contractée pour l’acquisition de la résidence principale était déductible dans sa totalité.

Cela découlait de la stricte application de l’article 885 G quater du code général des impôts, selon lequel la dette n’était pas déductible (en partie ou en totalité) lorsque le bien était exonéré (en totalité ou en partie). Or, un abattement n’est pas une exonération. En 2013, une publication au BOFiP confirmait d’ailleurs qu’un emprunt lié à la résidence principale était « admis en déduction en totalité ».

La règle avec l’IFI

Depuis l’instauration de l’IFI, les textes ont changé. L’article 885 G quater du CGI a été abrogé. Et c’est désormais l’article 974 qui précise les conditions de déductibilité des dettes.

Selon cet article, les dettes sont admises en déduction si elles se rapportent à des actifs imposables et le cas échéant « à proportion de leur valeur imposable ». Faut-il en conclure que « seul 70% de la dette ayant permis d’acquérir la résidence principale est déductible de l’actif de l’IFI ? », s’interroge Olivier Rozenfeld.

Il faudra bien entendu attendre les commentaires de l’administration pour avoir des certitudes sur ce point. Mais la rédaction de l’article 974 laisse bel et bien craindre une mauvaise surprise pour les contribuables.

Pour le démontrer, Olivier Rozenfeld prend l’exemple d’une résidence de 500.000 euros financée par un emprunt de 300.000 euros. Avec l’ISF, la valeur imposable était de 350.000 euros et le passif déductible de 300.000 euros, soit un actif net de 50.000 euros. Avec l’IFI, la valeur imposable sera toujours de 350.000 euros, mais la dette ne serait plus déductible qu’à hauteur de 210.000 euros (70%), portant l’actif net taxable à 140.000 euros.

EN BREF : LIBERATION

A Paris, les LREM s’en prennent aux HLM

Sous couvert de favoriser les classes moyennes, les élus Macronistes proposent de vendre 1 % du parc social de la capitale tous les ans. Ce vœu, qualifié de « complètement démago » par la mairie, est débattu ce vendredi au Conseil de Paris.

La séance s’annonce animée, voire houleuse, vendredi au Conseil de Paris, appelé à débattre d’un vœu des élus Macronistes. Leur texte propose ni plus ni moins de vendre tous les ans près de 2 500 HLM dans une capitale qui manque cruellement de logements aux loyers accessibles. L’affaire suscite déjà une vive polémique. Pourquoi céder des logements du parc social à Paris alors que les prix du marché locatif sont explosifs ? Il faut compter entre 1 600 et 2 200 euros par mois (selon les quartiers) pour louer un appartement familial de 70 m2 dans le privé. En HLM, c’est trois fois moins cher.

Tous élus aux municipales de 2014 sur des listes PS, UMP, UDI ou Modem avant de rallier Emmanuel Macron, les auteurs de ce vœu proposent de devancer une mesure controversée du projet de loi «évolution du logement, de l’aménagement et du numérique» (Elan). Elle oblige tous les organismes de HLM à vendre 1 % de leur patrimoine chaque année. S’il était adopté en l’état, ce texte autoriserait la vente de logements sociaux, y compris dans les villes qui en ont très peu, comme Neuilly-sur-Seine, Le Vésinet ou Cannes. Et aussi à Paris qui, avec 20 % de HLM, n’a pas encore atteint le quota de 25 % exigé par la loi Solidarité et renouvellement urbain (Paris compte 250 000 HLM sur un parc total de 1,3 million de logements). Le projet de loi Elan ne sera pas examiné par l’Assemblée et le Sénat avant juin. Mais les élus macronistes parisiens veulent aller plus vite que le Parlement, et faire appliquer dans la capitale un texte avant même qu’il ne soit voté et peut-être amendé par les députés et sénateurs. «Nous, on essaye de défendre l’application de la politique gouvernementale, explique à Libération Anne-Christine Lang, conseillère de Paris (ex-PS), élue députée sous l’étiquette LREM en 2017. Avec notre vœu, on veut donner la possibilité à des gens qui gagnent entre deux et trois Smic [de 2 300 et 3 450 euros, ndlr], à des familles de la classe moyenne, d’accéder à la propriété à Paris.» Même son de cloche chez les autres élus signataires du texte soumis au débat, qui mettent aussi en avant une mesure pro-classes moyennes.

Nerf de la guerre

«C’est totalement démago», riposte Ian Brossat, adjoint (PCF) chargé du logement à la mairie de Paris. «Qui peut croire sérieusement qu’avec des revenus moyens, un ménage avec des enfants va pouvoir débourser 700 000 ou 800 000 euros pour acheter son appartement HLM qu’il occupe ? interroge-t-il. Sauf à brader ces logements qui appartiennent à tous les Parisiens, ce qui serait totalement inacceptable pour les deniers publics.» Cette question du tarif auquel seraient vendus les HLM n’est pas fortuite. Anne-Christine Lang laisse entendre qu’il «n’est pas question de vendre un logement social» aux «prix du privé». Mais dans ce cas, sous couvert de faciliter l’accession de la classe moyenne à la propriété, les acquéreurs, qui achèteraient à des prix très inférieurs au marché, réaliseraient d’incroyables plus-values au détriment de la collectivité.

Le vœu des élus Macronistes a peu de chances d’être adopté. Même avec le renfort des élus de droite, ils ne disposent pas d’une majorité au Conseil de Paris. Certains voient dans cette affaire un coup de com téléguidé par Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, qui nourrit des velléités de candidature à la mairie de Paris aux municipales de 2020 (lire notre article). Et pour mieux préparer son atterrissage, il «multiplie les coups» contre la politique d’Anne Hidalgo. «Cette offensive par le prisme de la vente des HLM ne me surprend pas. Griveaux a enfourché le programme le plus droitier de LREM», dit de lui un élu PS bourguignon qui a bien connu Griveaux lorsqu’il était vice-président du conseil départemental de Saône-et-Loire. «La stratégie de LREM dans la capitale est de se substituer à la droite parisienne, ajoute Rémi Féraud, président du groupe PS au Conseil de Paris. Benjamin Griveaux veut faire une OPA sur cet électorat en revisitant tous les vieux thèmes de la droite parisienne, comme la vente des HLM.»

Pour motiver leur vœu, les élus Macronistes reprennent l’argumentaire du gouvernement figurant dans le projet de loi Elan. En substance : la vente d’un logement HLM «permet la construction de trois logements [sociaux]», en procurant des fonds propres aux organismes. A condition que le logement soit déjà amorti, c’est-à-dire remboursé. Car pour construire, les HLM recourent à des emprunts d’une durée de trente à cinquante ans, les loyers acquittés par les locataires servant à payer le prêt. Or tout le parc social de la capitale est loin d’être remboursé.

Infographie - les logements sociaux à Paris

En outre, avoir des fonds propres n’est pas suffisant pour construire afin de reconstituer une offre locative. Dans la capitale, le nerf de la guerre, c’est les terrains à bâtir. «Le problème que nous avons pour faire plus de logements sociaux à Paris, ce n’est pas l’argent, mais la rareté du foncier», souligne Ian Brossat. Pas de parcelles, pas de possibilité de réaliser de nouveaux HLM pour compenser ceux vendus. Le vœu des Macronistes porte sur «un plan quinquennal» de ventes de 1 % du parc HLM par an. A raison de 2 500 cessions chaque année, cela ferait un total de 12 500 logements sociaux «en moins pour l’éternité à Paris», affirme Jean-Yves Mano, ancien adjoint au logement de Delanoë, aujourd’hui président de Consommation, logement et cadre de vie, une association de consommateurs opposée à ces ventes.

Lors de la présentation du projet de loi Elan en Conseil des ministres, Libération avait interrogé le secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, sur la difficulté de reconstituer une offre de HLM - après des ventes - dans des villes déjà construites comme Paris, en raison de la pénurie de terrains. Réponse : «Il y a beaucoup de foncier en première couronne.» Sous-entendu en banlieue, où il y a déjà beaucoup de logements sociaux.

 « Part d’effort»

Anne-Christine Lang ne dit pas autre chose, affirmant que la « question du logement et de la mixité sociale doit s’envisager à l’échelle de la métropole», et donc de reconstituer l’offre de HLM au-delà du périphérique. «Bien sûr, répond Rémi Féraud. Mais à condition que Paris prenne sa part d’effort dans le logement des foyers modestes. Or avec ce vœu, on veut les envoyer en banlieue comme le faisait la droite dans les années 90.» Il y a quelques années, Anne-Christine Lang défendait pourtant son droit d’habiter à Paris avec ses enfants dans un 110 m² appartenant à un bailleur social qu’elle a quitté en 2014 lorsqu’elle est devenue députée (PS), à la place de Jean-Marie Le Guen, nommé ministre.

EN BREF : LES ECHOS

"L'exit tax" n'a pas freiné les départs à l'étranger des plus fortunés.

Les départs à l'étranger des contribuables dont le revenu est supérieur à 100.000 euros annuels ont encore augmenté, d'après le dernier rapport de Bercy. Ils ont été trois fois plus nombreux en 2015 qu'en 2010.

Voilà qui va donner du grain à moudre à Emmanuel Macron. Alors que le chef de l’État a annoncé le 1er mai la suppression de l’« exit tax » dès 2019, un rapport du ministère de l’économie et des finances transmis aux parlementaires, et dévoilé par Les Échos ce vendredi 4 mai, tombe à pic: il montre que le nombre de départs des foyers les plus aisés à l’étranger a beaucoup progressé entre 2010 et 2015, malgré l’application de l’exit tax

Voilà qui va donner du grain à moudre à Emmanuel Macron. Alors que le chef de l’État a annoncé le 1er mai la suppression de l’« exit tax » dès 2019, un rapport du ministère de l’économie et des finances transmis aux parlementaires, et dévoilé par Les Échos ce vendredi 4 mai, tombe à pic: il montre que le nombre de départs des foyers les plus aisés à l’étranger a beaucoup progressé entre 2010 et 2015, malgré lapplication de l’exit tax.

Des départs en forte hausse

Les exils fiscaux des foyers possédant plus de 100 000 € de revenus ont par exemple été multipliés par trois entre 2010 et 2015. Cette année-là, 4 326 foyers fiscaux ont quitté la France, un chiffre en progression de 5 % par rapport à 2014.

La tendance est également à la hausse pour les foyers dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 300 000 €: 634 départs en 2015, contre 589 lannée précédente. Le nombre de départ concernant les foyers redevables à l’ISF s’élève, lui, à 754 en 2015, contre 837 en 2014.

Suisse, Royaume-Uni, États-Unis: les destinations privilégiées restent les mêmes dannée en année.

300 à 400 déclarations d’exit tax

Créée en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l’exit tax n’a donc pas eu l’effet escompté. Son objectif était de freiner l’exil fiscal en taxant les plus-values réalisées par les contribuables qui quittent l’hexagone et vendent leur patrimoine.

Le rapport de Bercy indique qu’entre 2011 à 2015, l’administration a reçu chaque année 300 à 400 déclarations d’exit tax. En 2015, le montant des plus-values déclarées s’élevait à 2,9 milliards d’euros.

Hausse d’impôts et internationalisation des parcours

La progression du nombre d’exilés fiscaux entre 2010 et 2015 s’explique notamment par les politiques de hausses d’impôts menées depuis 2011 par Nicolas Sarkozy et son successeur François Hollande.

 « Les assujettis à l’ISF pensaient que Nicolas Sarkozy allait supprimer cet impôt, mais il n’a fait que l’alléger en 2011. Certains contribuables ont donc quitté la France, car ils savaient que l’ISF allait rester, souligne Éric Pichet, économiste et professeur à Kedge Business School. Puis lorsque François Hollande a été élu en 2012, il a augmenté l’ISF et supprimé le plafonnement, ce qui a de nouveau fait fuir les ménages les plus aisés. »

Même la « pause fiscale » décrétée par François Hollande au milieu de son mandat a été sans effet sur les décisions des contribuables.

La fiscalité n’explique pas tout

« Ces nombreux départs s’expliquent aussi par la mondialisation des parcours professionnels et la demande des entreprises étrangères pour les diplômés français », précise Éric Pichet.

Les sondages des réseaux consulaires indiquent en effet que les opportunités professionnelles jouent un rôle important dans la décision de partir. Une façon de montrer que l’exil fiscal dépend de plusieurs facteurs, et pas seulement de la fiscalité appliquée dans le pays.

 

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