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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Revue de Presse du 8 mai 2018

com
Revue de Presse du 8 mai 2018

Journal

Titre

Page

CONTREPOINT

Air France, SNCF l’Etat sait-il négocier avec les partenaires sociaux ?

2

LCI.com

Décès de Maurane

4

L’OPINION

Les grèves corporatistes de la SNCF et Air France

5

ZONE MILITAIRE

Le capitaine de corvette Jacquelin de La Porte des Vaux, le corsaire de la France libre

5

OUEST FRANCE

Bagarre entre trois agents verbalisateurs et des policiers à Paris

8

 

Enfermée en plein soleil, une chienne sauvée par les gendarmes

8

LE POINT

Fin du statut de cheminot : 100 millions d'économies par an pour la SNCF

ç

 

Grève SNCF : les prévisions de trafic pour le 16e jour de mobilisation

10

LE MONDE.FR

Jour J pour l’accord sur le nucléaire iranien,

11

20 MINUTES

Blanchiment : En 2017, 87 sanctions ont été prononcées

12

 

Une « montée en puissance » des contrôles pour 2018

12

EN BREF : CONTREPOINTS

Air France, SNCF : l’État sait-il négocier avec les partenaires sociaux ?

Le cas des conflits à la SNCF et à Air France permettent de douter de la capacité de l’État à négocier avec les partenaires sociaux.

Les entreprises publiques et leurs héritières (Air France ayant un statut d’entreprise privée avec un actionnaire de référence : l’État) sont-elles capables de pratiquer le dialogue social au sens où l’entendent les entreprises privées classiques ? Le cas des conflits à la SNCF et à Air France permettent d’en douter.

Après l’échec de son referendum sur ses propositions salariales, Jean-Marc Janaillac, président d’Air France, a décidé de démissionner. Il amplifie ainsi une crise qui dure depuis plusieurs semaines avec les salariés. Chacun se fera son idée sur qui a tort et qui a raison dans ce dossier. Une chose est sûre : la négociation qu’il a endossée avec les organisations syndicales pose, sur la forme, autant de questions que celle que l’État a menée et mène encore à la SNCF.

AIR FRANCE ET SES HAUTS FONCTIONNAIRES

Avec un peu de malice, on remarquera tout de même que Jean-Marc Janaillac est un ancien de la promotion Voltaire, à l’ENA – celle qui a tant marqué la vie politique française. Son directeur des ressources humaines, Gilles Gateau, était conseiller social de Manuel Valls à Matignon. Ces deux points soulignent la particularité d’Air France et les syndicats, cités à l’époque par Le Monde, s’en étaient émus : Nous ne sommes pas sortis des travers de l’entreprise : Air France n’est toujours pas une société comme les autres

On ne pourra les démentir sur ce point : ce n’est pas parce qu’Air France est devenue une société privée que l’État ne cherche plus à la contrôler coûte que coûte. Cette absence de lâcher prise (sort auquel la SNCF est promise après sa transformation en entreprise publique prévue par le gouvernement) montre aujourd’hui toutes ses limites.

LES HAUTS FONCTIONNAIRES FACE AUX SYNDICATS MAJORITAIRES

Dans la pratique, l’état-major d’Air France a actionné d’étranges leviers pour négocier son accord au sein de l’entreprise. Pour mémoire, la représentation syndicale y est fortement dispersée entre la CGC (devenue le premier syndicat de l’entreprise), FO, l’UNSA, la CGT et la CFDT. En revanche, chez les pilotes de lignes, le SNPL représente les 2/3 des 4.000 salariés qui occupent les cabines de bord.

Face à cette arithmétique implacable, toute négociation à Air France est contrainte de fortement rassembler les syndicats dont aucun ne se dégage clairement, sauf pour les pilotes où le SNPL est incontournable. On peut évidemment le regretter et rêver d’une situation plus acceptable. Mais la réalité est têtue : la direction d’Air France est obligée de passer par le SNPL.

On retrouve, au demeurant, le même phénomène à la SNCF, où toute stratégie de contournement de la CGT constitue une forte prise de risque dès lors qu’il s’agit de réformer l’entreprise. Un syndicat dominant constitue, quoi qu’il arrive, une épine dans le pied patronal. Vouloir l’ignorer peut se révéler douloureux. À la SNCF comme à Air France, au-delà des effets de manche, le gouvernement en fait l’expérience, et c’est pénible.

L’ÉTRANGE MÉTHODE DE LA DIRECTION D’AIR FRANCE POUR NÉGOCIER

Depuis le début, on s’étonnera quand même du peu de ménagement dont la direction d’Air France semble avoir fait preuve vis-à-vis des pilotes de ligne. On peut bien entendu reprocher à cette catégorie de salariés socialement privilégiée de se comporter à la manière des divas. Il n’en reste pas moins que, lorsqu’on est obligé de passer par un syndicat représentatif, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin. Manifestement, ce n’est pas la première des facultés de la direction d’Air France.

Par exemple, le SNPL reproche au président et au directeur général de l’entreprise de n’avoir jamais participé, même symboliquement, à l’une des séances de négociation salariale. On lira dans la presse la réaction de Gilles Gateau, le DRH, à cette demande : Dans une entreprise, c’est le DRH qui négocie. C’est partout comme ça. Manifestement, la direction de l’entreprise imagine qu’elle dirige une entité comme les autres. Or, Air France, ne serait-ce qu’au vu du profil de ses dirigeants, est une entreprise à part. Dans ce contexte, le SNPL lance (dans un tract du 11 avril 2008) de lourdes accusations contre la direction :

Dans son courriel du 10 avril adressé à tous les pilotes, Franck Terner dit nous « tendre la main » à travers une proposition de négociation pluriannuelle sur les salaires. Pour notre part, nous avons appris l’existence et les détails de cette proposition par la voix de journalistes qui nous ont appelés pour connaître notre réaction face à cette proposition ! Nous apprenions un peu plus tard qu’une conférence de presse avait même été organisée pour présenter ladite proposition aux médias. Cela illustre la pauvreté du dialogue social qui prévaut aujourd’hui à Air France. On retrouve ici la même technique qu’à la SNCF : la manie de réserver des annonces à la presse pour faire pression sur les syndicats.

LES ENTREPRISES PUBLIQUES ET LEUR STRATÉGIE SOCIALE DANGEREUSE

Dans une entreprise ordinaire, les négociations entre patronat et syndicats ne se passent pas par l’intermédiaire de la presse. Tôt ou tard, la direction y rencontre les représentants élus des salariés et discute avec eux pour trouver un accord.

Manifestement cette méthode de négociation est trop simple pour les brillants cerveaux qui dirigent les entreprises publiques. Ceux-ci préfèrent se lancer dans des billards à quinze bandes dont l’issue laisse dubitatif.

Dans le cas d’Air France, la direction ne semble guère avoir exprimé auprès du SNPL son intention de négocier clairement avec lui. Au contraire, le SNPL a compris que la direction cherchait à le contourner et à le discréditer.

Puis, le président Janaillac s’est cabré en convoquant un referendum informel alors que la CGC et la CFDT étaient prêts à signer un accord moins favorable… Là encore, le bon sens de la direction laisse perplexe : comment peut-on espérer être soutenu par le personnel, quand on désavoue officiellement les syndicats les plus modérés de l’entreprise ? Sauf à ne pas comprendre à quoi sert un syndicat, l’attitude du président est suicidaire.

Dans tous les cas, il ne pouvait guère attendre un soutien de la CGC et de la CFDT qui étaient prêts à signer un accord à 5% d’augmentation, dès lors qu’il les court-circuitait et les cornérisait pour proposer 7% par voie référendaire. Reste ce sentiment diffus que Janaillac a voulu jouer aux Machiavel, et que les syndicats lui ont mis une bonne raclée. Un dialogue franc et massif eut été préférable, plutôt que ces interminables finasseries de biais.

ON PEUT ÊTRE UN PATRON SANS CONCESSION MAIS SAVOIR NÉGOCIER

Comme à la SNCF, tout se passe comme si l’élite technocratique à la tête des entreprises publiques gâchait toute possibilité d’évolution collective faute de savoir négocier avec le petit personnel. Comme si jouer le jeu de la négociation avec les syndicats exposait à un ridicule indigne des codes aristocratiques.

À la SNCF, l’attitude d’Elisabeth Borne a conduit les syndicats à demander une négociation directe avec Matignon. Chez Air France, les maladresses de la direction ont conduit au résultat qu’on connaît. Pendant ce temps, les comptes des entreprises se dégradent et l’économie du pays souffre.

Une autre voie serait possible. Si, au lieu de jouer aux Machiavel, les dirigeants publics pariaient sur une négociation sans concession, mais saine et franche, ils obtiendraient probablement beaucoup plus de résultats et pourraient mener des stratégies beaucoup plus ambitieuses.

Mais cela supposerait que tous ceux qui donnent des leçons de démocratie sociale, de dialogue social et autres balivernes, aux entreprises privées ordinaires appliquent leurs grands principes lorsqu’ils sont en position de le faire. Cette exemplarité-là n’est malheureusement pas le fort de notre haute fonction publique.

 

EN BREF : LCI.COM

Le monde de la musique pleure Maurane : "Une partie de ma vie vient de partir"

HOMMAGES - La chanteuse belge Maurane, Claudine Luypaerts à la ville, est décédée dans la soirée du lundi 7 mai à Schaerbeek, près de Bruxelles, à l'âge de 57 ans. Depuis l’annonce de la nouvelle, les réactions attristées se multiplient.

"Plus grande que la musique." Comme Lara Fabian, qui a très vite salué une artiste "rare", nombreuses sont les personnalités du monde de la musique à rendre hommage à la chanteuse belge Maurane, décédée à l’âge de 57 ans dans la soirée du lundi 7 mai à son domicile de Schaerbeek, une commune de Bruxelles.

"Je suis assise ici dans mon petit bureau tout blanc à Montréal, je ne veux pas réaliser que tu n'es plus, je ne peux pas. Je me dis que tu vas appeler et m'engueuler, parce qu'on ne se voit pas assez", écrit sur sa page Facebook celle qui avait chanté un duo - "Tu es mon autre" - avec la native d’Ixelles, Claudine Luyaerts de son vrai nom. "Une partie de ma vie vient de partir avec toi et je ne serai plus jamais la même."

Parmi les premiers à réagir lui-aussi, le chanteur Christophe Willem a rendu hommage à l'"une des plus grandes voix" : "Elle savait mieux que personne nous toucher en plein cœur car elle ne chantait pas, elle vivait sa musique, comme une respiration lente, profonde, pour essayer de suspendre le temps ne serait-ce qu’un instant et adoucir ce monde, son monde..."

l faudrait des heures pour parler de Maurane Catherine Lara sur LCI

Sur LCI, la chanteuse Catherine Lara, qui lui avait rendu visite il y a quelques semaines, s'est dite "dévastée" par la disparition d'"une amie si chère", d'"une femme vraiment géniale" à la voix "absolument inouïe", soulignant qu'"il faudrait des heures pour parler de Maurane".  Signe de l'émotion suscitée par la nouvelle, tout particulièrement outre-Quiévrain, le Premier ministre belge Charles Michel a directement réagi en saluant "une chanteuse hors du commun, une voix inspirante, une personnalité attachante".

Au-delà de ses duos et de sa voix à la fois douce et puissante, Maurane s’était fait connaître au début des années 1980, notamment pour sa participation à la comédie musicale "Starmania" coproduite par Michel Berger.

EN BREF : L’OPINION

Les grèves corporatistes des « enfants gâtés » de la SNCF et Air France

Les conflits d’Air France comme de la SNCF rompent avec les stéréotypes des luttes sociales dans les entreprises de la sphère publique au sens large. Ils confirment une autonomisation croissante de la revendication sociale à l’égard du politique, qui n’y retrouve plus la portance électorale d’antan. Les partis politiques affinitaires sont désormais tenus à distance et condamnés à un suivisme opportuniste que Jean-Luc Mélenchon tente laborieusement d’agréger en « convergence des luttes », pour se proposer ensuite comme leur débouché politique… Ce n’est pas gagné !

Ces conflits traduisent surtout une corporisation affirmée des luttes sociales. Les revendications expriment sans complexe

Gilles Savary à raison : Ce sont vraiment des enfants gâtés.

Pendant que les usagers peinent pour garder leurs emplois, eux sans vergogne, font grève sans se préoccuper des dommages sur un peuple qui souffrent. Eux craignent le chômage, s’ils n’arrivent pas à l’heure. L’employeur exige d’être à l’heure « vous être prévenu vous devez prendre vos précaution » Ces grévistes n’en ont cure eux d’abord les autres après ! D’autant que leur grève permet d’être tous égaux.

De plus il faut payer une partie de leur retraite avec nos impôts, et par-dessus le marché il faut combler le trou énorme de leur caisse. Cela ne les gêne pas !

Monique Macalou

EN BREF : ZONE MILITAIRE

Le capitaine de corvette Jacquelin de La Porte des Vaux, le corsaire de la France Libre.

À bien des égards, le commandant des Marines Gregory « Pappy » Boyington et le capitaine de corvette Jacquelin de la Porte des Vaux se ressemblent. Meneurs d’hommes nés, ces deux officiers étaient connus pour leurs facéties, leur interprétation très personnelle des règlements, leurs rapports tendus avec leur hiérarchie, leurs frasques, leur courage, leur droiture et aussi leurs difficultés à vivre selon les conventions d’une société ayant retrouvé la paix. Mais la comparaison s’arrête là. Le premier, titulaire des plus hautes distinctions militaires de son pays a été le héros d’une série télévisée mondialement connue (« Les têtes brûlées »), inspirée de ses mémoires. Le second, qui n’aura pas été fait Compagnon de la Libération alors qu’il fut l’un des premiers à rallier la France Libre, est pratiquement tombé dans l’oubli…

Issu d’une vieille famille aristocratique aux origines périgourdines, Jacquelin de la Porte des Vaux voit le jour le 6 janvier 1910. Son père, André, exerce la profession de banquier quand il est rappelé au 226e Régiment d’Infanterie en août 1914. Sérieusement blessé lors d’une patrouille de reconnaissance, ce dernier revient chez les siens avec les galons de lieutenant, la Légion d’Honneur, la Médaille militaire et la Croix de Guerre.

Voulant changer de vie et aussi pour des raisons de santé, André de la Porte de Vaux décide de s’installer en Tunisie pour s’y reconvertir dans le journalisme. Le jeune Jacquelin vit son premier coup dur, avec la disparition de sa petite soeur qu’il adorait à cause de la tuberculose. Sa mère ayant alors décidé de rentrer à Paris, le jeune garçon est à nouveau séparé de son père.

Malgré des conditions matérielles difficiles, Jacquelin, qui se décrira plus tard comme ayant été un « enfant assez excité, un peu original et légèrement enclin à l’excentricité », fait ses études au collège Franklin, tenu par les frères jésuites. Baccaulauréat de sciences en poche, il prépare le coucours d’entrée de l’École polytechnique. Finalement, il sera reçu à celui de l’École navale. À l’issue de sa scolarité, il est affecté à 1ere flottille de torpilleurs de Méditerranée, ce qui lui permettra de se rendre en Tunisie, où il retrouve son père et rencontre Maud Waddington, dont la famille est apparentée à celle de Winston Churchill. Il l’épousera le 23 décembre 1933, en la cathédrale de Tunis.

Ce « très bon officier adorant son métier et ayant de très grandes qualités que sa jeunesse et son exubérance font paraître parfois de prime abord comme des défauts » enchaîne les affectations à bord de différents navires basés à Toulon, où il se lie d’amitié avec l’écrivain catholique Georges Bernanos, qui voit en lui une « tête brûlée », un « aventurier des mers » avec une « âme pure et généreuse dotée de cet esprit d’enfance propre aux, saints, aux héros et aux martyrs. »

Et pour Jacquelin de la Porte des Vaux, l’amitié n’est pas un vain mot. En 1936, l’auteur du « Journal d’un curé de campagne » est installé à Palma. D’abord favorable au soulèvement franquiste, l’écrivain finit par prendre ses distances avec ce dernier car ne pouvant plus cautionner plus longtemps ses excès.

Le 26 décembre, devant tenir une réunion publique de contestation, l’écrivain se voit interdire par les autorités locales de s’exprimer. Sauf que, ce jour-là, le Torpilleur « Le Mars » fait escale à Palma et que l’enseigne de vaisseau de la Porte des Vaux est son officier de manoeuvre. Finalement, il pourra s’exprimer sans être inquiété. Et pour cause : son ami avait prévenu ses homologues espagnols qu’il ouvrirait le feu, avec les canons de son navire, sur les bâtiments officiels si jamais il arrivait quelque chose à Bernanos. Cela lui vaudra 60 jours d’arrêt de rigueur à la forteresse maritime dès son retour à Toulon. « J’avais bien besoin d’un peu de repos », dira-t-il.

Par la suite, devenu père de trois enfants, de la Porte des Vaux suit les cours de l’École des officiers canonniers puis sert à bord de plusieurs navires différents en tant qu’officier d’artillerie. Mais c’est en qualité d’officier des transmissions sur le contre-torpilleur Jaguar qu’il prendra part à la « drôle de guerre » et à la campagne de France de mai-juin 1940.

Le 23 mai, le Jaguar est attaqué par un bombardier allemand Ju-88, puis torpillé par deux vedettes rapides de la Kriegs marine. Le navire s’échoue à Malo-les-Bains et l’on compte 13 tués et 23 blessés parmi l’équipage. Les rescapés, dont Jacquelin de la Porte de Vaux (par ailleurs vêtu d’un uniforme peu conventionnel, nécessité faisant loi), participent alors à la défense de Dunkerque. Puis ils sont évacués à bord du navire « L’Émile-Deschamps », à destination de l’Angleterre.

Malheureusement, ce dernier est victime d’une mine magnétique qui lui sera fatale. Pour la seconde fois en deux semaines, les marins du Jaguar font naufrage. Le lieutenant de vaisseau de la Porte de Vaux fait partie, encore une fois, des rescapés. Seulement, il est gravement blessé. C’est sur son lit d’hôpital qu’il apprend l’appel à la résistance du général de Gaulle. Son adhésion à la France libre est immédiate alors que, porté disparu, il venait d’être fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume par un décret ministériel signé le 5 juin.

 

Bien qu’encore diminué par ses blessures, l’officier veut reprendre le combat. Et vite. D’abord affecté à bord du Courbet en tant que responsable des transmissions, il ne tarde pas à prendre le commandement de l’aviso Commandant Dominé, « réfugié » à Falmouth à l’annonce de l’armistice faite par le maréchal Pétain.

Son premier ordre du jour (daté du 1er août 1940), résume parfaitement son état d’esprit : « Équipage du Dominé, demain, ne vous conduirai à la bataille ! Le but de ce combat est de montrer au monde que la France, en tenant parole de continuer la lutte, a toujours un honneur, toujours un pavillon. Nous ne servons ni des noms, ni des partis politiques. Nous payons simplement à notre patrie, en lui sacrifiant s’il le faut jusqu’à nos familles, les mille ans de bien-être et de protection que cette Patrie a justement donnés aux familles de nos pères. Cette dette d’honneur envers la France, cette dette d’honneur envers le monde, nous est dictée par notre cœur. »

Plus que son commandant, Jacquelin de la Porte des Vaux sera l’âme du « Commandant Dominé ». Son style y sera pour beaucoup. « Sachez distinguer entre service et rigolade et faites en riant les choses sérieuses, soyez sérieux dans vos bêtises. Alors on les aura ! », lancer a-t-il à son équipage. Il faut dire aussi que ses frasques ont nourri sa légende, comme celle consistant à avaler un poisson rouge dès qu’il en voyait dans un bocal.

C’est ainsi que l’officier va nouer une relation solide avec ses marins, avec lesquels il sera très exigeants quand il s’agira d’aller au combat et auxquels il demandera d’oublier ses quatre ficelles de capitaine de corvette (à titre provisoire) le reste du temps.

À bord du « Commandant Dominé », Jacquelin de la Porte des Vaux prend une part active à l’expédition de Dakar (où l’aviso essuiera une salve de « semonce » du cuirassé Richelieu, alors vichyste) puis à la campagne du Gabon. C’était « un officier des plus originaux qui s’était trompé d’époque. Il aurait très bien figuré parmi les corsaires », dira de lui le capitaine Tutenges, alors chef d’état-major du futur général Leclerc. À Douala, il fait imprimer des cartes de visite avec cette mention : « capitaine de corvette à titre temporaire, lieutenant de vaisseau à titre définitif, chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume ».

Plus tard, l’aviso reçoit la mission – difficile et dangereuse – d’escorter les convois dans l’Atlantique. Dans le même temps, et entre deux déploiements, de La Porte des Vaux assoit sa légende lors des nuits londoniennes. Comme ce 14-Juillet où, ayant parié qu’il ferait mettre au garde-à-vous un général anglais, il fit jouer la Marseillaise pour rafler la mise.

Seulement, ces facéties finissent par le rattraper. D’autant que, dans toute organisation humaine, certains mettent toujours la forme avant le fond. Ayant des relations compliquées avec l’amiral Muselier, alors chef des Forces navales françaises libres (« Le capitaine de corvette obéit à l’amiral mais de La Porte des Vaux dit merde à Muselier » lui aurait-il écrit pour une histoire de barbe), le pacha du « Commandant Dominé » est relevé de ses fonctions pour une histoire de rapports d’opérations écrits sans respecter le « règlement ».

En février 1942, de La Porte des Vaux prend le commandement d’une flottille de vedettes rapides chargés de patrouiller en Manche. Il installe sa marque à bord de la ML246 Saint Yves. Mais encore une fois, sa « phobie administrative » lui coûte cher : il est relevé de ses fonctions pour « négligence » dans la tenue de la comptabilité de son unité. Il fait alors l’objet d’une « mutation disciplinaire » et se trouve affecté à bord du contre-torpilleur Triomphant, basé dans le Pacifique. Seulement, ses facéties (et sa popularité au sein de l’équipage ?) déplaisent à son commandant, qui obtient son renvoi.

De mars à mai 1943, le capitaine de corvette de La Porte des Vaux est affecté à l’état-major des FNFL. À Londres, il se lie d’amitié avec Joseph Kessel, son neveu Maurice Druon, Romain Gary et Raymond Aron. Puis, mis à la disposition de l’état-major personnel du général de Gaulle, il est autorisé à suivre un stage pour devenir parachutiste, malgré un avis défavorable du corps médical. Passé temporairement chez les aviateurs, il prend le commandement d’un commando d’une vingtaine d’hommes destiné à mettre en place les lieux de « plageage » pour les opérations amphibies. Mais ce projet tournera court.

C’est alors que, affecté à Alger, ‘il est désigné pour mettre sur pied un « commando aéronaval » destiné à intégrer les Forces expéditionnaires d’Extrême-Orient. Mais là encore, ses frasques et ses excentricités vont le desservir, dans le mesure où son recrutement de volontaire en-dehors des voies officielles lui valent d’avoir la sécurité militaire sur le dos. En outre, s’étant fait voler sa Jeep, il n’hésite pas « emprunter » des véhicules. Sans autorisation, bien entendu.

Quoi qu’il en soit, l’idée d’un commando aéronaval pour les FEEO sera abandonnée. Dans quelles mesures les difficultés matérielles auront pesé dans cette décision ? Mystère… Reste que, en 1944, de La Porte des Vaux n’a pas l’intention de jeter l’éponge. Envoyé en France, le 1er septembre, il forme le « Naval commando d’Aunis », qui doit participer à la libération des dernières poches tenues par l’armée allemande à La Rochelle. Encore une fois, l’anticonformisme de cette unité précipiteront sa dissolution, en février 1945.

Le capitaine de corvette de La Porte des Vaux est alors affecté au bureau militaire d’information de Paris, où il restera jusqu’en janvier 1946, année où il prend un nouveau commandement à la mer, à bord du bâtiment océanographique « Président Tissier ». Hélas pas pour longtemps : ses méthodes de gestion peu orthodoxes ayant encore déplu… Aussi quitte-t-il, à sa demande, la Marine en octobre.

Séparé de sa femme, l’ex-officier tente de renouer avec une vie d’aventure, sans y parvenir vraiment. Épuisé après des années de guerre, il meurt le 30 juin 1949, à l’âge de 39 ans.

« Jacquelin de la Porte des Vaux me plaît, parce qu’il ne ressemble à personne, parce qu’il est suranné et en avance sur le temps présent. Parce qu’il pousse le courage, le goût du panache, et l’amour jusqu’à l’extravagance. Parce qu’il mange tout vif les poissons rouges chez les douairières. Parce qu’il s’est battu comme : marin, gaulliste, parachutiste et commando. Parce qu’il vole un Jeep chaque fois qu’on vole la sienne. Parce qu’il joue au pirate comme un enfant et paye le prix du jeu comme un homme. Aussi, j’aime le mélange décousu, absurde et vivant d’ordres du jour, de vers et de proses, qui témoigne de son aventure, de sa foi et de sa poésie », écrira Joseph Kessel à son sujet.

EN BREF : OUEST France

Bagarre entre trois agents verbalisateurs et des policiers à Paris

LIRE LE JOURNAL NUMÉRIQUE 

Des agents d’une société privée, chargés de contrôler le stationnement payant à Paris, en sont venus aux mains avec une esthéticienne et son frère, samedi 5 mai. Avant de s’en prendre aux policiers appelés au secours par les victimes. Trois agents ont finalement été interpellés.

L’incident s’est produit dans le quartier Pereire du XVIIe arrondissement de Paris. Trois agents appartenant à la société Moovia, chargée de verbaliser les infractions au stationnement payant, ont agressé une esthéticienne et son frère, samedi 5 mai, dans l’après-midi.

Mais ils ne sont pas arrêtés là puisqu’ils en sont venus aux mains avec les forces de l’ordre, rapporte Le Parisien

Un premier coup de poing

Au moment des faits, les agents dressaient des PV aux véhicules garés face au salon d’esthétique. La commerçante s’est aperçue que l’une des agents s’en prenait à son véhicule. Elle est alors sortie du salon afin de s’expliquer. Mais le ton est monté et « l’agent Moovia aurait alors repoussé l’esthéticienne au moyen de la visière de sa casquette », explique le quotidien francilien. Le frère de la commerçante est venu au secours de sa sœur mais il aurait pris un coup de poing dans la figure par un autre agent.

Policiers pris à partie

Appelés par les victimes présumées, les policiers ont retrouvé les employés de Moovia quelques rues plus loin. C’est au moment du contrôle des identités par les fonctionnaires de police que la situation s’est à nouveau envenimée. Un policier a reçu, lui aussi, un coup de poing au cours de l’interpellation. D’autres agents de la société présents dans le quartier ont accouru pour, semble-t-il, « en découdre » eux aussi avec la police. D’autres policiers ont été appelés en renfort et l’intervention a nécessité l’utilisation de gaz lacrymogène. Trois agents de l’entreprise Moovia ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat. Le frère de l’esthéticienne et deux policiers ont déposé plainte.

EN BREF : LE POINT

Fin du statut de cheminot : 100 millions d'économies par an pour la SNCF

D'après la ministre des Transports, Élisabeth Borne, ces économies dureront pendant 10 ans. La fin du statut à l'embauche est prévue pour 2020.

C'est l'une des mesures annoncées qui ne passe pas pour les cheminots. La fin du recrutement « au statut » au 1er janvier 2020 permettra à la SNCF d'économiser environ 100 millions d'euros par an pendant 10 ans, a estimé mardi la ministre des Transports Élisabeth Borne. « Ce sont des économies à venir qui ont été chiffrées à une centaine de millions d'euros par an dans les dix prochaines années », a dit Élisabeth Borne sur France info au moment où débute le huitième épisode de grève depuis début avril. L'extinction du statut des cheminots est pour le gouvernement un point non négociable de sa réforme du secteur ferroviaire. Les syndicats, au contraire, y sont viscéralement attachés. Particulièrement protecteur, mais rigide, ce statut représenterait selon les calculs de la direction de la SNCF le tiers des quelque 27 % de surcoût calculés par rapport à ses concurrents. Il concerne actuellement 131 000 personnes, sur 147 000 employés de la SNCF en France.

Grilles strictes

Il définit les bases du contrat de travail des cheminots et fixe l'essentiel des garanties collectives : conditions d'embauche, rémunération, déroulement des carrières selon des grilles très strictes, mobilité, congés, droit syndical, sanctions disciplinaires. Les cheminots qui en bénéficient actuellement, et les nouveaux arrivants jusqu'à la fin 2019, en garderont les avantages.

Sur l'allègement de la dette de la SNCF, qui sera reprise progressivement par l'État à partir de 2020, Élisabeth Borne a assuré qu'elle n'occasionnerait « pas de nouveaux impôts » pour les contribuables. Ce seront « des économies ailleurs » pour payer les intérêts de cette dette, a-t-elle dit sans plus de précision. La ministre des Transports doit rencontrer vendredi les syndicats qui le souhaitent pour discuter des amendements à la réforme ferroviaire qui sera discutée au Sénat à la fin du mois. Le Premier ministre Édouard Philippe les a invités, lui, de nouveau le 24 ou le 25 mai.

Grève SNCF : les prévisions de trafic pour le 16e jour de mobilisation

Selon les annonces de la direction mardi, un TGV et un Transilien sur deux circuleront mercredi. Les cheminots entament leur huitième épisode de grève.

La moitié des TGV, TER et Transilien circuleront mercredi 9 mai, lors de la 16e journée de grève à la SNCF contre la réforme ferroviaire, selon les prévisions de trafic de la direction publiées mardi 8 mai. Il y aura un train Intercités sur trois, a ajouté la direction dans un communiqué. En Île-de-France, le trafic sera normal sur le RER A, tandis qu'on comptera un train sur deux pour le RER B et un train sur trois pour le RER C. À l'international, il y aura en moyenne un train sur deux, avec un trafic « quasi normal » pour les Eurostar et Thalys. Par rapport aux prévisions de mardi, le trafic sera en baisse pour les TGV, Transilien et à l'international, en hausse pour les trains Intercités et stable pour les TER.

Ces deux jours de grève forment le huitième épisode de la mobilisation en pointillé menée depuis début avril par les syndicats CGT, Unsa et CFDT de la SNCF contre le projet gouvernemental de réforme ferroviaire. SUD-Rail, autre organisation représentative au sein du groupe public, a lancé de son côté un préavis de grève illimitée. Le trio CGT-Unsa-CFDT a déjà déposé son préavis pour la neuvième séquence de grève, qui débutera samedi à 20 heures et s'achèvera mardi prochain à 7 h 55. Les syndicats, qui ont été reçus lundi 7 mai à Matignon par le Premier ministre, doivent se réunir mercredi soir au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour décider des suites du mouvement, alors qu'Édouard Philippe est resté ferme sur les grands principes de sa réforme, concédant seulement aux syndicats la possibilité de proposer des amendements pour « finaliser » le projet de loi avant son examen au Sénat fin mai.

 « La grève se poursuit »

« Pour nous, clairement, la grève se poursuit », avait déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots (1er syndicat à la SNCF), à sa sortie de Matignon. Plus tard sur France info, il avait indiqué que lors de la réunion intersyndicale, « on aura probablement une petite proposition d'une nouvelle initiative des organisations syndicales pour bousculer un peu la situation ». « Le gouvernement reste droit dans ses bottes sur le cœur de son projet, donc il va falloir qu'on le bouscule un peu sur le cœur de son projet », avait-il ajouté. L'Unsa ferroviaire (2e syndicat) a indiqué dans un communiqué qu'elle « portera des amendements », mais « le délai sera très court » et « tout porte à croire que le gouvernement joue la montre ». SUD-Rail (3e syndicat) a posé dans un communiqué « la question du durcissement de la grève et de sa continuité jusqu'au retrait » du projet. « Le gouvernement portera seul la responsabilité du blocage », affirme SUD-Rail. La CFDT-Cheminots (4e syndicat), avec sa stratégie de « mobilisation et proposition », va poursuivre la grève et déposera « une quarantaine d'amendements » en vue de l'examen du texte au Sénat.

EN BREF : LE MONDE

Jour J pour l’accord sur le nucléaire iranien, après des mois de critiques de Donald Trump

Le président américain doit annoncer mardi si son pays dénonce, ou pas, le texte de 2015, « l’un des pires » que les Etats-Unis aient signés, a-t-il répété à de nombreuses reprises.

Depuis des mois, le président des Etats-Unis dénonce l’accord sur le nucléaire iranien (Joint Compréhensive Plan of Action, ou JCPOA) conclu en juillet 2015 par l’administration américaine précédente avec l’Iran, mais aussi les trois pays européens historiquement à l’origine de la négociation (Allemagne, France, Royaume-Uni) et les deux autres membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine et Russie). Donald Trump a détaillé ses arguments le 13 octobre dans un discours sur sa « stratégie iranienne » qui a coïncidé avec la première prise de distance concrète vis-à-vis de ce compromis historique. Répétés avec constance, ils plaident tous pour une sortie unilatérale des Etats-Unis de cet accord que le président pourrait annoncer mardi 8 mai.

Un accord mal négocié

Conclu par son prédécesseur démocrate, Barack Obama, dont il ne cesse de remettre en cause l’héritage politique, cet accord est présenté comme « l’un des pires et des plus partiaux (…) que les Etats-Unis aient jamais conclus ». Donald Trump, qui n’a cessé pendant la campagne de mettre en avant ses talents de négociateur, estime que « le même état d’esprit qui a produit cet accord est responsable des années de terribles accords commerciaux qui ont sacrifié tant de millions d’emplois dans notre pays au profit d’autres pays ». « Nous avons besoin de négociateurs qui représenteront beaucoup plus fortement les intérêts de l’Amérique », ajoute-t-il le 13 octobre. Ce même jour, il refuse d’ailleurs de certifier que le JCPOA est conforme « aux intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis », comme le Congrès en a fait l’obligation au pouvoir exécutif.

Une aubaine financière pour le régime iranien

L’image frappe les esprits et Donald Trump l’a convoquée plus d’une fois, en meeting électoral comme récemment devant le président de la République française, Emmanuel Macron, le 24 avril, ou avec la chancelière allemande, Angela Merkel, trois jours plus tard. Le JCPOA s’est traduit pour l’Iran par une manne, avec notamment la somme de 1,8 milliard de dollars versée en liquide. « Imaginez ces énormes piles d’argent », avait-il dit le 13 octobre, précisant plus tard, aux côtés de son homologue français, que cet argent avait été empilé dans « des fûts » et « des boîtes » et transporté par avion. Le président des États-Unis mentionne également « un coup de pouce financier immédiat de plus de 100 milliards de dollars » versés au profit du gouvernement iranien, « utilisables pour financer le terrorisme ».

Donald Trump ne donne jamais d’indication sur la nature de ces sommes dont personne ne peut dire à quoi elles ont été employées. La plus importante correspond à des avoirs iraniens gelés dans le cadre des sanctions liées au programme nucléaire militaire que l’Iran était soupçonné de développer. Mais les estimations sur le montant total de ces avoirs fluctuent. Les républicains hostiles à l’accord mentionnent souvent 150 milliards, une somme évoquée par Barack Obama avant la conclusion de l’accord dans un entretien au magazine The Atlantic, dans le cadre d’une démonstration contestant qu’ils puissent être exclusivement utilisés pour des activités subversives. Le secrétaire au Trésor du président démocrate, Jack Lew, a révisé à la baisse ce montant, fixé à 56 milliards de dollars, une fois l’accord conclu.

La somme de 1,8 milliard de dollars correspond à l’avance versée par l’Iran, avant la révolution islamique de 1979, pour des achats d’armes qui ne s’étaient jamais concrétisés. Il s’agissait d’un montant initial de 400 millions de dollars auxquels les États-Unis ont ajouté des intérêts après négociations. Le versement en liquide, en devises étrangères, a été justifié par l’administration Obama par le fait que l’Iran était à cette date toujours isolé du système financier international du fait des sanctions adoptées auparavant.

EN BREF : 20 MINUTES

Blanchiment : En 2017, 87 sanctions ont été prononcées contre des professionnels

FINANCEMENT En 2017, 87 sanctions ont été infligées à des professionnels n’ayant pas respecté leurs obligations en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme ;

Des sanctions en hausse. Quatre-vingt-sept sanctions ont été infligées en 2017 à des professionnels n’ayant pas respecté leurs obligations en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, selon le rapport annuel de la Commission nationale des D’après ce rapport, remis ce lundi au ministre de l’Economie et des Finances Bruno le Maire, 25 interdictions temporaires d’exercice d’activité ont été prononcées, ainsi que 39 sanctions pécuniaires, allant de 1.000 à 30.000 euros.

128 personnes physiques et morales sanctionnées depuis 2014

Les entreprises concernées appartenaient en majorité au secteur des agences immobilières (76 %), mais aussi à celui de la domiciliation (20 %) et des jeux et paris (4 %), a précisé Bercy dans un communiqué.

D’après le ministère, 49 personnes physiques ou morales ont par ailleurs été sanctionnées - un chiffre inférieur au nombre de sanctions -, certaines personnes ayant été ciblées à plusieurs reprises.

Une « montée en puissance » des contrôles pour 2018

Cela porte à 128 le nombre de personnes sanctionnées depuis la mise en place en octobre 2014 de la CNS, créée pour punir les professionnels accusés de créer des conditions favorables au blanchiment d’argent ou au financement du terrorisme, volontairement ou non.

 « L’année 2018 permettra à la commission de poursuivre la montée en puissance de son activité », celle-ci ayant été étendue à de nouvelles professions, comme les antiquaires, les marchands d’œuvres d’art et les agents sportifs, souligne Bercy.

Des sanctions en hausse. Quatre-vingt-sept sanctions ont été infligées en 2017 à des professionnels n’ayant pas respecté leurs obligations en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, selon le rapport annuel de la Commission nationale des sanctions (CNS), qui dépend de Bercy. D’après ce rapport, remis ce lundi au ministre de l’Economie et des Finances Bruno le Maire, 25 interdictions temporaires d’exercice d’activité ont été prononcées, ainsi que 39 sanctions pécuniaires, allant de 1.000 à 30.000 euros.

128 personnes physiques et morales sanctionnées depuis 2014

Les entreprises concernées appartenaient en majorité au secteur des agences immobilières (76 %), mais aussi à celui de la domiciliation (20 %) et des jeux et paris (4 %), a précisé Bercy dans un communiqué. D’après le ministère, 49 personnes physiques ou morales ont par ailleurs été sanctionnées - un chiffre inférieur au nombre de sanctions -, certaines personnes ayant été ciblées à plusieurs reprises.

Une « montée en puissance » des contrôles pour 2018

Cela porte à 128 le nombre de personnes sanctionnées depuis la mise en place en octobre 2014 de la CNS, créée pour punir les professionnels accusés de créer des conditions favorables au blanchiment d’argent ou au financement du terrorisme, volontairement ou non.

 « L’année 2018 permettra à la commission de poursuivre la montée en puissance de son activité », celle-ci ayant été étendue à de nouvelles professions, comme les antiquaires, les marchands d’œuvres d’art et les agents sportifs, souligne Bercy.

Lot : Lassés de « devoir se battre avec les services de l’Etat », des élus ferment leurs mairieS

Ils sont lassés et se sentent méprisés. Des élus lotois, membres du territoire de Cauvalador, au nord du département, ont décidé « d’exprimer leur inquiétude pour l’avenir de leurs collectivités ».

Pour dénoncer leurs relations avec les services de l'Etat, ils ont fermé ce lundi leur mairie. C’est le cas d’une grande majorité des 79 communes membres de l’intercommunalité.

 « A cette inquiétude s’ajoute une certaine lassitude de devoir se battre de manière quasi permanente avec les services de l’État qui, au lieu d’accompagner positivement leurs initiatives de développement, s’érigent trop souvent en censeurs et bloquent, par leurs exigences démesurées, les projets qu’ils souhaitent mettre en œuvre dans l’intérêt du territoire et des habitants », font-ils valoir dans un communiqué publié sur le site Internet de Cauvalador.

Pour un « partenariat constructif »

En plus de cette grève administrative, ces maires ont décidé de ne plus participer aux réunions organisées par la Préfecture, les sous-préfectures ou les services de l’État et ont suspendu certaines compétences. Ces maires demandent « l’instauration d’un véritable dialogue de confiance et d’un partenariat constructif avec les services de l’Etat ».

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