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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Revue de Presse du 9 Mai 2018

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Revue de Presse du 9 Mai 2018

REVUE DE PRESSE DU 9 MAI 2018

Monique Macalou

Sommaire

Journaux

Titres

  page

VALEUR ACTUELLES

Appel du maire de lunel

2

 

Le retrait des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien

2

L’OPINION

Révision Constitutionnelle

2

LE MONDE.COM

Le projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes

4

LCI

Mort de Naomie : moquée par le SAMU

6

OUEST France

Retrait des États-Unis de l'accord nucléaire iranien : les premières réactions françaises

8

 

Soyez ferme Monsieur le Président

9

LE POINT

Nucléaire iranien : « La confiance en l'Occident a été brisée »

9

 

Soyez ferme Mr Le Président

9

 

Problème Air-France

10

 

Suicide dans la Police

10

 

France Info

La hausse des carburants est due aux taxes

11

 

Nucléaire Iranien

12

2O MINUTES

Temps de vol et salaire en France

13

LE PARISIEN

Grève SNCF : Comment s’organisent les franciliens

14

 

Nucléaire Iranien : les missiles qui fachent

16

               

 

EN BREF : VALEURS ACTUELLES

Djihadistes : l'appel à l'aide du maire de Lunel

Terrorisme. Le maire de cette commune de l'Hérault demande aux pouvoirs publics d’empêcher « les mouvements fondamentalistes islamiques de prospérer librement » dans sa ville.

Claude Arnaud, maire de Lunel (Hérault), en appelle « solennellement à l'État » pour faire face à la radicalisation islamiste qui ronge sa commune. Dans une lettre adressée à 13 000 de ses administrés (la commune compte 26 000 habitants), au préfet du département et aux parlementaires de sa circonscription, que France Bleu Hérault a pu consulter, il tire la sonnette d'alarme.

La filière djihadiste de Lunel

« A Lunel, nous avons une communauté musulmane radicalisée importante et jusque-là... pourquoi pas ? Sauf qu'à un moment donné, c'est la porte ouverte aux dérives terroristes. Un jour il faudra avoir le courage de prendre certaines mesures », écrit-il.

En 2013 et 2014, rappelle Franceinfo, une vingtaine de jeunes de cette commune sont partis en Syrie. Cinq d'entre eux ont été jugés début avril par le tribunal correctionnel de Paris, quatre étant condamnés jusqu'à 7 ans de prison, le cinquième ayant été relaxé.

 « Il était temps qu'il bouge ! »

Dans sa lettre, le maire de Lunel revient sur ce procès, regrettant l'image « fortement dégradée et déformée » de sa commune : « À l'occasion du procès du groupe de djihadistes lunellois, notre ville vient de subir à nouveau un véritable massacre médiatique […] ».

Un Lunellois, cité par France Bleu Hérault, s'est montré critique à propos du maire de sa commune : « Il aurait fallu réagir avant, il était temps qu'il bouge ! »

Donald Trump annonce le retrait des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien

Iran. “Nous allons mettre en place le niveau le plus élevé de sanctions économiques possibles” contre l'Iran, a également déclaré le président américain.

Comme il l’avait promis, ce mardi 8 mai, Donald Trump a annoncé le retrait de l’accord nucléaire iranien, signé par Barack Obama en 2015. « J'annonce, ce soir, que les Etats-Unis vont se retirer de l'accord nucléaire iranien. Je vais signer l'accord présidentiel pour remettre en place les sanctions », a déclaré le président américain.

 « Des sanctions puissantes vont être mises en place »

« Aucune action prise par le régime n'a été plus dangereuse que la recherche nucléaire et ses moyens d'utiliser l'arme nucléaire. Cet accord devait protéger les Etats-Unis et ses alliés de l'arme nucléaire iranienne. Il a permis à l'Iran de continuer à enrichir l'uranium, et de ne pas avoir de sanctions économiques », a estimé Donald Trump. Et d’ajouter : « Il n'a pas permis de limiter les autres activités de l'Iran dans d'autres parties du monde. Cet accord désastreux a permis de donner au régime terroriste des milliards de dollars en cash ».

 « Au cœur de cet accord, il y avait une fiction : un régime meurtrier, qui voudrait la paix. Mais c'était un mensonge et nous en avons la preuve. Depuis que les sanctions ont été levées, ils [les Iraniens, NDLR] ont été capables de développer des missiles pour provoquer la pagaille au Moyen-Orient », a-t-il affirmé avant d’annoncer la mise en place « des sanctions puissantes » contre « toute nation qui aide l'Iran » à obtenir l’arme nucléaire. « Nous allons mettre en place le niveau le plus élevé de sanctions économiques possibles » contre l'Iran. « En quittant l'accord iranien, nous allons travailler avec nos alliés pour trouver un accord concret afin de bloquer la route de l'Iran vers l'arme atomique. En attendant, des sanctions puissantes vont être mises en place. Si le pays (l'Iran) continue, il aura des problèmes plus graves », a conclu Donald Trump.

EN BREF : L’OPINION

Révision constitutionnelle : le feuilleton à suspense commence

TETES D’AFFICHE, JOUEURS D’ECHECS, HOMMES DE L’OMBRE… DERRIERE LA REFORME DES INSTITUTIONS LANCEE PAR EMMANUEL MACRON SE CACHENT 21 PERSONNAGES CLEFS DONT L’OPINION DRESSE LE PORTAIT.

Très attendu, le projet de loi constitutionnelle est présenté mercredi en Conseil des ministres. Dans la foulée, le président du Sénat Gérard Larcher convoque une conférence de presse pour réaffirmer ses positions et fixer ses lignes rouges. Dans le même temps, les députés consacrent une séance de questions à la réforme des institutions.

Bien malin qui peut deviner la fin… La réforme des institutions est un long feuilleton qui commence. Annoncé par Emmanuel Macron en juillet 2017 devant le Congrès de Versailles, le projet voit mercredi sa première traduction concrète : la révision constitutionnelle est sur la table du Conseil des ministres.

En tout, trois textes seront présentés. Courant mai, ce devrait être au tour des projets de lois organique et ordinaire. Le deuxième texte prévoit la réduction de 30 % du nombre de parlementaires (404 députés contre 577 aujourd’hui, 244 sénateurs contre 348) et l’interdiction du cumul des mandats dans le temps au-delà de trois mandats complets identiques et consécutifs, à l’exception – large – des maires de communes de moins de 9 000 habitants. Le troisième instaure une dose de proportionnelle de 15 % aux élections législatives et prévoit le redécoupage de la carte électorale, qui se fera par ordonnances.

 « Riche écosystème ». L’exécutif espère que ce « pack » de trois textes sera voté en première lecture par le Parlement d’ici au 4 octobre, date anniversaire des 60 ans de la Constitution. La réforme devra être adoptée dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat avant de recevoir l’onction des trois cinquièmes du Congrès à Versailles, qui ne se réunira pas avant 2019.

De quoi induire de subtils jeux politiques. La majorité soutient comme un seul homme le texte du chef de l’Etat ; à droite, le président du Sénat Gérard Larcher tente de jouer le jeu de la réforme, à certaines conditions, quand la plupart des sénateurs et Laurent Wauquiez ne veulent faire aucun cadeau à Emmanuel Macron. « L’écosystème est riche », euphémise un député LREM.

Si elle aboutit, cette réforme modifiera profondément les mœurs politiques. La réduction drastique du nombre de parlementaires, plébiscité par les Français, changera leur profil : députés et sénateurs seront un peu moins des élus de terrain, un peu plus des experts. S’il parvient à l’imposer, Emmanuel Macron aura marqué un sérieux point. L’introduction d’une dose de proportionnelle est aussi loin d’être négligeable. Le taux retenu se veut raisonnable (mais il sera débattu, notamment avec François Bayrou). Qui peut être certain d’en mesurer toutes les conséquences ?

 

EN BREF : LE MONDE.FR

Les députés examinent le projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes

Le texte examiné mercredi renforce notamment l’interdiction des relations sexuelles entre majeurs et mineurs de moins de 15 ans.

Les députés débutent, mercredi 9 mai, l’examen du projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes dans le cadre de la commission des lois à l’Assemblée nationale. Ce texte, qui avait été présenté en conseil des ministres le 21 mars par la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, et la ministre de la justice, Nicole Belloubet, viendra ensuite en séance publique à partir de lundi 14 mai.

Même si le projet était déjà en préparation quand l’affaire Weinstein (ce producteur de cinéma américain accusé d’agressions sexuelles) a éclaté aux Etats-Unis, en novembre 2017, la coïncidence a servi le gouvernement, en lui fournissant un contexte favorable pour imposer des mesures pas toujours consensuelles.

Les quatre articles qui composent ce projet de loi sont présentés par le gouvernement comme une réponse forte au mouvement de dénonciation des violences sexuelles subies par les femmes, qui s’est exprimé au travers des mots-clés #metoo et #balancetonporc sur les réseaux sociaux. Mais les voix les plus critiques dénoncent, au contraire, une loi de circonstances, faite de mesures disparates dictées par l’émotion suscitée par des faits divers retentissants.

L’interdit sur les relations sexuelles entre majeurs et moins de 15 ans renforcé

C’est la mesure qui suscite le plus de débats. Elle découle de deux faits divers, qui ont vu des hommes adultes échapper à des poursuites ou à des condamnations pour viol, alors qu’ils avaient eu des relations sexuelles avec des fillettes de 11 ans. Dans les deux cas, les juges ou les jurés ont considéré que les enfants étaient consentantes parce qu’elles ne s’étaient pas défendues. Un choc dans l’opinion. D’où l’idée, portée par des associations de victimes de violences sexuelles, de fixer une limite d’âge sous laquelle un enfant est jugé trop immature pour consentir de façon éclairée à une relation sexuelle avec un adulte. L’objectif : marquer un interdit clair afin de protéger les mineurs, ne plus permettre aux tribunaux de poser la question de leur consentement.

Alors que le seuil de 13 ans semblait susceptible de recueillir un large assentiment, celui de 15 ans a dès novembre 2017 été préféré « à titre personneI » par le président de la République Emmanuel Macron, ainsi que Marlène Schiappa. Cette dernière envisageait que toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de 15 ans (donc jusqu’à 14 ans et 11 mois) soit considérée comme un viol, passible de vingt ans de prison, même en l’absence de menace, de violence, de contrainte ou de surprise .Des magistrats ont mis en garde contre le risque de voir des jeunes majeurs condamnés après avoir eu des relations consenties avec un ou une mineure de 14 ans sur la seule base d’un élément matériel (l’acte sexuel), sans élément intentionnel. Le Conseil d’Etat a retoqué la mesure dans son avis du 13 mars sur le projet de loi. « Une personne mise en cause doit toujours pouvoir apporter la preuve qu’elle est innocente, observe Jacky Coulon, secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats. Sinon la disposition risque l’inconstitutionnalité. »

Afin d’écarter ce risque, le texte reformulé par le Conseil d’Etat maintient le seuil de 15 ans et précise la notion de contrainte, déjà présente parmi les éléments constitutifs du viol. « Lorsque les faits seront commis sur la personne d’un mineur de [moins de] 15 ans, la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de l’abus de l’ignorance de la victime ne disposant pas de la maturité ou du discernement nécessaire pour consentir à ces actes », énonce le projet. L’objectif, en insistant sur l’immaturité des mineurs de moins de 15 ans, est de faciliter la condamnation pour viol par un majeur, tout en écartant de possibles condamnations « automatiques ». Cette disposition, d’application immédiate, risque de décevoir les associations de protection de l’enfance. Mais afin de donner un signal de fermeté, le texte joue sur un autre levier, le délit d’atteinte sexuelle. Ce dernier définit déjà en creux l’âge du consentement, en permettant de sanctionner en cas de plainte toute relation sexuelle, même consentie, entre un majeur et un mineur de moins de 15 ans. Le projet de loi renforce cet interdit, en aggravant la peine encourue en cas d’atteinte sexuelle si une pénétration a eu lieu, qui passera à dix ans de prison, contre cinq ans aujourd’hui.

Allongement des délais de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs

La mesure fait également suite à plusieurs faits divers, en particulier la révélation, en octobre 2016, par l’animatrice Flavie Flament d’un viol subi à l’âge de 13 ans par le photographe David Hamilton, qui s’était suicidé quelques semaines plus tard. ­Flavie Flament n’a pas porté plainte : au moment où elle a révélé les faits, elle avait 42 ans, alors que le délai de prescription est de vingt ans après la majorité.

La même année éclatait l’affaire du Père Preynat, dont seule une minorité de victimes déclarées ont porté plainte, en raison de la prescription. De nombreuses associations réclament depuis l’imprescriptibilité pour les crimes et délits sexuels sur mineurs, en raison des longues années nécessaires à certaines victimes pour briser le tabou et parler, voire de l’amnésie traumatique de certaines d’entre elles.

La revendication d’imprescriptibilité a suscité une levée de boucliers, car cette disposition est aujourd’hui réservée aux crimes contre l’humanité. Les magistrats redoutent en outre qu’un allongement de la prescription ne donne de faux espoirs aux victimes, en raison de la disparition matérielle des preuves et de la détérioration des souvenirs des protagonistes et des éventuels témoins avec le temps.

Une mission lancée en janvier 2017, pilotée par Flavie Flament et l’ancien magistrat Jacques Calmettes est toutefois arrivée à un consensus sur l’allongement du délai de prescription à trente ans après la majorité, mesure reprise dans le projet de loi.

Création d’une contravention d’outrage sexiste

Sanctionner le harcèlement de rue faisait partie des promesses de campagne de M. Macron. Des associations dénoncent depuis plusieurs années la pression qui pèse sur de nombreuses femmes dans l’espace public : interpellations insistantes, insultes, intimidations et poursuites, voire agressions sexuelles (mains aux fesses…). Au point que nombre d’entre elles modifient leur trajet, leur tenue, leurs habitudes pour y échapper.

 « Il est important que les lois de la République disent qu’il est interdit de menacer, d’intimider, de suivre des femmes dans la rue », affirmait Marlène Schiappa dans Le Monde du 9 mars, assumant la « valeur pédagogique » de la mesure. Le projet de loi crée une infraction d’outrage sexiste inspirée de la définition du harcèlement sexuel – c’est-à-dire le fait d’imposer à une personne des propos ou des comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. Cette infraction sera sanctionnée d’une amende de 90 euros, pouvant aller jusqu’à 3 000 euros en cas de récidive. La mesure est plutôt bien accueillie, sans enthousiasme. « Tout ce qui vise à lutter contre les violences sexistes est une bonne chose, commente Céline Piques, porte-parole d’Osez le féminisme. Mais c’est une réponse parcellaire, qui ne peut constituer l’alpha et l’oméga de la lutte contre les violences faites aux femmes. » Des doutes s’expriment surtout quant à son application future, puisque l’infraction devra être constatée en flagrant délit par les forces de l’ordre. « Il faut que la sanction soit effective pour que le droit garde sa force », relève Jimmy Charruau, docteur en droit public. Le gouvernement répond que la verbalisation de l’outrage sexiste fera partie des missions de la police de sécurité du quotidien, chargée d’appliquer la mesure.

La définition du harcèlement sexuel et moral élargie

Le gouvernement prévoit que les délits de harcèlement sexuel et de harcèlement moral, punis respectivement de trois et deux ans de prison, seront constitués « lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime de manière concertée par plusieurs personnes, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ». L’objectif est de mieux sanctionner les « raids numériques », des attaques coordonnées menées en ligne, dont les auteurs échappent aujourd’hui aux poursuites car ils n’ont pas agi de façon répétée.

EN BREF :  LCI

Mort de Naomi, 22 ans, moquée par le Samu : "Personne ne devrait mourir dans ces conditions", s'indigne sa sœur

Les proches de Naomi, une Strasbourgeoise de 22 ans décédée en décembre dernier, se mobilisent pour connaître les causes de sa mort. Et accusent le Samu de négligence. Alors que les Hôpitaux universitaires de Strasbourg ont ouvert une "enquête admirative", sa grande sœur témoigne auprès de LCI.

Naomi Musenga, une Strasbourgeoise de 22 ans, aurait-elle pu être sauvée ? C'est la question à laquelle vont tenter de répondre les hôpitaux universitaires de Strasbourg qui, le 3 mai dernier, ont ouvert "une enquête administrative" en interne. Quelques jours plus tôt, le 27 avril, un article publié sur le site Hebdi, se définissant comme un "lanceur d'alerte alsacien", dénonçait la mauvaise prise en charge de la jeune femme par le standard du Samu local peu de temps avant sa mort.

Le décès de Naomi, qui venait de devenir mère, remonte au 29 décembre 2017. À cette période-là, aucune enquête n'est ouverte sur les circonstances du drame. Six mois plus tard, l'affaire connaît un rebondissement. Hebdi publie en effet un enregistrement où l'on peut entendre la voix affaiblie d'une femme se plaignant d'avoir "très mal au ventre, d'avoir mal partout". Au bout du fil, une autre femme lui conseille avec brusquerie d'appeler SOS Médecins.

En voici la retranscription :

- Oui, Allô !

- Allô... Aidez-moi, madame... (voix faible)

- Oui, qu'est-ce qui se passe ?

- Aidez-moi...

- Bon, si vous me dites pas ce qu'il se passe, je raccroche.

- Madame, j'ai très mal...

- Oui, ben, vous appelez un médecin hein, d'accord ? Voilà, vous appelez SOS médecins.

- Je peux pas

- Vous ne pouvez pas ? Ah bon, vous pouvez appeler les pompiers, mais vous ne pouvez pas...

- Je vais mourir.

- Oui, vous allez mourir, certainement un jour comme tout le monde...

- Vous appelez SOS médecins, c'est 03 88 75 75 75, d'accord ?

- Si vous plaît, aidez-moi madame

- Je peux pas vous aider, je sais pas ce que vous avez.

- J'ai très mal, j'ai très très mal

- Et où ?

- J'ai très mal au ventre... j'ai mal partout

- Oui ben vous appelez SOS médecins au 03 88 75 75 75 voilà, ça je ne peux pas le faire à votre place. 03 88 75 75 75. Qu'un médecin vous voie, ou sinon vous appelez votre médecin traitant, d'accord ?

- D'accord

- Au revoir."

Que sait-on de l'opératrice au cœur des interrogations ?

Qui est l'opératrice téléphonique du Samu qui a répondu à Naomi Musenga au téléphone le 29 décembre dernier ? Quelles étaient ses conditions de travail ce jour-là et peuvent-elles expliquer l'issue tragique de son échange avec la jeune femme décédée quelques heures plus tard ? Eléments de réponse.

L'opératrice du Samu qui a répondu à Naomi Musenga le 29 décembre dernier a été suspendue à titre conservatoire. Alors qu'une enquête préliminaire a été ouverte ce mercredi pour faire la lumière sur le décès fin décembre de Naomi Musenga, le rôle de l'opératrice qui a "raillé" la jeune femme souffrante et ses conditions de travail seront scrupuleusement analysées.

En attendant les conclusions des différentes enquêtes lancées, Christophe Gautier, directeur des hôpitaux universitaires de Strasbourg, a déclaré ce jeudi à LCI que la charge de travail était "normale" ce 29 décembre 2017. "Je peux à ce stade, pratiquement avec certitude, vous dire que les conditions de travail étaient des conditions normales", a-t-il avancé, ajoutant toutefois que la journée avait pu être marquée par "une densité d’appels". "Nous connaissons tous l’activité soutenue qui est celle du Samu des centres d’appel. Mais il n’y avait pas, ce jour, de conditions particulières ou exceptionnelles."

De retour de congés

Par ailleurs, le responsable hospitalier a démenti l'information selon laquelle l'opératrice en cause travaillait ce jour-là car elle remplaçait au pied levé un collègue malade. Selon Christophe Gautier, l'opératrice, de retour de quinze jours de congés, effectuait ce jour-là sa deuxième journée de travail consécutive. L'appel, lui, a été pris "trois heures après le début de la prise de poste".

EN BREF : OUEST France

Retrait des États-Unis de l'accord nucléaire iranien : les premières réactions françaises.

Donald Trump a annoncé mardi 8 mai que les États-Unis se retiraient de l’accord sur le nucléaire iranien. Une décision critiquée en France par la plupart des responsables politiques.

Après plusieurs mois de menaces de retrait, le président américain, Donald Trump, a annoncé qu’il désengageait son pays de l’accord nucléaire avec l’Iran conclu par son prédécesseur. Voici les premières réactions des responsables politiques français.

- Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise): «Rien ne justifie de dénoncer laccord de Vienne: le directeur de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) a affirmé à plusieurs reprises que l’Iran le respecte scrupuleusement […] La France doit affirmer une position clairement distincte de celle de Donald Trump».

- François de Rugy, président (LREM) de l’Assemblée nationale: «La dénonciation de laccord sur le nucléaire iranien par Donald Trump au nom des États-Unis dAmérique relance lescalade nucléaire militaire et rajoute de la tension supplémentaire au Moyen-Orient. LUnion européenne doit faire contrepoids.»

- Boris Vallaud, porte-parole PS: «Iran: la décision de Trump de se retirer du JCPOA est irresponsable et dangereuse. Il ny a pas de plan B: cet accord de 2015 a été une étape dure mais essentielle à la paix, à la sécurité et contre la prolifération nucléaire. Trump menace une stabilité déjà fragile. Shame! (»Honte! «en anglais, ndlr)» (Twitter)

Les Républicains fustigent les "gesticulations" du président Macron à la Maison Blanche

- Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI: «Donald Trump a tort de vouloir tuer laccord sur le nucléaire! Cest libérer lIran de tout contrôle Il appartient à lUnion européenne de retenir les Iraniens dans cet accord en leur proposant des relations économiques favorables» (Twitter)

- Laurence Saillet (porte-parole LR): «Donald Trump met à exécution ses menaces concernant laccord sur le nucléaire iranien. Les gesticulations à la Maison Blanche de notre président infatué ont été vaines. Emmanuel Macron: Jupiter ou + Tigre de papier? +» (Twitter)

- Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale: «Après le climat, Trump revient sur la parole américaine au risque de lescalade et du chaos. Nous avons durgence besoin de bâtisseurs, pas de démolisseurs. France et Europe à la croisée des chemins pour équilibrer et peser sur le nouvel ordre mondial.» (Twitter)

"Un échec cinglant pour E.Macron" selon Nicolas Dupont-Aignan

- Laurent Hénart, co-président du Mouvement radical: «Un président américain seul au monde (isolationnisme quand tu nous tiens) qui divague sur la planète avec un détonateur dont la bombe n’a pas été trouvée et peut être n’importe où.» (Twitter)

- Sébastien Chenu, porte-parole du FN: «La visite de Macron aux Etats-Unis n’a servi à rien dans le dossier du nucléaire iranien».

- Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France: «La dénonciation par Trump de laccord avec lIran est un échec cinglant pour E. Macron déjà humilié sur le climat. Lattitude de soumission d’E. Macron lors de sa visite est encore plus indécente. Cette décision dangereuse impose à la France de redevenir libre. Quittons enfin l’Otan!» (Twitter)

Soyez ferme dit un Vétéran à Macron

Lors de la commémoration du 73e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, à Paris, un vétéran a interpellé Emmanuel Macron, le priant d’être «très ferme avec tous ces gauchos de la politique». Des propos qui ont en premier lieu étonné le chef de l’État, qui a rassuré le vétéran «sans commenter» ses propos.

C’est un conseil auquel le chef de l’État ne devait pas s’attendre… Ce mardi 8 mai, lors de la commémoration du 73e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Paris, alors qu’il était en train de serrer la main d’un vétéran, Emmanuel Macron a été interpellé par ce dernier, visiblement assez remonté…

 «Soyez très ferme avec tous ces gauchos de la politique qui ne veulent que foutre la m****», a lancé le vétéran dans une séquence enregistrée par CNews.

Après quelques secondes de flottement et une longue poignée de main, le chef de l’État tapote l’épaule du vétéran et répond, avec un sourire pour le moins gêné: «ne vous inquiétez pas, regardez-moi faire. Je ne commenterai pas ce que vous avez dit mais Tout le monde peut sexprimer mais il faut qu’il y ait un peu d’ordre. En tout cas on continue hein, et on avance.»

"Soyez très ferme avec ces gauchos qui ne veulent que foutre la merde" : les conseils d'un vétéran à #Macron lors de la cérémonie du #8mai

Satisfait de cette réponse, le vétéran, souriant, a remercié le chef de l’État.

EN BREF- LE POINT

Nucléaire iranien : « La confiance en l'Occident a été brisée »

Professeur de sciences politiques à Téhéran, Hamze Safavi estime que le retrait américain de l'accord nucléaire va radicaliser d'autant plus l'Iran.

Le président américain Donald Trump a décidé de se retirer de l'accord historique sur le nucléaire iranien, conclu en juillet 2015 par les grandes puissances (États-Unis, France, Chine, Russie, Allemagne, Royaume-Uni) et l'Iran. Faisant l'objet d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, l'accord, qui a permis de réduire drastiquement les activités nucléaires sensibles de l'Iran, en échange d'une levée de la majorité des sanctions contre la République islamique, a pourtant été respecté par Téhéran. C'est ce qu'a indiqué à onze reprises l'Agence internationale de l'énergie atomique

Nouailhac - Le problème d'Air France, c'est la France !

La compagnie aérienne n'est plus du tout compétitive : trop de taxes et d'impôts, trop de charges sociales, ce qui ne pardonne pas au niveau international

L'époque est bien finie où cette magnifique entreprise française, avec ses Concorde, ses pilotes flamboyants et son aura d'avant-garde, faisait envie à ses concurrents. Associé à sa petite sœur KLM, le groupe Air France continue d'exister dans le monde aérien mais ne joue plus qu'en deuxième division et un lent déclin a commencé pour cet ancien fleuron bleu-blanc-rouge. Un déclin inéluctable ? Oui.

Quand vos frais de personnel représentent 29 % de votre chiffre d'affaires, contre 22 % chez Lufthansa et 20 % chez British Aiways, pour ne parler que de nos plus proches concurrents.

Suicide dans la police : la lettre-testament du garde du corps de Muriel Pénicaud à Gérard Collomb

Le 5 décembre, le major de police Xavier T. se suicidait après avoir dénoncé les agissements de sa hiérarchie dans une lettre au ministre de l'Intérieur.

Avant de mettre fin à ses jours, le 5 décembre, devant la gendarmerie de Rozay-en-Brie (77), le major de police Xavier T., 50 ans, qui assurait la protection de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a écrit au ministre de l'Intérieur.

 « Monsieur le Ministre,

Je vous fais part du malaise des policiers et plus particulièrement au sein du SDPP (la sous-direction de la protection des personnes qui au sein de l'ex-SPHP assure, entre autres, la sécurité des personnalités gouvernementales, NDLR). Depuis 2012, le service n'a cessé de se dégrader, où le côté humain n'est plus pris en compte. Oui, nous ne sommes plus que des matricules, corvéables à merci ou plutôt à disposition de notre haute hiérarchie qui ne pense qu'à ses privilèges et à se servir en premier.

Lors des attentats de Charlie Hebdo, nous avons perdu un VIP (une personnalité protégée en jargon du service, NDLR) et surtout un collègue qui avait fait remonter des informations sur le risque, de plus en plus accru, d'attentat. Onze mois plus tard, notre directeur touchait une prime au mérite qui représente deux ou trois ans de salaires des fonctionnaires à son service. C'est ça, la reconnaissance. Pendant ce temps, les effectifs travaillaient plus à vingt à trente jours ininterrompus.

Je vous laisse seul juge de la situation. (...)

Je vous remercie de m'avoir lu et vous présente mes respects. »

Un service réformé à marche forcée

Saisi d'une enquête sur les causes de la mort, le parquet de Meaux a conclu que le suicide avait été causé pour des raisons personnelles et en second plan à « des problèmes rencontrés dans le cadre de sa profession ».

Depuis 2012, Frédéric Auréal, directeur du SPHP transformé sous sa houlette en service de la protection (SDLP), est critiqué notamment par les organisations syndicales représentatives pour avoir réformé son service à marche forcée. Non pas, selon elles, pour gagner en efficacité, mais pour réaliser des économies à la demande du ministère de l'Intérieur et de Bercy. Il lui est également reproché d'accorder trop facilement des protections – cédant aux pressions politiques –, augmentant ainsi le nombre des missions des policiers du SDLP, qui se disent épuisés.

Frédéric Auréal a toujours bénéficié du soutien des occupants successifs de la Place Beauvau. L'actuel directeur général de la police nationale, le préfet Éric Morvan, a écrit au Point le 18 avril pour exprimer le « dégoût » que lui inspire la mise en cause d'un « haut fonctionnaire qui a toute [sa] confiance ».

EN BREF : FRANCE INFO

La hausse des carburants est due aux taxes et aux marges des distributeurs, selon l'association de défense des consommateurs CLCV

Pour la plupart des ménages ayant une voiture, la hausse des carburants a pour conséquence "un surplus de dépense compris entre 100 et 225 euros à l’année", explique l'association CLCV, mercredi.

Les hausses des taxes et l'augmentation des marges des distributeurs sont les principales responsables de la hausse des prix des carburants, dénonce l'Association nationale de défense des consommateurs et usagers CLCV, mercredi 9 mai. Dans le détail, la hausse du gazole de 15 centimes par litre provient surtout des taxes. Pour l'essence, la hausse de 10 centimes par litre est due à la fois aux hausses de taxes et des marges de distribution.

Augmentation des marges de distribution

Si l'augmentation du prix du baril peut expliquer en partie ces hausses, "son impact a été assez largement amorti par la forte appréciation de l’euro relativement au dollar", tempère la CLCV. Pour l'association "l’augmentation structurelle des marges de distribution" est en cause, ce qu'elle dénonce depuis plusieurs années. "La France a longtemps été le pays avec une forte concurrence dans la distribution de carburant", souligne l'association, qui note que les grandes surfaces ont longtemps pratiqué "des marges de l’ordre de 6 à 7 centimes le litre, correspondant aux plus basses d’Europe". Mais, depuis le début de cette décennie, la CLCV remarque que "la hausse tendancielle" atteint "une dizaine de centimes le litre", une marge qui connaît "parfois des hausses ponctuellement fortes".

Pour l'essence, la marge était de 11 centimes par litre en moyenne sur l’année écoulée. Elle est passée à 13,9 centimes en moyenne depuis le début de l’année 2018. Pour le gazole, la marge était de 11,2 centimes par litre en moyenne sur l’année 2017. Elle est passée à 12,6 centimes en moyenne depuis le début de l’année 2018.

Hausse des taxes plus importante pour le diesel

L'autre facteur expliquant la hausse des carburants est l'augmentation des taxes, qui ont "beaucoup augmenté du fait de la hausse de la contribution climat énergie", affirme la CLCV qui note que cette hausse est "plus importante pour le diesel, car les pouvoirs publics souhaitent effectuer un rattrapage avec la fiscalité de l’essence". Ainsi, le montant total des taxes était de 88,9 centimes par litre en moyenne sur l’année 2017 pour l'essence et de de 75,2 centimes par litre en moyenne pour le gazole.

Alors que la hausse des taxes est "censée inciter à diminuer la consommation d’énergie fossile", cela n'a "produit pour l’instant aucun effet de la sorte", constate l'association de consommateurs. "La hausse de la fiscalité écologique est avant tout une mesure de rendement fiscal. Elle heurte le portefeuille des particuliers", indique la CLCV. Elle prend l'exemple d'un ménage ayant deux véhicules et parcourant 25 000 km sur l'année. Pour cette famille, l'augmentation du prix du carburant "induit une hausse des dépenses de 180 euros environ à l’année". Pour la plupart des ménages ayant une voiture, la hausse des carburants a pour conséquence "un surplus de dépense compris entre 100 et 225 euros à l’année" et touche "plus durement les ménages très dépendants de l’automobile notamment situés en milieu rural ou en banlieue".

La CLCV interpelle les pouvoirs publics

Face à ce constat, la CLCV demande aux pouvoirs publics "d'interrompre leur politique d’augmentation des taxes sur le carburant" et aux professionnels "de modérer leurs marges de distribution".

Selon les calculs de l'association, effectués avec les données de l'Union des industries pétrolières et du ministère de l'Économie, les prix des carburants s'approchent de la barre des 1,50 euros le litre pour l’essence SP 95 (1,49 euros) et de 1,40 euros pour le gazole. Sur une année, la hausse est de près de 10 centimes par litre pour l’essence (soit 6,5% de hausse sur un an) et de 15 centimes par litre pour le diesel (soit 12% de hausse sur un an).

Nucléaire iranien : Macron et Rohani veulent travailler ensemble pour la "mise en œuvre" de l'accord

Après le retrait américain de l'accord international signé en 2015, les Européens vont tenter de sauver le compromis.

Donald Trump a annoncé, mardi, le retrait pur et simple des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, avec un retour de toutes les sanctions contre Téhéran. Sa décision a été vivement critiquée, tant par son prédécesseur Barack Obama que par ses partenaires européens. Désormais, France, Allemagne et Royaume-Uni cherchent à sauver l'accord. Selon l'Elysée, Emmanuel Macron et le président iranien Hassan Rohani ont annoncé, mercredi 9 mai à l'issue d'un entretien téléphonique, vouloir travailler ensemble pour la "mise en œuvre" de l'accord.

Une décision radicale. Donald Trump adopte la position la plus radicale dans le dossier sensible du nucléaire iranien. Les Etats-Unis vont rétablir une large palette de sanctions contre l'Iran à l'issue de périodes transitoires de 90 à 180 jours, qui viseront notamment le secteur pétrolier iranien ainsi que les transactions en dollars avec la banque centrale du pays, a annoncé mardi le département du Trésor américain.

Les Européens tentent de sauver l'accord. Les ministres français, britannique et allemand des Affaires étrangères rencontreront la semaine prochaine des représentants de Téhéran, afin de trouver une solution pour préserver l'accord.

Tensions sur le plateau du Golan. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a dit "soutenir totalement" le retrait américain de l'accord nucléaire avec l'Iran, tandis que la partie du Golan occupée par Israël était placée en état d'alerte élevé, devant l'éventualité d'une attaque iranienne venue de Syrie

EN BREF : 20 MINUTES

Grève Air France : Les pilotes de la compagnie sont-ils moins bien payés que leurs concurrents européens ?

Le 15 mai, Jean-Marc Janaillac, le PDG d’Air-France KLM, quittera son fauteuil après l’échec de sa proposition sur l’augmentation des salaires. Mais si l’annonce de son départ a fait chuter l’action du groupe en Bourse, elle n’a pas fait évoluer la position des syndicats, qui réclament toujours 5 % d’augmentation générale pour l’année 2018.

Cette demande est vivement critiquée par le gouvernement. Lors de son interview sur BFM TV dimanche, Bruno Le Maire s’est ainsi montré très virulent envers les exigences des pilotes. « Quand on a le niveau de rémunération actuel des pilotes, que l’on sait que l’entreprise est en danger, on ne demande pas des revendications salariales aussi élevées » a lâché le ministre de l’Economie.

Le sous-entendu est clair : les commandants de bord et autres copilotes de la compagnie n’auraient, selon Bruno Le Maire, pas à se plaindre. L’analyse est pourtant rejetée par le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) : « Je ne gagne pas un centime de plus qu’un pilote d’Easyjet (…) beaucoup moins qu’un pilote de Lufthansa » affirmait mi-avril Philippe Evain, le président du syndicat.

Un salaire dans la moyenne

Alors qui dit vrai ? D’après une enquête du Figaro, les salaires des pilotes et copilotes d’Air France sont dans la moyenne des grandes compagnies européennes. Ainsi, selon le quotidien, un commandant de bord à Air France toucherait en moyenne 250.000 euros brut par an, la même somme que chez Lufthansa. En revanche, sa rémunération nette – dans le cas d’un célibataire sans enfant – est inférieure : 130.000 euros en France, 140.000 euros en Allemagne. Quant aux copilotes, ils touchent en moyenne 45.000 euros net par an en début de carrière, comme chez Lufthansa.

Ces chiffres sont plutôt cohérents avec ceux publiés récemment par Capital, qui a eu accès au bilan social 2016 de l’entreprise. Selon le site spécialisé, un commandant de bord à Air France gagne 17.842 euros en moyenne chaque mois (soit environ 214.000 euros bruts par an). Les copilotes émargent quant à eux à 12.759 euros par mois (153.000 euros par an).

Néanmoins, ces calculs ont une limite évidente : les moyennes, par définition, ne reflètent pas les écarts de salaires au sein d’une même compagnie. Or, à Air France par exemple, les copilotes et les femmes commandants de bord sont moins bien payés que leurs homologues masculins d’après Capital. La question des primes et de l’ancienneté peut également faire varier fortement les rémunérations d’un salarié à un autre.

Comparer les heures de vol

Par ailleurs, la comparaison des salaires bruts (ou nets) n’est pas suffisante. Il faut également s’intéresser au temps de vol cumulé des pilotes. En Europe, la législation impose de ne pas dépasser 900 heures de vol par an pour des questions de sécurité. Selon un article de L’Express publié en 2016, les pilotes d’Air France volent en moyenne 650 heures par an.

Cette durée est inférieure à celle pratiquée par leurs homologues de Lufthansa ou de British Airways, dont la moyenne s’approche plus des 750 heures annuelles. Sans parler des compagnies low-cost (EasyJet, Ryanair), dont les pilotes dépassent souvent les 800 heures de vol par an (selon une étude de 2011), ce qui n’est pas sans conséquences sur leurs conditions de travail. Face à cette situation, les dirigeants d’Air France-KLM ont d’ailleurs lancé ces dernières années plusieurs plans pour tenter d’améliorer la productivité de la compagnie. Les syndicats de pilotes estiment pour leur part qu’ils ont fait assez d’efforts avec le gel des grilles salariales ces dernières années.

 

EN BREF : LE PARISIEN

Grève à la SNCF : comment les Franciliens s’organisent

Alors que le mouvement des cheminots entame son seizième jour de grève ce mercredi, la circulation des trains reste très perturbée en Ile-de-France. Les voyageurs nous expliquent comment ils se débrouillent.

La grève des cheminots dure depuis plus d’un mois. Avec des répercussions sur la vie quotidienne de centaines de milliers de Franciliens. Trains supprimés, temps de trajets à rallonge, vie de famille secouée, l’impact est réel.

Même si beaucoup affirment « comprendre les motifs du mouvement » (44 % des Français trouvent la grève justifiée, selon un dernier sondage), ils laissent aussi transpirer une lassitude certaine.

Nous sommes allés à la rencontre d’usagers qui doivent s’organiser, au quotidien, pour aller travailler. Témoignages.

Jean-Marie : « Je prends la ligne 14 ou la voiture »

Jean-Marie travaille à Saint-Denis (93) et part d’Austerlitz (Paris XIIIe). Un parcours en principe direct depuis la gare de Lyon grâce à la ligne D du RER.

 « Mais les jours de grève, la circulation des trains est souvent interrompue entre gare de Lyon et Châtelet », détaille le médecin. Il opte alors pour la ligne 14 pour rejoindre Châtelet et récupérer le RER D.

« Mais quand l’interruption est entre gare de Lyon et gare du Nord, là, c’est l’enfer. Il faut que je récupère la ligne 13 puis encore un tram. J’en ai pour 1h30 au moins ! »

Alors parfois, il tente le trajet en voiture. « Mais plus rarement. C’est vraiment l’enfer avec les bouchons surtout le soir. » Des alternatives qu’il choisit le matin même en jonglant sur les différentes applications de transport.

Sarah : « C’est beaucoup de temps perdu » Sarah emprunte chaque jour le RER C, pour rejoindre Saint-Gratien (Val-d’Oise), ou le RER D, pour le Stade de France, depuis la station Michel-Bizot sur la ligne 8 du métro, dans le XIIe arrondissement.

 « Alors oui, je suis plutôt impactée par les grèves » souligne-t-elle. Depuis un mois, c’est un réflexe qu’elle n’avait pas avant : « Je vérifie les horaires avant de partir, même quand ce n’est pas un jour de grève. Et j’adapte mon heure de départ et de retour. C’est la seule chose que je peux faire. »

Et quand elle rate les trains, elle n’a plus qu’à attendre. « Parfois jusqu’à 40 minutes… C’est beaucoup de temps perdu », reconnait-elle. Après un mois de grève, elle assure « comprendre le mouvement. Mais au final, ça ne va changer grand-chose, et pour l’instant c’est nous qui trinquons ».

Jérôme : «Les soirs de grève, je pars une heure plus tôt»

Depuis Brétigny-sur-Orge (Essonne), Jérôme rejoint chaque jour la Défense (Hauts-de-Seine) en prenant le RER C, la ligne 14 du métro puis le RER A. Alors, quand on lui parle de la grève, le cadre soupire : « Je dois partir une heure plus tôt pour rentrer chez moi, parce qu’il n’y a pas de train après 20 heures, explique-t-il. Mais c’est compliqué, il faut que j’aille dans l’open space et que je m’excuse auprès de tout le monde. »

Puis, après avoir couru pour ne pas rater son train, il achève son travail depuis son domicile : « Il m’est arrivé de finir à 22 heures, du fait du temps perdu à attendre 40 minutes sur le quai. » Face à la grève, il estime qu’elle est « un peu lâche. C’est nous qui sommes impactés alors que nous travaillons, comme eux. Pourquoi ne pas faire des actions à l’Assemblée ou à l’Elysée ? ».

Marc : «Je dors à l’hôtel, ça pèse sur la vie de famille»

Marc doit rejoindre Cergy-Saint-Christophe (95) depuis Bourges (18) en train Intercités. Un trajet déjà long en temps normal (au moins deux heures), alors les jours de grève tout se complique : « Je dors à l’hôtel ou je prends la voiture. Mais avec les bouchons, ce n’est pas la meilleure alternative », explique-t-il.

Tout se décide la veille à 17 heures : « Je n’ai aucune possibilité d’anticiper. Je dois attendre la publication des prévisions pour décider de ce que je fais. Heureusement que j’ai un employeur compréhensif, sinon, je n’y arriverais pas. »

Mais Marc assure que « cette grève pèse sur la vie de famille parce qu’on se voit moins et je suis plus tendu parce que c’est une contrainte supplémentaire ». Même s’il assure « comprendre » le mouvement des cheminots, il estime qu’un conflit sur une durée aussi longue, « c’est se moquer de nous ».

Laurent : «Dès que je peux, je télétravaille»

Laurent doit rallier Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) depuis Fontainebleau (Seine-et-Marne) en utilisant la ligne R du Transilien, l’une des plus durement impactée par la grève. Alors depuis les premiers jours, en accord avec son employeur, il travaille de chez lui.

« C’est plus simple », explique-t-il. La veille au soir, il regarde les horaires donnés par la SNCF et si le nombre de trains est trop réduit, « je ne me pose pas de questions, je reste à la maison ». Cela demande un peu d’organisation pour avoir le bon fichier sur le PC : « Il y a également des réunions où l’on doit être présent. Mais dès que je peux, je le fais. »

Finalement, après plus d’un mois de grève, il assure que les « premiers jours étaient pénibles. Mais maintenant, on s’est habitué ».

Nucléaire iranien : ces missiles qui fâchent

Donald Trump a annoncé mardi soir le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. En cas de nouveau texte, les missiles balistiques de Téhéran seront un enjeu essentiel d’éventuelles négociations. Résultat de recherche d'images pour "nucléaire iranien résumé"

Les missiles balistiques développés par Téhéran ? Pour les Américains, il s’agit là du principal enjeu de la renégociation sur le nucléaire iranien, l’accord actuel n’abordant pas le sujet. Car si l’Iran a bien renoncé à la possibilité de se doter de l’arme nucléaire, Téhéran continue de développer un programme de missiles balistiques d’une portée de 200 à 2000 km, capables d’emporter des charges lourdes, de 450 à 1,200 kg.

Un programme purement « dissuasif », se défend Téhéran, quand ses voisins régionaux, alliés des Etats-Unis, comme l’Arabie saoudite ou Israël y voient, eux, une menace directe alors qu’ils sont à portée de tirs. La République islamique a, jusqu’à présent, toujours refusé que cette question entre dans l’accord sur le nucléaire, excluant catégoriquement de négocier sur ses capacités militaires. Une fermeté qui s’explique, en partie, par la politique régionale de l’Iran, soutien du régime syrien. Si l’accord actuel n’était pas renégocié, les Etats-Unis craignent que l’Iran ne soit, dès lors, en mesure de devenir rapidement une superpuissance nucléaire capable de frapper loin, et fort.

EN BREF : THE TIME OF ISRAËL

L’Arabie saoudite et ses alliés « soutiennent et saluent » la décision de Trump

L’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis a déclaré que son pays soutenait pleinement le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien

L’Arabie saoudite, rival régional de l’Iran et grand allié des Etats-Unis, a affirmé mardi qu’elle « soutenait et saluait » la décision du président américain Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien.

 « Le royaume soutient et salue les démarches annoncées par le président américain en vue d’un retrait de l’accord nucléaire » conclu entre l’Iran et six grandes puissances en 2015, affirme un communiqué officiel diffusé par la chaîne de télévision étatique Al-Ekhbariya.

L’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis a déclaré que son pays soutenait pleinement le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien

L’Arabie saoudite, rival régional de l’Iran et grand allié des Etats-Unis, a affirmé mardi qu’elle « soutenait et saluait » la décision du président américain Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien.

 « Le royaume soutient et salue les démarches annoncées par le président américain en vue d’un retrait de l’accord nucléaire » conclu entre l’Iran et six grandes puissances en 2015, affirme un communiqué officiel diffusé par la chaîne de télévision étatique Al-Ekhbariya.

Ryad accuse Téhéran de « tirer profit des revenus générés par la levée des sanctions pour déstabiliser la région », selon le ministère des Affaires étrangères.

Khalid bin Salman, ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, a fait une déclaration similaire. Dans une série de tweets, l’envoyé a affirmé :

 « Le Royaume d’Arabie Saoudite soutient pleinement les mesures prises par @POTUS en ce qui concerne le JCPOA. Nous avons toujours eu des réserves en ce qui concerne les clauses de temporisation, le programme de missiles balistiques et le soutien de l’Iran au terrorisme dans la région. »

Les Emirats arabes unis et Bahreïn, alliés de l’Arabie saoudite dans le Golfe, ont emboîté le pas à Ryad en saluant par la voix de leur ministère des Affaires étrangères la décision de M. Trump.

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Rouhani : Téhéran pourrait recommencer à enrichir davantage l’uranium

"Les États-Unis ont toujours montré qu'ils ne respectaient jamais leurs engagements," a affirmé le président iranien après le retrait des États-Unis de l'accord du nucléaire

Le président iranien Hassan Rouhani a prévenu mardi que son pays pourrait mettre un terme aux restrictions qu’il a consenties sur ses activités d’enrichissement d’uranium, après que Washington a annoncé son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015.

 « J’ai ordonné à l’Organisation iranienne de l’énergie atomique de prendre les mesures nécessaires […] pour qu’en cas de nécessité nous reprenions l’enrichissement d’uranium industriel sans limite. Nous attendrons quelques semaines avant d’appliquer cette décision, nous parlerons avec nos amis et nos alliés, avec les autres membres de l’accord nucléaire avec lesquels nous mènerons des consultations ; tout dépendra de nos intérêts, s’ils sont assurés, nous poursuivrons le chemin [de l’accord nucléaire, NDLR], si l’accord nucléaire est un papier sans garantie pour les intérêts du peuple iranien, alors nous aurons un chemin clair devant nous »., a déclaré M. Rouhani à la télévision iranienne.

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