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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Revu de Presse 8 à 10 Mai 2018

com
Revu de Presse 8 à 10 Mai 2018

Monique Macalou

Sommaire

Journaux

Titre

Page

Le Parisien

Les champs Elysées se transforme en salle de cinéma

2

 

Train de vie : les sept péchés de l’Assemblée nationale

2

Contrepoint

Réforme pour Réformer

4

Le Parisien

A Paris, la bataille des arbres

7

The Time of the Israël

Arrestation en Irak du suspect du meurtre d’une adolescente juive

8

L’Expess

La questure de l'Assemblée nationale, le fromage de maître Solère

10

Le Figaro

Les francs-maçons contre Macron

11

L’Express

Portrait de famille de la franc-maçonnerie: vrais (et faux) frères

12

Le Point

Municipales : Gaspard Gantzer à la conquête de Paris ?

14

Valeurs actuelles

Valérie Pécresse :Je  ne  suis  pas  une  femme  sous  influence  idéologique

14

L’Express

G7: Trump saborde le sommet au dernier moment

15

Paris Match

L’étau se resserre autour de Claude Guéant

15

Le Figaro

Cette mesure discrète facilitant la vente de HLM a été adoptée

18

Le Point

Saleté à Paris - Jack Lang : « Mon tweet est un cri d'alerte »

20

Le Nouvel Obs

Paris trop sale ? Jack Lang s'en prend à Anne Hidalgo sur Twitter

20

The Times of the Israël

Réfugiés syriens : le Liban bloque les demandes de permis de séjour du HCR

24

EN BREF : LE PARISIEN

Paris : les Champs-Elysées vont se transformer en salle de cinéma

Le 1er juillet, 1 700 chanceux pourront regarder un film à la tombée de la nuit, installés sur un transat, devant un écran géant en plein air.

« C’est une première et peut-être une dernière car le challenge technique est impressionnant », lance sur le ton de la plaisanterie Edouard Lefebvre du comité Champs-Elysées (qui regroupe 180 enseignes de l’avenue). Le dimanche 1er juillet, les Champs (VIIIe) vont se transformer en immense salle de cinéma de plein air. C’est l’un des projets phare du comité pour faire rayonner l’avenue cette année.

Dès ce mercredi et jusqu’au 15 juin, le public peut ainsi aller sur le site Web de la Ville (www.paris.fr) pour choisir parmi les trois films, du catalogue Gaumont, lequel sera diffusé ce soir d’été au crépuscule avec l’Arc de triomphe en fond : La Folie des grandeurs de Gérard Oury (1971), La Gloire de mon père d’Yves Robert (1990) et Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré (1993) sont en concurrence pour régaler les cinéphiles, Parisiens ou Franciliens. Le 22 juin, l’heureux lauréat sera dévoilé.

Mais attention, si cette opération est unique, elle n’est pas ouverte à tous. Pour d’évidentes raisons de sécurité, et de visionnage de l’œuvre, il n’y aura que 1 700 places ! Les veinards seront tirés au sort parmi les votants pour le film. Ils pourront alors s’installer confortablement dans un transat et profiter de cette séance unique devant un écran de… 180 m2. « L’écran est immense, poursuit Edouard Lefebvre. Mais pour nous, le défi est de le monter et de le démonter en 45 minutes car ce dimanche 1er juillet, c’est un jour ou l’avenue est piétonne, nous ne la privatisons pas, nous poursuivons simplement sa fermeture. En fonction du film retenu, et donc de sa durée, les Champs devraient ouvrir à la circulation vers 23h15. »

Après les traditionnelles illuminations de Noël, le comité des Champs-Elysées semble passer cette année à la vitesse supérieure pour développer son attractivité. Il vient de « lancer » sa marque et vend désormais « Champs-Elysées » aux entreprises comme ce fut le cas récemment avec Kusmi Tea. A l’inverse un projet de course hippique, porté par France Galop, sur l’avenue en septembre, n’a pas pu voir le jour. Mais Edouard Lefebvre l’affirme : « nous avons plein d’autres projets en préparation »

Train de vie : les sept péchés de l’Assemblée nationale

Les dépenses, au palais Bourbon, ne connaissent pas la crise, ou si peu. Dans un contexte général de maîtrise des dépenses publiques, il faudra faire des efforts. Passage en revue.

Alors que même des députés n’hésitent plus à demander des comptes, le train de vie de l’Assemblée nationale et de ses fonctionnaires continue de nourrir tous les fantasmes. Nous avons pu consulter des documents confidentiels émanant de l’institution. Ces documents montrent que la République reste particulièrement généreuse avec certains de ses serviteurs.

Très chers hauts fonctionnaires. Avec 19 328 euros nets (22 317 euros brut), au 31 décembre 2017, le secrétaire général de l’Assemblée nationale gagne plus que le président de la République (environ 15 000 euros nets). L’année précédente, ce haut fonctionnaire, le premier dans la hiérarchie du Palais Bourbon, percevait 17 300 euros nets.

Derrière lui, quelque quarante directeurs généraux, directeurs des services et autres conseillers hors classe émargent entre 17 325 euros brut et 21 580 euros. Ces sommets culminent bien au-delà des autres personnels de l’Assemblée. Des inégalités que les questeurs et le président François de Rugy souhaitent - enfin - corriger. Philippe Vigier, député d’Eure-et-Loir et rapporteur spécial de la mission « Pouvoirs publics », remarque que le Sénat « s’est engagé dans une politique d’économies substantielles » avec une baisse du nombre de ses directions de 21 à 12, contre 18 à l’Assemblée nationale.

Le maquis des primes. Elles sont nombreuses et souvent opaques. Certaines sont inhérentes au travail du fonctionnaire. C’est le cas des indemnités de services (équivalant aux primes de rendement), des indemnités compensatrices d’astreinte pour les gardiens surveillants ou encore de l’indemnité de direction attribuée aux vingt plus hauts fonctionnaires.

D’autres découlent des conditions de vie quotidienne : primes de résidence, supplément familial, majoration de traitement pour les détenteurs d’un diplôme de doctorat… En comparaison, explique le député UDI Philippe Vigier, « la masse salariale des fonctionnaires au Sénat a diminué de 10 % entre 2010 et 2017 sous l’effet de la réforme du congé spécial, de la diminution des effectifs et de l’extinction de plusieurs primes ».

Luxueux logements de fonction. On connaissait les 182 m2 du secrétaire général de l’Assemblée et de la Présidence. Moins explosés, en revanche, les 167m2 situé boulevard Saint-Germain du… chef du Département « génie climatique », les 201 m2, situé à la même adresse, du médecin de soins de l’Assemblée ou encore l’appartement de fonction de 107m2, au 3e étage du Petit Hôtel de l’Assemblée, du Chef du Département électrique

Luxueux logements de fonction. On connaissait les 182 m2 du secrétaire général de l’Assemblée et de la Présidence. Moins explosés, en revanche, les 167m2 situé boulevard Saint-Germain du… chef du Département « génie climatique », les 201 m2, situé à la même adresse, du médecin de soins de l’Assemblée ou encore l’appartement de fonction de 107m2, au 3e étage du Petit Hôtel de l’Assemblée, du Chef du Département électrique

Il s’agit par exemple de la réfection de l’étanchéité de la Cour d’Honneur de l’Hôtel de Lassay (quelque 7 millions d’euros) et consolidation du grand escalier de la façade du Palais Bourbon. Cette dernière opération a été rendue nécessaire par des infiltrations provenant d’une fosse fuyarde (sic) qui ont lessivé certaines zones et menacé d’effondrement le bâti et des installations techniques situées sous les marches.

Coût : 10,5 millions d’euros quand même… Par ailleurs, l’installation d’une régie centrale de production audiovisuelle coûtera 5 millions d’euros.

Hôtel de Broglie : la facture s’alourdit

Il a fait l’objet d’un bras de fer entre la présidence de l’Assemblée nationale et une partie des questions. Finalement, François de Rugy, qui souhaitait conserver ce splendide ensemble immobilier, situé 35 rue Saint-Dominique, à Paris, et non le vendre, a eu gain de cause.

La décision interpelle toujours certains députés et notamment le rapporteur de la mission « Pouvoirs publics ». A la question, on prend acte de la décision. Tout en précisant que l’ensemble immobilier, qui a une surface utile de 6 000 m2, une cour pavée de 400 m2 et un jardin de 1 400 m2, « vient s’ajouter aux 155 000 m2 de surfaces construites, répartis sur cinq ensembles immobiliers dont disposait l’Assemblée nationale avant cette acquisition ».

Tant pis pour les économies… La question souligne aussi le coût de l’acquisition : 63 millions d’euros, « acquittée intégralement en 2016 au moyen des réserves de l’Assemblée. » S’y ajoute le coût de l’aménagement : 22 millions d’euros. Et, selon nos informations, la facture s’annonce encore plus salée et pourrait s’alourdir d’un voire trois millions d’euros.

EN BREF : CONTREPOINT

Audiovisuel public : une réforme pour réformer les esprits

Réforme de l’audiovisuel : soi-disant au nom des Lumières, l’État compte imposer sa loi et sa morale, il compte décider autoritairement ce qu’il convient de faire et de penser.

Audiovisuel public : une réforme pour réformer les esprits

Réforme de l’audiovisuel : soi-disant au nom des Lumières, l’État compte imposer sa loi et sa morale, il compte décider autoritairement ce qu’il convient de faire et de penser.

Si l’on en croit l’enquête annuelle IFOP sur « les Français et le libéralisme » publiée hier par le journal l’Opinion, 49 % des personnes interrogées estiment qu’Emmanuel Macron est le meilleur représentant des idées libérales. Rien n’est plus faux, comme le prouve abondamment le projet de réforme de l’audiovisuel public présenté lundi 4 juin dernier par la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

Un tel résultat, qui place Macron au firmament des libéraux hexagonaux, ne peut venir que d’un malentendu complet chez la moitié des Français sur ce qu’est véritablement le libéralisme. Ou alors de l’adoption inconsciente du concept véhiculé tant et plus par ses opposants les plus virulents qui le brocardent perpétuellement d’un ultra-libéralisme qu’on peine à discerner dans les faits.

Les faits, ce sont les comptes publics et les réformes que le gouvernement nous débite avec une régularité d’horloge depuis un an. Il est vrai que certaines mesures envisagées ou adoptées étaient hautement souhaitables depuis très longtemps – je pense surtout à la fin du recrutement au statut des cheminots et à l’introduction d’une dose de sélection pour l’accès à l’université.

Mais la réalité oblige à dire que les structures dans lesquelles nous vivons en sont fort peu affectées malgré l’abondance des discours auto-laudateurs (à sonorité libérale parfois, c’est vrai) qui émanent régulièrement de l’exécutif. Champ sociétal ou champ économique, l’État reste partout à la manœuvre. Il garde ses monopoles dans la santé, les retraites et l’éducation, il se montre « volontariste » (terme lénifiant qui signifie « autoritaire ») sur les questions d’environnement et de climat, sur l’égalité homme femme ou sur l’objet social des entreprises.

S’il est bien question – Union européenne oblige, et c’est heureux – de baisser les dépenses, diminuer les déficits et réduire la dette, on est très loin d’obtenir des résultats significatifs, alors même que la croissance extérieure sur laquelle Macron comptait pour y parvenir sans effort commence à se tasser après le petit sursaut observé fin 2017.

 Arrive la réforme de l’audiovisuel public, et le même scénario se reproduit. Les opposants, SNJ (Syndicat national des journalistes) et CGT en tête sont déjà en train de pousser les hauts cris devant ce qu’ils appellent la casse du service public et l’évident manque de moyens qui accompagne cette réforme. Bref, ultra-libéralisme encore et partout !

Pourtant, un rapport parlementaire divulgué au même moment pointe un modèle social dispendieux et peu efficient qu’il serait urgent de revoir en profondeur. En particulier, il met en relief le nombre excessif de cadres par rapport aux salariés, la faible polyvalence des salariés, le temps de travail nettement inférieur à ce qui est pratiqué dans le privé (chez TF1, les journalistes travaillent 11 à 18 jours de plus par an !) et les coûts des productions internes allant de trop chers à exorbitants.

Or pour l’instant, les annonces de Françoise Nyssen restent extrêmement générales en ce qui concerne les financements et la gouvernance. Selon ses propres dires, elle a donné la priorité aux contenus et à la « transformation de l’offre, parce que c’est ce qui concerne le public aujourd’hui. » Le reste est reporté à 2019.

Quant à la compression des dépenses, qui ne sera annoncée officiellement qu’à l’été, l’objectif serait de gagner 200 millions d’euros à l’horizon 2022 sur un budget total de 4,4 milliards d’euros annuels dont 3,9 à la charge des possesseurs d’une télévision via la redevance (soit environ 40 % du budget du ministère de la Culture ; voir ci-contre). Ce n’est pas excessivement renversant.

Outre la fermeture de France 4 et la mise à l’étude du maintien ou non de France Ô (outre-mer), deux chaînes dont les audiences sont confidentielles, il s’agit donc essentiellement de développer le numérique, faire jouer les synergies entre les différentes chaînes et les différentes sociétés, augmenter la part des programmes régionaux de France 3 et introduire (très prochainement) deux nouvelles plateformes type Netflix, l’une consacrée aux arts et à la culture et l’autre dédiée aux programmes pour la jeunesse

Si cette réforme s’annonce donc des plus superficielles, tant sur le plan de la conservation des structures que sur celui de la quasi « sanctuarisation » des dépenses, ce qui la classe déjà très loin du moindre libéralisme, elle brille aussi par le constructivisme sociétal que le gouvernement entend mettre en œuvre sans complexe à travers les contenus.

Dès le début de son discours, François Nyssen a donné la dimension qu’elle ambitionnait pour l’audiovisuel public : « un média global à vocation universelle ».

À aucun moment il n’est question de se dire que l’État n’a rien à faire dans l’information, le divertissement et la production culturelle. À aucun moment n’ont surgi des interrogations sur le fait que les ministères de la Culture sont d’abord apparus en Europe dans des États totalitaires à des fins évidentes de propagande. À aucun moment, la ministre ne s’est avisée que la vaste emprise de l’État sur l’audiovisuel aboutit à un formatage de l’offre d’information et à un déclin de la variété et de la qualité des propositions culturelles.

Tout à l’inverse, elle cherche à consolider voire étendre cette part étatique. Exactement comme la chasse aux fake news et comme le Pass-Culture destiné aux  jeunes, il est question que l’État, qui a déjà le monopole de l’Éducation et qui subventionne déjà abondamment la presse, demeure l’architecte principal, le censeur indispensable du bon goût et de la vérité dans l’offre d’information et de culture.

La création n’est pas oubliée. Dans le nouveau monde d’Emmanuel Macron, elle continuera à dépendre puissamment de l’État :

Les médias de service public resteront les premiers partenaires de la création audiovisuelle française.

Conclusion évidente, à aucun moment l’état d’esprit qui préside à cette réforme n’est libéral. C’est devenu particulièrement visible lorsque la ministre a déclaré avec fierté (vidéo, 1 01) quil existe au niveau de l’État une volonté politique forte de changer les mentalités :

Le pays des Lumières, sur ce sujet de la diversité, est hautement réactionnaire. Avec une volonté politique sans ambiguïté, notre média engagé changera les mentalités sur le terrain.

Non seulement la France est qualifiée de « réactionnaire » sur le sujet de la diversité – ce qui ne semble pas absolument exact – mais Mme Nyssen le déplore au nom de l’esprit des Lumières dont la France porte le flambeau depuis Montesquieu et Voltaire.

Afin d’éclairer à nouveau la France, afin de la faire passer de l’ombre glaciale du repli identitaire et de la domination de « l’homme blanc de plus de 50 ans » à la brillante lumière du « vivre ensemble », le gouvernement a décidé d’instrumentaliser l’audiovisuel public afin d’imposer les rapports sociaux et les comportements souhaitables selon ses propres canons.

Autrement dit, au nom des Lumières, l’État compte imposer sa loi et sa morale, il compte décider autoritairement ce qu’il convient de faire et de penser.

Pourtant, rien n’est plus éloigné de l’esprit des Lumières que cette présomption étatique (« présomption fatale », dirait Hayek). Au contraire, les Lumières ont abouti à défaire l’individu des contraintes sociales, politiques ou religieuses qui pesaient sur lui d’en-haut sans qu’il ait la possibilité d’y adhérer (ou pas) de son propre chef, entravant son développement aussi bien intellectuel qu’économique. Tout ceci a débouché sur la remise en cause de la monarchie absolue et sur une demande de liberté religieuse, de liberté de conscience, de liberté de la presse et de liberté d’expression.

Avec l’audiovisuel « engagé » de François Nyssen, on tourne résolument le dos à ce grand mouvement de libération. On n’en revient peut-être pas à l’absolutisme d’antan, mais on plonge à coup sûr dans le constructivisme sociétal progressiste le plus officiel, je dirais même le plus revendiqué, selon la croyance que si quelque chose semble bon à ceux qui détiennent le pouvoir, il faut aussitôt l’imposer à tous afin d’accélérer l’émergence d’un homme nouveau.

L’idée même d’audiovisuel public est en contradiction complète avec le libéralisme. Loin d’en constituer une remise en cause, même limitée, la réforme proposée par le gouvernement accentue, confirme, institutionnalise le constructivisme progressiste qui règne dans l’audiovisuel public et sous-tend sa politique de façon récurrente.

Après l’épisode fake news, on découvre sans réelle surprise mais avec inquiétude qu’il s’agit surtout de réformer les esprits. À croire que dans l’esprit d’Emmanuel Macron « pensez printemps » signifie en réalité « pensez bien, pensez comme moi. »

EN BREF : LE PARISIEN

Trois arbres déjà abattus, l’exigence de faire passer les pompiers... et c’est l’inquiétude des commerçants et riverains.

La rue de la Cossonnerie (Ier), tout juste dans la perspective du jardin des Halles et de la Canopée, dans le prolongement de la sortie Lescot, est plus stratégique que l’on peut le penser. « La préfecture de police a besoin de pouvoir faire passer par cette rue ses véhicules de secours en cas de besoin. Il en est de ma responsabilité de m’en assurer », souligne Jean-François Legaret, maire LR du Ier arrondissement.

Or aujourd’hui, dans cette petite rue verdoyante, avec ses terrasses de cafés, « il y a une jolie atmosphère de campagne. Le matin, j’entends même les oiseaux qui nichent dans les poiriers et les acacias. Pas question d’abattre nos arbres », estime Laurence Nuss, qui habite ici depuis 21 ans.

Tout le monde est d’accord : pour les riverains comme les commerçants, ces arbres font partie du paysage. Pourtant, trois d’entre eux ont déjà été abattus par les services de la Ville. « Ils ont affirmé qu’ils étaient malades », indique Jérôme, un autre habitant de la rue qui s’est immédiatement alarmé devant la crainte de les voir tous abattus.

Déjà trois arbres abattus.

Anne Hidalgo, maire PS de Paris, lors d’un récent passage au commissariat au bout de la rue, a déjà réagi : « ces arbres ne seront pas abattus ». « Je défends ses arbres, ajoute de son côté Jean-François Legaret. Mais les services des espaces verts assurent que s’ils sont élagués pour le passage des pompiers, ils vont mourir ». La bataille des arbres est alors lancée.

A cela s’ajoute la guerre des terrasses. Les uns veulent les conserver en bordure d’immeuble, comme les Trois Maillets, un bar à la mode. Alors que le Nysla, rêve de retrouver la partie centrale, avec ses pots de fleurs… « Si le tarif de location est revu à la baisse », souligne quand même Véronique Lascar, à la tête de ce resto plein de charme. Central ? Ou latéral ? « C’est aux commerçants de voir », botte en touche le maire du Ier qui espère quand même mettre fin « au grand désordre ». Dominique Baudry, présidente des commerçants de la zone piétonne en appelle, elle, « à une charte de qualité, à la fois pour les bars, mais aussi pour les vendeurs de vêtement ».

De son côté, la mairie de Paris confirme le plan de réaménagement : « A la demande des services de secours de la Préfecture de Police, la Ville de Paris effectuera le changement des arbres de la rue de la Cossonnerie. » Sur les 8 arbres de la rue, sept seront remplacés par des poiriers à fleurs dont la hauteur sera adaptée à l’exigence des pompiers. Un dernier ne sera pas remplacé. Mais 8 nouveaux arbres seront plantés dans l’alignement du Boulevard Sébastopol. Une réunion publique devrait être rapidement programmée. Trois arbres déjà abattus, l’exigence de faire passer les pompiers... et c’est l’inquiétude des commerçants et riverains.

La rue de la Cossonnerie (Ier), tout juste dans la perspective du jardin des Halles et de la Canopée, dans le prolongement de la sortie Lescot, est plus stratégique que l’on peut le penser. « La préfecture de police a besoin de pouvoir faire passer par cette rue ses véhicules de secours en cas de besoin. Il en est de ma responsabilité de m’en assurer », souligne Jean-François Legaret, maire LR du Ier arrondissement.

Or aujourd’hui, dans cette petite rue verdoyante, avec ses terrasses de cafés, « il y a une jolie atmosphère de campagne. Le matin, j’entends même les oiseaux qui nichent dans les poiriers et les acacias. Pas question d’abattre nos arbres », estime Laurence Nuss, qui habite ici depuis 21 ans.

Tout le monde est d’accord : pour les riverains comme les commerçants, ces arbres font partie du paysage. Pourtant, trois d’entre eux ont déjà été abattus par les services de la Ville. « Ils ont affirmé qu’ils étaient malades », indique Jérôme, un autre habitant de la rue qui s’est immédiatement alarmé devant la crainte de les voir tous abattus.

Anne Hidalgo, maire PS de Paris, lors d’un récent passage au commissariat au bout de la rue, a déjà réagi : « ces arbres ne seront pas abattus ». « Je défends ses arbres, ajoute de son côté Jean-François Legaret. Mais les services des espaces verts assurent que s’ils sont élagués pour le passage des pompiers, ils vont mourir ». La bataille des arbres est alors lancée.

A cela s’ajoute la guerre des terrasses. Les uns veulent les conserver en bordure d’immeuble, comme les Trois Maillets, un bar à la mode. Alors que le Nysla, rêve de retrouver la partie centrale, avec ses pots de fleurs… « Si le tarif de location est revu à la baisse », souligne quand même Véronique Lascar, à la tête de ce resto plein de charme. Central ? Ou latéral ? « C’est aux commerçants de voir », botte en touche le maire du Ier qui espère quand même mettre fin « au grand désordre ». Dominique Baudry, présidente des commerçants de la zone piétonne en appelle, elle, « à une charte de qualité, à la fois pour les bars, mais aussi pour les vendeurs de vêtement ».

De son côté, la mairie de Paris confirme le plan de réaménagement : « A la demande des services de secours de la Préfecture de Police, la Ville de Paris effectuera le changement des arbres de la rue de la Cossonnerie. » Sur les 8 arbres de la rue, sept seront remplacés par des poiriers à fleurs dont la hauteur sera adaptée à l’exigence des pompiers. Un dernier ne sera pas remplacé. Mais 8 nouveaux arbres seront plantés dans l’alignement du Boulevard Sébastopol. Une réunion publique devrait être rapidement programmée.

EN BREF : THE TIMES OF THE ISRAËL

Allemagne : arrestation en Irak du suspect du meurtre d’une adolescente juive

Le jeune Irakien de 20 ans, arrivé en Allemagne avec des centaines de milliers d'autres réfugiés, est soupçonné d'avoir violé puis étranglé Susanna Feldman, entre le 22 et 23 mai

Le principal suspect dans le meurtre d’une adolescente de 14 ans en Allemagne, un demandeur d’asile débouté, a été arrêté en Irak où il avait fui, a annoncé vendredi le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer.

Ali Bashar a été « arrêté cette nuit vers deux heures du matin par les forces de sécurité kurdes dans le nord de l’Irak », a affirmé le ministre. Ce meurtre, précédé d’un viol, a suscité un vif émoi et des interrogations sur la politique migratoire de l’Allemagne.

Le jeune Irakien de 20 ans, arrivé en Allemagne en octobre 2015 avec des centaines de milliers d’autres réfugiés, est soupçonné d’avoir violé puis étranglé Susanna Feldman, une adolescente juive de 14 ans à Wiesbaden entre les 22 et 23 mai.

Son corps avait été retrouvé mercredi grâce aux indications d’un jeune réfugié de 13 ans assurant qu’Ali Bashar lui avait confié avoir commis le crime.

Le jeune homme, ainsi que ses parents et ses cinq frères et soeurs, avait quitté l’Allemagne le 2 juin alors qu’il n’était pas encore soupçonné du meurtre, et rejoint Erbil, grande ville du nord de l’Irak où les kurdes bénéficient d’une grande autonomie.

L’Allemagne participe dans cette région à la formation militaire des Peshmergas, les combattants kurdes.

Ni le ministre ni les autorités kurdes n’ont fourni dans l’immédiat de précisions sur les circonstances de l’interpellation du jeune homme.

Une porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères avait auparavant expliqué que Berlin et Bagdad ne disposent pas d’un accord d’extradition, ce qui pourrait rendre plus difficile son retour en Allemagne.

Ali Bashar était déjà connu de la police pour divers actes de délinquance et son nom est apparu dans une affaire de viol d’une fillette de 11 ans qui résidait dans le même foyer de demandeurs d’asile.

L’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) s’est emparée de l’affaire pour dénoncer une nouvelle fois la généreuse politique d’accueil des réfugiés de la chancelière Angela Merkel.

Ali Bashar avait été débouté de sa demande d’asile mais avait le droit de séjourner en Allemagne en attendant l’examen par la justice de son recours contre ce rejet.

EN BREF : L’EXPRESS

La questure de l'Assemblée nationale, le fromage de maître Solère

Que fait Thierry Solère de la questure de l'Assemblée nationale, ce poste influent qu'il a chipé à ses ex-amis LR en juin?

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Le simple choix d'une adresse peut se révéler cocasse. En installant, à la mi-septembre, son équipe de campagne au 93, rue de l'Université, à Paris (VIIe), Laurent Wauquiez a pris ses quartiers justes en face du logis de celui qu'il tentait déjà, à cor et à cri, de faire bannir des Républicains (LR).

De l'autre côté de la chaussée, au numéro 128, dans le majestueux hôtel particulier dévolu aux questeurs de l'Assemblée nationale, Thierry Solère règne en maître sur un appartement de fonction de près de 300 mètres carrés. "On pourrait peut-être se faire coucou par la fenêtre ?", ose le député des Hauts-de-Seine, sans plus vraiment prendre la peine de masquer son plaisir d'empoisonner l'existence de ses anciens camarades LR.

L'un des fromages les plus convoités de la République ne serait jamais tombé dans le bec de Maître Solère si les traditions de l'Assemblée nationale avaient été respectées. Une règle non écrite veut que les trois postes des questeurs, ces députés en charge des finances et de l'administration du Palais-Bourbon, se répartissent immuablement ainsi: deux pour la majorité et le dernier pour le principal groupe d'opposition.

Comment les Constructifs ont subtilisé la questure

Quelques jours après les élections législatives, l'expérimenté Éric Ciotti est mandaté par le groupe LR pour occuper le poste dévolu à l'opposition. L'affaire est tellement entendue que, le 28 juin, quelques minutes avant que les députés n'enregistrent officiellement leur nomination dans l'hémicycle, il déjeune déjà avec Florian Bachelier et Laurianne Rossi, ses futurs homologues Macronistes.

Mais un digestif un peu corsé attend Eric Ciotti à son retour dans l'Hémicycle. Au dernier moment, Thierry Solère et Franck Riester, en rupture de ban avec LR, réclament le poste de questeur de l'opposition pour leur petit groupe des Constructifs (les LR autodéclarés macron-compatibles).

La confusion s'installe parmi les députés néophytes de La République en marche. Ils éliminent Éric Ciotti lors d'un vote. Les LR s'étranglent. Thierry Solère, lui, hérite pour un an d'une berline avec chauffeur, d'une indemnité mensuelle supplémentaire de 5003 euros -"imposable !", insistent- il-, d'un grand bureau avec vue sur la place du Palais-Bourbon et du confortable appartement cité précédemment, composé d'un vaste espace privatif et de salons de réception. Le tout assorti d'un secrétariat particulier et des services quotidiens d'un maître d'hôtel.

EN BREF : LE FIGARO

Macron et les francs-maçons : le bras de fer

La plupart des frères ont soutenu l'élection d'Emmanuel Macron. Mais, depuis, les frictions s'accumulent entre certaines franges de la franc-maçonnerie française qui défendent une vision stricte de la laïcité, et un président qui a multiplié les gestes en direction des religions.

Ils ont déployé leurs bannières, qui évoquent l'Etoile polaire, l'Altérité, l'Orient de Paris ou la Défense laïque. Plusieurs milliers de francs-maçons, arborant sautoirs et cordons bleu ciel, se pressent en rangs serrés, en ce 1er mai, dans les allées du cimetière parisien du Père-Lachaise. A l'appel d'une dizaine d'obédiences, ils honorent comme chaque année les martyrs de la Commune de Paris et autres « héros de la République » ; ce jour-là, ce sont Philippe Honoré et Mustapha Ourrad, membres de Charlie Hebdo assassinés lors de l'attaque du 7 janvier 2015. Au terme de leur parcours, devant le mur des Fédérés, les frères et sœurs entonnent en chœur Le Temps des cerises, L'Internationale puis La Marseillaise. Philippe Foussier, grand maître du Grand Orient de France (GODF), sonne la charge contre l'Elysée.

Cette année, ce rassemblement prend une tournure particulière car une bonne partie des francs-maçons sont en colère. Ils pestent contre Emmanuel Macron, qui a pris de nombreuses initiatives en faveur des religions au détriment, selon eux, des non-croyants et d'une laïcité dont ils se disent les défenseurs rigoureux. De sa voix grave, Philippe Foussier, l'actuel grand maître du Grand Orient de France (GODF), la principale obédience hexagonale, sonne la charge dans un discours au vitriol contre les « confusions » qui seraient encouragées par l'Elysée: «Les questions religieuses ne doivent pas envahir la vie sociale et civique, lance-t-il.

Monsieur le Président, soyons très clairs, les francs-maçons ne demandent rien pour eux-mêmes… Ils ne veulent pas être sur la photo avec les cardinaux, les rabbins, les pasteurs, les imams et les bonzes.» Pour le responsable du GODF, la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905 est menacée et les appels aux croyants seraient le ferment d'une communautarisation de la société. La laïcité, rien que la laïcité ! Son discours est très applaudi.

Bien sûr, tous les frères ne sont pas prêts à partir en guerre contre le cléricalisme présumé d'Emmanuel Macron. Les grandes obédiences comme la Grande Loge de France (GLDF), très spiritualiste, ou la Grande Loge nationale française (GLNF), ouvertement déiste, ne veulent pas prendre de positions publiques sur ces sujets. «Nous prônons l'éducation, la tolérance et le dialogue», explique Philippe Charuel, le grand maître de la GLDF.

Proximité avec des Macroniens Résultat de recherche d'images pour "Macron proximité des francs Maçons"

Cette dernière, considérée comme assez œcuménique, avec des frères venus de droite, du centre et de la gauche, semble davantage en phase avec l'Elysée que le GODF, traditionnellement proche des socialistes. Détail symbolique : le 19 avril, lors de l'hommage rendu au grand temple de la GLDF, rue Puteaux à Paris, au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, à la fois catholique fervent et franc-maçon revendiqué, assassiné à Trèbes par un djihadiste.

Portrait de famille de la franc-maçonnerie : vrais (et faux) frères

La franc-maçonnerie fêtera son 300e anniversaire en 2017. Sans attendre, Alain Bauer et Roger Dachez publient un Petit Dictionnaire de près de 300 (vrais et faux) frères qui sont entrés dans l'Histoire. Révélations et surprises

Les Francs-Maçons ont l'obligation impérative de ne pas dévoiler l'identité de leurs frères et sœurs. L'ancien grand maître Alain Bauer et l'historien Roger Dachez prennent pourtant le contre-pied de la loi du secret. Le XVIIIe est le "Siècle d'or de la franc-maçonnerie". Les premiers frères se réunissent à l'été 1717 dans la taverne londonienne l'Oie et le Grill. Les loges poussent comme des champignons et on y trouve des célébrités comme La Fayette, Montesquieu, Voltaire ou le duc d'Orléans.

Au XIXe, la franc-maçonnerie se diversifie avec, en Angleterre, des notables bourgeois et, en France, des libéraux, des républicains, des révolutionnaires opposés aux gouvernements conservateurs, soutenus par l'Eglise catholique. Même si Proudhon, Louise Michel, Louis Blanc et Jules Ferry ne sont pas représentatifs de la diversité de la maçonnerie française.

Avec le XXe siècle s'ouvre une ère de faux-semblants : comme les frères illustres sont des politiques, presque tous les ministres et les parlementaires sont soupçonnés "d'en être". Souvent à tort. D'où le jeu de Bauer et de Dachez de distinguer les vrais frères des faux. Avec cette conclusion étonnante : plus le nombre de maçons augmente - ils sont près de 180000 en France -, moins il y a de célébrités dans les loges.

XXe siècle Je n’ai relevé que les personnalités vivantes actuellement ou décédés après 1945

ALLENDE, Salvador (1908-1973). Médecin, président du Chili de 1970 à 1973, il fut tué lors du coup d'Etat du général Pinochet, un autre franc-maçon. Il était membre d'une loge à Valparaiso.

BERTRAND, Xavier (1965-). Ancien ministre, député de l'Aisne, il a assumé publiquement et courageusement son appartenance au Grand Orient de France dans le journal L'Express, permettant ainsi à des hommes politiques de droite de s'engager dans la voie de la transparence.

BLONDEL, Marc (1938-2014). Secrétaire général de Force ouvrière, il fut aussi président de la Libre pensée. Initié en 1961 au Grand Orient de France, il fut une figure marquante de l'histoire du syndicalisme français indépendant, par sa gouaille et sa personnalité.

BONGO, Omar (1935-2009). Militaire, devenu président de la république du Gabon, il fut initié à Angoulême au Grand Orient de France, avant d'être le grand maître de la Grande Loge du Gabon en 1983.

CHARASSE, Michel (1941-). Ancien ministre, ancien sénateur, membre du Conseil constitutionnel, c'est une figure laïque bien connue. Il est souvent présenté comme un frère... ce qui l'amuse beaucoup.

CHIRAC, Jacques (1932-). Ancien président de la République, il a été souvent soupçonné, à tort, d'être un frère. Son grand-père fut en revanche vénérable d'une loge du Grand Orient en Corrèze.

COLLOMB, Gérard (1947-). Maire de Lyon et sénateur socialiste, il a été le premier homme politique français à avoir publiquement indiqué, avec ses colistiers, qu'il était franc-maçon au Grand Orient de France, avant sa première élection, en 2001.

DELANOË, Bertrand (1950-). Ancien maire de Paris et ancien député, il a été initié mais n'est resté que quelques années au Grand Orient de France.

FLEMING, Alexander (1881-1955). Découvreur de la pénicilline, il obtint le prix Nobel de médecine en 1945. Il fut également premier grand diacre de la Grande Loge unie d'Angleterre. 

FORD, Gerald Rudolph (1913-2006). 38e président des Etats-Unis, de 1974 à 1977, successeur de Richard Nixon après la démission forcée de ce dernier à la suite du scandale du Watergate, il fut initié en 1949 dans le Michigan.

HARDY, Oliver (1892-1957). Acteur de cinéma formant un inoubliable duo avec Stan Laurel, il était membre d'une loge à Jacksonville, en Floride.

LINDBERGH, Charles (1902-1974). Pionnier de l'aviation, il réalisa la première traversée en solitaire de l'Atlantique. Il fut initié en 1926 à Saint Louis, Missouri.

MÉLENCHON, Jean-Luc (1951-). Ancien ministre, ancien sénateur, député européen, il est fondateur du Parti de gauche et cofondateur du Front de gauche. Initié en 1983 au Grand Orient de France, il semble considérer que, si son appartenance n'est en rien secrète, son activité relève de son engagement personnel, qu'il commente fort peu.

MENDÈS FRANCE, Pierre (1907-1982). Député radical de l'Eure, gouverneur du Fonds monétaire international en 1947 puis président du Conseil en 1953, il mit fin à la guerre d'Indochine. Initié en 1928 à Pacy-sur-Eure, il se mit en sommeil de son appartenance maçonnique en 1945 après qu'on lui eut demandé de fournir des preuves de sa parfaite conduite pendant la guerre.

PRATT, Hugo (1927-1995). Immense auteur de bandes dessinées et créateur notamment de son héros Corto Maltese, il publia en 1977 Fable de Venise où son héros croise la loge Hermès dans laquelle Hugo Pratt avait lui-même été initié, à Venise.

RAMADIER, Paul (1888-1961). Initié en 1913, à Rodez, il participa à la Résistance et fut ministre du Ravitaillement de De Gaulle en 1944 et président du Conseil des ministres en 1947.

VALLS, Manuel (1962-). Ministre puis Premier ministre français (nommé en 2014), il n'a jamais caché son initiation à la fin des années 1980 dans une loge très laïque du Grand Orient de France. Il en a démissionné quelques années plus tard, manquant de temps pour s'y consacrer. 

EN BREF : LE POINT

Benjamin Griveaux rend nerveuse l'équipe d'Anne Hidalgo, Emmanuel Macron a la bougeotte, tandis que les ministres attendent impatiemment Noël. Par Michel Revol, Fabien Roland-Lévy et les services du « Point »

Il la rend nerveuse

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Quand on évoque la bataille pour la Mairie de Paris, Benjamin Griveaux esquive : « Je suis tout à ma tâche de porte-parole du gouvernement. » Mais quand on lui demande ce qu'il ferait mieux qu'Anne Hidalgo, la réponse fuse : « Tout ! Les transports, la propreté, l'environnement… » Sujets sur lesquels travaille un cénacle d'élus marcheurs. Griveaux rend l'équipe de la maire de Paris nerveuse. Notamment quand elle a découvert, le 27 avril, que le nom du rival de sa patronne figurait, à côté de celui du ministre de l'Intérieur

Municipales : Gaspard Gantzer à la conquête de Paris ?

D'après « Le Parisien », l'ancien conseiller en communication de Hollande a fondé son mouvement « Parisiennes, Parisiens » en vue des prochaines municipales. Par 6Medias

Après l'Élysée, l'Hôtel de Ville ? Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, a lancé son mouvement Parisiennes, Parisiens et pourrait bientôt rejoindre la bataille des municipales, révèle Le Parisien. Le jeune énarque a fait ses armes à la Mairie de Paris en tant que porte-parole de Bertrand Delanoë entre 2012 et 2013 et c'est sous l'égide de son mentor qu'il se place pour obtenir la tête de Paris. Comme le précise Le Monde, le nom de son mouvement serait une référence directe au mandat de Bertrand Delanoë : l'expression « Parisiennes, Parisiens » aurait été une figure de style de tous les discours de l'ancien maire de Paris.

Le Journal officiel du 2 juin nous apprend que Parisiennes, Parisiens été fondé avec une quarantaine d'amis, sous le statut d'association de 1901. Gaspard Gantzer a annoncé discrètement son mouvement à la fin du mois de mai, entouré d'une centaine de proches, précise Le Monde : des entrepreneurs, des artistes, des étudiants, des universitaires, mais aussi des militants associatifs. Un lancement qui pourrait rappeler celui du mouvement En marche ! par Emmanuel Macron.

« Tout n'a pas été tenté à Paris »

Pour rassembler du monde autour de lui, Gaspard Gantzer partira en campagne dès la semaine prochaine, précise Le Monde, en se rendant dans chaque arrondissement de la capitale. Une campagne qui s'annonce déjà tournée contre le mandat d'Anne Hidalgo, avec laquelle Bertrand Delanoë, qui l'avait pourtant mise en piste, est désormais en froid. Dans un manifeste auquel le quotidien du soir a pu avoir accès, Gaspard Gantzer écrit que « les services publics pourraient être mieux organisés, les deniers publics mieux employés (...) Les rues plus propres, les trottoirs mieux entretenus ». « Tout n'a pas été tenté à Paris en matière de logements, de mobilité, de sécurité. La réalité, c'est que des partis-pris hâtifs se sont révélés improductifs », conclut-il.

Le Journal officiel précise que les locaux du mouvement Parisiennes, Parisiens seront situés dans le XVe arrondissement de Paris. Un arrondissement hautement symbolique, puisque Gaspard Gantzer y est né. C'est aussi le plus peuplé de la capitale et celui où est élue Anne Hidalgo : une raison de plus pour Gaspard Gantzer, qui avait tenté un tour de piste aux dernières législatives en Ille-et-Vilaine, de s'y porter candidat, croit savoir Le Monde.

EN BREF : VALEURS ACTUELLES

''Je ne suis  pas  une  femme  sous  influence  idéologique"  Fondatrice  du  mouvement  Libres!,  Valérie  Pécresse  prévient  Laurent  Wauquiez  et  Les  Républicains:  "Si  la  droite  devait  céder  à  la  tentation  de  l'alliance  avec  l'extrême  droite,  elle finirait par  être  absorbée  par  les  partis  populistes.

Les  populistes  ont  pris  le  pouvoir  en  Italie.  Qu'est-ce  que  cela  vous  inspire?  Ce  gouvernement  s'est  fait  élire  sur  la  base  de  promesses  déraisonnables.  Il  peut  mettre  en  danger  la  cohésion  européenne.  Mais  cette  aventure  incertaine  qu'ont  choisie  les  Italiens  peut  être  également  un  vaccin  salutaire  pour  l'Europe,  en  ce  qu'elle  permettra  de  démontrer  que  le  populisme  est  une  voie  sans  issue  qui  mène  les  États  à  la  faillite.  La  France  est  également  parcourue,  élection  après  élection,  par  cette  même  colère  froide. Comment  expliquer  ces  votes,  sinon  parce  que  les  réponses  qu'apportent  les  partis  dits  de  gouvernement  sont  très éloignées  des  attentes  des  peuples  européens?  Les  partis  de  gouvernement  ont  déçu.  Ils  ont  renoncé  à  défendre  un  certain  nombre  de  valeurs  qui  étaient  au  cœur  de  leur  projet.  À droite,  nous  n'avons  pas  su  être  efficaces,  nous  nous  sommes  pas  allés  au  bout  des  reformes  que  nos  électeurs  attendaient de nous.  On  en paie aujourd’hui le prix.

EN BREF : L’EXPRESS

G7: Trump saborde le sommet au dernier moment

Le locataire de la Maison-Blanche n'a que très peu goûté le discours final du Premier ministre canadien Justin Trudeau et a menacé ses alliés de nouvelles taxes.

Ce samedi soir, quelques heures seulement après avoir quitté le Canada et le G7 pour Singapour où il rencontrera le 12 juin prochain le leader nord-coréen Kim Jong-un, le président américain Donald Trump a décidé de retirer son soutien au communiqué final du sommet international. Une volte-face surprenante, d'autant plus que ces deux jours de négociations de haute lutte avaient, semblait-il alors, été conclus par un compromis sur les questions commerciales. a décision de Donald Trump, qu'il a annoncée lui-même via plusieurs tweets envoyés depuis l'avion Air Force One en route vers l'Asie, aurait été prise à la suite du discours final du Premier ministre canadien Justin Trudeau. Lors de son allocution, ce dernier a de nouveau affirmé que les nouveaux droits de douanes américains sur l'acier et l'aluminium voulus par le locataire de la Maison-Blanche étaient "insultants" au regard de l'histoire commune des deux pays.

"Les Canadiens sont polis et raisonnables, mais nous ne nous laisserons pas bousculer", a déclaré le Premier ministre, qui avait auparavant loué le consensus trouvé par les sept. Un texte qui ne résolvait pas le conflit en cours, mais qui était salué par tous comme un pas vers la désescalade et le dialogue.

Trump menace

Piqué au vif par ces propos, Donald Trump a qualifié son homologue canadien de personne "malhonnête et faible"... alors qu'il avait dit la veille que la relation bilatérale n'avait jamais été aussi bonne dans l'histoire des deux pays. 

Surtout, Donald Trump a renouvelé sa menace de droits de douanes accrus sur les voitures européennes et étrangères importées aux Etats-Unis. Un secteur qui pèse bien plus les deux métaux jusqu'à présent frappés.

Les dirigeants du G7 avaient quitté La Malbaie lorsque Donald Trump a décidé de déchirer l'accord final du sommet. Le cabinet de Justin Trudeau s'est contenté de rappeler que le Premier ministre n'avait fait que répéter, durant sa conférence de presse, des propos déjà prononcés auparavant.

EN BREF : PARIS MATCH

L'étau se resserre autour de Claude Guéant

L’ancien ministre de l’intérieur, déjà mis en examen, est le maillon faible du quinquennat Sarkozy. Paris Match révèle qu’il a aussi été rémunéré par un sulfureux milliardaire turc.

Secrétaire général de l’Elysée, ministre de l’Intérieur, homme de confiance du président Sarkozy, il était une des personnes les plus puissantes de France. Un énarque respecté, à la carrière exemplaire. C’est du moins ce que laissaient paraître son allure austère et sa parfaite courtoisie. Mais, sortie du miroir déformant du pouvoir, l’image de l’ex-premier flic de France s’est vite craquelée, comme le vernis sur les tableaux anciens…

Claude Guéant et sa phobie du "cash"

Révélé par «Mediapart», un rapport de police sur le financement libyen présumé de Nicolas Sarkozy, dévoile que Claude Guéant aurait retiré 800 euros de son compte bancaire en dix ans.

Claude Guéant ne semble pas aimer avoir les poches lourdes. Dans un rapport de police révélé vendredi par «Mediapart», on découvre que l’ancien ministre de l’Intérieur n’a retiré que 800 euros de son compte en banque en dix ans. Les policiers anti-corruption, chargés de l’affaire du financement présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, se sont étonnés des retraits très légers de Claude Guéant. Ce dernier est soupçonné, avec Nicolas Sarkozy, d’avoir reçus plusieurs valises de billets de Libye, par l’intermédiaire de l’homme d’affaire franco-libanais Ziad Takieddine.

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Il aurait manipulé "plus de 200.000 euros" en cash

Des sommes allant jusqu'à cinq millions d'euros sont évoquées par la justice. À en croire ces chiffres, Claude Guéant aurait vécu avec six euros par mois, du printemps 2003 à la fin 2012. D’après «Mediapart», l’ancien ministre aurait «manipulé plus de 200.000 euros» en cash, sans que l’on connaisse l’origine de cet argent. En pleine campagne présidentielle, il aurait loué un énorme coffre-fort à la BNP pour, s’était-il justifié auprès des enquêteurs, «y loger les discours de Nicolas Sarkozy».

En février2013, neuf mois après la défaite de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant reçoit la visite de la police judiciaire. La perquisition de son appartement du XVIearrondissement de Paris a été ordonnée par les juges Serge Tournaire et René Grouman. Ils enquêtent sur des soupçons de financement de la campagne présidentielle de2007 par la Libye du colonel Kadhafi.

Lors de leurs investigations, les policiers tombent sur d’innombrables traces de paiements en espèces. Ils vaudront deux années de prison, dont une ferme, à l’ancien haut fonctionnaire, qui sera condamné pour avoir détourné des «primes» destinées à rémunérer des frais denquête au ministère de lIntérieur. Claude Guéant doit aussi sexpliquer sur les conditions de financement de son appartement. Il évoque la vente de deux tableaux d’un petit maître flamand. Nouvelle mise en examen pour «faux» et «blanchiment de fraude fiscale». Par ailleurs, un détail intrigue les policiers: le versement de 25000euros de la part dune société jordanienne dénommée Jordan Dubai Capital.

Au cours de son audition, Claude Guéant explique avoir été embauché par ce fonds d’investissement pour présider son «conseil dorientation». C’était le 1eroctobre2012, quelques semaines avant sa reconversion comme avocat. Rémunéré 100000euros par an, le travail consistait à trouver des idées dinvestissements dans l’énergie solaire, la banque et les «mondes virtuels». Deux réunions auraient eu lieu, en octobre2012 et mars2013.

Quel mystérieux employeur se cachait donc derrière cette structure? Sur ce point, Claude Guéant reste muet face aux enquêteurs. Or, selon les informations de Paris Match, lorsquil signe ce contrat, Jordan Dubai Capital vient d’être racheté par HPF Private Investment Fund, une petite société de Hongkong nouvellement créée. Cette structure est l’une des sociétés-écrans utilisées par un milliardaire turc en cavale, Cem Uzan. Elle apparaît dans diverses procédures judiciaires le concernant.

Issu d’une famille ayant fait fortune dans le bâtiment, Cem Uzan a été l’un des hommes les plus riches de Turquie. Télécoms, télévision, banque, construction, clubs de football… au temps de sa splendeur, au début des années2000, il contrôle avec son père et son frère 200sociétés dans le pays, une quarantaine à l’étranger. Ce «golden boy» à la mode turque mène grand train, possède son Boeing privé et fréquente la jet-set, y compris le prince Charles. Souvent comparé à Silvio Berlusconi, il soffre même, pour 30millions de dollars, deux appartements au sommet de la Trump Tower de New York.

En2009, quand Cem Uzan, visé par un mandat darrêt international, trouve refuge en France, Claude Guéant est le numéro deux de la présidence

La chute de Cem Uzan commence en2002 avec des dépôts de plaintes de Motorola et Nokia, qui l’accusent d’avoir siphonné plusieurs milliards de dollars destinés aux investissements de sa société de téléphonie Telsim. Puis survient la faillite de la banque familiale Imar, qui révèle une double comptabilité et un trou de 5milliards deuros dans les comptes. En août2003, quelques mois après larrivée dErdogan au pouvoir, les autorités turques mettent l’établissement sous tutelle et saisissent les avoirs de la famille. Le financier écopera de 53ans demprisonnement en Turquie. Il sera également condamné aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne à des peines de prison et au remboursement de plusieurs milliards de dollars, dans les dossiers Motorola et Nokia.

. MUSTAFA OZER / AFP

Pour sa défense, Cem Uzan prétend être victime d’un complot politique. «Tous ses déboires, assure son avocat Matthias Pujos, viennent du fait qu’il a créé en 2002 un parti politique, le Parti jeune, opposé à l’AKP d’Erdogan. Depuis, Erdogan fait de son cas une affaire personnelle.» Lors de leurs recherches, Britanniques et Américains ont retrouvé une partie des fonds de Cem Uzan dans plusieurs sociétés de Hongkong, dont la maison-mère de Jordan Dubai Capital, l’employeur de Claude Guéant.

Le soutien dont Uzan a bénéficié «en haut lieu» a-t-il été décisif?

Quelle pouvait être la relation entre les deux hommes? En2009, quand Cem Uzan, visé par un mandat darrêt international, trouve refuge en France, Claude Guéant est le numéro deux de la présidence. Comme le signale un article publié le 10juillet2013 par «Le Canard enchaîné» sous le titre «Guéant chaperon dun milliardaire turc», le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy offre à lhomme daffaires déchu une oreille attentive. Lhebdomadaire évoque un e-mail envoyé en juin2013 à un service du ministère de lIntérieur par un conseiller de Cem Uzan. Il mentionne: «Jai reçu hier soir un message de Claude Guéant (qui suit le dossier depuis septembre2009) mindiquant que la préfecture aurait reçu le document qui manquait à M.Cem Uzan. Pourriez-vous me confirmer cette information?» Quelques jours après cet échange, celui qui se présente comme un opposant politique va obtenir le droit dasile, au titre de la «protection subsidiaire», cest-à-dire non pas pour des raisons politiques, mais pour les périls graves encourus dans son pays. Le soutien dont Uzan a bénéficié «en haut lieu» a-t-il été décisif? Et lancien ministre en quête de reconversion a-il été rétribué par la société jordanienne en contrepartie dun «petit coup de pouce»? Quoi quil en soit, le futur avocat Guéant a été payé par ce milliardaire en délicatesse avec la justice de plusieurs pays.

Joint par Paris Match, l’avocat de Claude Guéant ne nous a pas répondu; Matthias Pujos, celui de Cem Uzan, minimise les faits: «Mon client connaît peu Claude Guéant. C’est plutôt son frère, Murat Hakan Uzan, qui était en contact avec lui. De plus, quand le droit d’asile lui a été accordé, Claude Guéant n’était plus ministre depuis un an. C’est une Cour composée de trois membres totalement indépendants qui a pris la décision.»

Claude Guéant a-t-il été rétribué en contrepartie d'un "petit coup de pouce"

L’avocat, en revanche, ne décolère pas contre les persécutions qui continueraient à s’abattre sur Cem Uzan, de la part, accuse-t-il, des autorités turques. Dernier épisode en date: le 25août 2017, un huissier mandaté par une agence gouvernementale dAnkara débarque au domicile du magnat, dans lOuest parisien. Sont saisis des effets personnels et 2,5milliards deuros de titres au porteur des sociétés turques d’électricité Ceas et Kepez, qui sont sa propriété. En l’absence d’Uzan, en vacances, un serrurier est mobilisé pour procéder à l’ouverture de coffres-forts avec des scies à métaux. «Ce coup de force est proprement scandaleux, tempête MePujos. Lhuissier n’était muni d’aucune autorisation du juge pour enfoncer cette porte, ni d’aucun titre exécutoire pour pratiquer cette saisie. Malgré la protection qui lui est accordée, la Turquie continue, sur le sol français, à persécuter mon client. C’est un détournement du droit d’asile.»

La rémunération octroyée par le fonds d’investissement jordanien n’est pas le seul lien entre Claude Guéant et Cem Uzan. Il y a aussi son frère, Murat Hakan Uzan, résident de la très huppée avenue Foch à Paris. Ce dernier a fait l’acquisition, en mars2017, du fabricant de Smartphone de luxe Vertu. Aussitôt, il a nommé président de Vertu AK France et administrateur de ses filiales britanniques un certain Jean-Charles Charki, homme daffaires français, ex-associé de Jean-Marie Messier, qui travaille aujourd’hui pour la banque d’affaires Renaissance Capital. Le rachat de Vertu est contesté devant la justice britannique par le précédent propriétaire, qui affirme n’avoir jamais été payé. Ce n’est pas ce qui retient l’intérêt des Français, mais la relation de Charki avec Claude Guéant: cest son gendre.

En Bref : Le Figaro

Cette mesure discrète facilitant la vente de HLM a été adoptée

Les députés de l’Assemblée nationale ont approuvé l’allongement de cinq à dix ans de la durée pendant laquelle des logements sociaux vendus seront pris en compte dans le quota fixé par la loi SRU.

Début mai, des élus Macronistes avaient tenté de faire passer au Conseil de Paris, une mesure pour faciliter la vente de logements sociaux. En vain. Un mois plus tard, ils pourront se réjouir qu’une mesure similaire du projet de loi logement (article 46) vient d’être adoptée (par 103 voix contre 19) par les députés de l’Assemblée nationale, après un vif débat avec les élus de l’opposition. Cette mesure prévoit d’allonger de cinq à dix ans la durée pendant laquelle des logements sociaux vendus à leurs locataires resteront pris en compte dans le quota fixé par la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU).

Opposés à l’objectif du gouvernement d’augmenter de 8000 à 40.000 par an la vente de HLM, les élus d’opposition y voient une volonté du gouvernement d’assouplir les contraintes imposées aux villes qui ne respectent pas la règle. «Votre fil conducteur, c’est la vente de logements sociaux et, pour arriver à cet objectif, vous tombez des garde-fous», a déploré la chef de file des socialistes, Valérie Rabault. «Il faut au contraire renforcer les objectifs SRU» car «les ghettos de riches n’ont pas désarmé», dénonce de son côté Jean-Luc Mélenchon, évoquant Neuilly-sur-Seine (6% de logements sociaux) ou Le Vesinet (8%) qui «n’ont pas respecté une seule fois leurs objectifs de rattrapage» et «préfèrent payer plutôt que de se mélanger». «Il n’y a rien dans ce texte qui remette en cause l’ossature de la loi SRU», déjà modifiée par le passé, a répondu le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, défendant «l’effet extrêmement positif» de cette loi sur la construction de logements sociaux, «près de 600.000 depuis 2000».

Des députés ont tenté de repousser l’échéance de 2025

Sans aller jusqu’à la suppression pure et simple de la loi SRU proposée par leur collègue Julien Aubert, plusieurs députés LR ont déposé, en vain, plusieurs dizaines d’amendements pour repousser la date de 2025, abaisser les quotas ou au moins les imposer au niveau des « bassins de vie» plutôt qu’aux communes. Ce qui permettrait d’additionner les HLM des villes, souvent pauvres qui en ont beaucoup, avec ceux des communes voisines, souvent riches, qui en ont très peu et d’établir une moyenne à l’échelle intercommunale.

D’autres amendements, souvent de députés de la Côte d’Azur (LR principalement, mais aussi le LREM Loïc Dauberval), ont tenté d’exempter certaines communes soumises à la loi littoral, à des risques naturels ou ayant une « densité urbaine exceptionnelle ». À chaque fois le gouvernement et la majorité se sont opposés à ces modifications.

L’Assemblée a également rejeté des amendements MoDem qui voulaient épargner les petites communes rurales de ces quotas, notamment dans la grande couronne d’Île-de-France. Même sort pour un amendement de Laurianne Rossi (LREM), élue des Hauts-de-Seine, qui visait à instaurer un taux maximal de logement social. Peu de députés ont proposé de renforcer la loi SRU. Stéphane Peu a suggéré la création d’un « permis à points» pour sanctionner les maires (jusqu’à l’inégibilité) qui se disent «fiers de ne pas respecter la loi pour ne pas accueillir de pauvres».

La loi SRU: de quoi s’agit-il?

Adoptée à l’unanimité en 2000, la loi solidarité et renouvellement urbains, , impose aux communes de plus de 3500 habitants (1500 en Ile-de-France) de disposer de 20% de logements sociaux d’ici à 2025, taux relevé à 25% sous le quinquennat Hollande excepté pour certaines communes. Sur les 1152 communes soumises au dispositif, 649 n’avaient pas atteint le niveau de production de logements sociaux fixé par la loi, soit un peu plus de la moitié, selon un bilan publié fin décembre et portant sur la période 2014-2016.

EN BREF :LE POINT

L'ancien ministre de la Culture, qui avait interpellé Anne Hidalgo sur les réseaux sociaux, explique pourquoi les Parisiens doivent améliorer leur ville.

Il aura suffi d'un tweet pour relancer la bataille de Paris. Tandis que les polémiques se multiplient dans le domaine des transports (ouverture des voies sur berge, Vélib', Autolib'), c'est sur un autre terrain que Jack Lang, de retour d'un voyage à Tokyo, a interpellé la maire de la capitale, Anne Hidalgo : celui de la propreté. En incitant l'édile à s'inspirer de l'exemple japonais, le président de l'Institut du monde arabe a suscité des réactions passionnées, à l'heure où les esprits s'échauffent à l'approche des municipales de 2020. Un « cri d'alerte » qui s'inscrit, pour l'ancien ministre de la Culture et de l'Éducation, dans un combat plus large pour la beauté du paysage urbain. Interview.

« @jack_lang

 Chère @Anne Hidalgo,

Je rentre d’un séjour à #tokyo. Tu devrais y passer quelques jours. La ville est d’une propreté exemplaire. #Paris pourrait s’en inspirer. »

Le Point : Votre tweet vantant la « propreté » de la ville de Tokyo, dont « Paris pourrait s'inspirer », n'est pas passé inaperçu...

Jack Lang : Je revenais du Japon, où les espaces publics sont préservés. Quand on arrive d'un tel pays, on se sent interloqué par le paysage urbain français, souvent enlaidi et souillé.

Votre message visait-il la maire de Paris, Anne Hidalgo ?

Ce n'est pas un combat politique personnel. Je ne fais aucun procès à Anne Hidalgo, femme courageuse et ambitieuse pour la ville de Paris. La saleté dans Paris est une histoire ancienne. Mon tweet est un cri d'alerte, un appel au secours à la personne qui exerce la plus haute responsabilité de la cité.

La saleté que vous dénoncez est-elle le produit d'une forme d'individualisme ?

Il y a en effet une érosion du civisme, qui peut être encouragée par l'insuffisance des pouvoirs publics. Si l'on veut changer vraiment les choses, il faut d'abord que les responsables publics donnent le la. La mobilisation collective des citoyens est nécessaire. Si une véritable action est menée, les habitants suivront. La responsabilité est collective. Les solutions relèvent des mairies, d'Aéroports de Paris (ADP), de la SNCF et de la RATP. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut un changement de mentalité !

Dans d'autres villes, comme Strasbourg ou Bordeaux, on n'inflige pas aux gens des réceptacles aussi hideux

Est-ce, au fond, un combat pour la beauté de la ville que vous menez ? Pour avoir été l'inventeur des Journées du patrimoine, qui suscitent chaque année un élan enthousiaste, je n'en suis pas moins attentif au patrimoine quotidien. Par exemple, le musée de Cluny fait l'objet d'une réhabilitation, mais le jardin qui le borde est à l'abandon. Il y a les grands monuments, et puis il y a l'esthétique de tous les jours. C'est un sujet qui n'est pas porté nationalement. Avec le temps, les choses ont pu s'aggraver. À l'époque, l'équipe municipale de Bertrand Delanoë avait commandé des millions de déversoirs transparents, qui ressemblent à des préservatifs géants. Dans d'autres villes, comme Strasbourg ou Bordeaux, on n'inflige pas aux gens des réceptacles aussi hideux. Paris reste aujourd'hui une ville magnifique. J'aime, comme beaucoup d'autres marcheurs, la sillonner de part en part...

Devant ce spectacle, regrettez-vous aujourd'hui de ne pas avoir été désigné candidat à la mairie de Paris en 2001 ?

Je ne vis pas de regrets, à l'avenir de Paris je songe.

 EN BREF : LE NOUVEL OBS

Paris trop sale ? Jack Lang s'en prend à Anne Hidalgo sur Twitter

Les élus parisiens répondent à Jack Lang, qui attaque Anne Hidalgo au sujet de la propreté des rues de la capitale en prenant Tokyo pour exemple.

Jack Lang, de retour d'un séjour au Japon, n'a pas perdu de temps pour donner des nouvelles à la maire de Paris Anne Hidalgo. Et la carte postale n'est pas franchement sympathique. Dans un tweet posté mardi dans la soirée, l'ancien ministre de l'Education nationale et président de l'Institut du monde arabe écrit :

"Je rentre d'un séjour à Tokyo. Tu devrais y passer quelques jours. La ville est d'une propreté exemplaire. Paris pourrait s'en inspirer."

Un tacle numérique en règle de l'ancien ministre socialiste, à celle qui annonce régulièrement de nouvelles actions ou mesures pour la propreté dans la capitale.

"C'est l'âge"

Le message avait été "aimé" plus de 3.000 fois sur le réseau social à la mi-journée. Mais il a aussi agacé plusieurs élus. Ainsi Christophe Girard, adjoint au dialogue social. "C'est vrai qu'il est difficile ou facile de comparer la discipline et le civisme japonais avec l'incivilité de beaucoup de Parisiens, même place des Vosges (crottes de chien). C'est un peu facile et bas, cher Jack", écrit

Christophe Girard

c'est vrai qu'il est difficile ou facile de comparer la discipline et le civisme japonais avec l'incivilité de beaucoup de Parisiens même Place des Vosges ( crottes de chien ) C'est un peu facile et bas cher Jack @maopeninou @BrunoJulliard @egregoire @BertrandDelanoe @ArielWeil

Cher Jack Lang, c'est pour y remédier que j'ai conduit une mission d'information, avec 45 propositions concrètes [...]", répond de son côté Florence Berthoud, la présidente du groupe Les Républicains au conseil de Paris et maire du 5e arrondissement.

"Il faut lui pardonner... C'est l'âge", a simplement réagi Emmanuel Grégoire, adjoint PS à la mairie de Paris en charge notamment du budget.

L'adjoint à la mairie de Paris en charge des relations internationales, Patrick Klugman, a aussi taclé l'ex-ministre de la Culture sur Twitter.

Cher @jack_lang, bonne nouvelle: Paris et Tokyo ont juste signé une convention pour « partager leur expertise » notamment sur le traitement des déchets. La prochaine fois que tu as une belle idée pour Paris, appelle le 3975. C’est plus économe et mieux pour notre bilan carbone.

Jack Lang, de retour d'un séjour au Japon, n'a pas perdu de temps pour donner des nouvelles à la maire de Paris Anne Hidalgo. Et la carte postale n'est pas franchement sympathique. Dans un tweet posté mardi dans la soirée, l'ancien ministre de l'Education nationale et président de l'Institut du monde arabe écrit :

 

"Je rentre d'un séjour à Tokyo. Tu devrais y passer quelques jours. La ville est d'une propreté exemplaire. Paris pourrait s'en inspirer."

Un tacle numérique en règle de l'ancien ministre socialiste, à celle qui annonce régulièrement de nouvelles actions ou mesures pour la propreté dans la capitale.

"C'est l'âge"

Le message avait été "aimé" plus de 3.000 fois sur le réseau social à la mi-journée. Mais il a aussi agacé plusieurs élus. Ainsi Christophe Girard, adjoint au dialogue social. "C'est vrai qu'il est difficile ou facile de comparer la discipline et le civisme japonais avec l'incivilité de beaucoup de Parisiens, même place des Vosges (crottes de chien). C'est un peu facile et bas, cher Jack", écrit-il.

"Cher Jack Lang, c'est pour y remédier que j'ai conduit une mission d'information, avec 45 propositions concrètes [...]", répond de son côté Florence Berthout, la présidente du groupe Les Républicains au conseil de Paris et maire du 5e arrondissement.

"Il faut lui pardonner... C'est l'âge", a simplement réagi Emmanuel Grégoire, adjoint PS à la mairie de Paris en charge notamment du budget.

L'adjoint à la mairie de Paris en charge des relations internationales, Patrick Klugman, a aussi taclé l'ex-ministre de la Culture sur Twitter.  

"On t'attend, bise"

Quant à Marie-Pierre de la Gontrie, sénatrice socialiste, elle a préféré inviter Jack Lang à participer à la "Journée du grand nettoyage", une opération de propreté et de sensibilisation, organisée le 9 juin.

Anne Hidalgo s'est contentée de répondre en postant ce mercredi matin sur Twitter une réclame pour cette "Journée du grand nettoyage".

Chers tous, 😉

Samedi, c'est la Journée du Grand Nettoyage : une opération citoyenne pour rendre #Paris plus propre et sensibiliser chacune et chacun au respect de l'espace public, notre bien commun. Soyons nombreux à y participer

EN BREF : HUFFPOST

Laurent Wauquiez incarne moins bien la droite que Macron et Le Pen - SONDAGE EXCLUSIF

Six mois après son élection, le président des Républicains ne parvient toujours pas à trouver sa place entre LREM et le FN.

POLITIQUE - Bourdes et polémiques à répétition, incapacité à fédérer une famille éclatée, positionnement jugé trop droitier... Six mois après son élection à la présidence du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez enchaîne les déconvenues et ne parvient toujours pas à trouver sa place sur un échiquier politique en recomposition.

D'après notre enquête d'opinion réalisée par l'institut YouGov pour Le HuffPost et CNews, le bilan du chef de file de la droite conservatrice se révèle plus que mitigé et annonce des lendemains difficiles pour celui qui espère porter les couleurs de son camp à la prochaine élection présidentielle. Seuls 18% des Français interrogés (contre 45%) émettent un avis favorable sur son action en tant que président des Républicains.

Un constat accablant toutefois tempéré par les sympathisants LR qui sont 49% à approuver sa direction.

Ce jeudi 7 juin, Le HuffPost s'associe au CNRS pour déchiffrer l'actualité du jour. Pour chaque article publié, la rédaction a réfléchi à une question surprenante à poser à un scientifique, afin de mieux comprendre l'actualité. Découvrez plus bas sa réponse.

Pas d'amélioration du côté des Républicains

Le culte du chef est-il une valeur de droite?

Bruno Cautrès, politologue au Cevipof:

"Il existe dans la culture de la droite une certaine dimension bonapartiste qui veut qu'il y ait un chef fort, et un Etat fort. Dans l'imaginaire de la droite française d'aujourd'hui, il y a surtout en toile de fond l'ombre portée par le général de Gaulle, le mythique fondateur de la Ve république, et dans une moindre mesure celle de Jacques Chirac – car il 'faisait chef'. Mais il ne faut pas verser dans les stéréotypes. La gauche aussi bénéficie de chefs charismatiques, comme a pu l'être François Mitterrand en son temps pour le Parti socialiste."

Élu pour tenter de remettre sur pieds une famille politique écartelée entre La République En Marche et le Front national, Laurent Wauquiez n'a visiblement pas (encore) trouvé la formule magique pour s'imposer. Depuis son élection en décembre dernier, près de 2 Français sur 5 (38%) ne voient aucune amélioration chez Les Républicains et près d'un quart des sondés (23%) déclarent même que le parti se porte moins bien.

Ici, pas de lot de consolation auprès du cœur de cible électoral de l'ex-UMP: 64% des sympathisants LR jugent que leur parti ne se porte ni mieux, ni moins bien.

Si ses partisans réclament du temps avant d'enterrer le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, même sa stratégie d'incarnation d'une "vraie droite" peine à marquer des points dans l'opinion. Privé de son aile libérale par Emmanuel Macron et concurrencé par Marine Le Pen sur son créneau identitaire, le défenseur autoproclamé de "la France du réel" n'est pas perçu par les Français comme le chef de file naturel de sa famille de pensée.

Wauquiez éclipsé par Macron et Le Pen

Seuls 10% des personnes interrogées voient Laurent Wauquiez comme la personnalité politique incarnant le mieux les valeurs de la droite, en 4e position derrière Marine Le Pen (16%), Emmanuel Macron (16%) et son rival Xavier Bertrand (15%). Auprès des seuls partisans de droite, Laurent Wauquiez se hisse à la seconde place (18%), mais reste néanmoins bien loin de la présidente du FN (37%) qui appelle à un "rassemblement national" de la droite dite "patriote" sous sa bannière.

Non seulement l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy est distancé sur ses valeurs cardinales, mais il régresse aux yeux de l'opinion. La même question avait été posée par YouGov lors de son élection à la tête des Républicains en décembre 2017. À l'époque, Laurent Wauquiez incarnait mieux les valeurs de la droite pour 12% des personnes interrogées contre seulement 15% pour Emmanuel Macron et 11% pour Xavier Bertrand.

La ligne Wauquiez de plus en plus proche du FN

Partisan d'une ligne eurosceptique et identitaire, le président des Républicains peut se consoler d'être jugé légèrement plus crédible que le président de la République en matière de lutte contre l'insécurité et le terrorisme (18% contre 16%) ou de régulation de l'immigration (21% contre 17%). Mais l'écart demeure faible avec le chef de l'Etat, qui le supplante très largement sur les questions d'emploi, d'environnement et de relance de l'Union européenne.

Plus gênant, cette stratégie ultradroitière suscite le scepticisme jusque dans son propre parti où sa concurrente Valérie Pécresse lui reproche un positionnement trop proche de celui de l'extrême droite. "Nos électeurs cherchent des solutions crédibles, ils veulent un parti de gouvernement", a-t-elle prévenu dans les colonnes de Valeurs Actuelles, jugeant que "le salut ne réside pas dans le fait de singer le FN".

Un constat en partie partagé par les Français. 31% des personnes interrogées jugent que les idées de Laurent Wauquiez tendent à se rapprocher de celles de Marine Le Pen contre 13% qui estiment qu'elles sont plutôt proches de celles d'Emmanuel Macron. Signe que le divorce est bel et bien consommé avec le président des Républicains, plus d'un sympathisant centriste sur deux (54%) pense que Laurent Wauquiez est plus proche de la présidente du FN que du président de la République.

EN BREF : HUFFPOST

Laurent Wauquiez incarne moins bien la droite que Macron et Le Pen - SONDAGE EXCLUSIF

Six mois après son élection, le président des Républicains ne parvient toujours pas à trouver sa place entre LREM et le FN.

POLITIQUE - Bourdes et polémiques à répétition, incapacité à fédérer une famille éclatée, positionnement jugé trop droitier... Six mois après son élection à la présidence du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez enchaîne les déconvenues et ne parvient toujours pas à trouver sa place sur un échiquier politique en recomposition.

D'après notre enquête d'opinion réalisée par l'institut YouGov pour Le HuffPost et CNews, le bilan du chef de file de la droite conservatrice se révèle plus que mitigé et annonce des lendemains difficiles pour celui qui espère porter les couleurs de son camp à la prochaine élection présidentielle. Seuls 18% des Français interrogés (contre 45%) émettent un avis favorable sur son action en tant que président des Républicains.

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Un constat accablant toutefois tempéré par les sympathisants LR qui sont 49% à approuver sa direction.

Ce jeudi 7 juin, Le HuffPost s'associe au CNRS pour déchiffrer l'actualité du jour. Pour chaque article publié, la rédaction a réfléchi à une question surprenante à poser à un scientifique, afin de mieux comprendre l'actualité. Découvrez plus bas sa réponse.

Pas d'amélioration du côté des Républicains

Le culte du chef est-il une valeur de droite?

Bruno Cautrès, politologue au Cevipof:

"Il existe dans la culture de la droite une certaine dimension bonapartiste qui veut qu'il y ait un chef fort, et un Etat fort. Dans l'imaginaire de la droite française d'aujourd'hui, il y a surtout en toile de fond l'ombre portée par le général de Gaulle, le mythique fondateur de la Ve république, et dans une moindre mesure celle de Jacques Chirac – car il 'faisait chef'. Mais il ne faut pas verser dans les stéréotypes. La gauche aussi bénéficie de chefs charismatiques, comme a pu l'être François Mitterrand en son temps pour le Parti socialiste."

Élu pour tenter de remettre sur pieds une famille politique écartelée entre La République En Marche et le Front national, Laurent Wauquiez n'a visiblement pas (encore) trouvé la formule magique pour s'imposer. Depuis son élection en décembre dernier, près de 2 Français sur 5 (38%) ne voient aucune amélioration chez Les Républicains et près d'un quart des sondés (23%) déclarent même que le parti se porte moins bien.

Ici, pas de lot de consolation auprès du cœur de cible électoral de l'ex-UMP: 64% des sympathisants LR jugent que leur parti ne se porte ni mieux, ni moins bien.

Si ses partisans réclament du temps avant d'enterrer le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, même sa stratégie d'incarnation d'une "vraie droite" peine à marquer des points dans l'opinion. Privé de son aile libérale par Emmanuel Macron et concurrencé par Marine Le Pen sur son créneau identitaire, le défenseur autoproclamé de "la France du réel" n'est pas perçu par les Français comme le chef de file naturel de sa famille de pensée.

Wauquiez éclipsé par Macron et Le Pen

Seuls 10% des personnes interrogées voient Laurent Wauquiez comme la personnalité politique incarnant le mieux les valeurs de la droite, en 4e position derrière Marine Le Pen (16%), Emmanuel Macron (16%) et son rival Xavier Bertrand (15%). Auprès des seuls partisans de droite, Laurent Wauquiez se hisse à la seconde place (18%), mais reste néanmoins bien loin de la présidente du FN (37%) qui appelle à un "rassemblement national" de la droite dite "patriote" sous sa bannière.

Non seulement l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy est distancé sur ses valeurs cardinales, mais il régresse aux yeux de l'opinion. La même question avait été posée par YouGov lors de son élection à la tête des Républicains en décembre 2017. À l'époque, Laurent Wauquiez incarnait mieux les valeurs de la droite pour 12% des personnes interrogées contre seulement 15% pour Emmanuel Macron et 11% pour Xavier Bertrand.

La ligne Wauquiez de plus en plus proche du FN

Partisan d'une ligne eurosceptique et identitaire, le président des Républicains peut se consoler d'être jugé légèrement plus crédible que le président de la République en matière de lutte contre l'insécurité et le terrorisme (18% contre 16%) ou de régulation de l'immigration (21% contre 17%). Mais l'écart demeure faible avec le chef de l'Etat, qui le supplante très largement sur les questions d'emploi, d'environnement et de relance de l'Union européenne.

Plus gênant, cette stratégie ultradroitière suscite le scepticisme jusque dans son propre parti où sa concurrente Valérie Pécresse lui reproche un positionnement trop proche de celui de l'extrême droite. "Nos électeurs cherchent des solutions crédibles, ils veulent un parti de gouvernement", a-t-elle prévenu dans les colonnes de Valeurs Actuelles, jugeant que "le salut ne réside pas dans le fait de singer le FN".

Un constat en partie partagé par les Français. 31% des personnes interrogées jugent que les idées de Laurent Wauquiez tendent à se rapprocher de celles de Marine Le Pen contre 13% qui estiment qu'elles sont plutôt proches de celles d'Emmanuel Macron. Signe que le divorce est bel et bien consommé avec le président des Républicains, plus d'un sympathisant centriste sur deux (54%) pense que Laurent Wauquiez est plus proche de la présidente du FN que du président de la République.

Dernière minute : EN BREF : THE TIMES OF THE ISRAËL

Réfugiés syriens : le Liban bloque les demandes de permis de séjour du HCR

Les tensions sont apparues au grand jour en avril lorsque l'agence onusienne avait refusé de participer au processus de retour de 500 réfugiés en Syrie

Le Liban a annoncé vendredi avoir bloqué les demandes de permis de séjour des employés du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), à cause de divergences sur la question du retour des réfugiés syriens.

 « Des instructions ont été données à la direction du protocole pour suspendre, jusqu’à nouvel ordre, les demandes de résidence concernant le HCR », a indiqué le ministère libanais des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le HCR « sème la terreur dans les esprits (des réfugiés) en invoquant le service militaire obligatoire, le risque sécuritaire, la question de logement et la suspension des aides de l’ONU » en cas de retour.

Le Liban accueille près de 1,5 million de réfugiés syriens, dont 1 millions inscrits auprès du HCR. Ils ont fui la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011.

La décision des autorités libanaises concerne aussi bien les nouvelles demandes de résidence que le renouvellement des permis déjà accordés à la directrice du HCR au Liban, Mireille Girard, et son équipe.

Elle intervient après une enquête menée par le ministère à Aarsal, ville frontalière de la Syrie où vivent plusieurs milliers de réfugiés, selon les autorités libanaises.

Le chef de la diplomatie libanaise avait accusé jeudi dans un tweet le HCR d’ « intimider » les réfugiés syriens enregistrés au Liban dans le but de les empêcher de rentrer chez eux.

Gebran Bassil avait reproché à l’agence onusienne d’ « œuvrer contre la politique d’un pays souverain (le Liban), basée sur le refus de la naturalisation et le retour des réfugiés sur leur terre ».

 « En dépit de nos mises en garde, le HCR poursuit sa politique visant à intégrer les réfugiés au Liban », avait-il encore dit.

Ces tensions sont apparues au grand jour en avril lorsque l’agence onusienne avait refusé de participer au processus de retour de 500 réfugiés en Syrie, organisé par les autorités libanaises en coopération avec leurs homologues syriens.

Mme Girard avait alors été convoquée au Ministère des Affaires étrangères.

Les appels de certains responsables libanais à un retour des réfugiés syriens se font d’autant plus pressants que le régime a repris ces derniers mois le contrôle de plusieurs zones rebelles, notamment près de la capitale Damas.

Cette question devrait figurer au rang des priorités du nouveau gouvernement libanais, toujours en cours de formation.

Le HCR estime de son côté que les conditions humanitaires et sécuritaires en Syrie ne sont pas propices à un retour des réfugiés et craint des départs forcés.

Le conflit en Syrie, qui dure depuis 2011, a coûté la vie à plus de 350.000 personnes et poussé à l’exil plusieurs millions de personnes, la majorité ayant trouvé refuge dans les pays voisins, notamment en Turquie, au Liban et en Jordanie.

 

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