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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Revue de Presse du 12 et 13 juin 2018

com
Revue de Presse du 12 et 13 juin 2018
Revue de Presse du 12 et 13 juin 2018

Monique Macalou

Sommaire

Journal

Titre

Page

Les échos

LR : premières frictions au grand jour entre Wauquiez et Calmels

2

libération

Wauquiez - Calmels, ça coince aussi sur les européennes

2

20 Minutes

Les Républicains : Laurent Wauquiez dévoile son organigramme, Virginie Calmels devrait être nommée numéro 2

4

Le Parisien

Inondations Ile de France

Tous les records inondations

Les brocantes et vides greniers du 16 & 17 juin 2018 en Ile de France

Transports parisiens avec les usagers en galère

Dati attire les curieux dans un bistrot …Jaurès

Macron vient chercher la "recette Villiers"

5

6

7

 

8

9

10

Le journal de Paris

Les véhicules les plus polluants resteront hors la loi

 

11

Figaro

Un accord flou qui augure mal d'une dénucléarisation de la péninsule coréenne

13

L’Opinion

Remboursement des lunettes et prothèses dentaires et auditifs à 100%

13

Le canard enchainé

Une cantine un peu trop salée

14

Le Monde

Nucléaire:  la  diplomatie  à  géométrie  variable  de  Trump

Ethiopie vers une paix sous l’influence Saoudienne

15

16

Nouvel Obs

Aide à l’emploi si le chômage baisse

Il vaut mieux prévenir que guérir, mais il n’existe pas de vaccin contre la  pauvreté

16

17

EN BREF : LES ECHOS

Wauquiez - Calmels, ça coince aussi sur les européennes

Le président des  Républicains  a  publiquement  rappelé  à l’ordre  sa  numéro  deux,  qui  l'avait  critiqué.

  Par  le  biais  de  confidences  au  "  Figaro»,  dans  son  édition  de  ce  lundi,  le  patron  des  Républicains  a  remis  à  sa  place  sa  vice-présidente,  Virginie  Calmels.  « Quand  on  appartient  à  l'équipe  dirigeante,  on  a  des  responsabilités  particulières.  J'attends  de  Virginie  qu'elle  le  comprenne»,  a-t-il  prévenu.  La  veille,  c'est  son  conseiller  politique,  l'euro député  Brice  Hortefeux,  qui  avait  rappelé  à  la  première  adjointe  d’.Alain  Juppé  à  Bordeaux  son  «  impératif  de  solidarité»,  surtout«  quand  ça  remue».  La  semaine  dernière,  Virginie  Calmels  avait  haussé  le  ton  contre  Laurent Wauquiez.  lui  reprochant  sa  gouvernance  du  parti  et  sa  ligne  politique.  Celle  qui  est  coresponsable  du  futur  projet  avait  critiqué  le  dénuer  tract  de  LR,  intitulé«  Pour  que  la  France  reste  la  France  »,  le  jugeant  «  inutilement  anxiogène»  et«  un  peu  déséquilibré»  au  profit  des  seuls  thèmes  régaliens  manière  de  le  dire  populiste.  Elle  avait  aussi  trouvé«  dommage»  qu'il  n'ait«  pas  fait  l'objet  d'une  validation  par  les  instances  que  [Laurent  Wauquiez]  a  lui-même  créées».  Une  déclaration  qui  illustre  à  la  fois  la  difficulté  qu'éprouve  Laurent  Wauquiez  à  rassembler  son  camp  et  l'incapacité   de  Virginie  Calmels  à  peser  autant  qu'elle  l'espérait  «  Beaucoup  de  doutes  »  «  Elle  se  rend  compte  qu'on  ne  la  consulte  pas  et  que  son  espoir  d'être  tête  de  liste  aux  européennes  est  très  loin  d'être exaucé.  Elle  essaie  de  dire  "J'existe!"»  analyse  un  membre  de  la  direction,  tandis  qu'un  proche  de  la  numéro  deux  assure  qu'elle«  ne  monnaye  rien,  n'est  pas  en  quête  de  poste  et  n'a  pas  besoin  de  la  politique  pour  vivre».  Un  autre  cadre  du  parti  juge  ces  tensions  "symptomatiques  des  difficultés  ressenties  au  cœur  même  de  J'équipe  dirigeante"·  "  En  interne,  il y a  beaucoup  de  doutes.  L'élan  qu'avait  suscité  Laurent  Wauquiez  est  vite  retombé»,  regrette-t-il,  trouvant  le  mode  de  fonctionnement  du  président  de  LR.  accusé  de  prendre  toutes  ses  décisions  en  «  circuit  fermé  »,en«  décalage  avec/es  discours  qu'il  tenait  à  son  arrivée».  Dans  ces  conditions,  le  «  tandem  »qu'affirme constituer Virginie  Calmels  avec  le  président  de  LR  sera-t-il  durable?  Ce  qui  est  certain,  c'est  que  le  jeu  des  deux  protagonistes  est  très  contraint.  D'un  côté,  Laurent  Wau-quiez  a  besoin  de  Virginie  Calmels  pour  donner  corps  à  un  rassemblement  mal  engagé,  tant  l'attraction  d'Emmanuel  Macron  est  forte  à  droite  et  tant  sa  stratégie  à  la  tête  des  Républicains,  qui  vise  à  séduire  les  électeurs  de  Marine  Le  Pen,  fait  grincer  des  dents.  De  l'autre,  l'ex-PDG  d'Endemol  France,  si  elle  fait  monter  la  pression,  a  une  marge  de  manœuvre  limitée  sur  le  plan  politique.  Sauf  à  repartir  dans  le  privé.  Car  la  porte  s’est  refermée  à  Bordeaux,  où  Alain  Juppé  ne  paraît  plus  guère  disposé  à  lui  transmettre  la  mairie.  «  Tout  en  disant  qu'il  ne  le  souhaite  pas,  il  sera  à  nouveau  candidat  en  2020  »,  pronostique  un  ministre,  qw  ra  vu  récemment  Lundi,  sur  Sud  Radio,  Virginie  Calmels  a  expliqué  vouloir  "continuer»  à  participer  au  "rassemblement»  de  sa  famille  politique«  qui  permettra  à  la  droite  de  survivre».«  J'y  participerai  autant  que  je  peux»,  a- a+  elle  plaidé.  Mais  pour  elle,  la  ligne  de  LR  sur  l'Europe  aura  clairement valeur de test..

EN BREF : LIBERATION

Le  bras  de  fer  entre  le  numéro  1  et  la  numéro  2  de  LR  ne  se  limite  pas  au  tract  anti-immigration,  mais  concerne  aussi  la  ligne  politique  et  les  candidatures  pour  les  élections  de  2019.

Wauquiez-Calmels,  ça  coince  aussi  sur  les  européennes

le  duel  entre  Laurent  wauqwez  et  Valérie  Pécresse  est  attendu,  jugé  inéluctable.  Mais  personne  n'a  vu  venir  celui  qui  se  profilait  entre  le  président  de  Les  Républicains (LR)  et  sa  vice-présidente,  Virginie  Calmels,  la  première  adjointe  d'Alain  Juppé  à  Bordeaux.  A trois  semaines  de  la  réunion  du  conseil  national  de  LR  consacré  à  l'Europe,  à  Menton  le  30  juin,  celle  qui  avait  été  nommée  numéro  2  du  parti  dans  un  souci  de  rassemblement  ne  dissimule  même  plus  son  désarroi  face  à  la  ligne  wauqule2.  « Anxiogène ».  Motif de cette  prise  de  distance,  le  tract  du  •Printemps  des  républicains•,  diffusé  à  plus  d'l,S  million  d'exemplaires  et  titré  «Pour  que  la  France  reste  la  France•.  Un libellé que Cal, mels  a  jugé  jeudi  sur  France  Inter  «inutilement  anxiogène  et  peut-être  un  peu  trop  déséquilibré»,  pour  ne  pas  dire  trop  populiste  et  à  lisière  des  plates-bandes  du  FN.  Et  de  regretter  publiquement  que  ce  document  n'ait  pas  été  validé  par  les  instances  dirigeantes  «créées  par  Laurent  Wauquiez,,,  y  voyant  un1  dysfonctionnement».  Mis  en  cause  pour  son  exercice  solitaire  du  pouvoir,  ce  dernier  n'a  pas  manqué  de  lui  rappeler  dimanche  que  quand  on  appartient  à  l'équipe  dirigeante,  on  a  des  responsabilités  particulières:  «J'attends  de  Virginie  qu'elle  le  comprenne.»  Pour couper court  à  ce  procès,  la  numéro  2  du  parti  a  dû  rappeler  lundi  ne  pas  ,souhaiter  l'explosion  de  la  droite  et  encore  moins  la  montée  des  extrêmes  du  populisme  et  du FN.  C'est pour ça que j’ai fait cette démarche, je continue à la faire  a-t-elle dit sur Sud Radio  en évoquant son tandem  avec Wauquier. Elle a dû donner des gages jugeant nécessaire pour la France de lutter contre le communautarisme, l’immigration tout en continuant de s’affirmer « libérale et pro-Européenne » Candidate idéale pour conduire la liste LR aux Européenne 2019, à la manière dont Wauquier entend de mener cette campagne quui ne lui convient pas. Ce qu’elle n’a pas hésiter de le faire savoir, lors d’un diner organisé le 29 mai par Gil Averous, le maire de Châteauroux (Indre) devant un ensemble de jeunes élus L.R.

Théoriquement la ligne du parti divisé entre Eurosceptique et proeuropéen, devait-être définie lors du conseil national du 30 juin. Mais Wauquier voit les choses autrement : pour lui cette réunion ne servira qu’à jeter les bases du débat. Et les différentes sensibilités auront alors jusqu’à la fin de l’année pour apporter leurs contributions. La tête de liste, ne serait alors investie qu’au début de 2019, à peine six mois avant le scrutin. « Wauquier ne veut pas partir en campagne trop tôt de crainte d’aviver les tentions du parti. Quelque soit la ligne suivie de toute façon elle fera des mécontents. Puis le Président de LR n’a sans doute pas très envie de voir une tête de liste occuper les plateaux télé le temps de la campagne et lui ravir la vedette, explique un proche de Calmels. L’ex-patronne d’Endemol plaidait elle, pour que le ligne politique de L.R. soit clarifiée et la tête de liste désignée le plus tôt possible pour qu’elle puisse mener une campagne longue, de conviction, alors que l’ambiance générale est plutôt portée à l’Euroscepticisme, voir au rejet de l’U.E. Elle nous a clairement dit que pour elle, les conditions n’étaient pas réunies pour qu’elle accepte de prendre la tête de liste, assure un des convives du diner.

GENADES, mais les participants à cette soirée, pour la plupart des jeunes députés élus en 2017 malgré la cinglante défaite de la droite, ont surtout exprimé leur pressante envie de renouvellement. Pas question pour eux de venir épauler une liste qui compterait certains auro-députés sortants trop connotés « comme l’ancien monde » ont-ils fait valoir. N’hésitant pas à balancer, ceux de Nadine Morano, Rachida Dati et de Brice Hortefeux. Virginie Calmels ne nous l’a pas dit ouvertement, mais je pense qu’elle aussi n’a pas envie de les voir sur sa liste. Même le député de l’Ain et le troisième vice-président de L.R., Damien Abad, réputé proche du patron. Idem pour le député du Lot Aurélien Pradier, ou celui du Pas de Calais, Pierre Henri Dumont. Reçus à leurs demandes en début de semaine par Wauquier, Ils ont demandé, que leur génération soit mieux représentée dans les instances. Et ne se sont pas privés non plus de lui dire, que pour eux, Dati, Morano et Hortefeux ne devaient pas figurer sur la liste.

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Sur ce point, Laurent Wauquier ne nous a pas répondu franchement, même s’il a convenu, qu’il fallait plus de renouvellement. Il craint que dehors, ces trois là se comporte comme des grenades dégoupillées. Relate l’un d’eux. Dès dimanche, Hortefeux avait d’ailleurs rappelé Calmels à un « impératif de solidarité quand ça remue ». En contre- feu.

EN BREF : L’OPINION

Sarkozy : le doute s'installe sur Wauquiez

 Les deux  hommes  ont  rendez-vous  mercredi 13 juin 2018. L'ex-chef de l’Etat est  très  sceptique  sur  l'action  du  nouveau  chef  de  parti,  critiqué  de  toutes  parts,  six  mois  après  son  élection  à  la  présidence  de  l..R.

Le doute  s'installe  sur  Wauquiez.  Laurent  Wauquiez  sera-t-il  encore  président des  Républicains dans  un  an,  à  l'issue  des  européennes?  Aujourd'hui,  au  sein  de  la  droite,  cette question  prend  de  plus  en  plus  d'écho.  Six  mois  après  son  installation.

«  Il  n'y  a  pas  seulement  un  froid  entre  Nicolas  Sarkozy  et  Laurent  Wauquiez,  il  y  a  un  froid  entre  Laurent  Wauquiez  et  le  reste  du  monde»

Nicolas Sarkozy estime que Laurent Wauquier doit-être tête de liste aux Européennes

 

EN BREF : 20 MINUTES

Une équipe de 12 à 15 personnes, composée de vice-présidents, d’un secrétaire général, d’un secrétaire général adjoint et de plusieurs porte-parole sera présentée ce mercredi

Trois jours après sa très large élection à la tête des Républicains (LR), Laurent Wauquiez s’est attelé à la constitution de son équipe. Le nouveau chef de file de la droite a décidé de présenter plus vite que prévu le nouvel organigramme du parti. Une conférence de presse aura lieu ce mercredi vers 17 heures au siège des Républicains pour présenter un « organigramme fonctionnel ».

Une équipe de 12 à 15 personnes, composée de vice-présidents, d’un secrétaire général, d’un secrétaire général adjoint et de plusieurs porte-parole, sera ainsi présentée, a confirmé le service communication des Républicains. Résultat de recherche d'images pour "Une équipe de 12 à 15 personnes Wauquier, composée de vice-présidents, d’un secrétaire général, d’un secrétaire général adjoint et de plusieurs porte-parole sera présentée ce mercredi"

Virginie Calmels, numéro 2 du parti

Virginie Calmels, première adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux, devrait être nommée numéro 2 et vice-présidente déléguée, rapporte Le Parisien.  L’élue bordelaise avait rallié l’équipe du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes en septembre dernier.

La députée filloniste Annie Genevard devrait être nommée secrétaire générale, promue au rang de numéro 3 du parti. Parmi les nouvelles têtes figurent le député Fabien Di Filippo (Moselle) et le sénateur Mathieu Darnaud (Ardèche). Laurence Sailliet, qui avait elle-même tenté de concourir à la présidence avant de renoncer faute de parrainages, devrait être nommée porte-parole.

Les fidèles du nouveau président de LR, comme Éric Ciotti, Guillaume Larrivé et Guillaume Peltier, « devraient eux aussi rejoindre l’équipe », précise Le Parisien.

Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a été élu dimanche à la tête du parti Les Républicains (LR). Cette victoire fait craindre aux plus « centristes » du parti une dérive droitière. Que décident Alain Juppé, Valérie Pécresse ou Christian Estrosi, et pour quelles raisons ? Découvrez-le en retournant les cartes ci-dessous…

Vingt-quatre heures après la large élection (74,64 %) de Laurent Wauquiez à la tête de LR, Xavier Bertrand a annoncé sur France 2 qu’il quittait « définitivement » le parti. L’ancien ministre a critiqué la « politique de l’agressivité et des boucs émissaires » du nouveau chef de parti.

Outre le départ de patron des Hauts-de-France, deux vice-présidents de la région, Franck Dhersin et Philippe Rapeneau, et le maire de Tourcoing Guillaume Delbar, ont suivi le mouvement. La maire de Calais, Natacha Bouchart, a cependant dit préférer « rester auprès de Laurent Wauquiez afin de redresser [le] parti ».

 Les Républicains Valérie Pécresse Politique laurent wauquiez Alain Juppé Xavier Bertrand Présidence des Républicains n’ont pas pris de position.

Laurent Wauquiez, élu président du parti Les Républicains, le 10 décembre 2017 à Paris.

L'élection de Wauquiez n'emballe (vraiment) pas de nombreux ténors de LR

Vingt-quatre heures après la large élection (74,64 %) de Laurent Wauquiez à la tête de LR, Xavier Bertrand a annoncé sur France 2 qu’il quittait « définitivement » le parti. L’ancien ministre a critiqué la « politique de l’agressivité et des boucs émissaires » du nouveau chef de parti.

Outre le départ de patron des Hauts-de-France, deux vice-présidents de la région, Franck Dhersin et Philippe Rapeneau, et le maire de Tourcoing Guillaume Delbar, ont suivi le mouvement. La maire de Calais, Natacha Bouchart, a cependant dit préférer « rester auprès de Laurent Wauquiez afin de redresser le parti ».

EN BREF : LE JOURNAL DE PARIS

Tous les records de pluie pour un mois de juin ont été battus, lundi, en Ile-de-France. Les orages se succèdent jour après jour, depuis un mois, partout en France.

Jamais autant d’impacts de foudre n’avaient été comptabilisés en France que depuis bientôt un mois. Idem avec la pluie, avec à certains endroits des records de précipitations. Et ces perturbations ne sont pas sans conséquence : les dégâts sont importants, plusieurs routes sont impraticables et même une rame du RER B s’est renversée mardi. Prévisionniste à Météo France, François Jobard explique les raisons de ce printemps exceptionnellement orageux.

Pourquoi subit-on cette succession d’orages depuis un mois ?

FRANÇOIS JOBARD. Cela fait quasiment quatre semaines que l’anticyclone est bloqué sur l’Europe du Nord. La Scandinavie, les Pays-Bas, l’Allemagne ont tous connu leur mois de mai le plus chaud depuis très longtemps. Il a fait plus chaud début juin à Oslo en Norvège (32 °C) qu’à Toulouse (Haute-Garonne). Du fait de ce blocage, la dépression est contrainte de s’isoler du côté de l’Espagne et l’on se retrouve en France avec de l’air plus chaud au sol qui rencontre de l’air plus froid en altitude. Cela provoque une masse d’air instable. Les cumulus d’orage deviennent de plus en plus gros, se transforment en cumulonimbus, montent jusqu’à 10 km d’altitude et finissent par éclater.

Ce printemps 2018 est-il exceptionnel ?

Il est remarquable du fait de la persistance des orages, mais aussi par le nombre d’impacts de foudre enregistrés. Depuis le début du mois de juin, on a comptabilisé 103 000 impacts de foudre. C’est déjà plus que la moyenne d’un mois de juin entier. Et le mois de mai avec déjà été extrêmement foudroyé avec 183 000 impacts. C’est trois fois plus que la moyenne !

Qu’en est-il des records de pluie ?

On a battu des records de précipitation un peu partout en France. À Nantes (Loire-Atlantique), Chartres (Eure-et-Loir), Alençon (Orne)... En région parisienne, on a connu une intensité de pluies digne des tropiques avec 36 mm en à peine une heure tombée à Orly (Val-de-Marne). Lundi en Ile-de-France, on a battu tous les records de pluie d’un mois de juin. Il est tombé entre 50 et 100 mm d’eau en 24 heures, soit l’équivalent d’un mois et demi de pluie. C’est considérable.

D’où les énormes dégâts causés par ces orages...

Quand il tombe trop de pluie en aussi peu de temps, les sols n’ont pas le temps de l’absorber, d’autant qu’ils étaient déjà gorgés d’eau. Mais même s’ils avaient été secs, vu la quantité de précipitations, l’eau aurait raviné. Surtout en milieu urbain où la pluie ruisselle sur le macadam et transforme des portions de routes en véritables torrents.

Est-il difficile de prévoir où vont s’abattre ces orages ?

Nous pouvons prévoir jusqu’à dix jours à l’avance si une région va subir des passages orageux et nous avions prévenu dès la veille que la journée de lundi serait marquée par le passage de très fortes précipitations dans les zones touchées lundi. Mais quand un orage fait un kilomètre de diamètre et s’abat sur une commune, on ne peut le prévoir qu’une demi-heure à l’avance.

Le réchauffement climatique est-il en cause ?

On pense que ces épisodes orageux risquent d’être plus intenses du fait de la hausse des températures. Car plus l’atmosphère est chaude, plus elle contient de vapeur d’eau et plus le contenu en eau précipitable est donc important. Or, depuis le 15 mai, on a systématiquement dépassé les 20 °C à Paris, sans rafraîchissement digne de ce nom, ce qui est inédit pour la saison.

Orages et inondations : la facture explose

Villes inondées, déraillement de train, autoroutes coupées : les pluies records qui se sont abattues sur le pays ont causé d’importants dégâts.

Racler, éponger, essorer, remblayer… Après avoir été balayée lundi par des pluies diluviennes, avoir subi une nouvelle salve d’orages mardi et vu les cours d’eau enfler et sortir dangereusement de leur lit, la France écope maintenant. Malgré le retour d’un temps plus calme ce mercredi, beaucoup de départements sortent un peu sonnés de cette longue série d’orages que Météo France qualifie de « remarquable ». Depuis le début du mois de juin, la foudre s’est abattue trois fois plus que la normale sur l’Hexagone.

La pluie, elle, s’en est donné à cœur joie. L’Ile-de-France a été noyée sous un déluge d’eau : l’équivalent d’un mois et demi de précipitation en seulement 24 heures. De quoi expliquer le glissement de terrain qui a provoqué l’affaissement d’un talus entre les Yvelines et l’Essonne, provoquant au passage le déraillement d’un RER sur la ligne B. L’accident a fait sept blessés légers et la remise en état des voies prendra sans doute « plusieurs jours », selon le PDG de la RATP.

Des urgences sous l’eau

À hauteur de Rocquencourt (Yvelines), l’autoroute avait ce mardi des airs… de rivière en crue. L’A13 a dû être coupée dans le sens Paris-Province « en raison de la présence d’une cuvette d’eau de plus d’un mètre de hauteur sur l’ensemble des voies ». Alors que 18 départements sont toujours ce mardi soir en alerte orange, la liste des dégâts ne cesse de s’allonger. Les urgences de l’hôpital de Longjumeau (Essonne) ont été inondées, la ville de Vimoutiers (Orne) a été coupée en deux après avoir été submergée par un mètre d’eau et des dizaines d’automobilistes ont dû être secourus par… des plongeurs.

Devant l’ampleur des intempéries, la MAIF a déclenché sa cellule de crise. « Nous travaillons avec une société météo mais pour les orages, c’est toujours complexe car il est quasiment impossible de prévoir où ils vont frapper et les dégâts qu’ils vont causer. Résultat, nous sommes sur le qui-vive, explique Isabelle Braud, la responsable de cette cellule. La situation n’est pas comparable avec les crues lentes de cet hiver qui laissaient le temps de placer meubles et objets précieux en hauteur ou si nécessaire d’évacuer les populations. » Depuis le 26 mai, plus de 13 500 dossiers ont été déposés, particulièrement en Gironde, dans les Vosges et en Charente-Maritime.

Des intempéries qui vont coûter cher

Le nombre de déclarations en Ile-de-France augmente à grande vitesse. La mutuelle a donc mis en place « Shareentraide », un site Internet qui permet à de bons Samaritains de proposer un générateur électrique à leurs voisins inondés ou trois heures de leur temps libre pour aider à déblayer les maisons saccagées. Les sociétés d’assistance (qui gèrent les urgences liées au relogement ou au prêt d’argent liquide quand toutes vos affaires sont sous l’eau) ont enregistré « une hausse de 25 % d’activité en cette période exceptionnelle » pointe Saïd Fard, le secrétaire général du syndicat professionnel SNSA.

Même si une accalmie se profile à partir de ce mercredi, mieux vaut se préparer à l’avenir à écoper de nouveau. Et durablement. Car le réchauffement de la planète est annonciateur d’orages de plus en plus intenses. Les assureurs s’attendent déjà à ce que la facture explose.

D’après une étude réalisée par la Fédération française de l’assurance (FFA), le coût des aléas climatique pourrait atteindre 92 milliards sur les 25 prochaines années contre 48 milliards pour les 25 dernières années. « En proportion, les inondations resteront le péril le plus important, explique Stéphane Penet, de la FFA. Mais les dégâts seront plus élevés que dans le passé car il y a de plus en plus de maisons, de commerces, d’entreprises qui s’installent en bord de mer ou de rivière. » Là où les risques de submersion sont les plus grands.

Paris

VIe. Antiquités et brocante place Saint-Sulpice, aujourd’hui et jusqu’au 24 juin, métro Saint-Sulpice, exp. pros

XIe. Antiquités et brocante rue Faidherbe, samedi et dimanche, métro Faidherbe-Chaligny, 100 exp. pros (02.37.24.51.60)

XIIe. Vide-greniers rue de Wattignies, samedi, métro Daumesnil, 150 exp. part.

XIIIe. Vide-greniers de la Butte-aux-Cailles, dimanche, rue des cinq-diamants, 350 exp. part.

XVe. Vide-greniers boulevard de Vaugirard, dimanche, métro Montparnasse, 150 exp. part.

XIXe. Brocante et vide-greniers solidaire du Lions-Club des Buttes-Chaumont, dimanche, rue Botzaris, 300 exp. part.-pros (06.86.66.19.48) et Vide-greniers de l’association Entr’aide, samedi, avenue de Flandres (métro Crimée), 1 000 exp. part. (01.40.38.26.67)

Transports parisiens : avec les usagers en galère

En raison de la panne qui a bloqué la gare Saint-Lazare, les usagers ont pris leur mal en patience et cherché des solutions de secours pour se déplacer et aller au travail.

« Sorry there is no train. » Ce gilet rouge de la SNCF tente tant bien que mal d’expliquer à des touristes américains qu’ils ne pourront pas se rendre à Giverny. Ce mercredi matin, en gare Saint-Lazare, il n’y avait aucun train jusqu’à nouvel avis, expliquait la voix de la SNCF, en raison d’un incident « majeur » de signalisation.

Malgré cette panne géante, pas de cohue dans la gare parisienne. Les voyageurs non encore informés étaient rapidement mis au courant et orientés vers des itinéraires de substitution… Quand ils existaient. « Pour la Défense, prenez la ligne 13 jusqu’à Champs-Élysées Clemenceau puis la ligne 1 », expliquait un agent SNCF.

Souci supplémentaire : des incidents étaient également signalés sur la ligne A du RER et sur la ligne C, ainsi que sur la ligne 1 du métro. Les voyageurs n’étaient pas au bout de leurs (mauvaises) surprises.

À Asnières, les conséquences de la panne survenue à Saint-Lazare se sont fait ressentir dès l’aube. « À 4 heures, des gens commençaient déjà à faire demi-tour et j’ai vite compris qu’il y avait un problème, glissait un employé de la brasserie le Cercle, qui fait face à la gare SNCF. À 7 heures, il y avait du monde partout et à 8 heures c’était carrément l’enfer… »

Paris : dans le XVIIe arrondissement, les touristes apprennent à vivre comme les Parisiens

Tandis que la Ville se bat pour réguler les meublés touristiques, le maire de droite du XVIIe veut leur enseigner les règles de bonne conduite pour faciliter la cohabitation avec les Parisiens.

Allées et venues nocturnes, musique, roulement des valises sur les pavés des cours intérieures, bouteilles en verre jetées dans les conteneurs réservés aux ordures ménagères… La cohabitation dans les occupants des immeubles parisiens et les touristes hébergés via Airbnb n’est pas toujours facile.

Pour prévenir ces désagréments qui engendrent parfois des signalements, le maire (LR) du XVIIe Geoffroy Boulard, Airbnb et le réseau de « la fête des voisins » ont décidé d’expérimenter un dispositif inédit à Paris. Le lancement a eu lieu ce mercredi soir.

 « Nous souhaitons accompagner la location des meublés touristiques de courte durée, dans le respect de la loi en apportant une réponse concrète et pragmatique au développement de l’activité d’hôte dans notre arrondissement », commente le maire du XVIIe.

Objectif du dispositif : sensibiliser les hôtes parisiens et les voyageurs aux règles indispensables au vivre ensemble. « Les touristes méconnaissent parfois notre culture et n’ont pas toujours conscience des problèmes d’isolation phonique dans les immeubles haussmanniens », justifie Emmanuel Marill, directeur d’Airbnb France.

La plate-forme des meublés touristiques promet d’éditer un petit guide du bon voisinage à l’usage des voyageurs. Les hôtes sont également invités à jouer le rôle d’« ambassadeurs du lien social » en recommandant notamment leurs bonnes adresses dans le but d’offrir aux touristes une vision plus authentique la capitale, au plus près des habitants et de la vie de quartier. Les gardiens, véritables « médiateurs », constitueront eux aussi un des piliers de ce dispositif.

Madison Bonneau est à la tête du club des hôtes du XVIIe qui a accueilli l’an dernier 120 000 voyageurs via Airbnb. Cette webdesigner de 25 ans ouvre les portes de son studio situé près du parc Monceau aux touristes. « Lorsque je reçois des hôtes, je les invite à respecter les lieux et les règles de vie de l’immeuble. Je n’ai jamais rencontré de problèmes avec mes voisins », confie cette Parisienne qui a l’habitude de laisser une bouteille de vin sur la table pour permettre à ses hôtes de se détendre après leur voyage. « J’ai aussi accroché une carte de mon quartier avec les adresses des bons commerçants, des supérettes, des parkings et des lignes de bus pour faciliter la vie de mes hôtes ». Elle transmettra ses bonnes idées aux hôtes du XVIIe et servira de lien avec les différents acteurs du dispositif.

Des ateliers collaboratifs seront organisés tout au long de l’année avec les hébergeurs pour échanger de nouvelles idées et faire évoluer le guide de bonne conduite. vb

Dati attire les curieux dans un bistrot... à Jaurès

L’eurodéputée et maire (LR) du VIIe organisait ce mercredi soir dans le XIXe une table ronde consacrée à l’accueil des migrants à Paris. Un premier jalon avant une candidature déclarée aux municipales ?

Rachida Dati dans un bistrot de Jaurès (XIXe) pour évoquer l’accueil des migrants à Paris : la proposition avait de quoi surprendre. Ce mercredi soir, elle a attiré une soixantaine de personnes dans une salle surchauffée et mal éclairée. Deux ans avant les municipales, faut-il y avoir la première pierre d’une candidature pour l’ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy qui cache de moins en moins ses ambitions ? En avril, la députée européenne (LR) avait déclaré au Parisien que pour gagner, la droite parisienne devait « labourer à fond l’Est parisien ».

Avant d’entrer dans le vif du sujet, elle nous assure pourtant ne pas penser à 2020. « Je fais régulièrement des réunions de ce type, souligne-t-elle. J’ai déjà débattu du logement dans le XVIIIe avec Ian Brossat (adjoint PC au Logement d’Anne Hidalgo). Je suis certes maire du VIIe, un arrondissement souvent caricaturé, mais dans le fond, à l’Est comme à l’Ouest, les demandes des citoyens sont les mêmes : plus de sécurité, plus de mobilité, être mieux logé, une ville plus propre… »

Sur les migrants, devant son auditoire qui mêle militants LR venus en nombre de l’Ouest parisien et riverains curieux, elle oscille entre humanité et fermeté. « A court terme pour Paris, il faut de nouveaux lieux d’accueil mais les expulsables doivent être expulsés » prévient-elle, ménageant au passage Anne Hidalgo - « sans le soutien de l’Etat, elle ne peut pas faire grand-chose ». A plus longue échéance, « il faut changer les règles européennes qui sont obsolètes, l’affaire de l’Aquarius le démontre » poursuit-elle.

Dans la salle, Marlaine, 75 ans, qui a vécu au quotidien les campements de rue à répétition, est là pour écouter l’eurodéputée. « Il faut une solution : ça peut plus continuer, à la fois pour les migrants et les riverains.» Mais trois rangées derrière, Maïthé, 80 ans, est clairement venue du XVIIe pour jauger la possible candidate. « Elle m’intéresse, confie-t-elle. J’aime sa vivacité et je pense qu’elle bosse très bien ».

Nathalie, une quinqua du Xe, abonde. « Elle n’a pas la langue de bois, elle dit les choses telles qu’elles sont » salue-t-elle. Mais Léo, 22 ans, un militant LR du XVIe, tempère les enthousiasmes : « il est bien trop tôt pour évoquer une candidature, juge-t-il. Il faut d’abord bâtir un projet alternatif pour battre Anne Hidalgo ».

Macron vient chercher la « recette Villiers » en Vendée

Le chef de l’Etat se rend ce mercredi en Vendée où il rencontrera des chefs d’entreprise aux Herbiers, ville du créateur du Puy du Fou.

Et si c’était ça qui l’intéressait chez Philippe de Villiers ? Pas le catholique, l’ultradroitier ou le souverainiste proche des idées de Marion Maréchal, mais sa réussite économique en Vendée. Un taux de chômage à 4 % dans son fief des Herbiers, deux fois moins qu’au niveau national, des entreprises familiales qui poussent comme des champignons, un parc d’attractions à 2 millions de visiteurs par an… La commune du vicomte vendéen semble vaccinée contre la sinistrose et fasciner le président.

 « Macron sait reconnaître chez l’homme ce qu’il a fait, glisse une ministre qui le connaît bien. Ce qui lui plaît, ce ne sont évidemment pas ses options politiques, c’est son côté entrepreneurial, créatif. Du Vendée Globe à la maison médicale, on a l’impression que tout marche chez Villiers ! »

C’est d’ailleurs le message qu’a l’intention de faire passer le créateur du Puy du Fou au président ce mercredi soir, lors d’une rencontre à huis clos avec des chefs d’entreprise en plein bocage.

Une première visite en 2016

Villiers lui parlera de « cette vieille terre chrétienne qui pratique l’entraide et la solidarité ». Son dynamisme économique s’expliquerait avant tout par son histoire. A l’Elysée, ce discours trouve une oreille attentive : « La France est une affaire de transmission, c’est à partir de l’histoire que nous devons nous projeter vers l’avenir. Villiers défend une vision du macronisme économique », avance Bruno Roger-Petit, le porte-parole de la présidence.

Bigre ! La belle entente a de quoi en faire tousser quelques-uns dans la majorité. « On voudrait accréditer la thèse du président de droite que l’on ne s’y prendrait pas autrement », grince un Marcheur. Qu’à cela ne tienne : les deux hommes assument leur « goût particulier pour la transgression », explique-t-on au sommet de l’Etat.

 « Je viens saluer un fleuron économique français qui traverse la crise comme la salamandre de François Ier a traversé le feu. Et s’ils ne sont pas contents, je les emmerde ! » avait glissé Macron à l’oreille du souverainiste en août 2016. C’est là que tout a commencé. Alors ministre de l’Economie, le presque candidat s’affichait, hilare, au Puy du Fou au côté de son fondateur. Profitant des micros pour clamer, en pleine campagne, qu’il n’était « pas socialiste ».

«Ils ont la même idée de la France»

« Avec moi, il n’a pas l’impression de faire la balle au mur, raconte Villiers, il aime avoir des gens qui ne sont pas alignés. » Rouge de plaisir, il confie « rigoler souvent avec Brigitte », avec qui il partage « le même recul sur la comédie humaine ». Les Macron apprécient cette « amitié culturelle et métapolitique », comme le souverainiste aime à la définir. Et sur le fond ? « Ils ont la même idée de la France, lâche Roger-Petit, un idéal d’absolu. La même conception de l’exercice du pouvoir. »

Villiers boit encore du petit-lait, lui qui, lors de leur première rencontre, avait expliqué à son « ami » qu’il lui fallait « habiter le corps du roi ». « Le résultat est à la hauteur », estime-t-il aujourd’hui.

Mais amitié ne rime pas avec influence. S’il jure avoir pesé sur la décision d’abandonner l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Villiers n’a pas son rond de serviette à l’Elysée. « Il a toujours été fasciné par les puissants, pique son ancien bras droit Bruno Retailleau, aujourd’hui en froid avec son mentor. Il adore jouer les conseillers du prince. » Quant au « miracle économique vendéen » ? « Il remonte aux années 1970-1980, il faut arrêter avec les hommes providentiels », lâche le sénateur LR. Un message qui peut aussi viser le chef de l’Etat.

EN BREF : LE PARISIEN

Paris : attention, les véhicules polluants hors la loi à partir de ce 1er juillet

Voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997, vous pouvez trembler ! Vous êtes déclarées « personae non gratae » à Paris à partir d’aujourd’hui. Du moins entre 8 heures et 20 heures. Mais ne frémissez pas des roues, ne coulez pas une bielle, vous avez jusqu’à fin septembre pour vous adapter.

Si la vignette effectue son grand retour dans les villes comme Paris, qui adopte la zone à circulation restreinte (ZCR) aujourd’hui, ce n’est que le premier pas vers l’exclusion des véhicules les plus polluants des grandes agglomérations. Une mesure rendue possible par la loi sur la transition énergétique qui permet aux communes de mettre en place ces zones excluant les véhicules les plus polluants des centres-villes. Que cela soit bien clair : les élus parisiens souhaitent que l’on respire mieux dans la capitale !

QUESTION DU JOUR. Etes-vous concerné par l’interdiction de circuler des véhicules avant 1997 ?

Le chiffre : 430000

C’est le nombre de voitures concernées par la nouvelle interdiction en Ile-de-France d’après les registres de la préfecture. Il convient également d’ajouter 50 000 camionnettes et 13 000 deux-roues. Interrogé sur ces chiffres, on répond à l’Hôtel de Ville qu’au final ce ne sont que 4 400 voitures qui seraient quotidiennement touchées donc un peu plus de 1 % des propriétaires, ainsi que 1 300 camionnettes et 3 700 deux-roues. Ce qui fait dire à certains que l’interdiction de voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997 est surtout symbolique.

Des aides pour rouler propre

« Nous investissons 2 Mds€ dans les transports et la rénovation des espaces publics. La ligne 14 du métro, Eole, le tram porte Dauphine, les lignes de bus ou encore les places parisiennes avec davantage d’espaces pour les vélos et piétons… Oui, il y a et il y aura de Oui, il y a et il y aura de nouvelles restrictions mais nous augmentons également l’offre en parallèle.

Il est désormais indéniable qu’il faudra changer ses réflexes. Certains devront laisser leur voiture dans les parcs relais déjà installés en petite ou grande couronne et emprunter des moyens de transports collectifs pour rejoindre leur lieu de travail ou leurs amis. D’ailleurs, entre la multiplication des zones 30 km/h et la fermeture annoncée des voies sur berge, il deviendra problématique de se déplacer. Mais souriez : vous respirerez mieux et le voile gris au-dessus de vos têtes sera moins dense.

Les migrants la France doit-elle faire plus ?

L’Espagne a accepté d’accueillir l’«Aquarius» avec ses 629 migrants à bord. L’attitude du gouvernement français est à nouveau en débat.

Une fois de plus la dérive de l’« Aquarius », ce navire humanitaire avec 629 réfugiés à bord, pose de façon dramatique la question de l’attitude des pays européens face à cette crise migratoire qui dure depuis plus de cinq ans. Rejet (par l’Italie des populistes au pouvoir, qui a interdit l’accès à ses ports), générosité et courage (pour l’Espagne, seul pays ayant accepté de les accueillir au port de Valence) et apparente indifférence (en France), tel est le spectre des réactions.

Il aura en effet fallu attendre quarante-huit heures avant que le gouvernement français, vivement critiqué au sein même de son parti LREM, sorte de son silence, le Premier ministre, Edouard Philippe, déclarant la France « prête à aider » l’Espagne pour « accueillir » des migrants. Emmanuel Macron, lui, a fustigé mardi « la part de cynisme et d’irresponsabilité » de l’Italie, se faisant taxer en retour « d’hypocrite donneur de leçons » par le gouvernement italien. « Emmanuel, si tu as le cœur aussi gros que tu le dis, demain nous te donnerons les 9 000 migrants que tu t’étais engagé à prendre », a lancé le vice-Premier ministre — chargé de l’Intérieur — Matteo Salvini (Lega, extrême droite), à la manœuvre dans cette affaire. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a invité ses homologues italien et espagnol à Paris pour « approfondir le dialogue ».

Edouard Philippe a finalement affirmé mardi que la France était «prête à aider» l’Espagne…

Ça arrive trop tard ! Le plus important, c’était de sauver la vie de ces réfugiés. Le Premier ministre nous a expliqué en deux minutes les règles du droit international et maritime, mais le droit humain prime ! Là, on attend que les migrants se noient peut-être et après on nous dit qu’on est prêt à les accueillir…

Que devrait faire la France en matière d’immigration ?

ÉRIC CIOTTI. C’est une affaire italienne et européenne. J’ai été choqué par les leçons de morale, quasiment insultantes, du président Macron à l’Italie. L’Italie fait face toute seule à un choc migratoire d’une grande ampleur. Devant la passivité de l’Europe, le nouveau gouvernement a décidé d’y mettre un terme. Personnellement je respecte ce choix.

Vous approuvez la décision du ministre italien Salvini de fermer les ports aux bateaux secourant les migrants ?

C’est une décision ultime, mais qui était indispensable. Je suis persuadé que la décision de l’Italie va considérablement limiter les passages en Méditerranée. Elle va créer un choc salutaire qui fera changer d’attitude les Européens. Sous mandat de l’ONU, il faut empêcher, y compris dans les eaux territoriales libyennes, le départ des bateaux de passeurs. Et s’ils ont pris la mer, il faut les arraisonner et les ramener sur les côtes de départ. Pour cela, dotons de plus de moyens l’agence Frontex et développons les opérations navales en Méditerranée. C’est en Afrique même qu’il faut agir, quand les embarcations ont pris la mer il est déjà trop tard. Quant aux ONG, sous couvert de générosité, elles ont consciemment ou inconsciemment contribué à faire prospérer le sinistre commerce des passeurs. Ceux-ci les considèrent comme le dernier chaînon pour arriver en Europe.

Macron vient chercher la « recette Villiers » en Vendée

Le chef de l’Etat se rend ce mercredi en Vendée où il rencontrera des chefs d’entreprise aux Herbiers, ville du créateur du Puy du Fou.

Et si c’était ça qui l’intéressait chez Philippe de Villiers ? Pas le catholique, l’ultradroitier ou le souverainiste proche des idées de Marion Maréchal, mais sa réussite économique en Vendée. Un taux de chômage à 4 % dans son fief des Herbiers, deux fois moins qu’au niveau national, des entreprises familiales qui poussent comme des champignons, un parc d’attractions à 2 millions de visiteurs par an… La commune du vicomte vendéen semble vaccinée contre la sinistrose et fasciner le président.

 « Macron sait reconnaître chez l’homme ce qu’il a fait, glisse une ministre qui le connaît bien. Ce qui lui plaît, ce ne sont évidemment pas ses options politiques, c’est son côté entrepreneurial, créatif. Du Vendée Globe à la maison médicale, on a l’impression que tout marche chez Villiers ! »

C’est d’ailleurs le message qu’a l’intention de faire passer le créateur du Puy du Fou au président ce mercredi soir, lors d’une rencontre à huis clos avec des chefs d’entreprise en plein bocage.

Une première visite en 2016

Villiers lui parlera de « cette vieille terre chrétienne qui pratique l’entraide et la solidarité ». Son dynamisme économique s’expliquerait avant tout par son histoire. A l’Elysée, ce discours trouve une oreille attentive : « La France est une affaire de transmission, c’est à partir de l’histoire que nous devons nous projeter vers l’avenir. Villiers défend une vision du macronisme économique », avance Bruno Roger-Petit, le porte-parole de la présidence.

Bigre ! La belle entente a de quoi en faire tousser quelques-uns dans la majorité. « On voudrait accréditer la thèse du président de droite que l’on ne s’y prendrait pas autrement », grince un Marcheur. Qu’à cela ne tienne : les deux hommes assument leur « goût particulier pour la transgression », explique-t-on au sommet de l’Etat.

 « Je viens saluer un fleuron économique français qui traverse la crise comme la salamandre de François Ier a traversé le feu. Et s’ils ne sont pas contents, je les emmerde ! » avait glissé Macron à l’oreille du souverainiste en août 2016. C’est là que tout a commencé. Alors ministre de l’Economie, le presque candidat s’affichait, hilare, au Puy du Fou au côté de son fondateur. Profitant des micros pour clamer, en pleine campagne, qu’il n’était « pas socialiste ».

«Ils ont la même idée de la France»

« Avec moi, il n’a pas l’impression de faire la balle au mur, raconte Villiers, il aime avoir des gens qui ne sont pas alignés. » Rouge de plaisir, il confie « rigoler souvent avec Brigitte », avec qui il partage « le même recul sur la comédie humaine ». Les Macron apprécient cette « amitié culturelle et métapolitique », comme le souverainiste aime à la définir. Et sur le fond ? « Ils ont la même idée de la France, lâche Roger-Petit, un idéal d’absolu. La même conception de l’exercice du pouvoir. »

Villiers boit encore du petit-lait, lui qui, lors de leur première rencontre, avait expliqué à son « ami » qu’il lui fallait « habiter le corps du roi ». « Le résultat est à la hauteur », estime-t-il aujourd’hui.

Mais amitié ne rime pas avec influence. S’il jure avoir pesé sur la décision d’abandonner l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Villiers n’a pas son rond de serviette à l’Elysée. « Il a toujours été fasciné par les puissants, pique son ancien bras droit Bruno Retailleau, aujourd’hui en froid avec son mentor. Il adore jouer les conseillers du prince. » Quant au « miracle économique vendéen » ? « Il remonte aux années 1970-1980, il faut arrêter avec les hommes providentiels », lâche le sénateur LR. Un message qui peut aussi viser le chef de l’Etat.

EN BREF : LE PARISIEN

Paris : attention, les véhicules polluants hors la loi à partir de ce 1er juillet

Voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997, vous pouvez trembler ! Vous êtes déclarées « personae non gratae » à Paris à partir d’aujourd’hui. Du moins entre 8 heures et 20 heures. Mais ne frémissez pas des roues, ne coulez pas une bielle, vous avez jusqu’à fin septembre pour vous adapter.

Si la vignette effectue son grand retour dans les villes comme Paris, qui adopte la zone à circulation restreinte (ZCR) aujourd’hui, ce n’est que le premier pas vers l’exclusion des véhicules les plus polluants des grandes agglomérations. Une mesure rendue possible par la loi sur la transition énergétique qui permet aux communes de mettre en place ces zones excluant les véhicules les plus polluants des centres-villes. Que cela soit bien clair : les élus parisiens souhaitent que l’on respire mieux dans la capitale !

QUESTION DU JOUR. Etes-vous concerné par l’interdiction de circuler des véhicules avant 1997 ?

Le chiffre : 430000

C’est le nombre de voitures concernées par la nouvelle interdiction en Ile-de-France d’après les registres de la préfecture. Il convient également d’ajouter 50 000 camionnettes et 13 000 deux-roues. Interrogé sur ces chiffres, on répond à l’Hôtel de Ville qu’au final ce ne sont que 4 400 voitures qui seraient quotidiennement touchées donc un peu plus de 1 % des propriétaires, ainsi que 1 300 camionnettes et 3 700 deux-roues. Ce qui fait dire à certains que l’interdiction de voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997 est surtout symbolique.

Des aides pour rouler propre

« Nous investissons 2 Mds€ dans les transports et la rénovation des espaces publics. La ligne 14 du métro, Eole, le tram porte Dauphine, les lignes de bus ou encore les places parisiennes avec davantage d’espaces pour les vélos et piétons… Oui, il y a et il y aura de Oui, il y a et il y aura de nouvelles restrictions mais nous augmentons également l’offre en parallèle.

Il est désormais indéniable qu’il faudra changer ses réflexes. Certains devront laisser leur voiture dans les parcs relais déjà installés en petite ou grande couronne et emprunter des moyens de transports collectifs pour rejoindre leur lieu de travail ou leurs amis. D’ailleurs, entre la multiplication des zones 30 km/h et la fermeture annoncée des voies sur berge, il deviendra problématique de se déplacer. Mais souriez : vous respirerez mieux et le voile gris au-dessus de vos têtes sera moins dense.

Les migrants la France doit-elle faire plus ?

L’Espagne a accepté d’accueillir l’«Aquarius» avec ses 629 migrants à bord. L’attitude du gouvernement français est à nouveau en débat.

Une fois de plus la dérive de l’« Aquarius », ce navire humanitaire avec 629 réfugiés à bord, pose de façon dramatique la question de l’attitude des pays européens face à cette crise migratoire qui dure depuis plus de cinq ans. Rejet (par l’Italie des populistes au pouvoir, qui a interdit l’accès à ses ports), générosité et courage (pour l’Espagne, seul pays ayant accepté de les accueillir au port de Valence) et apparente indifférence (en France), tel est le spectre des réactions.

Il aura en effet fallu attendre quarante-huit heures avant que le gouvernement français, vivement critiqué au sein même de son parti LREM, sorte de son silence, le Premier ministre, Edouard Philippe, déclarant la France « prête à aider » l’Espagne pour « accueillir » des migrants. Emmanuel Macron, lui, a fustigé mardi « la part de cynisme et d’irresponsabilité » de l’Italie, se faisant taxer en retour « d’hypocrite donneur de leçons » par le gouvernement italien. « Emmanuel, si tu as le cœur aussi gros que tu le dis, demain nous te donnerons les 9 000 migrants que tu t’étais engagé à prendre », a lancé le vice-Premier ministre — chargé de l’Intérieur — Matteo Salvini (Lega, extrême droite), à la manœuvre dans cette affaire. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a invité ses homologues italien et espagnol à Paris pour « approfondir le dialogue ».

Edouard Philippe a finalement affirmé mardi que la France était «prête à aider» l’Espagne…

Ça arrive trop tard ! Le plus important, c’était de sauver la vie de ces réfugiés. Le Premier ministre nous a expliqué en deux minutes les règles du droit international et maritime, mais le droit humain prime ! Là, on attend que les migrants se noient peut-être et après on nous dit qu’on est prêt à les accueillir…

Que devrait faire la France en matière d’immigration ?

ÉRIC CIOTTI. C’est une affaire italienne et européenne. J’ai été choqué par les leçons de morale, quasiment insultantes, du président Macron à l’Italie. L’Italie fait face toute seule à un choc migratoire d’une grande ampleur. Devant la passivité de l’Europe, le nouveau gouvernement a décidé d’y mettre un terme. Personnellement je respecte ce choix.

Vous approuvez la décision du ministre italien Salvini de fermer les ports aux bateaux secourant les migrants ?

C’est une décision ultime, mais qui était indispensable. Je suis persuadé que la décision de l’Italie va considérablement limiter les passages en Méditerranée. Elle va créer un choc salutaire qui fera changer d’attitude les Européens. Sous mandat de l’ONU, il faut empêcher, y compris dans les eaux territoriales libyennes, le départ des bateaux de passeurs. Et s’ils ont pris la mer, il faut les arraisonner et les ramener sur les côtes de départ. Pour cela, dotons de plus de moyens l’agence Frontex et développons les opérations navales en Méditerranée. C’est en Afrique même qu’il faut agir, quand les embarcations ont pris la mer il est déjà trop tard. Quant aux ONG, sous couvert de générosité, elles ont consciemment ou inconsciemment contribué à faire prospérer le sinistre commerce des passeurs. Ceux-ci les considèrent comme le dernier chaînon pour arriver en Europe.

EN BREF : LE FIGARO

Un accord flou qui augure mal d'une dénucléarisation de la péninsule coréenne.

S'il devenait effectif, le processus de démantèlement nucléaire de la Corée du Nord sera long et incomplet.

C'est d'abord un accord politique, une opération de communication parfaitement mise en scène par deux grands acteurs. Malgré les messages d'auto félicitation et bien que le résultat du sommet ait été salué par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le communiqué final demeure très flou sur l'objectif de dénucléarisation de la péninsule coréenne. Pire : Donald Trump, qui la voulait « irréversible » et « vérifiable », lui qui avait critiqué Barack Obama pour avoir été trop conciliant avec le programme nucléaire iranien, accepte désormais qu'elle soit seulement « complète ». Certes, il ne s'agit que d'une première étape dans un processus qui prendra sans doute de longues années. S'il aboutit un jour…

Car la Corée du Nord n'a a priori aucune raison de se débarrasser de son programme nucléaire. « Le nucléaire est devenu une arme identitaire. Le programme est passé d'un but défensif à un but offensif »

En bref : l’Opinion

Lunettes et prothèses remboursées à 100%: les gagnants et les perdants

La réforme du reste à charge zéro est une vraie avancée en termes de santé publique. Elle va permettre à tous ceux qui renonçaient aux soins d’y accéder. A condition toutefois, que la hausse des tarifs des complémentaires santé ne vienne pas gâcher la fête.

Le président de la République, Emmanuel Macron, ouvre ce mercredi le 42e congrès de la Mutualité Française à Montpellier. L’occasion pour lui de faire un grand discours sur le système de santé. Il sera accompagné par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, qui, en fin de matinée, procédera à la signature des accords conduisant à la mise en place du reste à charge zéro dans les domaines de l’optique et des audioprothèses. Avec la convention dentaire signée quelques jours plus tôt entre l’Assurance maladie et deux des trois syndicats de dentistes, le dispositif est désormais complet. La mise en œuvre de cette réforme du reste à charge zéro s’étalera sur tout le quinquennat.

Il l’avait annoncé, à la surprise générale, le 21 février 2017, à l’invitation de la Mutualité Française, pour contrer un François Fillon qui, avec ses petits et grands risques de la Sécu, inquiétait. Emmanuel Macron avait alors lancé l’idée, beaucoup plus généreuse, du reste à charge zéro sur les appareils auditifs, les prothèses dentaires et les lunettes. L’idée a fait mouche : rembourser les Français à 100 % sur ces trois types de dépenses, qui génèrent un reste à charge important (95 euros en moyenne pour les lunettes, 135 euros pour une prothèse dentaire et 780 euros pour un appareil auditif). De tels montants à débourser, conduisent nécessairement les plus modestes à renoncer aux soins pour des raisons financières, et c’est contre ce fléau qu’a voulu lutter Emmanuel Macron.

Les détails de la réforme sont dévoilés ce mercredi par la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Les négociations ont été menées tambour battant avec les professionnels de santé et avec les assureurs complémentaires. Au passage, la Sécu va aussi participer à l’effort, puisque sur certains postes elle augmente sa participation (de 200 euros à 400 euros d’ici 2 021 sur les appareils auditifs par exemple).

Selon les nouvelles prévisions  du  COR,  le  système  va  cumuler  les  déficits  au  moins  jusqu'en  2036  Retraite:  l'état  des  comptes  contrarie  Macron.

Selon les  prévisions  qu'officialisera  dans  les  prochains  jours  le  Conseil  d'orientation  des  retraites  (COR),  le  système  de  retraite  va  replonger  dans  Je  rouge  pour  dix-huit  ans,  dans  le  meilleur  des  cas.

Si  l'équilibre  a  quasiment  été  atteint  en  2017,  le  solde  va  redevenir  très  vite  déficitaire,  avec d'importants  besoins  de  financements.  En 2022,  quel  que  soit  le  scénario  de  croissance  retenu,  le  trou  sera  de  0,2%  du  PlB,  soit  4  ,5  milliard  d'euros.  Il ne cessera de  se  creuser  jusqu’en  2029,  11  •0,4%  du  PIB, si  1.1  croissance  moyenne  es1  de  1,s~.  e1  même  fi  -0,9%  du  PIR  en  cas  de  croissance  économique  en  berne  à  1  %  seulement.  Ensuite seulement, les  choses  s·améliorcr.iien1  progressivement  pour  revenir  à  l'équilibre  en  2016  dans  le  meilleur  des  cas  (avec  un  taux  de  croissance  de  1,8%)  ou  en  2040  avec  une  croissance  à  1,5%.  Mais si  la  croissance  n'atteint  pas  au  moins  1,5%.,  alors  le  système  resterait  en  déficit  sur  toute  la  période  observée  soit  jusqu'en  ...  2070.

EN BREF : LE CANARD ENCHAINE

Une cantine un peu trop salée

Alors que le choix du nouveau prestataire en charge de la restauration scolaire dans le 18ème à compter du 1er septembre 2018 n'est pas encore statué, Eric Lejoindre commence déjà à annoncer le passage aux barquettes alternatives "dites bio-sourcées" ou encore appelées "barquettes en cellulose" dès septembre 2018.

Nous vous invitons à regarder l'excellente vidéo réalisée par Cantine Sans Plastique France qui vous explique pourquoi les barquettes en cellulose sont UNE MAUVAISE SOLUTION pour nos cantines scolaires.

Eric Lejoindre Anne Hidalgo Douchka Markovic Pierre-Yves Bournazel Loic Lorenzini Galla Bridier Felix Beppo Stanislas Guerini Danièle Obono Daniel VAILLANT MAIRIE18e Violaine Trajan Mario Gonzalez Ian Brossat Carine Rolland

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EN BREF : LE MONDE

Nucléaire :  la diplomatie à  géométrie  variable  de  Trump  La  faiblesse  des  exigences  du  président  américain  sur  la  Corée  du  Nord  contraste  avec  son  rejet  de  l'accord,  âprement négocié,  sur  le  nucléaire  iranien.

En  un  peu  plus  d'un  mois,  Donald  Trump a pris  deux  décisions  lourdes  de  sens  pour  les  Etats-Unis.  En matière de lutte sur la prolifération nucléaire. Le 8 mai il a retiré son pays d’un accord multilatéral négocier par son prédécesseur Barak Obama, conclu en juillet 2015   au terme de longues années de tractation, pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme atomique. Mardi 12 juin, à Singapour, il a conclu  une  rencontre  historique  amorcée trois mois plutôt  avec  le  dictateur du nord de la Corée  Kim Jong-Un. 

Ethiopie : vers une paix sous influence saoudienne

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Abiy Ahmed, Addis-Abeba s’est rapproché de ses ennemis historiques, l’Egypte et l’Erythrée, grâce aux bons offices de Riyad.

l y a quelques mois, Abiy Ahmed, le nouveau premier ministre éthiopien, était à peu près inconnu du grand public et pouvait encore se rendre à la gym. Retrouvant une connaissance sur les appareils de cardio pour transpirer et débattre, l’ancien lieutenant-colonel, un temps ministre des sciences et des technologies, pronostiquait un grand avenir à la Corne de l’Afrique mais avertissait : « Si on veut que notre région décolle, il faut en finir avec les crises et, pour cela, il faut tout bouleverser. »

Le bouleversement, dans l’immédiat, a pris son visage. Mais derrière, c’est tout l’équilibre des forces, dans cette partie du monde à cheval entre Afrique et péninsule arabique, qui vient de subir une inflexion majeure.

Depuis qu’il est arrivé à la tête de l’Ethiopie, le 2 avril, Abiy Ahmed s’emploie à jouer le rôle de faiseur de paix à l’intérieur comme à l’extérieur de son pays de 104 millions d’habitants, menacé par les prémices d’une série d’insurrections. Il libère des opposants, enthousiasme la rue, loue le travail des médias. Il enchaîne aussi les visites dans la région pour y nouer des relations qui répondent à deux priorités complémentaires : créer ou raviver des alliances politiques, faciliter de futurs échanges.

Il a par exemple jeté les bases d’une participation éthiopienne dans le futur port de Lamu, au Kenya. Si le projet voit le jour, cela signifie que l’Ethiopie aura un nouvel accès maritime, en plus de Djibouti, Berbera (Somaliland) et Port-Soudan (Soudan). On voit le dessein. Il s’inscrit dans le développement de grandes infrastructures sur la façade orientale de l’Afrique, dont une partie est liée au projet chinois des « nouvelles routes de la soie ». Mais tout cet ensemble marque le pas, essentiellement en raison de conflits locaux aux implications régionales.

Assurer d’abord la paix à l’extérieur[MM1] 

EN BREF : LE NOUVEL OBS

Le gouvernement pourrait réduire les aides à l'emploi si le chômage baisse

"Le Monde" a révélé vendredi que Bercy étudiait des pistes visant à revoir les critères d'attribution de certaines aides sociales ou à réduire leur montant.

Le gouvernement envisage de réduire les aides sociales à l'emploi dans l'objectif de baisser les déficits publics, s'il y a suffisamment de créations d'emplois dans le privé, a annoncé dimanche 20 mai le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Interrogé lors de l'émission "Le Grand Rendez-vous" Europe 1-Les Echos-CNEWS, Bruno Le Maire déclare :

"Sur la politique de l'emploi, je considère qu'à partir du moment où nous réussissons à créer des emplois dans le secteur privé (...) il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l'emploi".

Et d'ajouter :

"Nous pensons que nous ne sommes pas condamnés à compenser les inégalités par toujours plus de dépense publique, c'est-à-dire toujours plus d'impôts au bout du compte pour le contribuable".

"Transformer les prestations sociales" Monde

"Le Monde" a révélé vendredi que Bercy étudiait des pistes visant à revoir les critères d'attribution de certaines aides sociales ou à réduire leur montant.

« Il vaut mieux prévenir que guérir, mais il n’existe pas de vaccin contre la pauvreté »

Pour l’économiste Louis Maurin, les inégalités sont fortes en France, mais grâce au système de redistribution, les pauvres le sont plutôt moins que dans les grands pays européens.

Louis Maurin est économiste, directeur de l’Observatoire des inégalités et auteur, à ce titre, de l’ouvrage Comprendre les inégalités (Observatoire des inégalités, 128 p., 9 €).

Le président de la République remet en cause l’efficacité du système des aides sociales qui n’aideraient « pas les gens à sortir de la pauvreté », selon ses termes. Est-ce exact ? Notre pays est-il très inégalitaire ?

Evidemment, les inégalités sont fortes en France : les riches y sont très riches et de plus en plus… et plus qu’ailleurs. Les 1 % les plus riches vivent avec 7 600 euros par mois et par personne, ce qui situe la France en deuxième position, derrière la Norvège, très nettement en tête (9 500 euros par mois), devant le Danemark (7 300 euros), le Royaume-Uni (6 600 euros) et l’Allemagne (6 000 euros). Mais grâce à notre système forgé dans l’après-guerre, qui redistribue 50 % de la richesse nationale, les pauvres le sont plutôt moins que dans les grands pays européens, grâce aux allocations familiales, aux aides au logement…

Sur le plan des inégalités de revenus, la France se situe au milieu du tableau européen, derrière les pays d’Europe du Nord mais devant les Anglo-Saxons. Ce n’est ni catastrophique ni glorieux. Si l’on retient le critère de la population qui vit avec moins de 50 % du niveau de vie médian, la France est dans le peloton de tête avec 6,5 % de gens pauvres, juste derrière la Norvège (6 %) ou les Pays-Bas (5,8 %).

Mais l’Allemagne, avec le développement des emplois à bas salaire hyper flexibles, en compte 10,2 % et a même dépassé le Royaume-Uni (9,7 %) : l’écart est énorme. La France a choisi de collectiviser nombre de dépenses, la santé, la scolarité, les études et surtout les retraites. Notre pays a aussi une politique familiale généreuse qui compense les inégalités.

Dépense-t-on trop d’argent dans le traitement curatif et pas assez dans la prévention ? Les minima sociaux confortent-ils leurs bénéficiaires dans la pauvreté ?

Il vaut, bien sûr, mieux prévenir que guérir mais il n’existe pas de vaccin contre la pauvreté. Il est impossible de distinguer les dépenses curatives des préventives, dont il est également difficile de mesurer l’impact. Quand on met plus de policiers dans la rue qui vont poursuivre des délinquants mais sans doute en dissuader d’autres, est-ce préventif ou curatif ? Edifier des logements sociaux, investir dans l’école sont bien sûr des réponses à la pauvreté. Mais attention aux discours qui promettent beaucoup car ils suscitent de fortes attentes, donc des déceptions si les mesures ne sont pas à la hauteur, et la sanction est immédiate dans les urnes.

Ainsi, le dédoublement des CP dans les zones d’éducation prioritaires (ZEP) ne touche que 8 % des élèves et moins de 25 % des plus défavorisés, qui n’habitent pas tous dans ces ZEP. On ne développe sans doute pas assez le volet « réinsertion vers le travail » du revenu de solidarité active (RSA), mais ce n’est pas toujours possible : les handicapés, les personnes âgées comme les jeunes privés de toute aide jusqu’à 25 ans ont tous besoin d’un revenu décent.

L’ascenseur social est-il en panne ?

Non, il y a de la mobilité avec le développement des emplois de cadres. Notre école s’est certes démocratisée mais sans moderniser ses méthodes, elle reste rigide, sélective, produisant des individus formatés, tirant vers le haut une poignée d’élèves mais en laissant beaucoup sur le bas-côté. La religion du diplôme, fortement ancrée dans notre société, entraîne des blocages profonds. Elle ne considère pas les réussites de ceux qui n’en ont pas et survalorise le passé scolaire. Cela cimente d’une certaine manière les inégalités, voire les légitime.

Hormis l’école, tout ne va donc pas si mal ?

Oui, il ne faut pas noircir la situation : le modèle social français, bien que perfectible, fonctionne. Les associations qui défendent les plus pauvres ont tendance à être alarmistes et je comprends leur colère, mais le risque est de dévaloriser l’action publique qui apparaît alors coûteuse et inefficace. Cela décourage les jeunes et suscite un fatalisme les conduisant à accepter l’inégalité.

De même, il est faux de dire que la « pauvrophobie » ou une certaine fatigue compassionnelle s’installent en France. Le Crédoc a certes décelé une telle tendance après la crise de 2008, mais dès 2014, ce sentiment est revenu à son niveau habituel : ce n’était qu’un soubresaut.

Selon les enquêtes récurrentes du barème de l’opinion, menées depuis quinze ans par le ministère des affaires sociales, 59 % des Français pensent que les pouvoirs publics n’en font pas assez pour les plus pauvres, 32 % qu’on fait ce qu’il faut et seulement 8 % qu’on en fait trop. Mais ce discours pessimiste, bien que minoritaire, infuse chez les politiques, créant une spirale négative.

Une telle dramatisation conduit à une remise en cause des politiques de lutte contre la pauvreté, conduisant à un raisonnement dont on entend l’écho dans la parole publique : « Alors que l’Etat dépense autant, si les pauvres sont pauvres, c’est qu’ils nont pas fait ce qu’il faut pour s’en sortir. A force d’aide, la société ne les incite pas assez à reprendre le travail. » Bref, on renvoie les pauvres à leur sort d’assistés.

 

 

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