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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Revue de Presse du 15(suite) au 17 juin 2018

com
Revue de Presse du 15(suite) au 17 juin 2018 Revue de Presse du 15(suite) au 17 juin 2018

Monique Macalou

SOMMAIRE

JOURNAL

TITRE

PAGE

Le Figaro

Hidalgo sème l’arrêt de mort d’Autolib’

2

 

Pour Emmanuel Macron » Le pays Profond n’est pas crispé »

2

 

Chômage, dette, déficit commercial et fiscalité : les «quatre sorcières» d'Emmanuel Macron

4

Le Point

Les réductions des dépenses publique

5

Valeurs actuelles

Bruno Lemaire tisse sa toile

6

 

Pécresse grille la politesse à Wauquier

7

 

Monseigneur Michel Aupetit : » Défendre les plus faibles c’est défendre l’humanité »

7

Le figaro

Chômage, dette déficit commerciale et fiscalité »les quatre sorcières d’Emmanuel Macron

11

Zone Militaire

Paris envisagerait de déminer le port d’Hodeïda (Yemen)

13

The Time Of Israël

Fuite chimique près de la mer morte

14

2O Minutes

Fête de la Musique

15

The Times Of Israël

Gault et Millau : 143 restaurants Israélien

16

Huffpost

L’Aquarius : Comment se passe la prise en charge des migrants

16

L’opinion

Valérie Pécresse : Nous ne pouvons pas accuser l’Europe de toutes les lâchetés »

18

Marianne

Le livre d’histoire entre au Panthéon

19

L’Express

La farce vélib’

20

Paris  Match

Anne Hidalgo « les partis je m’en fou ! mon parti c’est Paris »

21

EN BREF : LE FIGARO

Hidalgo signe l'arrêt de mort d'Autolib'

Le syndicat Autolib' métropole, où la mairie de Paris est majoritaire, ne veut pas assumer les 230 millions d'euros de déficit du service qui devraient être à sa charge selon Bolloré. Il devrait donc voter le 21 juin la résiliation du contrat, qui va entraîner le retrait des voitures.

Le système d'autopartage exploité par Bolloré, Autolib', est promis à la disparition. C'est Catherine Baratti-Elbaz, la présidente du SAVM (Syndicat Autolib' Vélib' Métropole), également maire PS du XIIe arrondissement de Paris, qui a signé son arrêt de mort vendredi: «Je vais proposer au comité syndical de résilier le contrat avec Bolloré», a-t-elle déclaré sur leparisien.fr. Cette délibération devrait être votée sans problème lors de cette réunion prévue le 21 juin: Catherine Baratti-Elbaz agit sur ordre d'Anne Hidalgo, la première élue de la capitale. Or la Mairie de Paris a la majorité des voix au comité syndical Autolib' Vélib'. Cette rupture surprise a des causes connues: le SAVM ne veut pas assumer les 230 millions d'euros de déficit du service qui devraient être à sa charge selon Bolloré. «En exigeant le versement par les communes de sommes astronomiques, le groupe Bolloré ne nous a pas laissé le choix», estime Catherine Baratti-Elbaz dans un communiqué.

Si les élus choisissent cette solution, c'est qu'ils jugent qu'elle est plus économique. Ce qui reste en réalité à démontrer. Le groupe Bolloré a tenu à préciser vendredi en début de soirée que la rupture coûterait au syndicat 150 millions d'euros, plus le transfert des 500 salariés d'Autolib', la reprise des véhicules et des bornes électriques à la valeur nette comptable, le dédommagement des clients.

Une période troublée pour les usagers

Cette fin annoncée du service ouvre donc une période troublée pour les usagers avec une série de questions sans réponse: l'arrêt du service sera-t-il immédiat? Si de nouveaux opérateurs offrent de l'autopartage sans borne, le coût pour les clients ne va-t-il pas s'envoler? «Le Syndicat Autolib' Métropole et la Ville de Paris feront le maximum pour que le service ne s'arrête pas du jour au lendemain. Cela dépendra en grande partie du groupe Bolloré, et nous en appelons à sa responsabilité pour prévoir une transition acceptable vers de nouveaux services», estime Catherine Baratti-Elbaz.

En tout cas, pour préparer la suite, Anne Hidalgo a reçu lundi une pléiade de prestataires capables de proposer un service d'autopartage sans borne. Des constructeurs (PSA, Renault…), des start-up (Zipcar, Car2Go…) ou des loueurs (Hertz, Sixt…).

 «Le cœur de notre électorat est toujours là. Il ne bouge pas.» A l'Elysée, les études d'opinion sont scrutées attentivement.

E

t la réponse à tous ceux qui enjoignent Emmanuel Macron de s'appuyer davantage sur sa jambe gauche est invariable: «Plus de 90 % des gens qui ont voté Macron au premier tour de l'élection présidentielle approuvent son action.» Or pour l'Elysée, ceux qui ont voté pour lui au premier tour sont essentiellement des gens de centre gauche, d'anciens électeurs socialistes....

Chômage, dette, déficit commercial et fiscalité : les « quatre sorcières» d'Emmanuel Macron

Pour les experts et hauts fonctionnaires des Arvernes, Emmanuel Macron ne peut redresser durablement la situation économique de la France qu'à une condition : réduire drastiquement la dépense publique.

« Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, d'économistes, de professeurs d'université et de chefs d'entreprise. »

L'économie est au cœur du macronisme. S'inscrivant dans une tradition bien établie au sein des élites dirigeantes, faisant écho à la célèbre formule de Bill Clinton «it's the economy, stupid», il est bâti sur le postulat suivant: aller mieux, pour la France, c'est d'abord et avant toute chose une économie en meilleure santé. Dans cette veine, nombreux commentateurs se plaisent à présenter le chef de l'État comme un «manager», le «patron de la start-up nation», etc.

Disons-le sans ambages: on ne peut que souhaiter que l'économie française se redresse, tant elle est en piteux état, et à ce titre, il faut ardemment espérer la réussite de l'équipe dirigeante en place. Hélas, après un an d'exercice du pouvoir, si l'on se risque au jeu des prévisions, jeu auquel, dit-on, seuls les météorologistes ont plus rarement raison que les économistes, un constat sévère se profile: même en l'absence d'une crise majeure qui, tel le cygne noir, ne peut être anticipée, le quinquennat est déjà insusceptible d'améliorer quatre grandeurs économiques structurantes de l'économie française.

Le chômage, d'abord, ne baissera pas. Établi au premier trimestre 2018 à 9,2 % (en légère hausse de 0,2 %), il était de 10,5 % en 2015, et de 9 % fin 2017. Quels que puissent être les efforts réalisés en matière de marché du travail - qui vont dans le bon sens - la France a un taux de chômage naturel de l'ordre de 8,5 à 9 %. Ce taux de chômage résulte d'une série de facteurs (productivité du travail, état de la négociation salariale, adéquation entre l'offre et la demande de travail) sur lesquels il n'est pas possible d'agir significativement à court terme et en tout état de cause dans le temps d'un quinquennat.

La dette publique, ensuite, restera proche des 100 % rapportés au PIB. Elle s'établissait à 97 % du PIB fin 2017, en hausse de 0,4 point en un an. L'amélioration du déficit, la Cour des comptes l'a bien montré, résulte d'un surcroît de recettes de 14 milliards en 2017. Mais ce surcroît est le résultat d'une conjoncture économique exceptionnellement favorable, d'autant moins susceptible de perdurer que l'on en discerne la fin et que le cycle américain, directeur, est forcément en fin de course. Dans ce contexte, les finances publiques, à moins d'entamer enfin une vraie réduction de la dépense publique, seront fatalement prises en étau entre des recettes moins dynamiques liées à une conjoncture moins favorable d'une part, et une remontée des taux d'intérêt et donc de la charge de la dette qui est également inéluctable - bien que sa vitesse ne puisse être définie - mais qui pourrait s'accélérer si une équipe de «faucons» prend la tête de la BCE.

La dévaluation est impossible compte tenu de l'appartenance à l'euro, qui reste surévalué pour notre industrie.

Le déficit extérieur restera élevé, symptôme d'un pays non compétitif. Il s'établit à 38 milliards d'euros en 2017, contre 26 milliards en 2016. Son creusement résulte des mêmes raisons qui l'ont déjà creusé avec la relance de 1981: les Français consomment des produits étrangers car l'appareil productif français n'est pas capable de répondre à leurs besoins. Là encore, notre économie n'a pas de marges. La dévaluation est impossible compte tenu de l'appartenance à l'euro, qui reste surévalué pour notre industrie. La montée en gamme, inéluctable et urgente afin d'améliorer la compétitivité «hors prix», prendra du temps et ne pourra produire ses effets que dans quelques années.

Enfin, les impôts et taxes resteront très élevés. En 2017, du fait de recettes plus dynamiques que prévu, le taux de prélèvement obligatoire a atteint le record de 45,3 % rapporté au PIB. Là encore, l'économie française est piégée: avec des taux d'intérêt en hausse, une dépense publique inentamée, il sera impossible de réduire les prélèvements obligatoires… brisant ainsi toute possibilité d'accélération de la croissance, et maintenant un cercle vicieux: dette / coût de la dette / dépenses publiques élevées / prélèvement obligatoires dissuadant l'activité / activité en berne...

De tout ceci, quelques conclusions émergent. L'économie française, si rien n'est fait, est en train de manger son pain blanc, et un retournement de conjoncture aura des effets dramatiques, pour elle et pour la zone euro. Ensuite, il y a bien un grand absent au cœur de la stratégie économique du gouvernement, qui demeure fondamentalement keynésienne: la réduction de la dépense publique. Le quinquennat économique est déjà raté. Il est encore temps de préparer la suite.

C’est la  réforme  qu'Emmanuel  Macron  semble  le  plus  craindre.

  Pourtant,  si  elle  n'est  pas  menée,  l'avenir  des  Français  sera  plombé.  Enquête  sur  le  vrai  tabou  du  président.

Cette fois,  les  choses  sérieuses  commencent.  Après  la  randonnée  d'approche,  l'escalade  de  la  paroi  rocheuse.  Après  les  réformes  du  marché  du  travail  et  de  la  SNCF,  le  chantier  de  la  dépense  publique.  Le  ministre  de  l'Economie,  Bruno  Le  Maire  l'a  lui-même  ouvert,  bien  involontairement,  en  affirmant  fin  mai:  «  Expliquer  qu'on  va  réduire  la  dépense  publique  sans  toucher  aux  dépenses  sociales  ne  serait  pas  cohérent  el  ne  serait  pas  juste  ni  lucide  vis-à-vis  des  Français.  » S’est ensuivi  un  gros  couac  gouvernemental  avec  le  ministre  de  l'Action  et  des  Comptes  publics,  Gérald  Darmanin,  en  désaccord  avec  ces  propos,  mais  aussi  un  tollé  général,  la  gauche  tout  entière  se  mettant  à  hurler  à  la  mort  prochaine  du  modèle  social  français.  Les  grandes  lignes  du  rapport  du  comité  d'experts  Cap  2  2,  visant  à  redéfinir  les  modalités  d'intervention  de  l'Etat  pour  rendre  celle-ci  plus  efficace,  mais  aussi  à  dégager  des  pistes  d'économies  afin  de  baisser  (de  30  milliards  d'euros  en  montant  net  selon  Les  Echos)  la  dépense  publique  d'ici  à  la  fin  du  quinquennat  et  tenter  d'en  finir  avec  ce  qui  constitue  une  des  grandes  spécificités,  ou  plutôt  maladies,  de  l'économie  française,  ne  sont  pas  encore  connues  (voiren-cadrép.34).  Tâche immense, titanesque, jupitérienne. 

Autrement plus difficile et risquée socialement et  politiquement  que  celle  consistant  à  s'attaquer  au  statut  des  cheminots.  Avec  des  dépenses  publiques  représentant  56,5  %  du  PIB,  la  France  a  affiché  en  2017  le  taux  le  plus  élevé  dans  le  monde.  Plus  élevé  que  la  minuscule  Micronésie  (qui  a  longtemps  occupé  la  première  place)  et  surtout  que  les  pays  scandinaves,  qui,  historiquement,  la  devançaient.  La  Finlande  se  trouve  désormais  largement  distancée  (53,7  %),  comme  le  sont  aussi  le  Danemark(51,9  %),  la  Norvège(50,3  %)  et la  Suède  (49,1  %).  Sans parler  de  l'Allemagne  (43,9  %),  du  Royaume-Uni  (41,1  %),  des  Etats-Unis  (37,9  %)  ni  même,  du  côté  des  moins  dépensiers,  de  la  Suisse  (34,5  %),  de  la  Corée  du  Sud  (32,3  %)  ou  de  l'Irlande  (28,8%).  Record mondial.  Il  n'est  pas  inintéressant  de  remonter  un  peu  dans  le  temps  pour  savoir  comment  on  en  est  arrivé  là.  De la  Révolution  jusqu'à  la  Première  Guerre  mondiale,  la  dépense  publique  est  restée  stable  en  France,  à  un  niveau  très  bas:  IO  %  du  PIB  en  1789,  11  %  en  1872,  12,6  %  en  1912.  La  première  rupture  se  produisit  avec  la  Première  Guerre  mondiale:  avec  les  efforts  de  reconstruction  du  pays,  les  dépenses  publiques  grimpèrent  à  33  %  du PI Ben  1920,  avant  de  reculer  rapidement  dans  la  même  décennie.  Pour repartir à  la  hausse  pendant  la  crise  économique  des  années  1930  en  raison  des  politiques  de  subventions  et  de  grands  travaux  et  s'établir  à  26  %  du  PIB  en  1938.  La  deuxième  rupture  eut  lieu  au  lendemain  de  la  Seconde  Guerre  mondiale,  avec  la  création  puis  le  développement  du  système  de  Sécurité  sociale,  qui  poussèrent  inexorablement  les  dépenses  publiques  à  la  hausse:  35  %  du  PIB  en  1960,  40%  en  1970,  45  %  en  1980.  Si cette irrésistible  ascension,  liée  à  l'essor  de  l'Etat  providence,  n'a  pas  été  propre  à  la  France,  notre  pays  s'est  en  revanche  distingué  depuis  trente  ans  par  le  fait  que  les  dépenses  publiques  ont  continué  d'y  progresser,  alors  que,  dans  de  nombreux  autres  pays,  elles  se  stabilisaient,  voire  baissaient.  Notamment au  cours  des  dernières  années:  depuis  2010,  les  dépenses  publiques  ont  ainsi  diminué  de  4  points  de  PIB  en  Allemagne,  de  5  points  au  Danemark  et  en  Espagne,  de  6  points  aux  Pays-Bas.  Rien de  tel  en  France.  Principale responsable  de  cette  divergence,  la  hausse  ininterrompue  en  France  des  dépenses  sociales,  qui  constituent  un  autre  record  mondial:  714  milliards  d'euros  en  2016,  soit  57  %  de  toutes  les  dépenses  publiques.  Comme l’a  calculé  l'économiste  Julien  Damon,  la  France,  c'est  1  %  de  la  population  mondiale,  mais  r  5  %  des  dépenses  sociales  mondiales.  Ce  qui  signifie  que  réduire  aujourd'hui  la  dépense  publique,  comme  a  eu  le  courage,  plutôt  que  la  maladresse  qu'on  lui  a  reprochée,  de  le  dire  Bruno  Le  Maire,  c'est,  plus  encore  que  de  diminuer  le  nombre  de  fonctionnaires,  mettre  au  régime  minceur un  Etat  providence  de  toute  évidence  en  nette  surcharge  pondérale.  La  levée  de  boucliers  observée  l'année  dernière  à  la  suite  de  la  décision  du  gouvernement  de  baisser  de  5  euros  par  mois  le  montant  des  aides  personnalisées  au  logement  (APL)  suffit  à  indiquer  combien  le  sujet  n'est  pas  seulement  sensible,  mais  littéralement  explosif,  à  même  de  faire  descendre  dans  la  rue  ces  marées  humaines  dont  rêve  Jean-Luc  Mélenchon,  de  faire  enfin  converger  les  luttes  et  de  ressouder  une  gauche  éclatée.  La  campagne  de  l'élection  présidentielle  avait  permis  de  mesurer  à  quel  point  la  dépense  publique  reste  un  sujet  politiquement,  éminemment  et  classiquement  clivant  entre  la  gauche  et  la  droite.  Bien  plus  que  l'immigration,  les  questions  identitaires  ou  la  lutte  contre  le  terrorisme. 

EN BREF : LE POINT

Réduction des dépenses publiques [Macron] aura-t-il le cran ?

C’est la réforme que le président semble le plus craindre. Pourtant, si elle n’est pas menée, l’avenir des Français sera plombé. Enquête.

Cette fois, les choses sérieuses commencent. Après la randonnée d’approche, l’escalade de la paroi rocheuse. Après les réformes du marché du travail et de la SNCF, le chantier de la dépense publique. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, l’a lui-même ouvert, bien involontairement, en affirmant fin mai : « Expliquer qu’on va réduire la dépense publique sans toucher aux dépenses sociales ne serait pas cohérent et ne serait pas juste ni lucide vis-à-vis des Français. » S’est ensuivi un gros couac gouvernemental avec le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, en désaccord.Réduction des dépenses publiques [Macron] aura-t-il le cran ?

Quelques avis intéressant

Combien coûte au pays et en totalité le théâtre de la politique ?

 Il serait intéressant qu'une enquête sérieuse et indépendante soit diligentée pour que les français se rendent compte "du pognon de dingue" qui part en fumée avec nos vaillants élus, parlementaires et politicards professionnels.

Bien mal acquis ne profite jamais.

Macron aura-t-il du cran ? J'adore ce titre mais je pense que cela se saurait, non ? Pour l'instant il a d'autres préoccupations pour faire baisser les dépenses publiques. Il préfère s'attaquer aux plus faibles, aux sans-dents qui n'osent pas se révolter alors que ce sont les socialistes tel que Macron qui ont préféré partager l'argent tout en créant toutes ces aides sociales qui coûtent, en effet, un pognon de dingue, au lieu de privilégier le travail. Même à l'école, N. V. B. Ne voulait plus valoriser les bons élèves afin de les mettre sur un même rang d'égalité avec leurs autres camarades de classe moins aptes qu'eux et donc interdisait aux instituteurs de noter leurs devoirs. Si Macron dirigeait ce pays avec justice, égalité et fraternité tout en donnant l'exemple à commencer par l'Etat à réformer, alors il aura gagner mon estime. Mais pour l'instant, la balance penche plutôt côté gens aisés, réussite financière, grand tralala, m'as-tu vu. Nos Institutions sont ainsi faites et il ne touchera pas aux acquis, aux privilèges de cet Etat profiteur, du moins, Ministres, sénateurs, députés etc. --- ne se laisseront pas "ruiner" par ce grand nettoyage oh combien nécessaire.

Transformer avant de réduire

Réduire la dépense n'a de sens que si l'on entre dans une logique de résultat. Réduire la dépense en soi n'est qu'une "logique des moyens" à l'envers.

Commençons par le commencement. Pour ce qui relève du fonctionnement, des processus, commençons par localiser les redondances, les procédures inutiles. Rémunérons au mérite les serviteurs de l'Etat et des collectivités. Pourquoi pas des "start-ups" au sein des administrations avec droit à l'échec

EN BREF : VALEURS ACTUELLES

Bruno Le Maire tisse sa toile

 Mercredi  6  juin,  Bruno  Le  Maire  a  revu  une  quinzaine  de  ses  soutiens  de  la  primaire  à  Bercy.  Parmi  les  convives,  des  membres  d'Agir,  tels  que  les  députés  de  Seine-et-Marne  Franck  Riester  et  d'Eure-et-Loir  Laure  de  La  Raudière.  Mais  aussi  des  élus  Les  Républicains  parmi  lesquels  la  présidente  du  groupe  LR  au  Conseil  de  Paris,  F1orence  Berthout,  et  le  député  de  l'Essonne  Robin  Reda.  Une manière  pour  le  ministre  de  !'Économie  et  des  Finances  de  montrer  à  la  Macronie  qu'il  est  toujours  en  capacité  de  peser  par  le  nombre  de  ses  soutiens,  voire  d'amener  dans  l'escarcelle  de  LREM  quelques  futurs  scalps  LR  Un  poids  politique qui  a  son  utilité  à  la  veille  d'un  probable  remaniement  pouvant  rendre  fébriles  certains  membres  du  gouvernement...  Si Bruno Le  Maire  espère  secrètement  décrocher  le  maroquin  du  Quai  d'Orsay,  Macron  pourrait  avoir  d'autre projets  pour  lui.  Une mise  sur  orbite  lors  des  européenne.

Pécresse grille la politesse à Wauquiez 

Au  sein  de  Libres!,  la  participation  de  Valérie  Pécresse  au  conseil  national  des  Républicains  sur  l'Europe  le  30  juin  est  en  discussion.  D'un  côté,  on  souhaite  laisser  le  président  du  parti  se  recroquer  sur  ses  idées  eurosceptiques,  de  l'autre,  on  craint  de  se  voir  renvoyer  la responsabilité  de  la  division  en  refusant  de  se  rendre  à  Menton.  Mais  quoi  qu'il  en  soit,  la  présidente  de  la  région  Île-de-France  compte  bien  participer  à  sa  manière  au  débat.  Et  "rejouer  le  coup  médiatique  de  l'immigration".  Sur  ce  sujet  que  Wauquiez  porte  en  étendard,  Valérie  Pécresse  lui  avait  grillé  la  politesse  en  plein  débat  de  la  loi  asile  et  immigration  à  l'Assemblée,  mi-avril,  en  dévoilant  dans  le  Figaro  son  contre-projet  sur le  sujet  ...  alors même  qu'une  convention  thématique  du  parti  consacrée  à  l'immigration  était  prévue  deux  jours  plus  tard.  Un  "cahier"  d'une  quarantaine  de  pages  sur  les  questions  européennes  est  en  cours  de  rédaction  et  sera  publié  sur  le  site  Internet  de  Libres!  quelques  jours  avant  le  rendez-vous  de  Menton 

Monseigneur Michel Aupetit « 'Défendre le  plus  faible,  c'est  défendre  notre  humanité »

Nouvel archevêque de  Paris,  Mgr  Michel  Aupetit  reçoit  Valeurs  actuelles  pour  parler  de  la  révision  de  la  loi  de  bioéthique,  mais  aussi  de  la  place  de  l'Église  dans  la  société,  des  migrants,  de  l'islam  ...  Entretien sans  concessions.

BIO EXPRESS :  1951 :  Naissance à Versailles, le23mars.  1979 :  Débute comme médecin généraliste.  1994 :  Diplômé d’éthique médicale.  1995 : Ordonné prêtre par Mgr Lustiger.  2006 : Nommé vicaire :  général du diocèse de Paris.  2013 : Nommé évêque auxiliaire de Paris par Benoît XVI.  2014 :  Nommé évêque de Nanterre par le pape François.  2018 : Le 6 janvier, succède à Mgr Vingt-Trois comme archevêque de Paris.

Mgr Michel  Aupetit.  La  nomination  de  cet  ancien  médecin,  spécialiste  de  bioéthique,  au  moment  où  s'ouvraient  les  débats  de  révision  de  la  loi,  aura  permis  à  l'Église  de  faire  entendre  sa  voix  avec  plus  de  force

Monseigneur, après  quelques  mois  à  l'archevêché  de  Paris,  comment  avez-vous  pris  la  mesure  de  cette  nouvelle  charge?  On  ne  prend  jamais  la  mesure  de  la  charge  que  l'on  reçoit,  il  faut  toujours  se  laisser  surprendre.  Lorsqu'on  est  évêque  en  banlieue,  on  s'occupe  des  fidèles,  de  la  mission,  de  l'évangélisation,  des  prêtres,  des  laïques  ...  C’est vraiment  un  travail  d'évêque  à  proprement  parler.  Mais  le  fait  d'être  archevêque  donne  une  dimension  supplémentaire.  Aujourd’hui, je passe  en  première  ligne:  je  rencontre  des  politiques,  les  médias,  je  suis  chargé  de  prendre  une  parole  plus  large  que  moi-même,  je  représente  aussi,  d'une  certaine  façon,  la  parole  de  l'Église.  Je  crois  que  le  maître  mot,  c'est  "adaptation",  être  capable  de  s'adapter  à  ce  qui  vous  est  donné,  apprendre  à  aimer  les  gens  qu'on  n'aurait  pas  forcément  choisis  au  départ.  Spontanément, je  serais  plutôt  un  pantouflard,  si  on  me  laissait  faire  je  ne  ferais  rien, actuelles  du  1er  mars,  le  président  du  Comité  consultatif  national   mais  je  crois  que  Dieu  n'est  pas  d'accord,  et  cela  fait  un  moment  ...  Vous avez  été  médecin,  spécialiste  de  bioéthique,  or,  votre  entrée  en  fonctions  coïncide  avec  le  processus  de  révision  de  la  loi  de  bioéthique.  Au cours  d'un  entretien  à  Valeurs le  président  du  Comité  consultatif  national  d'éthique,  Jean-François  Delfraissy,  a  déclaré:«  Je  ne  sais  pas  ce  qu'est  le  bien  et  le  mal,  et  vous  avez  de  la  chance  si  vous  le  savez  vous-même!»

Actuelles du  1er  mars,  le  président  du  Comité  consultatif  national  d'éthique,  Jean-François  Delfraissy,  a  déclaré:«  Je  ne  sais  pas  ce  qu'est  le  bien  et  le  mal,  et  vous  avez  de  la  chance  si  vous  le  savez  vous-même!»  Qu'en  pensez-vous?  C'est  étonnant  pour  un  responsable  de  l'éthique  de  ne  pas  savoir  ce  que  ce  mot  signifie,  car  le  propre  de  l'éthique,  c'est  justement  de  distinguer  le  bien  et  le  mal.  Depuis  que  l'homme  est  l'homme,  depuis  qu'il  réfléchit  et  qu'il  écrit,  il  y  a  toujours  cette  distinction  entre  ce  qui  fait  du  bien  et  ce  qui  fait  du  mal,  tout  simplement.  Ça  s'appelle  la  morale  en  latin  et  l'éthique  en  grec.  Il  y  a  des  lois  qui  sont  universelles,  au-delà  des  cultures.  La  plus  connue  est  la  règle  d'or:  ne  faites  pas  aux  autres  ce  que  vous  ne  voudriez  pas  qu'ils  vous  fassent.  Cette  règle  d'or,  on  la  trouve  chez  Confucius,  chez  Bouddha,  dans  la  Bible,  dans  l'islam,  partout.  Le  Christ  la  reprend,  mais  de  manière  positive:  «  Faites  aux  autres  ce  que  vous  voudriez  qu'ils  vous  fassent.»  On  n'est  plus  dans  la  logique  du  moindre  mal,  mais  dans  un  acte  de  don  de  soi  et  d'amour.  Même  chose  pour  l'interdit  du  meurtre,  qu'on  retrouve  dans  de  nombreuses  civilisations.  On  est  d'accord  sur  ces  lois  universelles  parce  qu'elles  sont  découvertes  par  la  raison:  le  cerveau  humain  a  cette  propriété  particulière  de  pouvoir  dis cerner  la  valeur  des  actes.  La  preuve,  c'est  que  nous  passons  devant  un  tribunal  après  un  acte  mauvais.  La  société  humaine  considère  que,  si  nous sommes  responsables  de  nos  actes,  nous  sommes  capables  de  poser  un  jugement  sur  nos  actes,  bons  ou  mauvais.  C’est incroyable  de  pouvoir  dire  qu'on  ne  discerne  pas  le  bien  et  le  mal!  Si  c'est  le  cas,  il  faut supprimer nos tribunaux.

Le  processus  de  remise  sur  le  tapis  des  lois  de  bioéthique  à  intervalles  réguliers,  n'est-ce  pas  une  manière de  piéger  le  débat  et  de  le  transformer  en  une  machine  à  aller  toujours  ~  plus  loin  dans  ce  qu'on  appelle  g  2  les  "avancées  sociétales"?

La  loi  de  2011  a  prévu  une  révision  de  ~  la  loi:  cela  ne  veut  pas  dire  qu'on  va  la  changer.  On  peut  très  bien  la  garder  telle  qu'elle  est!  On  doit  simplement  la  réévaluer  en  fonction  des  développements  techniques.  Mais  il  n'y  a  eu  aucun  développement  technique  nouveau,  puisque  la  PMA  existait  déjà.  Donc,  ce  qu'on  appelle  une  "avancée"  ne  correspond  pas  à  une  avancée  technique,  mais  simplement  à  une  décision  que  l'on  veut  prendre  en  réponse  à  des  demandes  particulières.  Depuis  le  code  d'Hammourabi,  la  loi  repose  sur  la  sortie  de  la  loi  de  la  jungle.  Hammourabi,  qui  régnait  sur  Babylone  dix-huit  siècles  avant  Jésus-Christ,  avait  écrit:«  Moi,  Hammourabi, j’écris  ce  texte  en  vue  de  la  justice  et  la  défense  du  plus  faible  contre  le  plus  fort.»  Toute  loi  est  toujours  basée  sur  ce  postulat  qui  est  proprement  humain,  cette  capacité  de  se  mettre  au  service  du  plus  faible.  Si  la  loi  se  met  au  service  des  désirs  individuels  fondés  sur  l'autonomie,  on  va  forcément  revenir  à  la  loi  du  plus  fort,  car  ce  sont  ceux  qui  ont  de  l'argent,  de  la  puissance,  qui  feront  passer  les  lois  qui  les  arrangent  aux  dépens  des  plus  faibles.

Dans  le  cas  précis  de  la  PMA,  on  vous  répondra  qu'il  s'agit  de  venir  au  secours  d'une  souffrance,  et  donc  du  plus  faible  ... 

Pas  du  tout  le  plus  faible,  c'est  l'enfant.  Cet enfant,  qui  va  naître  sans  avoir  de  père,  par  exemple,  c'est  lui,  le  plus  faible!  On  le  réifie,  on  l'instrumentalise!  Jusqu'à  présent,  la  PMA  était  faite  pour  aider  des  personnes  infertiles.  On  cherchait  à  répondre  à  une  injustice.  Dans le cas  de  la  PMA  pour  toutes,  on  ne  répond  pas  à  une  injustice:  ces  personnes  ne  sont  pas  stériles,  mais  elles  veulent  avoir  un  enfant  à  leur  manière.  Quand  on  adopte  un  enfant  abandonné,  on  répare  une  injustice.  Mais  quand  on  crée  un  enfant  sans  père,  on  crée  une  injustice.  Et  c'est  bien  un  plus  faible  qui  subit  la  loi  des  plus  forts.

  Dans  son  discours  au  Bernardins,  M.  Macron  a  appelé  l'Église  à  avoir  une  parole«  intempestive»  mais  pas  «  injonctive  ».  Qu’en pensez-vous?  Il  nous  a  incités  à  prendre  la  parole,  nous  la  prenons  et  continuerons  de  la  prendre.  La  question,  ce  n'est  pas  une  parole  injonctive,  c'est  une  parole  libre,  tout  simplement.  Aujourd'hui,  rien  n'empêche  les  gens  de  prendre  la  parole,  mais  il  y  a  tellement  de  pressions  sociales  qu'ils  ont  peur  de  dire  les  choses.  La parole  libre,  c'est  la  liberté  intérieure  qui  s'exprime,  tout  simplement.  C'est  la  liberté  de  conscience,  qui  fonde  toute  civilisation.  Aujourd'hui,  beaucoup  de  gens  ont  l'impression  qu'on  n'a  pas  le  droit  de  parler  de  Dieu,  que  Dieu  est  le  sujet  tabou  par  excellence.  Or,  c'est  un  sujet  qui  fonde  l'humanité.  On  n'a  jamais  vu  un  bonobo  prier,  mais  depuis  toujours,  on  a  vu  des  hommes  prier.  Faire  comme  si  cela  n'existait  pas,  c'est  réduire  l'humanité  à  une  expression  organique  et  biologique,  c'est  une  perte  d'humanité

Est-ce  que  l'Église  n'a  pas  parfois  tendance  à  ressentir  la  laïcité  comme  une injonction à ne pas entrer en  conflit  avec  les  valeurs  dominantes?

  Dans  un  pays  comme  le  nôtre,  où  la  parole  est  libre,  il  faut  avoir  l'audace  de  parler.  D'ailleurs,  les  gens  sont  BIOÉTHIQUE  "NE  PAS  MÉPRISER  L'AVIS  DES  FRANÇAIS"  Dans  les  débats  sociétaux,  il  y  a  chez  beaucoup  de  catholiques  la  tentation  de  baisser  les  bras,  de  se  dire  qu'on  est  battu  d'avance  par  ces  mouvements  inéluctables  ...  Ce  n'est  pas  ce  que  je  sens.  Les  gens  me  semblent  au  contraire  intéressés,  passionnés.  Ils comprennent  que  nous  sommes  aujourd'hui  à  la  croisée  des  chemins.  Nous  avons  devant  nous  deux  types  de  société,  celle  que  nous  défendons  depuis  toujours,  à  savoir  une  société  fondée  sur  la  fraternité  dont  la  valeur  du  droit  s'appuie  sur  la  défense  du  plus  faible.  Et puis  une  société  individualiste  fondée  sur  l'autonomie,  c'est-à-dire  l'indépendance  absolue.  En  réalité,  ça  n'existe  pas,  nous  sommes  tous  interdépendants.  Quand  vous  allez  acheter  votre  baguette,  est-ce  vous  qui  avez  cultivé  le  blé,  est-ce  vous  qui  avez  transformé  le  blé  en  farine,  est-ce  vous  qui  avez  pétri  le  pain?  Non,  évidemment,  car  nous  dépendons  les  uns  des  autre  reconnaissants lorsqu’on  a  une  parole  libre.  Mais  il  y  a  aussi  le  respect  des  personnes  à  qui  on  s'adresse.  Je  prie  tous  les  jours  pour  être  chrétien,  c’est-à-dire  apprendre  à  aimer  mes  ennemis.  C’est difficile.  Ce  qu'il  faut  rechercher  c'est  cette  articulation  entre  la  bienveillance  pour  la  personne  à  laquelle  on  s'adresse  (même  si  l'on  n'est  pas  du  tout  d'accord  avec  elle)  et  la  nécessaire  liberté  de  parole. 

Il y  a  un  sujet  clivant  parmi  les  catholiques  aujourd'hui,  celui  des  migrants.  Le  discours  ecclésial  est  très  focalisé  sur  l'accueil  et  beaucoup  de  catholiques  ont  le  sentiment  qu'il  ne  prend  pas  assez  en  compte  les  fragilités  de  la  société  française...

 C'est  une  question  complexe.  Il  y  a  d'abord  les  migrants  qui  sont  là.  Les  chrétiens  vont  à  leur  rencontre,  leur  apportent  des  vêtements  ou  à  manger.  C'est  normal,  c'est  profondément  évangélique.  Cela ne  veut  pas  dire  qu'on  valide  tout,  mais  on  ne  peut  pas  faire  comme  si  ces  gens  n'étaient  pas  là.  Ensuite, la question  est:  pourquoi  ces  gens  viennent-ils?  Il  y  a  des  réfugiés  qui  ont  quitté  leur  pays  parce  qu'ils  étaient  en  danger  de  mort,  et  puis  il  y  a  une  autre  forme  d'immigration:  de  nombreux  Africains  viennent  chez  nous  persuadés  que  c'est  un  eldorado,  quelquefois  mandatés  par  leur  famille,  pour  leur  envoyer  de  l'argent  qui  leur  permettront de vivre confortablement chez eux. mettra  de  vivre.  Et  ils  sont  donc  prêts  à  risquer  leur  vie,  car  ils  sont  "en  mission".  Mais  ils  préféreraient  rester  chez  eux  ...  La  question  qui  se  pose,  c'est  donc  comment  aider  ces  pays  à  utiliser  leur  formidable  potentiel  et  permettre  à  ces  gens  d'être  heureux  chez  eux,  tout  simplement.  Mais  l'Église  parle  assez  peu  d'aide  au  développement  et  beaucoup  plus  d'intégration  et  d'ouverture  des  frontières.  Dès  que  les  politiques  veulent  restreindre  l'immigration,  des  voix  d'Église  s'y  opposent.  .. 

Les associations sur  le  terrain,  qui  rencontrent  les  migrants,  sont  forcément  marquées  par  la  relation  personnelle.  Après, il  y  a  la  réflexion  politique.  Il fut  un  temps  où  la  France  était  capable  d'intégrer  assez  facilement,  parce  qu'elle  reposait  sur  des  valeurs  communes.  Aujourd’hui, c’est le  règne  de  l'autonomie,  il  n'y  a  plus  de  valeurs  communes.  On voit bien  qu'on  a  totalement  raté  l'intégration  des  populations  qui  sont  arrivées  dans  les  années  1960  et  1970,  débouchant  sur  la  ghettoïsation  et  le  communautarisme.  La  question,  ce  n'est  pas  l'immigration,  c'est  le  fait  qu'en  France,  nous  n'avons  plus  de  valeurs  assez  fortes  pour  intégrer.  Le  seul  moyen  de  retrouver  ces  valeurs,  n'est-il  pas  de  renouer  avec  notre  identité  chrétienne?  Je  suis  bien  persuadé  que  nos  fondements  viennent  de  là,  mais  il  ne  suffit  pas  que  j'en  sois  persuadé.  Le  seul  moyen  de  faire  passer  ce  message,  c'est  de  le  vivre.  Quand  les  chrétiens  vivront  l'Evangile,  il  n'y  aura  plus  besoin  d'expliquer  quoi  que  ce  soit.  Est-ce  que  nos  paroles  sont  crédibilisées  par  la  manière  dont  on  vit?  Est-ce  que  je  vis  ce  que  je  dis?  Si  les  chrétiens  divorcent  comme  les  autres,  avortent  comme  les  autres,  comment  voulez-vous  que  l'on  soit  crédible?  Je  crois  que  ces  valeurs-là  ne  seront  accueillies  que  lorsque  nous  vivrons  tous,  et  moi  le  premier,  les  vraies  valeurs  de  l'Évangile.  Il  y  a  en  France  une  inquiétude  assez  forte  vis-à-vis  de  l'islam  et  souvent  une  incompréhension  devant  un  discours  ecclésial  qui  semble  angélique.  ..  Si  nous  ressentons  une  insécurité  culturelle,  c'est  parce  que  notre  culture  ne  vaut  plus  un  clou,  c'est  tout.  Encore  une  fois,  si  nous  sommes  sûrs  de  notre  foi,  de  notre  culture,  qu'est-ce  que  nous  avons  à  craindre?  Que  les  musulmans  découvrent  le  Christ?  Dix  pour  cent  de  nos  catéchumènes  viennent  de  l'islam  ...  Ça  reste  une  goutte  d'eau  par  rapport  aux  conversions  à  l'islam  qui  ont  lieu  dans  les  banlieues  ...  Ces conversions  à  l'islam  ne  sont  bien  souvent  pas  le  fruit  d'un  chemin  spirituel 

...  Si  nous  avions  le  courage  d'être  ce  que  nous  sommes,  c'est-à-dire  de  vivre  l'Évangile,  il  n'y  aurait  pas  cette  insécurité  culturelle.  Il y  a  quand  même  une  étude  de  l'Institut  Montaigne,  "Un  islam  de  France  est  possible",  qui  constate  que

BIOÉTHIQUE  "NE  PAS  MÉPRISER  L'AVIS  DES  FRANÇAIS"

Dans  les  débats  sociétaux,  il  y  a  chez  beaucoup  de  catholiques  la  tentation  de  baisser  les  bras,  de  se  dire  qu'on  est  battu  d'avance  par  ces  mouvements  inéluctables  ...

Mais  l'Église  parle  assez  peu  d'aide  au  développement  et  beaucoup  plus  d'intégration  et  d'ouverture  des  frontières.  Dès  que  les  politiques  veulent  restreindre  l'immigration,  des  voix  d'Église  s'y  opposent.

 ..  Les  associations  sur  le  terrain,  qui  rencontrent  les  migrants,  sont  forcément  marquées  par  la  relation  personnelle.  Après, il  y  a  la  réflexion  politique.  Il  fut  un  temps  où  la  France  était  capable  d'intégrer  assez  facilement,  parce  qu'elle  reposait  sur  des  valeurs  communes.  Aujourd'hui,  c'est  le  règne  de  l'autonomie,  il  n'y  a  plus  de  valeurs  communes.  On  voit  bien  qu'on  a  totalement  raté  l'intégration  des  populations  qui  sont  arrivées  dans  les  années  1960  et  1970,  débouchant  sur  la  ghettoïsation  et  le  communautarisme.  La  question,  ce  n'est  pas  l'immigration,  c'est  le  fait  qu'en  France,  nous  n'avons  plus  de  valeurs  assez  fortes  pour  intégrer.  Le  seul  moyen  de  retrouver  ces  valeurs,  n'est-il  pas  de  renouer  avec  notre  identité  chrétienne?  Je  suis  bien  persuadé  que  nos  fondements  viennent  de  là,  mais  il  ne  suffit  pas  que  j'en  sois  persuadé.  Le  seul  moyen  de  faire  passer  ce  message,  c'est  de  le  vivre.  Quand  les  chrétiens  vivront  l'Evangile,  il  n'y  aura  plus  besoin  d'expliquer  quoi  que  ce  soit.  Est-ce  que  nos  paroles  sont  crédibilisées  par  la  manière  dont  on  vit?  Est-ce que  je  vis  ce  que  je  dis?  Si  les  chrétiens  divorcent  comme  les  autres,  avortent  comme  les  autres,  comment  voulez-vous  que  l'on  soit  crédible?  Je  crois  que  ces  valeurs-là  ne  seront  accueillies  que  lorsque  nous  vivrons  tous,  et  moi  le  premier,  les  vraies  valeurs  de  l'Évangile.  Il  y  a  en  France  une  inquiétude  assez  forte  vis-à-vis  de  l'islam  et  souvent  une  incompréhension  devant  un  discours  ecclésial  qui  semble angélique. 

..  Si  nous  ressentons  une  insécurité  culturelle,  c'est  parce  que  notre  culture  ne  vaut  plus  un  clou,  c'est  tout.  Encore une  fois,  si  nous  sommes  sûrs  de  notre  foi,  de  notre  culture,  qu'est-ce  que  nous  avons  à  craindre?  Que les  musulmans  découvrent  le  Christ? 

… Dix pour  cent  de  nos  catéchumènes  viennent  de  l'islam 

...  Ça  reste  une  goutte  d'eau  par  rapport  aux  conversions  à  l'islam  qui  ont  lieu  dans  les  banlieues  ...  Ces  conversions  à  l'islam  ne  sont  bien  souvent  pas  le  fruit  d'un  chemin  spirituel

  ...  Si  nous  avions  le  courage  d'être  ce  que  nous  sommes,  c'est-à-dire  de  vivre  l'Évangile,  il  n'y  aurait  pas  ce cette  insécurité  culturelle.

 Il  y  a  quand  même  une  étude  de  l'Institut  Montaigne,  "Un  islam  de  France  est  possible",  qui  constate  que  28  %  des  mua11lmans  et  50  %  des  moins  de  25  ans  sont  en  état  de  sécession  vis-à-vis  de  la  société  française...  Oui,  je  connais  ces  chiffres.  Mais  je  porte  dans  le  cœur  l'espérance  qui  est  constitutive  de  notre  foi  et  je  pense  que  l'espérance  est  plus  forte  que  toutes  les  analyses  que  vous  aurez 

...  Marie  était  au  pied  de  la  croix. 

… Que  pouvait-elle  espérer,  franchement? 

… Vous  pouvez  me le  dire?

  Vous savez,  on  a  été  massacrés  trente-six  fois,  nous  autres  chrétiens,  cela  se  reproduira,  mais  même  massacrés,  les  chrétiens  se  relèvent,  toujours.  Ce  n'est  pas  très  encourageant.  ..  Et  alors?  Le  message  chrétien  passera  et  vous  serez  au  ciel,  donc le  dire?  Vous  savez,  on  a  été  massacrés  trente-six  fois,  nous  autres  chrétiens,  cela  se  reproduira,  mais  même  massacrés,  les  chrétiens  se  relèvent,  toujours

Ce  n'est  pas  très  encourageant.

 ..  Et  alors?  Le  message  chrétien  passera  et  vous  serez  au  ciel,  donc,  où  est  le  problème?  Il  y  a  eu  trois  déchristianisations  en  France,  il  y  a  toujours  des  chrétiens  en  France.  Celle  qui  se  passe  aujourd'hui  est  bien  faible  par  rapport  au  passé;  notre  société  est  profondément  chrétienne,  elle  est  marquée  par  des  valeurs  chrétiennes  qu'elle  va  redécouvrir.  Mais  encore  faut-il  qu'on  soit  capable  de  transmettre  ce  message,,  où  est  le  problème?  Il  y  a  eu  trois  déchristianisations  en  France,  il  y  a  toujours  des  chrétiens  en  France.  Celle  qui  se  passe  aujourd'hui  est  bien  faible  par  rapport  au  passé;  notre  société  est  profondément  chrétienne,  elle  est  marquée  par  des  valeurs  chrétiennes  qu'elle  va  redécouvrir.  Mais  encore  faut-il  qu'on  soit  capable  de  transmettre  ce  message, et de le vivre, surtout.

EN BREF : Le figaro 16 juillet 2018

Pour les experts et hauts fonctionnaires des Arvernes, Emmanuel Macron ne peut redresser durablement la situation économique de la France qu'à une condition : réduire drastiquement la dépense publique.

Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, d'économistes, de professeurs d'université et de chefs d'entreprise.

L'économie est au cœur du macronisme. S'inscrivant dans une tradition bien établie au sein des élites dirigeantes, faisant écho à la célèbre formule de Bill Clinton «it's the economy, stupid», il est bâti sur le postulat suivant: aller mieux, pour la France, c'est d'abord et avant toute chose une économie en meilleure santé. Dans cette veine, nombreux commentateurs se plaisent à présenter le chef de l'État comme un «manager», le «patron de la start-up nation», etc.

Disons-le sans ambages : on ne peut que souhaiter que l'économie française se redresse, tant elle est en piteux état, et à ce titre, il faut ardemment espérer la réussite de l'équipe dirigeante en place. Hélas, après un an d'exercice du pouvoir, si l'on se risque au jeu des prévisions, jeu auquel, dit-on, seuls les météorologistes ont plus rarement raison que les économistes, un constat sévère se profile : même en l'absence d'une crise majeure qui, tel le cygne noir, ne peut être anticipée, le quinquennat est déjà insusceptible d'améliorer quatre grandeurs économiques structurantes de l'économie française.

Le chômage, d'abord, ne baissera pas. Établi au premier trimestre 2018 à 9,2 % (en légère hausse de 0,2 %), il était de 10,5 % en 2015, et de 9 % fin 2017. Quels que puissent être les efforts réalisés en matière de marché du travail - qui vont dans le bon sens - la France a un taux de chômage naturel de l'ordre de 8,5 à 9 %. Ce taux de chômage résulte d'une série de facteurs (productivité du travail, état de la négociation salariale, adéquation entre l'offre et la demande de travail) sur lesquels il n'est pas possible d'agir significativement à court terme et en tout état de cause dans le temps d'un quinquennat.

La dette publique, ensuite, restera proche des 100 % rapportés au PIB. Elle s'établissait à 97 % du PIB fin 2017, en hausse de 0,4 point en un an. L'amélioration du déficit, la Cour des comptes l'a bien montré, résulte d'un surcroît de recettes de 14 milliards en 2017. Mais ce surcroît est le résultat d'une conjoncture économique exceptionnellement favorable, d'autant moins susceptible de perdurer que l'on en discerne la fin et que le cycle américain, directeur, est forcément en fin de course. Dans ce contexte, les finances publiques, à moins d'entamer enfin une vraie réduction de la dépense publique, seront fatalement prises en étau entre des recettes moins dynamiques liées à une conjoncture moins favorable d'une part, et une remontée des taux d'intérêt et donc de la charge de la dette qui est également inéluctable - bien que sa vitesse ne puisse être définie - mais qui pourrait s'accélérer si une équipe de « faucons » prend la tête de la BCE.

La dévaluation est impossible compte tenu de l'appartenance à l'euro, qui reste surévalué pour notre industrie.

Le déficit extérieur restera élevé, symptôme d'un pays non compétitif. Il s'établit à 38 milliards d'euros en 2017, contre 26 milliards en 2016. Son creusement résulte des mêmes raisons qui l'ont déjà creusé avec la relance de 1981 : les Français consomment des produits étrangers car l'appareil productif français n'est pas capable de répondre à leurs besoins. Là encore, notre économie n'a pas de marges. La dévaluation est impossible compte tenu de l'appartenance à l'euro, qui reste surévalué pour notre industrie. La montée en gamme, inéluctable et urgente afin d'améliorer la compétitivité « hors prix », prendra du temps et ne pourra produire ses effets que dans quelques années.

Enfin, les impôts et taxes resteront très élevés. En 2017, du fait de recettes plus dynamiques que prévu, le taux de prélèvement obligatoire a atteint le record de 45,3 % rapporté au PIB. Là encore, l'économie française est piégée : avec des taux d'intérêt en hausse, une dépense publique inentamée, il sera impossible de réduire les prélèvements obligatoires… brisant ainsi toute possibilité d'accélération de la croissance, et maintenant un cercle vicieux : dette / coût de la dette / dépenses publiques élevées / prélèvement obligatoires dissuadant l'activité / activité en berne...

De tout ceci, quelques conclusions émergent. L'économie française, si rien n'est fait, est en train de manger son pain blanc, et un retournement de conjoncture aura des effets dramatiques, pour elle et pour la zone euro. Ensuite, il y a bien un grand absent au cœur de la stratégie économique du gouvernement, qui demeure fondamentalement keynésienne : la réduction de la dépense publique. Le quinquennat économique est déjà raté. Il est encore temps de préparer la suite.

ZONE MILITAIRE

Paris envisagerait une opération pour déminer le port d’Hodeïda, au Yémen

Depuis trois jours, les forces gouvernementales yéménites, avec le soutien de la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite, ont lancé une offensive pour prendre le contrôle de la ville portuaire d’Hodeïda, actuellement tenue par les rebelles Houthis.

Cette ville de près de 600.000 habitants (en compatant ses environs) est stratégique dans la mesure ou 4/5e des biens de première nécessité importés au Yémen transitent par son port. Aussi, ce dernier est capital pour acheminer l’aide humanitaire dont 22 millions de Yéménite ont besoin.

Le 15 juin, après des bombardements intenses assurés par la coalition arabe contre les positions tenues par les rebelles Houthis, les forces yéménites ont indiqué avoir pris le contrôle de l’aéroport de la ville.

Évidemment, étant donné son importance, le sort du port d’Hodeïda préoccupe les Nations unies et les organisations humanitaires.

 « Nous ne sommes pas en train de nous approcher du port [et] nous n’avons pas l’intention de détruire l’infrastructure », a assuré Khaled Alyemany, le ministre yéménite des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à New York. « Le port est totalement en dehors des opérations, aujourd’hui », a-t-il insisté.

Cela étant, pour la coalition arabe, il ne fait guère de doute que le port d’Hodeïda est un point d’entrée pour les armes iraniennes destinées aux Houthis. En outre, il servirait également de point de départ à des attaques rebelles contre le trafic maritime en mer Rouge.

Le 13 juin, le Quai d’Orsay a indiqué que le président Macron, après s’être entretenu avec Mohammed ben Zayed, prince héritier d’Abou Dabi, avait « évoqué la situation politique et militaire au Yémen, et notamment à Hodeïda » et « appelé les parties prenantes à la retenue et à la protection des populations civiles. »

 « La France rappelle que seule une solution politique négociée, y compris à Hodeïda, permettra de mettre fin de manière durable à la guerre au Yémen et d’arrêter la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans ce pays », a insisté la diplomatie française.

Mais il est question d’aller plus loin. Un responsable émirati a confié, à l’agence Reuters, que la France aurait « accepté d’apporter une assistance en matière de déminage dans le cadre de l’opération militaire lancée par la coalition sunnite pour reprendre la ville d’Hodeïda. » Et d’ajouter : « Les États-Unis ont rejeté pour leur part la requête d’Abou Dhabi qui leur demandait des moyens de renseignement, de surveillance aérienne, de reconnaissance et de déminage. »

Plus tard, le ministère des Armées a confirmé qu’une telle opération était dans les tuyaux. « Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre », a-t-il commencé par préciser.

Toutefois, le quotidien Le Figaro a affirmé que des membres des forces spéciales françaises étaient déjà présents au Yémen, aux côtés des troupes émiraties.

 « Deux sources militaires contactées par Le Figaro révèlent également que des forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des Émiriens au Yémen », a en effet révélé le quotidien, dans son édition du 16 juin.

Pour autant, « l’actualité sur le terrain nous convainc de la nécessité que la communauté internationale prête une attention toute particulière à la question de l’accès humanitaire » et une « action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude », a expliqué le minstère des Armées, sollicité par l’agence Reuters.

Si le feu vert à une telle opération est donné, alors elle ne serait pas la première intervention des forces françaises au Yémen. En 2015, le Bâtiment de projection et de commandement [BPC] Dixmune, engagé dans la mission « Jeanne d’Arc » avec la frégate Aconit, avait été sollicité pour évacuer des ressortissants étrangers, dont des Français, depuis le port de Balhaf, dans l’est du pays.

En bref : The Times of Israël

Fuite chimique près de la mer Morte : des routes fermées et des habitants reclus.

dans une usine du sud d'Israël

Les résidents de la région de la mer Morte ont reçu l’ordre de rester enfermés, vendredi après-midi, alors que les services d’urgence s’efforcent de contenir une fuite de bromure dans une usine avoisinante.La police a fermé certaines parties de la Route 90 à la circulation en raison de cette fuite et elle a donné pour instruction aux résidents des communautés de Neot Hakikar et de Neve Zohar se rester à l’intérieur des habitations jusqu’à nouvel ordre.

Cette fuite part d’un réservoir de 17 tonnes de bromure. Les sapeurs-pompiers et les services d’urgence se trouvent sur les lieux pour sceller le réservoir et empêcher la propagation de cette fuite chimique.

EN BREF : HUFFPOST

Trump accusé d'avoir détourné l'argent de sa fondation à des fins personnelles

L'Etat de New York demande la dissolution de la Fondation Donald Trump.

INTERNATIONAL - La procureure générale de l'Etat de New York accuse Donald Trump d'avoir détourné l'argent de sa fondation à des fins personnelles et a entamé une action judiciaire pour obtenir la dissolution de la-dite fondation, révèle le New York Times jeudi 14 juin.

"Comme le montre l'enquête, la Fondation Trump n'était guère plus qu'un chéquier pour régler les dépenses de Trump et de ses entreprises à des organisations non lucratives, quelles que soient leur raison d'être et leur légalité", a déclaré ce jeudi 14 juin la procureure, Barbara Underwood, dans un communiqué.

Dans un série de tweets, le président américain a réagi illico, en qualifiant de "ridicules" les poursuites contre sa fondation. "Les miteux démocrates de New York (...) font tout pour me poursuivre par rapport à ma fondation", a-t-il réagi, en expliquant qu'il ne "chercherait pas d'accord à l'amiable" dans cette affaire.

La procureure a indiqué avoir assigné en justice le président et les trois enfants issus de son premier mariage, Donald Jr., Eric et Ivanka, tous trois membres du conseil de direction de fondation, pour "conduite illégale récurrente".

Dans l'assignation enregistrée devant la Cour suprême de l'Etat de New York, Donald Trump est accusé d'avoir utilisé l'argent de la fondation pour payer de nombreux frais personnels et promouvoir ses hôtels et autres entreprises.

Selon la procureure, l'enquête a aussi montré que la fondation avait levé "plus de 2,8 millions de dollars" afin de peser sur la campagne présidentielle de 2016, "sous le contrôle de dirigeants de l'équipe de campagne de Trump", en violation des lois américaines. L'Etat de New York demande la dissolution de la fondation et la restitution de 2,8 millions de dollars.

Elle demande aussi à ce que le président américain soit interdit de diriger une organisation à but non lucratif à New York pendant 10 ans, tandis que ses enfants seraient interdits eux d'en diriger pour un an.

 

EN BREF 20 MINUTES

Fête de la musique : Pour la première fois, l'Elysée organise un concert de musique électro.

FESTIVITES Au programme ? Kavinsky, qui a notamment signé « Night Call », tube de la bande originale de « Drive », film de Nicolas Winding Refn, et Busy P, alias Pedro Winter, premier manager de Daft Punk et producteur de talents comme Cassius et SebastiAn…

Une grande première pour l'Elysée. Pour la Fête de la musique jeudi, de 20 heures à minuit, un concert de musique électro sera organisé dans la cour d’honneur, ouvert à tous sur simple inscription en ligne, a indiqué la présidence.

 « Nous ouvrons les portes de l’Elysée pour célébrer cet événement populaire par un concert festif auquel pourront assister plus de 1.500 personnes », explique l’Elysée. Les amateurs peuvent s’inscrire sur ce site. Emmanuel Macron, qui reviendra d’un voyage en Bretagne mercredi et jeudi, pourrait y faire une apparition avec son épouse Brigitte, précise l’Elysée.

Célébrer la French Touch

L’an dernier, l’Elysée avait tweeté « venez vite », ouvrant ses portes à tous ceux qui voulaient assister au concert de la Garde Républicaine dans la cour, le jour même de la formation du second gouvernement d’Edouard Philippe. Le chef de l’Etat et son épouse étaient venus saluer les spectateurs surpris. De précédents présidents avaient déjà organisé des concerts à l’Elysée mais sur invitation : Véronique Sanson sous Jacques Chirac et Julien Clerc sous François Mitterrand. Un concert de musique électro sera une première. Ce choix, explique la présidence, reflète l’importance des artistes français dans ce style de musique - la « French Touch » - avec des stars internationalement reconnues comme David Guetta et Daft Punk.

Kavinksy, Busy P, et bien d’autres

Le concert de jeudi réunira deux grands noms de l’électro : Kavinsky, qui a notamment signé Night Call, tube de la bande originale de Drive, film de Nicolas Winding Refn, et Busy P, alias Pedro Winter, premier manager de Daft Punk et producteur de talents comme Cassius et SebastiAn.

EN BREF :  THE TIMES OF ISRAËL

Gault et Millau : 143 restaurants israéliens distingués par l’édition 2018

Le célèbre guide français a pris le temps -11 mois - pour goûter et regoûter aux plats de la "très colorée" cuisine israélienne

« La scène (culinaire) israélienne s’épanouit, » affirme, enthousiaste, Kevin Sellem, directeur-général du guide Gault et Millau Israël, à Time Out Israel.

Il détaille le système de notation pratiqué par le guide français présent dans le peloton de tête des critiques gastronomiques français depuis 1972 :

« L’excellence gastronomique occupe 70 % du score et concerne uniquement la nourriture. Le service, l’originalité, le rapport qualité/prix, l’ambiance, etc. Les 30 % restants. Nous recherchons une haute qualité de produits et de produits locaux. Même si le genre n’est pas local – comme le thaï, ou quelque chose d’asiatique – nous voulons voir l’utilisation de produits locaux. C’est une marque d’approbation française ».

Pour les besoins du guide, 215 restaurants ont été « testés anonymement » parfois à plusieurs reprises, et ce pendant presque un an. Seuls les 142 meilleurs sont présentés dans le guide, qui prend le parti de ne pas écrire de critiques sur les restaurants dont il n’a pas apprécié les plats. « Nous ne présentons pas les endroits qui ne respectent nos normes, » explique Sellem.

EN BREF : HUFFPOST

Aquarius : Comment se passe la prise en charge des migrants arrivés à Valence

AQUARIUS - Après une semaine d'errance et d'incertitude en Méditerranée, les 630 migrants secourus à bord de l'Aquarius le 10 juin au large de la Libye sont finalement arrivés à Valence, en Espagne ce dimanche 17 juin dans la matinée. C'est donc une première étape qui s'achève, mais également le début d'un nouveau parcours, sans doute plus long.

Ce dimanche, plusieurs centaines de bénévoles de la Croix Rouge mais également du personnel des autorités de Valence participent au dispositif "L'Espérance de la Méditerranée", mis en place dans le port de Valence.

Selon un premier bilan fait par les autorités de Valence, 135 personnes avaient été recensées par les autorités à 12h15, dont 127 hommes, 7 mineurs non accompagnés et une femme enceinte. Elle a été amenée à l'hôpital, avec quinze autres personnes pour des insuffisances respiratoires, des douleurs à la cage thoracique et des fractures diverses.

Un kit d'urgence

Les migrants débarqués par groupe de 5 personnes, passent tout d'abord une première inspection sanitaire, réalisée par les membres de la Croix Rouge. Ils reçoivent un kit d'urgence comprenant des vêtements, de la nourriture et des produits d'hygiène basiques (une serviette, un peigne, une brosse à dents) ... et la plupart du temps aussi des chaussures.

"Ils arrivent sans chaussures et sans chaussettes. Et ils en ont besoin car le chemin est long du bateau aux tentes" où sont réalisés les entretiens, explique à l'AFP Carmen Moreno, bénévole. Ils reçoivent aussi de l'eau, car même si le premier bateau est arrivé à l'aube, les débarquements se sont poursuivis sous un soleil de plus en plus fort.

Un premier examen médical

L'Aquarius et les deux navires italiens, le Dattilo et l'Orione, ont dû traverser des eaux agitées, qui les ont même obligés à modifier leur itinéraire et à passer à proximité des côtes corses. Un voyage difficile, qui n'a pas été sans conséquence sur l'état de santé des migrants, parmi lesquels se trouvent sept femmes enceintes, une centaine de mineurs, mais également des blessés.

Les migrants sont donc orientés vers des tentes situées sur le quai des croisiéristes du port de Valence, afin de subir un examen médical plus poussé. Ils peuvent suivre deux circuits différents, en fonction de leurs besoins : un "circuit vert" pour les personnes en bonne santé, envoyées directement à un entretien avec la police pour s'identifier avant de partir en bus vers un foyer. Et un "rouge" réservé aux enfants, aux femmes enceintes ou aux personnes nécessitant des soins et acheminées parfois vers un hôpital avant de partir aussi vers un centre d'hébergement.

Après le débarquement du Datillo, la Croix Rouge a cependant estimé que l'état de santé des migrants était "bon, par rapport à ce qui était attendu".

Établissement d'une fiche par les autorités

C'est la seule étape non-médicale de cette première journée en Espagne. Après l'examen médical, les autorités de Valence établissent une sorte de fiche d'état civil. Face à cette situation exceptionnelle, le gouvernement espagnol a accordé un permis de séjour de 45 jours aux migrants, qui devront ensuite régulariser leur situation.

L'inspecteur en chef du poste de police générale des Frontières Bernardo Alonso a indiqué ce dimanche que ce dispositif devait permettre à tous ceux qui le souhaitent de bénéficier de la protection internationale. La France a pour sa part affirmée qu'elle était prête à accueillir des migrants de l'Aquarius "qui répondraient aux critères du droit d'asile".

Nos agents sont déjà en train de lancer les premiers processus d'identification et l'établissement des documents des personnes arrivées à bord du Dattilo"

Redirigés vers des centres hospitaliers ou d'accueil

Les migrants nécessitant des soins particuliers sont ensuite amenés dans des centres hospitaliers, les autres rejoignent par bus les centres d'accueil mis en place par la Croix Rouge et les autorités.

EN BREF : L’OPINION

Valérie Pécresse : " Nous ne pouvons pas accuser l’Europe de toutes nos lâchetés "

Moins de deux semaines avant un conseil national de LR sur le sujet, la présidente de la région Ile-de-France dévoile dans l’Opinion sa vision de l’Union européenne

Les Républicains sont-ils encore un parti pro-européen ?

L’engagement européen est dans l’ADN de la droite qui est la mienne, une droite gaulliste à l’origine d’un certain nombre de grandes avancées européennes. De toutes les façons, nous n’avons plus le choix. Sans l’Europe, on n’existera pas face à Trump, la Chine, Poutine… Comme je suis gaulliste, je veux que la France soit forte, puissante et pèse sur le cours des choses. Sans l’Europe, nous ne pourrons devenir ce que nous devons être. Etre patriote, c’est donc être européen. C’est pourquoi à Libres ! nous avons appelé notre projet : « Patriotes et européens, pour une France forte dans une Europe puissante ». Ceux qui sont aujourd’hui eurosceptiques se trompent, ils refusent de voir ce que l’Europe peut nous apporter. Les Britanniques en font l’amère expérience.

La crise de confiance envers l’Europe est profonde. Comment y répondre ?

Si l’Europe a une part de responsabilité, nous ne pouvons pas accuser celle-ci de toutes nos lâchetés et de toutes nos erreurs. L’Europe apparaît tatillonne, bureaucratique, absurde avec ses normes et règles qui nous pourrissent la vie mais la bureaucratie est d’abord chez nous. Quand une directive européenne sort, les Allemands, les Danois, les Espagnols ne la surtransposent pas ! Si l’Europe est devenue ce qu’elle est, si on a le sentiment qu’elle nous impose ses réformes, si on a abouti à ce que le système européen soit contesté par des millions de Français, c’est qu’en amont, nous n’avons pas suffisamment pesé sur le cours des choses. Aujourd’hui, l’Europe est allemande et – ce n’est pas le moindre des paradoxes – britannique. En matière de concurrence, de commerce, ses positions ne sont pas les nôtres. L’influence française n’a fait que décliner au sein des instances européennes. Combien y a-t-il de directeurs généraux français à la Commission ? Pourquoi n’a-t-on pas forcé les énarques à faire un passage à Bruxelles ? Il ne faut pas s’étonner que, dans ces conditions, les directives ne soient pas conformes à notre vision du monde. Nous n’avons pas eu une stratégie d’influence en Europe. Or, le projet européen est vital pour notre souveraineté, notre indépendance, la protection de nos frontières, nos valeurs, nos modes de vie, nos emplois. Réinvestissons-le, débureaucratisons, engageons-nous à n’ajouter aucune norme aux directives européennes et rendons aux Etats, qui les exerceraient mieux, les compétences que l’Union s’est abusivement appropriées.

 « Je suis totalement contre le rétrécissement de l’UE et l’Europe des cercles concentriques. Mais l’élargissement n’est pas plus responsable »

EN BREF : MARIANNE

LE LIVRE D'HISTOIRE ENTRE AU PANTHÉON

La troisième édition du Prix du livre d'histoire contemporaine couronne Jean-Pierre Le Goff pour son exploration du contexte de Mai 68. Le Panthéon ! Pouvait-on rêver endroit plus symbolique.

  Le Panthéon  !  Pouvait-on rêver  endroit  plus  symbolique  pour  couronner  le  lauréat  du  Prix  du  livre  d'histoire  contemporaine  ?  Pour  la  troisième  année  consécutive,  ce  prix,  dont  Marianne  avait  l'honneur  d'être  partenaire,  était  remis  dans  le  cadre  du  festival  Quartier  du  livre  organisé  par  la  maire  du  V•  arrondissement  de  Paris,  Florence  Berthout. 

A l’approche  de  la  cérémonie  qui  célébrera,  l'entrée  de  Simone  Veil  en  ces  lieux  majestueux,  c'est  donc  sous  la  coupole  de  ce  temple  républicain  que  s'est  retrouvé  le  21  mai  un  aréopage  d'historiens  et  de  journalistes,  tous  réunis  par  le  même  besoin  de  mieux  connaître  le  passé  pour  mieux  comprendre  le  présent.  Sous  l'égide  de  l’ancien  président  du  Conseil  constitutionnel  Jean-Louis  Debré,  le  jury  était  composé  de  Luce  Perrot,  présidente  de  Lire  la  politique,  de  Cédric  Lewandowski,  président  de  Lire  la  société,  des  historiens  Jean  Garrigues,  Michèle  Cointet,  Annette  Wieviorka  et  Olivier  Forcade,  et  des  écrivains  et  essayistes  Catherine  Clément,  Jacques  de  Saint  Victor,  François  d'0rcival  et  François  Bazin,  ainsi  que  de  David  Madec,  administrateur  du  Panthéon,  et  de  Gaëtan  Bruel,  conseiller  au  ministère  des  Affaires  étrangères.  Ce  cénacle  a  couronné  Jean-Pierre  Le  Goff  et  son  livre  la  France  d'hier.  Récit  d'un  monde  adolescent  (Stock)  dans  lequel  ce  philosophe  et  sociologue  tente  de  faire  comprendre  «  de  l'intérieur»  le  climat  de  ces  années  50  qui  conduisirent  à  la  déflagration  de  Mai  68.  Loin  de  verser  dans  les  panégyriques  larmoyants  déclamés  un  demi-siècle  plus  tard  par  les  autoproclamés  héros  de  la  rue  Gay-Lussac, Jean-Pierre  Le  Goff  s'applique  à  disséquer  «  les  conditions  historiques  qui  ont  rendu  possible  l'événement».  Pour  remettre  en  perspective  l'affaissement  d'un  monde  ancien,  et  l'avènement  d'un  autre  qui  se  prétendait  (  déjà)  neuf,  fauteur  analyse  les  comportements  familiaux  et  sociaux,  les  débuts  de  la  grande  consommation  et  des  loisirs  de  masse,  le  quotidien  des  femmes,  ou  encore  l'irruption  du  yé-yé  ...  Une  exploration  que  Jean-Pierre  Le  Goff  conduit  avec  la  plume  alerte  et  souvent  ironique  qui  lui  est  propre  et  qui  avait,  notamment,  fait  le  succès,  il  y  a  déjà  vingt  ans,  de  Mai  68,  l'héritage  impossible  (La  Découverte).  De  Vatican  Il  à  Lénine  Au  palmarès  du  Prix  du  livre  d'histoire  contemporaine,  l'ouvrage  de  Jean-Pierre  Le  Goff  a  devancé  celui  de  Guillaume  Cuchet,  Comment  notre  monde  a  cessé  d’être  chrétien  (Seuil).  L'auteur, professeur  d'histoire  contemporaine  à  l'université  Paris-Est  -Créteil,  y  fait  œuvre  d'historien  bien  sûr,  mais  aussi  de  sociologue  et  presque  d'entomologiste  pour  analyser  le  recul  de  la  pratique  du  catholicisme  en  France.  Une  érosion  entamée  bien  plus  tôt,  certes,  mais  qui  prend  la  forme  d'un  véritable  effondrement  au  moment  du  concile  de  Vatican  IL  de  1962  à  1965.  Guillaume  Cuchet  remonte  à  la  fameuse  carte  du  chanoine  Boulard  qui  relevait  encore  94  %  de  baptêmes  et  25  %  de  pratiquants  réguliers  se  rendant  à  la  messe  chaque  dimanche  au  milieu  des  années  60.  Il passe  en  revue  de  façon  minutieuse  la  mécanique  d'un  recul  spectaculaire  qui  fait  décrocher  toute  une  génération  de  jeunes  et  conduit  de  nos  jours  seulement  30  %  des  enfants  à  être  baptisés  avant  l'âge  de  7  ans  et  ...  à  peine  2  %  de  nos  concitoyens  à  fréquenter  encore  l'office  dominical  régulièrement.  Enfin,  le  jury  a  placé  à  la  troisième  place  du  podium  la  biographie  Lénine,  l'inventeur  du  totalitarisme  (Perrin)  publiée  par  le  directeur  de  la  revue  Communisme  et  directeur  de  recherche  honoraire  au  CNRS  Stéphane  Courtois.  Un ouvrage  fouillé  et  érudit  qui  démontre  avec  force  détails  que  c'est  bien  à  Lénine,  et  non  à  Staline,  que  l'on  doit  le  basculement  du  monde  du  XXe  siècle  dans  l'horreur  du  totalitarisme,  car  c'est  bien  l'homme  de  la  révolution  d'Octobre  qui  posa  les  bases  de  la  dictature  soviétique:  centralisme  démocratique,  parti  unique,  police  politique,  goulag.  etc. 

EN BREF : L’EXPRESS

LA FARCE VELIB’

Des relations  conflictuelles  avec  l'ancien  prestataire  JCDecaux  à  la  conquête  ratée  de  la  capitale  par  Smovengo,  l'histoire  des  vélos  parisiens  a  déraillé.

Economie : LA  FARCE  VÉLIB'  Des  relations  conflictuelles  avec  l'ancien  prestataire  JCDecaux  à  la  conquête  ratée  de  la  capitale  par  Smovengo,  l'histoire  des  vélos  parisiens  a  déraillé.  depuis  le  début  de  l'année  2018,  la  mauvaise  pièce  du  Vélib'  se  joue  tous  les  jours  dans  les  rues  de  Paris.  Des  abonnés  qui  badgent  un  à  un  les  vélos  restant  bloqués  dans  les  bornes. Pendant  que  l'opérateur  essaie  de  son  côté  de  les  retirer.  Smoove,  vainqueur  de  l'appel  d'offres  du«  marché  de  vélos  en  libre-service  »,  au  nez  et  à  la  barbe  du  géant  mondial  de  l'affichage  JCDecaux,  semble  bien  mal  embarqué.  Alors  que  le  dispositif  aurait  dû  entrer  dans  son  rythme  de  croisière  à  la  fin  de  mars,  avec  1400  stations  électrifiées  sur  l'ensemble  de  l'agglomération  parisienne,  comme  le  prestataire  s'y  était  engagé  un  an  plus  tôt,  seule  la  moitié  d'entre  elles  sont  aujourd'hui  montées  et  à  peine  400  sont  reliées  au  réseau  électrique. 

Très en  retard  dans  son  déploiement,  le  nouveau  prestataire  du  Vélib'  s'attire  les  sifflets.  Et les  Parisiens  en  sont  pour  leurs  frais.  Comment   s'est   déroulée   cette   mauvaise tragédie ?  Qui  est  le  dindon  de  la  farce? 

Récit  d'un  fiasco  économique  en  quatre  actes  et  un  épilogue  (provisoire). 

  ACTE  I  févier 2016  Les  comptes  de  JC Decaux  paie-t-il  la  mairie  JCDecaux  paie-t-il  ses  relations  tendues  avec  la  mairie?  Possible.  En ce  début  2016,  rien  ne  va  plus  entre  l'opérateur  et  les  élus.  Dans  les  loges  de  !'Hôtel  de  ville,  beaucoup  reprochent  en  effet  la  gourmandise  du  prestataire,  lequel  aurait  pompé  une  partie  de  la  recette  publique.  Un  rapport  de  l'Inspection  générale  de  la  ville  met  le  feu  aux  poudres.  « L’équilibre  du  contrat,  fortement  modifié  par  trois  avenants  et  deux  transactions,  est  aujourd'hui  en  défaveur  de  la  ville»,  peut-on  lire  dans  l'audit  rendu  en  février  2016.  Deux éléments sont visés  :  le  périmètre,  à  savoir  «  l'extension  de  Vélib'  à  30  communes  limitrophes»,  et«  la  sous-estimation  objective  du  vandalisme».  Ces  deux  facteurs  ont  fortement  grevé  le  budget  du  service  réglé  par  la  mairie  à  JCDecaux  :  1,6  million  d'euros  en  plus  pour  le  vandalisme,  9  millions  pour  la  banlieue,  2,7  millions  pour  la  plateforme  d'appels  et  gestion  client.  Ainsi,  sur  la  période  2010-2015,  les  équipes  d'Anne  Hidalgo  évaluent  à  entre  «  11  et  20  millions  d'euros  le  gain  potentiel  pour  l'opérateur».  Un  vrai  trou  dans  les  comptes  de  la  ville.  «  Plus  le  service  s'étend,  plus  son  prix  augmente  »,  souligne  l'économiste  Frédéric  Héran,  auteur  du  livre  Le  Re·  tour  de  la  bicyclette  (La  Découverte).  «  Sur  un  marché  comme  celui  du  Vélib',  l'usager  règle  moins  de  20  %  des  frais  globaux.  C'est  la  ville  qui  paie  le  reste.  Or  le  système  coûte  cher  :  autour  de  3500  euros  par  vélo  et  par  an!  »,  poursuit  Frédéric  Héran.  Une  partie  de  la  majorité  actuelle  n'imagine  pas  que  JCDecaux,  développeur  de  l'affichage  urbain,  qui  a  conquis  les  trottoirs  de  la  capitale  (abribus,  sanisettes,  panneaux  d'informations)  sous  Jacques  Chirac  et  Jean  Tiberi,  poursuive  l'aventure  avec  les  soda·  listes.  « A  première  vue,  on  pourrait  croire  que  le  fiasco  Vélib'  est  un  règle·  ment  de  compte  politique.  Mais  c'est  avant  tout  une  affaire  financière»,  ex·  plique  un  acteur  confirmé.  Après  la  lune  de  miel  des  années  2010,  le  vent  du  divorce  commence  à  souffler,  d'au·  tant  que  la  ville  lance  un  nouvel  appel  d'offres  au  printemps  2016. 

ACTE  Il  MAI  2017

 La  conquête  calculée  de Smovengo  Sous  un  soleil  radieux,  à  deux  pas  de  la  place  de  la  République,  le  patron  d~  Smoove,  Laurent  Mercat,  chemise  a fleurs en guise de costume et large sourire  aux  lèvres,  triomphe.  En  ce  10  mai  2017,  il  fête  la  signature  du  contrat  entre  le  syndicat  Autolib'  Vélib'  Métropole  (SAVM),  regroupant  la  ville  de  Paris  et  une  soixantaine  de  communes  limitrophes,  et  le  consortium  Smovengo,  piloté  par  sa  -PME,  Smoove,  dans  lequel  on  retrouve  des  pointures  internationales  comme  Indigo  (parking,  stationnement,  location  de  vélos),  Mobivia  (ex-Norauto,  service  automobile)  et  Moventia  (spécialiste  espagnol  de  la  mobilité).  Le  Petit  Poucet,  avec  ses  3  millions  d'euros  de  chiffre  d'affaires,  vient  de  décrocher  le  gros  lot.  Un contrat de  quinze  ans  pour  une  valeur  estimée  à  700  millions  d'euros.  «  Le  marché  de  Paris  constitue  le  Graal  pour  une  entreprise  comme  nous  »,  nous  confie  Laurent  Mercat  à  l'issue  de  cette  journée  historique.

  Deal 

Après  un  appel  d'offres,  Anne  Hidalgo,  maire  de  Paris,  a  confié  à  Laurent  Mercat  et  au  consortium  Smovengo  le  marché  des  Vélib'  parisiens,  pour  700  millions  d'euros.  Ce  jour-là,  même  Marie-Pierre  de  La  Gon-trie,  présidente  sortante  du  SAVM,  ne  cache  pas  sa  satisfaction.  Le  nouvel  appel  d'offres  a-t-il  été  écrit  de  façon  à  se  passer  des  services  du  prestataire  sortant?  Beaucoup  d'observateurs  le  pensent.  «  Quand  on  regarde  la  pondération  des  critères,  on  voit  que  le  prix  compte  pour  40  %  de  la  note  finale»,  peste  un  cadre  de  JCDecaux.  Or  Smovengo  se  montre  très  agressif,  déclenchant  même  la  colère des  opposants  qui  l'accusent  de  dumping.

 Le montpelliérain  met  aussi  l'accent  sur  la  sécurité  de  son  vélo.  Il  faut  dire  que,  d'après  l'Atelier  parisien  d'urbanisme  (Apur),  «  l'équivalent  de  la  totalité  du  parc  est  volé  chaque  année,  soit  environ  19000  vélos».  Certes 91 %  d'entre  eux  sont  retrouvés,  mais  27  %  doivent  être  détruits,  car  non  réparables.  « Smoove axe  toute  sa  campagne  sur  la  sécurité  des  cycles.

EN BREF : PARIS MATCH

L'espace  public  n'est  pas  un  open  bar!  Notamment  pour  les  mecs  qui  viennent  avec  leurs  guimbardes  pourries!»  En  ce  lundi  matin,  dans  son  vaste  bureau  au  premier  étage  de  !'Hôtel  de  Ville,  la  maire  de  Paris,  entourée  de  son  équipe ,finalise  l'opération«  Paris  respire»:  le  1er  juillet,  le  cœur  de  la  capitale  sera  rendu  aux  piétons  le  temps  d'un  dimanche.  Elle  en  a  décidé  ainsi  et  n'en  déviera  pas.  La capitaine  tient  solidement  la  barre  alors  que  des  vents  contraires  soufflent  sur  la  mairie.  Dans  un  sondage  IFOP  paru  en  mars,  58  %  des  Parisiens  s'estiment  mécontents  de  leur  maire,  soit  10  %  de  plus  en  deux  ans.  Les  élections  municipale  ne  sont  qu'en  2020  mais,  dans  les  faits,  la  bataille  de  Paris  a  bel  et  bien  commencé.  Les  appétits  grandissent.  Et  le  procès  en  incompétence  de  celle  qui  a  succédé  à  Bertrand  Delanoë  en  2014  a  démarré.  Fermeture  des  voies  sur  berges  décriée,  crise  des  migrants,  fiasco  du  Vélib',  et  voilà  que  même  les  rats  s'invitent  dans  son  mandat  ...  Rares sont  les  semaines  où  Anne  Hidalgo  n'essuie  pas  la  critique.  Y  compris  quand  elle  se  rend  sur  le  terrain.  Ce jour-là,  elle  est  en  visite  sur  le  boulevard  de  Magenta  au  côté  des  agents  de  la  brigade  d'intervention  de  Paris  (BIP),  chargés  de  la  lutte  contre  les  incivilités.  Sur un  pas-de-porte,  un  homme  l'interpelle:  «  Paris  est  dégueulasse!»  Plus  de  70  %  des  Parisiens  se  plaignent  du  manque  de  propreté,  un  secteur  auquel  sont  pourtant  alloués  500  millions  d'euros  chaque  année.  Un  peu  plus  loin,  l'équipe  repère  des  gravats  de  chantier  qui  traînent  sur  le  trottoir;  le  responsable  est  verbalisé:  135  euros.  «  La  ville  doit  être  respectée»,  martèle-t-elle.  Anne Hidalgo assume crânement  sa  politique  de  sanctions.  Par nécessité  politique,  car  «  elle  sera  jugée  sur  sa  capacité  à  résoudre  des  problèmes  qui,  parfois,  prennent  d~  temps»,  explique  Rémi  Féraud,  patron  des  élus  PS  du  Conseil  de  Paris.  Et  parce  qu'il  est  dans  la  nature  de  cette  Andalouse  de  ne  jamais  reculer  devant  l'obstacle.  Jeune  inspectrice  du  travail  elle  n'hésitait  pas  à  monter  dans  des  grues  pour  faire  respecter  les  règles  de  chantier.«  Même  sous  la  pluie»,  sourit-elle  aujourd'hui.  Depuis  le  début  de  son  mandat,  les  épreuves  ne  l'épargnent  pas.  Elles  auraient  pu  l'éroder,  clics  renforcent  plutôt  un  caractère  déjà  bien  trempé.  Les  attentats  terroristes  l'ont  ainsi  profondément  marquée.  Dans  la  salle  de  cinéma  de  !'Hôtel  de  Ville,  l'horreur  de  la  sanglante  soirée  du  13  novembre  2015  ressurgit  lors  de  la  projection  privée  du  dernier  documentaire  de  Jules  et  Gédéon  Naudet,  "Fluctuât  nec  mergitur».  « Participer  à  ce  film  a  été  éprouvant,  le  voir  va  l'être  encore  plus»,  confie-t-elle  en  guise  d'introduction. On  prépare  discrètement  les  mouchoirs 

  Après  trois  heures  de  témoignages-chocs,  la  présence  de  son  mari,  l'ancien  député  Jean-Marc  Germain,  est  un  précieux  soutien.  «  Ces  attentats  ont  tout  bouleversé»,  souffle-t-elle.  Y  compris  dans  l’incarnation  du  mandat.  Considérée  parfois  avec  mépris  comme  la  «dauphine»  de  Bertrand  Delanoë,  elle  devient  dans  les  semaines  qui  suivent  la  «  maire  Courage»  qui  retrousse  ses  manches  pour  redresser  l'image  de  la  Ville  Lumière. 

Cet  été,  de  sa  fenêtre  avec  vue  sur  le  parvis  de  l’Hôtel  de  Ville,  Hidalgo  peut  se  réjouir  de  la  venue  en  masse  des  touristes  étrangers  qui  avaient  déserté  la  capitale.  Et  l'obtention  des  Jeux  olympiques  de  2024  a  signé  le  retour  en  grâce  de  Paris.  Evidemment, la  tragédie  a  laissé  des  traces.  La  sécurité  est  devenue  une  obsession.  Même  si  le  dispositif  de  surveillance  Sentinelle  a  été  allégé,  la  maire  en  est  convaincue:  «  On  ne  peut  pas  en  rester  là.»  Elle  s'apprête  à  confier  à  un  cabinet  indépendant  un  audit  sur  la  sécurité  dans  la  capitale  sans  totalement  fermer   la  porte  à  la  création  d'une  police  municipale.  La  tuerie  de  novembre  a  aussi  profondément  marqué  son  rapport  aux  Parisiens.  « Cette  ville  est  comme  un  organisme  vivant  et  se  manie  avec  délicatesse»,  confie-t-elle.  «  Le  bien-être des  Parisiens»,«  l'intérêt  des  Parisiens»:  des  expressions  qui  reviennent  en  boucle.  Aller  sur  le  terrain  est  devenu  son  mantra  et  son  agenda  est  un  casse-tête.  Sa  petite  paire  de  Repetto  bleues,  propice  aux  visites  de  proximité.  est  toujours-à  portée  de  main.  Rares  sont  les  semaines  où  elle ne coupe  pas  un  ruban.  Un jour  l'inauguration  de  la  place  Simone-Veil  près  de  la  gare  Saint-Lazare.  Un  autre,  une  fête  des  voisins,  Et.  toujours, la  distribution  de  bises  ...  L’opération reconquête  des  cœurs  est  lancée.  Et  ce  n'est  pas  un  luxe.  Anne Hidalgo,  qui  a  horreur  des  étiquettes,  s'est  vu  affubler,  ces  derniers  mois,  (k~  pires  traits  de  caractère:  «cassante».  "autoritaire,sectaire » ...  On l’a  même  surnommée«  Cruella,,!  Au Hollande bashing  a  succédé  le  «  Hidalgo  bashing.  Les campements  de  migrants  à  Pans?«  C’est  de  sa  responsabilité  de  demander  l'évacuation»,  accuse  le  ministre  de  l'Intérieur  Gérard  Collomb.  Avant  son  évacuation,  elle  a  préféré  se  rendre  tous  les  vendredis  après-midi,  en  métro,  au  camp  du  Millénaire dans  le  XIX•  arrondissement.  Un sourire  ici,  un mot  de  soutien:  la  fille  d’exilés  espagnols  ayant  fui  la  dictature  et  la  misère.

  «CASSANTE»,  AUTORITAIRE,«  SECTAIRE»  ...  ON  L'A  MÊME  SURNOMMÉE  CES  DERNIERS  MOIS,«  CRUELLA»! 

 Dans  son  bureau  de l’Hôtel  de  Ville,  155  mètres  carrés.  Plus grand  que  ceux  du  président  de  la  République  et  du  Premier  ministre.  pour se  réfugier  à  Lyon  dans  les  années  1960  affleure  sous  la  posture  de  la  maire.  Ce  cap  d'un  Paris  «  humaniste  et  solidaire»,  elle  veut  Je  tenir.  Peu  importent  les  oppositions.  Treize ans  passés  dans  J'ombre  de  Delanoë  apprennent  la  patience  ...  et  une  endurance  en  acier.  La  croisant  un  jour  chez  sa  fille, l'académicien  Jean  d'Ormesson  lui  a  dit  avec  élégance:  «  Chère  Anne  Hidalgo, je  déteste  ce  que  vous  faites:»  Comme  souvent,  elle  a  répondu  d'un  simple  sourire  et  a repris sa  route.  « Mon  volontarisme  s'appuie  sur  un  projet  et  1~  vote  des  Parisiens»,  argue-t-elle.  Il  génère  aussi  une  certaine  hargne  tenace.  Retoquée par  le  tribunal  administratif,  la  piétonisation  des  voies  sur  berges  a  ouvert  une  brèche  dans  laquelle  ses  détracteurs  se  sont  engouffrés.«  Comment  peut-on  fermer  un  barreau  routier  sans  même  se  concerter  avec  les  communes  limitrophes?»  interroge  ainsi  Benjamin  Griveau,  Porte-Parole  du  gouvernement  et  favori  d'En  marche dans la course  à  la  Mairie  de  Paris.  « Il  n'existe  pas  de  ville  qui  génère  plus  de  contentieux»,  balaie  Hidalgo,  qui  croit  en  la  vertu  du  temps.  Fustigé sous  le  mandat  précédent,  le  développement  des  couloirs  de  bus  n'est-il  pas  finalement  rentré  dans  les  mœurs.

  Conjurer les impatiences pour montrer  que  Paris  tient  le  cap d’une ville alliant   attractivités, écologie  et  innovation  »  ~  c’est  le  défi  qu'elle  s'est  choisi.  Quitte  à  confondre  vitesse  et  précipitation.  Port  de  Javel  (XV•),  la  maire  part  en  croisière:  Vingt  minutes  de  balade  à  bord  de  la  Seat Bubble,  un  engin  qui  s'élève au-dessus des flots  quand  il  avance. Devenu en quelques semaine,  le  symbole  du  Paris  propre  et  futuriste.  Vous imaginez les  femmes taxi  volants  sur  la  Seine?  s’enflamme-t-elle. .Les femmes osent et,  parfois,  ça  dérange!» . Elle est prête à survoler Paris …en avion solaire !  Planer c’est bien, rouler c’est  mieux !.  Les cyclistes parisiens ont le morale dans les  pédales  et  toujours  pas  de vélo  depuis  que  le  contrat  Vélib’   a atterri entre les mains de la Socièté  Smovengo.  On est passé d’un d’un service qui fonctionnait et faisait la réputation dde Paris à quelque chose qui ne fonctionne plus du tout, se désespère Griveaux. C’est fort !  Anne  Hidalgo  a  beau  se  retrancher  derrière  le  code  des  marchés  publics,  on  sent  bien  chez  elle  la  gêne.  Elle  est  tenue  pour  responsable  du  fiasco.  Comme  elle  le  sera  si  le  service  de  voitures  en  partage  Autolib',  à  l'origine  d'une  dette  colossale,  venait  à  coûter  46  millions  d'euros  par  an  aux  communes  concernées  ..

 Pour  éviter  la  chute  libre,  la  maire  de  Paris  s'accroche  à  un  chiffre comme d’un parachute  à  une  écrasante  majorité  (88  % ).  Les parisiens se disent heureux de vivre  dans  la  capitale.  Par  ailleurs,  souligne  Emmanuel  Grégoire,  maire  adjoint  aux  finances,«  tous  les  budgets  sont  votés  et  la  majorité  tient».  Elle  va  en  effet  des  communistes  jusqu'aux  écologistes  et  passe  même,  par  les  marcheurs. Elle  dit  souvent:  "Les  partis je m’en  fous  !  »  confie  son  premier   adjoint,  Bruno  Julliard.  Hidalgo qui a déserté la scène nationale  répète  à  l'envi«  Mon  parti,  c’est  Paris.»  Oubliée l’  opposition  systématique  à  Emmanuel  Macron  ..  Sur les  JO  Paris  2024,  la  lutte  contre  le  réchauffement  climatique,  elle  affirme  être  «  dans  une  démarche  de  coproduction»,  parle  de  «  relation  fluide»  avec  le  chef  de  l'Etat.  «  Je  suis  une  sociale-démocrate  et  une  écologiste explique-t-elle. Je n’envisage pas de rejoindre En Marche,  explique-t-elle !  mais  çà  n'empêche  rien. En clair:  la  course  à l’électorat  Macronistes  est  lancée.  Griveaux prépare une  grande  marche  pour  l’automne  afin d’écouter  les  Pans1ens  et  de  nourrir  une  vision  qui  manque  tant  à  cette  ville».  Anne Hidalgo.  de son côté mise sur la mobilisation  des  Parisiens  à  partir  d'un  contenu».  D’où ses ballons d’essai  sur  la  gratuité  des  transports.  la sécurité.  Sur la culture.  la propreté,  «  les  efforts  commencent  à  payer, martèle-t-elle,  avant  de s’arrêter  en  plein  plaidoyer:  une  souris  est  en  tram  de  traverser  ventre  à  terre  son  bureau.  Rien n’est encore gagné.

 

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