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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

REVUE DE PRESSE DU 21 -24 JUIN 2018 21 et 22 juin 2018 spécial Paris

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REVUE DE PRESSE DU  21 -24 JUIN 2018 21 et 22 juin 2018 spécial Paris

21 et 22 juin 2018 spécial Paris

Monique Macalou

SOMMAIRE

J0URNAL

TITRE

PAGE

The Times Of Israël

Des militants juifs aident les familles séparées à la frontière américaine

2

Le Parisien

Pécresse dégaine son plan banlieue

4

 

Paris : partez avec les fauteuils de la Colline

6

Le journal de Paris

L'arrondissement de Rachida Dati va-t-il aussi se mobiliser

7

 

Fin d'Autolib' : Bolloré et Paris se renvoient la balle

9

 

Et maintenant, des trottinettes électriques en libre-service!

10

Figaro

Paris se prépare à rouler sans Autolib'

10

 

Hidalgo et Bolloré : les dessous d'une guerre sans merci

11

L’Opinion

Autolib' : course à la résiliation entre la mairie de Paris et Bolloré (J-B de Froment)

11

Le Monde

Autolib' : Marie Bolloré accable Anne Hidalgo

12

 

Agir à l'échelle européenne pour les réfugiés (A.Hidalgo)

13

Le Parisiens

Autolib’: Paris et sa banlieue ont résilié leur contrat avec Bolloré  

14

 

Aulnay-sous-Bois : quatre surveillants mis à pied pour avoir humilié un collégien handicapé

15

 

LCI.COM

Le prêtre qui a giflé un enfant suspendu de la célébration des mariages et baptêmes

17

EN BREF : THE TIME OF ISRAËL

Plusieurs groupes communautaires aident activement les enfants arrêtés suite à une nouvelle politique gouvernementale statuant que tous les migrants clandestins seront poursuivis

Lorsque Mary McCabe explique ce que sont les tribunaux de l’immigration américains aux enfants qui ont été séparés de leurs parents, elle tente d’établir des interactions.

Elle fait un dessin d’une salle d’audience et demande aux enfants d’identifier les individus qui se trouvent dans la pièce – comme le juge et les avocats – et de montrer où ils sont assis. Pour les plus jeunes, âgés de six ou sept ans, elle apporte avec elle une boîte de crayons ou un bloc à dessins pour les gribouillages.

Les plus âgés s’amusent parfois avec un jouet qui fait s’écouler de l’huile colorée dans de l’eau. Elle s’efforce de leur offrir une petite distraction leur permettant de mettre de côté une seconde le pourquoi de la séparation avec leurs parents – dont ils parlent avec elle – et ce qu’il va se passer après.

 « Je vais apporter des fournitures artistiques de manière à ce que lorsque nous parlons, il puissent les utiliser, qu’ils n’aient pas seulement à me regarder et à parler. Ils peuvent s’exprimer tout en faisant des coloriages », dit McCabe, avocate spécialiste de l’immigration à HIAS Pennsylvanie, une organisation juive d’aide aux réfugiés indépendante, partenaire distinct de l’agence nationale HIAS.

 « Même pour ceux qui sont plus âgés, lorsqu’ils évoquent quelque chose de bouleversant, ils peuvent jouer avec ça et ça les aide à se sentir moins mal », dit-elle du jouet à eau. « S’ils peuvent jouer et avoir quelque chose à tripoter, cela peut s’avérer par moments plus facile ».

HIAS Pennsylvanie est l’un des groupes Juifs intervenant activement dans l’aide aux familles qui ont été séparées à la frontière sud du pays sous les termes d’une nouvelle politique gouvernementale qui statue que chaque migrant clandestin franchissant la frontière américaine sera traduit en justice et placé en détention.

Les enfants ne pouvant pas être poursuivis avec les adultes, ils sont alors considérés comme enfants non-accompagnés et envoyés soit dans des foyers, soit des familles d’accueil. Ce sont plus de 2 300 enfants qui ont été séparés de leurs parents, selon le New York Times.

Le procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, lors d’une conférence de presse au ministère de la Justice, le 15 décembre 2017. (Crédit : Chip Somodevilla / Getty Images / AFP)

Les critiques de cette politique affirment que séparer de force parents et enfants indéfiniment est traumatisant et bien trop sévère. Les responsables du gouvernement – comme le président Donald Trump et le procureur-général Jeff Sessions — estiment que la mesure est nécessaire pour renforcer la sécurité à la frontière.

Mardi, Sessions a qualifié les comparaisons des séparations des familles avec les actions des nazis « de réelle exagération ».

McCabe et ses collègues ont appris à une douzaine d’enfants séparés, qui vivent dorénavant dans un foyer en Pennsylvanie, quels sont leurs droits légaux, quel est le processus de demande d’asile et la manière dont ils pourraient dorénavant revoir leurs parents. Elle s’est entretenue à ce sujet avec des enfants âgés de 6 à 15 ans.

 « Une petite fille de sept ans a dit : ‘Ma maman ne peut pas me parler, elle n’a plus de téléphone, elle ne peut pas me parler’, » se souvient McCabe. « Certains, plus âgés, souffrent également réellement… Ils fuyaient les violences des gangs ou du pays, ils sont souvent venus avec leur parent parce que leur parent avait également peur. Et souvent, l’aîné a peur que son parent soit expulsé ».

De nombreux groupes juifs se sont exprimés en défaveur de cette politique ainsi que d’autres organisations religieuses. Certains Juifs, sur la frontière sud et ailleurs, tentent de fournir une aide physique ou juridique aux migrants ou d’organiser la prise de parole d’autres Juifs locaux.

 « Il est manifeste que les Juifs ont des antécédents d’immigration et de déplacement à des moments où ils n’auraient pas voulu le faire, et qu’ils ont dû trouver des endroits où ils étaient les bienvenus », commente le maire Jonathan Rothschild de Tucson, dans l’Arizona, auprès de JTA. Sa ville est à une petite centaine de kilomètres de la frontière.

 « Il y a aussi une loi morale qui suit la religion », continue le législateur juif. « Il est impossible de ne pas avoir l’estomac retourné par les récits que nous entendons ».

La semaine dernière, 27 groupes juifs – notamment, dans une rare unanimité, les directions des quatre mouvements religieux majeurs juif américains – ont signé une lettre ouverte à Sessions rejetant la politique, disant qu’elle « sape les valeurs de notre nation et met en péril la sûreté et le bien-être de milliers de gens ».

« Je n’ai jamais vu quelque chose de pareil dans ce domaine depuis la sortie de la première ordonnance, » explique Mark Hetfield, président de l’organisation nationale HIAS, se référant à l’interdiction d’entrée dans le pays posée en janvier 2017 sur sept pays musulmans. Presque tous les groupes juifs américains s’y étaient aussi opposés.

Rothschild, un démocrate, estime que parce qu’une séparation familiale est le résultat d’une politique fédérale, il ne peut pas faire grand-chose directement pour l’entraver en tant que maire de Tucson. Mais il a signé un courrier conjoint, ce mois-ci, avec les maires de Los Angeles, de Houston et d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique, qualifiant cette politique de « cruelle », de « moralement répréhensible » et de « hautement contradictoire avec nos valeurs de décence et de compassion ».

Même si l’Arizona, en tant qu’état, a eu dans l’histoire des législations strictes sur l’immigration, Rothschild affirme que ses administrés s’opposent largement à cette politique de séparation des familles.

 « Nous avons une communauté dans laquelle tant d’individus ont des amis, des familles et des proches qui vivent des deux côtés de la frontière », continue-t-il. « A Tucson, le consensus majeur est que ce sont de mauvaises politiques ».

Parmi les administrés de Rothschild, Alma Hernandez, une juive américano-mexicaine qui se présente cette année à la chambre des représentants de l’Arizona. Hernandez, 24 ans, a démissionné de son poste de coordinatrice de la commission des relations de la communauté juive de Tucson pour se lancer dans la campagne. Cette année, percevant un manque d’action politique progressiste de la part de la communauté juive établie, elle a cofondé le groupe activiste Jews for Justice de Tucson, qui prévoit de participer à des rassemblements contre les politiques de séparation et autres questions.

 « Ce sont des gens qui sont nos voisins. C’est un peu frustrant parfois et particulièrement en ce moment », s’exclame-t-elle.

Sur cette photo prise le 4 janvier 2017, des agents de la US Border Patrol emmènent des immigrants d’Amérique centrale en détention près de McAllen, au Texas. (AFP PHOTO / GETTY / JOHN MOORE)

Tout l’activisme local dans la protection des immigrants n’implique pas de travailler contre le gouvernement. Bob Feinman, venu de New York et animateur pendant longtemps à la radio hispanophone de Tucson à la retraite, est vice-président de Human Borders, qui place des réservoirs d’eau aux abords de la frontière de manière à ce que les migrants ne meurent pas de déshydratation après l’avoir franchie.

Le groupe travaille avec les forces de sécurité, à la frontière, pour garantir que ses cuves pourront être installées et maintenues dans les endroits les plus utiles. Human Borders travaille également avec des humanitaires mexicains pour recommander aux familles du sud de la frontière de ne pas la traverser clandestinement en raison des dangers qui peuvent les attendre aux Etats-Unis – notamment la séparation des familles.

S’exprimant au niveau individuel, Feinman confie être « excessivement scandalisé » par la politique mise en œuvre.

 « Nous pouvons accepter d’être en désaccord et sauver un grand nombre de vies de plus », dit-il.

Concernant les migrants potentiels, ajoute-t-il, « nous les prions et nous les supplions de ne pas franchir clandestinement la frontière. Les récits de traversée facile sont mensongers. Nous tentons de les convaincre que le risque n’en vaut pas la peine, qu’il s’agisse de passer un poste-frontière régulier ou d’arriver par le désert ».

McCabe explique qu’elle comprend la décision de prendre le risque de franchir la frontière en entendant les histoires des gangs et des violences qui menacent les familles en Amérique centrale. Tandis qu’elle n’est pas juive, elle explique que travailler pour une organisation juive l’a rendue plus consciente de la nécessité d’offrir un refuge sûr aux familles en quête d’asile.

 « Ce qui est arrivé dans les années 1930 et 1940 a eu un impact sur notre système d’asile », explique-t-elle. « C’est partiellement pour cela que nous avons ce système d’asile. La communauté juive s’inquiète de ce que ceux qui sont la cible de persécutions trouvent un moyen d’être en sécurité parce que d’autres gens sont morts. J’ai l’impression de dire ce qui est seulement l’évidence ».

EN BREF : LE PARISIEN

Ile-de-France :

La présidente (LR) de la région Ile-de-France juge insuffisantes les mesures récemment présentées par le Président. Son objectif : casser les ghettos 100 % logements sociaux pour plus de mixité.

Un mois après Emmanuel Macron, Valérie Pécresse présente ses propres mesures pour la banlieue en Ile-de-France. Rien de révolutionnaire, mais avec ce plan, la présidente LR de la Région entend souligner les carences de l’État.

Vous présentez un plan banlieue après celui de l’État. Est-ce parce qu’Emmanuel Macron n’a pas fait le job ?

VALÉRIE PÉCRESSE. Il y a eu un rendez-vous manqué avec le rapport Borloo qui suscitait beaucoup d’espoir. Et à l’arrivée, énormément de frustration. Or, je partage le constat de Borloo et des maires concernés : là où se concentrent les difficultés, c’est là où on a mis le moins de moyens. Il faut un coup de booster pour raccrocher les habitants de ces quartiers à la République. Mais ce n’est pas qu’une question de saupoudrage de moyens supplémentaires. Le nœud du problème, c’est la mixité sociale.

C’est aussi ce que dit Macron…

Oui, mais il n’en tire pas les conséquences. Si on veut faire des territoires de mixité réelle, il faut détruire les grands ensembles dans lesquels il y a plus de 50 % de logements sociaux, et instaurer un plafond anti-ghetto de 30 % de HLM. Si on concentre au même endroit trop de difficultés, on arrive à la situation actuelle. On va donc construire cent quartiers innovants et écologiques d’ici 2022. Ça permettra de sortir petit à petit des gens de la cité.

Mais vous n’avez pas le pouvoir de mener cette politique…

Les maires sont les bras armés de cette politique. Ceux qui sont volontaires bénéficieront d’un financement de la Région. La mixité, ce sera aussi de faire des équipements inter-quartiers (centre social, écoles, crèches, équipements sportifs…) pour éviter le repli actuel.

Les lycées pourraient ouvrir le soir, les week-ends et lors des vacances. L’échec scolaire est bien plus élevé en banlieue qu’ailleurs. Vous qui gérez les lycées, que mettez-vous en place ?

La réussite éducative est un sujet majeur. Nous avons en Ile-de-France 30 000 jeunes hors du système scolaire. On se fixe comme objectif à l’horizon 2022 de contacter 100 % de ces jeunes, contre seulement 7 % aujourd’hui, et que la moitié d’entre eux s’inscrivent dans une structure de raccrochage. Dès septembre, on lancera une expérimentation sur une vingtaine de lycées. Il s’agira de les ouvrir à des associations le soir, les week-ends et pendant les vacances.

45 % des moins de 25 ans sont au chômage dans les quartiers sensibles. Que faire ?

La question des stages est cruciale, c’est le premier moment où il y a une vraie inégalité dans l’insertion vers l’emploi. Nous avons déjà proposé 20 000 offres de stages pour les étudiants depuis deux ans. Toutes les associations et structures que nous subventionnons sont obligées d’en proposer. Sinon nous arrêtons de les subventionner. On offrira aussi le Pass Navigo aux élèves de troisième durant leur semaine de stage obligatoire.

Mais les stages, ça ne suffit pas !

Bien sûr. Il y a en banlieue une formidable dynamique entrepreneuriale, mais il y a un problème avec l’économie souterraine. Il faut être accompagné pour rentrer dans l’économie déclarée. Le microcrédit est une solution. Nous voulons proposer 20 000 prêts d’ici 2022.

En matière de sécurité, que peut faire la Région ?

Nous avons déjà mis en place le bouclier de sécurité pour aider les maires, notamment pour la vidéoprotection. On va doper ce dispositif en mettant en place une majoration des aides de 50 % pour aider à l’installation de postes de police municipaux dans les quartiers populaires.

Les banlieues sont aussi des déserts médicaux….

L’Ile-de-France est le premier désert médical français. Nous n’arrivons pas à fidéliser les infirmières ou les aides-soignants, à cause de temps de transports trop longs. Nous allons construire 10 000 logements sociaux supplémentaires pour eux.

Comment allez-vous financer ce plan ?

Dans son ensemble, le plan quartiers populaires se chiffre à 3 milliards d’euros sur cinq ans. Les nouvelles mesures vont être financées grâce à la vente du siège de la Région à Paris (NDLR : le nouveau siège est implanté à Saint Ouen, en Seine-Saint-Denis). On en attend au moins 150 millions d’euros.

Valérie Pécresse appelle à des « propositions efficaces »./LP/Philippe Lavieille

Après le limogeage de Virginie Calmels dimanche, vous déploriez un « rétrécissement » de votre famille politique. Vous êtes inquiète pour l’avenir des Républicains ?

Pas plus, pas moins qu’il y a huit jours. Aujourd’hui il faut rénover profondément le logiciel de pensée de la droite. L’alternative à Macron n’est pas le populisme et encore moins un rapprochement ou des alliances avec le FN.

Laurent Wauquiez a-t-il fait le bon choix ?

C’est son choix. Je ne le commenterai pas.

Vos idées et les siennes semblent irréconciliables

Nous devons bâtir une droite de gouvernement. Les Français nous attendent là-dessus et pas sur la critique systématique. On ne s’en sortira pas avec des mesures irréalistes, mais sur des propositions efficaces.

Le théâtre national de la Colline profite de la rénovation de sa grande salle pour vendre ses fauteuils au public.

« A saisir. Vends 700 fauteuils velour. Beaucoup servis. 10 € pièce. » Non, ce n’est pas une petite-annonce trouvée sur un site de vente entre particuliers mais l’affiche que le théâtre de la Colline (XXe) aurait pu apposer sur sa façade. L’institution théâtrale de l’est parisien (le plus récent des 5 théâtres nationaux) qui fête ses 30 ans cette année profite de la rénovation et de la mise aux normes handicapés de sa grande salle pour vendre son mobilier au public, ce samedi matin.

Les fauteuils et les strapontins qui viennent d’être démontés seront proposés sur place, de 9 heures à 13 heures, en version solo, duo ou « tribu » (3 sièges attachés). De 10 à 30 € selon les modèles. « Comme il s’agit d’un bien public, on ne peut pas les céder à titre gratuit. Nous avons donc choisi de fixer un prix symbolique », explique Arnaud Antolinos, secrétaire général du théâtre de la Colline.

Les sièges de velours beige (les gestionnaires préfèrent parler d’une teinte « café au lait ») qui sont d’origine n’ont évidemment pas une grande valeur patrimoniale… ni même esthétique. « Mais pour les amoureux du théâtre de la Colline, c’est un beau souvenir. Une façon de rapporter chez soi un morceau de l’histoire de cet établissement », indique Arnaud Antolinos qui se souvient encore du numéro du fauteuil sur lequel il a eu sa plus grande émotion théâtrale.

 « En tout cas, il était grand temps de les changer », poursuit le secrétaire général du théâtre. « C’est ce que Jack Lang nous a dit lors de notre cérémonie d’anniversaire en janvier dernier. Un mois plus tôt, il était venu voir la pièce Tous des oiseaux de Wajdi Mouawad… et son fauteuil s’était cassé durant la représentation. Il a vu la fin, assis sur les marches. »

Difficile de savoir si la « clientèle » sera au rendez-vous la dispersion de ce mobilier un peu défraichi. La vente, organisée selon le principe du premier arrivée-premier servi, est en tous cas limités à 5 fauteuils maximum par personnes. « Le théâtre national de Strasbourg avait fait la même opération en 2015. Tous les fauteuils sont partis en moins de 2 heures », rappelle-t-on à la Colline.

Après la vente, le théâtre sera fermé durant l’été pour les travaux de rénovation de la grande salle. Elle rouvrira le 7 septembre prochain avec 80 places de moins (les futurs fauteuils étant plus larges) et de nouvelles couleurs aux murs comme sur les sièges. Quelle teinte après le « café au lait » d’origine ? « Nous réservons la surprise à notre public. Tous ce que je peux dire, c’est que les deux architectes concepteurs du théâtre (aujourd’hui âgés de 90 et 93 ans) ont été consultés », indique Arnaud Antolinos.

EN BREF : LE JOURNAL DE PARIS

Municipales 2020 : Rachida Dati rêve de rassembler la droite à Paris

Pour les municipales de 2020, la maire du VIIe arrondissement se verrait bien conduire une droite parisienne actuellement sans vrai leader et qui ne veut surtout pas de parachutage.

Rachida Dati candidate Les Républicains en 2020 à Paris ? Crédible ? La principale intéressée masque, en tout cas, de moins en moins ses ambitions : « Je veux continuer mon travail européen, mais j’ai aussi un enjeu parisien », glissait l’eurodéputée, lundi matin, sur France Info. Comme en écho aux propos tenus quelques jours plus tôt sur BFMTV : « Imaginons que ma famille politique dise : Pourquoi pas. Et bien, je mènerai le combat ».

Voilà qui est dit, même si le plus dur reste à faire pour la maire du VIIe arrondissement, souvent qualifiée de clivante, et qui est loin de ne compter que des amis dans son propre camp. « Moi clivante ? Mais ce n’est pas le propre des convictions et de la politique ? », balaie, en privé, la principale intéressée, néanmoins prête à mettre de l’eau dans son vin.

 « Il faut lui reconnaître qu’elle a de la carrure »

« Elle a compris qu’il fallait qu’elle arrête de dire du mal de tout le monde. Et c’est vrai qu’elle fait des efforts. Elle s’est même remise à payer sa cotisation au groupe LR ! », ironise un conseiller d’arrondissement. « La droite parisienne s’est pacifiée après le départ de NKM mais on a aucun leader qui émerge. Alors tout est possible, même de se ranger derrière Rachida », glisse un autre en résumant autrement la situation : « Le candidat idéal, c’est une personnalité qui a une légitimité à Paris, du charisme et dans l’idéal qui a déjà été ministre. Elle coche les cases. En tout cas, hors de question d’entendre parler à nouveau d’un parachutage ! », balaie-t-il, alors que la rumeur d’une candidature de Virginie Calmels a un temps circulé.

Alors, soutenir Rachida Dati ? Même certains ennemis d’hier y seraient prêts : « On a eu des moments de tension mais on s’est rabiboché. Il faut lui reconnaître qu’elle a de la carrure et qu’elle se débrouille bien à la mairie du VIIe », concède l’ancien député de Paris Bernard Debré.

Le nom de Pierre-Yves Bournazel circule aussi à droite

Un autre nom circule pourtant à droite pour tenter de ravir la capitale à Anne Hidalgo et résister au rouleau compresseur En marche ! celui du député de Paris, Pierre-Yves Bournazel, ex-LR, aujourd’hui membre d’Agir-Les Constructifs. Macron-compatible et bien implanté à Paris. « Mais il manque de notoriété. Et si Benjamin Griveaux (NDLR, l’actuel porte-parole du gouvernement) est candidat, je ne vois pas quel sera son espace », analyse un stratège du parti. « Ce n’est pas encore le temps des personnes et des candidatures ! », reprend de son côté la maire LR du Ve, Florence Berthout, agacée de voir des noms déjà circuler à deux ans de l’élection.

Dati, elle, n’entend visiblement pas perdre de temps. « Quand on est un élu Parisien, Paris est forcément une échéance qui intéresse », confie-t-elle, allant jusqu’à échafauder le scénario d’une possible future campagne, qu’elle mènerait malgré tout en position de challenger : « Si on laboure à fond l’Est parisien (NDLR, là où la droite est largement minoritaire), on peut gagner. Nous en sommes capables, si nous sommes unis et sur le terrain non-stop. Pour gagner, il faut un projet, une équipe et que nous fassions tous campagne dans le même sens » détaille-t-elle.

 « Elle fait juste de l’agit-prop autour de Paris »

A ceci prêt qu’elle devra d’ici-là trancher la question de sa participation ou non aux élections européennes de 2019. « C’est soit l’un, soit l’autre », résume un ténor des Républicains, tandis qu’un autre laisse entendre que la rumeur de Paris ne serait qu’un pétard mouillé : « Elle ne quittera jamais son mandat d’eurodéputée, notamment pour des raisons de confort financier. Là, elle fait juste de l’agit-prop autour de Paris pour pouvoir être bankable dans le paysage politique et être investie au bout du compte aux européennes ». « Avec Rachida, c’est toujours comme ça. On n’est jamais certain de rien… », résume, blasé, un ancien ministre.

Autolib' : les dessous d'une guerre sans merci entre Anne Hidalgo et Vincent Bolloré

Vincent Bolloré et la maire de Paris se renvoient les responsabilités dans l'échec du premier système d'autopartage Autolib'. Comment expliquer les énormes pertes financières du service ?

La photo date d'octobre 2014. Anne Hidalgo et Vincent Bolloré posent tout sourire devant une Autolib'. Cette voiture électrique sert merveilleusement les ambitions de chacun. La maire de Paris peut se targuer d'offrir un service pionner. Le premier système d'autopartage d'une telle ampleur. Quant à l'industriel breton qui exploite Autolib', il bénéficie d'une publicité ambulante pour ses batteries très innovantes qui équipent ces véhicules. Elles sont résistantes et moins inflammables que les batteries liquides proposées par tous ses concurrents.

Accessoirement, ce service fait rêver les grandes métropoles, car le succès commercial est au rendez-vous : Autolib' compte à l'époque 170.000 clients, dont 60.000 abonnés à l'année. Et, grâce à l'expérience réussie en région parisienne, Bolloré a implanté Autolib' à Lyon, Bordeaux et même à Indianapolis.

Le service perd de l'argent à Paris ? Pas grave. Début 2015, Vincent Bolloré promet d'atteindre l'équilibre financier dans les prochains mois. « Pourtant, tout le monde sait que, sans subvention, aucun service de transport public n'est rentable », sourit-il.

EN BREF : L’OPINION

Autolib’ : course à la résiliation entre la mairie de Paris et Bolloré

Le Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole, qui rassemble communes et départements concernés, devrait voter jeudi après-midi la fin du service Autolib’. Une façon de prendre de court le groupe Bolloré, exploitant des véhicules électriques, qui signifiait le 25 mai par courrier au syndicat son intention de mettre fin au contrat le 26 juin, si les collectivités ne payaient pas 233 millions d’euros pour éponger le déficit prévisionnel du service…

C’est à qui rompra le premier. Avant que la résiliation du contrat Autolib’ par le groupe Bolloré intervienne lundi prochain, les élus du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM, qui réunit la centaine de collectivités locales concernées) se réunissent jeudi à la mairie du 12e arrondissement de la capitale pour terminer l’accord avec cinq ans d’avance. Quelques petits jours qui font toute la différence, selon un porte-parole de la mairie de Paris : « Il est important de résilier selon nos termes. Cela va nous permettre de faire valoir que nous ne voulons pas d’un arrêt brutal du service

EN BREF : LE MONDE

Autolib’ : Marie Bolloré accable Anne Hidalgo

La Mairie de Paris a caché les propositions faites par Bolloré aux élus, déplore la directrice du pôle mobilité électrique du groupe.

Alors que la résiliation du servic

e de voitures partagées doit être votée jeudi 21 juin, Marie Bolloré, directrice du pôle mobilité électrique du groupe Bolloré, dévoile les coulisses des négociations menées sans succès avec la Mairie de Paris pour éviter l’arrêt d’Autolib’.

En posant un ultimatum financier « abracabrantesque », selon Anne Hidalgo – vous avez demandé le paiement 233 millions d’euros pour combler le déficit du service – n’avez-vous pas déclenché la mort d’Autolib’ ?

La Mairie de Paris et le Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM) essayent de nous faire porter le chapeau de la résiliation. Or, les élus peuvent refuser de payer 233 millions sans voter l’arrêt d’Autolib’. En adressant un courrier le 25 mai pour réclamer cette somme considérable, nous savions que nous n’aurions aucune chance de l’obtenir. Notre objectif était d’obliger le Syndicat et la Mairie de Paris à se mettre autour de la table.

Plutôt qu’une décision brutale, nous avons défendu une transition en douceur. Nous avons proposé l’arrêt d’Autolib’ en 2019 [Le contrat initial court jusqu’en 2023]. Le 13 juin, nous avions rendez-vous à l’Hôtel de ville pour une discussion à laquelle participaient le directeur de cabinet d’Anne Hidalgo, la présidente du SAVM, Catherine Baratti-Elbaz. Ce jour-là, nous avons proposé que le SVAM nous verse 150 millions d’euros au titre du déficit réel constaté en 2017. Nous étions aussi prêts à prendre à notre charge le passif futur jusqu’à l’arrêt en 2019.

Nous pensions que cette proposition serait présentée aux élus du syndicat réunis en comité le 21 juin pour qu’ils arbitrent entre plusieurs solutions. Mais nous n’avons eu aucune nouvelle de la Mairie. Nous avons tenté de les joindre. On nous a dit qu’on nous rappellerait. C’est alors que nous découvrons dans Le Parisien du 15 juin que Mme Baratti-Elbaz comptait proposer la résiliation immédiate du service. Il nous est alors apparu évident que la Mairie de Paris avait choisi de ne pas dire aux élus que nous faisions des propositions.

Je sais que la commune de Paris est majoritaire au sein du comité qui vote jeudi. Ce que je déplore par-dessus tout c’est qu’en dehors des élus parisiens, aucun membre du comité syndical du SAVM ne soit au courant des négociations avec la Mairie. Tous les élus du syndicat doivent être éclairés sur les choix qui sont faits.

En avril, un tête-à-tête entre Anne Hidalgo et Vincent Bolloré avait permis de déboucher sur un accord financier. Pourquoi ce compromis a-t-il fait long feu ?

En avril, Mme Hidalgo avait donné son accord à M. Bolloré pour que le syndicat verse 88 millions d’euros échelonnés sur cinq ans et supporte 40 % du déficit éventuel constaté au terme de la délégation en 2023. Des mails prouvent que ce compromis avait été accepté par les deux parties. Quelques semaines plus tard, le cabinet de la Maire de Paris est revenu en arrière. Il nous a dit que finalement cela ne serait pas possible juridiquement. Chez Bolloré, quand le président dit quelque chose, on fait en sorte de le suivre. Peut-être que ce n’est pas la même chose à la Mairie de Paris… N’ayant plus de nouvelles de la Mairie, nous n’avions pas d’autre choix que d’envoyer notre courrier du 25 mai.

A combien estimez-vous le coût de la résiliation pour le SAVM ?

La seule chose que le syndicat et Paris gagnent en résiliant, c’est du temps. Et la possibilité de dire que c’est le tribunal qui prendra la décision du montant et non la Mairie de Paris. Mais la résiliation demandée par le syndicat n’a aucun sens ! Elle va coûter plus cher aux communes que ce que nous proposions.

La facture sera supérieure à 233 millions. C’est mathématique. Le syndicat devrait payer au bas mot 150 millions d’euros, soit le montant du déficit en 2017. A cette somme s’ajoute le manque à gagner du fait de la rupture du contrat : il pourrait être de 60 millions d’euros minimum. Il faut aussi additionner 16 millions au titre de l’amortissement que nous n’allons pas pouvoir réaliser sur les bornes et quelques dizaines de millions pour dédommager nos filiales. Au total, il en coûtera entre 250 et 300 millions d’euros aux communes.

Le syndicat affirme que le reclassement de vos salariés sera à votre charge…

Autolib’ emploie 267 salariés. Selon nous, le contrat prévoit que le syndicat est tenu de les prendre en charge dès lors que les bornes continuent d’être utilisées par d’autres opérateurs d’autopartage que nous. Il nous paraîtrait normal que le SAVM encourage le réemploi de nos mécaniciens et de nos personnels d’encadrement par les futurs opérateurs d’autopartage qui sont censés se déployer à Paris. Il y a par ailleurs une centaine de personnes affectées au service Autolib’ dans notre centre d’appels ainsi qu’environ 70 carrossiers, dépanneurs, ouvriers de sociétés de nettoyage qui risquent de se retrouver sans travail.

De nouvelles négociations sont-elles possibles ?

Je suis prête à proposer au syndicat que l’on se donne quinze jours de plus pour négocier. Quand sont concernés, des usagers, des salariés, des contribuables, chacun peut faire un effort. Nous restons toujours ouverts à la négociation même une fois la délibération votée jeudi par le syndicat. Si moi je perds espoir, alors qui va y croire ?

Migrants : " Nous pouvons agir à l’échelle européenne et les solutions sont connues"

Dans une tribune au « Monde », un collectif emmené par Anne Hidalgo, avec Christophe Alévêque, Alain Mabanckou ou Pierre Rabhi, demande la suspension du règlement Dublin III.

Tribune. L’Aquarius a donc accosté en Espagne. Il faut s’en réjouir pour les 629 personnes embarquées sur le bateau – dont 134 enfants et 7 femmes enceintes – qui, après avoir fui les drames de leurs pays, être montées sur des embarcations de fortune au péril de leur vie, et finalement secourues, se sont retrouvées pendant trois jours les otages des atermoiements de l’Europe quant à l’accueil des réfugiés.

Alors que les gouvernements européens se livraient à un cynique jeu de ping-pong, à coups de règlements européens et de droit maritime international, l’Espagne, la mairie de Valence et 200 communes espagnoles ayant manifesté leur volonté d’accueillir dans la dignité ces réfugiés font la démonstration salutaire du pouvoir d’agir.

Les textes de loi ne confèrent pas à ceux qui les brandissent pour ne rien faire une image de sérieux ou de responsabilité, bien au contraire. Ils donnent à voir une technocratie kafkaïenne et impuissante, qui entrave les plus élémentaires réflexes d’humanité dans l’incompréhension générale.

 « L’Europe : quel port ? », pourrait-on dire, comme un mauvais remake de « L’Europe : quel numéro de téléphone ? » Car c’est bien sa capacité à relever le défi de l’accueil et de la solidarité qui déterminera la pertinence de l’Europe pour les années à venir. Sa légitimité flotte désormais en Méditerranée, à nous de la faire accoster et de l’ancrer dans un projet européen à la fois humaniste et pragmatique. C’est bien l’avenir du projet européen qui est ici en jeu.

Nouveau contexte migratoire

Car les règlements derrière lesquels certains se cachent pour ne pas tendre la main à celles et ceux qui viennent chercher refuge en Europe ne sont pas adaptés au nouveau contexte migratoire et sont donc inefficaces.

Le règlement Dublin III prévoit que le pays responsable d’une demande d’asile est le pays par lequel le demandeur d’asile est entré en Europe. Chacun constate...

En bref : Le Parisien du 23 Juin

Autolib’: Paris et sa banlieue ont résilié leur contrat avec Bolloré

Le Syndicat mixte Autolib' Vélib' refusait notamment de verser les 233,7 millions d'euros.

Cette fois, c’est bien fini ! Paris et les communes de banlieue partenaires d’Autolib' réunies en conseil syndical ont voté jeudi la fin du dispositif de voitures électriques en libre partage assuré depuis 2011 par le groupe Bolloré et plombé par un lourd déficit.

 

Le Syndicat mixte Autolib' Vélib', qui réunit les 103 communes partenaires dont la capitale, a acté lors d’une réunion du conseil syndical la résiliation anticipée du contrat, refusant de verser les 233,7 millions d'euros demandés par le groupe.

Le syndicat va, dans les jours à venir, « négocier avec le groupe Bolloré un protocole de sortie de contrat afin de régler l’ensemble des modalités opérationnelles », a ajouté le syndicat mixte, sans précision sur la date effective de l’arrêt du service.

 « Nous irons faire prospérer nos systèmes d’autopartage là où on nous accueille », a commenté le directeur général du groupe Bolloré Gilles Allix, présent dans la salle, indiquant que le groupe allait « continuer à se battre devant le tribunal administratif ». « On va se réunir pour décider ce qu’on fait », a-t-il encore dit.

Fin d’Autolib’: Marie Bolloré dénonce une « décision totalement aberrante »

La réunion du comité syndical, composé d’élus de tendances diverses mais où Paris, dirigé par la socialiste Anne Hidalgo, est majoritaire en voix, a donné lieu à des débats tendus entre la capitale et sa banlieue.

 « Les élus ont refusé de payer les 233 millions d’euros réclamés par Bolloré. Ce n’est pas de gaîté de cœur », a expliqué Catherine Baratti Elbaz, maire PS du XIIe arrondissement et présidente du syndicat. Anne Hidalgo a été la cible de vives critiques.

Pour Arnaud Gibert, adjoint au maire de Bezons (Val-d’Oise), « la messe est dite. Les choses se sont décidées entre le groupe Bolloré et la mairie de Paris ». « C’est Mme Hidalgo qui nous a amenés où nous sommes aujourd’hui », a renchéri Benoît Blot, pour Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine).

Le sort des 254 salariés en question

Equipés de leurs gilets Autolib' et en faisant sonner leurs cornes de brume, une centaine des 254 salariés du service ont manifesté pendant la réunion devant la mairie du XIIe, pour demander « la préservation de leur emploi » et la « poursuite d’Autolib' ». Les élus du syndicat mixte ont voté un vœu pour la reprise par Bolloré de tous les employés.

Le groupe Bolloré avait réclamé aux communes, par courrier en date du 25 mai, le versement de 46 millions d'euros par an pour éponger la dette du service, révélant au grand jour le conflit entre les partenaires.

Autolib', fort de 150 000 abonnés, avait été lancé en fanfare en 2011 sous l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) pour un contrat de délégation de service public qui devait courir jusqu’à 2023 sans coûter un sou aux collectivités, hors investissements d’origine.

Aulnay-sous-Bois : quatre surveillants mis à pied pour avoir humilié un collégien handicapé

L’élève, âgé de 12 ans, est scolarisé au sein du collège Debussy, dans une unité réservée aux enfants handicapés. Un signalement a été transmis au parquet de Bobigny.

Trois jours après avoir été humilié, l’élève « va bien ». « Il est soutenu par la communauté éducative, ses camarades et sa famille », appuie Régis Astruc, proviseur de vie scolaire à la direction des services de l’Education nationale de Seine-Saint-Denis qui a tenu, ce vendredi, à faire toute la clarté sur cette affaire. Quatre assistants d’éducation sont suspectés d’avoir humilié, ce mardi, un élève de 5e au collège Claude-Debussy d’Aulnay-sous-Bois. Une vidéo de la scène a été publiée sur les réseaux sociaux. Elle a été retirée de la toile depuis par la Direction académique de Seine-Saint-Denis. Les surveillants ont été « immédiatement suspendus ».

L’élève âgé de douze ans est scolarisé dans une « unité localisée pour l’inclusion scolaire » (Ulis), dédiée aux enfants handicapés, au sein du collège. « Ces agissements sont inacceptables, tonne Régis Astruc C’est un acte isolé qui ne représente, en rien, le climat dans l’académie et en particulier dans cet établissement. »

 

Dans la vidéo en question, d’une vingtaine de secondes, filmée au smartphone par un des mis en cause, le garçon est entouré des quatre adultes -deux femmes et deux hommes âgés « d’une vingtaine d’années » selon une élève- dans une petite pièce sombre. L’assistant d’éducation lui demande, devant ses collègues hilares : « Tu as volé du pain à la cantine ? ».

L’élève, face caméra, secoue sans un mot la tête de gauche à droite, désemparé.

Le surveillant filme alors le sac à dos de l’enfant, grand ouvert. Il y a caché trois malheureux bouts de pain. Le surveillant pouffe de rire. La caméra revient sur le garçon. « T’es sûr t’as rien volé ? », se marre le surveillant. Pris au piège, l’élève fond en larmes, sous les ricanements.

Après cette humiliation collective, le pion décide de partager la vidéo - accompagnée d’une bannière désobligeante avec des « mdr (Mort de rire) » et des émoticônes - à ses amis avec une « Story Snapchat » privée. « Il s’est trompé et l’a mise en public », rapporte une élève. Depuis, au sein du collège, « tout le monde ne parle que de cette affaire », confie une élève de troisième.

 « Franchement, ce n’est rien du tout »

Les collégiens ne semblent pas avoir conscience de la gravité de la scène. « Ils voulaient juste s’amuser avec lui, il n’y avait rien de méchant ! », lance l’une. Trois amis s’étonnent que leurs surveillants risquent d’être licenciés. « Pour ça ? ! Franchement ce n’est rien du tout… », souffle l’un d’eux. Son camarade est plus nuancé et met en avant « la gentillesse » de la victime. « Ils ne se sont pas rendu compte de ce qu’ils faisaient, pense-t-il. Ils rigolaient souvent avec lui, Mais là, c’est allé trop loin… »

Rodrigo Arenas, responsable départemental de la FCPE, fédération de parents d’élèves, dénonce une « banalisation » de ces actes. « Aujourd’hui, les adultes se permettent de porter atteinte à l’intégrité physique ou morale des enfants. C’est inacceptable », s’emporte-t-il.

Les surveillants sont sous le coup d’une procédure disciplinaire. « Les sanctions, pouvant aller du blâme au licenciement », précise Régis Astruc. Trois d’entre eux avaient été recrutés à la rentrée. Le dernier a été embauché en février. Un signalement a également été transmis au parquet de Bobigny qui avisera des éventuelles suites judiciaires à donner à cette affaire.

Un établissement cité en exemple

La direction académique de Seine-Saint-Denis présente le collège Claude-Debussy, qui compte 700 élèves, comme un « exemple » dans le département en matière de scolarisation des enfants handicapés. « C’est un établissement accueillant, bienveillant et protecteur », insiste Régis Astruc.

L’établissement dispose de deux unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis), soit 25 élèves souffrant d’un handicap. « Tous les enfants dans ces sections réussissent, affirme Régis Astruc. Pour lui, l’acte de ces surveillants est « absolument contraire à la politique menée par le chef d’établissement. Nous ne pouvons pas expliquer ce qu’il s’est passé, car ce serait commencer à le justifier. »

L C I .COM

Le prêtre qui a giflé un enfant suspendu de la célébration des mariages et baptêmes

Le prêtre qui a donné une gifle à un enfant lors d'un baptême en Ile-de-France, le 17 juin dernier, a été suspendu par le diocèse ce vendredi. Il ne pourra plus célébrer les mariages et baptêmes jusqu'à nouvel ordre.

La vidéo a été partagée des milliers de fois en quelques heures. Sur des images publiées le 20 juin sur les réseaux sociaux, un prêtre, manifestement importuné par les pleurs d'un enfant pendant un baptême, gifle le bébé puis tient fermement la tête de ce dernier contre lui. Quelques secondes plus tard, un proche de l'enfant, qui se tenait devant le prêtre, lui a pris le petit des bras.

La séquence, qui a indigné sur les réseaux sociaux, s'est donc réellement produite et ne relève pas d'une "fausse information". Nos confrères de Libération ont indiqué ce vendredi 22 juin que la scène s'était déroulée le 17 juin, dans une église d'Ile-de-France. Selon nos informations, le diocèse concerné a décidé d'appliquer des sanctions à l'égard de ce prêtre de 89 ans.

Des mesures conservatoires

Ainsi, l’évêque (les parents ne souhaitant pas que le lieu exact soit dévoilé, nous le tairons donc ici) a "pris des mesures conservatoires contre le prêtre" nous indique le diocèse. "Il est suspendu de la célébration des baptêmes et des mariages. Par ailleurs, dans la collégiale où il exerce, il ne pourra célébrer la messe que sur demande expresse de son curé".

Une consœur du Figaro indique par ailleurs que la famille a porté plainte contre l'homme de foi. Par ailleurs, le baptême a bien eu lieu jusqu'au bout, et le prêtre a présenté ses excuses dans la foulée de son geste, nous indique-t-on encore. Contacté par France Info, le prêtre mis en cause a relativisé l'incident : "C'était entre une caresse et une petite tape. J'espérais le calmer".  Par voie de communiqué, le diocèse confirme que le prêtre a perdu "son sang-froid" et qu'il est "conscient de ce geste déplacé". "Cette perte de sang-froid peut s'expliquer par la fatigue de ce prêtre âgé mais ne l'excuse pas" ajoute-t-on.

 

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