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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Revue de presse du 4 et 5 juin 2018

Revue de presse du 4 et 5 juin 2018

 

Par Monique Macalou

Sommaire

Journal

Titre

Page

Le Monde

Des prothèses dentaires remboursées à 100 %

2

L’Indépendant

Certaines prothèses dentaires remboursées à 100%

2

Le Monde

Les enfants du 209 rue St Maur 75010

3

Journal de Paris

Crise des migrants

4

Libération

Trois futur front de l’opposition

5

Les Echos

La maire répond aux questions

7

 

 

 

EN BREF : LE MONDE

Des prothèses dentaires remboursées à 100 %

Il  n'y  aura  plus  de  «  reste  à  charge»  pour  certaines  prothèses  dentaires  en  2020,  conformément  à  la  promesse  de  campagne  d'Emmanuel  Macron  !  •  Deux  syndicats  ont  adopté  la  réforme  le  1"juin;  un  accord  jugé  «historique,  par  le  directeur  de  la  Caisse  nationale  d'assurance-maladie

 •  Les tarifs  des  soins  courants  seront  revalorisés,  en  échange  d'un  plafonnement  des  tarifs  des  prothèses,  sans  provoquer  de  surcoût  pour  les  patients

 •  Dans l’offre  de  soins  sans  frais,  les  couronnes  seront  en  céramique  pour  les  "dents  de  devant»,  mais  seront  en  métal  pour  les  molaires

  •  Les patients  paient  aujourd'hui  2oo euros  en  moyenne  par  couronne,  et  17,7%  des  Français  renoncent  aux  soins  dentaires

EN BREF :L'INDÉPENDANT

Les dentistes font un premier pas vers des prothèses dentaires intégralement remboursées

Deux syndicats de dentistes se sont prononcés en faveur d'une nouvelle convention avec l'Assurance maladie, ouvrant la voie au remboursement intégral de certaines prothèses dans le cadre du "reste à charge zéro" promis par Emmanuel Macron.

"On a accepté de signer cette convention, qui va dans le bon sens même si elle ne résout pas tous les problèmes", a déclaré ce vendredi Thierry Soulié, président de la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD).

La signature du texte devrait être effective "d'ici trois semaines", a-t-il ajouté.

Jeudi, l'Union dentaire avait également donné mandat à son président, Philippe Denoyelle, "pour signature de cette convention", selon un message publié sur le site internet du syndicat.

L'accord, négocié depuis septembre, a fait l'objet d'une ultime séance de discussion la semaine dernière. A cette occasion, la FSDL, premier syndicat de la profession, a quitté la table en rappelant son opposition au "reste à charge zéro", accusé d'encourager "un modèle d'efficience low-cost".

Près de la moitié des prothèses d'ici 2023

La signature de la CNSD et de l'Union dentaire sera toutefois suffisante pour valider la nouvelle convention, qui s'appliquera à tous les dentistes.

Ce document prévoit de plafonner les prix de la majorité des prothèses dentaires, en contrepartie d'une revalorisation des "soins conservateurs" (traitement des caries, détartrage par exemple) et de la création de nouveaux actes. Dans l'ensemble, le gain net pour les dentistes sera à terme supérieur à 230 millions d'euros par an.

Les premières mesures entreront en vigueur au 1er avril 2019, puis certaines prothèses seront remboursées à 100% à partir du 1er janvier 2020.

D'ici 2023, ce "reste à charge zéro" doit être étendu à près de la moitié (46%) des prothèses dentaires, tandis qu'un quart (25%) bénéficiera d'un "reste à charge modéré" avec des prix plafonnés. Les autres actes (29%) resteront à tarifs libres.

"Cette convention est une étape. On ne peut pas passer d'un coup du tout curatif au tout préventif mais on tend vers ce système", a estimé M. Soulié.

Le monde

« Les Enfants du 209, rue Saint-Maur, Paris 10e »

Dans un documentaire sensible et poignant, Ruth Zylberman revient sur l’histoire d’un immeuble sous l’Occupation et des enfants juifs qui s’y cachaient.

Derrière une porte cochère bleue, un petit hall ouvre sur une cour fleurie nichée au centre d’un groupe de bâtiments à l’architecture classique, propre au XIXe siècle. Des habitants se croisent et se saluent, des enfants sautent à cloche-pied sur les pavés et, en tendant l’oreille, on peut entendre, ici ou là, un air de clarinette ou de piano s’échapper des fenêtres entrouvertes. Rien ne distingue particulièrement cet immeuble sis au 209, rue Saint-Maur, dans le 10e arrondissement de Paris, d’un autre. Rien n’indique non plus qu’il a été, pendant la seconde guerre mondiale, un refuge pour certains, un piège pour d’autres. Or c’est lui que Ruth ­Zylberman (auteure notamment de Paris-fantôme, 2002) a choisi d’investir pour retracer l’histoire de ses habitants et raviver la mémoire des survivants.

Un choix qui tient en partie au hasard de ses pérégrinations ­menées dans le Nord-Est parisien, lieu où avant-guerre vinrent s’installer de nombreux juifs ­originaires d’Europe centrale. Comme le confirmera plus tard sa découverte du recensement de 1936, où, sur les 300 habitants de l’immeuble de la rue Saint-Maur, figurait un tiers d’étrangers venus d’Italie, de Pologne, de Russie ou de Roumanie.

Ainsi, quelques noms de famille (Baum, Diamant, Goldszstajn, Hausman, Doliler…) en regard de métiers (garçon de café, femme de chambre, ouvrier zingueur, couturière…) consignés sur un papier aux couleurs fanées et un immeuble de pierre vont constituer le point de départ d’une enquête que la réalisatrice a menée pendant quatre ans.

Ravaudeuse de souvenirs

« Pierre, papier, beaucoup de papier… » Derrière cette ritournelle enfantine qui revient comme un refrain dans le commentaire de Ruth Zylberman se dessine au propre (sur un plan de coupe du bâtiment où elle tente de localiser les résidents) comme au figuré sa démarche : faire ressurgir d’un mur, d’un couloir, d’une porte, mais aussi des documents – issus des Archives nationales ou de celles de la Ville de Paris – des vies et des liens, ensevelis par l’oubli ou occultés par l’horreur des rafles et de la déportation. Avant de donner la parole aux derniers témoins de l’époque, en particulier les enfants cachés de la rue Saint-Maur.

Aidée par Claire Zalc et Alexandre Doulut – conseillers historiques du film –, la réalisatrice s’est littéralement muée en détective pour retrouver la trace d’Albert, d’Odette, qui vit désormais en ­Israël, de Jeanine, en Australie, ou d’Henry, aux Etats-Unis. Outre les retrouvailles qui concluent admirablement le film, les moments les plus intenses se jouent là, dans le singulier travail de mémoire ­accompli par Ruth Zylberman. Et cette manière douce et bienveillante de les « prendre par la main », en déposant devant eux objets miniatures, lettres ou ­photos, pour les conduire sur le chemin du passé.

Endossant tour à tour les rôles d’enquêtrice, de mémorialiste d’une communauté dont elle ressuscite les liens, mais aussi de ­ravaudeuse de souvenirs, de passeuse entre les générations, Ruth Zylberman livre un film éminemment sensible et poignant, baigné d’une atmosphère tantôt à la ­Modiano, tantôt à la Perec.

Un film qui offre, au-delà de la chronique d’une petite collectivité sous l’Occupation, avec ses trahisons, ses abominations ou ses élans de solidarité, une réflexion profonde sur l’histoire, la mémoire et sa transmission.

EN BREF : LIBERATION

Trois futur front pour l’opposition

Avant  même  la  fin  officielle  du  conflit  sur  la  réforme  ferroviaire,  l'exécutif,  à  la  recherche  d'économies  pour  faire  baisser  le  déficit,  se  lance  dans  plusieurs  dossiers  à  risque.

Le  gouvernement  n’en  a  pas  fini  avec  les  fronts  sociaux.  Plusieurs réformes  encore  en  discussion  ou  préparation  pourraient  offrir  aux  syndicats  et  partis  politiques de gauche du sang neuf  pour  faire  reculer  un  exécutif  obligé,  dans  le  même  temps.  De réaliser  de  substantielles  économies  s'il  veut  tenir  ses  promesses  budgétaires.  Ainsi, le  retour  cette  année  à  un  déficit  public  sous  la  barre  emblématique  des  3%  de  PIB  et  au  passage,  la  sortie  de  la  procédure  pour  déficit  excessif  lancée  par  Bruxelles  en  2009  contre  la  France  est  lié  à  une  bien  meilleure  croissance  en  2017:  2,2%  au  lieu  du  1.5%  anticipé.  Or  la  guerre  commerciale  mondiale  déclenchée  par  les  Etats-Unis  ou  l'instabilité  politique  en  Italie  assombrissent  Je  ciel  économique Français. L'INSEE  a  déjà  révisé  à  la  baisse  son  estimation  de  croissance  pour  le  premier  trimestre  2018  (0,2  %  de  hausse  du  PIB  au  lieu  des  0.3  %  prévus).  De  quoi  donner  quelques  sueurs  froides  aux  dirigeants  de  la  majorité  contraints.  S’ils veulent maintenir ces  3%  de  déficit  puis  le  réduire  à  néant d'ici  à  2022  de  trouver  plusieurs  milliards  d'économies  dans  Je  budget  2019 en cours d'arbitrage,  Et de  quoi  créer  d'importants  mécontentements  chez  ceux  qui  devront  se  serrer  la  ceinture.  Après le  Président  des  riches»,  Macron  pourrait  bien  être  dépeint  en  roi  de  la  rigueur  dans  les  prochaines  manifs.

STATUTS DES FONCTIONNAIRES

Ils  livrent  un  combat  de  longue  durée.  Sans  savoir  encore  quels  seront  les  contours  de  l'Etat  version  Macron.  Les  syndicats  de  fonctionnaires  se  mobilisent  depuis  le  mois  d'octobre  pour  notamment,  leur  pouvoir  d'achat  et  la  défense  d'un  statut  qu'ils  estiment  menacé.  Si  les  derniers  cortèges ?  ceux du  22  mai ont  été  moins  fournis  que  les  précédents.  les  neuf  syndicats  représentatifs  (de  Solidaires  à  la  CFE-CGC  en  passant  par  la  CGT,  la  FSU,  FO  et  la  CFDT)  restent  unis  dans  ce  combat.

 Depuis  le  début  de  l'année,  ils  sont  régulièrement  Invités  à  Bercy  pour  plancher  sur  quatre  «chantiers:  recours  aux  contractuels,  rémunération  au  mérite,  réforme  du  dialogue  social  et  (plan  mobilité)  avec  départs  volontaires  possibles  vers  le  privé.  La  concertation,  doit  se  terminer  cet  hiver  avant  un  projet  de  loi  annoncé  pour  le  premier  semestre  2019.

REFONTE DES AIDES SOCIALES

Entre-temps, les syndicats prendront connaissances du rendu du comité « Action Public 2022 » ce groupe d’expert mandaté par Matignon pour réfléchir à la réforme de l’Etat, doit remettre son rapport d’ici la fin du mois, avec des propositions chocs compte  partenaires  européens  la  réduction  de  notre déficit  et  ne  pas  toucher aux aides  sociales,  rapporte  une  source  gouvernementale.  Expliquer  qu'on  fera  des  économies  en  étant  seulement  ·plus  efficace·,  c’est  mentir  aux  Français,  soucieux  de  rassurer  la  frange  la  plus  sociale  de  sa  majorité.  Edouard Philippe  a  juré  que  non,  son  gouvernement  ne  baissera  pas  les  aides  sociales.  et  s'est  contenté  mercredi  à  la  sortie  du  séminaire  gouvernemental  à  l'Elysée  d'évoquer  de  grands  principes.  Mais  d'ici  l'été  et  les  choix  de  l'exécutif  pour  transformer  l'Etat  et  boucler  son  prochain  budget.  Le  sujet  des  aides  sociales  peut  se  révéler  un  carburant  efficace  pour  une  partie  de  la  gauche  et  ses  mobilisations  anti Macron,  à  Paris  le  26  mai

 On  ne  peut  pas dire qu’il  n'y  a  pas  de  lunes,  même  si  elles  n'ont  pas  abouti  au  retrait  du  pacte  ferroviaire.  li  y a  une  forme de conflictualité,  mais  juste  de  petits  points  marqués  sur  des  questions  qui  sont  spécifiques  à  chacun.  Historiquement, ce  qui  a  permis  l'existence  de  mouvements  globalisés  qui  l'emportaient  sur  des  revendications  globales,  c'était  l'Inscription  des  mobilisations  dans  des  perspectives  stratégiques  à  plus  ou  moins  long  terme.  En  France,  on  a  affaire  à  un  syndicalisme  qui  s'est  constitué  sur  des  bases  éminemment  politiques:  du  syndicalisme  révolutionnaire  en  passant  par  le  programme  commun  de  gouvernement  ou  par  l'autogestion.  Une  période  longue sans  mouvement  social  qui  parvient  à  faire  l’unité,  est-ce  Inédit  dans  l'histoire  selon  vous?  Il  faudrait  inverser  la  question  et  observer  les  mouvements  qui  l'ont  emporté.  Après  le  tournant  des  années  70,  le  choc  pétrolier  et  lorsque  le  libéralisme  commence  à  se  mettre  en  place  avec  une  certaine  force  en  France  comme  ailleurs,  il  y  a  cette  séquence  de  dix  ans  qui  démarre,  avec  notamment  la  défense  de  l'école  libre  en  1984  et  un  point  d'orgue  en  1995  avec  la  grande  grève  de  la  SNCF.  Là,  des  forces  mobilisées  parviennent 

Experts mandatés par Matignon et ses conséquences possible et les retraites

  Entre-temps,  les  syndicats  prendront  connaissance  du  rendu  du  comité  «Action  publique  2022•.  Ce  groupe  d'experts  mandaté  par  Matignon  pour  réfléchir  à  la  réforme  de  !"Etat  doit  remettre  son  rapport  d'ici  la  fin  du  mois.  Avec des propositions  «chocs•  à  fort  potentiel  de  bombes  sociales  à  fragmentation.  A commencer par  le  dossier  sensible  de  la  «refonte  des  aides  sociales.  Depuis  que  Bruno  Le  Maire  (Economie  et  Finances)  s’est  Interrogé  sur  la  possibilité  de 

•réduire  la  politique  sociale  sur  1'emploi  et  que  son  voisin  de  Bercy  Gérald  Darmanin  (Action  et  Comptes  publics),  y  est  allé  de  sa  petite  phrase  sur  le  trop  d'aides  sociales.  le  gouvernement  a  confirmé  sa  volonté  de  passer  en  revue  les  différents  dispositifs  pour,  même  si  Matignon  s'en  défend  de faire  des  économies.  Bercy  prépare  donc  les  esprits  à  une  baisse  des  enveloppes  allouées  au  social  pour  respecter  la  trajectoire  budgétaire  française  envoyée  au  printemps  à  Bruxelles.  «On  ne  peut  pas  continuer à  promettre  des  baisses  d’impôts.  expliquer  à  Réformé  les  retraites  Le  big-bang  des  retraites  est  plus  lointain.  Le  temps  d'une  consultation  citoyenne  et  de  discussions  avec  les  partenaires  sociaux.  le contenu  de  cette  réforme  très  sensible  ne  sera  pas  dévoilé  avant  l'hiver,  pour  un  projet  de  loi  à  l'été  2019.  Si le  haut-commissaire  chargé  de  ce  dossier Jean-Paul  Delevoye, a promis  jeudi  dans  une  interview  au  Parisien  que  l'âge  légal  de  départ  à  la  retraite  à  «62  ans  devra être  conservé,  Il  a  rappelé  que  les  régimes  spéciaux  seront  fondus  dans  un  nouveau  système  universel  par  points  effectif  en  2025.  <A carrière identlque  et/  revenu identique,  la  retraite sera identique  a-t-il  précisé.  Cet  aspect  de  la  réforme  fera  forcément  des  déçus  pour  certains  (futurs)  pensionnaires  cotisant  aujourd'hui  à  des  régimes  spéciaux.  Pour  rappel  la  dernière  réforme  des  retraites  d'envergure,  en  2010,  avait  mobilisé  plusieurs  milliers  de  personnes  dans  les  rues.  Ils livrent un combat de longue durée.  Sans savoir encore quels seront  les  contours  de  l'Etat  version  Macron.  Les  syndicats  de  fonctionnaires  se  mobilisent  depuis  le  mois  d'octobre  pour  notamment,  leur  pouvoir  d'achat  et  la  défense  d'un  statut  qu'ils  estiment  menacé.  Si  les  derniers  cortèges ceux  du  22  mai ont  été  moins  fournis  que  les  précédents.  les  neuf  syndicats  représentatifs  (de  Solidaires  à  la  CFE-CGC  en  passant  par  la  CGT,  la  FSU,  FO  et  la  CFDT)  restent  unis  dans  ce  combat.  Depuis  le  début  de  l'année.  ils  sont  régulièrement  Invités  à  Bercy  pour  plancher  sur  quatre  «chantiers: Après  le  «président  des  riches»,  Macron

  à  faire  retirer  des  lois  ou  des  projets  de  loi.  Ainsi Juppé  doit  céder  et  abandonner  son  projet  de  restructuration  de  l’entreprise  ferroviaire.  Depuis,  l'adversaire  en  a  pris  de  la  graine.  Des  réformes  constitutionnelles  sont  venues  renforcer  le  poids  de  l'exécutif:  il  n'y  a.  par  exemple,  plus  de  gouvernement  de  cohabitation.  Autant  de  failles  qui  ne  peuvent  plus  être  saisies  par  les  forces  en  lutte.  On  vit  dans  un  pays  qui  a  été  marqué  par  des  révolutions.  On  a  toujours  tendance  à  considérer  que  lorsque  le  peuple  est  en  marche,  il  est  invincible.  En  réalité,  les  séquences  qui  sont  venues  à  bout  de  certaines  réformes  sont  assez  limitées.  Mais  c'est  vrai  qu'elles  sont  grossies  par  notre  imaginaire.  Quel  a  été  l'élément  de  rupture?  L'élément  de  rupture,  c'est  Raffarin  en  2003,  lorsqu'il  dit  «ce  n'est  pas  la  rue  qui  gouverne.  Une  suffit  évidemment  pas  de  le  dire  pour  que  ça  fonctionne,  mais  il  faut  se  rappeler  q1fen  2003,  il  y  a  déjà  eu  les  réf  ormes  constitutionnelles  dont  je  parlais:  le  remplacement  du  septennat  par  le  quinquennat  et  l'inversion  du  calendrier  qui  permet  au  gouvernement  de  lever  l'hypothèque  de  la  cohabitation.  Et,  dans  le  même  temps,  le  gouvernement  essaye  de  lever  l'hypothèque  pourrait  bien  être  dépeint  en  «roi  de  la  rigueur>>  dans  les  prochaines  manifs.  LILIAN  ALEMAGNA  de  ce  qu'a  été  pendant  dix  ans  le  mouvement  social,  en  décidant  de  tenir  face  aux  manifestations  hostiles  aux  réformes.  Pourquoi la mobilisation  de  2006  a  permis  de  faire  retirer  le  CPE  dans  ce  cas?  on  sait  très  bien  que  lorsque  les  étudiants  et  les  lycéens  se  mobilisent,  c'est  toujours  plus  dur  pour  un  gouvernement  de  tenir  que  quand  ce  sont  les  autres  qui  défilent.  Sans  compter  qu'en  2006,  il  y  a  des  luttes  dans  le  gouvernement  entre  Nicolas  Sarkozy  et  Dominique  de  Villepln.  Ces  divisions  internes  à  la  majorité  constituent  bien  sûr  un  élément  qui  permet  à  des  forces  en  lune  de  l'emporter  en  jouant  les  contradictions  au  sein  de  l'exécutif.  Ce  qui  n’est  pas  le  cas  aujourd'hui.  La  cohérence  et  l'intransigeance  du  gouvernement  Philippe  et  du  président  Macron  sont  donc  des  éléments  qui  ont  joué  en  leur  faveur?  Ça  l'est.  évidemment.  Mais  n  ·oublions  pas  que  depuis  2003,  aucune  manifestation,  CPE  exceptée,  ne  l'a  emportée.  Bien  que  certaines  manifestations  contre  les  retraites  ou  contre  la  loi  El  Khomri  aient  été  très  fortes.  Quand Raffarin dit  que ce  n’est  pas  la  rue  qui  gouverne-,  à  l'époque  je  me  dis  qu'il  vit  dangereusement,  que  c'est  provocateur.  Ça l’était évidemment, ça  a  Immédiatement  fait  monter  le  nombre  de  manifestants.  Comme Macron aujourd’hui lorsqu’il  affirme  qu'il  tiendra  coûte  que  coûte.  Il  s'agit  de  casser  l'instru ment.  Il  y  a  la  volonté  de  mettre  à  mal  ce  qu'il  reste  des  corps  intermédiaires,  y  compris  les  syndicats.  Ce  qui  peut  être  une  stratégie  extrêmement  dangereuse,  parce  qu’eue  laisse  la  place  à  des  formes  radicalisées.  La  violence,  c'est  ce  qui  vient  en  dernière  analyse  lorsqu'il  n'y  a  plus  rien  d’autre.  On  constate  justement  l'absence   d'autres souffles ,comme la ZAD de  Notre-Dame-des-Landes.  Et  certains  sont  parfois radicaux,  comme  les  Blackrots  de  la  manifestation  du  1er mai.  Est-ce vers cela  que  l'on  se  dirige?  Dans la mesure  où  il  y  a  une  très  grande  difficulté  à  mettre  en  forme  des  stratégies  politiques  et  de  transformation  par  rapport  au  rouleau  compresseur  libéral  dominant,  ça  débouche  nécessairement  sur  des  formes  de  radicalisation.  Je  ne  sais  pas  si  on  s'y  dirige,  mais  on  est  dans  une  conjoncture  qui  favorise  ces  expressions  radicalisées.

EN BREF : LES ECHOS

Le  modèle  Autolib'  est  sérieusement  questionné  » 

  La  maire  de  Paris  discute,  avec  d'autres  constructeurs,  d'alternatives  rentables  au  service  de  Bolloré.

  Elle  se  revendique  comme  bon  élève  de  la  coopération  avec  le  gouvernement,  au  dam  de  sa  majorité  municipale.  Anne  Hidalgo  s'apprête  à  faire  voter  lundi  en  conseil  municipal  le  pacte  financier  que  Macron  a  proposé  aux  grandes  collectivités.  Un  accord  que  ses alliés écologistes et  communistes  considèrent  comme  une  mise  sous  tutelle.  Son  opposition  municipale  pointe  l'endettement  excessif  de  la  Ville  et  l'accuse  de  mauvaise  gestion.

 A  l'automne,  vous  étiez  sceptique  sur  la  démarche  de  contractualisation  financière  avec  l'Etat.  Pourquoi  avoir  accepté  de  signer  ?

 Il  est  normal  que  les  collectivités  prennent  leur  part  au  redressement  du  pays,  à  condition  qu'on  respecte  leur  autonomie.  les discussions  que  j'ai  eues  avec  le  Premier  ministre  et  le  ministre  des  Comptes  publics  se  sont  bien  «  Nous  préparons  avec  Jacques  Mézard  et  Julien  Denormandie  des  outils  pour  maintenir  les  classes  moyennes  à  Paris.  »  déroulées.  Nous  avons  évité  une  négociation  ligne  à  ligne  du  budget  de  la  Ville.  Il  n'y  a  pas  de  mise  sous  tutelle  ni  aucune  contrainte  qui  m'empêcherait  de  réaliser  les  engagements  de  mon  mandat.  La  maitrise  des  dépenses  de  fonctionnement  et  de  l'endettement  sont  des  objectifs  que  je  m'étais  déjà  fixés  avec  mon  équipe.  Les  dépenses  de  fonctionnement  de  la  capitale,  hors  péréquation,  n'ont  progressé  que  de  0,8  %  en  2015.  que  de  0,1  %  en  2016  et  que  de  0,7  %  en  2017.  L'Etat  a  fixé  un  objectif  national  de  +1,2  %.  On  s'est  mis  d'accord  à  Paris  sur  un  plafond  de  +1.14  %.  Nous  sommes  aussi  sous  la  norme  des  12  ans  de  capacité  de  désendettement  :  elle  est  aujourd'hui  de  9  ans  Paris  est  bon  élève.

  L'opposition  estime  que  vous  ne  pouvez  pas  terminer  votre  programme  de  mandature  dans  ce  contexte  financier.

 Bien  sûr  que  si  Certains  programmes  sont  parfois  retardés  à  cause  de  recours.  d'ailleurs  souvent  à  l'initiative  de  l'opposition.  Cela  a  été  le  cas  pendant  dix  ans  des  logements  sociaux  à  la  porte  d'Auteuil  !  Mais  on va réaliser une très grande partie  de  nos  projets  d'ici  à  2020.  Sur  les  crèches.  on  sera  même  au-delà  des  5.000  places  prévues.

  Vos  alliés  communistes  et  écologistes  vous  jugent  trop  conciliante  avec  le  gouvernement  ...  Certains  disent  que  je  suis  trop  dans  l'opposition, d'autres que je suis trop  conciliante  ...  C’est  le  jeu  politique.  La  capitalisation  des  loyers  de  vos  bailleurs  sociaux,  que  l'opposition  vous  reproche,  a  été  intégrée  dans  votre  trajectoire  budgétaire

  Avez-vous  eu  des  garanties  du  gouvernement  sur  ce  point  ?  Oui.  Nous avons  eu des discussions  constructives  avec  Gérald  Darmanin.  Nous  continuons  à  mettre  progressivement  fin  à  l'existence  d'un  parc  de  logement  privé  de  la  Ville  qui  n'avait  ni  sens  ni  justification,  et  à  le  transformer  en  parc  social.  La  capitalisation  des  loyers  qui  en  résulte,  ce  sont  des  recettes  de  fonctionnement.

 Sur  quels  autres  sujets  discutez-vous  avec  le  gouvernement?

 Nous  préparons  avec  Jacques  Mézard  et  Julien  Denormandie  des  outils  pour  maintenir  les  classes  moyennes  à  Paris.  Dans  le  cadre  de  la  loi  Elan.  nous  préparons  un  dispositif  pour  préserver  l'encadrement  des  loyers  dans  le  parc  privé.  Nous  souhaitons  par  ailleurs  mieux  réguler  les  locations de  meublés  touristiques,  par  exemple  en  réduisant  la  durée  plafond  de  120  jours  de  location  par  an.  Je  crois  aussi  qu'ils  ont  compris  que  notre  opposition  sur  la  vente  de  logements  sociaux  n'est  pas  idéologique  mais  pragmatique.  Le  logement  social  protège  450.000  Parisiens  de  la  cherté  des  loyers.

 Le  groupe  Bolloré  demande  46  millions  d'euros  par  an  pour  Autolib'.  L'arrêt  du  service  est-il  une  option  ?  Que  les  villes  subventionnent  une  offre  de  transports  publics,  cela  peut  être  entendu.  Mais  la  somme  demandée  par  l'entreprise  est  extravagante. Il est hors de question  que  les  communes  et  donc  les  contribuables  la  prennent  à  leur  charge.  Au-delà  du  coût,  je  veux  poser  la  question  du  modèle.  Auto-lib a  été  inventé  il  y  a  dix  ans  pour  imaginer  de  nouvelles  formes  de  mobilité.  Ce  dispositif  devait  être  rentable.  Force est de constater  qu'il  ne  l'est  pas.  Sûrement  a-t-il  été  percuté  par  d'autres  évolutions  technologiques  et  de  la  mobilité  :  les  VTC.  les  scooters  en  libre-service,  les  vélos  à  assistance  électrique  ...  Le  fait  est  qu'aujourd'hui  il  est  sérieusement  questionné

Pour  remplacer  Autolib',  Anne  Hidalgo  s'intéresse  aux  systèmes  d'auto-partage  entre  locating  »,  dans  lesquels  les  industriels  prendraient  en  charge  la  gestion  et  la  rentabilité. 

 Qu'allez-vous  faire  concrètement? 

Nous  allons  regarder  ce  qui  se  fait  ailleurs.  li  existe  désormais  des  systèmes  d'autopartage  en  floating ,  comme  le  fait  par  exemple  Renault.  Beaucoup  de  constructeurs  automobiles  veulent  innover  à  Paris  et  nous  demandent  de  les  accueillir  et  de  les  accompagner.  Il  faut  donc  se  projeter  dans  un  nouveau  modèle,  qui  réponde  aux  usages  des  habitants  et  qui  doit  être  performant  sur  le  plan  économique. 

Doit-il être  basé  sur  une  subvention  publique? 

J'en  doute, Je  préférerais  que  les  industriels  tentés  par  ce  type  de  système  en  assurent  la  gestion  et  la  rentabilité. 

Vous  êtes  déjà  en  discussion?

  Oui,  il  y  a  des  discussions  avec  différents  constructeurs.  Une  autre  option  peut  être  de  dire  que  l'on  tient  à  un  service  public  avec  une  part de financement public permet·  tant  l'utilisation  de  ces  véhicules  à  un  coût  qui  ne  soit  pas  exorbitant.

 Mais  les  villes  qui  accueillent  aujourd'hui  Autolib'  sont-elles  prêtes  à  y  contribuer  et  dans  quelle  mesure?

 Nous  devrons  en  discuter  «  Nous  travaillons  avec  ce  gouvernement  dans  la  continuité  de  ce  que  nous  faisions  avec  le  précédent.»  tous  ensemble  à  l'échelle  métropolitaine.  Je  souhaite  d'ailleurs  associer  les élus  parisiens de la  majorité  et  de  l'opposition,  à  ce  travail.

 S'agit-il  de  mettre  en  œuvre  ce  système  après  2023,  date  de  la  fin  du  contrat  avec  Bolloré,  ou  plus  vite? 

Bien  plus  vite, des  constructeurs  ont  des  propositions  opérationnelles.  li  n'y  a  aucune  raison  d'attendre. 

Quel  bilan  faites-vous  des  débuts  du  quinquennat  Macron  ?  La  France  va-t-elle  mieux  qu'il  y  a  un  an  ? 

Je  n'ai  pas  de  bilan  à  faire  de  son  action.  Ce  que  je  sais, juste  que  sur  l'attractivité  et  l'accompagnement  des  entreprises  parisiennes,  nous  travaillons  avec  ce  gouvernement  dans  la  continuité  de  ce  que  nous  faisions  avec  le  précédent.  Cela  va  dans  le  bon  sens.  Paris  va  bien.  Cest  une  ville  qui  sur  le  plan  économique  rayonne  dans  le  monde  entier. 

Vous  avez  séché  l'investiture  d'Olivier  Faure  à  la  tête  du  PS.  Pour  tenter  de  vous  extraire  des  difficultés  de  votre  parti? 

Moi.  mon  sujet  c'est  Paris,  pas  le  parti.  J'ai  failli  quitter  le  PS  :  je  ne  l'ai  pas  fait  parce  que  j’ai  encore  un  attachement  Je  suis  une  sociale-démocrate,  écolo  convaincue  et  européenne.  J'observe  d'ailleurs  avec  intérêt  ce  qu'il  vient  de  se  passer  en  Espagne,  avec  l'élection  de  mon  ami  Pedro Sanchez. Mais là où je me sens  bien,  là  où  j'ai  envie  d'exercer  mon  goût  pour  la  politique.  c'est  Paris.

 

 

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