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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

REVUE DE PRESSE DU  28 juin au-1er JUILLET 2018

REVUE DE PRESSE DU  28 juin au-1er JUILLET 2018REVUE DE PRESSE DU  28 juin au-1er JUILLET 2018

Par : Monique Macalou

SOMMAIRE

Journal

Titre

Page

La Nouvelle République

"La France n'ouvrira pas de centres" d'accueil pour migrants

2

Le Journal de Paris

Le XVIIe veut garder ses commerces ouverts le dimanche

3

le Parisien

Pensions de réversion : la mise au point de Macron sur un dossier miné

4

Le Figaro

Les partis sous tension à un an des élections européennes

5

L’Opinion

Dette :  l’autre danger

6

 

 Cohésion sociale : service minimum 

7

libération

Congé Parental

7

Canard enchainé

Carambolage à la Mairie de Paris

8

Le monde

250 millions de taxes par an pour sécuriser le GPE

8

 

SNCF : Prévoit 700 la suppression de 700 dans le fret

9

CNEWS

P.Y. Bournazel, je m’inscris dans la majorité Présidentiel.

10

Le Parisien

Pourquoi ils ont choisi la France

11

Le journal de Paris

Florence Berthou interview

12

L’Opinion

Air France KLM

14

The Times Of Israël

Simone Veil

14

 

Plainte contre l’Iman de Toulouse

16

Huffpost

Passage au 80 KM/H

17

Ouest France

Notre Dame des landes dissolution de l’ACIPA

17

EN BREF : LA NOUVELLE REPUBLIQUE

Macron : "La France n'ouvrira pas de centres d'accueil pour migrants »

Le président français Emmanuel Macron a répété avec force vendredi que la France n'ouvrirait pas sur son sol de centres d'accueil contrôlés pour les migrants, un projet qui figure dans l'accord européen sur la migration conclu vendredi.

"La France n'ouvrira pas de centres de ce type car elle n'est pas un pays de première arrivée", a-t-il déclaré.

M. Macron est à l'origine du principe, adopté vendredi par les 28, de créer en Europe ces "centres contrôlés" dans les pays où débarquent des migrants, c'est-à-dire, selon la France, en Italie, Espagne et Grèce, sur une base volontaire.

S'il en a accepté ce principe, le gouvernement italien reste très réticent et reproche à la France de les proposer sans accepter d'en ouvrir sur son sol.

Pour les migrants secourus dans les eaux européennes, l'idée est que ces dans ces centres gérés par l'Europe soient rapidement fait le distinguo entre les migrants irréguliers, qui seraient expulsés, et ceux qui peuvent obtenir l'asile.

Ces derniers pourraient être répartis dans l'UE, là aussi "sur une base volontaire".

La France a très vite précisé qu'elle ne se sentait pas concernée puisque, fait valoir l'Elysée, ses côtes sont trop éloignées de l'Afrique pour que les bateaux parviennent dans ses eaux.

"La France n'est pas un pays de première arrivée. Certains voulaient nous pousser à cela, mais j'ai refusé", a expliqué Emmanuel Macron dès son arrivée pour la reprise des travaux du sommet européen vendredi matin.

Convaincre l'Italie de créer ces centres fermés, où les migrants devraient rester en attendant l'examen de leur cas, avec des contreparties financières et logistique ainsi que l'assurance d'expulser très vite vers leur pays d'origine les déboutés du droit d'asile, a été le principal point d'achoppement des discussions de la nuit à Bruxelles.

Finalement, le chef du gouvernement italien a accepté ce principe mais à condition que leur création se fasse sur une base volontaire et sans indiquer si elle accepterait de les créer réellement.

Giuseppe Conte a d'ailleurs démenti vendredi les affirmations du président français selon qui les centres d'accueil pour migrants devaient être créés dans les pays de première entrée.

"Il est nulle part écrit dans l'article 6 (de l'accord) que les centres d'accueil en Europe doivent être dans des pays déterminés. Je vous invite à le relire", a souligné M. Conte à l'issue du sommet.

EN BREF :  LE JOURNAL DE PARIS

Le XVIIe veut garder ses commerces ouverts le dimanche

Il  y  a  le  quartier  de  la  porte  Maillot  et  ses  grands  hôtels.  Et  il  y  a  celui  de  l'avenue  des  Ternes  avec  ses  enseignes  Fnac  et  Darty.  Le  maire  de  l'arrondissement  propose  des  solutions  pour  préserver  ces  zones  touristiques  internationales.

Geoffroy  Boulard  ne  compte  pas  en  rester  là  En  avril,  le  tribunal  administratif ,  après  avoir  déjà  annulé  le  secteur  des  Olympiades (Xllle).  a  retoqué  deux  nouveaux  quartiers  parmi  les  douze  zones  touristiques  Internationales  (ZTI)  instaurées  à  Paris  en  2015  par  la  loi  Macron,  Saint-Emilion-Bibliothèque  (XII•  -XIII•)  et  Maillot-Ternes  (XVII•).  Cette décision contestée par  les  élus  parisiens  risque  de  remettre  en  cause  le  travail  du  dimanche  dans  ces  secteurs.  Le maire (LR) du XVIIe tente aujourd’hui  de  faire des propositions  au  gouvernement  pour  sauver  ces  territoires  économiques.

 « ESTIMER  QUE  CE  QUARTIER  N'EST  PAS  FREQUENTE  PAR  LES  TOURISTES  ETRANGERS, C'EST ÊTRE  TOTALEMENT DECONNECTE  DE  LA  REALITE »  GEOFFROY  BOUI.ARD,  MAIRE  DU XVIIe

Après  avoir  écrit à  Bruno  Le  Maire  ministre  de  l'Economie  qui  est  le  seul  à  pouvoir  faire  de  nouvelles  propositions  de  ZTl, ,j'ai  pu  rencontrer  les  services  de  Bercy  pour  présenter les options possibles», a firme  le  maire  d'arrondissement  Alors  qu'à  l'origine,  une  seule  zone  «  Cela  donne  de  la  vie  au  quartier»  touristique  avait  été  mise  en  application  dans  le  XVII•,  le  tribunal  administratif  a  déchiré  la  copie  faute  de  détaxe  suffisante  sur  les  achats  de  touristes  dans  ces  sites.  Les commerçants y  ont  une  dérogation  pour  ouvrir 24 heures sur 24  et  tous  les  jours  de  la  semaine,  sous  réserve d’accords avec leur employés.

RATTACHER TERNE AUX CHAMP-ELYSEES 

D’un  côté  de  ce  secteur  du  XVIIe,  il  y  a  tous  les  commerces  du  palais  des  Congrès.  « Le  secteur  Maillot  est  en  pleine  mutation  avec  l'ensemble  des  travaux  qui  y  sont  réalisés.  Estimer, comme  l'a  jugé  le  tribunal  administratif,  que  ce  quartier  n'est  pas  fréquenté  par  les  touristes  étrangers.  c’est être  totalement  déconnecté  de  la  réalité  et  du  terrain.  Nous  avons,  ici  les  hôtels  comme  Le  Méridien, la  Tour  du  Hyatt.  Cela  représente  plus  de  2  000  chambres  occupées  en  très  grande  partie  par  des  étrangers».  Assure l’élu

  De l’autre  il  y a  l'avenue  commerçante  riche  du  Monoprix.  de Darty  et  de  la  Fnac.  «  Pour  ces  deux  dernières  enseignes  cela  représente  quand  même  une  centaine  d'emplois  et  10  à  15  %  de  leur  chiffre  d'affaires»,  poursuit  Geoffroy  Soulard.  Pour qui  cela  mérite  de  se  battre.

 Alors comment  présenter  un  nouvel  arrêté  ministériel  pour  remporter  la  mise  ?  «  Je  propose  que  l'on  crée  une  zone  touristique  internationale  rien  que  pour  le  secteur  Maillot  avec  les  rues  adjacentes.  avance l’élu.  Et  nous  pourrions  rattacher  le  secteur  des  Ternes  à  la  zone  internationale  des  Champs-Elysées  déjà  existante.  Autre possibilité,  créer  une  zone  touristique – mais pas internationale- sur cette même avenue » Le groupe LREM de Paris, lui suggère une seule et même ZTI sur tout Paris.

Une fin programmée pour le mois d’août

Avenue  des  Ternes.  la Fnac  comme  Darty  affichent  encore  l'ouverture  du  dimanche  de  11  heures  à  19  heures.«  SI  aucune  mesure  n'est  prise.  ces commerces  devront  fermer  le  dimanche  dès  le  19  aout  ».  Prévient Geoffroy Boulard.  Une menace qui  n  'inquiète  pas  trop  les  petits  commerces  locaux.  « La population du  quartier  est  une  population  d'habitués.  II  y  a  peu  de  touristes.  Et l’ouverture le dimanche  n'est  pas  assez  rentable».  Affirme-t-on  chez  Lacoste.  Le crocodile n’ouvre  pas  le  dimanche,  tout  comme  Yves  Rocher  et  les  petits  commerces  indépendants.  « Les  clients  sont  contents  de  venir  le  dimanche.  c’est plus  tranquille,  estime  cependant  une  vendeuse  à  la  Fnac.  Mais ils n’arrivent pas avant 16 heures » « Oui, c’est une visite. Un achat plaisir » martèle Geoffroy Boulard

EN BREF : LE PARISIEN

Pensions de réversion : la mise au point de Macron sur un dossier miné

Malgré les multiples déclarations du gouvernement ces derniers jours sur la réforme à venir de ce dispositif, difficile de venir à bout de l’anxiété qui s’installe. Au point que le président a dû intervenir, mardi à Rome.

Le gouvernement ne « touchera pas » aux pensions de réversion des 4,4 millions de retraités actuellement concernés. Mais pour les futurs retraités, il n’en sera pas de même, a indiqué jeudi matin, sur LCI, le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner : pour lui, les pensions, qui permettent aux veufs de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé, pourraient « baisser » pour certains et « augmenter » pour d’autres.

À défaut d’être précise, voilà au moins la direction générale que compte prendre l’exécutif dans les prochains mois, sur ce dossier déjà brûlant, alors qu’il ne sera ficelé qu’en fin d’année. Pourquoi tant d’agitation précoce ? Le débat, explosif, a émergé début juin dans un document destiné aux partenaires sociaux, avec cette question : « Doit-on maintenir les pensions de réversion ? Avec quels objectifs et sur quels critères ? »

Il n’en fallait pas plus pour semer le doute sur les intentions de l’exécutif, soupçonné par la gauche de mener une politique résolument libérale, et de vouloir sabrer dans certains dispositifs sociaux pour faire des économies. Or cette fois, le sujet est particulièrement sensible, peut être encore plus que les APL pour les jeunes, puisque la pension de réversion est souvent décrite comme une « bouée de sauvetage » salutaire pour ceux - et surtout celles - qui en bénéficient.

Opération déminage au gouvernement

Très rapidement, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a cru devoir insister sur le fait qu’il n’était pas question de les supprimer. Seulement « d’harmoniser » les conditions d’attribution et de calcul qui créent des injustices. Mais les craintes sont reparties de plus beau dimanche après l’intervention du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Sur Europe 1, il a déclaré leur accorder « une importance majeure », mais concédé qu’elles devaient être revues pour être « plus justes et plus efficaces ».

Peu ou pour le même discours que sa collègue de la Santé, mais là encore, cela n’a pas suffi. Et c’est cette fois Édouard Philippe qui s’y est collé, mardi, assurant que la question des pensions serait mise sur « la table », mais qu’il n’était pas question de les « amoindrir » ou de les « remettre en cause ».

Autant de prises de position qui ont donné le sentiment d’une confusion, même si elles ne se contredisent pas. Et mis en lumière une certaine fébrilité de l’exécutif sur ce dossier miné, qui pourrait parasiter, plus largement, la réforme des retraites attendue dans quelques mois.

« Aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer », affirme Macron

C’est visiblement si sensible qu’Emmanuel Macron s’est personnellement fendu de plusieurs « mises au point » mardi, en marge de son déplacement à Rome, pour éteindre le début d’incendie : « Aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer ne serait-ce que d’un centime », a-t-il tweeter, avant de préciser - cette fois à l’attention de futurs retraités - qu’ils « bénéficieront des mêmes prestations pour chaque euro cotisé ».

@EmmanuelMacron

 Mise au point sur les pensions de réversion : aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer ne serait-ce que d’un centime. (1/2)

Twitter Ads info and privacy

Dans l’après-midi, le chef de l’État a pris quelques journalistes à part pour préciser cette mise au clair par tweets interposés : « Je voulais qu’on arrête avec des ambiguïtés. C’est un sujet toujours très anxiogène pour les gens. On ne fait pas aujourd’hui une réforme sur les retraites existantes. Les pensions de réversion, pour beaucoup de nos concitoyens qui ont des retraites modestes, c’est un sujet terrible, parce que c’est vraiment un complément. »

Pas question donc pour le président de laisser s’installer l’idée que les pensions des futurs retraités veufs sont menacées. « Si les gens se mettent à se dire : ils vont m’enlever ma pension de réversion, là c’est l’angoisse, pour des gens qui sont dans une situation par définition pas plaisante. »

À Rome, Macron est toutefois revenu sur l’indispensable réforme « en profondeur » du mécanisme de ces pensions, « aujourd’hui très injuste ». Reste la question de la méthode : « Une chose est de dire aux actifs que les règles changeront vers un système unique et plus juste, et qu’ils auront dix années pour s’y habituer. Une autre est d’alarmer une petite dame ou un petit monsieur à la retraite qui se vont se dire que leur pension de réversion sera supprimée le mois prochain ! »

L’usine à gaz des pensions de réversion

Sur les quelque 17 millions de retraités en France, 4,4 millions bénéficient d’une pension de réversion. Elle permet aux veufs et aux veuves de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé. Enfin, surtout, aux veuves. Car 89 % des bénéficiaires sont des femmes.

Au fil des ans, ce dispositif s’est transformé en usine à gaz. Du coup, les retraités ne sont pas logés à la même enseigne. Un exemple ? Un fonctionnaire touche 50 % de la pension du défunt quand un salarié ou un artisan en perçoit 54 %. Et selon les cas de figure, l’attribution n’est pas soumise aux mêmes conditions. Un ancien du privé peut y prétendre s’il ne touche pas plus de 20550 euros bruts par an, alors que ce plafond n’existe pas pour un ex de la fonction publique.

Un âge minimum est aussi parfois requis. Il faut très souvent avoir au moins 55 ans, mais les fonctionnaires ne sont pas concernés. Chez les libéraux le système est échelonné, en fonction des professions, jusqu’à 65 ans… sauf pour les avocats, où cette restriction n’existe pas ! La durée minimum de mariage requise n’est pas non plus la même dans le privé ou le public. Enfin, dans la fonction publique, selon que le survivant s’est remarié ou non, la donne change

EN BREF : LE FIGARO

Les partis sous tension à un an des élections européennes

 Face à une union  des  Vingt-Huit  en  crise,  les  formations  politiques  françaises,  divisées  en  leur  sein  entre  eurosceptiques  et  proeuropéens,  peinent  chacune  à  trouver  leur  ligne  et  leur  tête  de  liste. 

Les  élections  se  tiendront  au  mois  de  mai  2019,  mais  personne  ne  peut  dire  à  ce  jour  quelles  seront  les  stratégies  des  parti,  tous  divisés  en  interne  sur  la  bonne  ligne  à  défendre.  Aucun   n'est   en  mesure  d'afficher  aujourd'hui  sa  tête  de  liste.  Chez Les  Républicains  Laurent Wauquiez n'ira  pas.  Au PS, comme  à  la  France  Insoumise  on  est  en  quête du  discours le  plus  adapté.  Au  Rassemblement  national.  Marine  Le  Pen  tâtonne  encore  dans  la  recherche  du  profil  qui  dynamisera  sa  formation.  Pour  Emmanuel  Macron se sera le premier test national depuis les Présidentielle et les législatives.  Il est  impératif pour  lui d'apporter· des  réponses  à  la  crise  migratoires  qui  secoue!  Violemment l'Europe,  afin  de  montrer,  pendant  la  campagne  qu'il  a  obtenu  des  résultats  sur  ce  dossier

LA TOURNEE  EUROPENNE  DE  LAURENT  WAUQUEZ   LA  DROITE  VEUT  ENRAYER  UNE  CRISE  DE  CONFIANŒ  ..  LE RÊVE D’UNE  MAJORITE  EUROSCEPTIQUE  À  BRUXELLES  ..  LAREM À LA RECHERCHE D'ALLIÉS EUROPEENS ET  DE  SON CAST1NG IDEALE.  ..  LE  PS  SE DONNE JUSQU'À L'AUTOMNE POUR  TROUVER  UNE  TÊTE DE LISTE 

EN BREF : L’OPINION

Dette :  l’autre danger

  

Il  y  a  dix  ans  presque  jour  pour jour évaluant  les  risques  du  système  financier des français,  promoteurs  immobiliers.·  Le  premier  d'entre  eux  banquiers  et  autres  traders  s’a11ier. Le premier d’entre eux-qui  s'est  aggravé au cours des derniers mois est justement  lié  à  l'endettement du secteur privé.  la  dynamique,  comme  beaucoup  de  victimes  de  la  de  l'endettement  des  entreprises  est  plus  grave  crise  économique  du  siècle est source de risque cyclique,  prévient la Banque centrale.  Au  moment  de  boucler  ses  valises  pour  la  banque  Centrale  et  la  croissance  de  la  l'été  2018,  chacun. Contrairement a la  dette  des  ménages  appelle  à  une dernière  étude  de  la  Banque  de  France.  Contrairement à  la  dette publique,  la  dette  privée  possède  certaines  ver-lus.  D'abord  parce  qu'elle  doit  toujours  être  mise  en  perspective  avec  le  taux  d’épargne  et  que dans  ce  domaine  les  Français  possèdent  un  solide  matelas  de  sécurité  en cas  de  crise ;  ensuite  par ce qu'elle  sert  à  financer  l'investissement  des  entreprises  et  des  ménages,  témoignant  d'un  pari  optimiste  sur  l'avenir,  source  de  croissance  à  moyen  terme.  Mais l’avertissement  de  la  Banque  de  France  rappelle  la  nature  particulière  de  la  crise  de  2008,  née  d'un  excès  de  dette étouffée  par  un  lapis  d'argent  supplémentaire  comme  les  pompiers  éteigne l’incendie  d'un  puit-de  pétrole  par  le  souffle -d'une  explosion.

 Elle  montre  aussi  que  les  français  sont  les  seuls  en  zone  euro  à  être  plus  endetté qu'il  y a  dix  ans. ils occupent  désormais  la  première  marche  du  classement.  Ce qui signifie la vulnérabilité en  cas  de  hausse  des  taux  et  d’absence  de  marge  de  manœuvre pour  relancer la  machine  si  la  conjoncture  se  retourne  trop  vite.  Dans le secteur privé est  plus  à  même   que  le  public.

Cohésion sociale : service minimum 

Le gouvernement doit annoncer mercredi le lancement d'une large consultation à l’automne pour définir les modalités du service national universel (SNU) un projet controversé cher au chef de l’Etat.

Pour  Emmanuel  Macron,  le  service  obligatoire  pour  les  jeunes  doit  forger  un  sentiment  d'appartenance  à  une  nation  commune.  Mais il  faudra  davantage  tant  les  fractures  sont  profondes.    

FRANÇOIS  HOLLANDE,  qui  ne  s'est  jamais  marié,  a  réussi  à  instaurer  le«  mariage  pour  tous.  Emmanuel  Macron,  qui  n'a  pas  fait  son  service  militaire,  n'a  pas  pu  le  restaurer  comme  il l’'avait promis  pendant  sa  campagne.  Le  retour  d'un  Service  national  universel  obligatoire  doit  être  officialisée  mercredi  en  conseil  des  ministres.  Le  projet   républicain.,.  de  service  national  devait  per mettre,  expliquait  le candidat  Macron  «  à  notre  démocratie  d'être  plus  unie  et  d'accroitre  la  résilience  de  notre  société »  dans  une  période  macquée  par  le  terrorisme.  Mais  en  aucun  cas  de  faire  renaitre.  l’espace de  quelques  mois  la  «  mixité  sociale  chère  aux  urbanistes  des  années 1980.   Même  si  le projet  est  bien  moins  ambitieux que prévu. Emmanuel Macron a tenu bon face à l’armée et Bercy et à toute la reconstruction de certains nostalgique des années de leur jeunesse.

  EN BREF : LIBERATION

Congé Parental

La France n’incite pas ses pères

Jugée trop coûteuse  par  Emmanuel  Macron,  la  mesure  égalitaire  proposée  par  une  directive  européenne  a  été  largement  diluée.  Reste que mieux  financer  les  congés  parentaux  demeure  le  meilleur  moyen  de décourager  les  hommes  à  les  prendre.

Force impavide  du  préjugé  ...  Un chiffre  dit tout:  seuls  1  %  des  pères  pouvant  bénéficier  d’un  congé  parental  le  prennent  effectivement.  Et encore,  à  la  petite  semaine.  Conservatisme.  tradition d’origine  religieuse.  zemmourisme congénital?  La France  n’est  pas  loin  dans  ce  domaine  d'être  lanterne  rouge  en  Europe,  très  loin  derrière  les  pays  scandinaves  où  les  hommes  ont  accepté  très  tôt  le  principe  d'une  parité  dans  le  partage  des  tâches.  Dès  lors  tout  s'enchaîne:  les  hommes  font  carrière.  quelle qu’elle  soit,  les  femmes  interrompent  la  leur  pour  assurer  l'éducation  des  enfants.  Elles progressent moins  vite  ou  se  résignent  à  des  postes  sans  réel  avenir.  Elles sont moins  payées  en  moyenne.  Les  cercles  dirigeants  sont  truffés  de  mâles  dominants  ...  Et paresseux  dès  qu'ils  rentrent  chez  eux.  Cercle  vicieux:  la  différence  de  carrière  et  donc  de  salaire  est  un  argument  puissant  pour  éviter  aux  hommes  de  se  mettre  en  retrait  professionnel.  Le  succès  d'un  livre  récent  sur  la  charge  mentale»  n'a  pas  d'autre  origine.  Les  cerveaux  auto-proclamés  de  l'entreprise  sont  des  hommes.  Le  cerveau  de  la  famille,  c’est  la  femme.  Servitude  volontaire?  Outre qu’elle  reste  une  servitude,  cette  sujétion  doit  beaucoup  à  une  ambiance,  une  atmosphère.  une  règle  muette  selon  laquelle  un  homme  trop  souvent  au  foyer  manque  à  son  devoir  de  travailleur  dévoué  à  « sa  boîte »•.  Les femmes,  disent  les  Chinois,  sont  la  moitié  du  ciel.  Etrangeté  arithmétique:  une  moitié  est  plus  petite  que  l'autre.  L'Europe,  dont  on dit  tant  de  mal,  s'est  saisie  de  l'affaire:  elle  a  pondu  une directive visant  à  corriger  le  déséquilibre.  Mais  plusieurs  pays  ont  trainé  les  pieds,  dont  la  France,.  et  la  directive  a  été  rabotée.  Pourtant, l’incitation  financière.  qui verrait  les  congés  mieux  indemnisés,  serait  un  utile  adjuvant.  Sur  ce  point,  quoiqu'en  marche,  le  gouvernement piétine.

Père:  « homme  qui  a  engendré,  qui  a  donné  nais.sance  à  un  ou  plusieurs  enfants»,  définit  le  Robert.  Et c’est  tout?  Il s’en  trouve  pourtant  qui  rêvent  de  se  pencher  sur  le  couffin  à  égalité  avec  les  mères.  Et  d'envoyer  valser  cette  image  d'une  France  rance  que  dessinent  souvent  les  statistiques,  comme  ce  dernier  bilan  de  l'Observatoire  français  des  conjonctures  économiques  (OFCE):  Durant  leur  vie  d'âge  actif  le  temps  que  les  femmes  consacrent  à  leur  activité  professionnelle  représente  en  moyenne  67%  de  celui  des  hommes.  Elles  •gagnent  en  moyenne  25%  de  moins  que  les  hommes».  Elles  «effectuent  65%  du  travail familial  ...  Oui, des  hommes  se  verraient  bien  pouponner  davantage,  aller  au-delà  des  trois  jours  de  congé  de  naissance,  des  onze  jours  de  congé  paternité  et  opter  pour  un  «vrai  congé  parental.  Ainsi  le  collectif  fraichement  créé  «congé  parent égalité  a-t-il  lancé  le  jour  de  la  fête  des  pères  une  pétition  pour  demander  au  gouvernement  «d'instaurer 1e congé  obligatoire »  pour  le  deuxième  parent  et  de  même  durée  que  celui  du  premier.  Ainsi,  en  novembre  dernier,  quarante  personnalités  masculines  (dont  le  rappeur  Oxmo  Pucclno,  l'économiste  Thomas  Piketty  et  l'humoriste  Guillaume  Meurice)  s'étaient  déjà  réunies  dans  le  magazine  féministe  Causerie,  appuyées  par  presque  50000  autres  signataires,  pour  demander-entre  autres-un  allongement  du  congé  paternité  à  «six  semaines  indemnisées  et  obligatoires».  Et?  Eh  bien,  les  pères  motivés  par  l'égalité  devront  encore  patienter.  Idem pour les  femmes  qui  partageraient  bien  les  bavoirs  et  les  tétines. 

DOMMAGE Alors qu’une  directive  européenne  sur  l'équilibre  vie  privée!-vie  professionnelle  avait  pour  ambition  de  tirer tous  les  pays  de  l'Union  vers  ce  sommet  qu'est  l'égalité  entre  les  femmes  et  les  hommes  en  rendant  obligatoire  un  congé  paternité.

EN BREF : LE CANARD ENCHAINE

Carambolage à la mairie de Paris

Anne Hidalgo fait le ménage. Après le double Fiasco de Vélib’ et d’Autolib’, la maire de Paris a décidée de se séparer de son directeur de cabinet, Raphaël Chambon. Frédéric Lenica, l’ancien directeur de cabinet de Cécile Duflot, ministre du logement sous Hollande, devrait lui succéder. La maire de la Capitale envisage également de se séparer de son directeur des affaires juridique.

« elle cherche à faire payer des lampistes » s’indigne un membre de son cabinet. « Je suis déçu : je la croyais capable d’assumer ses responsabilités ». Même reproche d’un élu de sa majorité : « Si Anne n’assumait pas l’héritage de Bertrand (Delanoë )elle aurait pu le dire avant. »

Il est vrai que la première magistrate de la capitale répète à qui veut l’entendre. Ce n’est pas moi qui est signé le contrat (Autolib’) avec Bolloré, visant son prédécesseur. Mais aussi son adjoint d’alors chargé des transports : un certain Julien Barjeton, actuellement sénateur de la République en marche.

Y en aura pour tout le monde.

 

 

EN BREF : LE MONDE

250 millions d’euros par an de taxes en plus pour sécuriser le Grand Paris Express

Des hausses de  taxes  pour  sécuriser  le  Grand  Paris  Express

  Le député  LR Gilles  Carrez  propose  d'accroitre  de  50  %  les  recettes  fiscales  de  la  Société  du  Grand  Paris,  dont  les  effectifs  devraient  tripler.

Après neuf mois de crise et un douloureux allongement de calendrier, l’horizon se dégage pour le Grand Paris Express. Alors que le deuxième tunnelier appelé à creuser le super-métro de l’agglomération a été baptisé, mardi 26 juin, la Société du Grand Paris (SGP), l’établissement public chargé de le réaliser, pourrait voir ses recettes annuelles bondir de 50 % et ses effectifs tripler en deux ans.

Le député LR du Val-de-Marne Gilles Carrez s’apprête à remettre à Matignon le rapport commandé par le premier ministre, Edouard Philippe, pour renforcer les finances et les moyens de la SGP et lui permettre de mener à bon port ce « chantier du siècle », dont le coût prévisionnel a été réévalué à 35 milliards d’euros en 2017, alors même qu’il était censé coûter 25 milliards en 2013.

Ce « dérapage » d’une dizaine de milliards d’euros est expliqué pour moitié par des provisions pour risques et aléas sous-estimées au départ, et, pour l’autre moitié, par la réévaluation du coût des travaux après la passation des premiers marchés, qui ont révélé des prix plus chers que prévu. Si l’on y ajoute le fait que l’Etat a puisé 3,5 milliards d’euros dans la trésorerie de la SGP pour financer des chantiers de RER et de métro, c’est une facture de 38,5 milliards d’euros qu’il faut désormais acquitter, avec un plan de financement conçu pour 25 milliards… Un constat qui a conduit la Cour des comptes, dans un rapport commandé par Gilles Carrez lorsqu’il présidait la commission des finances de l’Assemblée nationale, à s’inquiéter, en décembre 2017, d’« une trajectoire financière non maîtrisée », qui pourrait « faire entrer la SGP dans un système de dette perpétuelle ».

 « Ce sera relativement indolore »

Les ressources propres de la SGP, qui lui permettent de recourir massivement à l’emprunt, proviennent de trois taxes payées par les entreprises d’Ile-de-France : principalement, la taxe sur les bureaux et les locaux commerciaux

La SNCF prévoit de supprimer plus de 700 postes dans sa branche fret

Ces réductions d’effectif se feront par le biais du non-remplacement de personnel partant à la retraite ou de reclassements au sein de l’entreprise ferroviaire.

Plus de 700 postes vont être supprimés d’ici à 2021 dans la branche fret ferroviaire de la SNCF, selon une information de France Info, vendredi 29 juin.

Le plan d’économies de la direction de la SNCF, « dévoilé lors d’une réunion d’information interne cette semaine », prévoit que ces réductions d’effectif se feront via des non-remplacements de départs à la retraite ou des reclassements au sein de l’entreprise ferroviaire.

Ces prévisions doivent faire l’objet d’un point d’information le 10 juillet devant les instances représentatives du personnel de la branche fret, qui compte moins de 6 000 salariés, a précisé une source interne à l’Agence France-Presse.

Une filière à part entière

La SNCF a lancé mi-avril, en plein conflit des cheminots contre la réforme ferroviaire, la filialisation de sa branche fret, déficitaire et lourdement endettée (4,3 milliards d’euros).

Après une recapitalisation effectuée « au sein du groupe SNCF », Fret SNCF « serait dotée d’une personnalité juridique propre, société dont le groupe public ferroviaire détiendrait 100 % du capital », avait fait savoir la direction de l’entreprise ferroviaire, qui envisageait la naissance de cette nouvelle entité au premier semestre 2020.

Ce calendrier aurait été décalé d’un an, à 2021, en raison notamment des conséquences de la grève des cheminots sur l’activité, selon la source interne, qui souligne que les effectifs de la branche fret ont déjà été divisés de moitié en dix ans.

La CGT-Cheminots avait demandé en juin au gouvernement de « geler le nouveau plan de baisse du fret ferroviaire »

PIERRE-YVES BOURNAZEL : «JE SUIS CANDIDAT AU DÉBAT D'IDÉES »

Elu parisien depuis dix ans, Pierre-Yves Bournazel s’est solidement installé dans le paysage politique de Paris. Ce député Macron-compatible du 18e et ancien LR est pressenti pour être l’un des protagonistes des municipales de 2020.

EST-CE QUE VOUS PENSEZ DÉJÀ À LA CAMPAGNE POUR LA MAIRIE ?

Il faut construire une alternance utile pour les Parisiens, autour d’une vision nouvelle de la ville. Je veux proposer une offre politique inédite, avec des femmes et des hommes issus de la gauche, de la droite, du centre et de la société civile. Ce n’est pas encore le temps de l’incarnation. Je suis aujourd’hui candidat au débat d’idées. J’ai mis en place des groupes de travail avec des Parisiens, pour tirer un bilan juste de ce qui a été fait, garder ce qui est bien et faire des propositions pour changer ce qui ne fonctionne pas.

QU’EST CE QUI FONCTIONNE MAL DANS LA CAPITALE, SELON VOUS ?

J’éprouve un sentiment de gâchis, notamment pour deux beaux projets : Vélib’ et Autolib’, c’était 450.000 abonnés, qui sont aujourd’hui devenus des «abandonnés». Je demande un audit indépendant pour savoir ce qu’il s’est passé pour en arriver à la destruction de projets utiles et aimés des Parisiens. C’est une vraie régression.

L’UNE DES SOLUTIONS ÉVOQUÉES SERAIT LA GRATUITÉ DES TRANSPORTS…

Si on mettait cela en place, comment financerait-on l’amélioration de leur accessibilité, de leur confort, de leur sécurité ? Je milite plutôt pour développer les transports en commun aussi la nuit. Paris est une ville qui vit 24h sur 24. On pourrait expérimenter progressivement, commencer par quelques lignes certains soirs.

EN BREF : CNEWS

P.-Y. BOURNAZEL : «JE M'INSCRIS DANS LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE »

Conseiller de Paris et d'Ile-de-France, Pierre-Yves Bournazel est candidat LR et UDI, également soutenu par le Modem du 18e, aux législatives dans la 18e circonscription de Paris, qui se trouve à cheval sur le 9e et le 18e arrondissement.

Quel est votre positionnement vis-à-vis du nouveau président de la République, Emmanuel Macron, et de son gouvernement ?

J'étais porte-parole d'Alain Juppé [durant la primaire de la droite et du centre, ndlr], sur un projet de réforme social-libéral sur le plan économique, et une vision humaniste de la société et européenne. Je retrouve ces valeurs dans le projet d'Emmanuel Macron. Quand il y a une convergence des visions, il faut additionner les forces et ne pas s'opposer à ce en quoi l'on croit. Je m'inscris donc dans la majorité présidentielle, et je voterai la confiance au gouvernement ainsi que les réformes sur le travail, sur la moralisation de la vie politique, sur la sécurité et sur l'école.

Ne craignez-vous pas une réaction de votre parti, Les Républicains ?

Les Français attendent avant tout des résultats, car depuis quinze ans, les alternances au pouvoir n'ont pas été à la hauteur. Aujourd'hui, c'est une chance historique pour notre pays de rassembler des femmes et des hommes d'horizon politique différents. Environ 170 élus Les Républicains ont accepté la main tendue d'Emmanuel Macron. Défendre ces valeurs humanistes et libérales est essentiel pour moi. J’espère qu’elles seront de plus en plus entendues dans la majorité présidentielle et chez Les Républicains.

EN BREF : LE PARISIEN

Migrants : Pourquoi ils ont choisi la France

Ils sont au cœur des préoccupations du Conseil européen sur la crise migratoire qui se réunit à partir de ce jeudi. Nous avons rencontré des hommes et des femmes qui ont quitté leur pays dans l’espoir de trouver une vie meilleure en France.

Qui sont-ils ces déracinés qui traversent les frontières au péril de leur vie ? Ceux que l’on peut croiser au hasard sans y prêter attention. Selon nos informations, après l’évacuation de plusieurs camps de fortune ces derniers jours, ils seraient plus de 500 à la rue rien qu’à Paris. D’après l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), plus de 100 000 migrants ont demandé l’asile dans l’Hexagone l’an dernier, soit 17 % de plus qu’en 2016. 46 000 ont obtenu un titre de réfugié.

 « Il ne s’agit pas d’un afflux massif mais important », précise son directeur Pascal Brice. « En dehors de la diaspora historique, de l’Afrique de l’Ouest, qui ne se résume pas à des raisons économiques, il y a une migration plus visible, dans la rue ou les camps. 60 à 80 personnes arrivent par jour dans la capitale », explique Louis Barda, coordinateur général à Médecins du monde-Paris.

Alors que le Conseil européen sur la crise migratoire, qui se réunit ce jeudi et ce vendredi à Bruxelles, s’annonce tendu, nous avons rencontré des hommes et une femme, rescapés d’une odyssée en bateau, en camion, en train, à pied. Ils s’appellent Birhane, Ahmed ou Younes. Ils sont souvent jeunes, entre 20 et 30 ans, viennent la plupart d’Afghanistan et d’Afrique de l’Est (Soudan, Erythrée, Somalie…) et sont représentatifs des nouvelles migrations. Dans le quartier de La Chapelle, à Paris, dans un foyer de Seine-Saint-Denis, nous leur avons demandé pourquoi ils ont choisi la France.

Certains sont arrivés au gré de leurs errances, d’autres assurent avoir trouvé plus de solidarité ici, moins de violence qu’ailleurs, l’espoir de trouver un travail ou de poursuivre leurs études et tous vantent la liberté qu’ils ont trouvée dans notre pays. Ils ont accepté de nous confier, dans un français ou un anglais approximatif, leur histoire.

Ils sont au cœur des préoccupations du Conseil européen sur la crise migratoire qui se réunit à partir de ce jeudi. Nous avons rencontré des hommes et des femmes qui ont quitté leur pays dans l’espoir de trouver une vie meilleure en France.

Qui sont-ils ces déracinés qui traversent les frontières au péril de leur vie ? Ceux que l’on peut croiser au hasard sans y prêter attention. Selon nos informations, après l’évacuation de plusieurs camps de fortune ces derniers jours, ils seraient plus de 500 à la rue rien qu’à Paris. D’après l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), plus de   17 % de plus qu’en 2016. 46 000 ont obtenu un titre de réfugié.

« Il ne s’agit pas d’un afflux massif mais important », précise son directeur Pascal Brice. « En dehors de la diaspora historique, de l’Afrique de l’Ouest, qui ne se résume pas à des raisons économiques, il y a une migration plus visible, dans la rue ou les camps. 60 à 80 personnes arrivent par jour dans la capitale », explique Louis Barda, coordinateur général à Médecins du monde-Paris.

Alors que le Conseil européen sur la crise migratoire, qui se réunit ce jeudi et ce vendredi à Bruxelles, s’annonce tendu, nous avons rencontré des hommes et une femme, rescapés d’une odyssée en bateau, en camion, en train, à pied. Ils s’appellent Birhane, Ahmed ou Younes. Ils sont souvent jeunes, entre 20 et 30 ans, viennent la plupart d’Afghanistan et d’Afrique de l’Est (Soudan, Erythrée, Somalie…) et sont représentatifs des nouvelles migrations. Dans le quartier de La Chapelle, à Paris, dans un foyer de Seine-Saint-Denis, nous leur avons demandé pourquoi ils ont choisi la France.

Certains sont arrivés au gré de leurs errances, d’autres assurent avoir trouvé plus de solidarité ici, moins de violence qu’ailleurs, l’espoir de trouver un travail ou de poursuivre leurs études et tous vantent la liberté qu’ils ont trouvée dans notre pays.

EN BREF : LE JOURNAL DE PARIS

 Florence Berthou : Tous  ces  ratés,  ça  vous  donne  des  arguments  pour  appeler  à  l'alternance,  non  ? 

', Autolib', panneaux publicitaires ...  Florence Berthout, la  présidente  du  groupe  LRI  au  Conseil  de  Paris,  mène  l'offensive  de  la  droite  face  à  la  maire  (PS),  Anne  Hidalgo.  En point  de  mire:  les  municipales  de  2020.

 Ces dernières  semaines,  entre Vélib'  et  Autolib',  sans  parler  des  panneaux  d’affichage  JC  Decaux,  les  dossiers  chauds  s’accumulent  à  l’hôtel  de  Ville  Florence  Berthout  maire du  Ve  arrondissement  a  été  élue  voici  un  an  à  la  tête  des  LRI  au  Conseil  de  Parts.  Elle revient  sur  son  mandat  et  la  politique  de  la  maire  (PS)  de  la  capitale.  Anne  Hidalgo  n'a  pas  suffisamment  travaillé  les  dossiers  comme  Véllb'  et  Auto-lib?  FLORENCE BERTHOUT : c’est  une  évidence !  Sur  ces  dossiers  la  Ville  a  été  extrêmement  légère,  les  décisions  n’ont  pas  été  préparées  et  accompagnées.  Sinon  on  n'aurait  pas  cet  immense  fiasco  et  ce  saut  dans  l'inconnu.  Parce  qu'aujourd'hui,  Autolib’"  c'est  un  saut  total  dans  l'inconnu  ! La Ville  de  Parts  décide  seule  de  rompre  le  marché  !

 Face  au  service  déficitaire.  N'était-ce  pas  la  meilleure  solution?

La réalité  c'est  que  le  dispositif  le  moins  coûteux  pour  les  contribuables  aurait  été  une  sortie  accompagnée  à  l’horizon  2020.  Mais en 2020, il  y  a  les  municipales,  alors  la  maire  n’a  vraisemblablement  pas  voulu  retenir  ce  calendrier. 

Vous  pensez,  que  l'agenda  politique  a  encouragé  Anne  Hidalgo  à  préparer  la  fin d'Autolib’?

 Oui je pense que ça a pesé sinon on ne  s’explique  pas  pourquoi.

 De  manière  unilatérale,  La Ville prend  la  décision  de  rompre[MM1]   le  contrat  avant  l’été  ces  dernières  semaines.  Entre Vélib'  et  Autolib' sans  parler  des  panneaux  d’affichage  JC  Decaux,  les dossiers  chauds  s’accumulent  à  l’hôtel  de  Ville.

 ça  vous  donne  des  arguments  pour  appeler  à  l'alternance  politique  dans  deux  ans,  non  ? 

Je  pense  que  l’alternance  à  la  tête  de  la  Ville  de  Paris  relève  de  l'intérêt  général  des  Parisiens.

  Tous ces ratés dans  la  gestion  municipale,  ça vous  donne  des  arguments  pour  appeler  à  l'alternance  politique  dans  deux  ans  non ? 

Je pense que l’alternance à  la  tête  de  la  Ville  de  Paris  relève  de  l'intérêt  général  des  Parisiennes, et des parisiens. Quand  vous  avez  un  endettement  qui  a  été  multiplié  par  deux  sur  un  mandat  pour  atteindre  8  MdsC  avec  des  services  publics  qui  ne  sont  pas  au  rendez-vous  sur  la  propreté.  La  voirie  et  même  le  logement  oui.  c'est de l’intérêt  général .

 On  entend  vos  critiques  mais  peu  vos  propositions.

  Ah  si ! Nous  faisons  des  propositions  Sur  Autolib’·.  on  a  demandé  à  mettre  immédiatement  les  bornes  à  disposition  des  véhicules  propres  et  avoir  un  système  permettant  la  recharge.  Pour  Vélib’  nous  avions  proposé  que  des  stand-up  réunies  pendant  un  hackathon  trouvent  des  solutions  pour  améliorer  le  système  de  réservations refusé. Nous avions  dit  sur  les  panneaux  publicitaires  JCDecaux  qu'il  fallait  repasser  un  marché et qu’on  ne  pouvait  pas  faire  ça  par  avenant.  On l’avait  dit  parce  que  c'est  le  droit.  Anne Hidalgo  s’est  assise  dessus.  Il  y  a  quand  même  80  MC  de  recettes  à  la  clé !   Mais  on  ne  peut  pas  se  substituer  à  la  gestion  totalement  inconséquente des dossiers.

  Comment préparez-vous  ë  l'alternance  ?  On  a  l'impression que  la  droite  parisienne est  toujours  sonnée  par  l’année  électorale  passé ...  Qu'elle  se  cherche encore  ...

  Moi  je  ne  me  cherche  pas  du  tout  et  Franchement on n'a jamais aussi  «collectifs». 

''  NOUS  AVONS  UN  ANCRAGE  LOCAL QUE LREM N'APAS" 

C'est  votre réussite  en  tant  que  présidente  de  groupe  depuis  un  an  ?

  Je  pense  que  les  défaites  électorales  nationales  ont  sans  doute  eu  au  moins  un  mérite; c'est  de  contribuer  à  faire  prendre  conscience  qu'il  fallait  être  un  collectif,  travailler,  être  pragmatique  et  ouvert.  Et c’est ce que nous faisons.

Chez  LREM ,les choses  semblent avancer plus vite.  Benjamin  Griveaux  serait  déjà  dans  le starting-blocks  ...  Ça  ne  vous  Inquiète  pas?

 Non  Nous  avons  neuf  mairies  d'arrondissement  où  nous  travaillons.  Nous avons  un  ancrage  local  que  LREM n'a pas. 

QUE  LES  CONSEILLERS DE  PARIS  AILLENT  DANS  LES  ARRONDISSEMENTS  DE  RECONQUETE§  QU’ILS Y  AILLENT  DE  GRÂCE !

  Vous,  vous  sentez  plus  légitimes  que  LREM  pour  l'alternance  à  Paris? 

Aujourd'hui  nous avons  la  légitimité  d’années  de  travail  dans  les neuf  arrondissements  que  nous  détenons  et  ailleurs  des  élus  qui  font  un  boulot  formidable. 

 Rachida  Dati  qui  fait  une  réunion  dans  le  XIX•  ...  Ça  vous  a  surprise? 

Moi Je  trouve  ça  très  bien  I  Delphine  Bürkli  en  a  fait  une  aussi  dans  le  Xlle'  ...  Que  les  conseillers  de  Paris  aillent  dans  les  arrondissements  de  reconquête. Qu'ils  y  aillent  de  grâce !  Leur  boulot.  c'est  d’y  aller  et  qu'on  les  voit  plus.  Je  suis  totalement  partante  pour  ça.

Rachida Dati  pourrait  être  une  bonne  candidate  ?

 Il y aura  sans  doute  plusieurs  candidats.  il  y  en  a  d'autres  Pierre-Yves  Bournazel  par  exemple  est  Intéressé  par  le  challenge  et  moi  je  trouve  que  c’est  bien  Mais  Je  le  redis,  ce  n'est  pas  le  temps  médiatique  des  têtes  d'affiche  et  des  candidats  ...  L’opposition ne  doit  pas  tomber  dans  ce  panneau-là  .

EN BREF : L’Opinion

Air France-KLM: Philippe Capron n’est plus candidat à la présidence, et vide son sac

Retenu par le comité de nomination de la compagnie pour succéder à Jean-Marc Janaillac, son nom avait soulevé une levée de boucliers.

2 juillet mais le Financial Times a eu accès à l’e-mail adressé dès vendredi à Anne-Marie Couderc. Philippe Capron, candidat malheureux à la succession de Jean-Marc Janaillac se retire officiellement du processus de recrutement en cours.

La fuite le concernant (notre édition du 22 juin) avait immédiatement provoqué une levée de boucliers. Alors que l’actuel directeur général adjoint de Veolia semblait être le favori du comité de nomination et de gouvernance, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait asséné qu’il n’était qu’un « candidat parmi plusieurs candidats

EN BREF : THE TIMES OF ISRAËL

Simone Veil accueillie dans l’émotion au Panthéon parmi « les héros français »

La cérémonie a été rythmée par la musique et les chants, dont l'hymne européen ; une minute de silence a été observée, sur fond du "bruit du silence du camp" d'Auschwitz-BirkenauSimone Veil accueillie dans l'émotion au Panthéon

Figure de la vie politique française et européenne, Simone Veil est entrée dimanche avec son époux Antoine au Panthéon, où elle reposera parmi « les héros » qui ont fait « la France plus grande et plus forte », selon le président Emmanuel Macron.

Une intense émotion a marqué la cérémonie d’hommage qui a rassemblé des milliers de personnes dans le centre de Paris un an après le décès, le 30 juin 2017 à 89 ans, de l’une des personnalités préférées des Français.

Cette rescapée de la Shoah a perdu ses parents et son frère en déportation. Simone Veil avait été déportée au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau à 16 ans par le convoi n°71 du 13 avril 1944, parmi 1.500 juifs.

Son entrée au Panthéon a été la décision de « tous les Français », a déclaré M. Macron sur le parvis du monument où reposent les « grands hommes » de l’Histoire de France.

 « Nous avons voulu que Simone Veil entre au Panthéon sans attendre le passage des générations pour que ses combats, sa dignité, son espérance restent une boussole dans les temps troublés que nous traversons », a-t-il ajouté.

Simone Veil « portait sur le bras gauche le stigmate de son malheur, ce numéro 78.651 de déportée à Birkenau. Il sera gravé sur son sarcophage », a souligné Emmanuel Macron. Avec elle, « c’est la mémoire des 78 500 juifs et tziganes déportés de France qui entre et vivra en ces lieux ».

Massés sur les trottoirs sous un soleil implacable, de nombreux anonymes essuyaient des larmes. « Pour moi, Simone Veil est le symbole de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Elle incarne la devise républicaine », a résumé Sylvie, une enseignante de 50 ans.

Les Français sont invités à lui rendre hommage sous la coupole du Panthéon jusqu’à ce que les deux cercueils soient portés lundi dans le sixième caveau de la crypte.

Le couple Veil reposera aux côtés de Jean Moulin, André Malraux, René Cassin et Jean Monnet, « quatre grands personnages de notre Histoire » qui « furent comme elle des maîtres d’espérance », selon Emmanuel Macron.

 « Combattante de l’Europe »

Dans son discours, M. Macron est revenu sur la vie de combat de Simone Veil : la réconciliation après la Seconde guerre mondiale, la lutte pour les droits des femmes –elle fit adopter en 1975 comme ministre de la Santé la loi sur l’interruption volontaire de grossesse– et l’engagement pour l’Europe avec la présidence en 1979 du premier Parlement européen élu au suffrage universel.

 « Elle qui avait vécu l’indicible expérience de la sauvagerie et de l’arbitraire savait que seuls le dialogue et la concorde entre les peuples empêcheraient qu’Auschwitz ne renaisse sur les cendres froides de ses victimes. Elle se fit combattante de l’Europe », a déclaré Emmanuel Macron..

« Nous devons à Simone Veil de ne pas laisser les doutes et les crises qui frappent l’Europe atténuer la victoire éclatante que depuis 70 ans nous avons remportée sur les déchirements et les errances des siècles passés », a-t-il ajouté.

Présents parmi les invités, l’ex-président François Hollande a estimé que l’entrée au Panthéon était « le meilleur message qu’on pouvait donner » à l’heure où l’Europe se déchire, notamment sur l’accueil des migrants. Son prédécesseur Nicolas Sarkozy a appelé à retenir les leçons de Simone Veil, qui est pour lui « l’héroïne du XXe siècle ».

Justice aux femmes

Pour Emmanuel Macron, l’entrée au Panthéon de Simone Veil permet de rendre justice aux femmes qui n’étaient jusqu’à présent que quatre à y être inhumées.

 « Avec Simone Veil entrent ici ces générations de femmes qui ont fait la France sans que la nation leur offre la reconnaissance et la liberté qui leur étaient dues », a-t-il déclaré.

La cérémonie a été rythmée par la musique et les chants, comme « l’Ode à la joie » de Ludwig Van Beethoven, devenu l’hymne européen. L’émotion a été palpable lorsque les jeunes choristes de la Maîtrise de l’Opéra-Comique ont chanté a capella « Nuit et brouillard », la chanson de Jean Ferrat consacrée aux victimes des camps de concentration.

Un autre moment poignant a été la minute de silence avec la diffusion du « bruit du silence du camp » de Birkenau-Auschwitz.

Des Juifs français portent plainte contre l’imam qui a prédit la mort d’Israël

Le B'nai B'rith a condamné Mohamed Tatai, au sujet d'un discours citant le Coran disant que les musulmans tueront les Juifs le jour du jugement dernier.

Une organisation juive française a demandé une action en justice contre un haut dignitaire musulman de Toulouse qui, dans un sermon, a récité des passages religieux antisémites et a prédit la destruction d’Israël.

Mercredi, la branche française du groupe B’nai B’rith a condamné sur Twitter les déclarations que Mohamed Tatai, l’imam de la Grande Mosquée de Toulouse nouvellement inaugurée et responsable d’un groupe de dialogue interconfessionnel, a prononcées le 15 décembre.

Tatai a récité un texte musulman, appelé Hadith, déclarant que le jour du jugement dernier, les musulmans tueront les Juifs.

Le prophète Mahomet « nous a parlés de la bataille finale et décisive : ‘Le Jour du Jugement ne viendra pas tant que les musulmans n’auront pas combattu les Juifs. Les Juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres, et les rochers et les arbres diront : Ô musulman, ô serviteur d’Allah, il y a un Juif qui se cache derrière moi, viens le tuer – excepté l’arbre Gharqad, qui est l’un des arbres des Juifs' », a-t-il dit.

Il a ajouté que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit qu’il avait peur qu’Israël ne vive pas plus de 76 ans – comme il est écrit dans les prophéties. Il a ensuite déclaré qu’un journaliste israélien, qu’il n’a pas nommé, a dit que les funérailles de 2016 de feu le président Shimon Peres étaient « les funérailles d’Israël ».

JTA n’a pas été en mesure de vérifier ou de localiser ni l’une ni l’autre des citations mentionnées par Tatai.

La vidéo du discours en langue arabe a été diffusée en décembre sur la chaîne YouTube de la Grande Mosquée de Toulouse.

L’Institut de recherche sur les médias du Moyen-Orient (MEMRI) a traduit la vidéo et l’a mise en ligne sur son site Web. Le président du B’nai B’rith France, Philippe Meyer, a publié mercredi l’URL de la traduction de MEMRI, ajoutant : « Outré par la rhétorique antisémite et les prophéties sur la mort d’Israël ».

Une telle rhétorique ne peut pas servir de base pour « construire l’islam en France » [un grand débat en France], a ajouté M. Meyer. « Une telle incitation à la haine doit être punie. »

Tatai est le président du Cercle pour le dialogue civil, un organisme à but non lucratif dont la mission est de « faciliter le dialogue entre les citoyens sur le plan socioculturel, éducatif et sportif ». Samedi, il a dirigé la cérémonie d’inauguration de la nouvelle et plus grande mosquée de la ville, un bâtiment de 7,5 millions de dollars, où il est l’imam principal.

Lors de la cérémonie d’inauguration, au cours de laquelle des colombes blanches ont été lâchées, Tatai a déclaré que la mosquée servira à « inculquer les valeurs de paix » et comme « rempart contre l’extrémisme ».

A la lumière du sermon, M. Meyer a déclaré que le discours de l’imam sur la tolérance constituait un « double langage inacceptable ».

Cet individu : L’imam Mohamed Tataï est un faux prophète lire et méditer l’Apocalypse 13 :11 à 18

EN BREF : HUFFPOST

Le passage à 80km/h? "On ne pourra plus doubler les voitures sans permis", s'indignent ces motards

Et ils ne manquent pas d'arguments de toutes sortes.

"L'objectif, ça n'est pas d'emmerder le monde": avec cette phrase, prononcée le 29 juin, Édouard Philippe n'a pas forcément convaincu les plus rétifs. Le passage, le 1er juillet, de la limite de vitesse des routes départementales à 80 km/h est depuis plusieurs mois l'objet de débat enflammés entre soutiens et détracteurs de la mesure. La Fédération Française des Motards en Colère (FFCM) a elle choisi son camp, en organisant le 30 juin plusieurs rassemblements en France.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article, les phrases choc ne manquent pas pour répondre au Premier ministre. Plus dangereux pour les uns, manière dissimulée d'encaisser les contraventions pour les autres, pire que la voiture sans permis (pourtant bridée à 45km/h...), etc.: l'argument de la sécurité routière ne semble pas pesé bien lourd pour des motards qui réclament, entre autres, le doublement des glissières de sécurité depuis plusieurs années.

https://youtu.be/0swjXufrps0  L’AVIS DES MOTARDS

https://youtu.be/egE2ZbrCjPI La limitation à 80 km/h "emmerde les Français" à en croire les politiques

EN BREF : OUEST France

Notre-Dame-des-Landes. Dissolution de L’ACIPA : le oui l’a emporté

Fin de l’association anti-NDDL, forte de 2 300 adhérents. Invités à se prononcer sur la dissolution puisque l’aéroport est abandonné, ils ont été 56,43 % à dire oui. Un comité de liquidation est constitué.

Pile à l’heure où les Bleus affrontaient l’Argentine ce samedi, un autre match se jouait à Notre-Dame-des-Landes : celui du devenir de l’association Acipa. La majorité des membres du conseil d’administration s’étant prononcée pour la dissolution, il revenait aux adhérents de trancher. Près de 400 personnes sont venues à cette réunion décisive. Avec les pouvoirs, ce sont au total 941 voix qui se sont exprimées : 531 pour dire oui à la dissolution, 389 opposés (41,34 % de non). Il y a eu 15 sans opinion (blancs) et 6 bulletins nuls.

Déception

Pas un applaudissement à l’annonce du résultat devant une assemblée déjà un peu plus éparse. Les deux heures et demie de discussion dans une chaleur étouffante avaient épuisé une partie des troupes. Le dépit se lisait sur bien des visages. « C’est un sabordage, ils ne veulent pas le changement de société » concluait, amère, une adhérente. Elle observe que le résultat ne reflétait pas l’état de l’esprit de la salle.

Chaque adhérent était limité à deux pouvoirs, pas les administrateurs. Ils ont apporté de nombreuses voix. Par ailleurs, 194 pouvoirs en blancs adressés à l’association ont été attribués au prorata des votes du conseil d’administration (soit 106 oui, 79 non et 9 abstentions).

« Prématuré »

« C’est trop tôt pour arrêter. Pourquoi si vite ? » « Mais on n’a même pas fait la fête ! » « Il faut continuer pour que tout ne parte pas à vau l’eau. » Plusieurs adhérents ont exprimé leur frustration de voir cette grande aventure collective s’interrompre. « Vous avez subi une pression de la préfète ? » a même demandé une dame. Non, a répondu Dominique Fresneau. C’est simplement « parce que l’objet principal est atteint » et que « l’Acipa ne peut plus parler d’une seule voix. » Trop de divergences au sein du conseil d’administration.

Pour autant, « l’Acipa ne va pas se volatiliser ce soir » , rassure Anne-Marie Chabod. « Nous allons suivre les recours en justice jusqu’à leur terme. » Un comité de liquidation est créé, composé des membres du conseil d’administration sortant, à l’exception de Dominique Fresneau qui tire sa révérence.

« Tout de même, le nom Acipa est un capital. On devrait le garder et changer les statuts » . L’association a une force de mobilisation, « si l’Acipa est dissoute, impossible de transmettre son fichier de contacts. » La dissolution c’est aussi celle du réseau. D’aucuns le déplorent. « 18 ans qu’on se voit » , Jean-Paul est triste que ça se termine comme ça. Il aimerait un mémorial pour les camarades de la lutte aujourd’hui disparus. C’est dire combien il est douloureux pour un certain nombre d’adhérents de mettre le mot fin sur la riche histoire humaine qu’ils ont vécu avec l’Acipa.

EN BREF : 20 MINUTES

Crise du gaz carbonique : Doit-on craindre une pénurie de bières et de sodas cet été ?

SOIF La production ralentie de gaz carbonique, qui donne leur pétillant aux bières et aux sodas, laisse craindre un risque une pénurie de boissons pétillantes en Europe...

C’est la haute saison pour les bars et les barbecues alors que l’Europe connaît une vague de chaleur en pleine période de diffusion de la Coupe du monde. Mais, au même moment, les entreprises productrices de boissons doivent faire face à une pénurie du gaz carbonique qui donne leur pétillant aux bières et aux sodas.

Une pénurie de dioxyde de carbone industriel (CO2) affecte également les producteurs de viande et les entreprises de l’agroalimentaire dont le réfrigérant est composé de glace carbonique. La glace est un autre produit qui pourrait donc venir à manquer, alors que les températures ont atteint les 30 degrés Celsius dans certaines régions d’Europe du nord.

Des ventes rationnées en Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, pays le plus touché par la pénurie de CO2, un des principaux fournisseurs en boissons des bars et restaurants rationne les ventes. Booker, qui appartient au géant des supermarchés Tesco, a annoncé qu’il limitait ses ventes aux grossistes à dix caisses de bières et cinq de cidre ou de boissons sans alcool.

e groupe néerlandais Heineken dit travailler « 24 heures sur 24 » pour répondre à une hausse de la demande, étant donné les températures élevées et la compétition de football, en s’approvisionnant en gaz dans tout son réseau européen.

La filiale britannique de Coca-Cola a annoncé de son côté qu’elle « répondait actuellement à un problème industriel qui affecte l’approvisionnement en CO2 en Grande-Bretagne » en suspendant temporairement une partie de sa chaîne de production de boissons. Elle a toutefois assuré qu’il n’y aurait pas d’impact sur l’approvisionnement.

Entretien des usines et baisse de la production de l’ammoniac

La pénurie de gaz carbonique a été rapportée par la revue spécialisée Gas World, qui a évoqué « la situation la plus difficile d’approvisionnement à toucher le marché européen du dioxyde de carbone depuis plusieurs décennies ».

Elle a expliqué le phénomène par une coïncidence entre l’entretien programmé des usines en Europe du nord et une tendance à la baisse du marché de production de l’ammoniac, utilisé pour les engrais mais qui entre également dans la production du dioxyde de carbone industriel. Les usines ont profité du fait que les agriculteurs avaient déjà planté leurs cultures au printemps et de ce fait d’une faible demande en engrais pour réaliser leurs travaux d’entretien.

Mais ces derniers ont coïncidé avec des températures inhabituellement chaudes pour un mois de mai en Europe qui ont provoqué une hausse de la demande en boissons gazeuses. Au même moment, d’après Gas World, l’approvisionnement moins cher en ammoniac en dehors de l’Europe a encouragé les industriels à garder leurs usines hors-services plus longtemps.

 « Semaine critique »

Tandis que les industriels privilégient l’approvisionnement en ammoniac depuis l’Europe du sud et au-delà, la Grande-Bretagne a été particulièrement touchée en raison des routes de transbordement plus longues et de la fermeture de toutes ses usines de transformation d’ammoniac, à l’exception d’une.

Dans les abattoirs, le CO2 est utilisé pour étourdir les animaux avant qu’ils ne soient tués. La pénurie a ainsi contraint la plus importante usine de transformation de viande de porc d’Ecosse à suspendre les abattages cette semaine.

Une « semaine critique » pour l’industrie

Les principaux acteurs de l’approvisionnement en gaz industriel sont l’allemand Linde et Messer, le français Air Liquide et le géant américain Praxair. Dans un communiqué, Air Liquide a expliqué que la pénurie était le « résultat de l’arrêt exceptionnel et simultané des unités de production de CO2 brut ». L’entreprise a ajouté qu’elle était « mobilisée à plein temps pour répondre aux besoins de sa clientèle industrielle et de l’agroalimentaire dans un contexte de pénurie temporaire indépendante de notre volonté » (et non pas « échappant à son contrôle »).

Si cette semaine est une « semaine critique » pour l’industrie, la situation devrait s’arranger dès que les usines d’ammoniac seront relancées, a rapporté Gas World. Un soulagement pour les amateurs de football, au moment où la Coupe du monde entre dans sa phase finale et où des pintes de bières sont englouties dans la tristesse ou la joie.

Le magazine « 60 millions de consommateurs » révèle la présence de molécules de pesticides détectées en très faible quantité dans une majorité de bière, mais s’inquiète de « l’omniprésence du glyphosate » …

De l’eau, du malt, du houblon, un peu de levure et de pesticides : telle est la recette de nombreuses bières du commerce. A ceci près que le dernier ingrédient ne fait pas partie de la recette originelle de ce breuvage. Alors que s’ouvre à Paris ce vendredi le Mondial de la bière, 60 millions de consommateurs révèle dans son numéro de juillet août qu’une majorité de bières contiendrait des traces de pesticides, dont le fameux glyphosate.

De l’eau, du malt, du houblon, un peu de levure et de pesticides : telle est la recette de nombreuses bières du commerce. A ceci près que le dernier ingrédient ne fait pas partie de la recette originelle de ce breuvage. Alors que s’ouvre à Paris ce vendredi le Mondial de la bière, 60 millions de consommateurs révèle dans son numéro de juillet août qu’une majorité de bières contiendrait des traces de pesticides, dont le fameux glyphosate.

Des quantités très faibles

Pour mener cette enquête, le magazine a recherché environ 250 molécules de pesticides dans 45 bières, « parmi les références les plus vendues en grandes surfaces ». Et découvert que 34 d’entre elles présentaient des résidus de pesticides.

Pas de quoi paniquer : « seules quatre molécules de pesticides ont été détectées » parmi les 250 recherchées, et en très faibles quantités, rapporte le magazine. Et cela signifie que les 11 autres bières testées sont totalement exemptes de résidus de pesticides.

 « L’omniprésence » du glyphosate

Parmi les pesticides recherchés figure le glyphosate, qui a été a été retrouvé dans 25 bières, dont deux références bios. Là encore, il n’y a pas de quoi s’inquiéter, indique 60 millions de consommateurs. Selon les calculs du magazine, il faudrait boire 2.000 litres d’Affligem blonde, la bière la plus contaminée du panel testé, pour dépasser la dose journalière admissible de glyphosate (DJA).

Toutefois, 60 millions de consommateurs s’inquiète de « l’omniprésence » du glyphosate dans notre environnement. Déjà en septembre dernier, l’ONG Générations futures révélait la présence de résidus de pesticides dans des céréales pour petit-déjeuner, des légumineuses et des pâtes

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