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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Revue de Presse : du 8 juillet au 21 juillet 2018

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Revue de Presse : du 8 juillet au 21 juillet 2018
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Monique Macalou

Sommaire

Journal

Titre

Page

Le Monde

Hidalgo met Smovengo sur la sellette

2

Le Parisien

 Un nouveau petit bus en projet (P. Goujon)

2

Contrepoint

Velib’ à Paris : le prestataire charge Hidalgo et la mairie de Paris

3

Le Figaro

"Coffee shops" à Paris : quatre gardes à vue

4

 

L'inquiétante mue du Forum des images à Paris

5

Le Parisien

Wauquiez met  déjà  le  cap  sur  les  municipales

6

Le Parisien/

Boursorama

Les échos

 

Impôt à la  source:  ça  se  complique  déjà

Impôt à la  source:  ça  se  complique  déjà

Impôt à la  source:  ça  se  complique  déjà

7

7

8

A partir du 16 au 21 Juillet 2018

Journaux

Titre

Page

Le monde

Pour la presse étrangère, la victoire des Bleus est « le triomphe du collectif sur les étoiles »

8

Le Parisien

Les réseaux d’Alexandre Benalla au cœur de l’enquête

9

Ouest France

Mondial. Incidents, échauffourées et interpellations pendant la soirée

10

 

AFFAIRE BENALLA

10

 

SPECIAL HIDALGO

13

 

MUNICIPAL 2020

18

 

Municipales 2020 : LREM prépare la bataille de Paris

18

JDD

L’islam de France se divise sur son financement

23

La Provence

Les Bleus champions du monde : Paris vaut bien une liesse

25

The times of Israël

Le Mossad a déjoué l’attentat contre les opposants iraniens à Paris

26

 

Turquie: l’UE juge insuffisante la levée de l’état d’urgence

27

Le Monde

Matignon corrige les règles d'ouverture des magasins le dimanche (J-B. de Froment)

28

Le Parisien

Ministres et rivaux!

29

L’Opinion

L'inquiétante désorganisation des débats parlementaires 

29

 

Institutions : le Premier ministre est-il menacé ?

30

 

LE MONDE

Hidalgo met Smovengo sur la sellette

La maire de Paris, Anne -Hidalgo, envisage de rompre le contrat avec Smovengo, chargé d'installer les nouveaux Vélib' dans la capitale. " Si les dysfonctionnements devaient perdurer au-delà de septembre, nous devrions en tirer les conséquences ", a dit, jeudi 28 juin, Christophe Najdovski, adjoint aux transports.

CONTREPOINT

Velib’ à Paris : le prestataire charge Hidalgo et la mairie de Paris

Pour Smovengo, le nouveau prestataire des vélib’ à Paris, les graves « insuffisances » des élus représentés par le SAVM doivent entrer en ligne de compte pour comprendre leurs multiples problèmes à l’installation.

Mis en cause pour ses retards d’installation de stations ainsi que des dysfonctionnements logiciels, le consortium Smovengo a publié un communiqué de presse dimanche 11 mars « pour dénoncer les contre-vérités » dont il serait l’objet. Non seulement Smovengo souligne l’attitude de « mauvais perdant » de JC Decaux, qui a multiplié les actions en justice pour retarder le passage du relais, mais toujours selon le consortium : « la gestion administrative du projet par le SAVM a souffert de graves insuffisances. »

Hidalgo attaque le « permis de polluer » de la Commission devant la justice européenne

Paris demande, avec Bruxelles et Madrid, l’annulation d’un règlement de 2016 assouplissant la norme Euro 6 sur les voitures. L’audience a lieu le 17 mai à Luxembourg.

C’est une audience inédite que se prépare à accueillir le Tribunal de l’Union européenne, à Luxembourg. Jeudi 17 mai, à partir de 9 h 30, trois grandes capitales (Paris, Bruxelles et Madrid) tenteront d’obtenir l’annulation d’un règlement de la Commission européenne. Elles auront chacune quinze minutes, et pas une de plus, pour convaincre les juges de la recevabilité de leur requête, que conteste la Commission.

Scandale du « dieselgate »

C’est le scandale du « dieselgate » qui a conduit le législateur européen à modifier la norme Euro 6, en vigueur depuis 2014. En octobre 2015, le patron de Volkswagen reconnaît avoir truqué les moteurs de 11 millions de véhicules diesel pour minorer les émissions d’oxydes d’azote (Nox) lors des tests d’homologation. Pour éviter que la fraude ne se reproduise, la Commission décide de modifier ladite norme Euro 6 en introduisant des tests en conditions de conduite réelle (RDE) en plus de ceux réalisés en laboratoires et mis à mal par le « dieselgate ».

Or, « afin de permettre aux constructeurs de s’adapter progressivement aux règles RDE », précise le règlement de 2016, une marge d’erreur appelée « facteur de conformité » est ajoutée. Censée réduire l’écart entre la limite réglementaire (80 mg/km) mesurée en laboratoire et les valeurs obtenues en RDE, c’est cette marge d’erreur qui constitue « un permis de polluer », selon les mots d’Anne Hidalgo.

Le Parisien

Place aux bus dans la rue de Belleville

C’est l’une des artères importantes de la capitale. Dans les prochains mois, elle verra arriver une nouvelle ligne de bus.

L’affaire d’Alexandre Benalla

Les réseaux d’Alexandre Benalla au cœur de l’enquête

Les policiers cherchent à comprendre comment le chargé de mission, aujourd’hui en disgrâce, a pu jouer au policier le 1er mai à Paris.

Des photos contredisent la version de l’Elysée

Des clichés en attestent, Alexandre Benalla a accompagné Emmanuel Macron sur le terrain les 13 et 14 juillet.

Le président Macron, lors d’un week-end au Touquet, le 17 juin 2017, avec Alexandre Benalla

Gérard Collomb dans la tourmente

L’opposition demande la démission du ministre de l’Intérieur qui avait été informé des faits d’Alexandre Benalla, dès le lendemain.

LE FIGARO

"Coffee shops" à Paris : quatre gardes à vue

 « coffee shops» perquisitionnés »

Deux "coffee shops" ont été perquisitionnés à Paris aujourd'hui selon des informations de LCI et BFM TV. Les deux établissements situés dans le IIe et le XIe arrondissement ont été fermés ce matin, et les produits qui s'y trouvaient ont été saisis et envoyés au laboratoire afin de contrôler leur légalité. Trois responsables de ces boutiques ont été placés en garde à vue. Si les analyses révèlent l'illégalité des produits, les commerces risquent un redressement judiciaire et la fermeture de leur coffee shop.

La brigade des stupéfiants est en effet intervenue ce matin dans deux boutiques spécialisées dans la vente de dérivés du cannabis (produits à base de cannabidiol), à la suite de l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris le 11 juin. Les "coffee shops" et leurs gérants sont soupçonnés "d'aquisition, transport, détention, offre et cession de stupéfiants". Selon les gérants, tout est légal dans leurs boutiques. Les produits vendus dans ces établissements (crèmes, cake, tisanes, dentifrices...) ne contiennent qu'une dose minime de THC (substance psychoactive du cannabis). En effet, la législation française interdit la vente de produits contenant plus de 0,2% de THC.

Buzyn veut la fin des «coffee-shops»

Ces cafés qui vendent des produits contenant du cannabis profitent d'une «zone grise du droit», a déploré la ministre de la Santé, qui estime qu'ils «auront fermé» dans quelques mois.

La mode des «coffee-shops» à la française pourrait être de très courte durée. Le premier «café» vendant du cannabis a ouvert début juin à Paris, et d'autres ont vu le jour ailleurs en France ces dernières semaines. Mais la ministre des Solidarités et de la santé Agnès Buzyn a estimé, au micro du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, que ces établissements « auront fermé » dans «quelques semaines».

«Il va falloir qu'on revoie la législation et revoir comment on met de l'ordre dans tout cela»

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé

Grande roue de la Concorde : Marcel Campion contre-attaque et écrit à Anne Hidalgo

Des loyers de 900.000 euros, un don de 1€ sur chaque entrée aux jeux paralympiques de 2024... Le roi des forains multiplie les propositions pour pouvoir réinstaller son attraction géante dès cet hiver, place de la Concorde. Nous nous sommes procuré son dernier courrier à la maire de Paris.

Les procédures judiciaires en cours n'intimident pas le roi des forains. Par une longue lettre envoyée à Anne Hidalgo, la maire de Paris, avec en copie, pour faire bonne mesure, Éric Aziere (Modem-Udi), Florence Berthout (LR), Julien Bargeton (Démocrates et progressistes) et les autres présidents des différents groupes politiques au Conseil de Paris, Marcel Campion poursuit son combat.

Grande roue de Paris : Marcel Campion met le «bordel» à la Concorde

Grande roue de Paris : Marcel Campion met le «bordel» à la Concorde

Une centaine de forains ont bloqué la Place parisienne jeudi pour soutenir le propriétaire de la grande roue, que l'État souhaitait voir démontée. Après la levée du blocus à 9h15, l'entrepreneur a annoncé avoir reçu un courrier de la direction des affaires culturelles lui donnant gain de cause.

Debout sur une caisse, micro à la main, entouré de forains, Marcel Campion a harangué les foules, hier midi au pied de sa grande roue. Alors que l'État lui a finalement donné un accord pour exploiter son attraction, place de la Concorde, jusqu'en avril 2017, le roi des forains s'est tout de même lancé dans un discours enflammé : «J'ai fait un investissement, je suis là depuis 23 ans, quand un haut fonctionnaire sorti d'une boîte décide soudainement que non, ce n'est plus possible.» Il portait à la main une lettre adressée à «Monsieur François Hollande, président de la république» qu'il comptait apporter à l'Élysée dans l'après-midi.

Dès 7 heures du matin, des dizaines de camions, arborant des banderoles «Les Forains de France solidaires à la grande roue de Paris», s'étaient posté tout autour de la place, provoquant une neutralisation des axes menant à la Concorde et des embouteillages monstres. Certains étaient déguisés en père noël., afin d'incarner «l'esprit festif des forains». «En France, il n'y a que le bordel qui intéresse. On l'a fait, vous êtes là», a justifié Marcel Campion, une fois le blocus levé.

Outre les journalistes et les forains, l'acteur Sami Naceri, Paul Loup Sulitzer, la chanteuse Nicoletta ou encore le vice-président du FN, Florian Philippot étaient à ses côtés. Des messages de soutien ont ensuite été lus par Campion: Enrico Macias, Franck Dubosc, Alain Delon, Gérard Majax ou encore... Le secours populaire! Tous dénoncent un «scandale» ou célèbrent «la grande roue et la magie de la nuit de Paris». Des témoignages d'amitié qui font visiblement chaud au cœur du forain, alors que ce dernier laisse entendre qu'Anne Hidalgo, jusque-là une amie «ne lui faisait plus la bise et baissait les yeux quand il la croisait».

Des forains belges sont venus en soutien

Selon les informations du Canard Enchaîné, le forain serait en effet dans le viseur de la justice sur les conditions d'octroi par la ville de Paris des emplacements des attractions exploitées par ses sociétés, en particulier la grande roue. Le 6 octobre dernier, sa propriété a été perquisitionnée, et les enquêteurs ont saisi 300.000 euros en liquide. «Ce n'est pas un crime d'avoir du liquide chez soi, et j'ai fait porter les justificatifs à la police le lendemain», a tonné l'homme. Décrivant une «histoire de fous», il a glissé avant de partir boire un verre: «On me pose des questions insidieuses, mais au jeu de la vérité, tout le monde ment.»

LE PARISIEN

Wauquiez met déjà le cap sur les municipales

Laurent Wauquiez recevra mardi une centaine de maires LR pour une journée de travail. Un moyen de préparer l’élection de mars 2020.

Pas une seconde à perdre. Les élections municipales n’ont lieu qu’en mars 2020, mais du côté des Républicains, c’est comme si c’était déjà demain! La preuve?

Laurent Wauquiez recevra mardi une centaine de maires LR pour une journée de travail. Un moyen de préparer l’élection de mars 2020.

Pas une seconde à perdre. Les élections municipales n’ont lieu qu’en mars 2020, mais du côté des Républicains, c’est comme si c’était déjà demain ! La preuve ? Selon nos informations, Laurent Wauquiez recevra mardi prochain une centaine de maires, tous issus de villes de plus de 10 000 habitants, pour une journée « d’échanges et de partage d’expériences », selon son entourage, agrémentée de tables rondes thématiques et de séances de formations pratiques. Une première depuis son élection, et qui sera amenée à se répéter tous les trois mois.

Voilà qui en dit long sur les ambitions du parti d’opposition, encore convalescent depuis les défaites électorales de 2017. Sortie gagnante du scrutin municipal de 2014, avec la fameuse vague bleue qui avait permis de rafler pas moins de 572 villes de plus de 10 000 habitants, la droite sait bien que l’équation sera plus compliquée cette fois-ci. Au moins pour deux raisons : la présence, nouvelle, de la République en marche dans le jeu politique, et un vote Rassemblement national (ex-FN) de plus en plus marqué dans les territoires.

L’objectif est donc clair : éviter l’exode vers ces deux formations. Surtout au moment où la majorité d’Emmanuel Macron fait régulièrement les yeux doux aux maires des villes moyennes, comme en témoignent les 5 Mds€ débloqués par l’Etat dans le cadre du plan Action cœur de ville pour revitaliser les centres, ou encore les nombreuses réunions du soir organisées par Edouard Philippe à Matignon pour draguer des maires, souvent LR.

Pas d’alliance locale avec LREM

« Le fait que certains élus soient Macron-compatibles est un phénomène qui est dépassé, surtout en secteur rural », se persuade le maire de Châteauroux, Gil Avérous, président du comité des maires des Républicains, instance organisatrice de la journée de travail de mardi. « Le passage aux 80 km/h et la suppression non concertée de la taxe d’habitation ont été très mal vécus », argue-t-il, tout en assurant « qu’il n’y aura aucune alliance locale avec LREM, ce qui n’empêche pas les discussions dans des territoires si certains d’entre eux veulent être sur nos listes ».

Laurent Wauquiez, envers et contre tous

Contesté au sein du parti, le président des Républicains garde son cap, convaincu que sa stratégie droitière est la bonne.

Impôt à la source :  ça se complique déjà

Bercy a annoncé que le prélèvement à la source serait décalé d’un an pour les 250 000 employés à domicile qui sont imposables. Un nouvel ajustement qui complique encore la mesure aux yeux des Français.

 

BOURSORAMA

Prélèvement à la source difficile à mettre en place

Ils s'arrachaient déjà les cheveux. Avec l'entrée en vigueur du prélèvement à la source en janvier 2019, une grande partie des 2,2 millions de particuliers employeurs qui rémunèrent chaque mois leurs salariés sur la plate-forme en ligne du chèque emploi service universel (Cesu) ou celle de Pajemploi angoissaient à l'approche de la date fatidique. Car le fisc leur demandait initialement, comme de véritables petits patrons d'entreprises, de calculer les cotisations sociales et l'impôt à la source de leurs femmes de ménages, assistantes maternelles, nounous ou encore jardinier. Finalement, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé ce jeudi dans la Croix que le prélèvement à la source

pour le million de salariés rémunérés via Cesu ou Pajemploi serait décalé d'un an et démarrerait donc le 1er janvier 2020.D'ici là, Bercy aura terminé la mise en place d'un calculateur simplifié qui sera mis à disposition des particuliers employeurs pour déclarer leurs salariés. « Mettre en place ce système progressivement, en cours d'année [NDLR : 2019], aurait généré de la complexité pour les particuliers employeurs et leurs salariés », précise le ministre. Un courrier explicatif sera envoyé aux salariés Concrètement, comment les choses vont-elles se passer pour ceux qui travaillent pour des particuliers ? Selon Bercy, seuls 250 000 sur le million d'employés à domicile sont redevables de l'impôt sur le revenu. Et donc réellement impactés par ce changement. En 2019, avec le décalage annoncé d'un an du prélèvement à la source, ils ne paieront pas d'impôts. Mais attention ! Il ne s'agit pas d'un cadeau du fisc mais seulement d'un report d'un an. Car en 2020, comme l'ensemble des Français, leur impôt sera directement prélevé sur leur feuille de paie. Ils devront, en plus, « de septembre à novembre 2020, avec un paiement étalé sur trois mois »

LES ECHOS

Le prélèvement de l'impôt à la source entrera en vigueur début 2019. Une réforme complexe à mettre en œuvre. Explications.

L'année 2019 sera finalement celle de la mise en œuvre du prélèvement de l'impôt à la source. Une réforme fiscale envisagée à de nombreuses reprises en France, mais sur laquelle les gouvernements successifs ont tous calé. François Hollande, qui l'a remise au goût du jour en juin 2015, avait organisé son entrée en vigueur au 1er janvier 2018. Mais Emmanuel Macron a souhaité se donner du temps pour évaluer et expérimenter le dispositif.

A partir du 16 juillet 2018

LE MONDE

Pour la presse étrangère, la victoire des Bleus est « le triomphe du collectif sur les étoiles »

La France est devenue championne du monde en battant la Croatie 4-2 en finale. La presse étrangère salue cet exploit mérité, qui entre dans la légende du sport. Revue de presse de « Courrier international ».

« Peut-être que les dieux eux-mêmes étaient en colère. Ou peut-être ne voulaient-ils pas que cette extraordinaire Coupe du monde s’arrête. » Comme le souligne The Daily Telegraph, ce Mondial russe s’est fini sous un déluge, à la fois de pluie et de buts. Mais surtout sur une victoire des Bleus, venus à bout de la Croatie 4-2.

« La France est championne du monde et elle le mérite amplement, car elle a aligné la meilleure et la plus réaliste des équipes de ce qui a sans doute été la plus belle des Coupes du monde de l’histoire », assure le quotidien britannique.

 « La plus excitante des récentes finales s’est déroulée avec une bande-son de tonnerre », poursuit la BBC, qui résume la partie :

 « La Croatie et la France ont produit un spectacle fascinant, avec le plus grand nombre de buts marqués en finale depuis 1966, un envahissement du terrain [revendiqué par les Pussy Riot] et une intervention controversée de l’arbitre assistant vidéo, qui a eu un impact déterminant sur le résultat final. »

Selon la Süddeutsche Zeitung, de l’autre côté du Rhin, « cette finale mouvementée était un concentré de cette Coupe du monde : un but contre son camp, de l’arbitrage vidéo et un jeu haché. » Mais, bien plus que ce match, c’est avant tout le vainqueur qui reflète le football actuel, pointe le quotidien allemand : « Seul le meilleur collectif pouvait remporter cette Coupe du monde, où l’individu isolé ne servait à rien. Ce concept avait été quelque peu oublié dans l’hystérie qui entoure le football moderne, avec ses Messi, Ronaldo et Neymar. Une Coupe du monde est une aventure comprenant sept étapes : le devoir passe avant le freestyle, la sécurité avant le spectacle. C’est la leçon que nous a donné le coach Didier Deschamps, maître de l’état d’esprit français. »

Comme un air de 1998

La performance française a fait le tour du monde ce dimanche 15 juillet, jusqu’à Buenos Aires, où Clarín reconnaît « le triomphe du collectif sur les étoiles ».

Malgré Lionel Messi, l’Argentine a réalisé un piètre tournoi et le quotidien constate là « une tendance née dans les grands championnats européens et qui est désormais couronnée en Russie : les génies ne suffisent plus. »

Pour la presse étrangère, cette victoire française est avant tout celle d’un état d’esprit. « La France championne du monde et du pragmatisme », titre ainsi El Mundo en Espagne. Selon le quotidien de Madrid, « cette compétitivité, avec laquelle l’esthétique passe au second plan, définit parfaitement la recette du succès de ce Mondial, le tournoi des coups de pied arrêtés et de l’arbitrage vidéo ». Le journal espagnol y retrouve des airs de France 1998, une équipe « dirigée par le même homme, à l’époque sur le terrain, désormais sur le banc ».

L’hommage rendu à Didier Deschamps est unanime à l’étranger, The Wall Street Journal reconnaissant que l’entraîneur des Bleus a réussi à unir « une équipe avec tellement de talents que même en atteignant la finale de la compétition, elle a été critiquée pour ne pas jouer avec son plein potentiel ». Et le quotidien américain d’ajouter :

 « Aucune équipe n’est venue à cette Coupe du monde avec un tel bouillonnement de génie. »

« La gloire pour la Croatie »

Mais les médias étrangers n’oublient pas le finaliste malheureux, la Croatie, qui s’est battue malgré la fatigue évidente de ses joueurs après trois matchs remportés après prolongations. Ainsi, El Mundo estime que « Moscou a certes un vainqueur, mais cette finale ne méritait pas d’avoir un perdant ». Le quotidien espagnol juge que « la Croatie mérite une ovation similaire à ce qui attend la France sur les Champs-Elysées, l’avenue qui résume l’ambition de tous les empereurs ».

Pour La Nación, en Argentine, « la Croatie ne pouvait pas croire ce qui lui arrivait lors de cette finale : elle était meilleure, mais elle a perdu. » Aussi élogieuse, la BBC assure que « la Croatie rentre chez elle en tant que vaincue, mais son approche du match a gagné le cœur du public neutre ».

Même sentence du côté d’El País :

 « La France a vaincu, mais c’est la seule chose qu’elle a faite dans la grande finale. La gloire revient à la Croatie, qui a fait tout le contraire de son rival : jouer jusqu’à finir crevée, battue par l’infortune arbitrale et deux éclairs de Mbappé. »

Ce n’est que le début pour les Bleus…

Mais comme le met en avant La Vanguardia, « la France a gagné cette deuxième étoile avec autorité et justice ». Le quotidien de Barcelone souligne le travail effectué par la Fédération française depuis des années pour aboutir à ce résultat : « Les choses se font bien à Clairefontaine depuis des années, et la jeunesse de ce nouveau champion du monde laisse présager une domination qui pourrait se prolonger quelque temps. » The Independent écrit qu’en battant « cette courageuse équipe de Croatie, la France est devenue immortelle dans le monde du football ».

En Italie, le Corriere della Serra s’incline aussi devant cette victoire française, qui va bien au-delà d’un match de football : « Après avoir reconnu et célébré pendant des années les modèles espagnol et allemand, il est temps de dire que l’avant-garde du football mondial se situe en France. Et cela devrait sans doute durer bien longtemps, étant donné l’âge moyen de cette équipe de France, le niveau qu’elle a montré en Russie mais aussi [en pensant à] ceux que le coach Deschamps a laissés à la maison pour cette compétition. »

Corentin Pennarguear (Courrier international)

 

LE PARISIEN

AFFAIRES Alexandre Benalla

Les réseaux d’Alexandre Benalla au cœur de l’enquête

Les policiers cherchent à comprendre comment le chargé de mission, aujourd’hui en disgrâce, a pu jouer au policier le 1er mai à Paris.

Identité : Alexandre Benalla, né le 8 septembre 1991 à Évreux (Eure). Fonctions ? Difficile à dire.

Depuis mercredi soir, ce colosse impulsif, « chargé de mission » auprès du cabinet de l’Élysée, est pris dans une tempête politico-judiciaire qui embarrasse les plus hautes sphères de l’État.

Vendredi matin, il a été placé en garde à vue à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la PJ de Paris. Les enquêteurs l’interrogent sur les violences dont il aurait fait preuve lors d’un rassemblement du 1er Mai à Paris. Présent en tant « qu’observateur » à sa demande, ce fidèle lieutenant d’Emmanuel Macron a été filmé en train de malmener un jeune homme et une jeune femme pour les exfiltrer de la manifestation.

Il arbore également plusieurs insignes de policier - ce qu’il n’est pas et va à l’encontre de sa mission : casque, brassard et radio de police. Une enquête préliminaire a été ouverte pour « violences », « usurpation de fonctions et usurpation de signes réservés à l’autorité publique », après les révélations du Monde mercredi soir.

Des (vrais) policiers dans le viseur des enquêteurs

Un autre collaborateur de l’Élysée, Vincent Crase, a également été placé en garde à vue. Il apparaît aux côtés de son acolyte Benalla et se serait livré lui aussi à des brutalités illégitimes. D’autre part, au moins quatre (vrais) policiers sont dans le collimateur de la BRDP et de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), co-saisie de l’enquête.

D’abord trois cadres de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police (PP) de Paris : le contrôleur général Laurent S., le commissaire Maxence C. et le commandant Jean-Yves H. Ces hommes, âgés de 30 à plus de 50 ans, sont soupçonnés d’avoir transmis des images de vidéoprotection du 1er mai à Benalla - ce qui est répréhensible pénalement.

Selon nos informations, le jeune chargé de mission a été aperçu mercredi soir en train de récupérer un CD-ROM contenant les fameuses vidéos, dans un bar du VIIIe arrondissement de Paris. Benalla comptait, semble-t-il, s’en servir pour préparer sa défense. Il va devoir s’en expliquer devant les enquêteurs. Dans l’attente, les trois policiers ont été suspendus administrativement à titre conservatoire.

Benalla pris pour un policier de la BAC en civil

Le quatrième fonctionnaire au cœur de la tourmente s’appelle Philippe M. Ce major de police responsable d’une unité locale de police (RULP) - le grade le plus élevé des sous-officiers - à la DOPC était le « référent » d’Alexandre Benalla le 1er mai. En clair, c’est ce quinquagénaire qui avait la charge de veiller à ce que le jeune homme n’outrepasse pas son rôle d’observateur et ne participe pas physiquement aux opérations de maintien de l’ordre.

Or, sur les vidéos, Philippe M. ne moufte pas face aux gestes erratiques de Benalla. Il reste en retrait. Par ailleurs, selon nos informations, il est aussi soupçonné d’avoir fourni l’équipement de policier au proche d’Emmanuel Macron. Une apparence si crédible que même les CRS de la compagnie de Béthune (Nord), présents lors de la scène et visiblement décontenancés par le comportement de Benalla, ont cru que celui-ci était un policier de la BAC en civil !

Gardes à vue prolongées pour Alexandre Benalla et Vincent Crase

Les deux hommes ont été placés en garde à vue vendredi matin.

Le parquet de Paris a annoncé samedi la prolongation des gardes à vue d’Alexandre Bellana et Vincent Crase. Les deux hommes au coeur du scandale qui secoue l’Elysée sont privés de liberté depuis vendredi matin. La garde à vue peut désormais durer 24 heures de plus, a indiqué le parquet de Paris.

Le domicile de M. Bellana, accusé d’avoir tabassé deux manifestants le 1er mai alors qu’il était infiltré en tant qu’observateur, a par ailleurs été perquisitionné dans la matinée par des enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP). Le « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron, licencié vendredi par l’Elysée, était présent.

Cette mesure, prise dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte jeudi pour violences, usurpation de fonctions et usurpation de signes réservés à l’autorité publique, a duré une heure. Comme le veut la procédure, l’appartement a ensuite été placé sous scellés.

Trois enquêtes au total

A noter que ce samedi, trois policiers ont également été placés en garde à vue dans cette affaire. Ils sont soupçonnés d’avoir transmis des vidéos de surveillance de préfecture de police à Alexandre Benalla.

Il s'agit du chef d'état-major adjoint, d'un commissaire présent au moment des faits, dans le Ve arrondissement de Paris, et du commandant en charge des relations entre la préfecture de police et l'Élysée, ont rapporté plusieurs sources proches du dossier.

Selon la préfecture de police, des images de vidéo-surveillance ont « été indûment communiquées à un tiers, dans la soirée du 18 juillet ». C'est justement mercredi soir que cette affaire a été révélée par le journal Le Monde. En plus de l'enquête préliminaire, ouverte jeudi à l'initiative du parquet de Paris, une autre, administrative, a été lancée par la « police des polices » et une troisième par l'Assemblée nationale.

Son domicile d’Issy-les-Moulineaux perquisitionné

L’appartement d’Alexandre Benalla a été inspecté par des policiers ce samedi matin.

Alexandre Benalla avait un badge d’accès à l’Assemblée nationale

L’ancien « monsieur Sécurité » d’Emmanuel Macron a disposé pendant un an d’un accès de très haut niveau à l’hémicycle.

La tradition républicaine veut qu’un chef d’Etat n’assiste jamais aux séances du Parlement. Toutefois, certains de ses collaborateurs en ont le droit. Alexandre Benalla, l’ancien « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron licencié vendredi après les révélations sur ses actes de violences contre deux manifestants le 1er mai, faisait partie de ceux-là.

Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a confirmé samedi après-midi cette information, lâchée en pleine séance par le député Les Républicains (LR) Marc Le Fur. Du 24 juillet 2017 au 20 juillet 2018, l’ancien garde du corps d’Emmanuel Macron disposait donc du badge d’accès H, celui qui donne accès à toutes les pièces du Palais Bourbon et donc, à « l’espace sacré » : l’hémicycle.

Le groupe LR s’est offusqué de ne pas avoir été mis au courant. « Ceux qui disposent d’un tel badge font de la politique puisqu’ils accèdent à l’hémicycle, ils ne font pas de la sécurité. Ce sont les badges du plus haut niveau », a tancé M. Le Fur.

« Une pratique courante et normale », selon De Rugy »

François de Rugy a tenté de calmer les élus, rejetant toute violation du principe de séparation des pouvoirs. « Il en a toujours été ainsi. Ces badges sont attribués par la voie administrative, a-t-il assuré. Ce sont des pratiques courantes et normales d’avoir un certain nombre de badges attribués à des personnes en fonction de leur fonction. Ce ne sont pas des listes fournies à l’aveugle par les ministres ou par le président mais liées à des fonctions ».

Le cabinet de l’Elysée dispose d’« une demi-douzaine de badges », a-t-il indiqué, ajoutant ne pas être à l’origine de la délivrance de celui d’Alexandre Benalla.

 « C’est à la demande du directeur du cabinet de la Présidence de la République qu’un badge a été attribué à M. Benalla en juillet 2017, en sa qualité de chargé de mission auprès du chef de cabinet du Président de la République », a indiqué un peu plus tard l’Assemblée nationale dans un communiqué.

Alexandre Benalla devait se marier ce samedi matin

La cérémonie n’a pas pu avoir lieu, l’ex-chargé de mission à l’Élysée étant toujours en garde à vue.

Rien ne va plus pour Alexandre Benalla qui a dû annuler son mariage pour cause de… garde à vue. Selon nos informations confirmant celles de M6, la cérémonie prévue ce samedi 21 juillet à 11h à la mairie d’Issy-les-Moulineaux n’a pas eu lieu, car l’ex-chargé de mission à l’Élysée est toujours entendu par les policiers. Son domicile a également été perquisitionné ce samedi matin.

Alexandre Benalla devait s’unir à Myriam B., devant une cinquantaine d’invités. La cérémonie civile devait se poursuivre par une soirée dans un restaurant du XVIe arrondissement de Paris. D’après nos informations, des très proches d’Emmanuel Macron étaient attendus mais pas le couple présidentiel lui-même.

Prolongation de sa garde à vue

Le 20 juillet, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue pour violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public, usurpation de fonctions, port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique, complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo protection.

Le parquet de Paris a annoncé samedi la prolongation des gardes à vue d’Alexandre Bellana et Vincent Crase. Elles peuvent désormais durer 24 heures de plus.

Le scandale a éclaté après que Le Monde a dévoilé une vidéo montrant Alexandre Benalla en train de frapper des manifestants lors du défilé du 1er mai. Il portait un casque de moto et un brassard de la police, alors qu’il n’avait qu’un statut d’observateur. L’Élysée a engagé une procédure de licenciement à son encontre

HIDALGO

Du mois d’Octobre 2017 à 22 juillet 2017

LE PARISIEN

Hidalgo en difficulté, la faute à Delanoë ?

 Et si la maire (PS)  de  Paris  n'était  pas  responsable  des  problèmes  de  Vélib'  et  d'Autolib'  ?

  La petite musique qui se  fait  entendre  dans  les  couloirs  de  l'Hôtel  de  Ville  provoque  une  nouvelle  polémique.

LE CAUSEUR

Anne Hidalgo, agissez : à Paris, les piétons gênent les cyclistes !

Des mesures contre les piétons, et vite !

A Paris, les cyclistes ne peuvent plus circuler tranquilles sur les trottoirs sans être gênés par un piéton : cette situation doit cesser!

J’ai toujours vécu à Paris, et je dois dire aujourd’hui ma déception et ma frustration, croissantes depuis quelque temps. Je précise sans tarder que je n’ai aucun grief à formuler à l’égard de notre maire Anne Hidalgo qui, jour après jour, s’échine à rendre notre ville plus belle (regardez ses grandes places, par exemple, elles ne cessent de gagner en distinction et en charme), plus accueillante et plus sûre (les touristes chinois notamment en témoignent avec émotion), plus propre et plus saine (n’importe quel touriste le constate au premier coup d’œil).

Les cyclistes sont rois…

Non, à la vérité, c’est comme cycliste que j’estime avoir à me plaindre. Peu à peu en effet, la Mairie de Paris, très hostile aux voitures, grandes pollueuses en effet, a manifesté son intérêt, voire sa passion pour les vélos. Il semble qu’elle rêve d’un Paris enfin débarrassé de tout autre véhicule que la bicyclette – à part peut-être les poussettes pour bébés. Toutes les difficultés faites à la circulation des voitures en témoignent. Ai-je besoin de préciser que j’en suis enchanté ? Je constate cependant que, comme toujours, il y a loin de la coupe aux lèvres. A quoi, en effet, aboutit-t-on dans la réalité ? A une situation ambiguë, entièrement insatisfaisante, et fort pénible.

Je m’explique. Tout Parisien a pu se rendre compte que, depuis quelque temps, les cyclistes empruntent les sens interdits, traversent les rues sur les passages piétons, brûlent tranquillement les feux rouges, circulent sur les trottoirs, hors des bandes à eux réservées, au milieu des piétons, des poussettes, des vieillards, des enfants – et d’ailleurs depuis peu actionnent nerveusement leur sonnerie pour les faire dégager de leur chemin, sur ces mêmes trottoirs. Certes, tout cela se fait au détriment des piétons, au point que les vieilles notions de « piéton de Paris », ou de paisible promenade familiale sont heureusement devenues obsolètes ; chacun cependant a pu constater qu’aucune plainte, de nulle part, ne s’est exprimée à ce sujet, ce qui démontre sa totale insignifiance, – comme, a fortiori, le fait qu’aucune répression n’a suivi. Et ce qui fait que, tout naturellement, nos frères les motards commencent à suivre notre exemple.

…informez-en les piétons !

Or, je le dis avec tristesse et déception, mais aussi colère à l’égard de notre si impérieuse maire : rien, strictement rien de toute cette évolution effective n’a été suivi d’effets ! Alors qu’on attendrait qu’elle prenne acte de la situation nouvelle, et l’officialise, elle ne bouge pas ! Là où Hugo demandait avec force qu’on « remette les lois au pas des mœurs », parce que de leur antagonisme naissent les catastrophes, à Paris rien, strictement rien n’est fait ! Comment se fait-il que dans la capitale on laisse encore les piétons encombrer la circulation des deux-roues ? Les risques d’accidents en deviennent considérables : consultez sur ce point les statistiques récentes. Il existe pourtant des solutions ! Pistes fixes pour piétons, horaires à eux réservés, passages alternés, zones piétonnes accordées sur dérogation spéciale, circulation piétonne astreinte à des horaires aménagés ou décalés, etc. Notre population n’est certes pas prête encore à l’interdiction totale du piéton ; mais enfin, ce qui a été réalisé jusqu’ici, s’il va certes dans ce sens, fait petit-bras ! Tout cela devra bien sûr être accompagné de la gamme complète des sanctions possibles, et pour le coup effectivement infligées et effectuées.

Le vélo est le meilleur de l’homme civilisé

En vérité, la logique, comme le sens de l’Histoire, doivent conduire à la disparition de la notion de vélo, sinon même de deux-roues, du Code de la route. Le cyclisme urbain est une activité citoyenne libre et moderne : donc dégagée par définition de toute contrainte. Elle n’a rien à voir avec le Code de la route – la réalité le démontre chaque jour.

Nous nous approchons dangereusement à Paris d’une situation devenue assez installée et assez grave pour être sans retour, et ce bien plus vite que la maire ne semble s’en rendre compte. Qu’attendez-vous, Madame la maire, pour intervenir ?

L’EXPRESS

À Paris, une journée "sans voiture et sans stress"

Les Parisiens ont profité ce dimanche d'une première journée sans voiture, étendue à toute la capitale, malgré la pluie et encore quelques véhicules dans les rues.

En ce dimanche exceptionnel à Paris, c'est "moins stressés" que les habitants et touristes ont circulé en "transport doux". La capitale expérimentait pour la première fois une journée sans voiture dans toute la capitale. La municipalité a conclu la "journée sans voiture" par un "bilan très positif", évoquant un trafic automobile "en baisse de 52% par rapport au dimanche précédent à la même heure" et une pollution au dioxyde d'azote "en baisse de 25%" en bordure de la ville.

"Être piéton redevient un plaisir"

Sur Twitter, les internautes ont eux en tout cas noté le calme dans la capitale: redevient un plaisir", note un ancien candidat Europe Ecologie-Les Verts. 

Journée Sans Voiture ... mais surtout journée sans bruit, sans stress, sans pollution, où être piéton redevient un plaisir

Objectif de l'initiative mise en place par la ville de Paris où le débat sur la place de l'automobile fait rage ces derniers mois : sensibiliser les habitants "à la nécessité de modifier leur comportement vis-à-vis de la voiture" et montrer que les villes doivent "lutter contre la pollution liée au trafic routier".

LE CAUSEUR

A Paris, une journée sans voiture… sans pauvres et sans vieux !

 Le paradis d'Anne Hidalgo

Par Elisabeth Lévy - 4 octobre 2017

Anne Hidalgo lance la 3ème journée sans voiture à Paris, octobre 2017.

« Un premier bilan très positif » : comme à chaque fois que la mairie de Paris invente une nouvelle mesure pour brimer les automobilistes et faire le bonheur des citadins à coups d’arrêtés et de contraventions, la propagande municipale a salué la réussite de l’opération sur le mode performatif et autoréférentiel qui est le sien. La « journée sans ma voiture » (on notera le possessif infantilisant), lubie adoptée par la mairie pour faire plaisir à une association copine, a donc été un succès puisqu’il y avait beaucoup moins de voitures que d’habitude (moins 56 % par rapport à un dimanche normal).

Bien sûr, cela n’a rien à voir avec le fait que le montant des amendes encourues avait été claironné par tous les médias. La plupart des Parisiens et des banlieusards qui auraient pu vouloir se promener ou vaquer ce dimanche s’étant conformés à l’édit de madame Hidalgo (soit en prenant le métro, soit, ce qui a été le cas de beaucoup, en renonçant à leur sortie), cette obéissance ronchonne à sa règle ;

France INTER

Le chemin de croix d’Anne Hidalgo

Ce n’est plus un mandat, c’est un chemin de croix. Dernière catastrophe en date, le naufrage d’Autolib’, le réseau de partage de voitures électriques.

Anne Hidalgo est en conflit avec Vincent Bolloré qui lui réclame 40 millions d’euros par an. Il affiche un déficit prévisionnel de 293 millions d’euros d’ici cinq ans. La maire de Paris ouvre donc aujourd’hui les discussions pour trouver un nouveau partenaire. On sait déjà que PSA est sur les rangs. Il y en aura sûrement d’autres. Il n’empêche qu’après le fiasco des Vélib’ qui ont disparu des rues de la capitale, ça la fiche mal…

Et ça ouvre  les appétits politiques de ses concurrents…

Personne ou presque, parmi les politiques comme chez les observateurs, ne donne aujourd’hui Anne Hidalgo réélue en mars 2020. Un unanimisme qui est presque suspect. A gauche, la France Insoumise rêve de l’Est parisien avec sa candidate, Danièle Simonnet. Les Macronistes, eux, sont convaincus d’avoir partie gagnée, à commencer le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux qui se voit déjà maire de Paris.

Et au PS, on commence à s’inquiéter ?

C’est même panique à bord. Paris est quasiment la dernière place-forte des socialistes. Et le problème, c’est qu’avec la peur de la défaite arrivent les divisions. Tout le monde a noté la petite vacherie balancée par Jack Lang sur la propreté la semaine dernière. Plus embêtant, Gaspard Gantzer, l’ancien conseiller de François Hollande, vient de lancer une association prélude à sa probable candidature. Elle s’appelle « Parisiennes, Parisiens », le gimmick d’un certain Bertrand Delanöe. Gaspard Gantzer est un proche de Bertrand Delanoë, qui avait Anne Hidalgo pour première adjointe. Et Delanoë affiche volontiers son soutien à Macron. Bref, les municipales à Paris promettent d’être un sacré bordel…

LE MONDE

La dette abyssale d’Autolib’ menace la Mairie de Paris

L’industriel Vincent Bolloré réclame 40 millions d’euros par an jusqu’en 2023 à Paris et aux communes concernées par le service d’autopartage, pour éponger le déficit.

C’est un potentiel désastre financier dont Anne Hidalgo se serait bien passée. Et dont elle cherche à sortir, en vain, depuis des mois. Alors qu’elle est confrontée au fiasco de l’installation des nouveaux Vélib’, la maire de Paris a, sur son bureau, un autre dossier plus confidentiel mais non moins empoisonné : le déficit d’Autolib’. La flotte de voitures grises électriques en libre-service qui sillonnent Paris depuis 2011, ainsi que 97 communes d’Ile-de-France, seraient, aux dires de son propriétaire, le groupe Bolloré, source d’un trou financier considérable. L’industriel breton refuse de combler le gouffre seul, mais, jusqu’ici, les négociations avec Mme Hidalgo et son cabinet ont tourné court.

Vendredi 25 mai, une lettre signée de la direction du groupe industriel a mis, de nouveau, les services juridiques et financiers de la Ville de Paris sur les dents : le groupe Bolloré réclame aux 98 communes une somme de quelque 40 millions d’euros par an jusqu’au terme de la délégation de service public, en 2023. Le même jour, la missive du groupe Bolloré est parvenue au syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM), chargé du suivi de la délégation de service public confiée à Bolloré. Il devait réunir son comité syndical, qui compte une centaine d’élus, jeudi 31 mai. Certains commencent à s’agacer de ne pas avoir accès aux coulisses des tractations entre la Mairie de Paris et Bolloré. La présidente du syndicat, Catherine Baratti-Elbaz, maire (PS) du 12e arrondissement, risque de devoir se contenter de les rassurer faute de décision à ce stade.

Pourtant, le SAVM dispose, depuis plusieurs mois, de chiffres catastrophistes. Selon les informations du Monde, le plan d’affaires le plus récent établi par Bolloré, qui date de 2017, établit que le déficit cumulé en 2023 atteindrait 293,6 millions d’euros.

Contrat redoutable pour les collectivités

Or, le contrat négocié en 2011 entre Bertrand Delanoë et Vincent...

20 MINUTES

Fin d’Autolib’ à Paris : Bornes, voitures, facture… Et maintenant ?

Paris et sa banlieue ont voté la résiliation du contrat Autolib'.

Le Syndicat mixte Autolib' Vélib' refusait de verser les 233,7 millions d’euros demandés par le groupe Bolloré.

Clap de fin. Ce jeudi, la résiliation anticipée du contrat avec le groupe Bolloré a été votée. Le Syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole (SAVM) a soumis aux voix des 103 communes partenaires une délibération actant la fin de ce service de libre partage, lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë et qui devait courir jusqu’à 2023. En cause, la dette abyssale de 293,6 millions d’euros du service : le groupe Bolloré est tenu de verser 60 millions d’euros, le reste est à charge des collectivités, et notamment à la mairie de Paris, soit 233 millions d’euros. Une compensation que la maire de Paris Anne hidalgo avait jugée « abracadabrantesque » et que le SAVM « a refusé de verser » et l’a indiqué au groupe Bolloré par courrier du 25 mai, ce qui a entraîné la « résiliation du contrat au 25 juin 2018 », a indiqué le Syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole, ce jeudi.

Les petites voitures électriques grises d’Autolib' vont donc cesser de rouler à Paris et en banlieue. Avenir des bornes, des voitures, des salariés, coût de l’opération de résiliation, pistes pour un nouvel opérateur… 20 Minutes fait le point sur la situation.

Quel avenir pour les bornes et voitures ?

Le groupe Bolloré avait assuré que l’arrêt du service pourrait être immédiat. « Nous recevrons sans doute dans les prochains jours la notification de résiliation de la part du Syndicat Autolib' Vélib' Métropole et ensuite le service s’arrête (ra) », a confié la directrice de la mobilité du Groupe Bolloré, Marie Bolloré sur franceinfo Toutefois, le syndicat plaide quant à lui pour un retrait progressif du service.

Le syndicat mixte doit désormais « négocier avec le groupe Bolloré un protocole de sortie de contrat afin de régler l’ensemble des modalités opérationnelles ». Aucune date effective de l’arrêt du service n’a été pour l’instant fixée.

Autolib' détient en Ile-de-France 6.200 places de stationnement équipées de bornes de recharge. Propriétés de la ville de Paris, elles pourraient être utilisées pour d’autres services d’autopartage. Quant aux voitures, qui appartiennent à Bolloré, la question de leur avenir ou d’un déploiement de la flotte dans une autre ville, reste en suspens.

Quid des salariés ?

Paris et les autres communes partenaires d’Autolib', vont demander au groupe Bolloré de reclasser « rapidement » les 254 salariés du dispositif, avait indiqué mercredi le syndicat mixte gestionnaire Autolib' Vélib' Metropole. Pour la SAVM, le groupe porte « l’entière responsabilité » de ces salariés, et demande qu’ils soient « reclassés rapidement dans d’autres filiales du groupe, cela dans le respect le plus strict du dialogue social ». Du côté de Bolloré, on estime le contraire et que c’est au syndicat mixte de prendre en charge les 254 salariés.

Quel coût pour cette résiliation ?

Le coût de cette résiliation anticipée est chiffré côté Bolloré à 300 millions d’euros mais à seulement « plusieurs dizaines de millions d’euros » pour la présidente du syndicat Catherine Baratti-Elbaz. « Nous irons faire prospérer nos systèmes d’autopartage là où on nous accueille », a commenté le directeur général du groupe Bolloré Gilles Alix, présent dans la salle, rapporte l’AFP. Le groupe va « continuer à se battre devant le tribunal administratif », a annoncé le DG.

Vers un nouvel opérateur d’autopartage dans la capitale ?

Sans attendre la rupture effective, Anne Hidalgo a reçu à la mi-juin des constructeurs désireux de reprendre le marché parisien, sous d’autres formes, qui pourraient démarrer rapidement. La présidente du syndicat Catherine Baratti-Elbaz affirme être « d’ores et déjà en discussion avec de nombreux acteurs pour organiser très vite ces nouvelles solutions d’autopartage. Les premières seront initiées avant la fin de l’année. »

HIDALGO

Du mois d’Octobre 2017 au 22 juillet 2017

LE PARISIEN

Hidalgo en difficulté, la faute à Delanoë ?

 Et si la maire (PS)  de  Paris  n'était  pas  responsable  des  problèmes  de  Vélib'  et  d'Autolib'  ?

  La petite musique qui se  fait  entendre  dans  les  couloirs  de  l'Hôtel  de  Ville  provoque  une  nouvelle  polémique.

LE CAUSEUR

Anne Hidalgo, agissez : à Paris, les piétons gênent les cyclistes !

Des mesures contre les piétons, et vite !

A Paris, les cyclistes ne peuvent plus circuler tranquilles sur les trottoirs sans être gênés par un piéton : cette situation doit cesser!

J’ai toujours vécu à Paris, et je dois dire aujourd’hui ma déception et ma frustration, croissantes depuis quelque temps. Je précise sans tarder que je n’ai aucun grief à formuler à l’égard de notre maire Anne Hidalgo qui, jour après jour, s’échine à rendre notre ville plus belle (regardez ses grandes places, par exemple, elles ne cessent de gagner en distinction et en charme), plus accueillante et plus sûre (les touristes chinois notamment en témoignent avec émotion), plus propre et plus saine (n’importe quel touriste le constate au premier coup d’œil).

Les cyclistes sont rois…

Non, à la vérité, c’est comme cycliste que j’estime avoir à me plaindre. Peu à peu en effet, la Mairie de Paris, très hostile aux voitures, grandes pollueuses en effet, a manifesté son intérêt, voire sa passion pour les vélos. Il semble qu’elle rêve d’un Paris enfin débarrassé de tout autre véhicule que la bicyclette – à part peut-être les poussettes pour bébés. Toutes les difficultés faites à la circulation des voitures en témoignent. Ai-je besoin de préciser que j’en suis enchanté ? Je constate cependant que, comme toujours, il y a loin de la coupe aux lèvres. A quoi, en effet, aboutit-t-on dans la réalité ? A une situation ambiguë, entièrement insatisfaisante, et fort pénible.

Je m’explique. Tout Parisien a pu se rendre compte que, depuis quelque temps, les cyclistes empruntent les sens interdits, traversent les rues sur les passages piétons, brûlent tranquillement les feux rouges, circulent sur les trottoirs, hors des bandes à eux réservées, au milieu des piétons, des poussettes, des vieillards, des enfants – et d’ailleurs depuis peu actionnent nerveusement leur sonnerie pour les faire dégager de leur chemin, sur ces mêmes trottoirs. Certes, tout cela se fait au détriment des piétons, au point que les vieilles notions de « piéton de Paris », ou de paisible promenade familiale sont heureusement devenues obsolètes ; chacun cependant a pu constater qu’aucune plainte, de nulle part, ne s’est exprimée à ce sujet, ce qui démontre sa totale insignifiance, – comme, a fortiori, le fait qu’aucune répression n’a suivi. Et ce qui fait que, tout naturellement, nos frères les motards commencent à suivre notre exemple.

…informez-en les piétons !

Or, je le dis avec tristesse et déception, mais aussi colère à l’égard de notre si impérieuse maire : rien, strictement rien de toute cette évolution effective n’a été suivi d’effets ! Alors qu’on attendrait qu’elle prenne acte de la situation nouvelle, et l’officialise, elle ne bouge pas ! Là où Hugo demandait avec force qu’on « remette les lois au pas des mœurs », parce que de leur antagonisme naissent les catastrophes, à Paris rien, strictement rien n’est fait ! Comment se fait-il que dans la capitale on laisse encore les piétons encombrer la circulation des deux-roues ? Les risques d’accidents en deviennent considérables : consultez sur ce point les statistiques récentes. Il existe pourtant des solutions ! Pistes fixes pour piétons, horaires à eux réservés, passages alternés, zones piétonnes accordées sur dérogation spéciale, circulation piétonne astreinte à des horaires aménagés ou décalés, etc. Notre population n’est certes pas prête encore à l’interdiction totale du piéton ; mais enfin, ce qui a été réalisé jusqu’ici, s’il va certes dans ce sens, fait petit-bras ! Tout cela devra bien sûr être accompagné de la gamme complète des sanctions possibles, et pour le coup effectivement infligées et effectuées.

Le vélo est le meilleur de l’homme civilisé

En vérité, la logique, comme le sens de l’Histoire, doivent conduire à la disparition de la notion de vélo, sinon même de deux-roues, du Code de la route. Le cyclisme urbain est une activité citoyenne libre et moderne : donc dégagée par définition de toute contrainte. Elle n’a rien à voir avec le Code de la route – la réalité le démontre chaque jour.

Nous nous approchons dangereusement à Paris d’une situation devenue assez installée et assez grave pour être sans retour, et ce bien plus vite que la maire ne semble s’en rendre compte. Qu’attendez-vous, Madame la maire, pour intervenir ?

L’EXPRESS

À Paris, une journée "sans voiture et sans stress"

Les Parisiens ont profité ce dimanche d'une première journée sans voiture, étendue à toute la capitale, malgré la pluie et encore quelques véhicules dans les rues.

En ce dimanche exceptionnel à Paris, c'est "moins stressés" que les habitants et touristes ont circulé en "transport doux". La capitale expérimentait pour la première fois une journée sans voiture dans toute la capitale. La municipalité a conclu la "journée sans voiture" par un "bilan très positif", évoquant un trafic automobile "en baisse de 52% par rapport au dimanche précédent à la même heure" et une pollution au dioxyde d'azote "en baisse de 25%" en bordure de la ville.

"Être piéton redevient un plaisir"

Sur Twitter, les internautes ont eux en tout cas noté le calme dans la capitale: redevient un plaisir", note un ancien candidat Europe Ecologie-Les Verts. 

Journée Sans Voiture ... mais surtout journée sans bruit, sans stress, sans pollution, où être piéton redevient un plaisir

Objectif de l'initiative mise en place par la ville de Paris où le débat sur la place de l'automobile fait rage ces derniers mois : sensibiliser les habitants "à la nécessité de modifier leur comportement vis-à-vis de la voiture" et montrer que les villes doivent "lutter contre la pollution liée au trafic routier".

LE CAUSEUR

A Paris, une journée sans voiture… sans pauvres et sans vieux !

 Le paradis d'Anne Hidalgo

Par Elisabeth Lévy - 4 octobre 2017

Anne Hidalgo lance la 3ème journée sans voiture à Paris, octobre 2017.

« Un premier bilan très positif » : comme à chaque fois que la mairie de Paris invente une nouvelle mesure pour brimer les automobilistes et faire le bonheur des citadins à coups d’arrêtés et de contraventions, la propagande municipale a salué la réussite de l’opération sur le mode performatif et autoréférentiel qui est le sien. La « journée sans ma voiture » (on notera le possessif infantilisant), lubie adoptée par la mairie pour faire plaisir à une association copine, a donc été un succès puisqu’il y avait beaucoup moins de voitures que d’habitude (moins 56 % par rapport à un dimanche normal).

Bien sûr, cela n’a rien à voir avec le fait que le montant des amendes encourues avait été claironné par tous les médias. La plupart des Parisiens et des banlieusards qui auraient pu vouloir se promener ou vaquer ce dimanche s’étant conformés à l’édit de madame Hidalgo (soit en prenant le métro, soit, ce qui a été le cas de beaucoup, en renonçant à leur sortie), cette obéissance ronchonne à sa règle.

France INTER

Le chemin de croix d’Anne Hidalgo

Résultat de recherche d'images pour "HIDALGO  Du mois d’Octobre 2017 au 22 juillet 2017"

Ce n’est plus un mandat, c’est un chemin de croix. Dernière catastrophe en date, le naufrage d’Autolib’, le réseau de partage de voitures électriques.

Anne Hidalgo est en conflit avec Vincent Bolloré qui lui réclame 40 millions d’euros par an. Il affiche un déficit prévisionnel de 293 millions d’euros d’ici cinq ans. La maire de Paris ouvre donc aujourd’hui les discussions pour trouver un nouveau partenaire. On sait déjà que PSA est sur les rangs. Il y en aura sûrement d’autres. Il n’empêche qu’après le fiasco des Vélib’ qui ont disparu des rues de la capitale, ça la fiche mal…

Et ça ouvre  les appétits politiques de ses concurrents…

Personne ou presque, parmi les politiques comme chez les observateurs, ne donne aujourd’hui Anne Hidalgo réélue en mars 2020. Un unanimisme qui est presque suspect. A gauche, la France Insoumise rêve de l’Est parisien avec sa candidate, Danièle Simonnet. Les Macronistes, eux, sont convaincus d’avoir partie gagnée, à commencer le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux qui se voit déjà maire de Paris.

Et au PS, on commence à s’inquiéter ?

C’est même panique à bord. Paris est quasiment la dernière place-forte des socialistes. Et le problème, c’est qu’avec la peur de la défaite arrivent les divisions. Tout le monde a noté la petite vacherie balancée par Jack Lang sur la propreté la semaine dernière. Plus embêtant, Gaspard Gantzer, l’ancien conseiller de François Hollande, vient de lancer une association prélude à sa probable candidature. Elle s’appelle « Parisiennes, Parisiens », le gimmick d’un certain Bertrand Delanöe. Gaspard Gantzer est un proche de Bertrand Delanoë, qui avait Anne Hidalgo pour première adjointe. Et Delanoë affiche volontiers son soutien à Macron. Bref, les municipales à Paris promettent d’être un sacré bordel…

LE MONDE

La dette abyssale d’Autolib’ menace la Mairie de Paris

L’industriel Vincent Bolloré réclame 40 millions d’euros par an jusqu’en 2023 à Paris et aux communes concernées par le service d’autopartage, pour éponger le déficit.

C’est un potentiel désastre financier dont Anne Hidalgo se serait bien passée. Et dont elle cherche à sortir, en vain, depuis des mois. Alors qu’elle est confrontée au fiasco de l’installation des nouveaux Vélib’, la maire de Paris a, sur son bureau, un autre dossier plus confidentiel mais non moins empoisonné : le déficit d’Autolib’. La flotte de voitures grises électriques en libre-service qui sillonnent Paris depuis 2011, ainsi que 97 communes d’Ile-de-France, seraient, aux dires de son propriétaire, le groupe Bolloré, source d’un trou financier considérable. L’industriel breton refuse de combler le gouffre seul, mais, jusqu’ici, les négociations avec Mme Hidalgo et son cabinet ont tourné court.

Vendredi 25 mai, une lettre signée de la direction du groupe industriel a mis, de nouveau, les services juridiques et financiers de la Ville de Paris sur les dents : le groupe Bolloré réclame aux 98 communes une somme de quelque 40 millions d’euros par an jusqu’au terme de la délégation de service public, en 2023. Le même jour, la missive du groupe Bolloré est parvenue au syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM), chargé du suivi de la délégation de service public confiée à Bolloré. Il devait réunir son comité syndical, qui compte une centaine d’élus, jeudi 31 mai. Certains commencent à s’agacer de ne pas avoir accès aux coulisses des tractations entre la Mairie de Paris et Bolloré. La présidente du syndicat, Catherine Baratti-Elbaz, maire (PS) du 12e arrondissement, risque de devoir se contenter de les rassurer faute de décision à ce stade.

Pourtant, le SAVM dispose, depuis plusieurs mois, de chiffres catastrophistes. Selon les informations du Monde, le plan d’affaires le plus récent établi par Bolloré, qui date de 2017, établit que le déficit cumulé en 2023 atteindrait 293,6 millions d’euros.

Contrat redoutable pour les collectivités

Or, le contrat négocié en 2011 entre Bertrand Delanoë et Vincent...

20 MINUTES

Fin d’Autolib’ à Paris : Bornes, voitures, facture… Et maintenant ?

Paris et sa banlieue ont voté la résiliation du contrat Autolib'.

Le Syndicat mixte Autolib' Vélib' refusait de verser les 233,7 millions d’euros demandés par le groupe Bolloré.

Clap de fin. Ce jeudi, la résiliation anticipée du contrat avec le groupe Bolloré a été votée. Le Syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole (SAVM) a soumis aux voix des 103 communes partenaires une délibération actant la fin de ce service de libre partage, lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë et qui devait courir jusqu’à 2023. En cause, la dette abyssale de 293,6 millions d’euros du service : le groupe Bolloré est tenu de verser 60 millions d’euros, le reste est à charge des collectivités, et notamment à la mairie de Paris, soit 233 millions d’euros. Une compensation que la maire de Paris Anne hidalgo avait jugée « abracadabrantesque » et que le SAVM « a refusé de verser » et l’a indiqué au groupe Bolloré par courrier du 25 mai, ce qui a entraîné la « résiliation du contrat au 25 juin 2018 », a indiqué le Syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole, ce jeudi.

Les petites voitures électriques grises d’Autolib' vont donc cesser de rouler à Paris et en banlieue. Avenir des bornes, des voitures, des salariés, coût de l’opération de résiliation, pistes pour un nouvel opérateur… 20 Minutes fait le point sur la situation.

Quel avenir pour les bornes et voitures ?

Le groupe Bolloré avait assuré que l’arrêt du service pourrait être immédiat. « Nous recevrons sans doute dans les prochains jours la notification de résiliation de la part du Syndicat Autolib' Vélib' Métropole et ensuite le service s’arrête (ra) », a confié la directrice de la mobilité du Groupe Bolloré, Marie Bolloré sur franceinfo Toutefois, le syndicat plaide quant à lui pour un retrait progressif du service.

Le syndicat mixte doit désormais « négocier avec le groupe Bolloré un protocole de sortie de contrat afin de régler l’ensemble des modalités opérationnelles ». Aucune date effective de l’arrêt du service n’a été pour l’instant fixée.

Autolib' détient en Ile-de-France 6.200 places de stationnement équipées de bornes de recharge. Propriétés de la ville de Paris, elles pourraient être utilisées pour d’autres services d’autopartage. Quant aux voitures, qui appartiennent à Bolloré, la question de leur avenir ou d’un déploiement de la flotte dans une autre ville, reste en suspens.

Quid des salariés ?

Paris et les autres communes partenaires d’Autolib', vont demander au groupe Bolloré de reclasser « rapidement » les 254 salariés du dispositif, avait indiqué mercredi le syndicat mixte gestionnaire Autolib' Vélib' Metropole. Pour la SAVM, le groupe porte « l’entière responsabilité » de ces salariés, et demande qu’ils soient « reclassés rapidement dans d’autres filiales du groupe, cela dans le respect le plus strict du dialogue social ». Du côté de Bolloré, on estime le contraire et que c’est au syndicat mixte de prendre en charge les 254 salariés.

Quel coût pour cette résiliation ?

Le coût de cette résiliation anticipée est chiffré côté Bolloré à 300 millions d’euros mais à seulement « plusieurs dizaines de millions d’euros » pour la présidente du syndicat Catherine Baratti-Elbaz. « Nous irons faire prospérer nos systèmes d’autopartage là où on nous accueille », a commenté le directeur général du groupe Bolloré Gilles Alix, présent dans la salle, rapporte l’AFP. Le groupe va « continuer à se battre devant le tribunal administratif », a annoncé le DG.

Vers un nouvel opérateur d’autopartage dans la capitale ?

Sans attendre la rupture effective, Anne Hidalgo a reçu à la mi-juin des constructeurs désireux de reprendre le marché parisien, sous d’autres formes, qui pourraient démarrer rapidement. La présidente du syndicat Catherine Baratti-Elbaz affirme être « d’ores et déjà en discussion avec de nombreux acteurs pour organiser très vite ces nouvelles solutions d’autopartage. Les premières seront initiées avant la fin de l’année. »

L’islam de France se divise sur son financement :

Alors qu’un expert musulman proposait la création d’une association culturelle nationale chargée de mettre en place la collecte d’une taxe, le Conseil français du culte musulman a réussi la prouesse jamais atteinte de trouver un accord sur l’organisation des finances du culte

L’islam de France n’a pas fini de se diviser. C’est à propos de son financement, cette fois. En moins de dix jours, deux propositions d’organisation des finances, diamétralement opposées, ont été publiquement avancées. Ce qui a déclenché un tir de barrage instantané d’une contre-proposition de poids visant explicitement à abattre les deux premiers projets ! Ambiance…

Mais de quoi parle-t-on ? D’un serpent de mer ébauché dix fois et autant de fois remis en cause depuis une vingtaine d’années, visant à prélever sur le plan national une taxe sur trois sources principales : le chiffre d’affaires de la viande halal, l’argent de la vente annuelle de pèlerinages à La Mecque et les diverses collectes caritatives. Le tout permettant, idéalement, de financer les structures nationales de l’islam, la formation des imams, un complément de salaire pour eux et la construction de lieux de culte. Et d’éviter que ces flux ne soient livrés à quelques situations de monopole, comme actuellement, avec beaucoup d’échanges en liquide et donc opaques.

Le feu a été ouvert par Le Monde, qui a publié, le 6 juillet, une note confidentielle émise par Hakim El Karoui et destinée au président de la République, dont il serait l’un des conseillers écoutés sur le dossier islam. Hakim El Karoui s’était déjà fait remarquer il y a deux ans par la publication d’un rapport sur les musulmans, sous le label de l’Institut Montaigne. Cette fois, il propose la création d’une association cultuelle nationale, l’Amif (Association musulmane pour l’islam de France), chargée de mettre en place la collecte de cette taxe et d’en assurer sa répartition. Ce projet estime pouvoir atteindre, une fois à maturité, une collecte annuelle de 100 millions d’euros. Dont 60 % émaneraient du commerce de la viande halal (30 centimes de taxe par kilo), une trentaine de millions issus des dons pour des œuvres caritatives (notamment par une forte incitation fiscale), et une dizaine de millions venant des opérateurs de voyages pour le pèlerinage rituel à La Mecque.

 « L’association créée par le CFCM va lui servir à perdurer et à combler le vide pour masquer son incapacité à mobiliser la communauté musulmane sur des projets et des ambitions communes »

Ces chiffres ont été aussitôt critiqués comme « irréalistes et trop optimistes » par les acteurs de ces filières économiques de l’islam. Mais c’est surtout l’idée forte du projet qui a suscité un tollé chez une partie des musulmans : en l’espèce, l’Amif veut mettre soigneusement de côté le Conseil français du culte musulman (CFCM), pourtant instance officielle mais accusée, dans la note, d’être inféodée, à l’extérieur, aux pouvoirs étrangers. Et, à l’intérieur, aux bastions des intérêts privés qui ont actuellement accès aux flux financiers de l’islam…

Trois jours plus tard, le 9 juillet, le CFCM – curieusement « plus uni que jamais », se félicitait son président Ahmet Ogras – a réussi la prouesse jamais atteinte de trouver un accord lors d’une réunion sur le… financement de l’islam en annonçant la création de l’AFSCM, l’Association pour le financement et le soutien du culte musulman. Même clé de répartition ou presque, mais très loin de l’État, et aux seules mains des instances et fédérations musulmanes. Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon et expert du dossier financier de l’islam, a violemment critiqué ce projet du CFCM en appelant les musulmans à le «rejeter». Il cache, selon lui, «les insuffisances» du CFCM qui resservirait là «une idée réchauffée», portant des «germes de la division». Son verdict : «Cette association va servir au CFCM à perdurer et à combler le vide pour masquer son incapacité à mobiliser la communauté musulmane sur des projets et des ambitions communes.»

LA PROVENCE

Les Bleus champions du monde : Paris vaut bien une liesse

Des centaines de milliers de Français ont fait une fête gigantesque aux champions du monde, hier sur les Champs-Élysées

Comme leurs glorieux aînés - dont faisait partie le sélectionneur Didier Deschamps - acclamés par un demi-million de personnes le 13 juillet 1998, ils ont descendu l'emblématique avenue sur un bus à impériale devant environ 300 000 personnes, selon une source policière.

Portables au bout des doigts pour capter l'instant magique, les Français ont les yeux qui chavirent. À portée de rêve, dans les hurlements et les pleurs, les Bleus passent trop vite. Un mirage. Visions fugaces, pendant que la patrouille de France enivre un peu plus le ciel et les Champs. Varane tenant la coupe du monde à l'arrière, Giroud en t-shirt, Deschamps et son écharpe, Rami et sa moustache. Des instants d'une folle éternité.

Tout ce qui est bleu est bon à porter. Maillot de Chelsea ou des Rangers, de Naples ou du PSG. On a même vu des mômes de banlieue grimper sur les balcons bourgeois des Champs-Elysées avec des tuniques de l'OM. Et puis des maillots des Bleus. Des blancs, des pas encore flanqués de la deuxième étoile, des floqués de tous les noms, Milou, Pogba, Antoine, Yass, Annie, Zidane. Des vieux de 98, une éternité de vingt ans. Des encore plus vieux de 82, génération Platini, rayures verticales. Le paléolithique du football, ère des perdants magnifiques.

La France qui s'est ruée sur les Champs-Elysées, hier après-midi, a une bonne tête de vainqueur. Elle rigole, en plus. Quelque chose que l'on se surprend à remarquer quand on croise un visage – il y en a partout – qui sourit. Simplement. Toute animosité du quotidien banal semble être tombée sur le trottoir, dans le mélange improbable des baskets et des tongs, des talons des filles qui se pressent, sorties du bureau, tombées dans une marmite jubilatoire.

Didier Deschamps est entré dans la légende en remportant la Coupe du monde en tant que sélectionneur, après sa victoire sur le terrain en 98.

Didier Deschamps est entré dans la légende en remportant la Coupe du monde en tant que sélectionneur, après sa victoire sur le terrain en 98.

Sur les bords, en haut, il y a des grappes qui s'agrippent aux lampadaires parisiens, d'autres aux rambardes et aux corniches. Dès qu'un fougueux s'attaque au tronc d'un platane, il est encouragé par la foule, toujours plus dense. Elle l'aide de la voix à se hisser. On dirait N'Golo Kanté qui s'époumone et se donne aux autres. Mais comme les autres, celui-là se fait attendre. Pour certains arrivés dès midi vers l'Etoile, le temps devient long. "On est venus exprès de Mâcon parce qu'on voulait remercier Grizou à notre façon", raconte Jean-Louis. "On est de là-bas comme lui et il mérite d'être champion du monde et ballon d'or". À ses pieds, les petits tout maquillés tournent en rond avec une boite de soda.

Le temps de descendre du ciel de Loujniki vers les Champs-Elysées, Deschamps et sa bande de jeunes ont réussi à envoyer les orages dans le Sud, réservant le soleil pour Paris. Sous la chaleur brutale, la longue attente qui précède les champions du monde n'est que prétexte à rire et chanter, à parler, fumer et craquer quelques fumigènes." Elle est là la France que j'aime", assène l'immense Idriss, chapeau de cow-boy bleu-blanc-rouge sur une tête rieuse. '"Tu vois, les blacks blancs beurs, ce ne sont que des conneries. On est tous la France et un point c'est tout. Et ces mecs-là, ils sont comme nous."

Verdict sans appel, changement de génération. Dans la foule qui clappe et qui reclappe à chaque occasion, toutes les couleurs du monde font des Marianne enjouées. Avec ses copines de Mantes-la-Jolie, Katia, 15 ans, n'arrive pas à s'exprimer sans crier dans tous les sens. Elle aussi est grande, elle fait du volley. "Moi aussi je rêve d'être championne du monde un jour." Il ne suffit pas de rêver.

"Mais vous avez vu comme ils se sont donnés sérieusement ? Moi j'ai pris une gifle. C'est bon, pas besoin de leçon de morale des profs. La méthode elle est là ". Passe Luca, 36 ans. Lui, il détonne quand même avec son vélo et sa tenue de Chris Froome. Il se fait chambrer. "Je suis venu en pédalant de Longjumeau, environ 60 kilomètres. C'est la distance qu'ont courue les joueurs pendant la coupe du monde. C'est mon hommage." Du respect s'installe autour.

Cette fois, le bus n'a pas eu à se frayer un passage. L'itinéraire avait été balisé de barrières pour contenir l'impressionnante foule venue acclamer ses champions.

Cette fois, le bus n'a pas eu à se frayer un passage. L'itinéraire avait été balisé de barrières pour contenir l'impressionnante foule venue acclamer ses champions. Pas de silence pour autant. Au rythme du bus approchant depuis Roissy, les alertes font vibrer la foule immense jusqu'en bas des Champs. Quand, soudain, apparaissent les Bleus sur l'impériale de leur bus, la folie s'en empare. Un déchaînement de joie, une libération d'adrénaline. "J'ai l'impression que c'est mes potes là, hurle Enzo. Je les kiffe trop, je les ais tellement suivis à la télé et sur Insta qu'on dirait que je les connais depuis dix mille ans." Mais les potes passent vite, très vite.

Le bus ralentit à peine, glisse le long des barrières posées au milieu de l'avenue. Entouré de policiers et d'un nuage de fumigènes, porté par les cris, les chants et les cornes de brume, il semble imaginaire. On devine les joueurs qui s'agitent et qui dansent, faisant passer la coupe de main en main. On voit les sourires et les bras qui s'ouvrent pour communier. Mais c'est tellement fugace. "Restez un peu, restez avec nous !" hurle une jeune fille. Les Rafale de la patrouille de France tapissent déjà un ciel tricolore, les visages se lèvent. Le temps de redescendre, les idoles sont déjà loin, comme emportées dans l'ouragan des drapeaux. La transe retombe d'un coup presque sec. «Ce n’est pas tous les jours", lâche Mo à son voisin. Mais les autres n'ont surtout pas envie que ça s'arrête. Alors on chante encore, on clappe et on saute. Ce n'est pas la nuit qui va disperser cette France-là.

Et aussi Les Bleus champions du monde - Vidéo : le retour des héros a enflammé la France

 

THE TIMES OF ISRAËL

Le Mossad a déjoué l’attentat contre les opposants iraniens à Paris – médias

Le coordinateur de l'opération, selon un reportage, était un diplomate iranien de l'ambassade autrichienne de Vienne

Les services secrets israéliens du Mossad ont annoncé jeudi avoir déjoué un attentat terroriste le mois dernier, donnant des informations aux autorités françaises, allemandes et belges qui ont mené à l’arrestation d’une cellule dirigée par un diplomate iranien qui avait programmé un attentat à la bombe lors d’un rassemblement organisé par un groupe d’opposition iranien en exil, ont fait savoir les médias en hébreu.

Israël a averti les agences européennes de l’attaque imminente qui devait avoir lieu lors d’une conférence organisée par les moudjahidines du peuple de l’Iran, a fait savoir la chaîne Hadashot.

Le coordinateur de l’opération, selon le reportage, était un diplomate iranien de l’ambassade autrichienne de Vienne qui a été arrêté en Allemagne, aux côtés de deux ressortissants belges et d’un complice présumé en France.

Les membres de la cellule auraient possédé des équipements de communication et, selon les procureurs belges, l’Iranien et son épouse, elle aussi « d’origine iranienne, » avaient 500 grammes de TATP, un explosif, ainsi qu’un dispositif de détonation lorsqu’une équipe d’élite de la police a procédé à leur arrestation dans un quartier résidentiel de Bruxelles.

Turquie: l’UE juge insuffisante la levée de l’état d’urgence

La Turquie a levé l'état d'urgence en vigueur depuis deux ans, mais l'opposition craint qu'il ne perdure de fait à travers une nouvelle loi "antiterroriste"

L’UE considère la levée de l’état d’urgence en Turquie comme « un pas dans la bonne direction », mais le juge insuffisant en raison des pouvoirs extraordinaires accordés aux autorités et du maintien de plusieurs éléments restrictifs pour les libertés.

 « La fin de l’état d’urgence en place en Turquie depuis la tentative de coup d’Etat de 2016 est un pas dans la bonne direction », a commenté jeudi la porte-parole de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans une déclaration.

« Dans le même temps, nous pensons que l’adoption de nouvelles propositions législatives accordant des pouvoirs extraordinaires aux autorités et le maintien de plusieurs éléments restrictifs de l’état d’urgence atténueraient tout effet positif de la levée de l’état d’urgence », souligne-t-elle.

 

« Nous attendons de la Turquie qu’elle applique et inverse toutes les mesures qui continuent d’avoir un impact négatif sur l’État de droit, l’indépendance du pouvoir judiciaire et les libertés fondamentales qui sont au cœur de tout État démocratique », précise la porte-parole, en citant « la liberté d’expression, la liberté d’association et les droits procéduraux ».

« Et nous attendons de la Turquie qu’elle cesse de déroger aux obligations qui lui incombent en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme avec la levée de l’état d’urgence », ajoute-t-elle.

 « Des améliorations concrètes et durables dans le domaine de l’État de droit et des libertés fondamentales restent essentielles pour les perspectives des relations UE-Turquie », conclut la déclaration.

La Turquie a levé jeudi l’état d’urgence en vigueur depuis deux ans qui a permis au gouvernement de procéder à des purges massives après un putsch manqué, mais l’opposition craint qu’il ne perdure de fait à travers une nouvelle loi « antiterroriste ».

LE MONDE

Matignon corrige les règles d'ouverture des magasins le dimanche (J-B. de Froment)

Le gouvernement redessine le périmètre de zones touristiques internationales dont la création a été annulée par la justice à la demande de syndicats.

L’ouverture des magasins le dimanche à Paris est à nouveau à l’agenda du gouvernement. Jeudi 19 juillet, à l’issue de la réunion du troisième comité interministériel du tourisme, réuni à Matignon, le premier ministre Edouard Philippe devait annoncer vouloir réviser le périmètre de trois des 12 zones touristiques internationales (ZTI) à Paris et en créer une nouvelle dans le 6e arrondissement, en y incluant la place de l’Odéon et le boulevard Saint-Michel, à proximité du jardin du Luxembourg et du Panthéon.

Matignon entend ainsi sécuriser le cadre juridique de l’exploitation des magasins le dimanche, vecteur de développement des recettes touristiques de la France évaluées à 54 milliards d’euros. Il s’agit de trouver des « solutions aux quatre ZTI annulées », fait valoir le gouvernement.

Depuis l’adoption de la loi du 6 août 2015, sous certaines conditions, l’ouverture sept jours sur sept est autorisée dans les ZTI. Depuis, 21 de ces zones ont été créées en France. Parmi elles, figure celle de l’avenue des Champs-Elysées, à Paris. Mais, plusieurs organisations syndicales opposées à l’extension du travail le dimanche ont demandé devant les tribunaux administratifs l’annulation de chacune de ces zones. Elles ont déjà eu gain de cause pour quatre d’entre elles.

Critère d’affluence touristique exceptionnelle

Les juges ont annulé la création de celle du quartier des Olympiades dans le 13e arrondissement dont dépend le centre commercial Italie 2. Depuis, la Ville de Paris a créé une zone commerciale pour y autoriser l’exploitation des magasins le dimanche.

Le gouvernement se charge maintenant de résoudre le problème des trois autres ZTI dont la création a été annulée faute d’avoir respecté, entre autres, des critères d’affluence touristique exceptionnelle. A la porte Maillot, il promet de créer une nouvelle zone touristique pour le seul Palais des Congrès.

LE PARISIEN

Ministres et rivaux !

Le secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, affiche son intérêt pour la bataille de Paris. Une candidature qui, officiellement, n'inquiète pas à la porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

Par Julien Duffé et Christine Henry Faut-il voir le début d'un match dans le match, à vingt mois des municipales ? Alors que le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, Pas encore un candidat, S'active de plus en plus pour mener la bataille de Paris, un autre Marcheur de la première heure se verrait bien entrer sur le terrain.

L’OPINION

Les discussions sur la révision  constitutionnelle  illustrent  les  anomalies  du  Parlement.  Et confortent la majorité  dans  sa  volonté  de  tout  revoir  dans  l'organisation  des  discussions  et  le  rythme  de  travail 

L’inquiétante désorganisation des débats  parlementaires

Les débats sur le projet de loi constitutionnelle durent plus longtemps que prévu. Les députés vont devoir siéger tout le week-end et le vote solennel prévu mardi 24 juillet pourrait être reporté si les discussions continuent à traîner en longueur.

C’est ce qu’ils redoutaient. Une fois encore, les députés vont devoir siéger tout le week-end pour terminer l’examen du projet de révision constitutionnelle. Pourtant, François de Rugy avait promis que les débats n’auraient plus lieu les samedis et dimanches après les 19 jours consécutifs durant lesquelles les députés avaient siégé début juin. Mais impossible de faire autrement tant les discussions s’éternisent.

Il faut dire que 2 480 amendements ont été déposés sur ce texte et que onze amendements par heure sont examinés (contre 32 par heure pour le projet de loi logement, 33 pour le projet de loi agriculture

 

Institutions : le Premier ministre est-il menacé ?

Une confrontation directe entre le Président et le Parlement ? L’idée a séduit Emmanuel Macron, les députés l’ont votée. Si elle est adoptée, cette pratique serait inédite sous la Ve République

Les députés examinent depuis la semaine dernière la révision constitutionnelle, premier des trois volets de la réforme des institutions promise par Emmanuel Macron.

 Dans la nuit de lundi à mardi, ils ont adopté un amendement qui offre au président de la République la possibilité de participer aux débats des présidents de groupe, lorsque le Parlement est réuni en Congrès à Versailles. C’est Emmanuel Macron lui-même qui avait formulé son souhait d’amender la Constitution pour pouvoir écouter, voire répondre aux parlementaires.

Un bref instant dans l’hémicycle, les parlementaires se sont regardés, pour certains surpris, pour d’autre même effarés. « J’ai cru que j’allais tomber de ma chaise ! », s’étrangle un député LR. Ce 8 juillet, devant le Congrès réuni à Versailles, Emmanuel Macron venait de prendre tout le monde de court en annonçant son intention d’amender la Constitution pour pouvoir, l’année prochaine, rester écouter les parlementaires et même leur répondre. Jusqu’à présent, la Constitution obligeait le Président à quitter les lieux après son allocution.

Une semaine plus tard, l’amendement censé émaner du gouvernement n’a pas vu le jour. L’exécutif a préféré donner un avis favorable à l’amendement du député UDI Jean-Christophe Lagarde, que le rapporteur général de la réforme des institutions et président du groupe LREM, Richard Ferrand, avait pourtant rejeté en commission des Lois de l’Assemblée. Dans la nuit de lundi à mardi, les députés l’ont donc adopté. S’il donne la possibilité au Président de participer au débat, rien ne l’oblige à le faire ni à répondre aux parlementaires, qu’il compte convoquer tous les ans à Versailles. C’est à sa convenance. « Puisque Macron développe une nouvelle pratique institutionnelle qui l’hyperprésidentialise, c’est à lui de dire s’il reste ou démissionne

Revue de Presse : du 8 juillet au 21 juillet 2018
Revue de Presse : du 8 juillet au 21 juillet 2018 Revue de Presse : du 8 juillet au 21 juillet 2018
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