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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Bonjour: Afrique Chrètienne

com

 

L’AFRIQUE CHRETIENNE

Les religions traditionnelles africaines perdurent cependant partout en Afrique, surtout par des syncrétismes avec l'islam et le christianisme. En effet, si une grande partie des africains sont aujourd'hui musulmans ou chrétiens, ils restent très influencés par les religions d'origine.

Le christianisme en Afrique eut une grande influence dans les premiers siècles de notre ère.

Les berbères : Tertullien Cyprien de Carthage

Puis Augustin d'Hippone figure parmi les premiers Pères de l'Église latine ;

L’Église d'Alexandrie est au 3e rang de la Pentarchie et étendait ses prérogatives jusqu'à l'Éthiopie.

L'expansion arabe aboutit à l'islamisation de l'Afrique du Nord aux dépens du christianisme qui disparut des provinces d'Afrique romaine.

Seules demeurèrent les Églises coptes en Égypte, en Éthiopie et en Érythrée.

Les missions catholiques, exclusivement portugaises jusqu'à l'abolition de l'esclavage intervinrent peu en Afrique. Par la suite leurs efforts ne rencontrèrent pas un grand succès ; à la fin du XIXe siècle seuls 1 % des chrétiens sont africains.

C'est au XXe siècle qu'un nouvel essor du christianisme apparaît en Afrique, surtout dans la partie Sub-Saharienne où foisonnent de multiples confessions. Il est dû en partie au prosélytisme des protestants évangéliques, mais aussi à l'émergence de prophètes créant de nouvelles Églises. Le catholicisme est également en augmentation.

Près du quart des chrétiens vivent désormais en Afrique, essentiellement en Éthiopie, au Nigeria et en République démocratique du Congo.

Le christianisme dans l'Afrique romaine

Le christianisme est arrivé en Afrique dès le Ier siècle après J.-C. dans les grandes villes. L'Église d'Alexandrie fut une des plus anciennes Églises chrétiennes ;

Le Didactisme (instruire) y fut une des grandes écoles théologiques des premiers siècles du christianisme.

Dans les provinces berbères, les communautés chrétiennes étaient également très nombreuses et dynamiques dès le milieu du IIe siècle. Les débuts du christianisme dans cette région est étroitement liée à la personne de Tertullien ;

 Il adopta un caractère spécifique, se faisant remarquer par son intransigeance, refusant la participation à la vie politique de la cité et de servir au sein de l’armée de l’Empire. Ce choix politico-religieux a été à l’origine de conflits parfois violents. Cette tendance intransigeante perdurait au début du IVe siècle et après la persécution de Dioclétien en 303, les donatistes refusèrent la réintégration dans la communauté chrétienne des lapsi qui avaient failli.

(Dioclétien, de son nom complet Caius Aurelius Valerius Diocletianus Augustus (né le (22 décembre 244 en Dalmatie et mort le 3 décembre 311), est un empereur romain qui (régna du 20 novembre 284 au 1er mai 305.)

Le donatisme est un schisme qui divisa l’Église , en Afrique, pendant trois siècles et demi, de la fin de la persécution de Dioclétien à l'invasion arabe.

Au IVe siècle, l'Afrique vit la naissance d'Augustin d'Hippone, père de l'Église dont la pensée devait avoir une influence déterminante sur l'Occident chrétien au Moyen Âge et à l'époque moderne1.Devenu évêque d'Hippone (actuelle Annaba), il s'opposa dans ses écrits au donatisme et au manichéisme ; il est le principal penseur qui permit au christianisme occidental d'intégrer une partie de l'héritage grec et romain, en généralisant une lecture allégorique des Écritures liée au néoplatonisme.

Néoplatonisme. Doctrine inspirée de la philosophie de Platon, qui se développa vers le IIIe siècle.

Au IVe siècle le christianisme s'étend vers l'Afrique de l'Est (notamment au Soudan et en Éthiopie). L'Église copte orthodoxe ainsi que Église éthiopienne orthodoxe, font partie des plus anciennes Églises au monde.

L'arianisme du royaume vandale.

L’Afrique romaine échappe aux grandes invasions du Ve siècle jusqu’en 429, lorsque les Vandales de Genséric débarquent sur les côtes de Maurétanie. En 439, ils s’emparent de Carthage et créent un royaume qui domine l’Afrique proconsulaire, la Byzacène, la Numidie, la Maurétanie sétifienne et une partie de la côte Maurétanie césarienne. Les Vandales, peu nombreux, s’installent autour de Carthage et sur ce territoire confisquent une partie des domaines des grands propriétaires et des biens de l’Église, qu’ils donnent à leurs évêques ariens.

 L’opposition religieuse d’un clergé africain nicéen, peu enclin au compromis, est vive et la répression vandale culmine par des déportations d’évêques et la confiscation de tous les biens d’Église en 484 ; ils sont restitués en 495 en mesure d’apaisement.

De nouvelles controverses christologiques apparaissent à cette époque, une partie de l'Église d'Alexandrie n'acceptant pas les conclusions du concile de Chalcédoine. Après la reconquête byzantine (de 622 à 630), le mono-énergisme est proposé comme tentative de conciliation des doctrines et bientôt imposé aux monophysites par de nouvelles persécutions

Amoindrissement face à l'islam

Au début du VIIe siècle, le christianisme en Afrique du Nord était donc profondément divisé entre chalcédoniens, monophysites et nestoriens, divergences exacerbées par les conflits guerriers entre l'empire Perse et l'Empire Byzantin.

En Égypte, la conquête arabe dans les années 640 survint peu de temps après les persécutions d'Héraclius, aussi cette nouvelle domination fut un soulagement par rapport à celle des byzantins. L'arabisation et l'islamisation du pays se firent en douceur et assez rapidement ; quant aux coptes qui restèrent attachés au christianisme, ils furent progressivement marginalisés mais restèrent acceptés comme dhimmis7.

La conquête du reste de l'Afrique du Nord fut plus difficile, Carthage ne fut prise en 698. Cette conquête ne se confond pas avec la disparition du christianisme8; il n'est pas fait état de persécutions religieuses9 mais le christianisme y disparaît lentement et quasi totalement8 sans motif déterminant d'un point de vue historien10.

L'Église éthiopienne orthodoxe

L'histoire de l'Église éthiopienne orthodoxe commence à sa fondation, vers le milieu du IVe siècle par Frumence d'Aksoum. C'est une des premières Églises chrétiennes du continent africain. Après sa création dans le royaume d'Aksoum, le christianisme s'étend vers l'ouest et le sud. Au VIIe siècle, les conquêtes musulmanes et l'installation de plusieurs sultanats dans la Corne de l'Afrique l'isolent partiellement du reste du monde chrétien. C'est la source du mythe du Royaume du prêtre Jean.

À partir du XIIIe siècle, avec la prise de pouvoir par la dynastie salomonide, l'Église connaît une période de renouveau théologique et de renforcement de ses positions. Elle diffuse la religion dans le pays, y instaure un système éducatif, et poursuit le développement liturgique et artistique débuté sous les précédents régimes. Au XVI siècle, avec la guerre contre le sultanat d'Adal, le christianisme éthiopien est sur le point de s'effondrer avec le royaume, comme disparaît alors le christianisme en Nubie. C'est en partie l'arrivée de soldats portugais qui lui permet de survivre. Les missionnaires qui les accompagnaient sont expulsés du pays en 1632 après avoir tenté de convertir le pays au catholicisme.

Sous les règnes de Yohannes IV et Menelik II, l'Église trouve de forts soutiens politiques, la première tente de minimiser la présence de missionnaires étrangers tandis que le second profite des conquêtes menées pour encourager en même temps des campagnes de christianisation. À partir de 1926, l'Église entreprend une marche vers l'autonomie vis-à-vis du Patriarcat d'Alexandrie et en 1951, elle devient officiellement autocéphale. Entre 1974 et 1991, sous la direction de la junte militaire léniniste-marxiste du Derg, le christianisme éthiopien orthodoxe perd son statut de religion d'État et son influence politique est diminuée. Depuis 1991, sous la direction du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien, l'Éthiopie reste un État laïc mais l'Église maintient une certaine influence ; elle doit faire face à l'arrivée de missionnaires évangéliques et à la montée d'un islam radical dans la Corne de l'Afrique.

Patronat portugais

L'essor au XXe siècle En 1455, le pape Nicolas V concéda au Portugal l'exclusivité du commerce avec l'Afrique et lui attribue l'activité de mission ; il encourage Henri le Navigateur, commandeur de l'Ordre du Christ à soumettre en servitude les « sarrasins et autres infidèles ». Ce système de padroado exclusivement portugais aboutit en Afrique Centrale à l'évangélisation de quelques rois, notamment dans l'Empire Kongo où le fils du Manikongo devint le premier évêque noir. Ces conversions eurent comme lourdes conséquences les traites négrières mais les débuts de christianisation disparurent avec l'affaiblissement de l'empire portugais.

L'Afrique coloniale en 1913.

En 1455, le pape Nicolas V concéda au Portugal l'exclusivité du commerce avec l'Afrique et lui attribue l'activité de mission ; il encourage Henri le Navigateur, commandeur de l'Ordre du Christ à soumettre en servitude les « sarrasins et autres infidèles ». Ce système de padroado exclusivement portugais aboutit en Afrique Centrale à l'évangélisation de quelques rois, notamment dans l'Empire Kongo où le fils du Manikongo devint le premier évêque noir. Ces conversions eurent comme lourdes conséquences les traites négrières mais les débuts de christianisation disparurent avec l'affaiblissement de l'empire portugais.

L'essor au XXe siècle

Après l'écrasement de nombreuses révoltes laissant les populations désemparées, l'Afrique noire connut une période particulièrement difficile durant l'entre-deux guerres, qui favorisa l'essor de mouvement messianiques. Plusieurs Églises d'institution africaine furent fondées à cette époque : le Kimbanguisme au Congo, l'Église harriste en Côte d'Ivoire, le mouvement Al adura issu du Nigeria ou l'Église chrétienne de Sion depuis l'Afrique du Sud.

L'évangélisme apparaît également au Liberia en 1914 et au Burkina Faso en 1921. Des églises évangéliques ont été prises en main par les Africains eux-mêmes dans des pays anglophones comme le Ghana ou le Nigeria, avant d'essaimer dans les pays francophones voisins Côte d'Ivoire, Bénin, Togo.

Le christianisme aujourd'hui en Afrique

Une importance numérique croissante

Au début du XXIe siècle l'Afrique est le continent où le nombre de chrétiens augmente le plus vite. En 2010, environ 23 % des chrétiens du monde se trouvent en Afrique.

Aujourd'hui, le christianisme est la religion la plus pratiquée en Afrique subsaharienne (63 %)19, devant l'islam (30 %)20 ou les religions traditionnelles.

Orthodoxie

On peut dater les origines chrétiennes et il en est de même pour l'apparition de la Réforme. Mais qu'en est-il pour la naissance des Églises orthodoxe et catholique, en tant que séparées et en tant que constituant les deux variantes maîtresses du christianisme institutionnel au Moyen Âge ? Une chronologie paresseuse a longtemps imposé l'année 1054, date à laquelle légats romains et patriarches byzantins firent assaut d'anathèmes apparemment sans appel. En Occident, des historiens de l'Église sacrifient encore à la convention : passé l'année fatidique, ils prennent congé des chrétientés d'Orient.

Dans la réalité, les jeux étaient faits depuis fort longtemps. Une « orthodoxie » et un « catholicisme » se dessinent au cœur du christianisme du jour où il est reconnu et assimilé par l'Empire romain, et où il se lie, en retour, à celui-ci. À la constellation ecclésiastique, assez lâche, des siècles pré-constantiniens succède une confédération de grandes provinces religieuses, dotées chacune d'un président, avec un avantage d'honneur pour celui de la capitale politique. Les normes de la foi commune, quand il y a lieu, sont définies à l'ombre du pouvoir civil, souvent au prix de flottements prolongés, auxquels aucune province ne peut se vanter d'avoir échappé. Plusieurs font défection en bloc et passent au nestorianisme ou au monophysisme. Constantinople et Rome finissent toujours par trouver un accord. Elles méritent de pair la qualité d'orthodoxes, à la lettre : de détentrices du « droit penser ». Jusqu'au IXe siècle, elles se reconnaissent mutuellement ce caractère, quand la controverse est passée.

Cette façade avenante cache mal une lutte sourde entre deux universalismes. L'Église de Constantinople, foncièrement hostile à toute prétention d'hégémonie dogmatique ou simplement juridictionnelle (en quoi elle reste très proche des nestoriens et des monophysites), s'achemine, par la force des choses, vers une prépondérance morale sur l'ensemble du territoire.

L'Église éthiopienne orthodoxe

Est une des plus anciennes églises chrétiennes du monde, constituée vers le IVe siècle ; restée longtemps subordonnée à l'Église copte orthodoxe, elle est autocéphale depuis 1959. Elle a développé une spiritualité, une théologie particulières marquées par l'Ancien Testament et pratique les usages liturgiques du rite guèze. Les 30 millions d'orthodoxes représentent 43,5 % de la population de l'Éthiopie.

« Guèze : content. Exemple : guèze quand il s'en sort ; guèze quand il censure les haineux ; Parce que le bien l'escorte et que l'espoir le porte j'suis guèze. »

« Etymologie de Guèze : Peut-être issu de la déformation de gai. »

En Érythrée, les orthodoxes constituent 20 % de la population. Ils sont étroitement contrôlés en raison du conflit avec l'Éthiopie

Catholicisme

Où sont les catholiques en Afrique ?

En 2010, 16 % des catholiques vivaient en Afrique. Ce chiffre, qui pourrait monter à 22 % en 2050, selon les chercheurs américains du Pew Forum, est révélateur du nombre croissant de catholiques sur le continent.

En Afrique subsaharienne, le nombre de chrétiens devrait dépasser le milliard d’ici à 2050. Dans le même temps, le nombre de musulmans devrait augmenter plus rapidement.

Au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, les trois pays visités par le pape François du 25 au 30 novembre 2015, les protestants y sont majoritaires.

En Afrique subsaharienne

  21 % de catholiques en Afrique subsaharienne

Selon le Pew Forum, l’Afrique subsaharienne compte aujourd’hui 63 % de chrétiens, dont 21 % de catholiques, 5 % d’orthodoxes et 36 % de protestants. Parmi ces derniers, les Églises pentecôtistes et évangéliques sont en très forte progression, sans qu’il soit possible de disposer de chiffres précis pour la mesurer.

 32 millions de catholiques en République Démocratique du Congo

La République démocratique du Congo est le pays d’Afrique subsaharienne où l’on recense le plus grand nombre de catholiques. Ils étaient plus de 32 millions en 2010. Viennent ensuite le Nigeria et l’Ouganda.

La part des catholiques est de 21 %.

Protestantismes

Le protestantisme, seconde religion d'Afrique, a 500 ans

  Le protestantisme a 500 ans, et en Afrique c’est même la seconde religion derrière l’islam, et devant le catholicisme. Très influencées par les racines anglo-saxonnes de ses origines, Eglises pentecôtistes et évangéliques sont même en plein essor sur le Continent, cinq siècles après le début de la Réforme.

Le 31 octobre 1517 est le point de départ de la Réforme. C’est le jour où le théologien allemand Martin Luther diffuse ses « 95 thèses », une critique sans concession des dérives de l’Eglise de Rome, comme la vente des indulgences.

On ne s’y attend guère, tant l’image des pères blancs catholiques évangélisant le continent est forte. Mais le protestantisme arrive devant l’Eglise catholique en Afrique. Selon des chiffres datant de 2010, l’Afrique subsaharienne comptait alors 63% de chrétiens dont 36,6% de protestants. Chez ces derniers, les Eglises pentecôtistes et évangéliques sont en très forte progression, nous dit La Croix.

 Selon le journal, la part des protestants dépasse les 50% dans douze pays d’Afrique subsaharienne. Et ils sont majoritaires dans 20 pays. La carte couvre l’est et le sud du continent. La plus forte proportion se rencontre au Swaziland (82%). En Afrique de l’Ouest, le protestantisme est peu représenté, à l’exception des pays issus de la colonisation britannique (Ghana, Nigeria) ou du Liberia, pays fondé par d'anciens esclaves américains.

A la recherche du Négus

Très tôt, les protestants commencent l’évangélisation du continent, et cela passe par l’Ethiopie. Le pays présente notamment l’intérêt d'avoir des racines bibliques. Il y circule le mythe, véhiculé dès le XI ème siècle, d’un Eldorado, voire même d’un « Paradis terrestre ». Il est gouverné par un roi: le Négus. Ce royaume existait bien, même s'il n'était que terrestre, et avec lui une Eglise orthodoxe d’Ethiopie.

Abuna Mathias patriarche église orthodoxe d'Ethiopie

«Les protestants s’intéressaient au destin de l’Église orthodoxe d’Éthiopie, bastion ayant bloqué l’avance musulmane en Afrique orientale, mais devenue elle-même apparemment inapte à évangéliser en profondeur les populations non chrétiennes environnantes»,, explique l'universitaire Marc Spindler. L’Eglise protestante a beau être toute fraîche, dès le début du XVII ème siècle, apparaissent les premiers missionnaires.

Evangélisation protestante à l’est

L’Ethiopie est une base royale pour évangéliser tout l’est africain, le long de l’océan Indien. C’est un pasteur allemand, Johann Ludwig Krapf, qui en 1848 et 1849 va évangéliser le Kenya et, accessoirement découvrir le Kilimandjaro et le mont Kenya. « L’idée était d’ouvrir des postes missionnaires permanents, si possible selon une stratégie réfléchie orientée sur deux axes, l’un est-ouest traversant la zone sahélienne de l’Afrique par une chaîne de stations, l’autre nord-sud allant de la Palestine aux sources du Nil », écrit Marc Spindler.

La grande colonisation occidentale va faire le reste.

Les Eglises suivront les routes ouvertes par les armées colonisatrices. Angola, Mozambique, Gabon et Congo deviendront catholiques.

Afrique du Sud, Zimbabwe, Kenya, etc., seront majoritairement protestants.

Ainsi, au fil du temps, l’Afrique subsaharienne est devenue l’une des régions les plus religieuses du monde. Dans de nombreux pays à travers le continent, environ neuf personnes sur dix ou plus, affirment que la religion occupe une place très importante dans leur vie

Les protestants (y compris les protestants évangéliques et autres chrétiens indépendants) représentent 36 % de la population d'Afrique subsaharienne. L'Afrique compte 165 millions d'évangéliques, soit un quart du total mondial et continue à étendre son influence. Au Nigeria et au Ghana, des pasteurs ont recours aux cassettes vidéo pour diffuser leur croyance. L'église de pentecôte ghanéenne compte ainsi 28 filiales africaines. De même le centre international d'évangélisation de Ouagadougou dispose de huit antennes en Afrique

Les Églises indépendantes africaines

Les Églises d'institution africaine ont été fondées par les africains eux-mêmes et non via les missions. Leur importance numérique peut aller de quelques centaines à plus d'un million de fidèles. Les plus importantes - le Kimbanguisme au République démocratique du Congo, l'Église harriste en Côte d'Ivoire ou le mouvement Al adura issu du Nigéria - ont été fondées dans l'entre-deux-guerres et ont joué un rôle lors de la décolonisation, mais il en existe de nombreuses autres dont le tokoïsme en Angola et l'Église du christianisme céleste au Bénin.

Une étude remarquée évaluait en 1968 à près de 6000 les Églises Indépendantes en Afrique. En 2004, ces dénominations étaient estimées à plus de 11500, dont la plupart sont totalement inconnues en Occident.

Le développement de ces Églises pourrait conduire à revoir les classifications traditionnelles et à établir de nouvelles typologies.

 

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