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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Mini Revue de Presse du 16 au 19 août 2018

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Mini Revue de Presse du 16 au 19 août 2018

Monique Macalou

Sommaire

Journal

Titre

Page

Zone militaire

Un nouvel incendie suspect s’est déclaré à la caserne du groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne

2

Le Monde

Air France histoire d’une crise qui n’en finit pas

2

 

L’église catholique veut faire entendre sa voix

3

L’opinion

Bonus-malus : la nouvelle folie fiscale

4

Le Monde

Prélèvement à la  source,  réforme  à  hauts  risques

5

Le Parisien

Paris : à République, tous les soirs, c’est «gros câlin debout»

6

Paris.fr

Célébrons la Libération de Paris à l'Hôtel de Ville

6

Le Parisien

Plus de 200 chantiers recensés à Paris !

6

The times of Israël

La musique française à l’honneur de la 52e édition du festival de la Chaise-Dieu

9

Le Parisien

Dieselgate : pourquoi l’enquête patine en France

10

Le Monde

La Grèce sort officiellement de sa mise sous tutelle

12

 

Premières réunions de familles depuis trois ans entre Coréens du Nord et du Sud

14

contrepoint

Le capitalisme : un système économique moral

15

Huffpost

Le gouvernement fait sa rentrée, avec le coup de barre à gauche tant attendu?

17

Gatestone

Le mariage des fillettes en Turquie

18

20  Minutes

Ouverture des commerces le dimanche: Des députés LREM veulent «aller plus loin»

19

Le Point

L’ivresse du  pouvoir 

20

Marianne

Anne Hidalgo et Michel Hidalgo

22

 

ZONE MILITAIRE

Un nouvel incendie suspect s’est déclaré à la caserne du groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne

En septembre 2017, cinq véhicules garés sur le parking de la caserne Jourdan, qui abrite le Groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Vienne, à Limoges, avait été détruits par un incendie d’origine criminelle.

L’enquête menée à la suite de cet incendie, revendiqué par un groupuscule de l’ultra-gauche, a conduit à la mise en examen, en mars dernier, d’un individu pour « dégradations par substances explosives ou incendiaires en bande organisée ».

Près d’un an plus tard, un nouvel incendie suspect s’est déclaré à la caserne Jourdan, située dans le centre de Limoges. Dans la nuit du 15 au 16 août, vers 4h00 du matin, un feu a en effet consumé des arbustes bordant la clôture de l’enceinte sur une trentaine de mètres. L’intervention rapide des pompiers a permis d’éviter la propagation des flammes. Toutefois, le véhicule d’un gendarme, garé à proximité, a été endommagé.

Pour le moment, aucune piste n’est privilégiée pour expliquer cet incendie. Pour autant, cette dernière intrigue ? car un départ de feu en centre-ville, dans une haie de thuyas, laisse supposer un acte volontaire. Il reviendra à la section de recherche de la gendarmerie, chargée de l’enquête par le parquet de Limoges, de faire la lumière sur cette affaire.

 « Faire des relations avec ce qui s’est passé en septembre 2017 paraît prématuré », a confié le colonel Jean-Marc Géraud.

À l’époque, deux autres casernes de gendarmerie avaient la cible d’incendies volontaires, en Isère. Dans au moins un des cas [celui de Meylan, ndlr], la volonté de s’en prendre aux familles des gendarmes avaient été soulignée.

Depuis, un plan de sécurisation des casernes de gendarmerie a été pérennisé, avec une enveloppe de 15 millions d’euros sur trois ans, et le général (2S) Éric Darras a été nommé « coordonnateur national de la protection. »

LE MONDE

Air France,  histoire  d'une  crise  qui  n'en  finit  pas

  Il  y  a  trois  mois  et  demi.  Jean-Marc  Janaillac,  le  PDG  dJ\ir  France-KLM,  démissionnait  après  le  rejet  par  référendum  de  l'accord  salarial  qu'il  avait  proposé 

►  Depuis,  la  compagnie  aérienne  lui  cherche  un  remplaçant.  Une  quête  difficile  dans  un  groupe  socialement  inflammable  et  économiquement  fragile

    Benjamin  Smith,  numéro  deux  d’air Canada,  est  pressenti  pour  prendre  la  direction  opérationnelle.  Pour  l'heure,  sonar-rivée  n'a  pas  été  confirmée 

  Le  cours  de  l'action  a  de  nouveau  chuté  le  13août,  après  que  le  Syndicat  des  pilotes  de  ligne  a  menacé  d'une  grève  à  la  rentrée

L'Eglise  catholique  veut  faire  entendre  sa  foi

Un  service  pastoral  va  être  créé  pour  contrer  une  méconnaissance  grandissante  des  fondamentaux  religieux

C’est un malaise qui se  répand  dans  les  milieux  catholiques:  la  société  française  aurait  égaré  les  clés  de  compréhension  de  la  foi  chrétienne

L'Eglise  catholique  veut  faire  entendre  sa  foi  Un  service  pastoral  va  être  créé  pour  contrer  une  méconnaissance  grandissante  des  fondamentaux  religieux  C’ est un malaise qui se  répand  dans  les  mi·  lieux  catholiques:  la  société  française  aurait  égaré  les  clés  de  compréhension  de  la  foi  chrétienne.  Celle-ci  serait  devenue  si  étrangère  à  de  nombreux  français  qu'ils en  auraient aujourd’hui  une  conception  distordue,  très éloignée  de  celle  des  croyants  eux-mêmes.  Le  recul  de  la  pratique  du  recours  aux  sacrements,  de  la  fréquentation  du  catéchisme  ou  d'une  institution  religieuse  aurait  creusé  un  fossé  d’un  nouveau  genre  entre  les  fidèles  et  les  autres. 

Pour  contrer  cette  méconnaissance  grandissante,  le  nouvel  archevêque  de  Paris.  Michel Aupetit.  veut créer  un  service  pastoral  spécifique pour l’éducation  et  l'information.  Signe que  le  sujet  est  jugé  sensible,  il  a  confié  à  Laurent  Stella Bourdillon  la  mission  de  le  bâtir.  Ce  prêtre  de  49  ans  a  eu  l'occasion  de  mesurer  cet  éloignement  dans  sa  précédente  fonction.  Depuis  six  ans,  il  était  en  effet l’aumônier des  parlementaires  à  la  fois  curé  de  Sainte-Clotilde  dans  le 7ème arrondissement  de  Paris  près du  Palais-Bourbon,  et  directeur  du  service  pastoral  d'études  politiques  du  diocèse.  Il  sera  remplacé  à  ce  poste  par  le  père  Marc  Lambert  en septembre.

«  Nous  sommes  devenus  plus  méconnus  que  combattus.  C'est  un  défi  nouveau»  VINCENT  NEYMON  responsable  de  la  communication  de  la  CEF  

Un regard de l’intérieur

A la  Conférence  des  évêques  de  France  aussi,  on  a  identifié  le  problème.  Comment en effet  se faire  comprendre  dans  le  débat  public  lorsqu'on  ne  parle  plus  exactement  la  même  langue  1  lorsque  les  références,  les  repères,  le  vocabulaire  même,  ne  sont  plus  partagés?  •  Pour certaines personnes la foi  est  sortie  du  logiciel,  résume  Olivier  Ribadeau-Dumas le  secrétaire  général  de  la  CEF.  La société a perdu en  chemin  des  éléments  essentiels  de  la  foi  catholique.  Je  rêve  d'un  IHEDN  catholique  pour  la  faire  découvrir  à  des  gens  très  divers!•.  ajoute  le  prêtre.  par  référence  à  l'Institut  des  hautes  études  de  défense  nationale  établissement  public  qui  forme  chaque  année  des  responsables  de  différents  horizons  aux  questions  militaires  et  stratégiques.  Familiariser à  nouveau  les  relais  d'opinion  avec  les  fondamentaux  de  la  foi  chrétienne  est,  à  ses  yeux l'affaire  d'une  génération  ».  L’invitation faite  par  la  CEF  au  président  de  la  République  de  venir  s'exprimer  devant  le  monde  catholique,  en  avril,  aux  Bernardins,  à  Paris  -une  première  - s'inscrivait   déjà  dans  cette  prise  de  conscience.  Jamais,  jusqu’ alors.  les  catholiques  ne  s'étaient  présentés  comme  un  auditoire  particulier  de  la  société  française  pour  le  chef  de  l'Etat  -encore  moins  comme  un  groupe  de  pression.  Pour  autant,  par  cette  invitation.  les  autorités  catholiques  reconnaissaient  que  leur  façon  de  faire  traditionnelle  n'était  peut-être  plus  tout  à  rait  adaptée  à  une  époque  ou  la  perception  du  religieux  ne  va  plus  de  soi.  La connaissance  personnelle  du  catholicisme  dont  était  empreint  le  discours  d'Emmanuel  Macron  leur  a  fait  d'autant  plus  plaisir.  La hiérarchie  catholique  identifie  plusieurs  facteurs    l'origine  de  cet  éloignement  entre  les  croyants  et  les  autres,  liés  au  mouvement  général  de  sécularisation  de  la  société  et  à  la  transformation  des  technologies  de  l'information.  la  sécularisation  a  aussi  touché  ceux  qui  ont  pour  fonction.  à  un  titre  ou  à  un  autre.  de  faire  circuler  l'in·  formation.  « L’Eglise  prend  conscience  que,  aujourd'hui.  il  ne  va  pas  de  soi  que  les  journalistes,  pas  plus  que  les  enseignants.  aient les  connaissances  de  base•  sur  le  contenu  de  la  foi  chrétienne ;  explique  le  père  Stalla-Bourdillon.  L’une des  missions  du  nouveau  service  pastoral  sera  de  tenter  de  combler  ce  fossé  culturel  en  apportant  aux  acteurs  de  la  vie  médiatique  w1  regard  "de  l'intérieur•  de  cette  tradition  religieuse.

 «Climat de laïcisme »

Ce  travail  est  d'autant  plus  nécessaire.  relève l’ecclésiastique  que  le  système  médiatique  actuel.  avec  la  place  croissance  des  réseaux  sociaux,  «devient  le  premier  prescripteur  d'information  religieuse.  davantage  que  les  instances  religieuses  elles-mêmes.  Auxquelles «happent  ces  contenus.  C'est  le  système  médiatique  qui  devient  normatif  pour  le  contenu  de  la  religion».  Or  lorsque  l'on  s'informe  essentiellement  à  travers  des  vidéos  trouvées  sur  Internet,  ajoute  Laurent  Stalla-Bourdillon.  on  est  privé  de  la  dimension  pédagogique  du  dialogue  et  de  la  transmission  interpersonnelle:  •  On  boit  la  chose  sans  élément  critique.  Plus  personne  n’a  de  prise  sur ce  que  les  gens  entendent  et  vont  dkryp-ter.  •  L"Eglise  catholique,  qui  se  conçoit  comme  le  dépositaire  et  l'outil  de  transmission  de  la  tradi-tion  et  du  magistère,  ne  veut  donc  plus  ignorer  Internet.  Réfléchir  à  la  place  qu'elle  peut  y  tenir  sera  l'une  des  tâches  de  l'ancien  •  aumônier  des  parlementaires•·  LE CONTEXTE   Le nombre  de  personnes  ayant  recours  aux  principaux  sacrements  de  l'Eglise  catholique  continue  de  décline,   selon  la  Conférence  des  évêques  de  France.

 BAPTÊMES   L’Eglise a  enregistré  249921  baptêmes  en  2016,  contre  400327  en  2000. 

CONFIRMATIONS  En  2016,  44009  croyants  ont  reçu  le  sacrement  de  confirmation.  contre  62  003  seize  ans  plus  tôt.

  MARIAGES  Les  mariages  catholiques  sont  passés  de  U2  580  en2000  à  54  502  en  2016. 

L'Eglise  catholique  estime  aussi  être  une  sorte  de  victime  collatérale de  la  façon  dont  depuis  des  années.  sont abordées  les  questions  liées  à  l'islam.  Elles auraient  nourri  un  «  climat  de  laïcisme  visant  à  vouloir  que  l'espace  public  ne  soit  plus  le  lieu  de  l'expression  des  croyants•,  affirme  Olivier  Ribadeau-Dumas,  le  secrétaire  général  de  la  CEF.  Au  risque  de    provoquer  en  retour  chez certains,  la  volonté  de  construire  une  contre-Société».  •D'une  manière  générale,  abonde  Laurent  Stalla-Bourdillon,  le  traitement  des  questions  spirituelles  et  religieuses  par  le  système  médiatique  est  aujourd'hui  plutôt  à  charge.  »  Il tendrait  aussi  à   installer  dans  l'opinion  l'idée  qu'une  religion,  c'est  d’abord  un  ensemble  de  pratiques  alimentaires,  vestimentaires  un  type  de  prières•·

  L’Eglise catholique veut aujourd’hui réfléchir à la transmission  du  contenu

•  Nous sommes devenus plus méconnus que combattus.  C’est un défi nouveau•.

 Résume Vincent Neymon, responsable de la  communication  de  la  Conférence  des  évêques  de  France .

L’OPINION

Bonus-malus : la nouvelle folie fiscale

Taxer les fautifs, récompenser les vertueux, l’idée séduit. Elle perd de son charme lorsqu’elle est utilisée comme outil pour contourner le ras-le-bol fiscal. Un malus sans bonus n’est qu’un impôt de plus !

Plastiques, rénovation thermique, contrats courts, autoroutes : les « boni-mali » ont la cote et se multiplient. Un temps chassé du paysage fiscal par le fiasco de l’écotaxe, ils redeviennent furieusement à la mode aujourd’hui. Pour le meilleur en théorie et souvent pour le pire en pratique.

QUELLES  QUE  SOIENT  LES  SITUATIONS  PARTICULIERES,  TOUS  LES  SALARIÉS  BÉNEFICIERONT  DE  LA  RÉFORME:  ILS  NE  PAIERONT  JAMAIS  D'IMPÔT  SUR  LES  REVENUS  DE  2018,  ANNÉE  BLANCHE 

Faudra-t-il bientôt parler des « boni-mali » ?

Depuis quelques mois, le « bonus-malus » est très à la mode et sort des sentiers battus de l’assurance. Le petit nouveau, destiné à favoriser le plastique recyclé, a été annoncé le 12 août par la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson. A la rentrée, les entreprises ne devraient pas échapper à celui sur les cotisations chômage. Même si l’idée d’un « bonus-malus » appliqué aux propriétaires en fonction de la performance énergétique de leur logement ne figurait pas dans le grand projet de loi pour la transition énergétique de Nicolas Hulot, révélé en avril 2018, le ministre n’y a pas encore renoncé.

Bruxelles est en train de plancher sur une directive permettant d’appliquer une surtaxe aux péages des autoroutes qui se baserait sur ce même principe. Le projet concernerait tous les automobilistes en fonction du niveau de pollution de leur véhicule. Le Parlement européen a voté pour la mise en place de ce système qui pourrait entrer en vigueur dès 2021 pour les poids lourds et les camionnettes, et dès 2026 pour les autres utilisateurs de la route.

L’idée est a priori simple, mais….

LE MONDE

Prélèvement à la source, réforme à  hauts risques

A  cinq  mois  de  son  entrée  en  vigueur,  le  prélèvement  à  la  source  reste  potentiellement  une  petite  bombe  à  retardement  pour  l'exécutif

Le  gouvernement  craint  autant  les  cafouillages  entraînés  par  la  réforme  que  l'effet  psychologique  :  d'une  retenue  directe  sur  ,  les  feuilles  de  paie

Dès  janvier2019,  c'est  en  effet  l'employeur  qui  prélèvera  l'impôt  sur  le  revenu  sur  le  salaire  versé,  pour  le  compte  de   l'administration

Les  très  petites  entreprises  pourront  déléguer  à  l'Urssaf  la  collecte,  a  annoncé  mardi  14août  Gérald  Darmanin,  ministre  des  comptes  publics

Employés  à  domicile,  bénéficiaires  de  crédit  d'impôt,  entrée  dans  la  vie  active,  départ  en  retraite:  le  point  sur  ce  qui  va  changer :

Moins d'argent  mais  on  payait  autant  d'impôt,  puisque  celui-là  était  calculé  selon  les revenus  de  la  dernière  année,  de  travail.  Or,  la différence pouvait  être  substantielle.  Dorénavant, on  paiera selon  I ’année en cours,  donc un  Impôt  calculé  à  partir  de  la  pension  de  retraite.  Pour ceux  qui  partent  en année Sabbatique  en  2019, la  démonstration  sera encore plus  éclatante.  Quoi  qu'il  en  soit,  chacun,  en  arrivant  à  l'âge  de  la  retraite  se  rendra  compte  de  ce  que  représente  ce  décalage  du  calendrier  fiscal.  Autre impact  de  la réforme:  :alors  qu'aujourd'hui  les héritiers  d'un  défunt  sont  tenus  de  payer  son  impôt  sur  ses  derniers  revenus,  cela  ne  sera  dorénavant  plus  le  cas,  Sauf  si  le  défunt  a laissé  une  dette  fiscale,  nuance  M•  Florent  Ruault  laquelle  sera  transmise aux  héritiers.   Mais ceux-ci  peuvent  toujours  refuser la  s:uccesion.

Ceux qui entre dans la vie active en 2019  Ils  seront  également  avantagés,  répète  souvent  Gérald  Darmanin,  qui  cite  l'exemple•  de  jeunes  étranglés  financièrement quand un an après avoir commencé  à  t:ravailler.  Ils  doivent  payer  un  1mpôt  sur  le  revenu  qu'ils  n'avaient  pas  forcément  anticipé.  Dorénavant,  ces  jeunes  professionnels  paieront  leur  impôt  tout  de  suite,  basés  sur  leur revenus  du  moment. 

Les contribuables dont la situation change.

Ils devront bénéficier de la réforme, c’est d’ailleurs son objectif affiché. Les travailleurs multi-employeurs ou qui alternent chômage et activité pourront ajuster leur impôt à leur revenu.   A  condition … qu'ils  le  fassent  Les  spécialistes le  disent.  Avec le  nouveau  système  il  faudra  être  actif,  vigilant. Les contribuables  devront  réagir en  fonction  de  ce  qu'ils  vivent,  ils  devront  réfléchir à la  solution  la plus  adaptée  à  leur  situation

LE PARISIEN

Paris : à République, tous les soirs, c’est « gros câlin debout »

Des bénévoles transforment quotidiennement la place de la République en dancing improvisé. Un rendez-vous « toléré » en passe de devenir une institution.

C’est tous les soirs la même « chorégraphie ». Vers 19 heures, le DJ du jour tend une cordelette entre deux barrières au beau milieu de la place de la République (IIIe, Xe, XIe), installe une sono… et lance la musique. Quelques minutes plus tard, la vaste esplanade au pied de la statue s’est transformée en « dance-floor » géant.

Bienvenue à « Gros câlin debout », le nom donné à ce rendez-vous de danse quotidien, gratuit et ouvert à tous, créé spontanément par quelques passionnés. Ni une association, ni même un collectif mais un « mouvement » lancé autour d’une idée simple : « La rue appartient à tout le monde. C’est normal et naturel d’y danser », résume Malondjo Danho, artiste de 47 ans, à l’origine d’une opération qu’il a testée dès 2014.

 « A l’époque, on n’avait pas pu rester. On s’était exilé une saison à la Villette avant de revenir à République en 2016… après Nuit debout. On s’est dit que les autorités n’allaient pas interdire aux gens de danser tranquillement là où un peu plus tôt il y avait des incidents, des heurts, des voitures incendiées… », se souvient-il, en se félicitant de l’ampleur prise par le mouvement depuis.

Plusieurs DJ ou organisateurs de soirée se succèdent désormais aux platines. Tous bénévolement, même un service « vestiaire » à 2 € permet de récupérer quelques fonds. Et Gros câlin debout est maintenant en mesure de proposer des rendez-vous quotidiens jusqu’en octobre prochain. « Avec un style de danse différent chaque soir », se félicitent les organisateurs.

Ce jeudi soir, c’est Lindy Hop (une danse de rue dérivée du swing) au programme. Karim, qui vient brancher son ordinateur sur une sono portative, lance la soirée. « Je ne suis pas DJ. Mais le spécialiste du Lindy Hop et des profs de danse qui devaient venir sont en vacances. Alors je les remplace », explique le bénévole de 24 ans.

«Gros câlin debout» réveille la danse à République

Pont du 15 août ou menaces d’orage ? Face à lui, la piste de danse est plutôt clairsemée. Mais à mesure que la nuit tombe, les danseurs se font plus nombreux. Les premiers à se lancer, au milieu des curieux, sont les habitués des « Gros câlins debout ». C’est le cas de Lucille, 24 ans, et Jocelyn, 27 ans, tous deux « accros au Linky Hop », qui ne louperaient pour rien au monde les jeudis consacrés à leur danse préférée.

 « On ne connaît pas le Linky Hop »

« C’est très sympa, bon enfant… et gratuit contrairement aux soirées en club qui finissent par coûter cher », s’enthousiasme Lucille. Non loin du couple, Jean-Claude tournoie tout seul, en attente d’une cavalière. Pantalon de toile, chemisette et casquette sur la tête, le retraité qui dit avoir 98 ans (mais en paraît 30 de moins) explique venir là au moins deux fois par semaine. « Pour draguer », plaisante-t-il avant de préciser qu’il a toujours aimé la danse.

 « On ne connaît pas le Linky Hop », enchaînent Madeleine et Josée, deux jeunes retraitées parisiennes qui ont découvert l’existence de ce dance-floor improvisé sur un site Internet et qui hésitent à se lancer au milieu des danseurs chevronnés. Un marginal qui s’agite, torse nu et canette à la main, n’a pas la même pudeur.

  « On n’a jamais eu de problème ni avec les participants, ni avec le voisinage. On baisse la sono dès 23 heures et on fait place en partant », insiste Malondjo en précisant que le rendez-vous de République n’est pas clandestin. « On envoie tous les jours une déclaration de rassemblement à la préfecture de police. Ils ne nous ont jamais rien demandés… Sauf de nous constituer en association. Mais ce n’est pas trop l’esprit de notre mouvement », conclut-il.

Paris.fr

Célébrons la Libération de Paris à l'Hôtel de Ville

Célébrons le 74e anniversaire de la Libération de Paris.

Pour ce 74e anniversaire de la Libération de Paris, le 25 août, un "concert-mémoire" propose de sensibiliser toutes les générations aux événements de ces années 1939 à 1945, à travers des musiques rendues célèbres par les histoires qu’elles ont illustrées et des textes évocateurs. Ce concert sera suivi d'une projection de "Paris brûle-t-il ?"

Le "concert-mémoire" donnera corps aux faits de cette histoire commune. Il permettra, particulièrement en ce qui concerne les grandes réalisations qui racontent la France combattante, de transmettre les valeurs d’engagement, de civisme et de solidarité qui constituent le socle des valeurs infaillibles de notre République.

Projection sur écran géant de "Paris brûle-t-il ?"

Le concert sera suivi de la retransmission de "Paris brûle-t-il", réalisé en 1966 par René Clément. Alors que les troupes alliées ont débarqué en Normandie, les mouvements de résistance communistes et gaullistes ne comprennent pas la décision de ne pas libérer Paris. Dès lors, de nombreux résistants intensifient leurs actions contre l’occupant allemand et appellent à l’insurrection générale dans la ville. Tandis que la résistance, avec le renfort des Forces françaises libres, prennent le dessus militairement, le général Von Choltitz, gouverneur du Gross Paris, hésite à respecter l’ordre donné par Hitler. Un film à ne pas manquer.

Rendez-vous le samedi 25 août sur le parvis de l'Hôtel de Ville (métro : Hôtel de Ville ou Châtelet)

17h : Concert et lectures en musique des gardiens de la paix de la Préfecture de Police. Accès au public : avenue Victoria avant 17h

2 1h : Retransmission du film "Paris brûle-t-il ?" sur écran géant. Accès au public : avenue Victoria avant 21h

 

Le Parisien

Plus de 200 chantiers recensés à Paris !

Créations de pistes cyclables, stations de métro, aménagements divers… Plus de 200 chantiers sont recensés actuellement dans la capitale. En voici un aperçu global.

Impossible de tous les lister ! Comme toutes les villes, Paris profite de la période estivale pour mener à bien de nombreux travaux d’aménagement et de voirie. D’après notre cellule data qui s’est appuyée sur les données fournies par la Ville sur son site Internet, 238 chantiers – ayant un impact significatif sur la circulation – sont en cours dans la capitale. Parmi eux, 59 sont considérés comme « très perturbants ».

 « Il faut replacer ces chantiers dans une perspective d’ensemble positive, au-delà des contraintes qu’ils vont amener », déclarait en juillet Christophe Najdovski, l’adjoint en charge des transports à la mairie, en invitant les Parisiens à faire preuve de patience : Paris s’améliore !

En attendant, voici un tour d’horizon de quelques-uns des principaux chantiers en cours. Nous en avons retenu trois catégories :

Les travaux de voirie… et autres

Il y a les gros (réaménagements de places) et les plus petits (réfections de chaussée, canalisations) : quelle que soit leur taille les chantiers sont nombreux à avoir une emprise sur la voirie.

Aux abords de la tour Eiffel, la sécurisation du site (installation d’une paroi de verre, qui a nécessité la déviation de réseaux) touche à sa fin. Encore un peu de patience.

Place du Panthéon, les nouveaux aménagements seront terminés le 14 septembre. En revanche, ils débutent tout juste, place de la Bastille (XIe) et place de la Nation (XIIe). Porte Maillot (XVIIe), il faudra composer avec les pelleteuses jusqu’en 2022.

Certaines rénovations de bâtiments historiques ou d’immeubles entraînent des fermetures partielles de rues. C’est le cas par exemple rue Vivienne et rue des Petits-Champs (IIe), avec la réhabilitation de la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu). Ou sur les Champs-Elysées (VIIIe), avec les travaux de la boutique Apple jusqu’au 14 décembre.

Un peu partout dans la capitale, la chaussée doit être reprise. Boulevard Saint-Marcel (XIIIe), la pose du nouvel enrobé devrait être finie le 24 août. Sans compter les poses de câbles électriques ou les inspections du réseau de chauffage urbain. Des petites interventions très nombreuses, dans tous les quartiers.

Les pistes cyclables

La Ville accélère ses créations de pistes cyclables en site propre. Au premier plan, la rue de Rivoli, qui amènera les cyclistes de la place de la Bastille jusqu’à la Concorde. Vendredi 24 août, le tronçon compris entre la rue Lobau et le boulevard de Sébastopol (IVe) devrait être terminé. Il sera alors rouvert à la circulation. Les travaux se poursuivent en revanche rue Saint-Antoine, entre Saint-Paul et Bastille, jusqu’au 30 novembre.

D’autres aménagements réservés aux vélos battent leur plein : sur la place Léon-Blum (XIe) dans le prolongement du boulevard Voltaire, jusqu’au 2 septembre ; rue Froidevaux, le long du cimetière Montparnasse jusqu’à la place Denfert-Rochereau (XIVe), jusqu’au 28 septembre ; sur les Champs-Elysées (VIIIe) jusqu’au 9 novembre. A partir du 3 septembre, ce sera au tour de l’avenue de la porte de Châtillon (XIVe), jusqu’au 26 octobre.

Les stations de métro

La RATP est aussi à la manœuvre. Dans le cadre du prolongement de la ligne 11, les ouvriers s’affairent aux stations Porte des Lilas et Jourdain (XIXe). Des accès ou des sorties supplémentaires sont en cours de création, au métro Hôtel de Ville (rue du Temple), Belleville (Xe), Madeleine (IXe), ou Pyramides (Ier). Et de nouvelles stations verront le jour avenue d’Italie (XIIIe) ou porte de Clichy (XVIIe). Pour certaines d’entre elles il faudra attendre... jusqu’en 2024

The times of Israël

La musique française à l’honneur de la 52e édition du festival de la Chaise-Dieu

Une œuvre sera présentée en partenariat avec le lieu de Mémoire du village de Chambon-sur-Lignon, distingué "Juste parmi les nations" par Yad Vashem.

Le festival de musique sacrée de la Chaise-Dieu (Haute-Loire), qui débute samedi, met cette année à l’honneur la musique française autour des compositeurs François Couperin et Claude Debussy.

Tenu jusqu’au 28 août, il célèbrera pour sa 52e édition les 350 ans de la naissance de François Couperin (1668-1733), dont la « Messe des couvents », chef d’œuvre de l’organiste de la chapelle royale de Versailles, sera donnée à l’abbatiale Saint-Robert par Jean-Luc Ho.

Le claveciniste Benjamin Alard poursuivra avec un récital croisant les oeuvres de François Couperin avec celles de son oncle Louis.

Autre époque, celle de Claude Debussy (1862-1918), dont l’intégrale pour piano sera donnée en une seule journée lors d’un marathon musical sous les doigts de Philippe Cassard. Des oeuvres pour harpe et clarinette moins connues sont également présentées à l’occasion des 100 ans de la mort du compositeur.

Pour l’ouverture, l’ensemble du King’s Consort, sous la direction du chef d’orchestre Robert King, donnera l’oratorio « Israël en Egypte » de Georg Friedrich Haendel, revisité par Felix Mendelssohn.

Parmi les 33 concerts prévus lors de cette édition, la question de l’exil et de la mémoire sera également abordée avec « la Passion selon Saint-Marc, une Passion après Auschwitz » du compositeur et pianiste contemporain Michaël Levinas.

Cette œuvre créée en 2017 sera présentée en partenariat avec le lieu de Mémoire du village de Chambon-sur-Lignon, dont le rôle des habitants pendant la Seconde Guerre mondiale lui a valu la distinction de « Juste parmi les nations ».

Seront présents pour la première fois l’Orchestre symphonique danois d’Odense et l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine qui accompagnera le violoniste virtuose serbe Nemanja Radulovic pour la « Cinquième Symphonie » de Piotr Ilitch Tchaïkovski.

L’Orchestre national de Lille fera lui son retour en clôture, pour un autre hommage à Debussy.

Monument de la musique sacrée a cappella, composées à la veille de la révolution de 1917, « les Vêpres » de Sergueï Rachmaninov résonneront à leur tour sous les voûtes de l’abbatiale, grâce à l’Ensemble vocal de Lausanne, dirigé par Daniel Reuss.

De prestigieuses formations de chambre seront aussi présentes, à l’image du Quatuor Takàcs, du Trio Wanderer et du Quintette Moraguès.

Pour faire découvrir la musique classique aux plus néophytes, la manifestation proposera comme chaque année des sérénades itinérantes et des concerts en plein air dans les villes d’Issoire, d’Ambert (Puy-de-Dôme) ou encore du Puy-en-Velay (Haute-Loire).

L’an passé, le festival avait attiré plus de 21 000 spectateurs.

LE JOURNAL DE PARIS

Paris  dégaine  ses  «  poubelles  intelligentes  »

La  Ville  teste  un  tout  nouveau  système  de  collecte  avec  des  bacs  connectés  aux  camions-bennes.  Et  pour  savoir  l'heure  exacte  de  passage,  les  riverains  reçoivent  un  message.

Des  poubelles«  hlgh  tech  ».  équipées  de  puces  électroniques. Que  lisent  les  camions-bennes  à  leur  contact.  en  les  soulevant  lors  de  leur  passage  -les  vallécules  étant  eux-mêmes  informatisés  et  géolocalisables.

 Et  des  gardiens  d'immeuble.  des sociétés  de  nettoyage.  des  commerçants  et  des  riverains  prévenus  en  temps  réel  de  l'horaire  exact  du  passage  du  camion  par  mail  ou  par  SMS. Bienvenue dans le  monde  20  des  poubelles  de  Paris,  un  monde  d'éboueurs geeks.  de  poubelles  connectées  et,  c'est  le  but.  de  trottoirs  désencombrés  et  propres.  Depuis  le  26  juillet  dans  le  XIV•  arrondissement la Ville de Pairs teste ses  «  poubelles  intelligentes».  «  Le  XIV•  a  été  choisi  comme  pilote  pour  le  tri  et  la  gestion  des  déchets  car  il  est  en  régle  ».  précise  Olivier  Fraisseix  directeur  de  la  propreté  et  de  l'eau  (OPE)  à  la  Ville  La  moitié  des  arrondissements  est  collectée  par  la  régie  municipale  (Il•.  V•.  VI•,  VIII•.  IX•,  XII•.  XIV•.  XVI•.  XVII'  et  XX•).  tandis  que  l'autre  moitié  l'est  par  des  prestataires  privés.«  Cette  expérience  de  poubelles  connectées  est  une  première.  mais  surtout  insiste.  Prudent  Olivier  Fraisseix,  c'est  un  essai  On  va  voir  ...  »

•  ON  PEUT  PISTER  W  BACS  QUI  DISPARAISSENT

 •  Mardi  dernier.  Julien  Gattuso  et  Arnaud  Manzolini.  jeunes  éboueurs.  sillonnaient  les  rues  du  XIV•,  perchés  sur  la  marche  pied  de  leur  camion.  collectant  au  passage  les  bacs  verts  pucés.  Dans  la  cabine  du  véhicule,  un  écran  enregistre  et  comptabilise  chaque  bac  soulevé  et  Je  trace.

«  Des  poubelles  connectées,  vous  dites  ?  s  1nte1rnge.  un  brin  interloquée.  une  gardienne  d'immeuble.  rue  des  Plantes.  Je  n'en  al  pas  entendu  parler.»  «  Ce  système  est  encore  confidentiel  ».  reconnait  Laureline  Allies.  L'lngé1ùeur,  chef  de  la  division  propreté  du  XIV•  qui  chapeaute  280  éboueurs,  est  au  cœur  de  ce  nouveau  projet  De  son«  QG  des  poubelles»,  rue  du  Château.  la  jeune  femme  de  29  ans  surveille  sur  ses  écrans,  au  quotidien  le  bon  déroulement des  collectes  et  la  propreté  de  l'arrondissement.

 «  Le  but  de  ce  SIAC  (NDLR:  Système  d'information   et  d'anol11se  de  la  collecte)  est  d'avoir  de  la  visibilité,  dé  taille-t-elle.  Ce  système  est  comme  une  base  de  données  en  mouvement  alimentée  en  permanente.  Cela  sert  à  nous  organiser.  On  peul  ajuster.  rajouter  ou  supprimer  des  bacs  ou  des  camions en  fonction  du  trafic,  des  périodes  chargées  ou  non.  On  peut  aussi  pister les  bacs  qui  disparaissent  (une  copropriété  qui  se  les  approprie  par  exemple,  ou  ceux  utilisés  fors  du  blocus  d'un  site).» 

23500 poubelles sont aujourd’hui équipée de puces. Les particulier ou les gardiens qui souhaitaient recevoir des  alertes  sur  le  passage  des  camions  peuvent  s'inscrire  sur  le  nouveau  site  d'information  mis  en  place  par  la  Ville  (lire  encadré).  «  Avant  les  Parisiens  devaient  nous  téléphoner  ou  nous  écrire  pour  avoir  l'heure  du  passage  du  camion.  Maintenant en  un  clic.  Ils  ont  l'info,  se  réjouit  Laureline  Ils  n'auront  plus  peur  de  louper  le  passage  et.  surtout ils  ne  laisseront  plus  traîner  leur  pou  belle  sur  les  trottoirs.»  Un  premier  bilan  sera  fait  après  la  rentrée.

Un  site  Web  pour  gérer  vos  déchets

TOUT   ce  que  vous  avez toujours  voulu  savoir  sur  les  déchets  à  Paris  sans  oser  le  demander  !  la  Ville  met  à  disposition  des  habitants  un  nouveau  site  Web'.  En  vous  connectant  depuis  votre  ordinateur  ou  votre  smartphone,  vous  aurez  :  le  calendrier  de  collecte,  radresse  précise  des  bacs  à  couvercle  Jaune  et  vert  des  bacs  li  verre  mais  aussi  l'emplacement  près  de  chez  vous  des  points  de  recyclage  des  produits  polluants  (ampoules,  etc.),  le  jour  du  passage  des  encombrants,  la  possibilité  de  prendre  rendez-vous  pour  les  déchets  verts  (sapins,  plantes-.),  des  conseils  sur  le  tri,  la  lutte  contre  le  gaspillage  ...  Vous pourrez également  signaler  un  problème,  photographier  en  bas  de  chez  vous,  avec  votre  smartphone,  un  dépôt  sauvage  et  envoyez la photo. Les services viendront s’en occuper.

LE PARISIEN

Dieselgate : pourquoi l’enquête patine en France

Les juges français enquêtant sur le scandale des moteurs truqués de Volkswagen dénoncent la mauvaise volonté de la justice allemande à coopérer.

Des juges d’instruction qui prennent la plume pour acter leur impuissance auprès des parties civiles : l’événement est assez rare pour être remarqué. Encore plus lorsqu’il se produit dans l’un des dossiers les plus sensibles du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris !

Fin juillet, les trois magistrats en charge du volet français de l’enquête Volkswagen -un scandale mondial démarré en 2015, dans lequel le géant allemand de l’automobile est soupçonné d’avoir truqué ses moteurs pour valider les tests antipollution- ont exprimé leur ras-le-bol noir sur blanc. Dans la lettre que nous avons pu consulter, les juges confient même -à mots couverts- leur peu d’espoir de voir aboutir les investigations, pour l’instant.

Une enquête au point mort dans l’Hexagone. En 2017, Volkswagen a été entendu à Paris comme témoin assisté. Depuis… rien. Ou presque. Pourtant, les juges français ne se sont pas tourné les pouces. Ils ont multiplié les démarches et les demandes d’acte. En vain.

Volkswagen ne coopère pas… « La société allemande […] n’a pas souhaité s’exprimer lors de sa première audition en tant que témoin assisté », rapportent les juges dans leur courrier aux parties civiles. La firme de Wolfsburg joue aussi la montre en multipliant les procédures dilatoires. La multinationale a « fait appel d’une de nos décisions, relative à la traduction en allemand des pièces du dossier », déplorent ainsi les magistrats.

… Et la justice allemande non plus ! « Nos investigations dépendent de la bonne volonté des autorités judiciaires allemandes », soulignent Nicolas Aubertin, Carole Ramet et Sylvie Mouchel, les juges tricolores. Comprendre : cette bonne volonté n’existe pas. « Nous avons déjà effectué trois demandes officielles de documents au procureur du tribunal de Braunschweig (Brunswick), demandes qui n’ont pas abouti », pestent-ils quelques lignes plus basses. Pour l’heure, les voilà donc condamnés à ronger leur frein en France. Ils ne sont en effet pas autorisés à partir enquêter outre-Rhin sans l’accord de la justice allemande.

La guerre économique fait rage. « Cette prise de parole des juges, c’est une critique évidente du pouvoir politique allemand, décrypte Me Emmanuel Ludot, l’avocat d’une trentaine de parties civiles françaises. Aujourd’hui, Berlin veut garder le contrôle de ce dossier explosif, dont les conséquences économiques et financières pourraient être catastrophiques pour l’Allemagne… » Bref, il faut sauver le soldat Volkswagen -premier constructeur d’un pays où l’automobile représente 13 % du PIB- « et tous les moyens sont bons », poursuit l’avocat. Le risque pour le numéro un mondial de l’auto ? Celui d’une amende colossale, comme aux États-Unis. En France, celle-ci pourrait atteindre près de 20 milliards d’euros.

L’actuel patron de Volkswagen savait-il tout ? La frustration des magistrats tricolores est d’autant plus grande qu’en Allemagne, l’enquête a pris ces derniers jours un tour inattendu. Herbert Diess, l’actuel patron de Volkswagen, aurait été prévenu deux mois avant que le scandale n’éclate, selon le magazine allemand Der Spiegel dans sa dernière édition. L’hebdomadaire a justement eu accès à des documents inédits… du parquet de Braunschweig. « L’affaire pourrait devenir politique, espère Me Ludot. La suite de ce courrier, ce pourrait être que le ministre de la Justice français tape du poing sur la table. Qu’il appelle son homologue allemand en lui disant : Laissez nos juges d’instruction travailler ! »

LE MONDE

La Grèce sort officiellement de sa mise sous tutelle

Le pays émerge, lundi, du troisième des plans d’aide sous lesquels elle vivait depuis 2010, sans pour autant en avoir tout à fait terminé avec l’austérité.

Longtemps bannie du marché obligataire et soumise à des années d’austérité, la Grèce sort officiellement ce lundi 20 août de son troisième – et dernier – plan de renflouement financier, d’un montant de 86 milliards d’euros. Le pays a, désormais, l’espoir de pouvoir de nouveau se financer à terme sur les marchés.

La Grèce a reçu au total 260 milliards d’euros d’aide financière depuis avril 2010 en contrepartie d’une politique d’austérité drastique. Après l’Irlande en 2013, l’Espagne et le Portugal en 2014, Chypre en 2016, elle est le dernier des pays membres de l’Union européenne à sortir de la tutelle des mémorandums d’ajustement.

Dans un entretien publié dimanche par le quotidien Kathimerini, le gouverneur de la banque centrale, Yannis Stournaras, met cependant en garde contre toute remise en cause des engagements qu’Athènes a pris auprès de ses créanciers.

 « Si nous revenons sur ce que nous avons accepté, maintenant ou dans le futur, les marchés nous abandonneront et nous ne serons plus en mesure de refinancer dans des conditions viables les prêts arrivant à échéance. »

Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060. Pour faciliter son retour à l’autonomie, les ministres des finances de la zone euro sont parvenus fin juin à un accord d’allégement de la dette, prolongeant notamment les échéances et accordant des délais de grâce sur un montant total d’une centaine de milliards de dollars de dettes.

« Une surveillance renforcée »

Ce plan d’allégement est assorti d’une injection massive de liquidités, à hauteur de quinze milliards d’euros, qui dote le Trésor grec d’une réserve de précaution de 24 milliards d’euros, laissant Athènes libre de retourner sur les marchés ou de puiser dans ce fonds pour faire face à ses échéances.

Le premier ministre, Alexis Tsipras, avait alors salué un « accord historique ». « C’est une nouvelle page pour le pays. Cela ne signifie pas que nous devons renoncer à la voie prudente de l’équilibre budgétaire et des réformes structurelles (…) mais que nous pouvons renoncer à la voie épineuse des mémorandums et de l’austérité extrême », ajoutait le quatrième des chefs de gouvernement qui se sont succédé depuis l’éclatement de la crise.

Cette prolongation des échéances et la réserve de précaution visent à rassurer les investisseurs sur le fait que la Grèce peut assurer le service de sa dette sur la durée. Ce geste a été considéré comme nécessaire dans un contexte de guerre commerciale et de montée de l’euroscepticisme.

Klaus Regling, qui dirige le Mécanisme européen de stabilité (MES), a rappelé que la Grèce serait placée sous « surveillance renforcée », conformément à une décision prise par la Commission européenne le 11 juillet pour s’assurer qu’Athènes ne revient pas en arrière sur les réformes et sa trajectoire budgétaire.

« La Grèce est un cas unique. Elle a reçu bien plus de prêts de notre part que tout autre pays. Aucun autre pays sous-programme n’a reçu des sommes comparables. Par conséquent, la surveillance sera plus serrée que dans les autres cas et prendra la forme de ce que l’on nomme “surveillance renforcée” », dit-il dans une interview accordée au quotidien Ethnos.

Ce cadre prévoit notamment l’envoi à Athènes de missions d’évaluation tous les trois mois « afin de recenser les risques à un stade précoce ».

Le poids de la dette le plus lourd de la zone euro

La Grèce a basculé dans la tourmente après les élections législatives d’octobre 2009, quand le nouveau gouvernement socialiste a révélé que le déficit budgétaire du pays était trois fois plus élevé que les chiffres officiels avancés par le précédent gouvernement conservateur.

Avec la crise, la Grèce a perdu un quart de sa richesse, le chômage s’est envolé et les salaires et les retraites ont été réduits d’environ 40 %. Le poids de la dette représente aujourd’hui 180 % du PIB, le plus lourd de toute la zone euro.

Mais quelques rayons de soleil commencent à percer à travers les nuages : l’activité économique est en phase de reprise, à un rythme annuel de 2,3 %, le tourisme est en plein essor et le chômage recule un peu, à 19,5 % après avoir frappé au plus haut près de 28 % de la population active.

Le scepticisme reste, cependant, de mise, y compris au Fonds monétaire international (FMI) qui prévoit certes une croissance de 2 % cette année et de 2,4 % en 2019 mais note que les « risques extérieurs et intérieurs sont orientés vers le bas ». Le FMI juge également qu’une révision « réaliste » des objectifs d’excédents budgétaires primaires sera nécessaire.

 « Je ne vois pas de raison de jubiler à propos de la sortie du mémorandum, parce qu’il est possible que nous allions de Charybde en Scylla », prévient Thanos Veremis, professeur émérite d’histoire à l’université d’Athènes, pointant la faiblesse du pouvoir d’achat des Grecs, soumis à une forte pression fiscale.

 

Premières réunions de familles depuis trois ans entre Coréens du Nord et du Sud

Un convoi de quatorze autocars transportant des Sud-Coréens est parti vers une station de ski nord-coréenne pour trois jours de retrouvailles émouvantes.

Un convoi d’autocars transportant des Sud-Coréens est parti vers la Corée du Nord où ils doivent rencontrer, pour la première fois, des membres de leurs familles dont ils sont séparés depuis la guerre (1950-1953).

Le convoi de quatorze autocars, à bord desquels la plupart des 89 passagers sont âgés, est parti sous escorte policière de la ville portuaire de Sokcho (nord-est) en direction de la frontière proche avec la Corée du Nord. Cette nouvelle série de réunions des familles séparées par le conflit, la première en trois ans, s’inscrit dans le cadre de la remarquable détente sur la péninsule depuis le début de l’année.

De lundi à mercredi, les participants passeront environ onze heures avec les membres de leur famille au Nord dans la station de montagne du mont Kumgang, sous la supervision d’agents nord-coréens, avant de se séparer à nouveau, probablement pour toujours. Des millions de personnes ont été séparées par la guerre de Corée qui a scellé la division hermétique de la péninsule.

Lee Keum-seom, 92 ans, espère ainsi revoir son fils lundi. Elle fait partie des rares parents qui doivent retrouver un de leurs enfants au nord. Dans sa fuite, pendant la guerre, elle avait perdu son mari et son fils de quatre ans et avait pris, seule avec sa fille, un ferry à destination du sud. « Je ne sais pas ce que je ressens, si c’est un sentiment positif ou négatif », dit Mme Lee. « Je ne sais pas si c’est réel ou si je suis dans un rêve. » Au Sud, elle s’est remariée et a élevé sept enfants. Mais elle n’a jamais cessé de s’interroger à propos de son fils resté dans le Nord. « Où a-t-il vécu ? Avec qui ? Qui l’a élevé ? Il n’avait que quatre ans », s’inquiète-t-elle.

De rares survivants

Des Sud-Coréens embarquent à bord du bus en direction de la Corée du Nord, à Sokcho, le 20 août.

Aucun traité de paix n’ayant été signé, Nord et Sud sont encore, techniquement, en état de guerre. Dès lors, toutes les communications civiles sont rigoureusement interdites. Depuis 2000, les deux camps ont organisé vingt séries de réunions de familles, au gré de l’amélioration des relations bilatérales. Mais, soixante-cinq ans après l’armistice, le temps est compté pour les survivants. Initialement, 130 000 Sud-Coréens s’étaient portés candidats pour ces réunions. L’immense majorité sont aujourd’hui décédés. La plupart des survivants ont plus de 80 ans. Le doyen, cette année, a 101 ans.

En raison de désistements de dernière minute du fait de problèmes de santé, ils étaient au total 89 Sud-Coréens, accompagnés de proches, à se rassembler dimanche à Sokcho. Certains de ceux qui avaient été tirés au sort pour la réunion de cette année ont renoncé en apprenant que leurs proches de l’autre côté de la frontière étaient morts, et qu’ils ne rencontreraient que des parents éloignés qu’ils n’ont jamais vus.

 « Je ne les reconnaîtrai pas »

Mais Lee Kwan-joo, 93 ans, a déclaré qu’il tenait à aller rencontrer son neveu et sa nièce pour essayer de se faire une idée de la vie que ses parents et ses six frères et sœurs ont menée dans le Nord avant de mourir. « Je veux juste leur demander comment ils sont morts », explique M. Lee, qui avait été envoyé en 1945 dans une école de Séoul et séparé définitivement de sa famille par la guerre.

 « Je ne les reconnaîtrai pas, je ne pourrai pas les reconnaître », regrette, pour sa part, Jung Han-cheol, 84 ans, à propos de ses neveux et nièces qu’il rencontrera lundi. Son tirage au sort est arrivé trop tard pour qu’il puisse revoir son frère vivant. Pendant des années après la disparition de ce dernier, Jung Han-cheol avait continué à vivre dans la même maison, attendant son retour, craignant qu’il ait été tué en essayant de s’échapper de l’armée nord-coréenne après sa mobilisation en 1951.

 « J’ai eu beaucoup de pensées sombres. Mais maintenant je sais qu’il a survécu et mené sa vie en Corée du Nord », se réjouit-il à l’approche de la rencontre avec les enfants de son grand frère. Ceux qui ont participé par le passé à ces rencontres ont souvent regretté que ce soit trop court et affirmé que les « adieux » étaient particulièrement éprouvants. D’autres regrettent parfois les différences idéologiques qui les séparent.

CONTREPOINT

Le capitalisme : un système économique moral

Amazon ecom Jeff Bezos by Stock Catalog(CC BY 2.0) — Stock Catalog, CC-BY

Les entreprises qui interagissent librement avec leurs employés et leurs clients sont engagées dans une relation morale, quel que soit le profit qu’elles réalisent. Ce profit leur appartient, elles ne le confisquent à personne.

Contrairement à de nombreuses critiques le capitalisme est moral. Pourquoi ? Parce qu’il repose sur les droits et libertés individuels. Andile Khumalo a écrit1 qu’il faut évoluer vers un capitalisme qui place « la société plutôt que le profit au cœur des décision et actions des entreprises ». Mais la justification morale du capitalisme ne réside pas dans ses effets « pour la société » ; sa justification morale est qu’elle repose sur la notion de droits individuels.

QU’EST-CE QUE LE CAPITALISME ?

Commençons par définir les concepts, de capitalisme, libre entreprise, liberté économique et marchés libres, comme un échange volontaire entre individus, sans l’intervention d’un tiers. Le consentement mutuel et l’absence de coercition ou de fraude sous-tendent ces interactions. Comme l’a écrit Ayn Rand, dans son ouvrage Le capitalisme : l’idéal inconnu :

Dans une société capitaliste, toutes les relations humaines sont volontaires.

M. Khumalo utilise l’expression « capitalisme inclusif », ce qui est un pléonasme car il confond le capitalisme avec la non-inclusion. Or, on parle de capitalisme lorsque deux personnes échangent volontairement entre elles, en l’absence de coercition ou de fraude ; ce qui signifie que les deux parties ont le pouvoir d’accepter ou de refuser l’échange. Si je veux échanger mon argent contre le service ou le produit de quelqu’un d’autre, je suis libre de le faire.

QUAND L’ÉTAT DEVIENT UN BARREUR DE ROUTE

Lorsque l’État s’immisce dans une grande partie de notre vie, le seul moyen pour les entreprises de se concurrencer est de rechercher des faveurs de cet État pour devancer leurs rivales. Par exemple, MultiChoice demande que l’entreprise Netflix soit réglementée. Nous avons trop peu de liberté, puisque les entreprises doivent faire face à une vague de réglementations. Si elles trouvent une lacune sous la forme d’une faveur gouvernementale, elles la prennent. Les réglementations favorisent également les grandes entreprises en rendant plus coûteuse et plus onéreuse l’entrée sur le marché de nouveaux concurrents plus petits.

En fournissant des biens et des services et, espérons-le, en réalisant des profits, les entreprises se rendent indispensables à la société. Lorsque j’achète quelque chose à une autre personne, je pense que je reçois plus de valeur ou au moins autant que l’argent que je donne en contrepartie, ce qui explique pourquoi je participe à l’échange.

Une entreprise est morale lorsqu’elle s’engage dans son objectif premier, à savoir réaliser un profit. Ce sont en fait les consommateurs qui décident si une entreprise doit ou non exister. Dans une société libre, cette entreprise est libre de maximiser son profit autant que possible, à condition de ne pas s’engager dans la coercition ou la fraude, car elle fournit ainsi le meilleur produit ou service possible pour attirer les clients.

REMETTONS LES CHOSES À LEUR PLACE

M. Khumalo affirme que le fossé des inégalités est une caractéristique inquiétante du « capitalisme classique ». Pourtant, une personne riche, n’a pas fait forcément bâti sa richesse au détriment de quelqu’un d’autre. Au lieu de reconnaître qu’il est moral pour les individus de commercer volontairement,  il insinue que la richesse a été gagnée grâce à l’usage de la force et de la domination.

Dans le monde moderne, sauf à pouvoir prouver le contraire, les personnes les plus riches n’ont pas volé leur richesse. Elles ont dû fournir des biens et des services pour des personnes libres et désireuses d’acheter. Dans un marché libre et concurrentiel, les entreprises doivent se faire concurrence pour obtenir le choix du client.

Comme l’a récemment dit Yaron Brook, l’inégalité n’est pas un bug du capitalisme, mais plutôt une de ses caractéristiques. Lorsque l’inégalité entre les personnes est le résultat d’interactions volontaires, il faut en faire l’éloge. Lorsque les gens sont libres de créer des entreprises et de réaliser des bénéfices, améliorant ainsi leur propre vie grâce au commerce volontaire avec d’autres, nous devons les féliciter et non les condamner.

NE PAS CONFONDRE CAPITALISME ET COPINAGE !

M. Khumalo écrit : Les capitaines du capitalisme – grandes entreprises et personnes fortunées – ont été impliqués dans des pratiques commerciales douteuses et dans la corruption quand ils cherchent à donner la priorité au profit au détriment de la société.

Lorsque nous accusons quelqu’un d’un crime, nous devons fournir des preuves. Il est de mauvaise foi d’assimiler les entreprises qui se livrent à la corruption à celles qui mènent leurs affaires honnêtement. En outre, le fait qu’une entreprise réalise un profit ne signifie pas qu’elle l’a réalisé au détriment de la société. Fournir des biens et des services que les personnes sont libres d’acheter, crée de la richesse. Pourquoi assimiler cela à de la tromperie des clients ?

Toute entreprise qui copine avec le gouvernement ne mérite pas l’honneur d’être qualifiée de capitaliste. Ce copinage est de la corruption, de la fraude et les coupables devraient rendre des comptes. M. Khumalo souligne que la marée noire de BP en 2010 et les récents décès dans le secteur minier en Afrique du Sud sont des exemples d’entreprises qui maximisent leurs profits au détriment de la société. Lorsqu’un employé est lésé dans son travail par une entreprise dont la négligence est prouvée, il est normal que l’entreprise soit condamnée et tenue responsable.

 Rien dans le concept d’échange volontaire n’implique que les individus et les entreprises ne soient pas tenus responsables. Il faut donc réhabiliter la responsabilité économique via la dérégulation de sorte à ce que les entreprises adoptant des comportements contraires à l’éthique ne puissent plus demander de renflouement ou de protection du gouvernement et qu’elles soient ainsi punies naturellement par le marché.

Ainsi, multiplier les réglementations rigides n’est pas la solution pour une économie de libre entreprise. D’évidence, les grandes entreprises essaieront de les contourner en corrompant les autorités administratives ou iront simplement chercher ailleurs un environnement des affaires plus soutenable, ce qui entraînera des pertes d’emploi.

Au contraire, les entreprises qui interagissent librement avec leurs employés et leurs clients sont engagées dans une relation morale, quel que soit le profit qu’elles réalisent. Ce profit leur appartient, elles ne le confisquent à personne. La légitimité de l’échange volontaire se trouve dans son fondement même : la sacralité des droits individuels.

HUFFPOST

Le gouvernement fait sa rentrée, avec le coup de barre à gauche tant attendu ?

Le "plan pauvreté" annoncé par Emmanuel Macron pourrait être le point de départ d'une reconquête sociale réclamée jusque dans la majorité.

C'est la rentrée (ou presque). En vacances depuis deux semaines, Emmanuel Macron -qui devrait quitter le fort de Brégançon ce lundi- et le gouvernement se retrouveront ce mercredi 22 août pour un conseil des ministres censé marquer le point de départ d'une nouvelle année que la majorité entend mener sur le même rythme effréné que la précédente.

Alors que la période estivale n'a pas été de tout repos pour l'exécutif, en premier lieu à cause de l'affaire Benalla, le président de la République compte sur plusieurs réformes emblématiques pour impulser un nouveau départ. Au premier rang, on retrouve le fameux "plan pauvreté" destiné à lutter contre le "déterminisme social". Très attendu, il est censé symboliser le coup de barre à gauche que beaucoup -y compris au sein de la majorité et chez des proches du président- appellent de leurs vœux.

L'occasion aussi pour Emmanuel Macron de lancer une nouvelle dynamique après les secousses de l'affaire Benalla et alors que les accusations contre son bras droit à l'Élysée, Alexis Kohler, font planer la menace d'une nouvelle "affaire".

Un été plus compliqué que prévu

Car si l'exécutif misait sur l'été pour éteindre la polémique autour de l'ex-collaborateur de l'Élysée, c'était sans compter sur les révélations de Mediapart au sujet d'Alexis Kohler. Le site d'investigation a publié des documents qui montrent que le secrétaire général de l'Élysée a approuvé, comme haut-fonctionnaire, des contrats concernant l'armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère. Un conflit d'intérêts dont Alexis Kohler s'était toujours défendu.

Exit le bénéfice de la victoire de l'Équipe de France au Mondial russe, le président de la République a vécu un été bien plus compliqué que prévu, ce qui s'est traduit dans l'opinion. Un sondage Yougov réalisé pour Le HuffPost le 2 août dernier, montrait d'ailleurs la côte de popularité d'Emmanuel Macron au plus bas avec 27% de jugement positif sur son action. Emmanuel Macron n'a pu capitaliser sur une période généralement pourtant propice à la bienveillance des Français. Même François Hollande, pourtant recordman de l'impopularité pour un chef de l'État, avait bénéficié d'un peu de répit à ces périodes.

Selon Frédéric Dabi, si l'affaire Benalla "a eu un impact réel", "il n'y a pas de rupture d'opinion" cependant. La côte de popularité du président de la République a, en réalité, commencé à fléchir avant les révélations du Monde sur son conseiller, mais après quelques couacs gouvernementaux et autres déclarations polémiques. Les critiques majeures des Français portent surtout, dans les différentes enquêtes, sur les questions é

C'est justement sur le plan social que la rentrée de l'exécutif s'annonce particulièrement dense.

Le plan pauvreté présentée à la mi-septembre

Très attendu après le couac de son report en juillet, le plan pauvreté sera présenté vers la mi-septembre. Annoncé par le président en octobre 2017, il doit comporter une série de mesures pour "rompre avec le déterminisme de la pauvreté", qui touche environ 14% de la population dont près d'un enfant sur cinq.

Au programme : l'automatisation du versement des aides sociales, la future obligation d'accès aux modes d'accueil (crèches, halte-garderies...) de la naissance à 3 ans, mais également la gratuité des petits-déjeuners "dans certains territoires" au primaire et/ou au collège. Des mesures qui ne devraient pas se résumer à de l'"ajustement" ou du "saupoudrage" à en croire le président de la République.

Emmanuel Macron le sait, l'exécutif est attendu au tournant. Initialement prévue au mois de juin puis juillet, la présentation de ce plan avait été repoussée en raison du bon parcours des Bleus en Coupe du Monde et du voyage du président de la République en Russie. Des motifs étonnants qui avaient suscité l'incompréhension et la colère de l'opposition mais aussi de professionnels. "Un très mauvais signal" estimait par exemple le président du Samu social de Paris Éric Pliez, sourd aux arguments de l'Élysée qui évoquait des arbitrages encore en suspens.

Assurance chômage et système de santé dans le viseur

Face à l'étiquette de "président des riches" qui lui colle décidément à la peau, Emmanuel Macron a donc l'occasion lors de cette rentrée d'entamer le premier virage social de son quinquennat -qu'il avait esquissé lors de la présentation du "reste à charge zéro" en juin. Au-delà du plan pauvreté, l'exécutif va également profiter du retour des vacances pour plancher sur la formation professionnelle, l'apprentissage ou encore le système de santé.

Le président de la République, qui avait reçu ensemble les dirigeants syndicaux et patronaux le 17 juillet à l'Élysée, les retrouvera séparément à partir de la fin du mois d'août afin de renégocier les règles de l'assurance chômage. L'exécutif souhaite notamment que syndicats et patronat, qui gèrent le régime, instaurent un bonus-malus sur les cotisations patronales pour pénaliser les entreprises abusant des contrats courts. Face aux réticences patronales, le ministère du Travail s'est dit prêt à mettre en place ce bonus-malus.

Autre sujet brûlant, celui de la transformation du système de santé, attendue pour le printemps puis reportée à l'automne, qui doit permettre d'apporter des réponses au malaise des soignants et au déficit chronique des hôpitaux. Mais aussi de la réforme de la fonction publique, pour laquelle la concertation doit reprendre en septembre en vue de l'élaboration d'un projet de loi au premier semestre 2019. Et, peut-être encore plus sensible, de la réforme des retraites promise pour 2019.

GATESTONE

Le Mariage des Fillettes en Turquie

En Turquie, 40% des filles de moins de 18 ans subissent un mariage forcé, selon le Fonds philanthropique turc.

En janvier 2018, un organisme gouvernemental sous tutelle directe du président Recep Tayyip Erdoğan a suggéré que, en accord avec la loi islamique, les filles de 9 ans et les garçons de 12 ans soient autorisés à se marier.

Les mots « faible niveau d'éducation » désignent presque toute la Turquie : la durée moyenne de la scolarité ne dépasse pas 6,5 ans.

En Turquie, vous pouvez librement abuser une enfant de 13 ans, mais il est interdit de se moquer du président.

Où voudriez-vous que soit votre fille quand elle aura 13 ans ? À l'école ? Ou dans le lit d'un homme adulte? La question ne se pose même pas dans une grande partie du monde. Mais dans les sociétés islamiques, y compris la Turquie non arabe et théoriquement laïque, la réponse est laissée à l'appréciation de chacun. Dans ces pays, le pouvoir politique ne combat pas la tradition patriarcale, il la soutient.

Abdullah Gül, ancien président de la Turquie, ancien allié de l'islamiste Recep Tayyip Erdoğan et cofondateur du parti AKP qui dirige la Turquie depuis 2002, était âgé de 30 ans qui il a épousé Hayrünnisa elle-même âgée de 15 ans. Gül, soutenu par Erdoğan, a été le premier président islamiste de la Turquie.

20 MINUTES

Ouverture des commerces le dimanche : Des députés LREM veulent « aller plus loin »

Ils veulent profiter du projet de loi sur la croissance des entreprises, dit « loi Pacte », dont l'examen est pour l'instant prévu à la rentrée...

Une vingtaine de députés LREM appelle à « aller plus loin » dans les possibilités d’ouverture dominicale des commerces, à l’occasion de la loi Pacte, dans une tribune parue dans le Journal du Dimanche.

 « N’attendons plus ! La loi Pacte serait l’opportunité à saisir pour donner plus de libertés aux commerces d’ouvrir ou non le dimanche, et ainsi redynamiser nos cœurs de ville », écrivent Buon Tan (Paris), Benoit Potterie (Pas-de-Calais) et vingt autres députés LREM.

 « La loi Macron a été un succès. Qu’attendons-nous pour aller plus loin ? », plaident-ils en louant les résultats de cette loi de 2015 qui a permis un « premier assouplissement » en créant les « zones touristiques internationales » où, sous réserve de la conclusion d’un accord, les magasins peuvent ouvrir le dimanche et en soirée jusqu’à minuit.

 « Un enjeu sociétal qui correspond à l’aspiration des Français »

« L’ouverture dominicale est avant tout un enjeu sociétal qui correspond à l’aspiration des Français : être libre d’acheter, de se divertir, de travailler ou non le dimanche », affirment les signataires. « L’attrait des Français pour l’e-commerce est également révélateur de notre aspiration à être libre de consommer », ajoutent-ils. « De nombreux commerces de proximité subissent de plein fouet cette concurrence 24 h/24 et 7 j/7. Certains, même situés dans les artères les plus commerçantes, ferment et ne contribuent plus au lien social ».

 « Londres, Madrid, Rome… Les grandes capitales européennes ont bien compris la nécessité d’ouvrir leurs magasins le dimanche pour attirer les touristes internationaux et soutenir l’activité », ajoutent les députés. « Dans le contexte du Brexit, le temps est venu de rattraper notre retard en offrant des services au moins comparables ».

Le projet de loi sur la croissance des entreprises, dit « loi Pacte », a été présenté à la mi-juin en conseil des ministres. Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a évoqué fin juillet un possible report de son examen à l’Assemblée nationale, qui était prévu à la rentrée.

 

LE POINT

L’IVRESSE DU POUVOIR

Grands Crus.

 Les caves du  Sénat  et  de  l'Assemblée  faisaient  rêver.  Mais la nouvelle  majorité  a  soif  de  changement

Révolution  de  palais  à  l'Assemblée  nationale! 

Ce  n'est  pas  le  sang  qui  coule,  mais  le  vin.  La  Chambre  des  députés  a  revendu  cette  année  5000 bouteilles  à  leurs  producteurs,  du  jamais-vu  dans  l'histoire  de  l'institution.

 «Nous  risquions  le  surstock  à  la  buvette.  Les  nouveaux  députés  consomment  six  ou  sept  fois  moins  de  vin  que  ceux  de  la  précédente  législature,  alors  que  la  consommation  de  Coca  Light  s'est  envolée,  expliquait,  juste  avant  de  quitter  la  questure,  le  député  Thierry  Solère  (LREM).

 Le  jeune  parlementaire  boit  peu,  y  compris  le  jeune  é1u  LR.  »  Faut-il  le  regretter?  Le  député  ventru,  fumant  cigare  un  digestif  à  la  main  avant  d'aller  s'assoupir  dans  l'Hémicycle,  est  en  voie  d'extinction.  La  vente  des  stocks  a  rapporté  77000  euros  à  l'Assemblée,  ce  qui  représente  une  goutte  d'eau  dans  un  budget  annuel  de  plus  de  500  millions  d'euros.  Pour  mémoire,  la  vente  aux  enchères  de  1  200  grands  crus,  cognacs  et  champagnes  de  l'Elysée  à  Drouot,  en  2013,  avait  atteint  718  800  euros .à croire que la vertu  des  caves  de  la  République  se  mesure  désormais  au  montant  des  ventes  plutôt  qu'aux  noms  prestigieux  des  flacons  qu'elles  renferment.  Est-il  seulement  concevable,  en  France,  de  faire  de  la  politique  sans  la  dive  bouteille?«  Le  vin  est  un  e1ément  essentiel  au  pouvoir»,  raconte  Didier  Nourrisson,  auteur  d'  «  Une  histoire  du  vin  »(Perrin).«  Celui  qui  a  un  verre  de  vin  à  la  main  garde  son  épée  rangée»,  décrypte  l'érudit,  par  ailleurs  neveu  d'un  ancien  préposé  de  la  buvette  du  Palais-Bourbon.  Il  garde  des  souvenirs  d'enfance  de  ce  lieu  chargé  d'Histoire  et  de  vins:  «  J'y  ai  vu  des  chefs  de  parti  se  réconcilier  au  comptoir  alors  qu'ils  se  lançaient  des  noms  d'oiseau  cinq  minutes  plus  tôt  dans l'Hémicycle.

  C'est  le  lieu  de  pouvoir  par  excellence,  car  c'est  ici  que  se  rapprochent  les  irréconciliables,  que  se  préparent  les  votes  et  que  s'arrondissent  les  angles.  C’est peut-être  le  seul  lieu  où  se  fabriquait  la  vraie  politique.  Et  le  vin  n'était  jamais  loin.»  Certains  députés  sont  devenus  célèbres  grâce  à  l'alcool  qu'ils  produisaient,  à  moins  que  ce  ne  soit  l'inverse  ...  « Taittinger,  Cointreau  ou  Kir  étaient  producteurs-viticulteurs  ou  liquoristes»,  rappelle  Bruno  Fuligny,  historien  spécialiste  de  l'Assemblée,  qui  raconte  comment  Armand  Fallières  «  devint  le  président  de  la  République  (1906-1913]  le plus populaire de  l'histoire  de  France  grâce  à  sa  vigne.  Il  s'en  occupait  pendant  les  vendanges  et  produisait  un  petit  vin,  le  Goupillon,  qui  l'a  rendu  proche  des  Français».  Un  jour  que  des  écologistes  allemands  avaient  envoyé  des  joints  de  haschisch  à  tous  les  élus  du  Bundestag,  le  député  André  Santini  fut  invité  à  réagir  salle  des  Quatre-Colonnes:  «Que  voulez-vous  que  ça  me  fasse,  nous,  on  a  le  Haut-Marbuzet!  »  a  rétorqué  l'épicurien.  Voilà  un  vin  du  Médoc,  produit  à  Saint-Estèphe,  qui  a  su  se  faire  une  place  dans  toutes  le caves  de  la  République,  au  point  de  devenir  le  vin  préféré  des  po-litiques  français.  «  f'ai  commencé  à  fournir  la  buvette  de  l'Assemblée  nationale  en  1978,  se  remémore  Henri  Duboscq,  propriétaire  du  Château  Haut-Marbuzet,  qui,  à  7  5  ans,  a  passé  la  main  à  ses  deux  fils.  Ceux  qui  devenaient  sénateurs  demandaient  du  Haut-Marbuzet  à  la  buvette  du  Sénat.  j’ai  donc  approvisionné  le  Sénat  Puis  certains  sont  devenus  ministres.  J'ai  donc  commencé  à  livrer  les  ministères.»  C'est  ainsi  que  Gaston  Defferre,  Henri Emmanuelli,  Jean  Glavany,  Lionel  Jospin  ou  François  Mitterrand  sont  devenus  des  inconditionnels  de  ce  nectar,  car  «  il  en  va  du  vin  comme  de  la  conjugalité,  on  finit  toujours  par  revenir  à  ce  que  l'on  connaît»,  se  réjouit  le  vigneron,  qui  a  bien  volontiers  accepté  de  reprendre  quelques  centaines  de  bouteilles  à  l'Assemblée assagie.

L'héritage  Monory.

  Ce  serait  une  faute  de  goût  de  confondre  les  caves  du  Palais-Bourbon  avec  celles  de  l'hôtel  de  Lassay,  où  réside  le  président  de  l'Assemblée. A  12  mètres  sous le tumulte de la rue vieillissent  les  meilleurs  crus  des  grands  vignobles  français,  dont  les  plus  belles  bouteilles  sont  débouchées  pour  des  visites  d'Etat.  «  Les  visiteurs  étrangers  attendent  qu'on  leur  serve  le  meilleur  et  l'on  se  doit  d'être  à  la  hauteur», rappelle  l'ancien  président  de  l'Assemblée  Bernard  Accoyer.  Certains  invités  se  passionnent  pour  l'art  viticole  français.«  En  2009,j'ai  reçu  le  président  de  l'Assemblée  populaire  de  Chine  à  un  dîner  officiel.  Après  le  dessert,  je  l'ai  emmené  visiter  la  cave  de  Lassay,  ce  qui  a  profondément  inquiété  son  service  de  sécurité,  mais  l'a  énormément  ému»,  poursuit-il.  Cette  cave  est-elle  bien,  comme  le  dit  la  légende,  la  plus  belle  de  la  République?  «  Ça  l'était  quand  je  présidais  l'Assemblée  et  j'espère  que  ça  l'est  toujours.  Je  serais  tout  à  fait  consterné  à  l'idée  qu'on  veuille  en  céder  une  partie»,  prévient-il,  avant  de  glisser  cette  ultime  remarque  en  guise  de  message  politique:  «  Tout  à  fait  entre  nous,  je  n'aime  pas  trop  le  vin  bio.  »  François  de  Rugy,  actuel  maître  des  lieux  et  ancien  écologiste,  appréciera.

  Si  les  caves  de  Lassay  doivent  leur  légende  au  Bordelais  Jacques  Chaban-Delmas,  celles  du  Sénat  doivent  leur  renommée  à  René  Monory.  «Lorsqu'il  a  pris  la  présidence  du  Sénat  en  1992,  il  a  lancé  des  grands  travaux  et  agrandi  les  caves,  qui  ont  changé  de  catégorie.  Elles  étaient  sur  des  standards  de  maison  bourgeoise  et  dépassent  désormais  celles  des  ministères  d'Etat»,

  s’empourpre un  amoureux  des  lieux.  Mais les  prix  des  primeurs  ont  flambé  et  les  crédits  budgétaires  destinés  au  vin  ont  fondu.  « On doit  dépenser  aujourd'hui  le  cinquième  du  budget  consacré  au  vin  dans  les  années  fastes!  La présidence  du  Sénat  vit  sur  les  dernières  bouteilles  de  l'héritage  Monory»,  se  désole  l'expert.  Mais  il  reste  au  Sénat  quelques  Château  Margaux,  Château  Laffite  ou  Château  Haut-Brion,  «qu'on  ne  sort  que  pour  les  très  grandes  occasions».  I. Essentiel  des  achats,  c'est  l'indémodable  champagne.  Fait  rassurant,  un  agent  supervise  les  stocks  et  pas  une  bouteille  ne  sort  sans  être  portée  à  l'inventaire,  mention  faite  de  son  usage.  « Aujourd’hui,  il  doit rester entre  15000 et 20000  bouteilles  dans  les  caves  de  la  présidence»,  estime  le  connaisseur  des  lieux.

 Prix  coûtant.

  Les  initiés  savent  que  le  palais  du  Luxembourg  ne  compte  pas  une,  mais  trois  caves!  Celle  de  la  présidence,  donc,  celle  du  service  Logistique  et  moyens,  où  sénateurs  et  employés  peuvent  acheter  des  bouteilles  à  prix  coûtant  le  mercredi  après-midi,  et  enfin  les caves du restaurant  du Sénat ,qui  propose  à  la  carte . C'est  une  tradition  -les  recommandations  des  sénateurs.  Ce  sont  surtout  les  élus  de  terroirs  viticoles  qui  se  prêtent  au  jeu.  Par  exemple,  Gilbert  Bouchet,  sénateur  de  la  Drôme,  recommande  un  Crozes-Hermitage  de  la  maison  Chapoutier.  «  Il  arrive  que  les  sénateurs  s'interpellent  par  le  nom  des  étiquettes  des  bouteilles  qu'ils  recommandent.  Moi,  c'est  ''Salut  l'Hermitage  !"  »,  s'amuse  l'édile,  qui  espère  se  bonifier  avec  le  temps.  «Le  vin  réunit  les  hommes  et  l'eau  les  sépare»,  philosophe  François  Patriat,  sénateur  de  Côte-d'Or,  qui  recommande  un  hautes-côtes-de-nuits  2014.  Au  Luxembourg  aussi  la  baisse-relative-de  la moyenne d'âge(61  ans),  la  féminisation relative de  la  Chambre  haute  (25  %)  et  l'observance  -relative  -des  conseils  sanitaires  délivrés  par  le  ministère  de  la  San  té  font  baisser  la  consommation  chez  les  élus.  « A  tel  point  que  l'on  voit  même  des  sénateurs  déjeuner  sans  vin!»  s’étonne un  ancien.  Décidément, tout fou le camp. »

«  Il  arrive  que  les  sénateurs  s'interpellent  par  le  nom  des  étiquettes  des  bouteilles  qu'ils  recommandent.  Moi,  c'est  "Salut  l'Hermitage  !"

  Et  l'Elysée? 

«  Le  vin  se  déplace  vers  les  lieux  du  pouvoir.  Aujourd’hui~  l'activité  vinique  importante  de  la  République  converge  ver5  l'Elysée.  Emmanuel  Macron  a  compris  le  pouvoir  du  vin,  il  reconstitue  les  caves  que  François  Hollande  avait  négligées»,  affirme  un  acteur  du  secteur  viticole.  Depuis  une  dizaine  d'années,  c'est  la  sommelière  Virginie  Routis  qui  détient  les  clés  de  la  cave  du  55  rue  du  Faubourg-Saint-Honoré.  Elle  veille  sur  un  sanctuaire  où  dorment  les  vins  les  plus  prestigieux  servis  aux  grands  de  ce  monde.  «Il  arrive  que  l'Elysée  demande  aux  grandes  maisons  de  fournir  gracieusement  de  grands  vins  pour  de  grandes  occasions»,  explique  Laurent  Stefanini,  chef  du  protocole  de  la  République  française  de  2010  à  2016.  «  Tous  les  politiques  le  savent  le  vin  est  une  arme  diplomatique  redoutable»,  confie  Guillaume  Joubin,  sommelier  de  l'Elysée  sous  Chirac,  un  président  qui  ne  cachait  pas  son  amour  pour  une  bière  mexicaine! 

MARIANNE

Match  foutraque

LE  MATCH  Anne  Hidalgo  / Michel  Hidalgo 

Elle  a  sauvé  l'honneur  de  la  gauche  aux  municipales  de  2014,  il  a  conduit  les  Bleus  à  leur  premier  triomphe  à  l'Euro  1984. 

Elle  a  connu  le  naufrage  de  Vélib'  et  la  cata  Autolib'.  Il  a  survécu  à  la  tragédie  de  Séville  1982.  Victime  de  tacles  à  répétition,  Anne  joue  dur  sur  l'homme  au  risque  du  carton  rouge,    Michel  a  toujours  prôné  le  beau,  le  plaisir  et  le  panache. 

•  Naissance  le  19  juin  1959  à  San  Fernando  (Espagne).  •  Formation  Tenace  et  travailleuse,  Anne  Hidalgo  est  titulaire  d'une  maîtrise  de  sciences  sociales  du  ...  travail,  évidemment.  Cette  fille  d'ouvrier  a  grandi  à  Lyon,  où  ses  parents  se  sont  installés  quand  elle  avait  2  ans.

 En  1982,  elle  est  l'une  des  très  rares  femmes  à  réussir  le  concours  national  de  l'inspection  du  ...  travail,  bien  sûr.  Avant  d'intégrer  en  1993  la  délégation  à  la  formation  professionnelle  au  ministère  du  ...  Travail,  bien  entendu,  puis  d'obtenir  une  mission  à  Genève  au  Bureau  international  du  ...  travail,  on  n'en  sort  pas.  •  Influences  Au  fil  de  son  ascension,

 Anne  Hidalgo  s'est  frottée  à  trois  tempéraments  particulièrement  explosifs  :  d'abord  Martine  Aubry,  dont  elle  fut  la  conseillère  au  ministère  de  l'Emploi  ;  ensuite  Marylise  Lebranchu,  qu'elle  servit  lorsqu'elle  était  garde  des  Sceaux  ;  enfin,  et  surtout,  Bertrand  Delanoë,  dont  elle  fut  la  première  adjointe  à  la  Mairie  de  Paris  durant  treize  ans.  

La  rudesse  ch'ti,  la  rigueur  bretonne  et  l'arrogance  parisienne,  tout  s'explique  ...  •  Obsession  Paris  asphyxié,  Paris  étouffé,  Paris  engorgé,  mais  Paris  enfin  libérée  ...  de  la  bagnole  !  Anne  Hidalgo  veut  débarrasser  la  capitale  de  la  voiture.  À  cette  fin,  elle  n'hésite  pas  à  recourir  aux  mesures  les  plus  coercitives,  et  les  plus  coûteuses,  pour  décourager  les  Parisiens  d'emprunter  leur  véhicule.  •

 Les  faits  d'Anne :  En  mars  2014,  toute  la  Gaule  rose  succombe  à  la  marée  bleue  de  l'UMP.  Alors  que  le  quinquennat  Hollande  vire  déjà  au  cauchemar,  la  droite  conquiert  des  municipalités  par  dizaines.  Toute  la  Gaule  ?  Non.  Seul  un  (gros)  village  résiste  :  Paris.  Anne  Hidalgo  réussit  à  maintenir  la  capitale,  conquise  en  2001  par  Bertrand  Delanoë,  dans  le  giron  du  PS.  Il  faut  dire  qu'elle  avait  en  face  d'elle  la  droite  la  plus  bête  de  la  galaxie  emmenée  au  fond  du  trou  par  une  NKM  en  lévitation  ...  •  Failles  et  controverses  Lutter  contre  la  pollution,  c'est  bien.  Eradiquer  la  voiture  des  rues  de  Paris,  pourquoi  pas  ?  Mais  pourquoi  donc,  emportée  par  son  élan,  Anne  Hidalgo  a-t-elle  aussi  fait  disparaitre  les  Autolib'  et  les  Vélib'  ?

 Sa  propension  à  se  faire  des  ennemis  en  cassant  les  contrats  passés  avec  des  puissants  qu'elle  ne  supporte  plus : de  Jean-Claude  Decaux  au  groupe  Bolloré  en  passant  par  le  «   roi  des  forains Marcel Campion force le respect. »

Les bouchons, c’est vieux comme Paris.  Des textes de Balzac et de Hugo évoquent les  embouteillages  dans  la  capitale;'

Honneurs et récompenses

  Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneurs ?  L’ombrageuse Hidalgo  est  la  tête  de  Turc  des  Macronistes,  à  commencer  par  l'arrogant  chambellan Griveaux,  mais aussi  de  nombreux socialistes, et même l'ex conseillé  de Delanoë puis de Hollande Gaspard  Gantzer. Pas de quoi de faire plier cette forte femme qui a arraché les JO de 2024, alors qu’elle ne voulait guère candidater.

 Au  passage  Anne Hidalgo a récolté moult breloque dans son autre pays, l’Espagne : elle a été promu commandeur de l’ordre d’Isabelle la catholique par juan Carlos et désignée la « personnalité de l’année  par l’édition espagnole du magazine  Vanity Fair. Vérité en de ça des Pyrénées • 

Postérité un jour peut-être la voie Georges Pompidou sera définitivement sera  rebaptisée "  Paris-Plages Anne Hidalgo »

Michel Hidalgo

•  Né  le  22  mars  1933  à  Leffrinckoucke  (Nord).

 •  Formation  Courte,  très  courte.  Fils  d'un  ouvrier  métallurgiste  espagnol  réfugié  en  France,  le  jeune  Michel  passe  les  années  de  guerre  à  jouer  au  football  avec  son  frère  jumeau,  Serge,  à  Mondeville,  dans  le  Calvados,  puis,  après  le  débarquement  du  6  juin  1944,  à  Evron,  en  Mayenne.

  Influences  Joueur,  le  bel  Hidalgo  aux  yeux  bleus  étincelants  croisa  l'empereur  Raymond  (Kopa)  dans  les  rangs  du  Stade  de  Reims.  Puis  il  fut  cornaqué  par  Lucien  Leduc,  le  mythique  entraîneur  au  crâne  chauve  de  l'AS  Monaco,  qui  conduisit  l'équipe  du  Rocher  vers  ses  premiers  grands  succès.  Sous  sa  férule,  Hidalgo  glana  deux  Coupes  de  France  et  deux  titres  de  champion  de  France,  une  unique  sélection  en  équipe  de  France,  et  il  s'imprégna  surtout  de  principes  de  jeu  qu'il  s'efforça  de  transmettre  plus  tard,  une  fois  devenu  entraîneur.

•  Faits  d'armes  Séville.  8  juillet  1982.  Un  match  ?  Non,  une  tragédie.  Schumacher  exécute  Battiston,  Marius  s'envole,  «  Gigi  »  virevolte,  mais  les  Bleus  jouent  à  11  contre  12  :  la  Mannschaft,  plus  l'arbitre.  Le  panache  inutile,  la  défaite  glorieuse,  l'injustice  éternelle,  tels  sont  les  fondements  du  romantisme  hidalguiste. 

•  Failles  et  controverses  Pourquoi  l'immaculé  Michel  s'est-il  jeté  dans  les  pattes  du  trouble  «  Nanard  »  ?  Ses  années  de  collaboration  avec  Tapie  comme  manager  général  lui  valurent  une  condamnation  dans  l'affaire  des  comptes  truqués  de  l'OM,  une  marque  d'infamie  qu'Hidalgo  n'a  jamais  digérée.

•  Honneurs  et  récompenses  Demi-finaliste  du  Mondial  1982  vainqueur  de  l'Euro  1984,  sélectionneur  des  Bleus  durant  huit  ans  (1976-1984),  il  croule  sous  les  récompenses.  Michel  Hidalgo  a  même  failli  être  ...  ministre  des  Sports.  Sollicité  par  Laurent  Fabius  en  juillet  1984,  il  a  hésité,  et  refusé.

 •  Postérité  II  reste  l'entraîneur  qui  a  fait  gagner,  enfin,  le  football  français.  Avec  lui,  les  Bleus  ont  conquis  leur  premier  titre  l'Euro  1984,  joué  en  France  quatorze  ans  avant  un  certain mondial…

La  peur  de  perdre  remplace  trop  souvent  le  désir  de  gagner.  Si  l'adversaire  est  plus  fort,  faisons  du  match  une  aventure.  Ce  n'est  rien  d’échouer,  ce  qui  est  grave,  c’est  de  ne  rien  tenter:

VERDICT  Anne  a  la  grinta,  et  ne  rechigne  pas  à  tacler,  même  à  la  carotide. 

Michel  a  la  douceur  des  bonzes  en  short  qui  transmettent  la  sagesse  d'un  simple  regard  apaisant.

 Victime  de  coups  pas  toujours  francs  et  d'attaques  parfois  sexistes,  la  maire  de  Paris  applique  la  loi  du  talion  sans  états  d'âme.

Quand  l'ex-entraîneur  des  Bleus  tendait  l'autre  joue  lorsqu'il  subissait  un  coup  bas.

 Sans  doute  Anne  Hidalgo  aurait-elle  émasculé  l'émir  du  Koweït  jaillissant  sur  la  pelouse  pour  changer  le  cours   d'un  match  ou  étranglé  le  funeste  M.  Corver  qui  enterra  les  espoirs  bleus  à  Séville.

 Mais  à  la  fin  de  l'histoire,  ce  sont  les  gentils  qui  emportent  les  cœurs.  Michel  Hidalgo  a  commencé  par  perdre  dans  l'amertume  avant  de  triompher  dans  l’allégresse.

 Son  homonyme  est-elle  partie  pour  faire  le  chemin  inverse  ?  à  la  Mairie  de  Paris,  le  coup  de  sifflet  final  est  programmé  dans  vingt  mois.

 Alors : Michel 1 -Anne O 

 

 

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