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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Mini Revue de presse semaine du 20 août au 27 août 18

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Mini Revue de presse semaine du 20 août au 27 août 18

Monique Macalou                                  Sommaire

Journal

Titre

Page

L’Opinion

Les régions trublions de l’Europe : l’Irlande du Nord, l’épine dans le pied du Brexit

2

 

Le Parisien

Les escrocs du Decathlon arrêtés après une course-poursuite

2

 

20 MINUTES

Paris : Un policier tire dans le bras d’un homme qui l'aurait menacé avec un couteau

3

 

Le Parisien

Paris : le match des trottinettes électriques

3

 

The Times Of Israël

Un entrepreneur anonyme restaure un cimetière juif délabré en Pologne

5

 

Ouest France

Cannabis. De plus en plus de jeunes enfants victimes d’intoxications accidentelles

5

 

Nouvelle République

Près d’un Poitevin sur quatre sous le seuil de pauvreté

7

 

L’Opinion

Retraites : comment l’Elysée démine

9

 

Le Point

Les petits arrangements du shérif de Saint-Barth

11

 

Ouest France

Aveyron. Un maire interdit la pétanque la nuit à cause du bruit

13

 

L’Opinion

Le gouvernement veut supprimer les exonérations de charges sociales pour les employeurs de travailleurs saisonniers

14

 

Sénat

Mission "Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales" et CAS "Développement agricole et rural"

14

 

Huffpost

Trappes : deux mortes et un blessé grave dans une attaque au couteau, l'assaillant tué

17

 

Le Point

Laurent Wauquiez fait sa rentrée politique

18

 

 

Jean-François Copé : « Laurent Wauquiez, c'est l'opportuniste systématique »

19

 

 

Le Parisien

Le téléphone fixe, c’est bientôt fini

20

 

La Croix

Il y a entre 400 et 600 migrants actuellement dans les rues de Paris »

22

 

 

La demande d’asile est en hausse de 16 % en 2018

24

 

Le Monde

Les partis politiques à la recherche d'idées nouvelles

25

 

Le Parisien

Depuis la mise à jour de cet outil lancé il y a cinq ans, le nombre d’utilisateurs explose.

26

 

 

L’opinion

Contre Macron, Wauquiez et Pécresse font chacun à leur manière

28

 

 

L’Opinion

Les régions trublions de l’Europe :

L’Irlande du Nord complique les négociations sur le Brexit entre Londres et Bruxelles. Aucune solution ne semble pouvoir remplacer l’arrangement actuel

Le gouvernement pensait l’épine nord-irlandaise réglée depuis les accords de paix du Vendredi Saint en 1998 et de Saint Andrews de 2006. Les deux camps avaient accepté de déposer les armes et leurs affrontements se limitaient souvent au moment des marches orangistes à travers les principales grandes villes de l’Ulster.

Las, le référendum du 23 juin 2016 sur le Brexit a remis cette évolution en cause. Les dirigeants britanniques ne semblaient pas avoir réfléchi au fait qu’une sortie de l’Union européenne rendrait caduque l’accord sur la frontière invisible entre la république d’Irlande et l’Irlande du Nord

LE PARISIEN

Val-d’Oise : les escrocs du Décathlon arrêtés après une course-poursuite

Les deux malfaiteurs ont heurté six voitures, dont un véhicule de police, avant d’être interpellés. Ils avaient tenté de volé pour 500 € de vêtements de sports.

L’affaire fait écho à celle du mois de juillet. Lundi, vers midi, deux individus ont tenté de payer leurs courses, d’une valeur de 500 €, avec un faux chèque au magasin Decathlon de Groslay.

 Dans leur panier, les escrocs ont tenté de voler principalement des survêtements de marque et des chaussures de sport. Grâce à une machine en caisse, le moyen de paiement est aussitôt identifié comme corrompu. Les deux hommes, âgés de 36 et 37 ans, prennent alors la fuite au volant d’une Clio 2.

Pris en chasse par les forces de l’ordre, ils refusent d’obtempérer, se lançant dans une course-poursuite dangereuse. Après avoir pris un rond-point en sens inverse et percuté un premier véhicule, les fuyards forcent le passage au feu suivant, alors que quatre voitures y sont arrêtées. Ils vont même jusqu’à foncer sur un autre véhicule de police qui leur bloque le passage un peu plus loin. Le choc frontal est violent. A tel point que les trois agents qui se trouvent à l’intérieur souffrent de douleurs aux cervicales et aux dorsales.

 « Des fraudes courantes, mais difficiles à déceler »

Finalement interpellés, les deux hommes portent sur eux d’autres faux chèques estampillés BNP Paribas et Banque populaire, ainsi qu’un passeport et un permis de conduire falsifiés. Ils sont poursuivis pour escroquerie, usage de faux documents, refus d’obtempérer et mise en danger de la vie d’autrui. Ce mardi matin, des perquisitions étaient en cours à leurs domiciles au Thillay et à Garges-lès-Gonesse.

Déjà fin juillet, des faits similaires s’étaient produits dans le même Decathlon de Groslay. Après avoir utilisé des faux chèques ou tenté de le faire, trois hommes avaient été repérés par des employés de l’enseigne avant d’être interpellés et déférés au tribunal.

 « Ce sont des fraudes courantes mais qui restent difficiles à déceler, explique le responsable du magasin. Les machines ne détectent pas tout, alors tout le monde reste vigilent. En général on finit par les repérer à cause de leur comportement suspect. »

20 MINUTES

Paris: Un policier tire dans le bras d’un homme qui l'aurait menacé avec un couteau

Un policier a sorti son arme et s’en est servi lors d’un contrôle au parc de Belleville, dans le 20e arrondissement de Paris, dimanche matin…

Des faits qui se sont déroulés lors d’un contrôle d’identité qui visait trois hommes à l’intérieur du parc, en présence d’autres fonctionnaires du commissariat du quartier. Un riverain du parc de Belleville a fait écho de trois coups de feu.

 « Il y avait une policière, debout, avec la main sur son arme, encore dans son étui. Elle a été rejointe par deux autres policiers. Il y avait un sentiment de panique », rapporte un témoin au Parisien.

Une enquête de l’IGPN ouverte

Selon les premiers éléments de l’enquête, rapportés par Le Parisien : l’un des hommes, décrit comme très agité, aurait brandi un couteau avant de tenter de frapper les policiers. Un fonctionnaire se serait défendu en faisant usage de son arme de service, à plusieurs reprises.

Les circonstances restent encore à déterminer pour comprendre comment cet homme – d’une cinquantaine d’années en situation irrégulière sur le territoire – a été touché à l’avant-bras. Une enquête de l’IGPN, la police des polices, a également été ouverte. Placé en garde en vue pour « tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique », il a été conduit à l’hôpital sans que ses jours ne soient en danger.

LE PARISIEN

Paris : le match des trottinettes électriques

Depuis cet été, deux sociétés, Bird et Lime, ont lancé un système de location de trottinettes en libre-service dans la capitale. Nous les avons testés pour vous aider à choisir…

Après les vélos en « free-floating », voici venu le tour des… Trottinettes électriques en libre-service ! Les premières sont arrivées il y a un peu plus de cinq semaines avec l’un des géants du secteur, Lime. Et plus récemment, c’est la société Bird, également américaine, qui a déployé plusieurs dizaines de trottinettes dans les rues parisiennes.

Mais en quoi consistent ces deux offres ? Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune d’entre elles ? Découvrez les résultats de notre test.

Les applications mobiles : avantage Lime

Les applications développées par Bird et Lime pour gérer la location de leurs trottinettes sont très similaires dans leur fonctionnement, qui s’inspire beaucoup d’Uber. Une fois inscrit et votre carte de crédit enregistrée, une carte apparaît indiquant les trottinettes à proximité. Léger avantage à Lime, dont l’application indique aussi le niveau de batterie des trottinettes. Bird donne également cette information sur son application mais il faut pour cela cliquer sur l’un des icônes apparaissant sur la carte. Enfin, les deux applications vous permettent, si vous avez du mal à localiser une trottinette, de la faire sonner, en déclenchant une alarme.

La tarification : léger avantage Bird

Ils sont identiques sur les deux plates-formes, soit 1 € par location, puis 15 centimes par minute. Une légère différence toutefois. Chez Bird, vous êtes débité pour chaque location, tandis que chez Lime, il faut « créditer » votre compte de 10, 20 ou 50 €. Un peu moins souple donc.

La facilité à les trouver : avantage Lime

Arrivées à Paris quelques semaines plus tôt, les trottinettes Lime semblent plus nombreuses (même si la société refuse de dire combien elle en a déployé) et donc plus faciles à trouver. Y compris en petite couronne. Il est légèrement plus difficile de trouver des trottinettes Bird, dont le déploiement se concentre pour l’instant seulement à Paris intra-muros. Cela dit, dans les deux cas, vous pouvez terminer votre trajet où vous le souhaitez, du moins aussi loin que la batterie de la trottinette vous le permettra.

Le véhicule lui-même : avantage Bird

C’est là que la différence entre les deux opérateurs est la plus marquante. Les trottinettes Lime sont plus lourdes et leur guidon vraiment très haut. Par ailleurs, les roues sont minuscules, ce qui ne rend pas la conduite facile sur des pavés, ou s’il faut passer un trottoir, même au niveau d’un passage piéton. Par ailleurs, le frein se révèle très sensible et assez brutal, ce qui rend la conduite peu agréable. On trouve en revanche sur le guidon un petit écran qui indique le niveau de batterie ainsi que la vitesse.

A l’inverse, les trottinettes Bird sont plus légères tout en ayant des roues bien plus grandes, des freins bien réglés ainsi qu’un guidon, là non plus pas ajustable mais plus bas, qui permet d’avoir un meilleur équilibre. En revanche, pas d’écran vous indiquant votre vitesse ou la charge de la batterie.

Aucune des deux trottinettes ne dispose d’un support pour smartphone, bien que ce dernier soit indispensable pendant tout le processus de location. Dommage.

 

THE TIMES OF ISRAËL

Un entrepreneur anonyme restaure un cimetière juif délabré en Pologne

Un entrepreneur anonyme restaure un cimetière juif délabré en Pologne

Le philanthrope, qui a demandé à rester anonyme, souhaite que le travail soit terminé d’ici septembre.

Il a embauché 10 ouvriers pour réparer la clôture et restaurer les pierres tombales, dont beaucoup ont été renversées. Certaines pèsent plus de 100 kilos.

 « Cet homme est un grand Polonais. Dire ‘merci’ ne suffit pas », a déclaré Dorota Wiewióra, présidente de la communauté juive de Bielsko-Biała.

L’Europe de l’Est et l’Europe centrale sont parsemées de cimetières juifs en ruines et de fosses communes non entretenues. Le mois dernier, un mémorial à la mémoire des victimes de l’Holocauste dans la ville polonaise de Plock a été retrouvé vandalisé et des croix gammées ont été peintes sur la clôture du cimetière juif. Le lendemain, les habitants de Plock se sont rassemblés pour nettoyer le cimetière, qui était également rempli d’ordures et de végétation broussailleuse.

La Fondation pour la préservation du patrimoine juif en Pologne a déclaré que de nombreux cimetières sont négligés, « sans marquage, sans clôtures et même sans pierres tombales », a rapporté Haaretz.

En décembre dernier, des cadavres juifs ont été déterrés et abandonnés par des ouvriers polonais qui ont construit une sous-station électrique, le grand rabbin du pays avait dit qu’il s’agissait d' »un scandale total ».

Plus récemment, un rabbin de Washington D.C. a déclaré qu’il avait trouvé, avec ses enfants, des déchets et des fragments d’os éparpillés sur le terrain de deux anciennes fosses communes de Juifs en Ukraine.

OUEST France

Cannabis. De plus en plus de jeunes enfants victimes d’intoxications accidentelles

Les intoxications au cannabis chez les enfants sont en hausse.

Principalement chez les moins de deux ans, ne cessent d’augmenter, alerte l’Agence du médicament.

Surtout l'été. Elles peuvent avoir des conséquences graves gravité, nécessitant des hospitalisations.

Des jeunes enfants avalant une boulette de résine de cannabis qui traîne sur la table du salon? Ce type daccident nest pas si rare. Une fillette de 10 mois a été intoxiquée par de la fumée de cannabis de ses parents à Paris, en avril dernier. Un autre de 17 mois a ingurgité un morceau de cannabis alors qu’il était gardé par son père, dimanche 5 août, à Colmar.

Une étude du réseau d’addictovigilance montre la «hausse constante, depuis 2014», du nombre de ces intoxications par ingestions accidentelles, note lAgence du médicament.

La comparaison entre les données de 2010 à 2014 (60 mois) d’une première enquête concernant les enfants et celles portant sur la période du 1er janvier 2015 au 30 septembre 2017 (33 mois) est révélatrice. Il y a «2,5 fois plus dintoxications» avec 194 cas sur 33 mois pour la seconde enquête, contre 140 cas sur 60 mois pour la précédente.

Des enfants hospitalisés

Les enfants de moins de 2 ans restent les plus concernés (le plus jeune a 7 mois, le plus âgé cinq ans). On observe aussi «deux fois plus dhospitalisations»: 120 enfants sur 140 hospitalisés (sur 60 mois) contre 140 enfants sur 194 (sur 33 mois) lors de la seconde enquête. Dix enfants ont été hospitalisés plus de 48 heures, dont un pendant onze jours.

L’Agence du médicament ANSM relève également «cinq fois plus de cas graves». Parmi les hospitalisations, le nombre de cas graves avec mise en jeu du pronostic vital, nécessitant une admission en réanimation, est passé de 9 enfants (sur 60 mois) à 27 enfants (sur 33 mois). Cependant «aucun décès n’a été rapporté».

Somnolence, dilatation des pupilles…

Les risques sont d’autant plus importants que la teneur en THC du cannabis est élevée, et cette dernière a triplé en dix ans, note l’ANSM.

Les principaux signes de l’intoxication sont une somnolence (56%), une agitation (30%), une dilatation des pupilles (27%), un relâchement musculaire appelé hypotonie (20%). Accélération du rythme cardiaque (10%), détresse respiratoire, convulsions (8%), voire coma (10%) sont en outre relevés.

En famille, pendant l’été

Ces intoxications qui surviennent le plus souvent dans un cadre familial, marquent une recrudescence en période estivale et lors des fêtes de fin d’année.

Une hausse des intoxications par ingestion accidentelle de cannabis est constatée chez les enfants dans le cadre familial pendant l'été.

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

En cas d’ingestion ou de suspicion d’ingestion de cannabis, les structures d’urgences (Samu Centres 15) doivent être immédiatement prévenues. Les services d’urgences pédiatriques doivent faire une recherche systématique de cannabis (dans les urines et/ou le sang et/ou les cheveux) en cas de signes cliniques évocateurs de cette intoxication,  

LA NOUVELLE REPUBLIQUE

Près d’un Poitevin sur quatre sous le seuil de pauvreté

Face à un taux de pauvreté élevé, Poitiers peut compter sur sa politique sociale et son tissu associatif. Les personnes âgées ne sont pas épargnées.

C’est une réalité statistique qui interpelle : 22,4 % des habitants de Poitiers vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de 1.000 euros par mois.

Un taux qui atteint 37 % dans les quartiers de Beaulieu et des Couronneries, 47 % à Bel-Air et même 51 % aux Trois-Cités. Dans le même temps, il n’est que de 15 % à Niort, 16 % à Bayonne et 17 % à La Rochelle.

« Il faut faire attention à ces chiffres froids, à ces statistiques brutes », prévient Élisabeth Chevallier-Compain, directrice de l’action sociale au centre communal d’action sociale (CCAS) de Poitiers. « Je ne nous trouve pas en situation d’urgence, ajoute sa directrice générale, Gaëlle Périgaud-Morlat. Poitiers est une ville étudiante et il faut en tenir compte. C’est aussi une ville de mixité et de solidarité ; cela fait partie de notre histoire.  “ Une pauvreté invisible et silencieuse

En première ligne, les deux responsables ne sont toutefois pas étonnées par ces chiffres de l’Insee compilés par la Gazette des communes. « Au service de la petite enfance, nous avons 50 % de familles dont le tarif horaire est inférieur à un euro ; c’est un bon indicateur », précise Gaëlle Périgaud-Morlat.

Au CCAS, elle constate aussi une « paupérisation des personnes âgées » : « C’est une tendance nationale que l’on observe depuis cinq ou six ans. Nous voyons des personnes âgées qui ne peuvent plus faire face à leurs besoins vitaux, qui renoncent à des soins ou à une place en foyer-logement parce que le reste à charge reste trop élevé. »

Cela fait partie de cette « pauvreté invisible et silencieuse » que la directrice générale observe de plus en plus : « Elle touche des gens qui n’ont pas la culture de la demande sociale mais aussi des personnes qui sont victimes de la fracture numérique. La dématérialisation et la complexité des procédures pour faire valoir ses droits peuvent être dissuasives. »

Poitiers, ville de solidarité peut compter sur un tissu associatif très développé, notamment à l’échelle des quartiers. « Nous sommes très complémentaires, nous fonctionnons en réseau, explique Régis Gruchy, délégué du Poitou au Secours catholique. Nous nous chargeons de l’accueil de jour, la Croix-Rouge de l’hébergement de nuit et de l’accueil d’urgence, le Toit du monde des migrants et des demandeurs d’asile, les Restos du cœur et la Banque alimentaire de la nourriture. »

Accès aux droits

Face à cette pauvreté devenue ordinaire, ces associations distribuent des aides financières directes, des bons alimentaires. Elles aident des personnes à gérer les priorités dans leur budget, notamment avec des factures téléphoniques qui explosent. Elles proposent aussi de plus en plus leur aide pour l’accès aux droits.

« On observe des transferts du rural vers l’urbain, à Poitiers et à Châtellerault, ajoute Régis Gruchy. Parce qu’il y a plus de services, peut-être, mais surtout parce que c’est là où il y a du travail, même précaire. »

A Poitiers, en revanche, le problème des sans-abris reste marginal. « Très peu de personnes vivent dans la rue même si on peut les voir sur le domaine public dans la journée », précise la directrice du CCAS. Sur le terrain, les associations observent un autre phénomène, plus récent et révélateur d’une extrême pauvreté : l’arrivée de migrants, sans toit, sans nourriture et sans argent.

Au cinquième rang en Nouvelle-Aquitaine

> Poitiers est la cinquième ville de plus de 20.000 habitants affichant le taux de pauvreté le plus élevé en Nouvelle-Aquitaine avec 22,41 %, derrière Cenon et Lormont en Gironde (26,9 %), Agen dans le Lot-et-Garonne (24,8 %) et Angoulême en Charente (23,3 %). La ville de Châtellerault arrive derrière

avec 20,2 %.

Dans la Vienne, ce taux moyen de pauvreté est de 13,66 %.

Il est de 14,69 % en France.

> A Poitiers, le niveau de vie médian s’établit à 1.527 euros contre 1.651 dans la Vienne et 1.697 en France. Le niveau de vie des 10 % les plus riches : 2.985 euros contre 2.824 dans la Vienne et 3.133 en France.

Le niveau de vie des 10 % les plus pauvres : 754 euros contre 918 dans la Vienne et

890 en France.

> Le taux de pauvreté retenu par le bureau d’études spécialisé dans l’analyse des données sociales, Compas, est calculé en rapportant le nombre de personnes vivant avec 60 % du revenu médian ou moins,

La Gazette des communes à l’initiative de ce comparateur des territoires rappelle que ce taux ne décrit pas une population démunie à l’extrême : « Le seuil est en effet de 1.000 euros par mois pour une personne seule, ou de 2.500 euros pour un couple avec deux adolescents. On rassemble des populations qui vivent dans le plus grand dénuement et des familles modestes dont la situation économique est très différente. »

L’OPINION

Retraites : comment l’Elysée démine

Le gouvernement tient son calendrier. Mais les embûches vont se multiplier dans les mois à venir, avec les élections européennes et syndicales dans la fonction publique.

 Et puis les partenaires sociaux s’impatientent, ils réclament du concret

Le chantier de la réforme des retraites, inscrit en bonne place dans le programme d’Emmanuel Macron, a été confié à Jean-Paul Delevoye. Le Haut-commissaire mène les concertations avec les partenaires sociaux ; entamées en avril, elles se termineront en fin d’année. A ce moment-là, il dévoilera les grandes orientations de la réforme, qui fera l’objet d’un projet de loi voté à l’été 2019. A ce stade, rien n’a filtré. A compter de septembre, les partenaires sociaux vont s’intéresser aux sujets qui fâchent : les réserves des régimes, les régimes spéciaux, l’âge de départ à la retraite.

Pour le moment, la réforme des retraites n’a pas fait trop de vagues. A part l’épisode des pensions de réversions en juin, le débat a été relativement serein. La grande réforme voulue par Emmanuel Macron est entre les mains du Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, chargé d’inventer le futur système de retraite universel, plus lisible et plus juste. Les concertations avec les partenaires sociaux vont se poursuivre jusqu’à la fin de l’année, moment où seront annoncées les grandes orientations retenues. La réforme des retraites – et son Haut-commissariat – reste bien sous la responsabilité d’Agnès Buzyn. La ministre de la Santé sera chargée de défendre le projet de loi au Parlement, au printemps 2019, jusqu’à son adoption définitive. « Le calendrier est inchangé, l’objectif reste que la loi soit adoptée à l’été 2019 », explique-t-on à l’Elysée.

Le calendrier est cependant semé d’embûches, que l’exécutif va devoir enjamber pour parvenir à ses fins. Elections syndicales dans la fonction publique en décembre 2018, élections européennes et congrès de la CGT en mai 2019, cela fait beaucoup ! « Il n’y a jamais de calendrier idéal et il y a toujours des irritants », relativise-t-on au ministère de la Santé.

L'alliance  avec  Macron  pour  les  européennes  patine  chez  les  Constructifs  La  stratégie  d'un  mouvement  central  basé  sur  un  rapprochement  avec  le  parti  d'Emmanuel  Macron  suscite  des  réserves  croissantes  au  sein  de  la  droite  constructive  et  chez  certains  amis  d'Alain Juppé.  EMMANUEL  G CENTRE  DROIT  Il  ne  faut  jamais  mettre  tous  ses  œufs  dans  le  même  panier.  En politique  comme  en  affaires,  la  prudence  est  de  mise,  surtout  lorsqu'un  associé  potentiel  s'interroge  sur  les  intentions  réelles  de  son  partenaire.  C'est  exactement  ce  qui  se  passe  dans  les  sphères  macron-compatibles,  des  Constructifs  aux  juppéiste.  À  neuf  mois  des  européennes,  certains  amis  d'Alain  Juppé  ne  peuvent  pas  encore  affirmer  avec  certitude  qu'ils  défendront  la  stratégie  d'un  «  mouvement  central»  autour  d'Emmanuel  Macron.  Cette  hypothèse  avait  pourtant  été  évoquée  par  le  maire  de  Bordeaux  dès  novembre  2017,  devant  la  presque  diplomatique.  Cette  idée  avait  été  très  bien  accueillie  par  les  fondateurs  d'  Agir,  le  mouvement  issu  du  groupe  parlementaire  Les  Constructifs,  devenu  groupe  UAI  (UDI,  Agir  et  Indépendants).  Avant  l'été,  cette  «  droite  constructive  »  (selon  une  formule  imaginée  par  Jean-Pierre  Raffarin)  semblait  toujours  déterminée  à  favoriser  une  alliance  avec  les  Macronistes  pour  les  européennes.  Selon  ce  schéma,  Fabienne  Keller,  sénatrice  du  Bas-Rhin  proche  d'Alain  Juppé,  avait  d'ailleurs  envisagé  la  constitution  d'une  liste  de  centre  droit  mais  aujourd'hui,  elle  se  montre  plus  réservée  sur  le  sujet  (lire  interview  ci-dessous).  Après  une  première  année  de  quinquennat  contrastée,  les  centristes  observent  désormais  avec  prudence  certaines  orientation;  politiques  du  chef  de  l'État.  La  fracture  persistante  sur  les  questions  territoriales  ne  les  rassure  pas.  Ce  qui  se  passe,  par  exemple,  entre  l'Élysée  et  certains  élus  de  centre  droit,  Emmanuel  Macron  et  Alain  Juppé,  lors  de  la  cérémonie  de  remise  des  prix  de  la  Fondation  Chirac au  Musée  du  quai  Branly,  à  Paris,  en  novembre  dernier.  FRANCOIS  BOJCHONILE  FIGARO  tel  le  président  des  régions  de  France  Hervé  Morin  (Les  Centristes),  n'est  pas  perçu  comme  une  marque  de  confiance.  Le  rejet  du  plan  banlieues  de  l'ex-président  de  l'UDI  Jean-Louis  Borloo  est  également  considéré  comme  un  mauvais  signal.  De leur  ôté,  certain.  juppéiste  s'interrogent  ouvertement  sur  les  intentions  réelles  d'Emmanuel  Macron  en  vue  des  européennes.  «  il faut  que  Maton  et  son  équipe  le  veuillent.  Or,  nous  n'avons  pas  été  1,pédalement  approchés  jusqu'à  présent»,  note  le  président  de  Charente-Maritime  et  président  des  départements  de  France,  Dominique  Bussereau,  lui  aussi  en  guerre  contre  la  politique  «  recentralatrice  »  du  gouvernement.  Les  Constructifs  n'ont  plus  le  sentiment  d'être  très  désirés.  Parallèlement, Emmanuel  Macron,  fragilisé  par  une  croissance  au  ralenti  et  des  perspectives  économiques  moins  favorables,  n'incite  plus  aussi  facilement  au  ralliement  sous  sa  bannière.  Les  difficultés  ne  s'arrêtent  pas  là  puisque  le  chef  de  l'État  devra  aborder  la  rentrée  avec  w1e  popularité  en  berne  et  deux  affaires  aux  conséquences  imprévisibles  (Alexandre  Benalla  et  Alex;  Kohler)  impactant  son  image  de  leader  européen.  En  août  2017,  lors  des  premières  «  Vendanges  de  Bordeaux»,  Alain  Juppé,  entouré  de  fidèles,  s'était  prononcé  pour  un  «  soutien  actif  à  l'émergence  d' UDl  nouveau  leadership  dont  la  droite  et  le  centre  »  avaient  «  un  besoin  urgent  »  Présent à  ses  côtés,  Jean-Pierre  Raffarin  avait  placé  Emmanuel  Macron  «  sous  surveillance  ».  Et  si  cc  temps  de  surveillance  semble  se  prolonger,  l'ex-soutien  de  Juppé  n'écarte  pas  l'hypothèse  d'une  candidature  autonome  de  centre  droit  aux  élections  de  2019.  Il  évoque  cette  hypothèse  dam;  Le  Monde  le  13  août,  sans  écarter  deux  autres  pi~-tes  consistant  à  s'allier  soit  avec  Macron,  soit  avec  la  droite.  Jean-Pierre  Raffarin  à  Bordeaux  en  septembre  Selon  Raffarin,  le  premier  semestre  2019  sera  le  moment  «  très  important  »  pour  Macron  de  la  «  rénovation  du  projet  européen  ».  Le  chef  de  l'État  devra  «  déployer  ses  talents»,  a  prévenu  l'ancien  premier  ministre,  avant  de  formuler  une  question  éclairante  sur  les  interrogations  juppéb1es  :  «  Quel  rôle  joue la  droite  humaniste  et  européenne,  nécessaire  pour  toute  victoire  ?  »  Pour  y  répondre,  Raffarin  rejoindra  Juppé,  le  8  septembre  à  Bordeaux.  La  deuxième  édition  des  «Vendanges»  rassemblera  d'autres  fidèles:  Valérie  Pécresse,  Fabienne  Keller,  Maël  de  Calant,  Franck  Riester  et  Virginie  Calmels.  Les  deux  conseillers  d'Edouard  Philippe,  Gilles  Boyer  et  Charles  Hufnagel,  ne  manqueront  pas  cette  occasion  de  réfléchir  aux  européennes.  Tous  pourront  profiter  des  analyses  d'un  diplomate  sur  la  situation  de  l'Europe.  Frédéric  Dahl,  directeur  général  adjoint  de  l'info,  leur  dressera  un  état  des  lieux  politique  de  la  France,  dont  les  enjeux  seront  décryptés  par  Laurent  Bigorne,  directeur  de  l'institut  Montaigne,  think-tank  libéral  spécialisé  dans  l'étude  des  politiques  publiques. 

Fabienne Keller:  «  Il  ne  serait  pas  anormal  de  voir  deux  listes  pro-européennes  » 

LE POINT

Retraites : comment l’Elysée démine

La Cour des comptes vient de publier un rapport sur la gestion de Saint-Barthélemy qui pointe quelques abus et pas mal de négligences...

Les petits arrangements du shérif de Saint-Barth

La Cour des comptes vient de publier un rapport sur la gestion de Saint-Barthélemy qui pointe quelques abus et pas mal de négligences... Par Michel Revol

Il y a quelques semaines, lors d'une réunion au siège de la collectivité de Saint-Barth, tout près du petit port de Gustavia, Bruno Magras a pris la parole pour faire part de son plaisir. L'omnipotent président de Saint-Barth, que certains surnomment « le shérif », s'est, sans surprise, félicité du rapport de la Cour des comptes portant sur sa gestion. « Il a dit que tout allait bien dans le meilleur des mondes », observe, un peu fataliste, un membre de la maigre opposition locale. Le conseil économique, social et environnemental local l'a même félicité pour sa bonne gouvernance. De fait, comme souvent, on peut ne retenir que les points positifs de ce document d'une cinquantaine de pages. Magras ne s'en est pas privé. Les magistrats parlent d'« excellents résultats », d'une politique économique et fiscale « incitative pour la création d'activités » ou encore d'une « gestion maîtrisée des services publics ». Mais, dès qu'on creuse, ça se gâte un peu.

Depuis 2007, date de son changement de statut, Saint-Barth est devenu une sorte de principauté française qui applique ses lois et ses règles fiscales (sauf en matière de droit bancaire, de sécurité, d'éducation et de quelques autres domaines régaliens). Bruno Magras, né sur l'île il y a près de 66 ans, ne s'est pas privé de tailler sur mesure une fiscalité et un système un peu opaques. L'homme, simple et courtois de prime abord, se cabre quand on s'intéresse d'un peu plus près à ses pratiques. Les magistrats de la Cour des comptes en ont fait les frais : ils voulaient contrôler la fiabilité des comptes de Saint-Barth des exercices 2007 à 2015, mais les services de la collectivité n'ont pas été capables de fournir les documents des exercices 2011 à 2015 ! Imagine-t-on une entreprise privée refusant de présenter au fisc ses documents comptables ? Comme l'écrivent les rapporteurs, sans doute un peu surpris par ce refus, l'absence de la moitié des documents comptables « nuit à la solidité de l'analyse ». Pour ce manquement assez incroyable, la collectivité de Saint-Barth recevra une amende, ce qui doit être un moindre mal pour elle...

Commandes publiques pas claires

De même, les magistrats relèvent de nombreux manques dans la présentation des annexes du budget de l'île, ainsi que l'absence d'un contrôle de gestion digne de ce nom. C'est le cas pour les services tels que la collecte des ordures ménagères ou le port de commerce, des prestations « pour lesquelles le risque de dérapage est important ». Le rapport souligne aussi que les conditions dans lesquelles Saint-Barth passe ses commandes publiques sont déficientes. En résumé, le prix est toujours un critère de choix, mais les autres éléments sur lesquels les fonctionnaires devraient s'appuyer (la qualité technique, le délai, les compétences, etc.) ne sont jamais définis de façon objective. Un manque de clarté dans les commandes publiques que les sages condamnent : « Il convient d'y mettre fin au plus tôt. »

Ils notent aussi quelques largesses dans la gestion du personnel. La collectivité a dû embaucher en nombre à partir de 2007, puisqu'elle a récupéré beaucoup de compétences de l'État (développement économique, eau, déchets, etc.). Les effectifs sont alors passés de 164 agents à 242 en 2015. Les magistrats n'émettent aucune critique, ils jugent ces embauches justifiées, mais s'inquiètent un peu du temps de travail, assez favorable. Les agents bénéficient notamment de sept jours fériés supplémentaires par rapport au régime commun de la fonction publique territoriale, ce qui porte leur temps de travail annuel à 1 540 heures, contre une durée minimale obligatoire de 1 607 heures.

Malgré ces sept jours de repos supplémentaires, l'absentéisme a bondi : il est passé de 0,28 % en 2009 à 9,46 % en 2015. En ne considérant que les maladies ordinaires, chaque agent de Saint-Barth est absent en moyenne près de trois jours chaque année pour un pépin de santé (2,7 jours exactement).

Les curiosités de l'aéroport

Les actions économiques menées par Bruno Magras sont saluées par les auteurs du rapport. Seul le petit aéroport attire quelques critiques. Celui-ci bénéficie, il est vrai, d'un statut original : il est géré en direct par la collectivité, donc par son tout-puissant président, par ailleurs ex-patron de l'une des deux compagnies aériennes de l'île (St Barth Commuter), toujours gérée en famille. L'homme, présent tous les après-midi sur le tarmac posé à flanc de colline, cigarillo au bec, décide donc avec sa majorité de la vie et de la gestion de l'aéroport. Or, les magistrats relèvent quelques curiosités. Le niveau des taxes, notamment la taxe d'atterrissage payée par chaque compagnie aérienne, est « peu élevé », ce qui explique « le niveau relativement modeste des recettes du service ». De plus, les comptes sont parcellaires. N'y figurent pas, entre autres, les charges de personnel ni celles d'investissement... Un « oubli » qui évite, selon les magistrats, de présenter les résultats réels de l'aéroport : ils sont affichés comme excédentaires, mais sont en réalité déficitaires. Les comptes de l'aéroport sont dans le rouge, mais, au moins, les compagnies aériennes ne paient pas grand-chose pour avoir le droit d'atterrir sur la petite île.

À Saint-Barth, le rapport n'a pas fait grand bruit. Magras est réélu à chaque mandat haut la main, son influence est grande, son action est saluée par les habitants et l'opposition a du mal à se faire entendre. Mais sa carrière politique pourrait toucher à sa fin. Comme si le gouvernement faisait un lien direct entre les termes « morale » et « Saint-Barth », le projet de loi constitutionnelle sur la moralisation de la vie publique contient un article ainsi libellé Nul ne peut exercer plus de trois fois consécutivement les fonctions de président du conseil territorial de Saint-Barthélemy. Si le projet est voté ces prochaines semaines, Bruno Magras, élu depuis 2007, ne pourra pas se représenter. Malgré ses succès, indéniables, et peut-être aussi à cause de ses zones d'ombre.

SUD OUEST

Aveyron. Un maire interdit la pétanque la nuit à cause du bruit

Pour lutter contre les nuisances sonores nocturnes, le maire d’un village de l’Aveyron a interdit les parties de pétanque la nuit.

 L’élu estime que le jeu de boules «occasionne des nuisances répétées telles que des boules entrechoquées, accompagnées de bruits de voix, de cris». La pratique de ce sport est donc désormais interdite entre 23h et 8h du matin.

Si, pour certains, la pétanque est synonyme de détente et de vacances, elle représente pour d’autres une source insupportable de nuisance sonore.

Ainsi, pour préserver la quiétude de son village, le maire de Decazeville (Aveyron) a interdit depuis le 31 juillet dernier les parties de pétanques nocturnes, rapporte La Dépêche du Midi.

En tant que maire, François Marty assure «quil a lieu de préserver la tranquillité et la santé publique à certaines heures de tout bruit particulièrement gênant». Sappuyant sur le Code des collectivités, le Code de la santé publique, le Code pénal et la loi du 31 décembre 1992 relative à la lutte contre le bruit, l’édile a donc pris un arrêté municipal pour faire interdire les parties de boules nocturnes.

Interdit entre 23h et 8h sauf exception

«Lactivité de loisirs par les jeux de boules occasionne des nuisances répétées telles que des boules entrechoquées, accompagnées de bruits de voix, de cris», a justifié l’élu. Larrêté, pris le 31 juillet, stipule ainsi que «sont interdits dans les lieux publics [] les bruits gênants par leur intensité, leur durée, leur caractère agressif ou répétitif et notamment ceux occasionnés par la pratique de jeux de boules en soirée».

 

Les passionnés de pétanque devront arrêter de jouer entre 23h et 8h du matin. Toutefois la municipalité se réserve le droit daccorder certaines dérogations pour «des manifestations, fêtes communales ou compétitions sportives».

L’OPINION

Le gouvernement veut supprimer les exonérations de charges sociales pour les employeurs de travailleurs saisonniers

Le gouvernement veut supprimer les exonérations de charges sociales pour les employeurs de travailleurs saisonniers.

Christiane Lambert ne décolère pas. « Nous avons été très surpris de découvrir que dans le Projet de loi de finances (PLF) figure une disposition prévoyant la suppression de l’exonération des charges sociales sur les travailleurs saisonniers, dont l’application est prévue en janvier 2019 » explique-t-elle. La présidente de la FNSEA entend mobiliser ses troupes dans la semaine du 5 septembre. « Il y a 930 00 contrats saisonniers signés chaque année, cela représenterait un coût supplémentaire de 177 millions d’euros », détaille Christiane Lambert

SENAT

Mission "Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales" et CAS "Développement agricole et rural"

ANNEXE N°2. PRÉCISIONS SUR LES ALLÈGEMENTS DE COTISATIONS SOCIALES POUR L'AGRICULTURE

Le secteur agricole, comme les autres secteurs de l'économie, se voit appliquer des dispositifs généraux d'exonération de cotisations sociales patronales, qui ont été renforcés dans le cadre du « Pacte de responsabilité et de solidarité ».

En outre, les employeurs agricoles bénéficient de dispositifs d'exonération spécifiques à l'agriculture qui soutiennent l'emploi des filières agricoles.

Ce soutien concerne particulièrement les activités fortement utilisatrices de main d'œuvre saisonnière telles que la viticulture, l'arboriculture et l'horticulture.

Pour venir en aide aux agriculteurs touchés par des crises des mesures de réduction des cotisations personnelles ont été mises en œuvre fin 2015 et début 2016 pour l'ensemble des agriculteurs. Enfin, en vue de favoriser l'installation de jeunes chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole, ceux-ci bénéficient du dispositif de droit commun qui consiste en l'exonération partielle et dégressive des cotisations sociales pendant cinq ans.

Aperçus des avantages sociaux au bénéfice de l'agriculture

I. Dispositifs généraux d'allégement de cotisations sociales

Le secteur agricole bénéficie des mesures générales d'allégement de charges sociales. La compensation financière de ces exonérations n'est pas assurée par le budget du ministère de l'agriculture, mais par des affectations de taxes aux régimes de sécurité sociale.

Ces allègements datent de 2003 avec la mise en œuvre de la réduction dite « Fillon ». Ils ont été renforcés par le pacte de responsabilité et de solidarité qui comprend une série de mesures, notamment :

- une réduction du taux de la cotisation famille de 1,8 point pour les salaires compris jusqu'à 1,6 SMIC à effet 2015, puis pour les salaires jusqu'à 3,5 SMIC à compter du 1er avril 2016 ;

- un renforcement des allégements généraux sur les bas salaires, depuis le 1er janvier 2015, par une exonération totale des cotisations patronales de sécurité sociale (hors chômage) au niveau du SMIC, puis dégressive jusqu'à 1,6 SMIC.

Ces allègements sont estimés à 1 339 millions d'euros en 2018 contre 1 314 millions d'euros en 2017 (+1,9 %).

II. Dispositif spécifique d'exonérations de cotisations patronales pour l'emploi de travailleurs occasionnels et de demandeurs d'emploi (TO-DE) en agriculture

2.1 - Historique du dispositif

L'exonération en faveur des travailleurs saisonniers est un dispositif qui date de 1985 et qui a été modifié à multiples reprises. Avant 2010, le dispositif était caractérisé par des taux réduits de cotisations différenciés par filière.

Les dernières réformes de ce dispositif sont :

- la réforme de 2010 qui a mis en place une mesure d'exonération dégressive, applicable à l'ensemble du secteur de la production agricole. Le dispositif en vigueur jusqu'à fin 2012 exonérait intégralement les cotisations des salaires bruts allant jusqu'à 2,5 SMIC, l'exonération était ensuite dégressive jusqu'à 3 SMIC. La rénovation du dispositif s'est accompagnée, par ailleurs, d'une mise en conformité des modalités de compensation financière par l'État du dispositif avec le droit commun des mesures d'exonérations ciblées, lequel prévoit une compensation intégrale par crédits budgétaires ministériels;

- la réforme de 2013 qui a supprimé l'exonération de la cotisation accidents du travail et ciblé le dispositif sur les bas salaires en modifiant le point de sortie du dispositif et la pente de dégressivité : les exonérations sont centrées sur les salaires n'excédant pas 1,5 SMIC ; l'exonération est entière pour les rémunérations allant jusqu'à 1,25 SMIC, puis dégressive au-delà ;- enfin, la loi de finances pour 2015 a exclu les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers (ETARF) du champ d'application du dispositif d'exonération. Cette exclusion a été motivée par la compensation offerte par le CICE dont bénéficient les ETARF depuis 2013 pour 39 millions d'euros, et par les mesures générales d'allégement de charges sociales renforcées par le Pacte de responsabilité et de solidarité, dont elles bénéficient depuis 2015 pour 13 millions d'euros.

2.3 - Évaluation du coût des exonérations de charges patronales en faveur de l'emploi de travailleurs saisonniers. Les données qui suivent sont présentées en année de facturation et non en année civile (l'année 2016 de facturation correspond aux périodes d'activité du dernier trimestre 2015 et des 3 premiers trimestres 2016).

En 2016, 71 300 établissements ont eu recours à 904 000 contrats TO-DE pour 148 millions d'heures et une masse salariale de 1,6 milliard d'euros.

90 % des contrats saisonniers concernent les filières « viticulture », « arboriculture » et « horticulture ».

La facturation 2016 du dispositif TO-DE, établie par la Caisse centrale de mutualité sociale agricole en février 2017, s'élève à 470,4 millions d'euros contre 495,4 millions d'euros en 2015.

La baisse du coût est liée à deux facteurs essentiels : des volumes de récoltes en baisse, notamment en arboriculture et viticulture, et le retard des vendanges dans les vignobles septentrionaux provoquant un décalage de l'emploi saisonnier de septembre à octobre (compte tenu du décalage d'un trimestre entre la période d'emploi et la période d'émission des cotisations, ce retard occasionne un déport de facturation sur 2017). Le dispositif est, par nature, extrêmement sensible aux aléas climatiques et l'année 2016 le confirme une nouvelle fois.

Établie avec l'hypothèse d'un cycle végétatif habituel, la prévision de dépense au titre de 2018 s'élève à 480 millions d'euros(*).

Les moindres recettes de cotisations correspondant aux exonérations sont intégralement compensées par l'État sur les crédits budgétaires du programme 149 (action 25 - Protection sociale) de la mission AAFAR du budget du ministère de l'agriculture et l'agroalimentaire (MAA). Le report de charges constaté au 31/12/2016 au titre des exonérations de cotisations s'élève à 79,4 millions d'euros dont 79,1 millions d'euros pour TO-DE et 0,3 million d'euros pour les contrats vendanges (dispositif supprimé en 2015).

III. Les mesures de réduction des cotisations personnelles des exploitants agricoles

Depuis 2015, dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité, les exploitants agricoles dont les revenus sont inférieurs à 55 000 euros par an bénéficient d'un taux réduit de cotisations familiales. Le taux est diminué de 5,25 % à 2,15 % (3,1 points en moins) pour les revenus inférieurs à 43 000 euros ;

Les exploitants aux revenus les plus modestes ont vu baisser leurs cotisations avec la réduction de la cotisation minimale maladie en 2015, puis sa suppression en 2016.

En 2016 et 2017, tous les exploitants ont bénéficié d'une diminution de sept points du taux de la cotisation d'assurance maladie (de 10,04 % à 3,04 %).pour une charge budgétaire de 480 millions d'euros.

IV. Le contrat emploi-formation agricole (article L. 718-3 CRPM)

Il peut être conclu un contrat emploi-formation agricole en alternance ouvrant droit aux mêmes exonérations que le contrat de professionnalisation. Ce contrat, d'une durée maximale de 18 mois compte tenu d'une possibilité de renouvellement, s'adresse aux salariés pour lesquels un CDD peut être conclu pour assurer un complément de formation professionnelle ainsi que, s'ils ont besoin d'un complément de formation, aux demandeurs d'emploi de longue durée, aux anciens stagiaires de la formation professionnelle agricole et aux bénéficiaires du RSA. Les coûts relatifs aux périodes de formation sont pris en charge au titre du congé individuel formation-CDD. Le coût du dispositif est non significatif.

HUFFPOST

Trappes : deux mortes et un blessé grave dans une attaque au couteau, l'assaillant tué

Daech a revendiqué cette attaque menée par un "déséquilibré", selon Gérard Collomb.

 Un homme ayant des "problèmes psychiatriques importants" a tué ce jeudi 23 août au matin deux membres de sa famille et blessé grièvement une autre personne à Trappes (Yvelines) avant d'être abattu par la police, un acte revendiqué par Daech mais dont les autorités tentaient de déterminer s'il était bien terroriste.

L'assaillant âgé de 36 ans a tué sa sœur et sa mère à coups de couteau, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Une troisième personne, gravement blessée, se trouvait entre la vie et la mort et a été héliportée pour être hospitalisée

Appelés sur place, les forces de l'ordre ont vu à leur arrivée "deux personnes gisant au sol", a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, arrivé à Trappes peu après le dénouement de l'attaque.

L'assaillant s'était retranché dans un pavillon où "il a tué sa mère" avant d'en sortir "avec un couteau" et de "continuer à avancer malgré les sommations" des policiers, qui ont donc tiré" et l'ont abattu, a ajouté Gérard Collomb.

Il avait "un problème psychiatrique qui apparaît important", et s'il était "fiché" pour avoir fait "l'apologie du terrorisme" en 2016, il présentait davantage le profil d'un "déséquilibré" que de quelqu'un "d'engagé" pouvant répondre aux "ordres et consignes" d'une "organisation terroriste, et de Daech en particulier", a ajouté le ministre.

https://youtu.be/YygMiBTmYhk

L'attaque avait pourtant été rapidement revendiquée par Daech, qui a affirmé via son organe de propagande que l'assaillant avait répondu aux "appels à cibler des ressortissants des pays de la coalition" militaire menée par les États-Unis qui combat Daech en Irak et en Syrie, et dont fait partie la France.

 

Si l'organisation terroriste a longtemps eu la réputation de ne revendiquer que des attentats qu'il avait organisés ou inspirés, sa fiabilité été mise en doute par des officiels et experts ces derniers mois après plusieurs revendications douteuses.

"Un mec qui a pété les plombs"

Pour l'instant, le parquet de Paris "n'a pas retenu la qualification terroriste", a précisé Gérard Collomb. "On en saura plus quand on aura pu examiner son téléphone, son appartement etc., de manière à voir la nature du conflit qui pouvait exister au sein de la famille et ce que pouvaient contenir ces documents".

Dans le quartier en partie bouclé par la police, les témoignages recueillis par l'AFP semblaient renforcer l'hypothèse d'un différend familial. Selon plusieurs riverains, l'assaillant était séparé de sa femme et n'avait pas vu ses enfants depuis longtemps.

Pascal, 59 ans, qui habite dans un immeuble voisin, était à quelques centaines de mètres lors de l'intervention des policiers, qui "n'ont tiré qu'un seul coup de feu".

Il dit connaître bien l’assaillant : "Je prenais souvent le café avec lui, ça faisait un mois que je ne l’avais pas vu". "On parle de terrorisme mais ce n’est pas un terroriste c'est un mec qui a pété les plombs", a-t-il estimé en se disant "dégouté que les gens disent n'importe quoi".

"Apparemment, c'est un drame familial, ça n'a rien a voir avec la religion", abondait Adama, un éducateur technique spécialisé de 34 ans qui vit dans le quartier et dit avoir été à l'école avec l'assaillant.

"Il était séparé, il vivait chez sa mère ici dans une petite maisonnette, il était chauffeur de bus. C'était quelqu'un de super gentil, super ouvert, une personne très bien même si c'était un petit nerveux", a-t-il ajouté.

Cette attaque intervient alors que la France vit depuis 2015 sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats jihadistes sans précédent qui ont tu 246 personnes. Le dernier a succombé à une attaque au couteau menée par Khamzat Azimov, un assaillant de 20 ans abattu par la police, dans le quartier de l'Opéra à Paris le 12 mai dernier.

Située à 30 km à l'ouest de Paris, Trappes est une ville pauvre au milieu du riche département des Yvelines. Le taux de chômage y approche les 20%, et la ville de 30.000 habitants a vu une cinquantaine des siens partir combattre en Irak et en Syrie depuis 2013, selon une source antiterroriste.

Le gouvernement a placé la ville sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

LE POINT

Laurent Wauquiez fait sa rentrée politique

Le patron du parti Les Républicains fait ce dimanche l'ascension du mont Mézenc, entre la Haute-Loire et l'Ardèche. Un rendez-vous annuel depuis 2012

Le patron du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, effectue ce dimanche 26 août sa rentrée politique lors de l'ascension du mont Mézenc, entre la Haute-Loire et l'Ardèche, un rendez-vous annuel depuis 2012. Le président d'Auvergne-Rhône-Alpes devrait contenter une partie de ses soutiens qui le jugent trop peu visible depuis son élection à la tête du parti en augmentant sa présence dans les médias. Il se rendra par ailleurs du 7 au 14 septembre en Nouvelle-Calédonie, en vue du référendum sur l'indépendance, et effectuera de nombreux déplacements dans les fédérations LR, qui éliront leurs dirigeants les 13 et 14 octobre.

Plusieurs dossiers internes attendent le président de LR : le « shadow cabinet » maintes fois repoussé, qui devrait consister à attribuer des missions thématiques à des parlementaires ou à des élus n'ayant pas de poste au sein de la direction, ou encore l'élection du président des Jeunes Républicains, prévue à la mi-octobre, mais non confirmée à ce stade. Selon Le Journal du dimanche, le cabinet fantôme sobrement rebaptisé « équipe thématique » comprendra une trentaine de personnes et sera dévoilé en septembre.

Les européennes dans le viseur

Mais le dossier principal sera assurément la composition de la liste pour les élections européennes de 2019. Pour la conduire, circule notamment le nom de l'ancien ministre délégué aux Affaires européennes Jean Leonetti, nommé vice-président délégué du parti après le limogeage de Virginie Calmels.

La mainmise de Laurent Wauquiez sur le parti devrait par ailleurs s'accentuer avec le renouvellement automnal des présidents de fédération, avec comme tête d'affiche le duel entre le maire de Nice Christian Estrosi et le député Éric Ciotti dans les Alpes-Maritimes. Christian Estrosi n'a pas encore indiqué s'il comptait briguer un nouveau mandat à la tête de la « fédé » pour laquelle son rival Éric Ciotti a déjà officialisé sa candidature. Le maire de Nice sera présent vendredi en Corrèze au rassemblement de Mme Pécresse, qui assistera en retour à la rentrée de M. Estrosi le 7 septembre.

Jean-François Copé : « Laurent Wauquiez, c'est l'opportuniste systématique »

ENTRETIEN. Convaincu par la première année d'Emmanuel Macron, l'ex-ministre s'inquiète de la suite des événements. Et torpille le président des Républicains.

On le dit probable candidat de la droite à la Mairie de Paris en 2020. Il n'en est rien. Jean-François Copé n'a guère envie de se mêler « aux crocodiles », comme il les appelle, de la politique parisienne. Non, l'ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy se consacre à son mandat d'édile de Meaux. La politique nationale ? Il la scrute, encore et toujours, et particulièrement les nouveaux acteurs. La première année du quinquennat d'Emmanuel Macron l'a convaincu, mais il a des réserves, sur l'abandon des maires ou le manque de politique dans les quartiers, notamment. À ses yeux, « le nouveau monde » pèche par « arrogance », mais c'est à destination de Laurent Wauquiez – qui fait sa rentrée politique dimanche au mont Mézenc – qu'il décoche ses flèches les plus empoisonnées. Il reproche au président des Républicains un « flirt ostentatoire » avec le Rassemblement national. Entretien avec un Jean-François Copé... décomplexé.

Jean-François Copé : Oui, plutôt. La première année du quinquennat a porté des réformes que la droite aurait dû faire lorsqu'elle était au pouvoir. Je pense aux réformes du Code du travail, du droit d'asile et de la SNCF qui sont de bonnes décisions. Néanmoins, j'ai un regret et trois inquiétudes. D'abord, je crois qu'il ne fallait pas se contenter d'une ordonnance sur le Code du travail mais en adopter une quinzaine qui traitent immédiatement des questions sécuritaires, du social et des finances publiques. Ce qui n'a pas été fait dans les trois premiers mois sera de plus en plus difficile à faire au fur et à mesure du quinquennat. Quant aux inquiétudes, je suis sévère sur la façon dont les maires sont politiquement méprisés et financièrement asphyxiés. Ils tiennent nos territoires à bout de bras ! Cela aura des conséquences sur l'éloignement entre le pouvoir parisien et le reste du pays. Ma deuxième critique concerne l'abandon total de toute action en faveur des quartiers difficiles. Le gouvernement ne peut pas s'inquiéter toute la journée de la délinquance, de la montée de l'islamisme radical, voire du risque terroriste, et ne pas voir que l'essentiel des problèmes vient de ces quartiers délaissés. Mon troisième sujet de préoccupation, c'est le manque de fermeté sur les questions régaliennes. Emmanuel Macron doit faire beaucoup plus et plus fort sur la justice et la laïcité.

Si sa première année s'est plutôt bien déroulée, il y a eu quelques accrocs plus personnels, tels que le cas Benalla. Quel regard portez-vous sur cette affaire ? Est-ce un scandale d'État ?

Non, mais elle a illustré une grande légèreté dans le fonctionnement élyséen qui nécessite d'être repris en main très rapidement. L'opposition a joué son rôle en s'engouffrant dans la brèche. C'est de bonne guerre. Les observateurs, en revanche, ont manqué de recul. Les institutions n'ont pas été fragilisées ou menacées par cette affaire. Certains en ont vraiment trop fait.

LE PARISIEN

L’opérateur historique va arrêter de commercialiser des abonnements au téléphone fixe en novembre. Dans quelques années, il faudra forcément avoir une box chez soi pour continuer à appeler avec son combiné.

15 novembre 2018. Retenez bien cette date. Cent trente-neuf ans après avoir créé le premier réseau téléphonique à Paris, la France va commencer ce jour-là à mettre fin au téléphone fixe.

Les jours du combiné à l’ancienne, que l’on relie directement à une prise T, sans box, sont comptés.

Si vous faites partie des 9,4 millions sur les 20 millions d’utilisateurs du fixe, à posséder encore une ligne sans accès Internet, ne paniquez pas, vous avez un peu de temps devant vous. Le téléphone ne vous sera pas coupé brusquement cet automne. L’extinction du « réseau téléphonique commuté » (RTC), support des services de téléphonie traditionnelle, décidée par l’opérateur historique Orange - anciennement France Télécom, s’étalera sur plusieurs années.

Première étape, dans trois mois, avec l’arrêt de sa commercialisation. Les nouveaux clients d’Orange ou ceux qui déménagent, ne pourront plus demander l’installation d’une ligne téléphonique classique chez eux. Ils devront opter pour une offre comportant une « box ».

Un test grandeur nature en Bretagne

Pas question de rater cette étape cruciale. Pour mettre toutes les chances de son côté, l’opérateur mène depuis février un test grandeur nature dans 14 communes du Finistère (Bénodet, Concarneau, Fouesnant…), une zone « représentative de l’ensemble des clients ». Particuliers et professionnels qui veulent ouvrir une ligne se voient uniquement proposer des offres « box ». « L’opération est un succès, affirme-t-on chez Orange. On n’observe pas de réticence sur ce type de technologie, ni d’inquiétude sur l’installation. C’est à partir de 2023 que l’opérateur commencera à couper le réseau, « plaque par plaque », comme disent les spécialistes de la téléphonie, soit groupe de communes par groupe de communes. En clair, les clients devront s’équiper, à leur tour, d’une box. « Il y aura des équipements simplifiés pour les personnes âgées », rassure Laurent Benatar, directeur du Système d’information chez Orange.

 « Ces équipements arrivent en fin de vie »

Certes, les Français, agacés par le démarchage téléphonique et séduits par le smartphone, délaissent de plus en plus le téléphone fixe. Depuis 2012, son utilisation a été divisée par deux. Mais cette annonce, faite il y a deux ans sans tambour ni trompette, n’en reste pas moins un événement dans l’histoire des télécommunications.

Mais pourquoi diable, feu les PTT, souhaitent-ils mettre fin à notre bon vieux téléphone fixe ? « Vous vous souvenez des opératrices ? Elles ont été remplacées dans les années 70 par des commutateurs. Mais cette technologie installée il y a 40 ans est devenue obsolète. Ces équipements arrivent en fin de vie », explique Michel Combot, directeur général de la Fédération française des Télécoms, le lobby du secteur. L’opérateur Orange a de plus en plus de mal à se fournir en pièces de rechange en cas de panne.

Mais que les usagers se rassurent : le service universel de téléphone fixe ne va pas disparaître. « L’État est le garant de ce service afin que chaque Français ait accès à un service téléphonique de qualité à un prix raisonnable, assure Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie. Néanmoins, rien n’oblige à ce que ce service utilise la technologie RTC, Orange est libre d’utiliser la technologie de son choix.

Il fut un temps où le téléphone fixe passait par les opératrices. /Rue des Archives/AGIP

La fin d’un monde. Mais, peut-être, aussi, une opportunité à saisir, dans une France, marquée par une « fracture numérique », un éloignement des zones rurales des nouvelles technologies. « Puisque l’on va équiper beaucoup de gens en box, profitons-en, aussi, pour leur apporter de l’Internet haut débit à bas prix ! » lance ainsi Bernard Dupré, président de l’Association française des utilisateurs des télécommunications (Afutt).

70 % des entreprises encore équipées en RTC

Les entreprises vont, elles aussi, devoir tourner la page. Fax, systèmes d’alarme, terminal de paiement, ascenseur… « 70 % des entreprises sont encore équipées en RTC, au moins pour une partie de leurs installations téléphoniques », explique Arnaud Bouvier, directeur commercial de Gigaset France, le plus gros fabricant de combinés en France.

Les investissements pour mettre à jour les professionnels s’annoncent donc conséquents. Autre inquiétude : les délais. « Il faut qu’il y ait une bonne communication pour que les professionnels puissent anticiper le changement. Sans quoi il risque d’y avoir des retards de livraison ou des ruptures de stock, comme lors du passage à la TNT », prévient Nicolas Baudoux, à la tête d’une société d’informatique qui équipe de plus en plus d’entreprises de la métropole lilloise en téléphonie via Internet. « Les grosses entreprises, qui commandent un volume de matériel plus important, seront privilégiées. Aux dépens des PME ou des TPE. »

Le gouvernement est bien conscient du risque de pagaille. « Nous veillons attentivement à ce que la transition soit préparée efficacement par les opérateurs et soit respectueuse des intérêts des utilisateurs, insiste Delphine Gény-Stephann. Des opérations de communication ciblées auprès des abonnés seront organisées. Des délais et des solutions seront proposés à tous. »

LA CROIX

Il y a entre 400 et 600 migrants actuellement dans les rues de Paris »

Moins visibles au nord de Paris depuis les dernières grandes évacuations, les migrants sont pourtant toujours là. Selon Patrick Vieillescaze, chef de cabinet du préfet de région Île-de-France, plus de 3 500 personnes ont pourtant été mises à l’abri depuis début juillet.

La Croix: Actuellement, combien de migrants la préfecture comptabilise-t-elle dans les rues du nord de Paris?

Patrick Vieillescaze: Je dirais quil y a entre 400 et 600 migrants actuellement dans les rues de Paris, ça varie un peu selon les semaines. Selon le dernier recensement, qui est effectué par France Terre d’Asile selon une méthodologie que nous considérons comme robuste, on en comptait à la mi-août un petit peu plus. Notamment 611 migrants dans le Nord parisien, où la plupart des personnes se regroupent dans un espace compris entre la porte de Clignancourt et la porte de la Villette côté Paris et un peu au-delà du périphérique côté Saint-Denis et Aubervilliers.

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Depuis les grandes évacuations de fin mai au Millénaire et début juin à Jaurès-Poissonniers, l’État a-t-il procédé à de nouvelles évacuations plus petites?

P. V. : Lors dernières grandes évacuations, nous avions pris en charge à peu près 2 000 personnes. Nous avons intensifié nos interventions, avec la Mairie de Paris et France Terre d’Asile, en lien avec la préfecture de police. Depuis début juillet, nous intervenons au minimum deux fois par semaine.

D’abord, des travailleurs sociaux vont à la rencontre des migrants lors de maraudes et ils leur proposent un hébergement. Dans ce cadre, entre 150 et 250 personnes montent dans des bus chaque semaine. Je précise que, même si des policiers sont dans le secteur, cette prise en charge se fait sur la base du volontariat: les gens disent oui ou non, on ne les oblige pas.

En parallèle de ces maraudes, une personne qui relève de l’asile peut aussi se présenter dans trois centres d’accueil de jour, dont l’un est dédié aux familles et aux femmes seules. Chaque jour, 50 personnes montent dans une navette depuis les centres de jour.

Au total, en juillet, 1 658 hommes et 311 personnes vulnérables, c’est-à-dire des familles ou des femmes seules, ont été pris en charge. Et, en août, rien qu’au milieu du mois, 1 357 hommes et 223 personnes vulnérables l’ont été.

Que deviennent ensuite ces personnes?

P. V. : Les personnes qui sont prises en charge vont dans un des cinq Centres d’accueil et d’examen des situations administratives (CAES) que nous avons ouverts depuis un an en Île-de-France, ou dans un hébergement provisoire de type gymnase en attendant de pouvoir y accéder. Là, elles reçoivent les mêmes prestations que dans l’ancien Centre de premier accueil (CPA) de la Chapelle, qui a fermé le 31 mars. Mais nous avons 744 places qui sont quasiment occupées à 100 %, alors que le CPA n’en avait que 400.

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Globalement, il y a d’abord une mise à l’abri inconditionnelle, c’est-à-dire qu’on ne vous demande pas vos papiers pour y accéder. La personne peut se laver, accéder aux soins et être hébergée. Ensuite, on va examiner sa situation administrative et elle va pouvoir enclencher une demande d’asile si elle le souhaite.

Si elle est éligible, au bout de dix jours maximums, elle est orientée vers un hébergement dans le dispositif national d’accueil. Si elle n’est pas éligible ou qu’elle ne veut pas demander l’asile, la prise en charge s’arrête et on l’oriente alors vers les dispositifs d’hébergement de droit commun.

Au total, si on prend la cohorte de juillet, la fin de prise en charge concerne autour de 20 % du public accueilli en CAES. Ça veut dire que le reste a été orienté vers un hébergement dédié aux demandeurs d’asile sur le territoire national.

Les personnes passées par les CAES peuvent-elles être expulsées si elles ne sont pas éligibles à l’asile?

P. V. : Il n’y a pas d’expulsion ou de placement en rétention, ni depuis les CAES ni dans le cadre des maraudes. Il ne peut pas y en avoir. En revanche, nos CAES se trouvent à proximité d’un guichet de préfecture où les personnes peuvent être convoquées et recevoir une Obligation de quitter le territoire, si elles sont déboutées par exemple. Mais dans le nord-est parisien, où la majorité des migrants sont issus du Soudan ou de l’Afghanistan, deux pays dont les ressortissants bénéficient d’un taux de protection relativement élevé, je dirais que ça arrive relativement peu.

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Pourtant, on voit bien que de très nombreux migrants souhaitent demander l’asile mais ne sont pas pour autant pris en charge…

P. V. : Tout demandeur d’asile qui se rend au guichet unique puis en préfecture puis à l’Office français de l’immigration et de l’intégration a le droit de bénéficier des conditions matérielles de l’accueil dès lors qu’il y est éligible, à savoir un hébergement dans le dispositif national d’accueil et l’ADA (Allocation du demandeur d’asile). Mais il peut perdre ce bénéfice s’il quitte l’hébergement désigné par l’Offi, qui peut être proposé partout sur le territoire. Il faut savoir que l’Île-de-France représente 40 % de la demande d’asile mais qu’il n’est pas possible de proposer à toutes les demandeuses et tous les demandeurs d’asile franciliens un hébergement dans la région.

Enfin, il y a la question des dublinés, qui conformément au règlement européen, relèvent d’un autre pays Schengen pour leur demande d’asile. On leur indique qu’on peut les accueillir dans un des dispositifs dédiés à leur hébergement mais qu’une procédure de réadmission est engagée à leur encontre. Beaucoup choisissent de ne pas aller dans ces hébergements…

La demande d’asile est en hausse de 16 % en 2018

Plus de 60 000 demandes d’asile ont été déposées en France entre janvier et fin juillet, soit une hausse de 16 % par rapport à la même période en 2017, d’après l’Ofpra. Cette augmentation s’expliquerait par l’accélération des délais de traitement des préfectures.

Les demandes d’asile sont plus nombreuses cette année par rapport à 2017. Un peu plus de 60 000 dossiers ont été déposés en France entre janvier et fin juillet, d’après l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Des chiffres qui révèlent une hausse de 16 % des demandes d’asile par rapport à la même période en 2017.

Une accélération des délais de traitement

« C’est une hausse soutenue mais comparable à celle de ces dernières années », a affirmé à l’AFP Pascal Brice, le directeur général de l’Ofpra. En 2017, la demande d’asile avait déjà augmenté de 17,5 %, avec pour la première fois un peu plus de 100 000 dossiers déposés.

La hausse de 2018 s’explique notamment « par une accélération des délais de traitement dans les préfectures », qui déstockent les dossiers en attente, entraînant une saisine de l’Ofpra sans doute « un peu surestimée », a-t-il ajouté.

La préfecture est la première étape de la procédure d’asile, avec la vérification que le demandeur n’est pas déjà enregistré dans un autre pays européen. Emmanuel Macron a fixé pour objectif de ramener à six mois la durée totale de traitement des demandes d’asile.

Les pays d’origine des demandeurs

Le premier pays d’origine des demandeurs a été l’Afghanistan avec 6 000 demandes environ, mineurs compris, dans le sillage des années précédentes. Certains sont des déboutés de l’asile par l’Allemagne et d’autres pays d’Europe du Nord, qui tentent leur chance en France, où les Afghans ont 80 % de chances d’obtenir la protection de l’Ofpra.

En tête du classement l’an dernier, l’Albanie n’est plus que deuxième avec 3 800 personnes. Et ce, en raison des efforts engagés par le ministère de l’intérieur pour faire baisser la demande albanaise assimilée à une immigration irrégulière.

Vient ensuite la Géorgie (3 800 demandes), même si les chances d’obtenir l’asile en France sont faibles pour ces ressortissants. En mai, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb s’était inquiété d’une « explosion » de la demande d’asile géorgienne. Une hausse qu’il a attribuée à la mesure de l’Union européenne permettant aux Géorgiens de séjourner en Europe – à l’exception de l’Irlande et du Royaume-Uni – moins de 90 jours, sans avoir besoin de visa.

Les ressortissants de Côte d’Ivoire et de Guinée ont déposé 2 800 demandes d’asile l’an dernier, suivis du Soudan (2 600).

Les missions de l’Ofpra

La Syrie arrive en 9e position avec 2 000 demandes, essentiellement des réfugiés que la France va chercher directement au Proche-Orient (Jordanie, Liban, Turquie) par le biais de missions de l’Ofpra.

L’Ofpra a par ailleurs mené cinq missions depuis juin dans des ports méditerranéens pour entendre les réfugiés à bord de navires comme l’Aquarius que l’Italie avait refusé de laisser accoster, dans le cadre d’une répartition qui préfigure, selon le directeur de l’Ofpra, un système européen « digne, solidaire et efficace » d’accueil des réfugiés.

La Croix (Avec AFP)

 LE MONDE

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Le Parisien

Depuis la mise à jour de cet outil lancé il y a cinq ans, le nombre d’utilisateurs explose.

25 000 signalements sont faits chaque mois. Et des villes américaines seraient intéressées pour s’en inspirer.

Elle a fait l’objet de nombreuses critiques. Mais depuis sa mise à jour cette année, elle est beaucoup plus efficace, promet la Ville.

 Et aussi... beaucoup plus utilisée. Dans la capitale, la mairie a fait de l’application Dans ma rue, lancée il y a 5 ans, l’un des instruments phares de sa politique de propreté.

Chaque mois, 25 000 messages sont envoyés par les Parisiens sur cette application numérique, disponible gratuitement, et qui permet à tout un chacun de signaler les « anomalies » repérées sur la voie publique : graffiti, déchets, rats, crottes de chiens ou objets abandonnés…. En quelques clics, avec une photo prise depuis son téléphone, l’utilisateur envoie à la Ville le problème qu’il a repéré. La déclaration se fait de façon anonyme ou en créant un compte – ce qui permet alors d’avoir un suivi de ses signalements. A charge pour les agents municipaux d’intervenir ensuite sur le terrain.

« L’application a été mise à jour il y a quelques mois, depuis les participations explosent », souligne Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris en charge du Budget. En 2017, les agents ne recevaient « que » 8 000 demandes par mois.

85 % des anomalies traitées rapidement selon la mairie

 « Sur les six premiers mois de 2018, un peu plus de la moitié (53%) des anomalies signalées concernent la propreté. Les graffitis arrivent ensuite avec près de 16% des déclarations », détaille Emmanuel Grégoire. Suivent les objets abandonnés, les animaux errants ou les rats, et les nids de poule... 85% ont fait l’objet « d’un traitement immédiat ou quasi », avance Emmanuel Grégoire.

Pour rendre plus efficace les actions déclenchées sur le terrain, les procédures ont été revues. Les agents municipaux eux-mêmes s’en servent comme d’un outil de travail. « Ils utilisent de plus en plus l’application pour faire remonter les incidents », précise l’adjoint.

Et la démarche semble faire ses preuves... bien au-delà du périphérique. Ces derniers mois, d’autres villes auraient manifesté leur intérêt pour cet outil technologique, développé en interne par la Ville. Aux Etats-Unis, la ville de Baltimore y regarderait de plus près. Cet été, Emmanuel Grégoire l’a également vanté... à Los Angeles.

Et bientôt les problèmes dans les piscines

 « Elle s’est montrée très intéressée », souligne l’élu, qui n’en attend toutefois aucun retour financier. « Comme la majorité des services numériques de la ville, l’application est développée en open source et peut donc être utilisée gratuitement par toute collectivité. »

Dans ma rue est aussi amenée à évoluer. Depuis quelques semaines, les Parisiens peuvent y signaler des problèmes relevés dans les piscines. Une phase de test, avant une éventuelle extension à d’autres équipements publics (gymnases, bibliothèques...).

La ville pourrait aussi, à l’automne, y ajouter la déclaration des « messages à caractère sexiste et discriminatoire ». Avant, peut-être, d’associer les Parisiens à des campagnes actives de « crowdsourcing » – pour recenser et localiser des défibrillateurs, par exemple.

Antonio Martin, responsable propreté du Xe : « C’est ludique et instantané »

Chef du secteur propreté du Xe arrondissement, Antonio Martin gère une partie des signalements faits via l’application « Dans ma rue ».

Quel type de signalements recevez-vous ?

Le plus souvent, c’est pour des objets abandonnés, ou alors des crottes de chien. Avec l’application, les Parisiens peuvent prendre part activement à l’aménagement de leur ville. Hier (lundi NDLR), 65 anomalies ont été signalées dans le Xe. Il n’en reste plus que 12 à traiter. Au niveau de la propreté, on peut agir très vite. En 48 heures maximum.

Comment se passent les interventions ?

Nous consultons le back-office, où sont recensés les signalements, au moins une fois par jour. Certains, comme les graffitis, ne relèvent pas des compétences de la mairie. Donc ils sont envoyés directement chez le prestataire concerné. Si ça concerne mon service [NDLR : la propreté], je préviens mes chefs qui se rendent sur le lieu pour vérifier la véracité du signalement, avant de faire intervenir des éboueurs. Mais certaines interventions prennent du temps. Elles nécessitent parfois une analyse ou un déblocage de budget, qui demandent plusieurs jours.

Qu’a changé l’application « Dans ma rue » ?

Avant, il fallait contacter le service d’hygiène, ça prenait du temps. Aujourd’hui, ça va beaucoup plus vite. On reçoit les signalements des Parisiens en direct et ils sont informés de leur prise en charge. Ils reçoivent des mails pour les tenir au courant de l’avancée. Avec l’application, c’est ludique et instantané. Et puis, il faut vivre avec son temps !

L’OPINION

Contre Macron, Wauquiez et Pécresse font chacun à leur manière

A l’occasion de leur rentrée, le patron de LR a lâché ses coups contre le chef de l’Etat et la présidente de la région Ile-de-France a durci le ton. Chacun a aussi affiné son positionnement

Dimanche, au Mont Mézenc, Laurent Wauquiez a « dit à Emmanuel Macron qu’il est plus que temps de rendre l’argent aux Français ». Outre le pouvoir d’achat, il a mis l’accent sur la crise ses migrants. « Les Français refusent d’être étrangers chez eux », a déclaré le président des Républicains. « Après quinze mois de pouvoir, le gouvernement s’essouffle. La tentation d’exercice solitaire du pouvoir gagne Emmanuel Macron », a dénoncé, vendredi, Valérie Pécresse.

Trente-cinq minutes de discours pour lui, 42 minutes pour elle. Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse ont fait leur rentrée chacun de leur côté. Le président des Républicains s’est exprimé chez lui, ce dimanche, au mont Mézenc, en Haute-Loire. 48 heures plus tôt, la présidente de la région Ile-de-France réunissait son mouvement Libres ! à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze.

L’un et l’autre parlent à un moment particulier. A droite, on a le sentiment de retrouver, enfin, un peu d’oxygène. En cette rentrée, un an après son élection, le chef de l’Etat connaît un vrai coup d’arrêt, entre mauvaise conjoncture économique et affaire Benalla. Il faut marquer le coup. Dans son discours, Laurent Wauquiez cite dix fois le nom d’Emmanuel Macron. Valérie Pécresse le fait, elle, cinq fois.

« Après quinze mois de pouvoir, le gouvernement s’essouffle. La tentation d’exercice solitaire du pouvoir gagne Emmanuel Macron », dénonce cette dernière. « Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, la France ne va pas mieux ; un an après l’élection d’Emmanuel Macron, les Français ne vivent pas mieux. Le pouvoir d’achat a-t-il progressé ? L’insécurité a-t-elle reculé ? La bureaucratie a-t-elle été réduite ? L’immigration massive a-t-elle diminué ? L’islamisme a-t-il été endigué, dénonce le leader de LR.

 

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