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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Un judéo-christianisme latin et l'Afrique chrétienne

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Église et histoire de l'Église en Afrique

On considère habituellement que l'évangélisation du continent africain s'est faite en quatre moments

Première phase

Dès le Ier siècle, sous la figure tutélaire de l'évangéliste Marc, des communautés chrétiennes sont fondées en Afrique du Nord et la Bonne Nouvelle se répand en Égypte à travers des judéo-chrétiens, des esclaves et des marins. Du IIe au IVe siècles, le grand nombre de saints et martyrs ainsi que la notoriété des immenses théologiens africains (Origène, Athanase, Cyrille, Tertullien, Cyprien, Augustin) prouvent l'intense activité apostolique dans ces régions. D'Égypte - où le monachisme chrétien naît au IVe siècle avec Antoine et Pacôme -, le christianisme descend en Nubie et en Éthiopie. Mais après la conquête vandale (Ve siècle) puis l'expansion de l'islam dans toute l'Afrique du Nord (VIIe siècle), le christianisme s'effondre.

Deuxième phase

Aux XVe-XVIe siècles, les explorateurs portugais procèdent à une évangélisation le long des côtes atlantiques (Cap-Vert, Principe, São Tomé, Angola…), puis d'autres missionnaires occidentaux entrent dans les régions du Bénin, Congo, Mozambique, Madagascar… Écoles et hôpitaux catholiques commencent à s'implanter. Le XVIIIe siècle voit cependant s'éteindre la quasi-totalité des missions au sud du Sahara.

Troisième phase

Au XIXe siècle, des congrégations missionnaires, parfois en concurrence entre elles (Pères Blancs, spiritains et de très nombreuses religieuses), ainsi que des missionnaires protestants de toutes confessions, pénètrent plus avant dans les terres et s'établissent durablement. Parfois, des convertis paient le baptême de leur vie, tel Charles Lwanga et ses compagnons en Ouganda : ces 22 premiers martyrs d'Afrique noire en 1886 seront béatifiés en 1920 et canonisés en 1964. Dans l'élan du colonialisme et grâce à d'importants financements occidentaux, institutions et infrastructures ecclésiales se mettent en place : préfectures ou vicariats apostoliques, puis évêchés.

Quatrième phase

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, c'est de plus en plus par les catéchistes et le clergé autochtone que l’Évangile continue d'être annoncé à l'Afrique.

 

 

 

La présence juive ancienne au Sahara et en Afrique de l’Ouest. Jacob OLIEL

1.- le chameau, qui a permis d’augmenter le rayon d’action des caravaniers et de développer les échanges transsahariens,
2.- le palmier ( création des oasis )
A partir du VI° s., de Juifs irakiens apportent la technique des foggara (système particulièrement ingénieux de canalisations permettant de capter l’eau de la nappe et de la diriger – à l’abri de l’évaporation – jusque dans les jardins…)
Devenue plaque tournante du commerce caravanier transsaharien aux XII°-XIV° siècles, grâce à ses ressources en eau et au dynamisme de ses marchés d’échange, la région assure sa prospérité :
Marchandises échangées :
1. Maghreb - Afrique : argent, cuivre, sel, cotonnades, armes, manuscrits, dattes, henné, tabac, verroterie…
2. Afrique - Maghreb - Espagne : ivoire, or en poudre, plumes d’autruche, esclaves…
Le rôle de l’entité juive ne sera connu qu’au début du XX°, après la mise au jour de témoignages épigraphiques et de chroniques locales :
- découverte de la pierre tombale gravée en hébreu en 1329 de Mona, fille de ‘Amran par E.F. Gautier en 1903 à Ghormali
- collecte par l’officier-interprète A.G.P. Martin[1], des récits et chroniques locales qui ont permis de mieux connaître ce passé :
« Les Indigènes racontent que les ksour de Tamentit furent créés par les Juifs l’année de l’éléphant. C’est ainsi que les Arabes désignent l’année au cours de laquelle eut lieu l’expédition qu’Abraha, prince éthiopien, entreprit contre la Mecque pour renverser le temple de la Kaaba ; Abraha montait un éléphant blanc. »*[2]
« [Les] populations arabes trouvèrent dans ce pays une partie de celles qui l’avaient mis en culture dès le début : c’étaient les Beni Israël »
« Mon hôte, le Mrabet Sidi Youssef, avait appris de son aïeul que ces Juifs avaient été les premiers habitants du Touat et qu’ils y existaient comme nation en 260 [905]. J’ai pu voir moi-même leurs synagogues et leurs boutiques à arcades ».
D’après le voyageur Helal ben Messaoud, venu de Mossoul (Irak) [qui] s’est arrêté en l’année 131 [748-749 apr. J.-C.] à Takhfif… ; il amenait avec lui des commerçants juifs qui (…) y trouvèrent mention sur les tombeaux des Juifs qui avaient abandonné ce pays, que ceux-ci y étaient arrivés en l’année 4429 de la sortie d’Adam [...]. C’était vers l’an 5 après J.-C. … »[3]
Les sources d’origine hébraïque, restent assez discrètes, en dehors de quelques documents rabbiniques des XIV & XV° siècles.
- au IX° l’existence et sa prospérité de l’entité touatienne sont connues à l’extérieur, ce qui ne sera pas sans conséquences :
 - XI° incursion des Beni Hillal, puis des Almoravides.
Paradoxe : au moment où va se dessiner le déclin du Judaïsme au Maghreb, les auteurs arabes révèlent une présence antérieure des Juifs au Sahara et au Soudan :
-AL IDRISSI[4] évoque, sur le « territoire des Lamlam ... deux villes.. MALLAL .. DAW .. [où] les gens... sont des Juifs », [puis] « KAMNURIYYA [dont] la population... prétendait être juive. »
-IBN SAID cite « la ville de LIMI [dont les] habitants sont juifs ».
-AL ZUHRI affirme que « les gens de KARAFUN ... suivent la religion juive », « lisent la Torah ».
-IBN ABI ZAR fait état de « tribus (qui) habitaient près d’une ville appelée TATKLASIN , (et) suivaient la religion juive ».
Pendant ce temps, au Sahara, rien n’a changé, apparemment, au point que Charles de La Roncière a parlé d’une ERE JUIVE au Sahara .
- Une lettre datée de 1235[5], trouvée dans la Guenizah[6] du Caire (Lettre d’Is’haq ben Ibrahim al Touaty[7]) fait état d’un commerce caravanier par le Touat, entre Marrakech (safran, lingots d’argent et l’or africain …) et Fustat (Le Caire : perles, des foulards et des tapis d’Orient …
-Stèle de Mimoun ben Shmouel, ben Braham, ben Kouby gravée en hébreu en 1390, à Tamentit, qui confirme l’existence, au XIV° siècle, de rabbins érudits et de spécialistes en lithographie.
-Relation d’Antonio Malfante*[8] un marchand génois envoyé à Tamentit en 1447 pour tenter de trouver une source d’approvisionnement en or africain - indépendante des états maghrébins -. Or, Malfante a séjourné au Touat assez longtemps pour s’informer sur tout ce qui, à l’époque, préoccupait les Européens : les marchés d’échange de Tamentit et le commerce caravanier transsaharien, la source de l’or et les grands centres commerciaux du bassin du Niger et le si fameux Prêtre Jean*[9].
Sa relation reste le témoignage unique et précieux du rôle joué par les Juifs, moins d’un demi-siècle avant la fin de leur étonnante aventure.
Car le bel équilibre est menacé par les arrivées ininterrompues de tribus nombreuses et souvent turbulentes, les tensions sont aggravées par les pénuries alimentaires et les famines.
Au XIV°, la région est secouée par des conflits et affrontements qui rendent particulièrement inconfortable la situation des Juifs, désormais minoritaires et regroupés à Tamentit.
Aucun étonnement donc, lorsque Léon l’Africain*[10] de passage au Gourara, annonce que l’aventure du petit royaume*[11] juif saharien a été brutalement interrompue en 1492, par un prédicateur musulman venu de Tlemcen, scandalisé de voir à Tamentit des « Juifs arrogants » auxquels n’est pas appliqué, comme au Maghreb, le statut infamant des dhimmis.*[12].
Il saisira le prétexte de la construction (autorisée par le Qadi Al Asnouni) d’une nouvelle synagogue à Tamentit, pour alerter les uléma*[13] de Fès, Tlemcen, Ténès et Tunis et décider la destruction de l’édifice.
Le succès de l’opération l’incite, dès le lendemain, à ordonner le massacre des Juifs, en promettant 7 mitkals d’or par tête de Juif assassiné.
Les rares rescapés se sont partagés entre une adhésion à l’Islam, pour demeurer au Touat (les Mohagrin* = humiliés), la mort ou l’ exode massif à travers le Sahara, tant vers le Nord que vers le Sud …
Que reste-t-il de cette extraordinaire épopée ?
1. au Touat
le réseau de foggara
Un toponyme d’origine hébraïque : Fenoughil
des toponymes arabes rappelant la présence juive ancienne : Ksar Lihoud, Rjem Lihoudi, Theirat Lihoud…
des restes de tradition juive : habitants qui n’allument pas de feu le samedi.
Un chant d’Ahellil[14] en usage chez les Berbères zénètes du Gourara, il pourrait remonter à la destruction (en 587 av. JC ) du premier Temple : il chante la gloire de Salamo (Salomon ?) …
les patronymes Abani, Gourari, Tamesti, Touati (variantes : Ettouati, Touitou, Chaouat…), Zenati … portés par les descendants des Juifs touatiens 
les patronymes berbères de beaucoup de Juifs d’A. F. N. : ABOUKRAT - AFLALO (de la tribu des Aït AFELLA) - AUDAY, AOUDAY (en berbère : « Juif ») - AZAGOURI, ZAGOURI (de Zagora, ville du Dra’) - AZANCOT (en berbère : « gazelle ») - BAHLOUL, de la tribu des BAHLOULA – BRANES - MEDIONI (de la tribu des MEDIOUNA)… et inversement,
les patronymes juifs des berbères d’A. F. N. : KAHINOU, AMRAN, ICHOU, MIMOUN…
2. A travers le Sahara
Si les premiers voyageurs européens ont rencontré des Juifs - dès le XV° - et si, au XIX°, la plupart des explorateurs ont eu des guides juifs …), de l’exode éperdu à travers le Sahara (en 1492), pour rejoindre des groupements installés à la lisière du désert ou en Afrique noire, il est resté les nombreux et éventuels descendants :
1.- en Mauritanie
les M’almine, ces forgerons appelés Ihoud jusque dans les années 1950. (Beaucoup, du reste, paraissent avoir reçu en héritage les techniques et les motifs de décoration traditionnels des Juifs du sud marocain)…
2.- dans le monde touareg
nombre de tribus disent conserver le souvenir de leurs origines juives :
-Enaden (forgerons)
-Daga[15]
-Ida Ous’haq & Igdalen,
Rencontre fortuite ou réelle influence ? Quelques éléments lexicaux, identiques à la forme hébraïque, sont pour le moins troublants.
3. Au Soudan
-Près du lac Fati, dans la boucle du fleuve Niger, d’autres Juifs touatiens auraient trouvé asile parmi les Banou Israël[16] établis de longue date, comme d’autres individus ou groupements installés dans les régions aurifères et qui ont initié le grand commerce de métal précieux longtemps avant l’arrivée des Musulmans.
Autres cas : Rufisque (Sénégal), Cap Vert, l’île de Sao Tomé…
Existe-t-il, à ce jour, des descendants de ces Juifs africains ?
Des tribus ou de groupes revendiquent leur appartenance au Judaïsme : Peuls, Zakhor, Boganda…
Somme toute assez peu de chose en dépit des 25 à 28 siècles de présence juive... Quoi d’étonnant si l’on considère la période la plus récente ?
-1950-60, encore 6 à 700 000 Juifs au Maghreb 
-aujourd’hui, moins de 10 000 entre Maroc et Tunisie, 200 à peine, en Algérie où il n’existe plus de synagogues ni de cimetières dans la plupart des localités …
-en Afrique de l’Ouest, hormis quelques voyageurs de passage, il ne se rencontre plus de Juifs.
Et, évidemment, aucune mention dans les livres d’histoire… 
Jacob OLIEL
Blois, 25 octobre 2003
Dom Antonio Manuel, premier ambassadeur africain à Rome
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