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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Pour devenir chrétien: le catéchuména

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Pour devenir chrétien: le catéchuména

LE CATECHUMENAT

Qui est catéchumène ?

C’est une personne qui est en recherche de Dieu. Il accepte Dieu et demande le baptême

Être baptisé, c’est possible à tout âge ! »

Le catéchuménat des adultes est un chemin proposé par l’Église à toute personne qui cherche Dieu et désire devenir chrétien en se préparant aux sacrements de l’Initiation : baptême, confirmation, eucharistie.

Actuellement, plus de 700 catéchumènes sont ainsi accompagnés tout au long de leur préparation au sein des équipes paroissiales à Paris.

Si on souhaite devenir chrétien, disciple de Jésus-Christ, on peut demander le baptême à tout âge. Avant de recevoir le baptême, on vit un temps de « catéchuménat » durant lequel on découvre l’enseignement de Jésus, la relation à Dieu dans la prière et la vie en Église.

Une brève histoire du catéchuménat

On trouve une trace du catéchuménat dès les premières communautés chrétiennes, même s’il n’existait pas en tant qu’institution. 

On en trouve des exemples dans les Actes des Apôtres : saint Paul, le converti, pourrait finalement être considéré comme le premier catéchumène…

C’est au IIIe siècle que le catéchuménat commence à se structurer dans une Église encore à moitié clandestine. Les candidats sont présentés par des “garants.” La durée du chemin est d’environ 3 ans pendant lesquels ils reçoivent une catéchèse centrée sur la Parole de Dieu et sur l’apprentissage de la vie chrétienne qui en découle. Déjà, tout au long de leur parcours, les catéchumènes sont accompagnés par des chrétiens, clercs ou laïcs.

En 313, avec la conversion de l’empereur Constantin, le christianisme devient religion d’État. Il y alors beaucoup de catéchumènes. On commence à baptiser les petits enfants et les baptêmes d’adultes deviennent plus rares. Le catéchuménat va disparaître progressivement au cours des Ve et VIe siècles.

C’est au Concile Vatican II (1962-1965) que l’on doit la renaissance du catéchuménat. En France il y avait eu un mouvement de conversion d’adultes après la guerre, qui donna lieu à des initiatives “locales”. Celles-ci devinrent une piste de travail pour les membres du Concile. En 1962 est publié le premier rituel du baptême des adultes qui prend sa forme définitive en 1972. L’édition française de ce rituel a été publiée en 1996.

C’est celle que nous utilisons aujourd’hui.

Qui sont les catéchumènes ?

Le nombre de personnes qui demandent le baptême augmente régulièrement depuis plusieurs années.

Les chiffres

Le catéchuménat est aujourd’hui très vivant dans tous les diocèses en France, avec 9500 catéchumènes en chemin et 2708 baptêmes en 2007.

Une grande majorité des catéchumènes est de tradition familiale chrétienne en France. Entre 5 et 7 % viennent de l’Islam, environ 5 % du bouddhisme et quelques-uns du judaïsme.

A Paris, il y a entre 250 et 300 baptêmes chaque année. Le catéchuménat est d’ailleurs un phénomène essentiellement urbain : le catéchuménat de la province de Paris (Paris et l’Ile de France) représente 50 % du total des catéchumènes en France.

A l’heure actuelle, il y a 275 catéchumènes à Paris, principalement des femmes (70 %). Ces catéchumènes sont jeunes (60 % d’entre eux ont entre 25 et 40 ans). Ils sont majoritairement originaires d’Europe, mais on note également la présence de beaucoup de catéchumènes originaires d’Afrique et d’Asie.

Les catéchumènes parisiens sont majoritairement des employés (30 %) ou des cadres (26 %). Pour le reste on trouve des étudiants, des mères au foyer, des ouvriers…

Les faits

Des circonstances très diverses peuvent avoir éveillé la soif de Dieu parmi les catéchumènes. Ils se sont souvent mis en route après avoir été en proie à un questionnement sur le sens de la vie, ou bien suite à une épreuve, une maladie ou un deuil. Parfois il s’agit d’un désir ancien qui demande enfin à se matérialiser. Des témoignages ou des exemples d’autres chrétiens peuvent également être un facteur déclencheur. Cela peut être notamment le cas lorsque deux personnes, dont l’une est catholique, se préparent au mariage.

Il s’agit parfois d’une réponse à un questionnement intellectuel ou bien la conséquence d’un songe parfois. Sans oublier le rôle souvent mentionné d’une grand-mère (le plus souvent la grand-mère maternelle).

Les personnes qui demandent le baptême effectuent souvent un cheminement d’abord personnel, intérieur, qui les conduit ultérieurement à demander à être baptisé. Mais pour faire fructifier cette démarche personnelle, il faut parfois un “coup de pouce”, qui peut être l’exemple d’un proche, des témoignages d’autres baptisés.

JPreuve de la diversité des origines, les catéchumènes parisiens se répartissent cette année sur 72 paroisses, ainsi que quelques autres lieux de culte ou communautés. 62 % ont entre 25 et 39 ans. Le plus jeune a 18 ans, la plus âgée 86 ans.

Les questions fondamentales

DIEU ET ÊTRE CHRÉTIEN 

 

Être chrétien, c’est d’abord se savoir être enfant de Dieu et aimé de lui. Ensuite, c’est décider de choisir de suivre Jésus, Dieu fait homme. C’est trouver là le sens de notre vie, une confiance et une Espérance.

J’AI COMMENCE A PRIER, COMMENT ALLER PLUS LOIN ?

On peut prier partout. Prier, c’est parler à Dieu dans le secret de votre cœur en sachant qu’il vous écoute et qu’il vous aime. Pour approfondir votre prière, vous pouvez tout simplement entrer dans l’église la plus proche de votre domicile ou de votre lieu de travail et repérer les moments de prière communs auxquels vous pouvez vous associer. Ils sont indiqués sur les panneaux au fond de l’église ou sur les feuilles des présentoirs. Si vous souhaitez vous investir plus encore (formation, enseignement, action caritative), vous pouvez à ces occasions rencontrer une personne à l’accueil qui saura vous orienter en fonction de vos attentes.

J’AI DES QUESTIONS SUR DIEU, QUEL LES LIVRES POUR M’AIDER ?

Comme vous vous posez des questions sur Dieu, la lecture des Évangiles peut vous aider. C’est la deuxième partie de la Bible, dans le Nouveau Testament, présentant la vie de Jésus, fils de Dieu, qui s’est fait homme. D’autres lectures peuvent vous éclairer : des témoignages de croyants ou des vies de saints par exemple.

J’AI REÇU LE BAPTÊME MAIS JE NE PRATIQUE PAS, EST-CE QUE JE SUIS CHRÉTIEN

Oui, vous êtes chrétien, le baptême est un signe visible et permanent de l’amour de Dieu, qui est indélébile, qui ne s’efface pas, qui vous unit à Jésus pour toujours. Mais il vous manque la proximité avec la parole et la présence du Christ. Vous pouvez la trouver dans la prière et la rencontre avec d’autres chrétiens.

JE NE SUIS PAS CHRÉTIEN, EST-CE QUE JE PEUX ENTRER DANS UNE ÉGLISE ? EST-CE QUE JE PEUX ALLER À LA MESSE

Même si vous n’êtes pas chrétien, vous pouvez toujours entrer dans une église. Vous pouvez aller à la messe, écouter la parole de Dieu, entendre les chrétiens prier, chanter. Vous pouvez aussi les rencontrer sur le parvis ou à diverses occasions de temps conviviaux proposés dans les églises.

COMMENT DEVIENT-ON CHRÉTIEN ?

En recevant le baptême durant la vigile pascale, dans la nuit du Samedi saint au dimanche de Pâques, les catéchumènes deviennent chrétiens

ÊTRE APPELÉ, DEMANDER LE BAPTÊME

QUELLE EST LA DÉMARCHE À SUIVRE POUR DEVENIR CHRÉTIEN ?

Devenir chrétien, c’est devenir disciple du Christ et pour cela, le mieux est de rencontrer la communauté de ses disciples : l’Église. Vous pouvez donc vous présenter dans l’église la plus proche de votre lieu de travail ou de votre lieu d’habitation. Renseignez-vous à l’accueil, la personne alors présente vous aiguillera vers un responsable de catéchuménat ou un prêtre.

JE ME SENS CHRÉTIEN, MAIS JE NE SUIS PAS ENCORE BAPTISÉ, QUE FAIRE ?

Rendez-vous dans l’église la plus proche de chez vous, une personne saura écouter votre demande et vous orienter vers le responsable le plus à même de vous répondre.

EST-CE QUE JE PEUX ËTRE BAPTISE A L’ÂGE ADULTE ?

Oui, on peut être baptisé à tout âge. Après un temps d’accompagnement, de cheminement avec un accompagnateur, si vous en exprimez librement le désir, vous pourrez être baptisé.

JE N’AI PAS ETE BAPTISE, PARCE QUE L’ON M’A LAISSE LE CHOIX, QUE DOIS-JE FAIRE ?

Vous pouvez entrer dans une église proche de votre domicile, de votre lieu de travail. Essayer de repérer les horaires d’accueil ou vous renseigner auprès de la personne qui vous accueille ou du nom de la personne responsable du catéchuménat.

 SI VOUS HABITER PARIS, Ne pas hésiter à téléphoner au service du catéchuménat du diocèse de Paris : 01 78 91 91 56, 57 ou envoyer un mail à catechumenat@diocese-paris.net ; une oreille attentive pourra vous guider.

QUAND UN ADULTE A FAIT LE CHOIX D’ËTRE BAPTISER.

4 503 adultes ont été baptisés en France dans la nuit de Pâques en 2017.

L’étude des données recueillies dans les diocèses par le SNCC montre que la grande majorité des adultes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne à Pâques 2017 provient d’un milieu de culture chrétienne. Elle indique également que près de 40 % des catéchumènes ont entre 18 et 30 ans.

Statistiques du catéchuménat en 2017

Baptême adulte 2011

En cette année 2017, 4 503 adultes seront baptisés dans la nuit de Pâques

À l’issue de la semaine sainte, qui s’est ouverte le 9 avril avec le dimanche des Rameaux, plus de 4 000 adultes seront baptisés lors des célébrations de la Vigile Pascale (samedi 15 avril au soir) et des messes de Pâques (dimanche 16 avril).

L’étude des données recueillies dans les diocèses par le SNCC montre que la grande majorité des adultes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne à Pâques 2017 provient d’un milieu de culture chrétienne. Elle indique également que près de 40% des catéchumènes ont entre 18 et 30 ans.

Statistiques du catéchuménat en 2017

Baptême adulte 2011

En cette année 2017, 4 503 adultes seront baptisés dans la nuit de Pâques

À l’issue de la semaine sainte, qui s’est ouverte le 9 avril avec le dimanche des Rameaux, plus de 4 000 adultes seront baptisés lors des célébrations de la Vigile Pascale (samedi 15 avril au soir) et des messes de Pâques (dimanche 16 avril).

L’étude des données recueillies dans les diocèses par le SNCC montre que la grande majorité des adultes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne à Pâques 2017 provient d’un milieu de culture chrétienne. Elle indique également que près de 40% des catéchumènes ont entre 18 et 30 ans.

TEMOIGNAGE

Dans la nuit de Pâques 2013, Évelyne a reçu le baptême à St-Pierre de Montrouge (14e). Une conversion radicale et étonnante pour cette jeune femme qui était plus adepte de Nietzche, Zweig et Sartre que des Évangiles.

« JE CROIS AU SAINT ESPRIT »

Charlotte Reynaud

Évelyne ressemble à un oiseau. Ses cheveux courts forment une aigrette au sommet de sa tête. Chez elle, c’est comme un nid douillet, chaleureux et coquet, où l’invité est roi. Jus de fruit et pâtisserie attendent quiconque sonne à sa porte ! Gaie comme un pinson, bavarde comme une pie, elle ponctue invariablement la discussion de deux phrases : « Merci mon Dieu, mille fois merci ! » et « Je me laisse porter ! », ce qui laisse pantois ses amis de toujours. Car la jeune femme n’a pas le tempérament du ravi de la crèche ; bien au contraire ! Intellectuelle, auteur d’une thèse en droit, consultante juridique pour l’État, marquée par l’existentialisme de Sartre, elle confesse sans peine qu’elle est plus rationnelle que mystique : « Bien qu’étant africaine, je suis rationnelle, explique-t-elle. J’ai pourtant reçu toute une culture traditionnelle du gri-gri, de l’invisible et de la superstition, mais je l’ai rejetée très jeune. J’avais d’ailleurs une aversion pour la religion, et tout particulièrement pour le catholicisme. »

UNE CONVERSION RADICALE

Et pourtant, après de nombreuses discussions avec des amis croyants, la lecture d’une dizaine de livres sur la foi et la rencontre d’un prêtre, Évelyne décide, pendant l’été, de suivre une retraite au Foyer de charité de la Flatière (Haute-Savoie). Son thème est évocateur : « Le Seigneur était là et je ne le savais pas. » Un véritable « clin Dieu » pour la jeune convertie, qui relie sa vie avec émotion : « L’Esprit Saint a toujours œuvré dans ma vie. Rien n’a jamais été anodin. J’ai pris conscience que j’étais unique et que mon chemin était le mien, ni meilleur ni pire qu’un autre, et que je devais l’accepter. Même quand j’ai traversé des moments difficiles, même quand j’ai souffert de solitude, Dieu s’est manifesté en mettant sur ma route les bonnes personnes. Je suis, par exemple, toujours en contact avec mon institutrice de CE1 ! » Fidèle à sa volonté de tout maîtriser, Évelyne avait tout planifié pour les deux ans à venir, intégrant son catéchuménat dans un agenda bien chargé par la préparation d’un concours : « À partir du moment où j’ai demandé le baptême, s’amuse-t-elle, je suis allée de surprise en surprise, bousculant tous mes projets. J’ai été baptisée plus tôt que prévu, ai changé de travail et mon concours n’est plus d’actualité ! C’est comme si ma vie s’était articulée d’un seul coup parfaitement ! Alors maintenant, je m’abandonne et me laisse porter ! »

UNE RENAISSANCE

Un abandon qui lui donne une grande confiance dans sa nouvelle vie. Car tel le Phoenix, Évelyne a le sentiment d’une renaissance : « J’ai de la chance, c’est comme si j’assistais à ma propre naissance. Je ne sais pas quelle femme je vais être, mais je mets tout en prière car je sais que l’Esprit Saint se manifestera et qu’il répondra à toutes mes questions. »Et d’ajouter : « Quand j’accomplis le Royaume de Dieu en faisant une bonne action ou en consolant une amie, j’ai l’intime conviction que c’est l’Esprit Saint qui œuvre en moi. C’est comme s’il avait décuplé mes dons. Par exemple, j’ai toujours été éloquente. Mais aujourd’hui, j’ai l’impression que mon intelligence est plus fine qu’avant et que je trouve mes mots avec encore plus d’aisance quand il s’agit d’annoncer la parole de Dieu ! Je suis moi-même étonnée de ce que je peux dire. L’Esprit Saint me donne des ailes ! » • Charlotte Reynaud

LE CATECHUMENAT UNE DEMARCHE QUI INTERPELLE.

L’entrée en catéchuménat laisse rarement indifférent l’entourage de ceux qui s’y engagent. Mais, dans cette démarche par définition très personnelle, les questionnements des proches peuvent aussi être un réel enrichissement et une source de réflexion.

« Cela amuse mon fils de 8 ans, lui-même baptisé, que je suive l’enseignement du catéchuménat. Il a l’impression que je retourne à l’école ! » A tout juste 40 ans, Frank, marié et père de deux jeunes enfants, se prépare au baptême à Ste-Marguerite (11e) – Une démarche que ses proches voient globalement d’un bon œil, et sur laquelle il n’hésite pas à s’ouvrir. « En tant que catéchumènes, je crois que nous avons souvent tendance à beaucoup parler de notre foi et à vouloir réagir lorsqu’on est interpellé de façon positive ou critique sur le sujet », explique-t-il, avant d’ajouter : « Être en chemin vers le baptême, c’est aussi se trouver dans la position d’être chrétiens vis-à-vis des autres. » Élevé dans une famille qu’il qualifie de « plutôt anticléricale », Christophe, 48 ans, prépare pour sa part le baptême à St-Pierre de Montrouge (14e). L’annonce de sa rencontre avec le Christ, il y a quelques années, a été reçue avec étonnement voire incompréhension par une partie de ses proches. « Mes parents respectent mon choix mais restent très surpris par cette démarche, explique- t-il. Cela suscite parfois quelques débats entre nous, sur la foi ou sur l’Église. Quant à mes trois enfants, tous majeurs, ils sont un peu étonnés, n’ayant pas eu d’éducation chrétienne, de me voir aujourd’hui porter une croix autour du cou et aller à l’église. » Et Christophe de poursuivre : « Cela a un côté amusant, étant leur père, d’être amené à justifier mon choix devant eux. » Porter son choix Cependant, loin de le décourager, les questionnements que sa démarche inspire trouvent leur place dans sa réflexion et sa préparation au baptême : « C’est important, car mon engagement n’est pas uniquement centré sur moi, souligne-t-il. C’est une démarche d’amour, un amour tourné vers mes proches. Je ne cherche pas à les convaincre, je suis juste un témoin de ce que je vis ». Ainsi, Christophe a notamment tenu à évoquer sa conversion avec sa grand-mère, alors âgée de 92 ans et aujourd’hui décédée. « J’avais besoin, même si nous n’étions pas forcément d’accord sur le sujet, de lui manifester mon choix et qu’elle soit fière de moi. Lui en parler signifiait être reconnu et aimé tel que je suis. Cela a été une Baptême adulte 2011

En cette année 2017, 4 503 adultes seront baptisés dans la nuit de Pâques

À l’issue de la semaine sainte, qui s’est ouverte le 9 avril avec le dimanche des Rameaux, plus de 4 000 adultes seront baptisés lors des célébrations de la Vigile Pascale (samedi 15 avril au soir) et des messes de Pâques (dimanche 16 avril).

L’étude des données recueillies dans les diocèses par le SNCC montre que la grande majorité des adultes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne à Pâques 2017 provient d’un milieu de culture chrétienne. Elle indique également que près de 40% des catéchumènes ont entre 18 et 30 ans.

TÉMOIGNAGE

Dans la nuit de Pâques 2013, Évelyne a reçu le baptême à St-Pierre de Montrouge (14e). Une conversion radicale et étonnante pour cette jeune femme qui était plus adepte de Nietzche, Zweig et Sartre que des Évangiles.

« JE CROIS AU SAINT ESPRIT »

Charlotte Reynaud

Évelyne ressemble à un oiseau. Ses cheveux courts forment une aigrette au sommet de sa tête. Chez elle, c’est comme un nid douillet, chaleureux et coquet, où l’invité est roi. Jus de fruit et pâtisserie attendent quiconque sonne à sa porte ! Gaie comme un pinson, bavarde comme une pie, elle ponctue invariablement la discussion de deux phrases : « Merci mon Dieu, mille fois merci ! » et « Je me laisse porter ! », ce qui laisse pantois ses amis de toujours. Car la jeune femme n’a pas le tempérament du ravi de la crèche ; bien au contraire ! Intellectuelle, auteur d’une thèse en droit, consultante juridique pour l’État, marquée par l’existentialisme de Sartre, elle confesse sans peine qu’elle est plus rationnelle que mystique : « Bien qu’étant africaine, je suis rationnelle, explique-t-elle. J’ai pourtant reçu toute une culture traditionnelle du gri-gri, de l’invisible et de la superstition, mais je l’ai rejetée très jeune. J’avais d’ailleurs une aversion pour la religion, et tout particulièrement pour le catholicisme. »

UNE CONVERSION RADICALE

Et pourtant, après de nombreuses discussions avec des amis croyants, la lecture d’une dizaine de livres sur la foi et la rencontre d’un prêtre, Évelyne décide, pendant l’été, de suivre une retraite au Foyer de charité de la Flatière (Haute-Savoie). Son thème est évocateur : « Le Seigneur était là et je ne le savais pas. » Un véritable « clin Dieu » pour la jeune convertie, qui relie sa vie avec émotion : « L’Esprit Saint a toujours œuvré dans ma vie. Rien n’a jamais été anodin. J’ai pris conscience que j’étais unique et que mon chemin était le mien, ni meilleur ni pire qu’un autre, et que je devais l’accepter. Même quand j’ai traversé des moments difficiles, même quand j’ai souffert de solitude, Dieu s’est manifesté en mettant sur ma route les bonnes personnes. Je suis, par exemple, toujours en contact avec mon institutrice de CE1 ! » Fidèle à sa volonté de tout maîtriser, Évelyne avait tout planifié pour les deux ans à venir, intégrant son catéchuménat dans un agenda bien chargé par la préparation d’un concours : « À partir du moment où j’ai demandé le baptême, s’amuse-t-elle, je suis allée de surprise en surprise, bousculant tous mes projets. J’ai été baptisée plus tôt que prévu, ai changé de travail et mon concours n’est plus d’actualité ! C’est comme si ma vie s’était articulée d’un seul coup parfaitement ! Alors maintenant, je m’abandonne et me laisse porter ! »

UNE RENAISSANCE

Un abandon qui lui donne une grande confiance dans sa nouvelle vie. Car tel le Phoenix, Évelyne a le sentiment d’une renaissance : « J’ai de la chance, c’est comme si j’assistais à ma propre naissance. Je ne sais pas quelle femme je vais être, mais je mets tout en prière car je sais que l’Esprit Saint se manifestera et qu’il répondra à toutes mes questions. »Et d’ajouter : « Quand j’accomplis le Royaume de Dieu en faisant une bonne action ou en consolant une amie, j’ai l’intime conviction que c’est l’Esprit Saint qui œuvre en moi. C’est comme s’il avait décuplé mes dons. Par exemple, j’ai toujours été éloquente. Mais aujourd’hui, j’ai l’impression que mon intelligence est plus fine qu’avant et que je trouve mes mots avec encore plus d’aisance quand il s’agit d’annoncer la parole de Dieu ! Je suis moi-même étonnée de ce que je peux dire. L’Esprit Saint me donne des ailes ! » • Charlotte Reynaud

LE CATECHUMENAT UNE DEMARCHE QUI INTERPELLE.

L’entrée en catéchuménat laisse rarement indifférent l’entourage de ceux qui s’y engagent. Mais, dans cette démarche par définition très personnelle, les questionnements des proches peuvent aussi être un réel enrichissement et une source de réflexion.

« Cela amuse mon fils de 8 ans, lui-même baptisé, que je suive l’enseignement du catéchuménat. Il a l’impression que je retourne à l’école ! » A tout juste 40 ans, Frank, marié et père de deux jeunes enfants, se prépare au baptême à Ste-Marguerite (11e) – Une démarche que ses proches voient globalement d’un bon œil, et sur laquelle il n’hésite pas à s’ouvrir. « En tant que catéchumènes, je crois que nous avons souvent tendance à beaucoup parler de notre foi et à vouloir réagir lorsqu’on est interpellé de façon positive ou critique sur le sujet », explique-t-il, avant d’ajouter : « Être en chemin vers le baptême, c’est aussi se trouver dans la position d’être chrétiens vis-à-vis des autres. » Élevé dans une famille qu’il qualifie de « plutôt anticléricale », Christophe, 48 ans, prépare pour sa part le baptême à St-Pierre de Montrouge (14e). L’annonce de sa rencontre avec le Christ, il y a quelques années, a été reçue avec étonnement voire incompréhension par une partie de ses proches. « Mes parents respectent mon choix mais restent très surpris par cette démarche, explique- t-il. Cela suscite parfois quelques débats entre nous, sur la foi ou sur l’Église. Quant à mes trois enfants, tous majeurs, ils sont un peu étonnés, n’ayant pas eu d’éducation chrétienne, de me voir aujourd’hui porter une croix autour du cou et aller à l’église. » Et Christophe de poursuivre : « Cela a un côté amusant, étant leur père, d’être amené à justifier mon choix devant eux. » Porter son choix Cependant, loin de le décourager, les questionnements que sa démarche inspire trouvent leur place dans sa réflexion et sa préparation au baptême : « C’est important, car mon engagement n’est pas uniquement centré sur moi, souligne-t-il. C’est une démarche d’amour, un amour tourné vers mes proches. Je ne cherche pas à les convaincre, je suis juste un témoin de ce que je vis ». Ainsi, Christophe a notamment tenu à évoquer sa conversion avec sa grand-mère, alors âgée de 92 ans et aujourd’hui décédée. « J’avais besoin, même si nous n’étions pas forcément d’accord sur le sujet, de lui manifester mon choix et qu’elle soit fière de moi. Lui en parler signifiait être reconnu et aimé tel que je suis. Cela étape marquante sur mon chemin. » • Pierre-Louis Lensel

REPÈRES SUR LA FOI CATHOLIQUE

LA PAROLE

Dieu a parlé aux hommes. « Nous ne croyons pas en un Dieu aérosol », dirait le Pape François. Nous croyons en un Dieu révélé, dit et donné en Jésus-Christ.

 « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14,9), c’est pourquoi au cœur de la foi chrétienne est la Parole de Dieu qui nous dit et qui nous donne Dieu.

À cette parole entendue, nous répondons dans la prière. Toute notre vie de foi est une réponse à cette parole première de Dieu qui nous dit qu’Il nous aime. Nous entrons dans le dialogue de la foi.

RENCONTRER JÉSUS

Le site www.jesus.catholique.fr propose aux internautes de comprendre qui est Jésus, de prendre conscience de ce qu’il peut changer dans leur vie. Il est une invitation à le rencontrer.

Construit autour de questions, le site propose des éléments de réponse sous différentes formes et facettes : éclairage, extrait de l’Évangile, œuvre d’art et son commentaire, vidéo, prière… Des témoignages vidéo dévoilent comment la rencontre avec Jésus peut changer et bouleverser une vie. Chacun est invité à une découverte progressive, à un parcours personnel selon la forme qui le touche : texte, vidéo, œuvre d’art, prière.

Sous la responsabilité de la Conférence des évêques de France, il a été élaboré par une trentaine de contributeurs et partenaires : congrégations, médias catholiques, centre de formation à distance…

Un seul Dieu

« Nul ne peut dire : “Jésus est Seigneur”, que sous l’action de l’Esprit Saint. » (1 Corinthiens 12, 3).

Pour le chrétien, croire en Dieu, c’est aussi croire en Celui qu’Il a envoyé Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu. Nous croyons au Père et au Fils grâce à l’Esprit Saint qui révèle aux hommes qui est Jésus. Les chrétiens croient en Dieu Trinité, un seul Dieu Père, Fils et Esprit Saint.

https://youtu.be/pijKdXTl22M

L’APPEL DECISIF

À la cathédrale Notre-Dame de Paris, l’archevêque de Paris appelle, par leur nom, tous ceux qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation et eucharistie).

Il en est de même en province ou les DOM/TOM

SE PRÉPARER AU BAPTÊME : LE CATÉCHUMÉNAT

QUELS SONT LES ETAPES DE PREPARATION AU BAPTÊME A L’ÂGE ADULTE

La préparation se fait en plusieurs temps :

- Prise de contact à l’accueil de l’église : rencontre avec une personne bénévole, un prêtre ou un diacre pour exprimer votre désir, votre demande, votre recherche.

- Si vous confirmez votre demande, rencontre avec le responsable du catéchuménat de la paroisse, qui définira le parcours approprié et vous fera rencontrer la personne qui vous accompagnera. Cette personne cheminera avec vous jusqu’au jour de votre baptême.

- Période de pré-catéchuménat : c’est le temps des premières rencontres, pour approfondir votre connaissance du Christ et votre désir libre de recevoir le baptême.

- Célébration de l’entrée en catéchuménat et catéchuménat : par l’accompagnement personnel et par des réunions communes, on entre peu à peu dans la vie de disciple du Christ.

- Vers la fin du parcours, appel décisif : le Cardinal André Vingt-Trois appelle à la cathédrale Notre-Dame de Paris, tous ceux qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation et eucharistie).

1 Être catéchumène, cela veut dire commencer à suivre le Christ, mieux le connaître, essayer de conformer sa vie à la sienne par la prière et la charité et participer à la vie de son Église.

2 Le pré-catéchuménat est une période de connaissance, réflexion et discernement, pour demander librement les sacrements, et vouloir devenir chrétien et membre de l’Église.

Au terme de cette première étape, par la célébration de l’entrée en catéchuménat, le catéchumène est officiellement reçu dans l’Église, dont il fait dorénavant partie. Il continue à approfondir ses connaissances et son intimité avec le Christ.

3  QUE PROPOSE L’EGLISE A CEUX QUI NE SONT PAS CHRETIEN

L’Église voudrait partager avec tous le bonheur de connaître le Christ et la joie d’être des enfants de Dieu.

 En ce sens, elle propose aux personnes non-chrétiennes un accueil, une écoute et divers chemins pour les aider à rentrer dans la connaissance de la personne du Christ et de sa vie.

A travers la vie des chrétiens et de ses communautés, elle essaie d’être auprès de tous un signe de l’amour de Dieu :

Actions caritatives ou sociales,

Services humbles de proximité peuvent permettre de découvrir le Christ à travers l’amour des autres.

 

 

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