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Bienvenue sur mon site
Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Bonjour mes amis(es) lecteurs et lectrices. Bonne fêtes de fin d'année.

com

Je vous présente un refuge pour animaux  incroyable. Tous ceci existe seulement ce n'est pas un seul refuge. Ce sont divers refuges dans le monde qui exploitent sous couvert d'association pour satisfaire soit leur soif de chasse, ou pour satisfaire leur soif d'argent, ou de pouvoir.

Ceci est écrit pour faire réfléchir ceux qui font vivre leur association, ou qu'ils vivent grâce à leur association la renommée, ou leur richesse, l'élevage de certains animaux pour la fourrure.

J'ai conditionné toutes les diverses exploitations dans une seule association pour parler de ces divers crimes dans le monde. 

Ne cherchait pas cette association, elle n'existe pas, et heureusement.

je vous donne un autre chapitre pour adoucir ces horreurs.

 

L’horreur au « Cœur de Bonny »

 

Hier en vue de la préparation de l’inspection, David s’est présenté à la gendarmerie comme prévu en préparation de cette journée. 

Le jour se lève le ciel rosé, dans son lit, il se remémore sa visite à la gendarmerie. Maintenant, il ne se fait plus d’illusion sur l’état de ce terrible refuge. Heureusement, des comme celui-ci, sont des cas pratiquement inexistants. Lui avait affirmé le capitaine Raputier.  Il se répète les mots du capitaine pour se rassurer. C’est un fait divers très exceptionnel, lui avait assuré le capitaine de la gendarmerie.  Pauvre David, ce qu’il va découvrir, jamais il ne pourra l’oublier ! Ce matin il ne sera pas seul. Il va être entouré de professionnel médical et judiciaire.  Il a vu l’action à mener avec le capitaine Veritas, et rencontré l’équipe prévue par l’action sanitaire préfectorale. Il est à la fois rassuré, et pourtant oppressé. 

La veille, il a très peu vu Pascal. Ce qu’il sait, tout s’est bien passé et il a ramené son contrat de travail signé. Cette bonne nouvelle lui a permis d’oublier quelques temps son inquiétude. Après cette journée, Sacré-Canaille l’interpelle, l’enquête qu’il a demandée aux inspecteurs de l’Asso, est attendue avec impatience. Ainsi il pourra comprendre et traiter si nécessaire Isis et Sacré-Canaille. Pour l’heure, ce n’est pas la question importante.

Lorsqu’il prend la route pour la gendarmerie de Vrillerie, il se sent presque en condition.

Il n’est plus le gamin craintif de la veille.  Il est redevenu l’homme volontaire qu’il est habituellement. Il connaît bien le trajet, seulement, par prudence, il a réglé son GPS. Il risque de se laisser aller dans ses pensées et de se détourner de la route. Pour se détendre, il met un CD. La musique celtique relaxante pour piano lui apporte la paix et sa maîtrise lui est revenu. Ce refuge n’est qu’à vingt kilomètres du domaine de la Musarderie. Pour lui le comble est de ne pas avoir eu connaissance plus tôt.

Il traverse bois et prés, les vitres baissées. Le vent chaud effleure le visage de David.

Des vaches blanches aux taches noires broutent l’herbe encore verte de leur pré. À son passage, elles lèvent la tête. Il se persuade en souriant, que les véhicules sont leur seule attraction. À moins qu’elles attendent leur propriétaire. Imagine-t-il en gamin espiègle. Elles sont curieuses, cependant elles restent stoïques en mâchant sans interruption. Cela amuse régulièrement David. Comme hier pour Pascal, sa mission à lui  est une première.    

Arrivé à la gendarmerie, l’accueil du gendarme est nerveux. Il semble pressé de terminer l’accueil de ce nouveau venu ! L’ambiance de la gendarmerie est électrique. L’agent de service n’était pas là hier. Constate notre futur héro. L’agent lui demande de sa voix grave

  • Monsieur, c’est pourquoi… ?
  • Je suis Monsieur Basileus David. Je suis attendu.

Répond notre vétérinaire novice en contrôle judiciaire, il dépose sur le bureau  le document que lui a remis hier le capitaine Veritas.

  • Je préviens l’adjudant Morfondu de votre arrivée. Veuillez-vous assoir !

Le gardien sort. Un adjudant arrive en courant, il a l’air jovial. Pour le jeune homme, le sourire de cet homme en uniforme est de bon augure.

  • Bonjour docteur Basileus. Le trajet pour venir dans notre bled, n’a pas été trop pénible ?

Interroge l’adjudant devant le brigadier d’accueil. À l’expression de son subalterne, l’adjudant hausse les épaules d’un air réprobateur et amusé. Il se tourne vers David et annonce :

  • Comme prévus, deux chiens font partie de l’expédition.
  • Pourquoi ces chiens ? 

Interroge David alarmé.

  • D’après les renseignements et les photos aériennes, ils seront nécessaires pour trouver les élevages sauvages en chambres noires.

Explique l’adjudant Morfondu

 - Oh ! mon dieu !

S’esclaffe David stupéfait et peiné. L’adjudant ajoute

  • Le docteur Chindo Albert est le responsable sanitaire, est arrivé.
  • C’est si grave que çà ?

Interroge étourdiment David. Sourire amical amusé de l’adjudant.  Il pense « c’est encore un jeunot » mais ne dit mot. Il se décide d’informer « ce jeunot »

  • Nous ne savons pas ce que nous allons trouver. D’après la plainte et la première enquête, c’est inqualifiable. Nous avons prévu beaucoup de véhicules. Il nous a été affirmé qu’un charnier d’animaux existerait !

La réaction de David est immédiate.

  • Alors là ! je ne ferai pas dans la dentelle !

Il sent monter en lui la colère. Celle-ci remplace son stress. Un autre uniforme arrive. L’adjudant lui présente le nouveau venu :

  • Je vous présente l’adjudant Raputier du service des douanes.  Il nous accompagne également.

Il n’a pas le temps de répondre verbalement, une poignée de main fait l’affaire. David tourne la tête vers le nouveau venu. « Ce doit-être un autre gradé » se dit-il.

  • Bonjour docteur.

L’adjudant annonce

  • Je vous présente le capitaine Véritassio.

Devant l’urgence le capitaine lui annonce :

  • L’adjudant Morfondu est responsable des gendarmes pour l’opération extérieure. Vous et le capitaine Véritassio vous serez dans les intérieurs avec moi. Nous partirons dès que l’adjudant Morfondu sera prêt.
  • Ok mon adjudant. Répond mécaniquement David. 

L’adjudant contrôle son équipe, fait le point avec son contingent. Désormais les dés sont jetés. Une colonne de véhicules s’étire sur la route. Elle s’élance vers leur mission. Le refuge si mal nommé, « Au cœur de Bonny ». Curieux ce nom pour un endroit pareil » lui semble-t-il. Un mélange de mal être et de colère monte doucement au fur et à mesure qu’ils avancent. Le douanier est à ses côtés, le nez collé sur les rapports de la pré-enquête, ne dit mot. De ce fait l’angoisse et la curiosité montent en même temps.

À la sortie de Vrillerie, la colonne s’arrête. Le commandant Laforce donne les derniers ordres. Soudain David s’interroge « qui c’est celui-là ? » 

En découvrant un homme en uniforme au milieu de la route, debout dans sa jeep. David découvre, que la colonne se divise en trois, et se déploie pour encercler le refuge. Le douanier lève la tête, et annonce fièrement :

  • Voici le commandant Laforce des douanes normandes !

Celui-ci, leur fait signe de suivre sa voiture. David obtempère. Cette fois il est dans l’action. Les craintes grandissent, pourtant il ne perçoit plus les palpitations dues au trac, ni ses sentiments, ses appréhensions. Il ne fait pas le fier, si tenté qu’il le fut un jour. Il ignore ce qui va se passer, pourtant il avance confiant. D’après son voisin, le commandant Laforce, dans toute sa carrière, n’aurait vu cette chose qu’une fois ! Or cet officier est à deux ans de la retraite !

Ils sont devant une entrée luxueuse. Une grille en fer forgée vert bouteille et or s’ouvre devant eux. À leur ouverture, deux voitures suivent celle du commandant. Ils longent l’allée bordée d’acacias en fleurs.

La bâtisse principale est en pierre de taille blanche, à l’architecture futuriste. Rien à voir avec le village aux façades de styles normands. Le bureau d’accueil est propre, dans les vitrines des articles sont à vendre. Une plaque en cuivre émaillé leur indique, que l’achat de ces articles permet de soutenir la vie associative du refuge. Un jeune homme se lève, et les accueille. Il paraît à David bienveillant. Il leur demande craintif en voyant les uniformes envahir le bureau :

  • C’est pourquoi ?

Demande l’employé. Le commandant annonce

  • Un contrôle sanitaire. Je suis le commandant Laforce. Je vous présente le Professeur vétérinaire Chindo Albert et le Docteur vétérinaire David Basileus.
  •  - Messieurs, soyez les bienvenus au refuge « au cœur de Bonny »

Leur répond l’employé laconiquement. Le commandant lui annonce :

  • Les sergents Rubicond et Batista vont contrôler votre situation administrative, vous et l’association.

L’employé prend peur, mais reste aimable. Officiellement, il ne sait rien. Mais cette intervention confirme ses doutes. Ce qu’il ignore, les sergents sont de deux brigades différentes malgré la différence des tenues. L’un est de la gendarmerie nationale, l’autre des douanes.

Pendant que les sergents font leur contrôle, le capitaine Véritassio, Albert et David pénètrent dans la salle arrière. Deux bureaux avec PC, des classeurs tout semble normal. Un autre employé entre par une porte blindée. Le capitaine ordonne :

  • Conduisez-nous près des animaux. 
  • Suivez-moi messieurs

Répond l’homme sans sourciller. Au départ tout leur semble normal. David commence à respirer, ses craintes sont peut-être infondées. Les box des chiens et des chats sont propres, leurs espaces sont réglementaires, les animaux sont en bonnes santé apparente. C’est à ce moment…Qu’Albert interroge :

  • Où mène cette porte ?
  • C’est l’appartement privé du directeur !

Objecte l’employé en se mettant devant la porte. Le capitaine commande.

  • Ouvrez cette porte !
  • Vous avez un mandat ?

Interroge une voix masculine derrière les trois hommes.  Le capitaine interroge

  • Vous êtes… ?
  • Monsieur Legroux responsable du refuge

Réplique l’homme blême. Sa colère contenue, lui donne un air de fausset. Les lèvres serrées, il réitère :

  • Vous avez un mandat ?

Pour toute réponse, le capitaine ordonne

  • Vos papiers monsieur Legroux

Legroux renouvelle

  • Vous avez un mandat ?

Le capitaine s’énerve, se saisit de son talkie-walkie et…

  • Raputier ! Occupez-vous de cet individu ! Nous allons perquisitionner !

Et Legroux continue lui aussi énervé

  • Vous avez un mandat ? J’appelle mon avocat !

Le capitaine réplique calmement.

  • Faites donc ! non seulement nous avons un mandat, mais également un ordre de la préfecture ! Si vous voulez j’appelle le juge d’instruction. Il viendra avec son huissier faire le constat avec nous.

Devant la détermination du capitaine, Legroux appelle son avocat et laisse entrer les policiers. Et là… ! L’enfer s’ouvre.

La salle ressemble à une cuisine avec sanitaire propre, une table de cuisine au centre plastifiée jaune agrémente la pièce.  Seulement…les panneaux muraux sont décorés d’un paysage exotique. Ils occupent tout le mur du fond, et leur semblent suspects. Des serrures cachées dans des mains peintes de ces panneaux attirent leurs regards. Précipitamment dans un même geste, Albert et David ouvrent avec leur clef passe-partout, ces fameuses serrures.

Ce sont des portes ouvrant sur…des tiroirs ! Ils tirent chacun le sien, et…se sont des tiroirs mortuaires ! Ils sont remplis d’animaux prêts pour la taxidermisassions ! Ces dépouillent attendent une commande. Albert, le capitaine et ses hommes ouvrent toutes autres portes et tiroirs, l’écœurement les gagne. Quand un douanier intervient en criant :

  • Capitaine, cette porte donne sur un couloir.
  • Allez-y tous les cinq, le sergent et ses hommes vont répertorier la découverte des tiroirs.
  • Bien capitaine. Répond ce brave adjudant. 

David et ses compagnons avancent dans ce couloir glacial. Il est un passage en métal laqué blanc. Il y fait froid comme dans les morgues des hôpitaux. Une autre table en inoxydable est au centre de cette nouvelle salle. Le sol est carrelé. Cette table devait servir au taxidermiste. Concluent-ils.

L’adjudant Raputier verbalise, ce qui va devenir « l’Affaire Legroux ».  Le capitaine appelle à nouveau le commandant Laforce, à la découverte d’une autre trouvaille ! Des chats, des chiens, des perroquets, des singes, ceux-là sont vivants, avec un regard triste et implorant. Ils sont là, à attendre leur dernier instant ! Au fond une autre porte, celle-ci donne sur une cour.

Ils y retrouvent les gendarmes de la brigade aux visages livides. On peut lire dans leurs regards l’horreur, la colère et la compassion tout à la fois ! 

  • Qu’avez-vous trouvé ?

Interroge Raputier.

  • Buchenwald animalier !

Rétorquent d’une voix blanche de colère et de compassion les quatre brigadiers ! L’un d’entre eux prend la parole et précise

  • Des animaux en surnombre, dans des clapiers à lapins sales quel que soit leur taille. Un charnier à ciel ouvert et plein de mouches. De plus mon commandant il y a trois soues à cochon, ils y font un élevage clandestin de visons dans des conditions inacceptables !
  • Quoi ?

S’esclaffe le quatuor non seulement stupéfait, mais ils ont des hauts le cœur. Cependant leur professionnalisme reprend le dessus.

  • La personne qui a dénoncé anonymement doit bien connaître les lieux. Car elle n’a pas menti.
  • Puis-je vous informer mon adjudant. C’est moi qui ai réceptionné le courrier, et pris les empreintes.
  • Allons au bureau d’accueil mon vieux Bouvier.
  • Bien mon commandant.

Le commandant Laforce par son apparence calme émet une force morale sans faille. Et pourtant, si ces hommes savaient, son mental virevolte de colères, qu’il maîtrise admirablement. Il leur annonce.

  • J’appelle le juge d’instruction, je fais mon rapport, et prends les ordres du juge.

Il se permet un temps pour respirer. Son problème est dû à la cigarette. Ses bronches sont aussi noires que le charbon. Il tape sur une touche directe de son téléphone.

  • Allô, madame la juge, je vous confirme les faits…ici c’est le monde des horreurs. Si je ne le voyais pas avec ma compagnie pour témoin, je ne pourrais croire ce que je vois. Munissez-vous de….
  • Commandant ! nous avons un blessé dans la deuxième colonne. Le nécessaire est fait et l’employé récalcitrant est menotté. Il semblerait que c’est le taxidermiste. Il voulait fuir.

Intervient le capitaine Veritassio.

  • Allô, venez sur place, il y a du nouveau.

Indique le commandant au juge, en lui expliquant l’affaire.

Dix longues minutes passent et une femme à l’expression sévère arrive. Elle était dans le véhicule servant de poste de commandement.  Madame le juge, ne peut croire ce qu’elle voit. Elle aussi est transportée par ces émotions, mais comme le commandant, elle ne laisse rien voir.

David Horrifié et scandalisé va renvoyer le contenu de ses tripes, dans les beaux WC aux robinets d’or, et cuvette en céramique bleue du président de l’association. 

Une fois remis de ces émotions, il accompagne le Professeur. Maintenant le professeur et lui passent à l’action. Ils doivent faire un tri pénible. Les animaux sont dirigés selon leurs états, les biens portant dans les véhicules les menant directement dans les refuges d’accueil. Ceux qui sont soignables sont transportés à la Fac vétérinaire. Les autres malheureusement recevront l’injection pour abréger leurs souffrances. Pour les vétérinaires c’est une décision qui leur est toujours pénible. Ce jour c’est l’écœurement qui les anime.

 Le commandant appelle la préfecture. C’est ainsi, que le père de David est mis au courant. Il intervient immédiatement auprès du Préfet. Il est fier de son fils. 

Le préfet en compagnie de l’appareil judiciaire, eux-mêmes escortés par les médias arrivent, le spectacle les bouleverse. Comme de bien entendu, les journalistes sont là, agités, nerveux, excités, c’est un grand scoop ! C’est l’effervescence pour chacun des protagonistes.

Après sa visite, le préfet prévient le premier ministre, car ce scandale ne peut passer sous le silence étatique. Il ordonne le placement des animaux selon l’avis du Professeur Albert Chindo et le docteur David Basileus. Chaque victime est assignée selon leur état dans les différents refuges de la région. Les visons seront placés dans différents zoos. La faculté de médecine vétérinaire est chargée de soigner les malades et les blessés de ce refuge en priorité.

Albert et David s’activent dans leur sinistre besogne. En sachant que ceux qui sont mort iront dans l’incinérateur, après avoir été autopsiés. David vit dans l’horreur ce combat pour la vie. Il voudrait tant sauver toutes ces malheureuses victimes ! En fin de journée, ils ont terminé l’organisation des transferts. David interroge le professeur en montant dans sa voiture :

  • Professeur, je vous retrouve à la Fac ?
  • Bien sûr ! la journée n’est pas terminée. Il faut pratiquer les premiers soins à ces pauvres êtres. Ce que nous avons fait ce n’était que l’urgence ! Le personnel de la Fac est mobilisé pour la réception de nos protégés, et tous deux nous ne serons pas de trop.  Demain il y aura les vétérinaires du secteur. La préfecture les a convoqués.

La mission se termine tard dans la nuit. Le professeur de David les reçoit chaleureusement et félicite son élève. À la vue de cet arrivage incroyable, les lèvres pincées pour ne pas exploser, il serre les poings et…soudain c’est l’explosion.

  • Bon sang ! comment-est-ce possible ! incroyable ! Tout ça pour de l’argent !

David interfère doucement. Il connaît bien son professeur bouillant mais si bon.

  • Le professeur Albert m’a beaucoup aidé et appris.

Au mot « appris » son professeur sourit et se calme. 

  • Je savais que vous feriez un excellent travail. Lorsque j’ai reçu l’ordre du préfet, j’ai pensé à vous. Vous êtes mon meilleur élève, c’est pourquoi je vous ai adjoint à mon confrère et ami, pour cette mission très spéciale. à propos, je vous félicite pour votre action constructive, et votre ténacité. Dans cette mission vous avez fait preuve de Professionnalisme.

Votre avenir est assuré. Vous entrez dans votre dernière année de faculté, elle va être facile pour vous.

  • Merci, Monsieur le Professeur.

David est heureux, il est exténué. Les compliments de son professeur se font rares, il les apprécie d’autant plus. Il est une heure du matin, lorsque David reprend seul la route.

Pour se détendre, il décide d’écouter un CD Best Dance Music 2014

    Non-stop Strong Beats, ainsi il ne s’endormira pas à cause de la fatigue !

En arrivant chez lui, il trouve ses amis excités et impressionnés. David malgré sa fatigue, en voyant ses amis il est un peu réconforté, mais il aurait tant voulu se reposer.

Claudine et Bernadette sont restées à l’attendre, avec la petite troupe. Ils sont à la fois inquiets et admiratifs. Bernadette n’était pas seulement anxieuse pour son jeune patron.

Elle lui annonce

  • Je vous ai préparé une salade composée et une assiette anglaise.
  • Bernadette, servez-moi un verre de Calvados de chez mère.
  • Bien Monsieur !

Ce que Bernadette refuse d’admettre, c’est ne pas savoir, pour aider son jeune patron.

 Elle voulait savoir ce qui est arrivé au refuge. Elle voulait les premières « infos », les premières impressions. Elle avait suivi les informations à la radio, mais avoir le héros sous le toit et l’écouter, c’était ce qu’elle voulait en réalité. David s’installe et ordonne :

  • Je suppose que personne n’a mangé. Je sens une odeur de pizza au fromage fait maison. Je me trompe ?
  • Non, Monsieur, mais ce soir je vous ai fait deux menus, ne sachant pas ce que vous pourriez avaler en raison de cette sale journée. Ai-je bien fait ?
  • Mais oui ma chère Bernadette. Comme vous dites c’était une sale journée. Vu l’heure, à laquelle vous finirez votre service Jean-Jacques vous accompagnera chez vous.

Se tournant vers son ami d’enfance  

  • Cela ne te dérange pas? son domicile est sur ton trajet.
  • Bien sûr, cela me fait plaisir !

Mais Bernadette intervient étonnée.

  • Et ma voiture, je la laisse dans votre parking ?
  • Ah oui ! c’est vraie mère, vous a alloué une Twingo de service. Où avais-je la Tête !

Répond David en se tapant le front, puis demande

  • Cela fait combien de temps que vous êtes en sa possession ?
  • Deux jours Monsieur !
  • Ah bien !  Quand nous aurons terminé le repas, partez. Vous ferez la vaisselle demain matin
  • Bien Monsieur.

      

20

Les réussites des deux amis

Pascal travaille depuis deux semaines. Il est toujours aussi enthousiaste, tant par son emploi, que par sa chambre et son entente avec son ami et propriétaire. Sacré-Canaille avec ses mimiques et ses exubérances comiques et parfois périlleuses est l’une de ses sources d’inspiration.

Le jeune homme profite de son premier succès, pour rasséréner David.  Il décide de lui faire une petite surprise. Bernadette est dans le secret. En raison du beau temps, elle a installé les tables et chaises sur la terrasse. Ainsi la soirée dansante sera dans le salon après avoir poussé le canapé, table et fauteuils. Bernadette a préparé les plats préférés de son cher patron. Pascal s’occupe de l’apéritif. Il ouvre l’un des bocaux de punch, que sa mère lui a envoyé pour fêter son aménagement chez David.

Pour celui-ci c’est deux semaines de joie et de victoire à lui aussi, avec de nombreuses guérisons de ses protégés et des solutions pour ces résidents grâce aux familles d’accueil.

Ces journées sont harassantes dans les divers refuges qu’il contrôle pour voir tous les placements. Il contrôle le suivi pour ne plus voir la répétition de l’horreur. C’est une manière à la fois de s’endurcir sentimentalement, et de réaliser l’importance de sa mission. 

Il passe son temps entre l’hôpital de la Fac, l’Asso et les refuges. Une dizaine de chats et de chiens ont été placés dans des familles d’accueils. Les autres sont trop traumatisés pour les laisser immédiatement chez des adoptants, même si physiquement ils sont bien.

Le professeur de David lui assure qu’avec cette affaire, il aura vu tellement de cas, qu’il n’aura pas de problème pour son diplôme. L’année prochaine, il pourra ouvrir son cabinet vétérinaire. Il n’aura même pas à galérer pour trouver des clients. Cette triste affaire a fait les gros titres dans la région. De plus les journaux continuent de relater les nouvelles des animaux. Si bien qu’à la Fac, toute l’équipe croule sous le poids d’une clientèle imprévue pendant ces temps de vacances, sous le courrier également. Ils veulent voir « le jeune véto » qui a sauvé tous ces animaux ! Malgré le fait, qu’il était sous les ordres et avec le Professeur Albert Chindo. La réponse était toujours la même :

oui, mais il a eu le courage du débutant, et ce  jusqu’à la fin, et  de tout faire pour sauver un maximum d’animaux » 

De plus « le Ouest-France » mentionne : il est un exemple pour sa génération. Il relate un peu plus loin dans l’article les remarques qu’ils ont entendues autour d’eux :

« Pour un jeune homme dont les parents sont riches et influents en Normandie, il a un comportement extraordinaire dans la vie sociale. Sa maturité, son humanité, et son humilité, font de lui un exemple pour les jeunes. Les journalistes continuent ainsi : Parmi les lecteurs, qu’ils approchent, Ils entendent : c’est un héros. Ce sera un bon véto. Nous serons ses premiers clients. Assurent-ils aux journalistes »

Tous ces propos le flattent, l’émoustillent, pourtant il garde la tête froide. Il reste le même avec tous les visiteurs de la Faculté de Médecine Vétérinaire. Toute la presse parle de : l’Affaire Legroux.

Depuis ce jour, David lorsqu’il rentre chez lui, va dans sa chambre directement, s’assoie dans son fauteuil. Isis monte sur ses genoux en ronronnant. Il la caresse avec douceur, avec elle il décompresse.

C’est pourquoi Pascal a organisé cette petite fête. Tous les deux ont eu deux semaines bien remplies et victorieuses…

Bien sûr pour Pascal son succès a été d’avoir remporté le protocole sur un nouveau client important. Ainsi, il a transformé son essai en contrat définitif. Tout cela grâce à son dessin de base fait sur place en concordance avec le client. Ce prototype, il l’a effectué, selon les critères et le langage du client face à lui. Son patron l’a félicité, car Pascal a démarché et pris rendez-vous par téléphone et confirmé par e-mail.

Comme tous les vendredis David a rencontré Linda avant de rentrer chez lui. Avec elle, il se détend et oublie ses soucis.

 Affalé dans son fauteuil, Isis sur les genoux ronronnant, il s’apaise quelques instants. Cependant, au fond de lui-même, il reste soucieux. Un beau berger belge et un chimpanzé sont en triste état. Il n’est pas sûr, qu’ils soient sauvés. Son professeur est soucieux de leur avenir. Toute l’équipe est d’astreinte. Il s’agit de sauver un maximum d’animaux de ce refuge si mal nommé.

Linda adore David, comme une jeune fille de dix-sept ans. Elle a hâte d’être majeur. Elle aura atteint sa majorité ce cinq Janvier. Ce que le jeune homme ignore à ce moment, Linda a un grave souci avec ses parents. Elle n’a pas osé lui en parler, son tendre amour a tant de problèmes. « Demain, c’est décidé. Elle lui dira tout. » Décrète-t-elle.

Son drame à elle, ses parents ont décidé de la marier de force avec un cousin du bled ! En plus, il est vieux pour elle ! Linda est devenue amie avec Claudine. Elles se communiquent beaucoup par téléphone portable, pour ne pas risquer d’être espionnée par le frère de Linda. Elle lui a confié sa peine. Claudine lui conseille d’en parler à David dès demain. 

De toute façon, ce soir il n’est pas possible de lui en parler. La soirée est prévue pour fêter la réussite de deux jeunes gens. Linda est si malheureuse de ne pas en faire partie. Le soir, elle est enfermée dans sa chambre, depuis qu’elle est promise à ce fameux cousin.

Elle téléphone alors qu’elle est au lycée, son portable reste dans le casier de son amie protectrice et professeur de français.

Pendant que David se morfond dans sa chambre, dans le salon la musique s’élance dans les airs et l’appelle. Les amis sont arrivés. Ils préparent une fête, pour changer les idées à David. Ses vieux amis ne l’avaient jamais vu ainsi. Jean-Jacques et Élodie ont rejoint Claudine et Pascal.

David après un soupir se lève, et va au salon. Son visage s’éclaire en découvrant sur la table du salon les mises en bouche et les verres en plastique. Et…

  • Que faites-vous ici ?

Interroge-t-il surpris et heureux.

  • Claudine nous a appelées, car elle fête la réussite de Pascal et souhaite que vous y participiez. 
  • Quelle est donc la raison de cette réussite ?

S’enquiert David, les horreurs de l’après-midi s’envolent. La joie est revenue.

  • Mon contrat d’embauche d’essai, s’est transformé en définitif, avec en prime une augmentation !

Annonce Pascal

  • Super ! effectivement cela se fête ! Car là, ce genre de chose ne se produit pas couramment. Cela est même exceptionnel !

Convient David en riant. Au moins j’ai une bonne nouvelle ce soir. Pense-t-il.

  • Alors Pascal, comment as-tu fait ? 

Demande Jean-Jacques. Pascal frémit grisé par cette journée.

  • Mais d’abord approche du bar, je te sers un punch de chez nous.
  • Merci Pascal.

David curieux, il hume, goûte par petites gorgées et…claque sa langue doucement. 

  • C’est délicieux ! où l’as-tu trouvé mon ami ?!
  • C’est ma mère qui l’a fait. Je l’ai reçu ce matin de La Réunion. Elle m’a écrit que ce punch c’est pour fêter la fin de mon essai ! Quand, elle me la posté, elle ignorait que tout se ferait aussi vite. à propos, elle te remercie  pour le logement que tu m’offres.
  • Avec ce punch, quel parfum ! merci d’ouvrir la soirée avec !

Lance plaisamment Élodie.

  • Celui-ci, est pour une fête spéciale. 

Pascal montre le second bocal en complétant

  • Ma maman me l’a envoyé ici, après lui avoir donné ma nouvelle adresse. C’est Bernadette qui l’a réceptionné. Je l’avais prévenu.
  • Sacré cachottier !

S’exclame David et ses amis, en levant leur verre avant de les porter à leurs lèvres.

D’une seule voix, ils ajoutent :

  • Alors, raconte !

Pascal reprend son souffle et se lance :

  • Grâce à ma collègue Isabelle, la secrétaire du service publicitaire alimentation…

Il reste un instant suspendu. Est-ce pour créer un suspens ? Ou seulement et tout simplement l’émotion, qui l’oblige à chercher ses mots. Il reprend ainsi :

  • C’est elle qui me chaperonne pour m’habituer aux habitudes et au règlement de l’établissement…

Il boit une gorgé, mais les amis impatients d’une seule voix

  • Et… ?
  • Elle m’a bien expliqué les conditions, le règlement, les petites habitudes de la société. Tous les éléments étaient sur mon bureau pour établir les nouveaux contrats. Elle m’a ajouté « si vous avez une idée neuve, soumettez-la à votre chef Monsieur Lapointe Frédéric. 

Après avoir parcouru et classé tous les renseignements, je visionne la liste des clients de mon département alimentaire, et je continue sur les pages jaunes. Je commence par prospecter en premier par Courriel et en second par téléphone les clients habituels. Je leur ai annoncé : « je suis votre nouveau contact. » Et je continue ainsi « quel est votre avis sur la campagne publicitaire de vos produits ? » je demande leurs avis sur le suivi de leur campagne. Je leur propose un rendez-vous pour revoir leurs dossiers. Les clients ont apprécié agréablement. J’ai obtenu suffisamment de rendez-vous pour la semaine prochaine soit pour un renouvellement ou l’aménagement lié aux nouveautés de leurs produits.

  • Bravo Pascal !

Applaudit Jean-Jacques. Pascal le silencieux, dans le feu de sa joie est devenu volubile. Il reprend.

  • Attendez les amis, je n’ai pas terminé. Ce qui m’a valu mon contrat définitif, c’est d’avoir décroché un nouveau client très important dans la région, en plus de mes deux renouvellements d’anciens clients et mon carnet de rendez-vous « intéressants » pour le mois, ceci en cette période de vacances. Ce sont les mots de Monsieur Pugnace en personne.
  • Waouh ! comment as-tu fait ?

Dit Élodie tout étonnée et très intéressée. Elle ajoute à voix basse comme pour se parler à elle-même, toute songeuse.

  • Il est vrai qu’avec ta voix douce et énergique, ce léger accent des îles charme….

Pascal un instant déstabilisé, poursuit son exposé.

  • Je vous explique la simplicité de mon action. Ayant relevé les coordonnées sur les pages jaunes, j’ai vérifié s’il avait déjà été contacté. Ne l’ayant pas été, tout au moins sur les archives, j’ai obtenu un rendez-vous avec le responsable du département développement de cette société…

Il boit un verre de punch, se racle la gorge silencieusement et reprend.

  • J’ai profité des infos que ma fournies la secrétaire via la standardiste. C’est ainsi que j’ai étayé mes arguments. Mon rendez-vous est rapidement pris. Mercredi à quinze heures, je me suis présenté avec ma sacoche, des dépliants de modèles publicitaires, des exemplaires de contrats et ma planche à dessins pliable et bien-sûr mes crayons.

Durant ma conversation avec monsieur Gramsci sur leurs anciens et les nouveaux produits, je laissais ma main et mon crayon parcourir la feuille en fonction de la personnalité de mon interlocuteur. Lorsqu’il a vu ma première proposition, il est surpris et a ce sourire qui éclaire son visage. Spontanément il m’a dit « je suis !  J’achète » il ajoute vous mettrez plus de vert, et le magasin un peu plus grand. Pour le reste c’est tout bon ! 

Quand vous viendrez avec le contrat signé par votre directeur et la maquette, si elle est conforme à votre dessin et les petites modifications que je vous demande, il sera signé par le PDG et moi-même. D’accord pour vendredi prochain à dix heures ?

C’est ainsi que j’ai eu ma promotion.

  • C’est une sacrée bonne nouvelle Pascal ! le contrat de travail est signé ? ce n’est pas une promesse en l’air ?

S’étonne David heureux pour son locataire et ami. Pascal le rassure 

  • Ne t’inquiète pas David, Monsieur Lapointe après m’avoir promis cette promotion, est allé voir le PDG, puis la secrétaire du personnel. Elle a frappé l’alinéa en ajout à mon contrat d’embauche définitif.  Il est signé en trois exemplaires ainsi que l’alinéa. Regardez mes amis.

Pascal tend son document de cinq pages. Tous explosent de joie.

  • Bip, bip, bip Hourrah !

Un CD réunionnais apparait, la voix de Maya Kamaty s’élance et chante les nouveautés de la réunion « « écrit moi ». À ce moment-là, Bernadette entre au salon et interroge :

  • Monsieur, puis-je servir ? 
  • Oui Bernadette, de toute façon il n’y a plus rien à manger et à boire dans le salon. Allons dans la salle à manger.

La joie débordante de leur jeunesse est dans les conversations, avec de bons mot, des histoires plus ou moins vrais, toutefois risible. S’ajoutent les bonnes blagues d’humoristes qu’Élodie parodie aisément. Le repas terminé, retour au salon, ils y finissent la soirée.

Pascal va dans sa chambre et revient avec la maquette qu’il a imaginée pour l’Asso. Isis, Sacré-Canaille, Aline, Dagobert, Prince, Badou, et Calvino sont en filagramme sous le titre. David en a les larmes aux yeux de bonheur.  Il exprime enfin sa pensée en saisissant le document de Pascal :

  • Et en couleur ! que c’est beau et original.
  • Tu peux le faire faire sur papier et le rentré sur le Web.

Précise Pascal.

  • Merci mon ami.
  • Oh mais c’est grâce à Jean-Jacques. Il a participé à l’élaboration de la maquette. Je n’ai fait que dessiner et styliser d’après ses photos.
  • Merci mes amis.

Après un long silence, tout au moins cela leur a paru long. David leur annonce :

  • Demain après la réunion à Maxéville, nous déjeunerons chez Doc comme d’habitude. Tous ceux qui le désireront, nous accompagneront à la plage de Deauville…
  • Le Casino est dans le programme ?

Intervient Claudine tout excitée.

  • Si nous en avons le temps.

Réponds David et pour conclure la soirée il ajoute.

  • Il est temps d’aller dormir, demain nous avons une grande journée qui nous attend.
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