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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

La messe du dimanche 30 décembre 2018

La messe du dimanche 30 décembre 2018

AELF 


Zone : France.

Lectures de la messe

Première lecture
« Samuel demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie » (1 S 1, 20-22.24-28)

Lecture du premier livre de Samuel

Elcana s’unit à Anne sa femme,
et le Seigneur se souvint d’elle.
    Anne conçut
et, le temps venu, elle enfanta un fils ;
elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce)
car, disait-elle,
« Je l’ai demandé au Seigneur. »
    Elcana, son mari, monta au sanctuaire
avec toute sa famille
pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel
et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant.
    Mais Anne n’y monta pas.
Elle dit à son mari :
« Quand l’enfant sera sevré,
je l’emmènerai :
il sera présenté au Seigneur,
et il restera là pour toujours. »
    Lorsque Samuel fut sevré,
Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;
l’enfant était encore tout jeune.
Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,
un sac de farine et une outre de vin.
    On offrit le taureau en sacrifice,
et on amena l’enfant au prêtre Éli.
    Anne lui dit alors :
« Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !
Aussi vrai que tu es vivant,
je suis cette femme qui se tenait ici près de toi
pour prier le Seigneur.
    C’est pour obtenir cet enfant que je priais,
et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
    À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.
Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. »
Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

    – Parole du Seigneur.

Psaume
(Ps 83 (84), 2-3, 5-6, 9-10)

R/ Heureux les habitants de ta maison, Seigneur ! (Ps 83, 5a)

De quel amour sont aimées tes demeures,
Seigneur, Dieu de l’univers.
Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ;
mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !

Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force :
des chemins s’ouvrent dans leur cœur !

Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;
écoute, Dieu de Jacob.
Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie.

Deuxième lecture
« Nous sommes appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jn 3, 1-2.21-24)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés,
    voyez quel grand amour nous a donné le Père
pour que nous soyons appelés enfants de Dieu
– et nous le sommes.
Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :
c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
    Bien-aimés,
dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,
mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.
Nous le savons : quand cela sera manifesté,
nous lui serons semblables
car nous le verrons tel qu’il est.

    Bien-aimés,
si notre cœur ne nous accuse pas,
nous avons de l’assurance devant Dieu.
    Quoi que nous demandions à Dieu,
nous le recevons de lui,
parce que nous gardons ses commandements,
et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.

    Or, voici son commandement :
mettre notre foi
dans le nom de son Fils Jésus Christ,
et nous aimer les uns les autres
comme il nous l’a commandé.
    Celui qui garde ses commandements
demeure en Dieu,
et Dieu en lui ;
et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,
puisqu’il nous a donné part à son Esprit.

    – Parole du Seigneur.

Évangile
« Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)

Alléluia. Alléluia. 
Seigneur, ouvre notre cœur
pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem
pour la fête de la Pâque.
    Quand il eut douze ans,
ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
    À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,
le jeune Jésus resta à Jérusalem
à l’insu de ses parents.
    Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,
ils firent une journée de chemin
avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
    Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,
en continuant à le chercher.

    C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions,
    et tous ceux qui l’entendaient
s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
    En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,
et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme ton père et moi,
nous avons souffert en te cherchant ! »
    Il leur dit :
« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas
qu’il me faut être chez mon Père ? »
    Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

    Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,
et il leur était soumis.
Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
    Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce,
devant Dieu et devant les hommes.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Office des lectures

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Source en attente, secret du monde,

Anonyme — Chalet

Source en attente, secret du monde, 
Amour caché au creux du monde :
Christ au-dedans du mal de l'homme,
Au cœur des pauvres, Christ vivant,
Au cœur des pauvres, tu attends.

Source nouvelle, vivant baptême
Où notre mal aspire au Père,
Pour que, détruit, il soit lumière :
Sainte Parole, Jésus Christ,
Notre espérance n'est qu'un cri.

Source éternelle, esprit d'enfance,
Apporte au monde sa naissance :
En ton Amour tout est présence,
Par toi le monde voit son Dieu,
En toi le monde devient Dieu.

Source vivante, ô Christ Lumière,
Tu es en nous la joie du Père :
Chante l'Esprit en tous nos frères !
Source de gloire, Trinité,
Ta joie aux hommes est partagée.

Antienne

Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient.

Psaume : 23

1 Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
2 C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

3 Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
4 L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles
   (et ne dit pas de faux serments).

5 Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
6 Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

7 Portes, levez vos frontons, +
élevez-vous, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !

8 Qui est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.

9 Portes, levez vos frontons, +
levez-les, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !

10 Qui donc est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ;
c'est lui, le roi de gloire.

Antienne

Cet enfant, né de la Vierge, se nommera Emmanuel, Dieu avec nous.

Psaume : 45
2 Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
3 Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s'effondrent au creux de la mer ;
4 ses flots peuvent mugir et s'enfler,
les montagnes, trembler dans la tempête : 

(R/) (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

5 Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
6 Dieu s'y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.
7 Des peuples mugissent, des règnes s'effondrent ;
quand sa voix retentit, la terre se défait. 

(R/) 8 (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

9 Venez et voyez les actes du Seigneur,
comme il couvre de ruines la terre.
10 Il détruit la guerre jusqu'au bout du monde,
il casse les arcs, brise les lances, incendie les chars :
11 « Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu.
Je domine les nations, je domine la terre. » 

(R/) 12 (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)
Antienne

Nous sommes les concitoyens des saints, nous sommes de la famille de Dieu.

Psaume : 86
1 Elle est fondée sur les montagnes saintes. +

2 Le Seigneur aime les portes de Sion *
plus que toutes les demeures de Jacob.

3 Pour ta gloire on parle de toi,
ville de Dieu ! *
4 « Je cite l’Égypte et Babylone
entre celles qui me connaissent. »

Voyez Tyr, la Philistie, l’Éthiopie :
chacune est née là-bas. *
5 Mais on appelle Sion : « Ma mère ! »
car en elle, tout homme est né.

C’est lui, le Très-Haut, qui la maintient. +

6 Au registre des peuples, le Seigneur écrit :
« Chacun est né là-bas. » *
7 Tous ensemble ils dansent, et ils chantent :
« En toi, toutes nos sources ! »
Verset

V/ Tes fils seront tous instruits par le Seigneur,
il goûteront un bonheur sans limites.

Lecture : L'amour chrétien inaugure de nouvelles relations familiales (Ep 5, 21-33 ; 6, 1-4)

5.21 Par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres ;
5.22 les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;
5.23 car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête, lui qui est le Sauveur de son corps.
5.24 Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes à l’égard de leur mari.
5.25 Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle,
5.26 afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole ;
5.27 il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ; il la voulait sainte et immaculée.
5.28 C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme : comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.
5.29 Jamais personne n’a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C’est ce que fait le Christ pour l’Église,
5.30 parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l’Écriture :
5.31 À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.
5.32 Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église.
5.33 Pour en revenir à vous, chacun doit aimer sa propre femme comme lui-même, et la femme doit avoir du respect pour son mari.
6.01 Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c’est cela qui est juste :
6.02 Honore ton père et ta mère, c’est le premier commandement qui soit assorti d’une promesse :
6.03 ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre.
6.04 Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur.

Répons

R/ Dieu s'est fait l'un de nous,
pour nous apprendre à aimer !

Vous qui servez Jésus, le Christ,
soumettez-vous les uns aux autres.

Le Christ a aimé l'Église et s'est livré pour elle :
aimons-nous les uns les autres, en acte et en vérité.

HOMÉLIE DE PAUL VI À NAZARETH (5 janvier 1964)

L'exemple de Nazareth

Nazareth est l’école où l’on commence à comprendre la vie de Jésus : l’école de l’Évangile. Ici, on apprend à regarder, à écouter, à méditer et à pénétrer la signification, si profonde et si mystérieuse, de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu. Peut-être apprend-on même insensiblement à imiter. Ici, on apprend la méthode qui nous permettra de comprendre qui est le Christ. Ici, on découvre le besoin d’observer le cadre de son séjour parmi nous : les lieux, les temps, les coutumes, le langage, les pratiques religieuses, tout ce dont s’est servi Jésus pour se révéler au monde. Ici, tout parle, tout a un sens. Ici, à cette école, on comprend la nécessité d’avoir une discipline spirituelle, si l’on veut suivre l’enseignement de l’Évangile et devenir disciple du Christ. Oh, comme nous voudrions redevenir enfant et nous remettre à cette humble et sublime école de Nazareth, comme nous voudrions près de Marie recommencer à acquérir la vraie science de la vie et la sagesse supérieure des vérités divines !

Mais nous ne faisons que passer. Il nous faut laisser ce désir de poursuivre ici l’éducation, jamais achevée, à l’intelligence de l’Évangile. Nous ne partirons pas cependant sans avoir recueilli à la hâte, et comme à la dérobée, quelques brèves leçons de Nazareth.

Une leçon de silence d’abord. Que renaisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l’esprit, en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de fracas et de cris dans notre vie moderne, bruyante et hyper sensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l’intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l’étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu seul voit dans le secret.

Une leçon de vie familiale. Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable ; apprenons de Nazareth comment la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable ; apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social.

Une leçon de travail. Nazareth, maison du fils du charpentier, c’est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain ; ici, rétablir la conscience de la noblesse du travail ; ici, rappeler que le travail ne peut pas avoir une fin en lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent ; comme nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes, le Christ notre Seigneur.

Répons

R/ Que règne en nos cœurs la paix du Christ !

Puisque vous êtes élus, sanctifiés, aimés par Dieu,
revêtez donc des sentiments de compassion.

Pardonnez-vous mutuellement,
comme le Seigneur vous a pardonné.

Aimez-vous les uns les autres,
comme il vous a aimés.

Vous n’êtes qu’un en Jésus Christ,
revêtez l’amour : c’est le lien parfait.

Te Deum

À toi Dieu, notre louange ! 
Nous t'acclamons, tu es Seigneur ! 
À toi Père éternel, 
L’hymne de l’univers.

Devant toi se prosternent les archanges, 
les anges et les esprits des cieux ; 
ils te rendent grâce ; 
ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur, 
Dieu de l'univers ; 
le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

C'est toi que les Apôtres glorifient, 
toi que proclament les prophètes, 
toi dont témoignent les martyrs ; 
c'est toi que par le monde entier 
l'Église annonce et reconnaît.

Dieu, nous t'adorons : 
Père infiniment saint, 
Fils éternel et bien-aimé, 
Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant, 
le Seigneur de la gloire, 
tu n'as pas craint de prendre chair 
dans le corps d'une vierge 
pour libérer l'humanité captive.

Par ta victoire sur la mort, 
tu as ouvert à tout croyant 
les portes du Royaume ; 
tu règnes à la droite du Père ; 
tu viendras pour le jugement.

Montre-toi le défenseur et l'ami 
des hommes sauvés par ton sang : 
prends-les avec tous les saints 
dans ta joie et dans ta lumière.

Oraison

Tu as voulu, Seigneur, que la Sainte Famille nous soit donnée en exemple ; accorde-nous la grâce de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d'être unis par les liens de ton amour, avant de nous retrouver pour l'éternité dans la joie de ta maison.

 

2ème homélie
Qu’as-tu que tu n’aies reçu ?


Homélie pour la fête de la Sainte Famille / Année C
30/12/2018

Cf. également :

Aimer nos familles « à partir de la fin »
Une sainte famille « ruminante »
Fêter la famille, multiforme et changeante
La vieillesse est un naufrage ? Honore-la !
La Sainte Famille : le mariage homosexuel en débat
Personne dans la famille ne porte ce nom-là
Une famille réfugiée politique
Familles, je vous aime?


Des enfants OGM ?

L’annonce du docteur He Jiankui a fait grand bruit ce 26/11/2018. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, ce chercheur chinois (biologiste à l’Université des sciences et des technologies du sud de la ville de Shenzhen) a réussi à modifier l’ADN de deux  fœtus lors d’une fécondation in vitro, afin de les rendre inattaquables par le virus du sida. Cette modification de leurs gènes suivra Lulu et Nana – ce sont leurs prénoms – toute leur vie, et il se transmettra de façon héréditaire. L’intention humaniste est plausible : préserver du sida (mais il y a d’autres techniques, moins intrusives). L’intention scientifique est claire : pourquoi ne pas explorer cette voie de modification de la nature puisque la nature nous le permet ? Et puis on le sait bien : ce qui est techniquement possible sera tôt ou tard expérimenté et réalisé.

 

Le tollé général qui a suivi cette annonce pose à nouveau une vieille question philosophique : a-t-on le droit de modifier notre façon de faire des enfants, notre humanité même, fût-ce au nom du soi-disant mieux-être des enfants ainsi transformés ? La question de l’eugénisme n’est pas loin. Faut-il s’en étonner d’ailleurs ? La fécondité maîtrisée grâce à la contraception donne déjà le choix d’avoir ou de ne pas avoir l’enfant. Et s’il y a des ratés, l’avortement est là pour rattraper l’erreur. Déclarer légitime la suppression d’une vie à naître parce qu’il n’y aurait plus de désir parental ouvre la voie aux autres éliminations d’enfants à naître non conformes. Ainsi le risque d’attendre un enfant autiste, trisomique ou handicapé moteur suffit à autoriser l’IVG, en toute bonne conscience puisque cet acte est désormais présenté comme un droit de l’homme (par l’Occident a-religieux du moins). Le pape ou d’autres autorités morales ont beau élever la voix régulièrement contre cette « culture de mort » (Jean-Paul II), rien n’y fait. Alors pourquoi pas la sélection et l’amélioration des enfants à naître ?

Les termes de ce débat résonnent à nos oreilles de façon horrible, car les nazis et les soviétiques et bien d’autres pouvoirs totalitaires se sont engagés dans cette voie pour contrôler et manipuler leurs populations.

À l’autre extrémité, on rencontre également des jeunes adultes qui prennent au pied de la lettre une étude fracassante de 2017 dont l’AFP s’est fait l’écho, selon laquelle la meilleure façon de lutter contre la dégradation écologique est … d’avoir un enfant en moins ! Ces militants d’un nouveau genre refusent de devenir parents, pour mieux sauver la planète…

Impact écologique


Anne, ou l’enfant-don

Cette conception de l’enfant fabriqué, modelé ou évité selon le désir parental est à mille lieues de la vision symbolique de la famille que nous fêtons ce dimanche. La première lecture est suffisamment éloquente à cet égard (1S 1, 20-28).

Hannah-234x300 Anne dans Communauté spirituellePlus de mille ans avant Jésus-Christ, Anne et Elcana forment un couple uni mais qui a visiblement du mal à devenir fécond. Beaucoup de couples contemporains s’y reconnaîtront, car l’hypo-fécondité a progressé statistiquement de façon spectaculaire dans les pays riches. Les raisons en sont multiples : stress quotidien, hygiène de vie, conséquences de la contraception chimique, perte de qualité du sperme, unions tardives etc. Pour Anne et Elcana, nous ne savons rien des causes de leur stérilité apparente. Nous savons seulement qu’ils ne désespèrent pas, et renouvellent sans cesse à Dieu leur demande. Certains vous diront que la fécondité se joue d’abord dans la tête, et que donc la prière répétée peut créer les conditions favorables au lâcher-prise nécessaire à la réussite de la fécondation. Effet placebo de la prière ? Pourquoi pas, si c’est efficace ! Bien des couples pourraient vous raconter qu’ils ont conçu – enfin ! – lors d’une retraite dans un monastère, d’un séjour dépaysant hors de chez eux, d’une période de lâcher-prise par rapport à l’obsession de mettre au monde. Au fond, c’est lorsque la préoccupation a disparu du champ affectif et intellectuel qu’on a le plus de chances de la réaliser… On retrouve encore et toujours le caractère illucide de nos actes les plus forts, les plus saints.

Accueillir l’enfant comme un don (de Dieu) est pour Anne et Elcana la base de leur responsabilité parentale. La planification, puis la fabrication et la projection sur l’enfant des attentes parentales est l’exact mouvement inverse.

Accueillir ou fabriquer la vie ? Chaque couple est tenté de panacher sa réponse selon la période traversée. Les sociétés occidentales sont tentées par la deuxième réponse plus que la première, et mettent en pratique tout en œuvre pour que cela soit possible, autorisé, légitimé.

Fêter la Sainte Famille, c’est rappeler à contretemps que le don est à l’origine de la vie. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » s’exclame Paul (1Co 4,7), pourtant travailleur acharné et limite volontariste, qui aurait pu se prévaloir de ses mérites.

D’ailleurs, Anne et Elcana ont tellement intériorisé cette spiritualité de l’accueil du don reçu qu’ils pratiquent en retour ce que l’anthropologue Marcel Mauss appelle le contre-don. Ils ne referment pas la main sur Samuel, en disant : ‘merci pour notre enfant ; nous allons maintenant l’élever comme le voulions’.

Le père, Elcana, va offrir au sanctuaire le sacrifice (animal) rituel « pour s’acquitter du vœu de la naissance de l’enfant ». C’est une première démarche de reconnaissance, de gratitude. Mais Elcana risque de rester prisonnier du donnant-donnant. ‘Tu m’as donné Samuel ; je te donne un bœuf en sacrifice : on est quitte, je peux prendre possession de mon enfant’.

Samuel1 donAlors la mère, Anne, va plus loin. Le vrai sacrifice (contre-don) n’est pas d’offrir un animal de substitution, mais de se déposséder soi-même, afin de ne pas posséder le don reçu (Samuel) mais de le remettre en jeu (en « je ») en acceptant de ne pas le diriger. Anne a l’audace de réfuter la vieille logique sacrificielle de la substitution pour celle de la non-possession. Certes elle apporte un taureau, de la farine et du vin pour ne pas choquer les autorités religieuses et satisfaire apparemment au rite, mais elle en  subvertit profondément le sens en désignant en fait son fils tant attendu comme la véritable offrande : « à mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie ».

Elle rejoint en cela Abraham qui accepte de ne pas maîtriser le destin de son fils unique donné par Dieu de manière improbable dans sa vieillesse. Elle sera rejointe en cela par Marie, qui ne refermera pas son amour sur Jésus mais acceptera qu’il se livre au monde entier, hors de son emprise maternelle.

marcelmauss_2 enfantÊtre mère consistera pour Anne – paradoxalement - à confier Samuel un autre (Éli), de peur que son désir maternel ne l’étouffe, et pour que Dieu puisse parler à Samuel sans écran parental. Éli, autorité quasi paternelle, saura reconnaître et accepter qu’un autre parle à Samuel d’une mission prophétique dont lui – Éli - n’est pas la source :

« Eli comprit que c’était Yahvé qui appelait l’enfant, et il dit à Samuel: « Va te coucher et, si on t’appelle, tu diras : Parle, Yahvé, car ton serviteur écoute », et Samuel alla se coucher à sa place ». (1S 3,9)

Merveilleuse histoire d’Anne et de Samuel, non pas au sens d’un merveilleux magique, car la conception de Samuel fut très naturelle : « Elcana s’unit à Anne et Anne conçut », mais au sens où la non possession fait des merveilles dans nos vies. Le cantique d’Anne (1S 2, 1-10) chantant ces merveilles a bien sûr inspiré le cantique de Marie dans son Magnificat chantant des merveilles semblables en reprenant exactement les mêmes mots.

La non-possession parentale permet d’accueillir le don de Dieu, par essence imprévu. Elle nous presse de ne pas garder pour nous le don reçu, mais de le faire circuler auprès des autres. Elle nous invite à demander sans cesse sans pour autant accumuler pour nous.

 

Demander pour nos familles

C’est peut-être la note finale sur laquelle méditer pour fêter la Sainte-Famille :
Que demandons-nous à Dieu / aux autres ?

Avons-nous la persévérance d’Anne pour demander sans cesse alors que nous sommes apparemment stériles dans tel ou tel domaine de notre vie ?

Comment porterons-nous nos familles dans la prière, jusqu’à ce que nos comportements en soient transformés ?

 famille


Lectures de la messe

Première lecture
« Samuel demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie » (1 S 1, 20-22.24-28)

Lecture du premier livre de Samuel

Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle. Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle, « Je l’ai demandé au Seigneur. » Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant. Mais Anne n’y monta pas. Elle dit à son mari : « Quand l’enfant sera sevré, je l’emmènerai : il sera présenté au Seigneur, et il restera là pour toujours. » Lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli. Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur. C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Psaume
(Ps 83 (84), 2-3, 5-6, 9-10)
R/ Heureux les habitants de ta maison, Seigneur !
 (Ps 83, 5a)

De quel amour sont aimées tes demeures,
Seigneur, Dieu de l’univers.
Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ;
mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !

Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force :
des chemins s’ouvrent dans leur cœur !

Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;
écoute, Dieu de Jacob.
Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie.

Deuxième lecture
« Nous sommes appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jn 3, 1-2.21-24)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.
Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.

Évangile
« Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)
Alléluia. Alléluia. 
Seigneur, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils. Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Patrick BRAUD

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