Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur mon site
Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

c'était en 1908

com
Souveraineté prétendue du peuple
ou le mensonge d’État éhonté
(Extrait de « Le Gaulois » du 14 novembre 1908)
 
 
C’est le prétendu gouvernement du peuple par le peuple qu’entend en 1908 dénoncer dans un pamphlet paru au sein du Gaulois, le fraîchement élu sénateur d’Ille-et-Vilaine Léon Jénouvrier : égrenant sans concession les abus et tromperies émaillant actes et discours des responsables politiques de notre pays, il s’insurge notamment contre le mensonge d’une souveraineté prétendument populaire, celui des économies publiques, ou encore de l’indépendance du Parlement...

 

eux qui sont au pouvoir, écrit en novembre 1908 le sénateur Jénouvrier — petit-fils d’un juge de paix, fils d’un notaire, et qui fit une carrière d’avocat au barreau de Rennes, conservant ses fonctions de sénateur jusqu’à son décès en 1932 — ne cessent d’affirmer que leur gouvernement est un gouvernement de lumière et de clarté ; un gouvernement de « place publique », selon l’expression de celui dont l’éminente personnalité se cache ici sous le pseudonyme de Desmoulins, en même temps que de tolérance et de liberté.

Ils assurent que rien n’est caché au Pays, qui en réalité gouverne, en dehors de ce que les intérêts de la défense nationale commandent de taire, et dans leurs discours hebdomadaires, au cours des vacances qui viennent de finir, les ministres ont répété à l’envi qu’on ne peut conduire un grand parti, diriger une démocratie, qu’avec une politique de clarté, de bienveillance et de courage, et que cette politique fut toujours la leur.

Léon Jénouvrier. Photographie d'E. Verry
Léon Jénouvrier. Photographie d’E. Verry

C’est là un mensonge grossier à l’excès, et puisqu’on ne se lasse pas de le répéter, il ne faut pas se lasser de le dénoncer et d’aborder la tâche trop facile de le réfuter. C’est en effet le contraire qui est vrai. Jamais la direction des affaires publiques ne fut plus obscure, plus savamment dissimulée à ceux qui ont le droit de la connaître ; ou plutôt jamais la réalité ne fut mieux et plus habilement travestie et ne répondit moins aux apparences qu’on veut lui donner.

Quand l’historien recherchera, pour les mettre en relief, les caractères distinctifs de notre vie politique depuis trente ans, il n’aura que l’embarras du choix, et ceux qui se présenteront à son esprit n’augmenteront guère notre orgueil national. Mais j’imagine que le principal, celui qui dominera tous les autres sans contredit, parce qu’il sera universel, sera la passion du mensonge, de la dissimulation de la vérité. En tout et partout, en politique intérieure et en politique extérieure, aujourd’hui comme hier, la vérité est cachée, maquillée, travestie, et jamais, à aucune époque de notre histoire moderne, ce souverain prétendu qu’on nomme le Pays ne fut, non seulement moins consulté, mais plus trompé

On nous dit que nous avons le gouvernement du Peuple par le Peuple, que c’est le Peuple qui fait les lois, qu’il est le maître de ses destinées, et qu’il doit être obéi quand il commande. Or, il est de notoriété publique que le Peuple français est gouverné, on pourrait dire mené, par un syndicat qui ne comprend pas plus de trois cents membres, dont plus de cent n’ont pas eu des Français pour pères. Ceux que le Peuple est censé choisir pour mandataires et qu’il envoie le représenter au Sénat ou à la Chambre, lui sont le plus souvent imposés par la candidature officielle la plus éhontée qui ait jamais existé, et dont l’Empire, à ses plus mauvais jours, ne connut jamais les dégradants excès.

Mensonge que la souveraineté prétendue du peuple !

Et celle du Parlement ? On peut la chercher, l’insuccès est certain. Les lois de tout ordre lui sont imposées ou par le gouvernement qui l’a fait élire, ou par des comités dont les origines et la composition sont savamment et efficacement cachées. La liberté de ses membres est violentée par des promesses ou des menaces également irrésistibles à tel point qu’un ancien président du Conseil, l’un des hommes les plus considérables du parti républicain, dans lequel il a su garder son indépendance, ce qui explique peut-être son éloignement du pouvoir, a pu dire naguère à ses collègues : « Si vous votez cela, il n’y aura plus de Sénat ! » Et ils l’ont voté !

Le président Loubet, coq gaulois face aux chefs d'États d'Europe. Dessin satirique de Marmonier
Le président Loubet, coq gaulois face aux chefs d’États d’Europe. Dessin satirique de Marmonier

Mensonge donc que la souveraineté prétendue du Parlement !

Non seulement le gouvernement républicain devait habiter une maison de verre, mais il devait être aussi et surtout le plus honnête ; n’accorder de faveurs à personne et les fonctions publiques qu’aux plus dignes. Or, jamais tant de scandales n’ont éclaté dans toutes les administrations, témoignant d’une décomposition et d’une corruption universelles ; et innombrables sont les gens haut placés que l’opinion publique, pourtant bien indulgente, a marqués à l’épaule d’un mépris trop justifié.

Print
Repost
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article