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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Visite du pape François en Roumanie -

Visite du pape François en Roumanie -
Visite du pape François en Roumanie - béatification de sept évêques martyrs sous le communiste

Durant sa visite en Roumanie, du 31 mai au 2 juin prochains, le pape François béatifiera sept évêques gréco-catholiques martyrs sous le communisme. La béatification aura lieu le dimanche 2 juin, lors de la Divine Liturgie, sur le Champ de la Liberté à Blaj.

Un signal fort qui éclaire l’histoire tragique de l’Église gréco-catholique de Roumanie

L’Église gréco-catholique roumaine a été interdite et persécutée pendant les 40 ans de dictature sous le régime soviétique. En 1948, les évêques, les prêtres et les moines durent choisir entre s’intégrer à l’Église orthodoxe, contrôlée par l’État, ou être emprisonnés. L’ensemble des douze évêques gréco-catholiques refusèrent de passer à l’orthodoxie, et furent donc incarcérés dans des prisons et des camps. Sept d’entre eux meurent à cause de l’isolement, du froid, de la faim, de la maladie ou des travaux forcé. Le pape François a autorisé la Congrégation des causes des saints, le 19 mars 2019, à reconnaître par décret le martyre des sept évêques tués en haine de la foi en Roumanie communiste entre 1950 et 1970.[1]

 

Sous l’épreuve du totalitarisme communiste, l’Église gréco-catholique est devenue une « Église des confesseurs et des martyrs » et a livré « un douloureux et difficile témoignage de fidélité à l’exigence évangélique de l’unité. »  » Le sang des martyrs, versé pour le Christ et avec le Christ, est une base certaine sur laquelle fonder la recherche de l’unité de tout l’œkumène chrétien. »

Lettre apostolique du pape Jean-Paul II pour le IIIe centenaire de l’union de l’Église gréco-catholique roumaine avec l’Église de Rome.

Les sept évêques martyrs

  • – Mgr Ioan Suciu, administrateur apostolique d’Alba Julia, mort de faim en 1953.

Mgr Ioan Suciu (1907-1953) a été le premier évêque gréco-catholique roumain mis en arrestation par les autorités communistes en 1948 pour avoir refusé de dissoudre son Eglise au sein de l’Eglise orthodoxe. Il a résisté aux menaces alternées de promesses et de récompenses s’il obéissait à l’oukase. Il fut emprisonné et mourut en martyr en 1953, à la prison de Sighet.

Né en 1907 à Blaj, a été ordonné prêtre en 1931 et nommé en 1940 évêque auxiliaire d’Oradea-Mare puis administrateur apostolique du siège de Blaj. Surnommé « l’apôtre des jeunes », il eut une intense activité pastorale et sportive avec les Roms qui vivaient dans les périphéries de Blaj.

Après l’arrivée des communistes au pouvoir et l’interdiction de l’Église gréco-catholique en 1948, Mgr Suciu fit valoir l’impossibilité d’un accord avec le communisme dans ses sermons. Arrêté le 27 octobre 1948, il subit de durs interrogatoires pendant dix-sept mois. Il mourut de faim à la prison de Sighet dans la nuit du 27 juin 1953, entouré par ses confrères. Il fut enterré au cimetière des pauvres et sa tombe n’a jamais pu être identifiée.[2]

  • – Mgr Iuliu Hossu, évêque de Cluj, mort en exil au monastère orthodoxe de Caldarusani, le 28 mai 1970.

Mgr Iuliu Hossu a été nommé cardinal par le pape Paul VI en 1977, alors qu’il était en prison depuis presque 30 ans. Le pouvoir communiste l’ayant informé qu’il ne pourrait pas revenir en Roumanie s’il se rendait à Rome pour être cardinal, Mgr Hossu décide de ne pas quitter son pays. Il fût donc créé cardinal in pectore (dans le cœur du pape) et resta en prison.

  • – Mgr Valeriu-Traian Frentiu, évêque d’Oradea mare, mort à la prison de Sighet le 11 juillet 1952.
  • – Mgr Alexandru Rusu, mort à la prison de Gherla le 9 mai 1963.
  • – Mgr Vasile Aftenie, évêque auxiliaire d’Alba Julia et Fagaras, mort au Ministère de l’intérieur le 10 mai 1950.
  • – Mgr Ioan Balan, évêque de Lugoj, mort en exil au monastère orthodoxe de Ciorogârla, le 4 août 1959.
  • – Mgr Tit-Liviu Chinezu, ordonné évêque et prison et mort à la prison de Sighet le 15 janvier 1955.

Un témoignage précieux pour notre temps

Mgr Ioan Ploscaru, un des évêques emprisonnés, a écrit son témoignage dans le livre Chaîne et terreur (éd. Salvator). Arrêté en 1950, il purgea quinze ans de prison après avoir été clandestinement ordonné évêque par le nonce apostolique. A travers son exemple, il décrit le contexte dans lequel les évêques ont été emprisonnés, les épreuves par lesquelles ils sont passés et la force qu’il leur a fallu pour persévérer et garder la foi. Il explique notamment comment, en reconstituant des journées de prière et de réflexion comme dans un monastère, ils se reconstruisent « en contrepoint de la destruction mentale et physique dont ils sont victimes. » Il affirme que « les prêtres et les évêques de l’Église gréco-catholique ont considéré cette période comme la plus précieuse de leur existence. C’est une grâce de pouvoir offrir à Dieu ses souffrances et le témoignage de sa foi, même au prix de sa vie. » [1]

Ces sept martyrs incarnent un témoignage capital dans notre monde sécularisé, et particulièrement en Roumanie, où nous vivons une double sécularisation. La première s’est faire durant les 40 ans de communisme, qui ont laissé des traces profondes dans la manière de vivre les valeurs… La seconde se déroule maintenant. On se sécularise en étant déjà sécularisé. Dans ce contexte, les figures des 7 évêques martyrs sont un peu paradoxales : ils ont préféré mourir, pas pour une idée ou un credo vague et abstrait, mais pour une personne. Pour eux, trahir l’Église gréco-catholique, c’était trahir le Christ.

Père Cristian Crisan, recteur de la Mission Gréco-Catholique roumaine en France.

« Le martyre de l’Eglise Gréco-Catholique en Roumanie » jeudi 30 mai sur France 2

Emission du jeudi 30 mai 2019 – 9h30 à 10h00 – France 2

 

A la fin de la seconde guerre mondiale, la Roumanie est placée sous l’influence de l’URSS et les communistes prennent le pouvoir. Ils appliquent alors les « méthodes » de Moscou.

L’Eglise Gréco-Catholique Roumaine (Eglise de rite byzantin unie à Rome depuis 1700) devient la cible d’une persécution religieuse féroce et redoutable. La Securitate tente de les obliger à passer à l’Eglise Orthodoxe (contrôlée alors par le régime), en abandonnant leur communion avec le successeur de Pierre.

Toutes les églises sont fermées, les évêques et de nombreux prêtres sont emprisonnés et torturés, certains jusqu’à la mort.

Le 2 juin 2019, à Blaj en Roumanie, le Pape François béatifiera 7 évêques Gréco-Catholique, martyrs de la Foi.

Ce film, très émouvant, raconte l’histoire de cette répression et donne le témoignage édifiant de l’Espérance, malgré l’horreur des geôles communistes, des témoins de la fidélité.

 

Avec la participation de mgr Mihai Fratila (évêque Gréco-Catholique de Bucarest), Mgr Florentin Crihalmeanu (Evêque Gréco-Catholique de Cluj),  Emanuel Cosmovici (historien de la cause de béatification), Père Marius Visovan (fils de prisonnier à Sighet) et Andrea Dobes (prison de Sighet).

 

Documentaire écrit par Thomas Wallut et Guillaume Juherian. Réalisation : Guillaume Juherian. Avec le soutien de l’Œuvre d’Orient.

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