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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Le cardinal Pietro Parolin et les confimands dans la co-cathédrale de Pristina

Au Kosovo, le cardinal Parolin salue
la vitalité de la communauté catholique
Du 8 au 10 juin dernier, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, s’est rendu au Kosovo, à la rencontre de la communauté catholique du diocèse de Prizren-Pristina. Sur cette terre multiconfessionnelle, où le christianisme est implanté depuis le premier siècle, cette visite fut un «moment de grâce particulier», comme en témoigne un prélat du diocèse.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Cette visite pastorale du cardinal Parolin répondait à l’invitation de Mgr Dodë Gjergji, évêque de Prizren-Pristina, et voulait manifester la sollicitude du Saint-Siège envers la communauté catholique du Kosovo. Le premier temps marquant fut la messe de la solennité de la Pentecôte, célébrée dans la capitale Pristina, en la nouvelle église co-cathédrale sainte Teresa de Calcutta – les parents de cette dernière sont nés en territoire kosovar, et la religieuse albanaise est chère au cœur des catholiques du pays.  

Un encouragement à bâtir l’unité, malgré les blessures passées

Au cours de la cérémonie qu’il présidait, le cardinal Parolin a administré à 42 jeunes le sacrement de la confirmation. Dans son homélie, il a assuré que le Pape François est «spirituellement proche du peuple kosovar, et en particulier, de la communauté catholique de cette terre, qui, y compris dans les moments les plus difficiles et parfois tourmentés de son histoire, n’a jamais perdu la conscience de faire partie, aussi petite fût-elle, de la grande Église universelle». Le secrétaire d’État du Saint-Siège a fait part de sa joie de «constater la fraîcheur de l’enthousiasme avec lequel cette communauté catholique vit sa foi dans le Christ et s’en fait le témoin convaincu et courageux, forte aussi de sa tradition historique». Il a ainsi rappelé que le christianisme avait commencé à s’enraciner dans la région dès le premier siècle, mentionnant au passage les premiers martyrs chrétiens de la ville voisine d’Ulpiana, Floro et Lauro, ayant vécu à l’époque du règne de l’empereur Hadrien (117-138). Le diocèse de Prizren-Pristina fut quant à lui fondé au Ve siècle.

Aux jeunes confirmands, le cardinal Parolin a souhaité que l’Esprit-Saint les aide à partager leur «riche héritage spirituel, y compris avec ceux qui appartiennent à d’autres confessions religieuses, afin de grandir dans la connaissance réciproque et de faire éclore de nouvelles énergies de fraternité et de paix». Il les a incités à être des «constructeurs d’unité dans la diversité». «Même si la paix dans cette région est une réalité désormais stable, les blessures de la tragédie qui s’y est déroulée vers la fin du vingtième siècle ne sont pas encore complètement guéries et soulignent l’exigence profonde de pardon et de réconciliation qu'une âme chrétienne ne peut pas ne pas entendre», a-t-il poursuivi, en référence à la guerre du Kosovo achevée il y a vingt ans, le 10 juin 1999.

Maintenir vivante la foi chrétienne

L’après-midi, le cardinal Parolin s’est rendu à Prizren, au sud du pays, afin de procéder à la re-consécration de la cathédrale dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie Auxiliatrice, au terme d’importants travaux de restauration. Une célébration à laquelle était présent Teodosije, évêque de l’éparchie de Raška et Prizren (circonscription de l’Église orthodoxe serbe). Le représentant de la communauté islamique locale, l’imam Trnava, est quant à lui venu à la réception qui s’en est suivi.

Dans son homélie, le cardinal Parolin a redit «l’attention» du Saint-Siège envers la communauté chrétienne locale, saluant sa «contribution précieuse à la croissance morale et spirituelle du peuple kosovar». «C’est une communauté dynamique, a-t-il poursuivi, insérée depuis des siècles dans un contexte multi-religieux et multiculturel, en une terre qui est un carrefour de cultures et de peuples, qui a été capable de maintenir vivantes les valeurs de la foi et de la vie chrétienne y compris à des époques particulièrement difficiles, quand la liberté religieuse était de fait interdite». Il a souligné que le rite de consécration permettait de «faire mémoire de la foi héritée de vos pères, de l’évidence de leur sacrifice et de leur confiante prière». Et dans le même temps, il confie aux générations actuelles et futures «le grand devoir d’édifier, au moyen de l’action de l’Esprit-Saint, une communauté de croyants toujours plus vivante et vitale, devenant elle-même “temple du Dieu vivant” (2 Cor, 6,16)».

Dernier jour de visite

Le lendemain, 10 juin, le secrétaire d’État du Saint-Siège a rencontré les autorités civiles à Pristina. Concernant les vingt ans de la fin de la guerre du Kosovo, le cardinal Parolin a assuré que le Pape et le Saint-Siège suivent le processus de démocratisation de la région et continuent d’apporter leur contribution à la réconciliation. Puis le prélat a terminé sa visite pastorale par un temps de partage avec les prêtres, religieux, catéchistes et collaborateurs paroissiaux du diocèse de Prizren-Pristina. Mgr Lush Gjergji, vicaire général émérite du diocèse, a assuré à nos confrères de la rédaction italienne que le Pape François «est suivi ici [au Kosovo, ndlr] avec attention non seulement par les chrétiens mais par tous, pour son courage spirituel et pour son choix de la simplicité et de la pauvreté son regard dirigé d’abord vers les pays qui sont en périphéries, comme le nôtre». Il a également estimé que cette visite du cardinal Parolin «a été pour nous un moment de grâce particulier, en la fête de Pentecôte, un don de Dieu, mais aussi du Pape François et de l’Église universelle, qui se montre solidaire avec notre petit troupeau et cherche à nous renforcer dans la foi et dans l’engagement pour la société».

11 juin 2019, 12:45
Document du Vatican sur le genre: soutien au dialogue et refus des idéologies radicales
Le Dicastère en charge des écoles et universités catholiques a publié ce lundi 10 juin 2019 un document intitulé "Il les créa homme et femme. Pour un chemin de dialogue sur la question du genre dans l'éducation". Son objectif est de guider les familles et les éducateurs dans l’approche des transformations profondes qui marquent les relations entre garçons et filles, dans le contexte de la multiplication des études liées à la question du genre.
 

Cyprien Viet - Cité du Vatican

Le document (lien vers le texte intégral en pdf) dresse tout d’abord le constat d’une «urgence éducative» au sujet des «thèmes de l’affectivité et de la sexualité», en remarquant la diffusion de plus en plus fréquente de parcours éducatifs «véhiculant des conceptions de la personne et de la vie prétendument neutres, mais qui en réalité reflètent une anthropologie contraire à la foi et à la juste raison», dans un contexte de «désorientation anthropologique» qui prétend voir dans la différence homme-femme le simple effet d’un «conditionnement historico-culturel».

La Congrégation pour l’Éducation catholique explique que «la vision anthropologique chrétienne considère la sexualité comme une composante fondamentale de la personnalité, une de ses façons d’être, de se manifester, de communiquer avec les autres, de ressentir, d’exprimer et de vivre l’amour humain». C’est à partir de ce postulat que ce dicastère a élaboré ce document articulé autour de trois verbes : «écouter», «raisonner» et «proposer».

 Les études sur le genre remettent en question l’altérité sexuelle

Le document met en lumière la différence entre l’idéologie du genre (appelée aussi aussi gender theory) et les diverses recherches sur le genre (gender studies) menées par les sciences humaines. Tandis que l’idéologie prétend, comme l’observe le pape François, «répondre à des aspirations parfois compréhensibles» mais cherche à «s’imposer comme une pensée unique qui détermine même l’éducation des enfants», il ne manque pas de recherches sur le genre«qui s’efforcent d’approfondir de manière appropriée la façon dont on vit dans les diverses cultures la différence sexuelle entre homme et femme. C’est en relation avec ces recherches qu’il est possible de s’ouvrir à l’écoute, au raisonnement et à la proposition.»

Le document trace un bref rappel historique des évolutions récentes dans les mentalités, au XXe siècle et au XXIe siècle, qui ont progressivement fait émerger l’idée que, «dans les relations interpersonnelles, seule compterait l’affection entre individus, indépendamment de la différence sexuelle et de la procréation, considérées comme négligeables pour la construction de la famille». Le nouveau modèle qui se diffuse correspond à «une vision purement contractuelle et volontariste». Depuis les années 1990 particulièrement, de plus en plus de chercheurs détachent la question du sexe de celle du genre, laissant la voie à une «dimension fluide, flexible, nomade», qui s’exprime notamment dans les thèmes du polyamour et de l’identité queer, qui sont de plus en plus présents dans les médias et dans le monde culturel.

Ces phénomènes, qui pouvaient pourtant sembler marginaux il y a peu, commencent à avoir une traduction juridique : «on en appelle à la reconnaissance publique de la liberté de choix du genre ainsi que de la pluralité d’unions en opposition au mariage entre homme et femme, considéré comme un héritage de la société patriarcale. On voudrait donc que chaque individu puisse choisir sa propre condition et que la société se limite à garantir ce droit, y compris par une aide matérielle, sans quoi on verrait se développer des formes de discrimination sociale vis-à-vis des minorités. La revendication de tels droits est entrée dans le débat politique actuel. Ils ont été accueillis dans plusieurs documents internationaux et insérés dans certaines législations nationales», est-il expliqué.

Les aspects positifs des études sur le genre

Cependant, dans une dialectique très nuancée, le document discerne toutefois des aspects positifs dans le développement des études de genre, et identifie des points de rencontre qui peuvent aider l’Église catholique à mieux transmettre le message de l’Évangile. «Il n’est pas rare, en effet, que les projets éducatifs aient l’exigence acceptable et appréciable de lutter contre toute expression de discrimination injuste. Ceux-ci poursuivent une action pédagogique, avant tout par la reconnaissance des retards et des manquements. En effet, on ne peut nier qu’au cours des siècles des formes de subordination injustes ne se soient présentées», indique le texte, reprenant des termes utilisés par le Pape François le 5 octobre 2017 lors de son discours devant l’Académie pontificale pour la Vie. «Elles ont tristement marqué l’histoire et ont eu une influence même à l’intérieur de l’Église. Cela a comporté des rigidités et des fixités qui ont retardé la nécessaire et progressive inculturation du message authentique par lequel Jésus proclamait l’égale dignité de l’homme et de la femme, donnant lieu à des accusations d’un certain masculinisme plus ou moins camouflé derrière des motivations religieuses.»

Un point de rencontre est «l’éducation des enfants et des jeunes à respecter toute personne dans sa condition particulière et différente, afin que personne, à cause de ses conditions personnelles (handicap, race, religion, tendances affectives, etc.) ne puisse devenir l’objet de brimades, violences, insultes et discriminations injustes. Il s’agit d’une éducation à la citoyenneté active et responsable, où toutes les expressions légitimes de la personne sont accueillies avec respect», salue le texte.

Un autre point de développement de la compréhension anthropologique concerne «les valeurs de la féminité» qui ont été mises en évidence par la réflexion sur le genre, notamment une capacité particulière d’attention à l’autre, et de s’engager dans des choses concrètes, éloignées des abstractions sur lesquelles les hommes ont plus souvent tendance à se focaliser.

Les limites des théories du genre

Le document met en relief ensuite plusieurs «points critiques qui se présentent dans la vie réelle». Avec les théories du genre les plus radicales, identité sexuelle et famille deviennent des dimensions de la “liquidité” et de la “fluidité” post-modernes, fondées sur une liberté mal comprise du sentir et du vouloir plutôt que sur la vérité de l’être». À travers «l’utopie du “neutre”», on ôte à la fois «la dignité humaine de la constitution sexuellement différente et la qualité personnelle de la transmission générative de la vie», en détruisant ainsi le fondement anthropologique de la famille, s’alarme le document, en s’appuyant à plusieurs reprises sur les textes de saint Jean-Paul II dédiés à la “théologie du corps”.

Une critique raisonnée

L’analyse philosophique montre elle aussi que «la différence sexuelle masculine/féminine est constitutive de l’identité humaine. Les philosophies gréco-latines posent l’essence comme élément transcendant qui recompose et harmonise la différence entre féminin et masculin dans l’unicité de  la personne humaine».

La «formation de l’identité» est précisément fondée sur l’altérité sexuelle. Cette altérité est remise en cause par l’évolution des techniques médicales (PMA, GPA…) qui «comporte des manipulations d’embryons humains, des fragmentations de la parentalité, l’instrumentalisation et/ou la marchandisation du corps humain, et réduit l’enfant à un objet de technologie scientifique». Face à cette instrumentalisation, les écoles doivent être des lieux d’éveil de la raison, ouverte à la dimension transcendante. Les situations concrètes vécues par les personnes doivent être prises en compte afin d’éviter que le dialogue entre foi et raison ne devienne «un exercice intellectuel stérile», indique le document.

Le rôle de l’Église dans l’éducation à l’altérité

Dans la troisième partie de ce document, articulée autour du verbe «proposer», il est indiqué que «l’Église – mère et éducatrice – non seulement écoute mais aussi, forte de sa mission originaire, s’ouvre à la raison et se met au service de la communauté humaine, en lui offrant ses propositions. Il est évident, en effet, que, sans une clarification satisfaisante de l’anthropologie sur laquelle se fonde la signification de la sexualité et de l’affectivité, il n’est pas possible de structurer de manière correcte un parcours éducatif cohérent avec la nature de l’homme comme personne», est-il expliqué.

Le premier pas de cette clarification anthropologique consiste à reconnaître que «l’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté», rappelle le document en citant le discours de Benoît XVI au Bundestag à Berlin, le 22 septembre 2011. C’est là le cœur de cette écologie de l’homme qui part de la «reconnaissance de la dignité particulière de l’être humain» et de la nécessaire relation de sa vie «avec la loi morale inscrite dans sa propre nature», poursuit le texte en citant l’encyclique du Pape François, Laudato Si’.

Toute cette réflexion a pour base les textes bibliques. L’anthropologie chrétienne plonge en effet ses racines dans le récit des origines tel qu’il apparaît dans le livre de la Genèse où il est écrit que «Dieu créa l’homme à son image […], il les créa homme et femme». Cette altérité est fondatrice de toutes les autres. «Dans la configuration de sa propre manière d’être, féminine ou masculine, ne se rejoignent pas seulement des facteurs biologiques ou génétiques, mais de multiples éléments qui ont à voir avec le tempérament, l’histoire familiale, la culture, les expériences vécues, la formation reçue, les influences des amis, des proches et des personnes admirées, ainsi que d’autres circonstances concrètes qui exigent un effort d’adaptation», poursuit ce document en s’appuyant sur des réflexions de Jean-Paul II.

Tout ce qui fonde l’identité corporelle fonde donc aussi la capacité à entrer en relation, notamment au sein du couple. «La valorisation de son propre corps dans sa féminité ou dans sa masculinité est aussi nécessaire pour pouvoir se reconnaître soi-même dans la rencontre avec celui qui est différent, et s’enrichir réciproquement», indique le paragraphe 151 de Laudato Si’.

Le primat de la famille sur les institutions étatiques

«La famille, en tant que société naturelle où réciprocité et complémentarité entre homme et femme se réalisent pleinement, précède l’ordre sociopolitique de l’État et la libre activité législative de celui-ci doit en tenir compte et lui donner une juste reconnaissance », est-il indiqué. C’est dans la famille que se situe la base de l’éducation, et que l’enfant doit vivre sa première confrontation à l’altérité féminine et masculine qui l’aidera à progresser dans sa maturité affective.

À l’action éducative de la famille se joint celle de l’école, qui interagit de manière subsidiaire. Forte de sa fondation évangélique, «l’école catholique prend l’aspect d’une école pour la personne et d’une école des personnes». Dans ce cadre, «l’éducation à l’affectivité a besoin d’un langage adapté et mesuré. 

Il est donc nécessaire d’aider les élèves à développer «un sens critique face à l’invasion de propositions, face à la pornographie incontrôlée et à la surcharge d’excitations qui peuvent mutiler la sexualité». Face à un «bombardement de messages ambigus et vagues», qui peuvent provoquer une «désorientation émotive et l’empêchement de la maturité psycho-relationnelle», «il faut les aider à reconnaître et à rechercher les influences positives, en même temps qu’ils prennent de la distance par rapport à tout ce qui déforme leur capacité d’aimer», indique le document en citant le paragraphe 251 de Amoris Laetitia.

Reconstruire l’alliance éducative entre la famille, l’école et la société

À cette époque de remise en question du «pacte éducatif», il est urgent de bien remettre au centre des débats le «principe de subsidiarité». «Toutes les autres personnes qui prennent part au processus éducatif ne peuvent agir qu’au nom des parents, avec leur consentement et même, dans une certaine mesure, parce qu’ils en ont été chargés par eux. En agissant ensemble, famille, école et société peuvent élaborer des parcours d’éducation à l’affectivité et à la sexualité destinés au respect du corps de l’autre et des temps de sa maturation sexuelle et affective, en tenant compte des spécificités physiologiques et psychologiques, ainsi que des phases de développement et de maturation neurocognitives des filles et des garçons afin de les accompagner dans leur croissance de manière saine et responsable». Cet objectif nécessite d’offrir une formation adéquate aux éducateurs eux-mêmes, en tenant compte des apports de la littérature et des sciences humaines.

Une approche réaliste et non pas idéologique

Le document précise que «la voie du dialogue – qui écoute, raisonne et propose – apparaît comme le chemin le plus efficace pour une transformation positive des inquiétudes et des incompréhensions en une ressource pour le développement d’un contexte relationnel plus ouvert et plus humain. Au contraire, l’approche idéologisée des délicates questions du genre, bien que déclarant le respect des diversités, risque de considérer les différences elles-mêmes de manière statique et de les maintenir isolées et réciproquement imperméables.»

Sur le plan de la politique éducative, «un État démocratique ne peut, en effet, réduire la proposition éducative à une pensée unique, en particulier dans une matière si délicate qui touche la vision fondamentale de la nature humaine et le droit naturel de la part des parents à un libre choix éducatif, toujours selon la dignité de la personne humaine».

Les écoles catholiques ont donc un rôle central à jouer, pour que «les jeunes ne soient pas seulement aimés, mais sachent aussi qu’ils sont aimés» (saint Jean Bosco). La Congrégation pour l’Éducation catholique encourage «les enseignants chrétiens, qu’ils travaillent dans des écoles catholiques ou dans des écoles publiques, à stimuler chez les élèves l’ouverture à l’autre comme visage, comme personne, comme frère et sœur à connaître et à respecter, avec son histoire, ses qualités et ses défauts, ses richesses et ses limites. L’enjeu est de coopérer à la formation de jeunes ouverts et intéressés par la réalité qui les entoure, capables de soin et de tendresse», conclut le document en citant un discours prononcé par le Pape François le 5 janvier 2018 devant l’Association italienne des Instituteurs catholiques.

10 juin 2019, 11:24
Cardinal Versaldi: «Dialoguer sur le genre sans renoncer à notre identité»
Le préfet de la Congrégation catholique présente le nouveau document intitulé “Homme et femme il les créa”, qui répond à l’urgence éducative autour de la question du genre.
 

Andrea Tornielli – Cité du Vatican

 

«Sur le genre, nous devons trouver des voies de dialogue, sans tomber dans les slogans et dans les extrémismes. Mais nous devons le faire en partant de notre identité et en sachant traduire par des arguments de raison aussi la lumière qui vient de la foi, parce qu’il y a beaucoup de confusion, et dans les écoles, une pensée unique risque de s’imposer comme scientifique. Nous respectons tout le monde, mais nous demandons d’être respectés.» Le cardinal Giuseppe Versaldi, préfet de la Congrégation pour l’Éducation catholique, explique à Vatican News le sens du document “Homme et femme il les créa”, publié ce lundi par son dicastère.

«Éminence, quel est l’objectif de ce document ?

Il est important de s’arrêter sur le sous-titre : “Pour une voie de dialogue sur la question du genre dans l’éducation”. Il ne s’agit pas d’un document doctrinal, mais plutôt méthodologique : comment éduquer les jeunes générations pour affronter ces thèmes dans une temps marqué par beaucoup de confusion. Nous assistons au risque que s’impose dans les écoles comme scientifique une pensée unique que nous ne pouvons pas accepter. Dans le même temps, nous devons être capables de dialoguer, de nous renouveler, et de valoriser ce qui a émergé de bon dans les recherches sur le genre.

Comment ce nouveau texte est-il né ?

Les occasions et la stimulation pour le préparer sont venues des visites ad limina des évêques du monde entier et aussi des voyages que nous avons accompli, surtout dans les écoles et les universités. Une idéologie du genre est en effet en train de se diffuser et l’enseignement de l’Église est étiqueté comme rétrograde. Il était donc nécessaire de chercher à mettre en place un dialogue éducatif sur ce thème.

Sur quelles bases avez-vous travaillé ?

Nous avons cherché à le faire sur le plan de la raison, avec des arguments rationnels, et non pas avec des slogans. Pour nous, la raison est illuminée par la foi et la foi n’est pas opposée à la raison. Sur le thème du genre, il est toujours possible de proposer le dialogue sur la base d’arguments qui n’exigent pas l’adhésion à la foi catholique, à travers trois attitudes : écouter, raisonner et proposer. Il y a des arguments rationnels qui clarifient la centralité du corps comme subjectivité qui communique l’identité de l’être. À cette lumière, on comprend la donnée biologique de la différence sexuelle entre homme et femme. La formation de l’identité se base sur l’altérité, et, dans la famille, la confrontation avec la mère et le père permet à l’enfant d’élaborer sa propre identité sexuelle. Le genre “neutre” ou “troisième genre” apparaît au contraire comme une construction fictive.

Quels sont les points de rencontre ?

Nous devons avant tout distinguer entre l’idéologie du genre, qui est présentée comme scientifique et qui se diffuse aussi dans les écoles, et les recherches sur le genre. Alors que nous n’acceptons pas l’idéologie, nous reconnaissons des points de rencontre dans les recherches sur le genre, pour grandir dans la compréhension réciproque. Je cite deux exemples : l’égale dignité entre homme et femme, après les formes d’injuste subordination qui ont marqué des siècles de notre histoire. Il y a ensuite l’éducation des enfants et des jeunes à respecter toute personne dans sa condition particulière et différente : handicap, race, religion, tendances affectives, en combattant toute forme de harcèlement et de discrimination injuste. Un autre point important concerne les valeurs de la féminité mis en évidence dans la réflexion sur le genre : on s’est beaucoup arrêtés sur l’aspect physique de la sexualité, en mettant au second plan les aspects culturels qui approfondissent la nature, mais sans s’y opposer. Cet approfondissement de la féminité est par ailleurs bien fondé dans les documents des derniers Papes.

Et quels sont les aspects plus critiques ?

Les théories du genre, en particulier les plus radicales, s’éloignent des données naturelles en arrivant à une option totale pour la décision du sujet émotif. Ainsi, l’identité sexuelle et en conséquence aussi la famille deviennent “liquides” et “fluides”, fondées sur la désir du moment plutôt que sur la vérité de l’être. On veut annuler la différence sexuelle, en la rendant insignifiante pour le développement de la personne.

À quel résultat espérez-vous arriver avec ce nouveau texte ?

En proposant le chemin du dialogue, fondé sur les arguments de raison, nous respectons les positions éloignées des nôtres, et nous demandons du respect. Nous ne choisissons pas les élèves des écoles et des universités catholiques, ce sont les familles et les étudiants qui choisissent ces écoles, en sachant qu’elles sont catholiques. Nous ne pouvons pas renoncer à notre identité en adhérant à une pensée unique qui voudrait abolir la différence sexuelle en la réduisant à une simple donnée lié aux circonstances culturelles et sociales. Nous devons éviter deux extrémismes : celui de la pensée unique et de l’idéologie qui procède par slogan, et celui selon lequel seulement ceux qui partagent la foi catholique et pensent comme nous devraient venir dans nos écoles. Nous devons chercher des voies de dialogue et répondre à l’urgence éducative sur ces thèmes. Le document est une contribution en ce sens.»

10 juin 2019, 19:10
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