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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

QUE VIVENT LES CHRÉTIENS EN INDE?

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QUE VIVENT LES CHRÉTIENS EN INDE?

Comment la persécution s’est développée en Inde? Ce pays est présenté comme la plus grande démocratie du monde. Il est connu pour avoir prôné la non-violence… Découvrez notre rapport réalisé avec nos partenaires de terrain.

L’Église est rejetée par les nationalistes

Les extrémistes hindous répandent dans la société un message négatif à propos de l’Église, car:

  • Pour eux, le christianisme est une religion étrangère. Pourtant il est présent en Inde depuis ses débuts!
  • L’Église remet en question le système de castes. 80% des chrétiens sont issus des castes les plus basses, ils découvrent qu’en Christ ils ont de la valeur.
  • L’Église grandit: 60% des chrétiens sont des convertis de l’hindouisme. Cela est vécu comme une trahison par l’entourage et comme une menace à l’identité hindoue de l’Inde.

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L’INDE AUX HINDOUS : LES MINORITÉS FACE AU NATIONALISME RELIGIEUX Les violations envers les minorités chrétiennes explosent en Inde

•Analyse du phénomène et de ses causes •L'impact des élections 2019 Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons montrer le visage des chrétiens persécutés en Inde.

Les violations envers les minorités chrétiennes explosent en Inde •Analyse du phénomène et de ses causes •L'impact des élections 2019

Souvent présentée comme LA plus grande démocratie du monde en raison de son nombre d’électeurs, l’Inde est sur le point de basculer d’une république laïque à une nation hindoue. La montée en puissance du nationalisme hindou, encouragée par le Bharatiya Janata Party (BJP) de Narendra Modi, remet en cause le pluralisme culturel, la tolérance religieuse, la protection des minorités, l’efficacité de la justice et l’État de droit. Héritière du principe de la non-violence prôné par Gandhi, l’Inde semble s’en éloigner radicalement, cependant que les exactions perpétrées par les extrémistes hindous à l’encontre des minorités chrétiennes et musulmanes se multiplient dans un climat d’impunité inquiétant. Alors que le Premier ministre Modi s’est donné pour mission de faire du 21ème siècle celui de l’Inde1 , la question se pose légitimement : au-delà de la réussite économique, quelle Inde émergera au cours du siècle ? Une nation exclusivement hindoue ou une société pluraliste où chaque individu aura les mêmes droits, sans distinction de caste ou de religion ? Introduction 3 1. « Si l’on considère que le 21e siècle est le siècle de l’Asie, alors il est de notre devoir d’en faire le siècle de l’Inde. »

Visite d’État aux Philippines, novembre 2017. Ce rapport procède d’une analyse, traduction et compilation de plusieurs travaux auxquels l’ONG Portes Ouvertes, au service des chrétiens persécutés depuis plus de 60 ans, a participé :

• "We are Indian too", rapport analytique de l’escalade des violations des droits de l’homme pour les minorités religieuses en Inde, réalisé par plusieurs ONG présentes sur le terrain en Inde mais préférant rester anonymes pour la sécurité de leurs équipes. Il recense 1620 cas de persécution sur la période allant de janvier 2014 à mars 2018.

• "INDIA Country report 2019", Wold Watch List, Travail annuel de l’équipe de recherche d’Open Doors International dont est issu l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens publié par Portes Ouvertes France. Il couvre les événements survenus du 1er novembre 2017 au 31 octobre 2018.

• "Plus aucune place pour les non-hindous dans la plus grande démocratie du monde ?", PO Info. Article de fond pour mieux comprendre les contextes et enjeux vécus par les chrétiens persécutés en raison de leur croyance religieuse, élaboré par Portes Ouvertes en février 2019. Il est nécessaire de noter qu’à ce jour ni les statistiques officielles du gouvernement indien ni les travaux des différentes ONG travaillant en Inde ne parviennent à rendre compte de la totalité des violations de la liberté religieuse. Ce rapport présente néanmoins un échantillon représentatif des cas de persécution permettant une analyse des mécanismes et du degré de la persécution religieuse. Ce rapport se concentre sur la minorité chrétienne, au cœur de l’expertise de Portes Ouvertes. Il permet cependant de montrer ce que vivent les minorités considérées comme professant une religion « étrangère ». Portes Ouvertes défend la liberté religieuse pour tous et les recommandations politiques présentées dans ce rapport visent à améliorer la situation des minorités en général. De plus, quelques éléments de comparaison entre la persécution des chrétiens et des musulmans sont consultables en annexe. 4 Sources Synthèse • L’extrémisme hindou se répand par la violence contre les religions « étrangères » - islam et christianisme - depuis les années 1990. L’arrivée au pouvoir du BJP, parti nationaliste hindou, encourage les milices à franchir une nouvelle étape dans l’échelle de leurs exactions et à répandre le discours suivant : « Ne pas être hindou équivaut à ne pas être indien ». • Depuis 2012, l’Inde n’a cessé de monter dans l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens, passant du 28ème rang en 2014 au 10ème rang cette année.

• En 20182 , on a répertorié 775 cas de persécution touchant 50 819 chrétiens. En outre :

• près de 100 églises ont été attaquées ; • plus de 200 chrétiens ont été emprisonnés à cause de leur foi ;

• 14 chrétiens ont été tués.

• Sur les trois premiers mois de 2019, au moins 216 faits de persécution ont déjà été relevés.

• La violence est concentrée dans les États centraux de l’Inde : Chhattisgarh, Maharashtra, Odisha, Madhya Pradesh, Uttar Pradesh, Jharkhand. Cependant la tendance est à une nationalisation des violences antichrétiennes.

• Dans 39% des cas, les faits de persécution impliquent des violences physiques

• La violence est plus forte dans les États où la minorité chrétienne est la moins nombreuse

. • Le problème de la persécution des chrétiens en Inde revêt plusieurs aspects : • légal : 8 États ont adopté des lois anticonversion, utilisées de manière discriminatoire contre les chrétiens ;

• rural : au cours de campagnes de reconversion Ghar Wapsi, les convertis au christianisme sont forcés à revenir à l’hindouisme, phénomène répandu dans les zones rurales - les chrétiens vivant dans les grandes villes sont moins touchés par la persécution ;

• politique : l’impunité des milices hindouistes, l’inaction de la police et des fonctionnaires locaux dans certains États et l’absence de condamnation publique des discours de haine contre les minorités religieuses pose la question de la responsabilité politique ;

• social : les femmes et les dalits qui se convertissent au christianisme se retrouvent dans une position de double vulnérabilité. 5 2. Période d’étude de l’index 2019 : 01/11/17 à 31/10/18. 1

Le tournant nationaliste de 2014 et ses La montée progressive d’un extrémisme hindou violent S’il est vrai que 2014 a représenté un tournant dans la persécution des chrétiens en Inde, il est essentiel de comprendre la montée en puissance de l’hindouisme radical depuis des décennies. Une idéologie exclusive et radicale L’Hindutva3 est l’idéologie nationaliste hindoue développée par les mouvances radicales hindoues, ferment du processus d’hindouisation de la société. L’exclusivité de la nation indienne, réservée aux hindous, s’est construite sur l’affirmation d’un besoin de réaction contre la perte culturelle liée aux invasions musulmanes ; la perte linguistique liée au colonialisme britannique ; la perte des valeurs face à l’attrait des sociétés occidentales… Protéger la religion hindoue devient dès lors synonyme de préservation de l’identité de la nation indienne. Pour les hindous radicaux, cela passe par une « purification » du pays via une éradication des religions « étrangères » (christianisme et islam), dont les adeptes ne sont pas considérés comme des citoyens indiens à part entière. Notons que l’invasion islamique de l’Inde, du 8ème siècle au 11ème siècle, est considérée comme « le plus grand génocide de l’histoire » par l’historien Fernand Braudel dans son livre « A History of Civilizations », 1995. Une expression toujours plus violente depuis les années 1990 L’expression de l’hindouisme s’est progressivement radicalisée et a pris 3 Voir Annexes p. 35 4 Vishva Hindu Parishad - Voir p.8 7 un caractère plus violent. Quelques dates clefs : 1992 - destruction de la mosquée Babri Masjid : 150 000 hindous radicaux encadrés par les milices extrémistes dont le VHP4 s’attaquent à cette mosquée dans la ville d’Ayodhya dans l’Uttar Pradesh, au motif qu’elle est située sur le lieu de naissance du dieu Ram. Sa démolition engendrera des mois de violences intercommunautaires dans tout le pays, faisant près de 2 000 morts. 1999 - un missionnaire australien et ses enfants brûlés vifs : Graham Staines, missionnaire chrétien australien, est brûlé vif dans sa voiture avec ses deux fils par une cinquantaine d’individus armés, le 22 janvier dans l’État de Jharkhand. Engagé auprès des lépreux, il avait été accusé de convertir de force des hindous, propos qui ont suscité l’indignation et la levée de bouclier de nombreux médias5. 2007 - attentat contre la mosquée d’Hyberabad : une attaque à la bombe fait 11 morts et 50 blessés alors que des centaines de musulmans étaient réunis pour prier. Trois autres personnes seront tuées dans les affrontements violents avec la police qui suivirent. 2008 - émeutes antichrétiennes dans l’État d’Odisha : l’assassinat d’un activiste hindou, Swami Laxmanananda, a été attribué aux chrétiens par les hindouistes (alors qu’il était revendiqué par un groupe maoïste). En représailles, 120 chrétiens sont tués, 250 églises sont attaquées, 4000 habitations sont détruites - ce qui engendre le déplacement de 50 000 chrétiens. Ces évènements et l’impunité d’un certain nombre de protagonistes ont attisé les sentiments antichrétiens et antimusulmans : progressivement l’hindouisme radical, circonscrit à quelques États centraux, s’est répandu à l’échelle nationale, encouragé par l’arrivée au pouvoir du BJP en 2014. 5 https://www.portesouvertes.fr/edif

2014 : arrivée au pouvoir des nationalistes… et des milices hindoues Les élections de 2014 ont représenté un changement de grande ampleur dans le gouvernement indien : le Bharatiya Janata Party (BJP), parti politique empreint de fondamentalisme hindou et d’idéologie nationaliste, domine désormais la vie politique avec la majorité des sièges à la chambre basse du Parlement. À partir de ce moment, la configuration politique encourage les nationalistes hindous à mettre en place leur projet : faire de l’Inde une nation hindoue, en d’autres termes, un véritable Hindouistan. Les actes de violence des extrémistes hindous sont en hausse constante depuis 2014, dans un climat d’impunité générale. Les milices hindoues Beaucoup d’organisations nationalistes hindoues diffusent un message de haine et engagent des actions contre les minorités chrétiennes et musulmanes, au premier rang desquelles : • Hindu Mahasabha, fondé par V. D. Savarkar en 1915 : ce mouvement s’est constitué en parti politique, initialement pour défendre les intérêts hindous face à la All India Muslim League. On notera que Nathuram Godse, auteur de l’assassinat de Gandhi, fut un responsable local du Hindu Mahasabha (et aussi membre du RSS). Ce mouvement organise des grands événements antichrétiens en Inde. 6 Encyclopedia of Modern Worldwide Extremists and Extremist Groups - Stephen E. Atkins 7 Propos tenus par le Pasteur indien Albert A., lors de la présentation de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2019 à l’Assemblée nationale - 20 février 2019. 8 http://vhp.org/swagatam 8 • Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), fondé par K. B. Hegdewar en 1925 : c’est la principale organisation suprématiste hindoue6. Inspirée des mouvements d’extrême-droite européens, ses objectifs initiaux étaient de combattre le colonialisme britannique et le séparatisme musulman. Le mouvement a été interdit de nombreuses fois en Inde, dont trois fois depuis l’indépendance. Aujourd’hui le groupe hindouiste le plus puissant, il se concentre sur son influence sur l’agenda politique7 . • Vishva Hindu Parishad (VHP), fondé par Swami Chinmayananda et S. S. Apte en 1960 : son principal objectif est « d’organiser, de consolider la société hindoue et de servir et protéger le dharma hindou »8. Ses militants sont très présents à l’échelle locale, organisant des manifestations et interrompant les services religieux des chrétiens dans les villages. Les liens étroits entre les milices et le BJP D’aucuns considèrent le RSS comme un soutien actif du BJP. Il semblerait que dans les faits, c’est le BJP qui s’avère constituer l’aile politique du RSS9. Tous les leaders influents du BJP viennent d’un arrière-plan RSS. En fait, les membres du BJP sont dans leur écrasante majorité aussi membres du RSS et de ses 35 branches, ou des deux autres grandes organisations nationalistes hindoues citées plus haut10. Quelques éléments soulignent les liens forts entre le BJP et les milices hindoues : • la nomination d’hindous radicaux à des postes clefs : le propagandiste RSS Dinanath Batra en charge de la rédaction des manuels scolaires ; l’historien soutenant le système de caste Yellapragada Sudershan Rao à la présidence du Conseil Indien

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