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Bienvenue sur mon site
Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, il a fait un seul peuple: Ep:hésiens 2:14

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OFFICE DES LAUDES
INTRODUCTION
V/ Seigneur, ouvre mes lèvres, 
R/ et ma bouche publiera ta louange.
ANTIENNE INVITATOIRE

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de tendresse et d'amour.

PSAUME INVITATOIRE : (94)

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2 Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3 Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4 il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5 à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10 « Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11 Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

HYMNE : QUI DONC EST DIEU POUR SE LIVRER PERDANT

Servel — Chalet

Qui donc est Dieu pour se livrer perdant 
aux mains de l’homme ?
Qui donc est Dieu, qui pleure notre mal 
comme une mère ?

R/Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu, qui tire de sa mort 
notre naissance ?
Qui donc est Dieu pour nous ouvrir sa joie 
et son royaume ? 

Qui donc est Dieu pour nous donner son Fils 
né de la femme ?
Qui donc est Dieu qui veut à tous ses fils 
donner sa mère ? 

Qui donc est Dieu pour être notre Pain 
à chaque cène ?
Qui donc est Dieu pour appeler nos corps 
jusqu’en sa gloire ? 

Qui donc est Dieu ? L’Amour est-il son nom 
et son visage ?
Qui donc est Dieu qui fait de nous ses fils
à son image ? 
ANTIENNE

En ta tendresse, Seigneur, efface mon péché.

PSAUME : 50

3 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
4 Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

5 Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
6 Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
7 Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

8 Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
9 Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ;
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

10 Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
11 Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.

12 Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
13 Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

14 Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
15 Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

16 Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
17 Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

18 Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
19 Le sacrifice qui plaît à Dieu,
   c’est un esprit brisé ; *
tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
   un cœur brisé et broyé.

20 Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
21 Alors tu accepteras de justes sacrifices,
   oblations et holocaustes ; *
alors on offrira des taureaux sur ton autel.

ANTIENNE

Souviens-toi, Seigneur, d’avoir pitié.

PSAUME : CANTIQUE D'HABAQUQ (HA 3)

2 Seigneur, j'ai entendu parler de toi ;
devant ton œuvre, Seigneur, j'ai craint !
Dans le cours des années, fais-la revivre,
dans le cours des années, fais-la connaître !

Quand tu frémis de colère,
souviens-toi d'avoir pitié.

3 Dieu vient de Téman,
et le saint, du Mont de Paran ;
sa majesté couvre les cieux,
sa gloire emplit la terre.

4 Son éclat est pareil à la lumière ; +
deux rayons sortent de ses mains :
là se tient cachée sa puissance.

13 Tu es sorti pour sauver ton peuple
pour sauver ton messie.

15 Tu as foulé, de tes chevaux, la mer
et le remous des eaux profondes.

16 J'ai entendu et mes entrailles ont frémi ; +
à cette voix, mes lèvres tremblent,
la carie pénètre mes os.

Et moi je frémis d'être là, +
d'attendre en silence le jour d'angoisse
qui se lèvera sur le peuple dressé contre nous.

17 Le figuier n'a pas fleuri ;
pas de récolte dans les vignes.
Le fruit de l'olivier a déçu ;
dans les champs, plus de nourriture.
L'enclos s'est vidé de ses brebis,
et l'étable, de son bétail.

18 Et moi, je bondis de joie dans le Seigneur,
j'exulte en Dieu, mon Sauveur !
Le Seigneur mon Dieu est ma force ; +
il me donne l'agilité du chamois,
il me fait marcher dans les hauteurs.

ANTIENNE

Alléluia !

PSAUME : 147
12 Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !

13 Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants ;
14 il fait régner la paix à tes frontières,
et d’un pain de froment te rassasie.

15 Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.
16 Il étale une toison de neige,
il sème une poussière de givre.

17 Il jette à poignées des glaçons ;
devant ce froid, qui pourrait tenir ?
18 Il envoie sa parole : survient le dégel ;
il répand son souffle : les eaux coulent.

19 Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
20 Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.
PAROLE DE DIEU : (Ephésiens 2, 13-16)
Maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, il a fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, il a fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne, il a tué la haine.
RÉPONS

R/ Par son sang, par sa croix, le Christ est notre paix.

 

V/ Vous qui étiez loin, en lui vous êtes proches. R/

 

V/ Il a tué la haine et fait de nous son corps. R/

 

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE DE ZACHARIE

Par l’amour du cœur de notre Dieu, la lumière d’en haut vient nous visiter.

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

INTERCESSION

Seigneur Jésus, nous étions dans les ténèbres :
— tu ouvres nos yeux à la lumière.


R/

Pour cette merveille : Alléluia !

 

Seigneur Jésus, nous avions blasphémé ton nom : 
— tu as pardonné notre faute.

 

Seigneur Jésus, nous étions séparés de toi :
— tu nous rétablis dans ton alliance.

 

Seigneur Jésus, nous vivions désunis : 
— tu nous rassembles dans ton Corps.

 

Seigneur Jésus, nous étions morts : 
— par ta mort, tu nous rends la vie.

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Seigneur, tu nous fais maintenant la grâce de ta louange. Accorde-nous de pouvoir te chanter avec tous les saints, éternellement.

PREMIÈRE LECTURE
« Maintenant que j’ai revu ton visage, je peux mourir » (Gn 46, 1-7.28-30)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
    Israël, c’est-à-dire Jacob, se mit en route pour l’Égypte
avec tout ce qui lui appartenait.
Arrivé à Bershéba,
il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac,
    et Dieu parla à Israël dans une vision nocturne.
Il dit :
« Jacob ! Jacob ! »
Il répondit :
« Me voici. »
    Dieu reprit :
« Je suis Dieu, le Dieu de ton père.
Ne crains pas de descendre en Égypte,
car là-bas je ferai de toi une grande nation.
    Moi, je descendrai avec toi en Égypte.
Moi-même, je t’en ferai aussi remonter,
et Joseph te fermera les yeux de sa propre main. »
    Jacob partit de Bershéba.
Ses fils l’installèrent,
avec leurs jeunes enfants et leurs femmes,
sur les chariots que Pharaon avait envoyés pour le transporter.
    Ils prirent aussi leurs troupeaux
et les biens qu’ils avaient acquis au pays de Canaan.
Jacob arriva en Égypte avec toute sa descendance.
    Ainsi donc, ses fils et ses petits-fils, ses filles et ses petites-filles,
bref toute sa descendance,
il les emmena avec lui en Égypte.
    Jacob avait envoyé Juda en avant vers Joseph,
pour préparer son arrivée dans le pays de Goshèn.
Quand ils furent arrivés dans le pays de Goshèn,
    Joseph fit atteler son char
et monta à la rencontre de son père Israël.
Dès qu’il le vit, il se jeta à son cou
et pleura longuement dans ses bras.
    Israël dit à Joseph :
« Maintenant que j’ai revu ton visage,
je peux mourir,
puisque tu es encore vivant ! »

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 36 (37), 3-4, 18-19, 27-28ab, 39-40)

R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. Ps 36, 39a)

Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l’homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Pas de honte pour lui aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il sera rassasié.

Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
car le Seigneur aime le bon droit,
il n’abandonne pas ses amis.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
    leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
il les délivre de l’impie, il les sauve,
car ils cherchent en lui leur refuge.

ÉVANGILE
« Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père » (Mt 10, 16-23)

Alléluia. Alléluia. 
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,     
il vous conduira dans la vérité tout entière 
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Alléluia.   (Jn 16, 13a ; 14, 26d)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Voici que moi, je vous envoie
comme des brebis au milieu des loups.
Soyez donc prudents comme les serpents,
et candides comme les colombes.
    Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.
    Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois
à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
    Quand on vous livrera,
ne vous inquiétez pas de savoir
ce que vous direz ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire
vous sera donné à cette heure-là.
    Car ce n’est pas vous qui parlerez,
c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
    Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
    Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin,
celui-là sera sauvé.
    Quand on vous persécutera dans une ville,
fuyez dans une autre.
Amen, je vous le dis :
vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël
quand le Fils de l’homme viendra. »

Écouter cette méditation

           

Prière

Seigneur, donne-moi de ne jamais douter de ta présence au plus profond de mon cœur.

Demande

Une foi sans faille.

Réflexion

1. Beaucoup ont pensé que Jésus était un idéaliste et un illuminé. Pourtant, nous sommes face à un passage qui reflète une lucidité crue, qui pourraient en décourager plus d’un. Voilà toute la sublime pédagogie du Christ : il sait proposer au cœur de l’homme l’idéal dont il a besoin pour se sublimer mais, en même temps, il sait envisager et prévenir, sans complexes, les contradictions qu’engendre la vie à la suite du Christ.

2. L’envoi des disciples dans le monde découle de l’appel. Pourtant, ce n’était pas une évidence pour les premiers appelés. Pourquoi se séparer du Maître alors qu’il les avait appelés à « être avec lui », comme nous le dit saint Jean ? Pourquoi les envoyer se faire « dévorer » par les loups, c’est-à-dire se laisser traîner devant les tribunaux, se laisser flageller et se laisser condamner ? L’existence chrétienne aurait certainement été plus simple si nous étions restés près du Maître, dans la tiédeur d’une contemplation matinale ou la ferveur d’une retraite monastique.

3. Après la mort du Christ, le Temple de Jérusalem n’avait plus aucune utilité. La prophétie du Christ avait même annoncé sa destruction. Pourtant la présence de Dieu sur terre était perpétuée, et comment ! C’est cela que le Christ nous demande d’être, lorsqu’il nous envoie. Le Temple était présence de Dieu pour le seul peuple hébreu. Le nouveau Temple, c’est celui de la présence de Dieu au sein du monde, dans la vie des hommes. Quelle est grande la pédagogie du Christ : puisque les hommes ne venaient plus à lui, c’est lui qui vient à nous !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, donne-moi la grâce de toujours avoir conscience que je suis signe et porteur de la présence de Dieu dans le monde où je suis. Donne-moi de ne jamais douter de cette présence mais plutôt d’en être fier.

Résolution

Faire un acte de charité pour rendre charnelle cette présence de Dieu sur terre.

Père François Garreau, LC
Saint Vincent de Paul (1581-1660)

prêtre, fondateur de communautés religieuses

Entretien du 21/03/1659 (Seuil 1960, p. 585 français modernisé)

« Ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous »

Notre Seigneur Jésus Christ demande de nous la simplicité de la colombe, qui consiste à dire les choses tout simplement, comme on les pense, sans réflexions inutiles, et à agir tout bonnement, sans déguisement, ni artifice, ne regardant que Dieu seul ; pour cela chacun de nous s'efforcera de faire toutes ses actions dans ce même esprit de simplicité, se représentant que Dieu se plaît à se communiquer aux simples et à leur révéler ses secrets, lesquels il tient cachés aux sages et aux prudents de ce monde (Mt 11,25). Mais en même temps que Jésus Christ nous recommande la simplicité de la colombe, il nous ordonne d'user de la prudence du serpent, laquelle est une vertu qui nous fait parler et agir avec discrétion. (...)

      Notre Seigneur, disant aux apôtres qu'il les envoyait comme brebis parmi les loups, leur dit en même temps qu'il fallait être prudent comme serpents et simple comme colombes. Puis il ajoute : « Prenez garde ; les hommes vous garderont devant les tribunaux (...) à cause de moi. Mais quand ils vous livreront, ne soyez pas en souci de ce que vous direz (...) » Il parle premièrement de la prudence et puis de la simplicité ; l'une est pour aller comme des brebis au milieu des loups, où ils couraient risque d'être maltraités. « Soyez prudents, leur dit-il, soyez avisés, et néanmoins soyez simples. » « Prenez garde des hommes » : prenez garde à vous selon la prudence ; mais si vous êtes exposés devant les juges, ne vous mettez en peine de vos réponses. Voilà la simplicité. Vous voyez que notre Seigneur lie ces deux vertus, en sorte qu'il veut qu'on s'en serve dans une même occasion ; il nous recommande d'en user également et nous fait entendre que la prudence et la simplicité s'accordent bien ensemble quand elles sont bien comprises.

 

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