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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Bonsoir mes frères et mes soeurs : Que ton amour sans fin nous garde

Veillez et priez : les vigiles

bougies 2Par Bénédicte DucatelCollaboratrice à Magnificat

 

« Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » (Mc 13, 37).

Mieux connue et pratiquée par les fidèles, la liturgie des Heures est aussi davantage vécue en assemblée. Bien des exemples prouvent que la liturgie des Heures « infiltre » les pratiques de prière paroissiale, notamment les laudes et vêpres. Cependant, l’office des lectures qui se trouve également dans la liturgie des Heures et son déploiement festif dans les vigiles est peu proposé, alors qu’il y aurait beaucoup à retirer de sa structure et de sa célébration communautaire.

 

Veiller

 L’office des lectures s’inscrit dans la longue tradition de la prière nocturne qui occupe une place importante dans la spiritualité chrétienne. L’ordre du Seigneur, souvent réitéré, de veiller a motivé cette prière qui stimule le désir de la venue du Seigneur et de sa présence agissante. La vigile pascale (mère de toutes les veillées) est le prototype le plus abouti de l’office des lectures, tant par sa nature de veillée que par son contenu qui va sacramentellement jusqu’au bout de l’attente, c’est-à-dire son accomplissement dans les sacrements de l’Initiation.

Suite à la réforme du concile Vatican II, l’office des lectures a été « adapté de telle sorte qu’il puisse être dit à n’importe quelle heure du jour[1] », sans toutefois négliger ce caractère propre de « louange nocturne ».

Dans la vie paroissiale, le soir, à la nuit tombée, serait le moment privilégié pour entrer dans l’office des lecture qui, dépourvu de la partie sacramentelle de la vigile pascale, « a pour but de proposer au peuple de Dieu […] une riche méditation de la sainte Écriture ainsi que les plus belles pages des auteurs spirituels[2]. » La veille s’organise autour de l’Écriture et de son commentaire par des auteurs de la tradition ecclésiale. La méditation de l’Écriture a une fonction mémorielle : celui qui parle par l’Écriture réalise ce qu’il dit, ici et maintenant.

Prier

 L’office donne un cadre priant à l’écoute. Car il s’agit d’un véritable acte de prière, c’est-à-dire d’un dialogue entre Dieu et l’homme. L’office des lectures comporte donc une hymne, des psaumes, des répons, une oraison et, s’il prend la forme développée des vigiles, d’autres éléments complémentaires.

Comme pour tous les autres offices, l’hymne est ce narthex de la prière qui permet de passer en louange de nos vies à celle de Dieu, qui dévêt nos âmes de ses lourdeurs pour les habiller d’attente et de désir : « Voici la nuit,/ l’immense nuit des origines… /l’heureuse nuit de Palestine… / l’étrange nuit sur la colline… / la sainte nuit qui s’illumine… Voici la nuit,/ la longue nuit où l’on chemine[3]. »

Puisque l’hymne est passage, elle introduit à plus loin qu’elle-même et la parole humaine qu’elle poétise s’ouvre à la parole divine dont les trois psaumes qui vont suivre portent la marque. La psalmodie, pratique antique éprouvée, n’est pas réservée aux seuls moines, moniales et clercs, et il convient de faire profiter les laïcs pour qu’ils goûtent eux aussi à cette « suave ascèse ».

Dans le cas des vigiles, après les lectures, on chante trois cantiques de l’Ancien Testament avec leur antienne, puis on proclame l’Évangile comme à la messe, avec Alléluia et encensement, suivi, si cela convient d’une homélie. L’office s’achève par le chant du Te Deum – À toi Dieu en français – avant les rites de conclusion.

 

Célébrer

À l’heure où les paroisses et les diocèses réfléchissent sur les célébrations de la Parole, l’office des vigiles offre une solide structure où alternent de manière heureuse le chant des psaumes et les lectures développées. Il est possible d’adapter les schémas à l’assemblée, en choisissant peut-être d’autres psaumes, en variant leur nombre – de même pour les cantiques avant l’Évangile. Le choix des lectures peut aussi se rapprocher de ceux de la messe en ayant soin de prendre un passage plus long. Il est aussi possible, après avoir chanté l’hymne et un premier psaume, d’adopter la forme des vigiles pascales où les lectures sont suivies d’un psaume ou d’un cantique et d’une oraison. On pourrait sans dommage utiliser les oraisons psalmiques qui se trouvent dans le psautier. Cela permettrait aussi d’alterner l’écoute assise, le chant du psaume et la station debout pour l’oraison. Le livre d’office offre une multitude de textes patristiques en lien avec les lectures et d’autres ouvrages proposent des commentaires d’Évangiles de style homilétique qui peuvent être utilisés par une assemblée sans ministre ordonné.

Les vigiles, qu’elles gardent ou non la forme proposée par le livre de l’Office, permettent aux fidèles de vivre un véritable rassemblement autour de la Parole célébrée et méditée, Parole qui pour nous prend chair afin que nous la « mangions ». Et cette nourriture prise en commun est une source féconde de foi, d’espérance et de charité qui ne dispense pas de l’eucharistie, mais y conduit de manière renouvelée.

Article extrait de la revue Célébrer n°392

[1] Constitution sur la liturgie (SC), n° 89c

[2] Présentation générale de la Liturgie des heures (PGLH), n° 55.

[3] Didier Rimaud, office des lectures, dimanche II.

Office des complies
Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Avant la fin de la lumière

DP — AELF

Avant la fin de la lumière,
Nous te prions, Dieu créateur,
Pour que, fidèle à ta bonté,
Tu nous protèges, tu nous gardes.

Que loin de nous s'enfuient les songes,
Et les angoisses de la nuit.
Préserve-nous de l'ennemi :
Que ton amour sans fin nous garde.

Exauce-nous, Dieu, notre Père,
Par Jésus Christ, notre Seigneur,
Dans l'unité du Saint-Esprit,
Régnant sans fin dans tous les siècles.

Antienne

Dieu, ma forteresse et mon abri !

Psaume : 30 - I

2 En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ;
garde-moi d'être humilié pour toujours.

Dans ta justice, libère-moi ;
3 écoute, et viens me délivrer.
Sois le rocher qui m'abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.

4 Ma forteresse et mon roc, c'est toi :
pour l'honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.
5 Tu m'arraches au filet qu'ils m'ont tendu ;
oui, c'est toi mon abri.

6 En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
7 Je hais les adorateurs de faux dieux,
et moi, je suis sûr du Seigneur.

8 Ton amour me fait danser de joie :
tu vois ma misère et tu sais ma détresse.
9 Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi ;
devant moi, tu as ouvert un passage.

Antienne

Près de toi se trouve le pardon.

Psaume : 129
1 Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
2 Seigneur, écoute mon appel ! *
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

3 Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ? *
4 Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

5 J’espère le Seigneur de toute mon âme ; *
je l’espère, et j’attends sa parole.

6 Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. *
Plus qu’un veilleur ne guette l’aurore,
7 attends le Seigneur, Israël.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat. *
8 C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.
Parole de Dieu : Ep 4, 30.32
En vue de votre délivrance, vous avez reçu en vous la marque du Saint-Esprit de Dieu : ne le contristez pas. Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.
Répons

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.

 

V/ Tu vois ma misère, tu sais ma détresse. R/

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

 

Antienne de Syméon

Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons : nous veillerons avec le Christ, et nous reposerons en paix.

Cantique de Syméon (Lc 2)

29 Maintenant, ô Maître souverain, +
tu peux laisser ton serviteur s'en aller
en paix, selon ta parole.

30 Car mes yeux ont vu le salut
31 que tu préparais à la face des peuples :

32 lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.

Oraison

Seigneur Jésus Christ, dont le joug est facile et le fardeau léger, nous venons remettre en tes mains le fardeau de ce jour, accorde-nous de trouver près de toi le repos. Toi qui règnes pour les siècles des siècles.

 
 
 
Bénédiction

Que Dieu, dans sa toute-puissance,
éloigne de nous le mal,
et nous tienne en sa bénédiction. Amen.

 
 
Hymne : Heureuse es-tu, Vierge Marie !

Heureuse es-tu, Vierge Marie !
Par toi, le salut est entré dans le monde.
Comblée de gloire, tu te réjouis devant le Seigneur,
tu cries de joie à l'ombre de ses ailes.
Sainte Mère de Dieu,
prie pour nous, pauvres pécheurs.

 

 

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