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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Transfiguration: Tu es vraiment le rayonnement du Père

Texte de l'Évangile (Lc 9,28-36): Environ huit jours après avoir prononcé ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. 

Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! » Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

«Maitre, il est bon que nous soyons ici ;
dressons trois tentes (…)»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, méditant sur la Transfiguration, nous nous imaginons la situation de l'homme dans le Ciel. Ce qui nous intéresse le plus est de regarder la réaction spontanée des « partenaires terrestres » de cette scène. Encore une fois, c’est Pierre qui a pris la parole : « Maître, il est bon d'être ici » (Lc 9,33). Il est merveilleux de voir que, seulement de voir le Corps du Christ dans l'état glorieux, Pierre se sent complètement heureux : Rien ne lui manque. 

« Dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » La réaction de Pierre démontre le dynamisme le plus authentique de l’amour : il ne pense pas à son propre confort ; il veut conserver ce statut de bonheur profond, cherchant le bien des autres (dans ce cas, interprété d'une manière très humaine : des tentes). C’est la manifestation la plus claire de l'amour vrai : Je suis heureux parce que je te rends heureux ; Je suis heureux de me donner à votre bonheur.

Il est également très révélateur que Pierre puisse reconnaître intuitivement Moïse et Élie. Pierre, bien sûr, avait entendu parler d'eux, mais ne les avait jamais vu (ils avaient vécu des siècles avant !) et au lieu de reconnaître immédiatement (comme si les connaissait depuis toujours). Il y a là un signe du haut degré de connaissance de l'homme dans le ciel : contempler Dieu "face à face", vous ferez l'expérience une expansion inimaginable de vos connaissances (une implication beaucoup plus profonde dans la vérité). En bref, « la "déification" dans le prochain monde apporte à l'esprit humain une vaste expérience de la vérité et de l'amour, que l'homme ne pourrait jamais atteindre dans la vie terrestre » (Saint Jean Paul II).

Enfin, Pierre, juste en voyant Moïse et Élie, non seulement il les connaît, mais aussi il les aime immédiatement (il pense faire une tente pour chacun d'eux). Saint Pierre, le pape (le premier de l'Eglise), mais pêcheur, expriment cet amour d'une manière simple ; sainte Thérèse, une religieuse, mais docteure (de l'Eglise), exprime la logique de l'amour d’une manière profonde : "Le contenu de plaire à l'autre dépasse mon contentement."

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Prière

Jésus, je viens vers toi, comme Pierre, Jean et Jacques, pour te contempler, te connaître un peu plus, t’accompagner.

Demande

Seigneur, s’il te plaît, éloigne de moi ce qui peut me distraire, et permets-moi de t’écouter.

Réflexion

1. « Et il advint, comme il priait, que l'aspect de son visage devint autre, et son vêtement, d'une blancheur fulgurante. »

Voilà un événement pour le moins surprenant ! Peu de temps avant ce passage, Pierre confesse que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. Cependant, lorsque ce dernier annonce qu'il va souffrir, être tué et, le troisième jour, ressusciter, Pierre le refuse et les autres disciples ne comprennent pas davantage (cf. Mt 16, 15-23). Alors, «pour un instant, Jésus montre sa gloire divine, confirmant ainsi la confession de Pierre. […] Moïse et Élie avaient vu la gloire de Dieu sur la montagne ; la Loi et les prophètes avaient annoncé les souffrances du Messie.» (Catéchisme de l’Église catholique, 555) « Tu t’es transfiguré sur la montagne, et, autant qu’ils en étaient capables, tes disciples ont contemplé ta Gloire, Christ Dieu afin que, lorsqu’ils te verraient crucifié, ils comprennent que ta Passion était volontaire et qu’ils annoncent au monde que tu es vraiment le rayonnement du Père. » (Liturgie byzantine, Kontakion de la fête de la Transfiguration)

2. « Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu'il allait accomplir à Jérusalem. »

Seigneur, moi aussi, j’ai du mal à comprendre et à accepter que toi, notre Dieu, le Créateur, le Maître de tout, tu doives passer par la croix. Et c’est dur pour moi de te suivre sur ce chemin, de porter ma croix derrière toi chaque jour, de donner ma vie librement dans tant de petits détails, pour donner la vie à d’autres, d’être un grain de blé tombé en terre. Pourtant, si c’est le chemin que tu choisis pour toi et pour moi, j’ai confiance en toi. La mort n’a pas le dernier mot. Par ta Transfiguration, tu me rappelles que tu transfigures ma vie, mes faiblesses, mes luttes, que tu veux rayonner en moi dès maintenant, et que tu m’appelles à être avec toi pour toujours.

3. « Maître, il est heureux que nous soyons ici. »

Seigneur, de nombreuses fois je me suis, moi aussi, exclamé « il est heureux que je sois ici ! » dans un moment d’adoration, lors d’une messe, en accompagnant des malades, lors d’un pèlerinage, d’une confession, en jouant avec des enfants, en servant avec joie, etc. Au milieu de ces événements, de ces personnes, tu es présent, et tu dévoiles un rayon de ta gloire, de la paix et de la joie profonde dont tu veux remplir nos cœurs. Tu es celui que nous cherchons, mais, souvent, j’oublie que tu t’es manifesté. Je veux me rappeler maintenant, avec toi, de ces « moments de Thabor », pour fortifier ma foi et mon espérance, et rester ainsi fidèle lors des épreuves, comme saint Jean.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, merci pour ce moment avec toi, pour ta Parole qui donne vie.

Résolution

Souffrir avec joie et conviction ma croix d’aujourd’hui, mes sacrifices, afin de révéler aux autres Dieu caché dans ces événements.

Mélanie Duriez, consacrée de Regnum Christi
Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444)

évêque et docteur de l'Église

Homélies sur la Transfiguration, 9 ; PG 77, 1011 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.342)

« Moïse et Élie...parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem »

Jésus gravit la montagne avec les trois disciples qu'il a choisis. Puis, il est transfiguré par une lumière éclatante et divine, au point que son vêtement semblait briller comme la lumière. Ensuite, Moïse et Élie, encadrant Jésus, parlaient entre eux de son départ qui devait s'accomplir à Jérusalem, c'est-à-dire du mystère de son incarnation et de sa Passion salvatrice, qui devait se réaliser sur la croix. Car il est vrai que la loi de Moïse et la prédication des prophètes avaient montré à l'avance le mystère du Christ... Cette présence de Moïse et d'Élie et leur entretien avaient pour but de montrer que la Loi et les prophètes formaient comme l'escorte de notre Seigneur Jésus Christ, le Seigneur qu'ils avaient montré... Après être apparus, ils ne se taisaient pas, mais ils parlaient de la gloire dont le Seigneur allait être comblé à Jérusalem par sa Passion et sa croix, et surtout par sa résurrection.

      Peut-être le bienheureux Pierre, ayant cru que l'avènement du règne de Dieu était arrivé, a-t-il désiré demeurer sur la montagne, car il a dit qu'il fallait « dresser trois tentes, ne sachant pas ce qu'il disait ». Car ce n'était pas le temps de la fin du monde, et ce n'est pas dans le temps présent que les saints jouiront de l'espérance qui leur a été promise. Car saint Paul affirme : « Il transfigurera nos pauvres corps à l'image de son corps de gloire » (Ph 3,21).

      Puisque le plan de salut n'était pas encore achevé, n'étant qu'à son commencement, il n'était pas possible que le Christ, venu par amour dans le monde, renonce à vouloir souffrir pour lui. Car il a gardé la nature humaine pour subir la mort dans sa chair, et la détruire par sa résurrection d'entre les morts.

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