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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 1-2.17-18)

Lecture du livre des Lévites

Le Seigneur parla à Moïse et dit :
    « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël.
Tu leur diras :
Soyez saints,
car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.

    Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur.
Mais tu devras réprimander ton compatriote,
et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
    Tu ne te vengeras pas.
Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple.
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Je suis le Seigneur. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés ;
comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

DEUXIÈME LECTURE
« Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu » (1 Co 3, 16-23)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
    ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,
et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
    Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,
cet homme, Dieu le détruira,
car le sanctuaire de Dieu est saint,
et ce sanctuaire, c’est vous.
    Que personne ne s’y trompe :
si quelqu’un parmi vous
pense être un sage à la manière d’ici-bas,
qu’il devienne fou pour devenir sage.
    Car la sagesse de ce monde
est folie devant Dieu.
Il est écrit en effet :
C’est lui qui prend les sages
au piège de leur propre habileté.

    Il est écrit encore :
Le Seigneur le sait :
les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !

    Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté
en tel ou tel homme.
Car tout vous appartient,
    que ce soit Paul, Apollos, Pierre,
le monde, la vie, la mort,
le présent, l’avenir :
tout est à vous,
    mais vous, vous êtes au Christ,
et le Christ est à Dieu.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 38-48)

Alléluia. Alléluia.
En celui qui garde la parole du Christ
l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.
Alléluia. (1 Jn 2, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous avez appris qu’il a été dit :
Œil pour œil, et dent pour dent.
    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
tends-lui encore l’autre.
    Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau.
    Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
fais-en deux mille avec lui.
    À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

    Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
    afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
    En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
    Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
    Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Aimer ses ennemis
Méditation de l'évangile du dimanche 23 février


Jésus nous engage sur une voie totalement nouvelle où comme Dieu qui est Père, nous sommes invités à aimer même nos ennemis. « Mais pour vous qui m'écoutez, je vous dis : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient »

Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ?

Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
 

109119-aimer-ses-ennemis


 

Jésus nous engage sur une voie totalement nouvelle où comme Dieu qui est Père, nous devons aimer même nos ennemis.

« Mais pour vous qui m'écoutez, je vous dis : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient »

Cela ne ressemble guère à notre société où il s'agit de réduire nos ennemis, de leur imposer nos idées, sinon de les liquider physiquement ou moralement.

La dialectique, comme un mouvement inéluctable, exaspère les conflits jusqu'au point de rupture dans la violence. Mais cette spirale de violence ne peut qu'exister dans une société où les hommes se regardent comme des ennemis haïssables,
de part et d'autre.

Là encore, Jésus nous redonne espoir : il suffit d'aimer.

« Et Moi je vous dis : aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car Il fait lever son soleil sur les méchants et les bons et fait pleuvoir sur les justes et les injustes. »

C'est la manière d'agir même de Dieu.

Ce qui est à la base de l'acte gratuit du chrétien n'est pas la récompense, même du ciel, mais la qualité d'être qu'il acquiert et qu'il développe dans le monde, en agissant à la manière de Dieu…

« Et vous serez les fils du Très-Haut parce qu'Il est bon pour les méchants et les ingrats ».

La récompense n'est pas exclue, mais elle n'existe que parce que nous entrons dans la famille de Dieu, que nous en devenons les fils et que nous en prenons la manière de faire…

« Et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut »

Chaque chrétien devient « comme Dieu » et installe dans le monde cette manière divine d'agir.


Père Gabriel

Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662)
 

moine et théologien


Centurie I sur l’amour, n° 17, 18, 23-26, 61 (Philocalie

des Pères neptiques ; trad. J. Touraille, éd. DDB-Lattès)

L’art d’aimer comme Dieu

Bienheureux l’homme qui peut aimer tous les hommes également. Bienheureux l’homme qui ne s’attache à rien de ce qui est corruptible et passager. (…)Celui qui aime Dieu aime aussi totalement son prochain. Un tel homme ne saurait garder ce qu’il a, mais il le dispense comme Dieu, donnant à chacun ce dont il a besoin. Celui qui fait l’aumône à l’imitation de Dieu ignore la différence entre le méchant et le bon, le juste et l’injuste (cf. Mt 5,45), dès lors qu’ils souffrent dans leur corps. Mais il donne à tous également, selon leurs besoins, même s’il préfère pour sa bonne volonté, l’homme vertueux à l’homme dépravé. De même que Dieu, qui par nature est bon et impassible, aime également tous les êtres comme ses œuvres, mais qu’il glorifie l’homme vertueux parce que celui-ci lui est uni par la connaissance, et que, dans sa bonté, il a pitié de l’homme dépravé et le fait revenir en l’instruisant dans ce siècle, de même celui qui, de son propre mouvement, est bon et impassible, aime tous les hommes également. Il aime l’homme vertueux pour sa nature et sa volonté bonne. Et il aime l’homme dépravé pour sa nature et pour la compassion, car il a pitié de lui comme d’un fou qui va dans les ténèbres.
  Non seulement partager ce que l’on a révèle l’art d’aimer, mais bien plus encore transmettre la parole et servir les autres dans leur corps. (…) « Et moi je vous dis, demande le Seigneur : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, priez pour ceux qui cherchent à vous nuire » (Mt 5,44).

 

Homélie du Père Gilbert Adam

"Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre."

Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Aimez vos ennemis afin de devenir fils de votre Père ! Jésus nous propose une nouvelle manière de voir qui nous rapproche de notre Père qui est dans les cieux. « Ce que je vous dis, » trouve une signification importante. C’est dans la filiation avec notre Père que tout ce que nous vivons prend son sens. Jésus peut dire « je vous dis, » car il vit et il est cette filiation véritable. Son œuvre de salut veut nous donner d’entrer dans cette filiation. Le secret de l’Evangile de Jésus est de nous faire accéder à notre propre filiation. A la suite de Jésus, nous sommes appelé à faire comme lui, à mettre en pratique cette reconnaissance du Père dans sa générosité. Ce n’est pas facile pour nous, "pécheurs," de ne pas riposter au méchant car nous sommes gouvernés par notre égoïsme et notre désir de dominer. Comment remédier au mal profond qui mine l’humanité ? C’est la Passion de Jésus et sa Résurrection qui nous ouvrira le nouvel Amour dont notre cœur a tant besoin. Jésus veut nous apprendre que la loi d’amour doit triompher sur la loi de réciprocité du mal.

"À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Quelqu’un te requiert-il pour une course d’un mille, fais-en deux avec lui. Pour « devenir enfants de notre Père » qui est aux cieux, il nous faut reconnaître la bienveillance de Dieu. Par un choix libre, désirer entrer dans cette bienveillance ! Nous ne savons pas y arriver sans l’aide de Jésus. « Sans moi, dit-il, vous ne pouvez rien faire ! » Pour faire cela, il nous faut nous aimer comme il nous aime. Il nous donnera son Esprit Saint. Jésus souhaite cultiver en nous la fraternité et l’amour. Ainsi germera la liberté spirituelle qui nous permet de nous affranchir du cycle infernal du mal. Nous comprenons que l’amour nous enjoint à aspirer au respect de nous-même et de notre prochain.

"En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?" Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. Nous entrons dans la contemplation de la générosité de notre Père. L’étendue de sa générosité veut s’etendre à notre propre vie. La recevoir, c’est nous donner à lui pour lui permettre de grandir en nous. Une porte s’ouvre pour nous dans le ciel, elle nous donne de pouvoir vivre en vérité ce que nous sommes, l’enfant bien-aimé du Père. La Parole de Dieu est vivante et vivifiante, elle accomplit en nous ce qu’elle énonce ! Qu’elle se réalise dans notre vie selon otre désir. Nous lui donnons notre consentement et nous nous prêtons à l’œuvre de salut opéré en Jésus. L’amour et le respect s’établissent dans notre cœur en allant bien au-delà des notions de bien et de mal moral. La haine et le mépris sont transfigurés dans la filiation avec le Seigneur Jésus. Nous contemplons la splendeur de notre Père afin qu’elle imprègne notre cœur.

Nous demandons la grâce de vivre de l’Esprit Saint, l’Amour infini du cœur de Jésus.

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