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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Quand il leur lave les pieds, Jésus bouleverse nos conceptions de service pour nous transformer de fond en comble.

Le dernier repas
– Le lavement des pieds -

Ce qui brûle le cœur de Jésus, vis-à-vis des siens, c'est cet amour infini, venu de la Trinité, car les intentions de son Père à son égard, voici ce dont Il rêve de faire bénéficier ses amis fidèles, ceux qui sont restés. Et son amour est tellement grand à leur égard que c'est ce même amour dont le Père l'aime, qu'Il veut voir se déverser à grands flots et à gros bouillons sur ses amis.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13, 16-20

Avant la fête de la Pâque,
sachant que l'heure était venue pour lui
de passer de ce monde à son Père,
Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde,
les aima jusqu'au bout.

Au cours du repas,
alors que le diable
a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l'Iscariote,
l'intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains,
qu'il est sorti de Dieu et qu'il s'en va vers Dieu,
se lève de table, dépose son vêtement,
et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l'eau dans un bassin.
Alors il se mit à laver les pieds des disciples
et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.
Il arrive donc à Simon-Pierre,
qui lui dit :
« C'est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
Jésus lui répondit :
« Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ;
plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit :
« Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »
Jésus lui répondit :
« Si je ne te lave pas,
tu n'auras pas de part avec moi. »
Simon-Pierre
lui dit :
« Alors, Seigneur, pas seulement les pieds,
mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit :
« Quand on vient de prendre un bain,
on n'a pas besoin de se laver, sinon les pieds :
on est pur tout entier.
Vous-mêmes,
vous êtes purs,
mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ;
et c'est pourquoi il disait :
« Vous n'êtes pas tous purs. »

Quand il leur eut lavé les pieds,
il reprit son vêtement, se remit à table
et leur dit :
« Comprenez-vous
ce que je viens de faire pour vous ?
Vous m'appelez “Maître” et “Seigneur”,
et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
je vous ai lavé les pieds,
vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C'est un exemple que je vous ai donné
afin que vous fassiez, vous aussi,
comme j'ai fait pour vous. »
 


Méditation de l'évangile du jeudi saint 9 avril

Au début du repas pascal, Luc, aussi bien que Jean, souligne la violence de l'amour que Jésus porte au siens.

« J'ai tant désiré manger avec vous cette Pâque avant de souffrir ! Car Je vous dis que Je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle trouve son accomplissement dans le Royaume de Dieu. »

Et Jean : « Or, avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers son Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima extrêmement ».

En définitive, venu du Père, c'est dans ce Père qu'Il nous voit. Tout prêt de retourner vers son Père, Il passe tout naturellement de sa famille divine, qu'Il va réintégrer, à ses amis qu'Il va quitter, mais qu'Il veut introduire et inviter à la table divine.

Jésus est un ami fidèle. Il se souvient du jour de la multiplication des pains où, après le discours sur le Pain de Vie, les amis d'un jour le quittent. Il se souvient de sa question brûlante aux Douze : « Et vous, voulez-vous me quitter ? » Ils sont restés… et Il ne l'oublie pas : « Quand à vous, vous êtes ceux qui, dans mes épreuves, êtes demeurés constamment avec Moi »

Ce qui brûle son cœur, vis-à-vis des siens, c'est cet amour infini, venu de la Trinité, car les intentions de son Père à son égard, voici ce dont Il rêve de faire bénéficier ses amis fidèles, ceux qui sont restés.

Et son amour est tellement grand à leur égard que c'est ce même amour dont le Père l'aime, qu'Il veut voir se déverser à grands flots et à gros bouillons sur ses amis.

« Et Moi, selon que mon Père a disposé d'un Royaume en ma faveur, J'en dispose en votre faveur. »

Et pour bien montrer que nous serons chez Lui, dans notre vraie famille, dans la famille de Dieu, près de Lui, Il nous invite à sa table.

« Je dispose donc de ce Royaume en votre faveur, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon Royaume. » Qui invite-t-on à sa table, sinon ses amis, ses intimes ? Ses amis, ses disciples d'ailleurs le respectaient et l'aimaient, lui décernant les noms de Maître et Seigneur.

” Vous m'appelez Maître et Seigneur et vous dites bien, car Je le suis. “
Et Pierre, s'il résiste à Jésus quand celui-ci veut lui laver les pieds, change d'avis devant la menace d'une séparation.

Si je ne te lave pas les pieds, tu n'auras pas de part avec Moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, pas seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.

On ne peut pas être plus enthousiaste !

 

Père Gabriel

 

 

Livre de l'Exode 12,1-8.11-14.

1En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : 2« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.
3Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.
4Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
5Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
6Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.
7On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
8On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.
11Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.
12Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur.
13Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.
14Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

Psaume 116(115),12-13.15-16ac.17-18.

12Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ?
13J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur.
15Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !
16aNe suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
16cmoi, dont tu brisas les chaînes ?
17Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce, j'invoquerai le nom du Seigneur.
18Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple.
 

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,23-26.

23Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,
24puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
25Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » 26Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13, 16-20

Avant la fête de la Pâque,
sachant que l'heure était venue pour lui
de passer de ce monde à son Père,
Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde,
les aima jusqu'au bout.

Au cours du repas,
alors que le diable
a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l'Iscariote,
l'intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains,
qu'il est sorti de Dieu et qu'il s'en va vers Dieu,
se lève de table, dépose son vêtement,
et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l'eau dans un bassin.
Alors il se mit à laver les pieds des disciples
et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.
Il arrive donc à Simon-Pierre,
qui lui dit :
« C'est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
Jésus lui répondit :
« Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ;
plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit :
« Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »
Jésus lui répondit :
« Si je ne te lave pas,
tu n'auras pas de part avec moi. »
Simon-Pierre
lui dit :
« Alors, Seigneur, pas seulement les pieds,
mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit :
« Quand on vient de prendre un bain,
on n'a pas besoin de se laver, sinon les pieds :
on est pur tout entier.
Vous-mêmes,
vous êtes purs,
mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ;
et c'est pourquoi il disait :
« Vous n'êtes pas tous purs. »

Quand il leur eut lavé les pieds,
il reprit son vêtement, se remit à table
et leur dit :
« Comprenez-vous
ce que je viens de faire pour vous ?
Vous m'appelez “Maître” et “Seigneur”,
et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
je vous ai lavé les pieds,
vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C'est un exemple que je vous ai donné
afin que vous fassiez, vous aussi,
comme j'ai fait pour vous. »

 


Méditation de l'évangile du jeudi saint 9 avril

Au début du repas pascal, Luc, aussi bien que Jean, souligne la violence de l'amour que Jésus porte au siens.

« J'ai tant désiré manger avec vous cette Pâque avant de souffrir ! Car Je vous dis que Je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle trouve son accomplissement dans le Royaume de Dieu. »

Et Jean : « Or, avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers son Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima extrêmement ».

En définitive, venu du Père, c'est dans ce Père qu'Il nous voit. Tout prêt de retourner vers son Père, Il passe tout naturellement de sa famille divine, qu'Il va réintégrer, à ses amis qu'Il va quitter, mais qu'Il veut introduire et inviter à la table divine.

Jésus est un ami fidèle. Il se souvient du jour de la multiplication des pains où, après le discours sur le Pain de Vie, les amis d'un jour le quittent. Il se souvient de sa question brûlante aux Douze : « Et vous, voulez-vous me quitter ? » Ils sont restés… et Il ne l'oublie pas : « Quand à vous, vous êtes ceux qui, dans mes épreuves, êtes demeurés constamment avec Moi »

Ce qui brûle son cœur, vis-à-vis des siens, c'est cet amour infini, venu de la Trinité, car les intentions de son Père à son égard, voici ce dont Il rêve de faire bénéficier ses amis fidèles, ceux qui sont restés.

Et son amour est tellement grand à leur égard que c'est ce même amour dont le Père l'aime, qu'Il veut voir se déverser à grands flots et à gros bouillons sur ses amis.

« Et Moi, selon que mon Père a disposé d'un Royaume en ma faveur, J'en dispose en votre faveur. »

Et pour bien montrer que nous serons chez Lui, dans notre vraie famille, dans la famille de Dieu, près de Lui, Il nous invite à sa table.

« Je dispose donc de ce Royaume en votre faveur, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon Royaume. » Qui invite-t-on à sa table, sinon ses amis, ses intimes ? Ses amis, ses disciples d'ailleurs le respectaient et l'aimaient, lui décernant les noms de Maître et Seigneur.

” Vous m'appelez Maître et Seigneur et vous dites bien, car Je le suis. “
Et Pierre, s'il résiste à Jésus quand celui-ci veut lui laver les pieds, change d'avis devant la menace d'une séparation.

Si je ne te lave pas les pieds, tu n'auras pas de part avec Moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, pas seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.

On ne peut pas être plus enthousiaste !

 

Père Gabriel

 

 

Origène (v. 185-253)
 

prêtre et théologien

Commentaire sur saint Jean, § 32, 25-35.77-83; cf. SC 385 (Commentaire sur saint Jean, tome V. Livres XXVIII et XXXII; trad. † C. Blanc; Éds du Cerf 1992, p. 199s)

« Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi »

« Jésus, sachant que le Père avait tout remis entre ses mains, et qu'il était sorti de Dieu et retournait à Dieu, se lève de table. » Ce qui n'était pas entre les mains de Jésus auparavant est remis entre ses mains par le Père : non certaines choses et pas d'autres, mais toutes. David avait dit : « Le Seigneur dit à mon seigneur : Siège à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds » (Ps 109,1). Les ennemis de Jésus faisaient parti, en effet, de ce tout qu'il savait que son Père lui donnait. (...) À cause de ceux qui s'étaient écartés de Dieu, il s'est écarté de Dieu, lui qui de nature ne veut pas sortir du Père. Il est sorti de Dieu afin que tout ce qui s'est écarté de Dieu revienne avec lui, entre ses mains, auprès de Dieu, selon son dessein éternel. (...)

            Qu'est-ce que Jésus faisait donc en lavant les pieds des disciples ? En les lavant et en les essuyant à l'aide du linge dont il était ceint, Jésus ne rendait-il pas beaux leurs pieds au moment où ils allaient avoir à annoncer la bonne nouvelle ? C'est alors que s'est accompli, à mon avis, la parole prophétique : « Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent les bonnes nouvelles ! » (Is 52,7 ;Rm 10,15). Mais si, en lavant les pieds des disciples, Jésus les rend beaux, comment exprimer la beauté véritable en ceux qu'il plonge tout entiers « dans l'Esprit Saint et le feu » (Mt 3,11) ? Les pieds des apôtres sont devenus beaux afin (...) qu'ils puissent poser le pied sur la route sainte et cheminer en celui qui a dit : « Moi, je suis le Chemin » (Jn 14,6). Car quiconque a eu les pieds lavés par Jésus, et lui seul, suit ce chemin vivant et qui mène au Père ; ce chemin n'a pas de place pour des pieds souillés. (...) Pour suivre ce chemin vivant et spirituel (He 10,20) (...), il faut avoir les pieds lavés par Jésus qui a déposé ses vêtements (...) afin de prendre en son propre corps l'impureté de leurs pieds avec ce linge qui était son seul vêtement, car « c'est lui qui porte nos infirmités » (Is 53,4).

Homélie du Père Gilbert Adam

"Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.

Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Nous entrons dans le premier jour du « triduum pascal. » Jésus lave les pieds de ses apôtres les faisant ainsi entrer dans la grande vertu de l’humilité. Il quitte son vêtement nous annonçant déjà le dépouillement de ses vêtements avant la crucifixion et le dépouillement de son corps de chair pour ressusciter en Corps de gloire. Jésus annonce le don total de sa personne pour le salut de l’humanité et la gloire de son Père. Si ce geste était normal à l’époque de Jésus, cette tâche revenait à un serviteur de la maison. Jésus manifeste l’amour et l’humilité qui sont les deux ailes nous permettent d’avancer vers le Royaume éternel de Dieu notre Père avec lui. Jésus n’hésite pas, toute sa vie est orientée en ce sens. Il nous prépare, comme ses disciples, au don de l’Eucharistie qui nous sera donnée, pour que nous ayons le courage d’entrer dans sa Passion. Il donne en partage son Corps et son Sang, prémices de l’acte d’amour suprême de sa crucifixion.

"Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

 Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Pierre est dans l’étonnement, Jésus se fait le serviteur, par ce geste ingrat et humiliant, il se baisse, s’abaisse et lave les pieds poussiéreux et il les essuyer. Pierre refuse ce geste de Jésus mais il finira par l’accepter quand Jésus lui dira clairement qu’il n’aurait point de part avec lui s’il refuse cet abaissement. Jésus, par ce geste du lavement des pieds, invite ses disciples à entrer dans l’humilité, grâce par laquelle ils entreront dans le Royaume de Dieu. Nous voulons nous dépouiller de nos complexes pour accepter avec joie de servir les autres ou d’être servi par eux dans un acte d’humilité réciproque. Quand il leur lave les pieds, Jésus bouleverse nos conceptions de service pour nous transformer de fond en comble. Jésus, par cet acte de lavement des pieds, nous révèle que la plus haute humilité consiste à nous vider de nous même pour toucher la grâce ineffable de Dieu. Au cours de ce dernier repas, Jésus gratifie ses disciples d’une nouvelle présence par le mystère de l’Eucharistie.

"Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » 

Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. Jésus a fait ce geste non pas avant le repas, mais pendant le repas. Il nous montre ainsi comme ce dernier repas revêt une importance véritable. En lavant les pieds de tous ses disciples, y compris de Judas, Jésus veut les faire entrer dans cet amour du Père qu’il est venu nous révéler. Le geste du lavement des pieds donne aux disciples d’entrer dans le mystère de la Croix qui approche et lui donne son sens. Nous entrons dans la nouvelle Alliance avec Jésus dans une ouverture d’amour incroyable. C’est dans le prolongement du lavement des pieds que Jésus prend du pain, prononce la bénédiction et dit : « Prenez et mangez en tous ceci est mon corps livré pour vous. » Jésus va nous sauver par sa Passion, par sa mort et par sa Résurrection, par la victoire de son amour infini sur toute violence. Jésus ressuscitera en Corps de gloire dans le Corps que Marie lui a tissé. Il nous invite à nous laisser laver « les pieds » par lui, à nous mettre à son écoute, à le regarder, à nous laisser servir. C’est lui qui agit dans nos vies, nous le contemplons jusque sur la Croix, là où son amour va jusqu’au bout.

Nous demandons la grâce de comprendre l’amour du cœur de Jésus, d’être proches de nos frères.

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