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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

A qui Irai-je Seigneur? Tu as la Parole de Vérité et de la vie Eternelle dans ton royaume

PREMIÈRE LECTURE
« L’Église se construisait, réconfortée par l’Esprit Saint » (Ac 9, 31-42)

En ces jours-là,
l’Église était en paix
dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ;
elle se construisait
et elle marchait dans la crainte du Seigneur ;
réconfortée par l’Esprit Saint,
elle se multipliait.

Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays,
se rendit aussi chez les fidèles qui habitaient Lod.
Il y trouva un homme du nom d’Énéas,
alité depuis huit ans parce qu’il était paralysé.
Pierre lui dit :
« Énéas, Jésus Christ te guérit,
lève-toi et fais ton lit toi-même. »
Et aussitôt il se leva.
Alors tous les habitants de Lod et de la plaine de Sarone
purent le voir,
et ils se convertirent en se tournant vers le Seigneur.
Il y avait aussi à Jaffa
une femme disciple du Seigneur nommée Tabitha,
ce qui se traduit : Dorcas (c’est-à-dire : Gazelle).
Elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait.
Or, il arriva en ces jours-là
qu’elle tomba malade et qu’elle mourut.
Après la toilette funèbre,
on la déposa dans la chambre haute.
Comme Lod est près de Jaffa,
les disciples, apprenant que Pierre s’y trouvait,
lui envoyèrent deux hommes avec cet appel :
« Viens chez nous sans tarder. »
Pierre se mit en route avec eux.
À son arrivée on le fit monter à la chambre haute.
Toutes les veuves en larmes s’approchèrent de lui ;
elles lui montraient les tuniques et les manteaux
confectionnés par Dorcas
quand celle-ci était avec elles.
Pierre mit tout le monde dehors ;
il se mit à genoux et pria ;
puis il se tourna vers le corps, et il dit :
« Tabitha, lève-toi ! »
Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre,
elle se redressa et s’assit.
Pierre, lui donnant la main, la fit lever.
Puis il appela les fidèles et les veuves
et la leur présenta vivante.
La chose fut connue dans toute la ville de Jaffa,
et beaucoup crurent au Seigneur.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(115 (116b), 12-13, 14-15, 16ac-17)
R/

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?

ou :

Alléluia !

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple !
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !

Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

ÉVANGILE
« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)

En ce temps-là,
Jésus avait donné un enseignement
dans la synagogue de Capharnaüm.
Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :
« Cette parole est rude !
Qui peut l’entendre ? »
Jésus savait en lui-même
que ses disciples récriminaient à son sujet.
Il leur dit :
« Cela vous scandalise ?
Et quand vous verrez le Fils de l’homme
monter là où il était auparavant !…
C’est l’esprit qui fait vivre,
la chair n’est capable de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »
Jésus savait en effet depuis le commencement
quels étaient ceux qui ne croyaient pas,
et qui était celui qui le livrerait.
Il ajouta :
« Voilà pourquoi je vous ai dit
que personne ne peut venir à moi
si cela ne lui est pas donné par le Père. »

À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent
et cessèrent de l’accompagner.
Alors Jésus dit aux Douze :
« Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit :
« Seigneur, à qui irions-nous ?
Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons,
et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 
Prière

Seigneur, l’enseignement que tu donnes à ceux qui se sont rassemblés pour t’écouter leur paraît difficile à entendre et à comprendre. Mais, Seigneur, qu’en est-il de nous, tes disciples d’aujourd’hui, alors que par le saint sacrifice de la messe tu nous fais participer à ton sacrifice et nous communiques ta vie divine ?

Demande

Avec peu de choses, Seigneur, tu accomplis de grandes œuvres : accorde-moi la grâce de comprendre qu’il n’y a rien de plus important que de recevoir la sainte Eucharistie qui communique ta divinité à mon humanité. Oui, Seigneur, permets-moi de te remercier de cet amour toujours accordé à celui qui te cherche vraiment mais humblement.

Réflexion

Après la multiplication des pains, la foule rassasiée cherche à venir plus près de Jésus qui connaît la véritable raison de la démarche du peuple : il sait que les gens veulent que leur faim soit rassasiée. Mais la foule veut être rassasiée de nourriture terrestre alors que Jésus lui propose la nourriture qui ouvre à la vie éternelle.

1. « Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

Pour les auditeurs, cette parole est incompréhensible. Beaucoup se mirent à discuter fort entre eux : elle est rude, cette parole ! Que veut-il dire ? Que veut-il dire quand il parle de vie éternelle ? Celui-ci n’est qu’un homme qui habite notre village de Nazareth, nous connaissons sa famille. C’est le fils de Joseph ! Il se séparèrent en plusieurs groupes et se dispersèrent plutôt que de continuer à l’écouter.

2. « Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »

Cette question montre la grande difficulté que représente la foi. C’est un don de Dieu qui procède de la rencontre entre Dieu, qui offre cette vie, et l’ouverture du cœur de l’homme qui est invité à l’accueillir. Une grande partie de la foule s’en est allée mais les apôtres, qui décident d’imiter Pierre et les Douze, choisissent de rester.

3. « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle (…) nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

Et là, les apôtres se mettent à suivre le Christ qui savait que tous ses apôtres et ses disciples finiraient par le suivre, sauf « celui qui le livrerait ».

À nous, aujourd’hui, lorsque nous le recevons dans l’Eucharistie, le Seigneur communique sa vie divine. À nous de répondre par notre foi en adhérant à la promesse que le Seigneur nous adresse : « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (Jn 6, 51) Seigneur, ouvre nos cœurs, notre sensibilité et notre amour.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, ce passage d’Évangile me permet d’entrevoir ta bonté et ta miséricorde : tu ne forces personne, tu nous laisses libres et nous pouvons même ne revenir à toi qu’à la dernière minute. Le saint Curé d’Ars disait que l’on ne peut jamais affirmer que celui qui s’est suicidé est en enfer. Personne ne sait ce qui s’est passé entre lui et le Seigneur à l’ultime instant de son dernier souffle. La grâce de Dieu sera toujours là pour être reçue.

Résolution

Approfondir avec l’aide et la grâce du Seigneur ce que représente le pain eucharistique : une nourriture qui fait que le Christ vient en moi pour que je sois avec lui et en lui, toujours.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi
Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444)
 

évêque et docteur de l'Église

Commentaire sur l’évangile de Jean, 4, 4 ; PG 73, 613 (Les Pères commentent l'évangile; Coll. liturgique sous la direction de H. Delhougne, o.s.b.; trad. A.-M. Roguet, o.p.; Ed. Brepols 1991; p. 282 rev.)

« Tu as les paroles de la vie éternelle »

« À qui donc irions-nous ? », demande Pierre. Il veut dire : « Qui nous instruira comme toi des mystères divins ? », ou encore : « Auprès de qui trouverions-nous quelque chose de meilleur ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Elles ne sont pas intolérables, comme le disent d'autres disciples. Au contraire, elles conduisent à la réalité la plus extraordinaire de toutes, la vie sans fin, la vie impérissable. Ces paroles nous montrent bien que nous devons nous asseoir aux pieds du Christ, le prenant pour notre seul et unique maître, et nous tenir constamment près de lui. (…)

            L'Ancien Testament aussi nous apprend qu'il faut suivre le Christ, toujours unis à lui. Effectivement, au temps où les Israélites, libérés de l'oppression égyptienne, se hâtaient vers la Terre promise, Dieu ne les laissait pas faire route en désordre. Celui qui donne sa Loi ne leur permettrait pas d'aller n'importe où, à leur gré. En effet, sans guide, à coup sûr ils se seraient complètement égarés (…) ; les Israélites trouvaient leur salut en restant avec leur guide. Aujourd'hui, nous faisons également le nôtre en refusant de nous séparer du Christ, car c'est lui qui s'est manifesté aux anciens sous les apparences de la tente, de la nuée et du feu (Ex 13,21; 26,1s). (…)

             « Si quelqu'un me sert, qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur » (Jn 12,26). (…) Or, la marche en compagnie et à la suite du Christ Sauveur ne se fait pas dans un sens matériel, mais plutôt par les œuvres de la vertu. Les disciples les plus sages s'y sont fermement engagés de tout leur cœur (…); avec raison ils disent : « Où irions-nous ? » En d'autres termes : « Nous serons toujours avec toi, nous nous attacherons à tes commandements, nous accueillerons tes paroles, sans jamais récriminer. Nous ne croirons pas, avec les ignorants, que ton enseignement est dur à entendre. Au contraire, nous dirons : ‘Qu'elle est douce à mon palais, ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche !' » (Ps 118,103)

 

Homélies du Père Gilbert Adam 

  • Le samedi 2 mai 2020iCal
    3e semaine de Pâques : Samedi de la 3e semaine de Pâques

Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !… C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Jésus va jusqu’au bout de l’Incarnation, à la fois dans le concret de la vie humaine, et par le Don de lui-même. Sa parole est d’un réalisme surprenant pour qui adhère au mystère de l’Incarnation. Jésus vient du Père, il est né de la Vierge Marie. Il a pris la chair humaine et il vit de l’Esprit Saint, l’Amour infini de Dieu. La vérité de Jésus nous ouvre un quotidien nouveau ou nous pouvons comprendre que l’homme ne vit pas que de pain, mais de ce qui sort de bouche de Dieu. L’Eucharistie nous offre vraiment le Corps du Christ né de la Vierge Marie ; Il est le Pain du Père, le Pain de Vie. La coupe de vin est vraiment le Sang du Christ donné pour que nous ayons la vie. La vie nous est donnée, elle nous donne de nous rencontrer dans la foi en la vie, la foi en Dieu : « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. » La foi est un lâcher prise, elle est la naissance à l’autre. Jésus sait déjà qui est celui qui ne croit pas. Mystérieusement Jean signale la trahison de Judas !

"Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait."

 Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » Le mystère de la vie peut advenir en nous sans que nous en recherchions l’Auteur ! Mais il n’y a rien de durable dans notre vie sans un abandon réel à la volonté de notre Père. Si j’accepte de recevoir l’Auteur de ma vie, je me reconnais fils, existant de lui. « Cela nous est donné par le Père, » dit Jésus. Jésus a insisté jusqu’au bout sur le réalisme de la foi. Nous pouvons vivre une dépossession de nous même dans l’espérance que Dieu nous donne de l’avenir. C’est l’acceptation de ne pas vivre seul mais à partir d’un autre, l’attente de quelqu’un qui nous sauve. Cela se traduit par une ouverture au pauvre. Il s’agit de la réalité de Jésus venu dans la chair humaine. L’apôtre Jean qui a reçu Marie chez lui nous annonce le Don de Jésus par sa vie. Il y va de la réalité de Jésus à la croix qui réalise le don de son corps et de son sang, le don de sa vie. Nous recevons tout de lui, nous n’avons plus rien par nous-mêmes, mais nous espérons tout du Christ qui nous fait entrer dans un nouvel univers.

« À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. »
 

 Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » La certitude de Pierre est ouverture au Mystère de Dieu qui se laisse accueillir pauvrement en Jésus. La foi eucharistique ne sera pas entamée dans le reniement de Pierre qui a manqué d’espérance. Après le reniement, Jésus croisera le regard de Pierre qui se mettra à pleurer. Pierre a été nourri le Jeudi Saint du corps et du sang de Jésus, il se référera sans cesse à ce que Jésus a fait dans sa vie : « Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle. » Au matin de la résurrection, au soir d’Emmaüs, c’est avec le pain partagé que nous sommes appelés à l’action de grâce. La puissance de l’amour infini de Dieu en Jésus est désormais à l’œuvre dans le cœur de l’Église, dans le cœur des Apôtres. La puissance de l’Esprit Saint agit dans l’Église qui continue l’œuvre de Jésus. C’est ainsi que nous voulons nous remettre à Dieu de tout notre être pour entrer dans le mystère de l’Eucharistie, le mystère du don de nous-même à la suite de Jésus. C’est le lieu de notre foi.

Nous demandons la grâce d’être confortés dans notre foi eucharistique pour reconnaître Jésus qui vient à nous et qui nous donne son Esprit Saint.

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