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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Jésus admire cette foi provocante et hardie, Sincèrement du fond du coeur, avons-nous cette foi?

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Jésus admire cette foi provocante et hardie, Sincèrement du fond du coeur, avons-nous cette foi?

PAROLES DU SAINT PÈRE

La foule, marquée par des souffrances physiques et des pauvretés spirituelles, constitue, pour ainsi dire, «l’environnement de vie» où se réalise la mission de Jésus, faite de paroles et de gestes qui guérissent et consolent. Jésus n’est pas venu apporter le salut dans un laboratoire; il ne prêche pas dans un laboratoire, séparé des gens: il est au milieu de la foule! Au milieu du peuple! Pensez que la plus grande partie de la vie publique de Jésus s’est passée sur la route, parmi les gens, pour prêcher l’Evangile, pour guérir les blessures physiques et spirituelles. (Angélus 4 février 2018)

OFFICE DES LAUDES
INTRODUCTION
V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
R/ et ma bouche publiera ta louange.
ANTIENNE INVITATOIRE

Écoutons la voix de notre Dieu, entrons dans le repos qu’il a promis.

PSAUME INVITATOIRE : (94)

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2 Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3 Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4 il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5 à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10 « Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11 Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

HYMNE : NUÉE DE FEU

D. Rimaud — CNPL

Nuée de feu
Sur ceux qui marchent dans la nuit,
Tu es venu
pour montrer le chemin vers Dieu,
Et ton calvaire ouvrit le ciel.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Présence de ton Père ;
Que nous chantions pour ton retour :

R/ Béni soit au nom du Seigneur,
Celui qui vient sauver son peuple.

Royal époux
Promis aux noces de la croix,
Tu es venu
réjouir les enfants de Dieu,
Et tu changeas notre eau en vin.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Tendresse pour la terre ;
Que nous chantions pour ton retour : R/

Ô Fils de Dieu
Sur qui repose l’Esprit-Saint,
Tu es venu
comme un feu qui consume tout,
Et l’univers s’embrase en toi.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Demeure de la Gloire ;
Que nous chantions pour ton retour : R/
ANTIENNE

Il est bon de rendre grâce au Seigneur, d’annoncer dès le matin son amour.

PSAUME : 91

2 Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
3 d'annoncer dès le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits,
4 sur la lyre à dix cordes et sur la harpe,
sur un murmure de cithare.

5 Tes œuvres me comblent de joie ;
devant l'ouvrage de tes mains, je m'écrie :
6 « Que tes œuvres sont grandes, Seigneur !
Combien sont profondes tes pensées ! »

7 L'homme borné ne le sait pas,
l'insensé ne peut le comprendre :
8 les impies croissent comme l'herbe, *
ils fleurissent, ceux qui font le mal,
mais pour disparaître à tout jamais.

9 Toi, qui habites là-haut,
tu es pour toujours le Seigneur.
10 Vois tes ennemis, Seigneur,
   vois tes ennemis qui périssent, *
et la déroute de ceux qui font le mal.

11 Tu me donnes la fougue du taureau,
tu me baignes d'huile nouvelle ;
12 j'ai vu, j'ai repéré mes espions,
j'entends ceux qui viennent m'attaquer.

13 Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;
14 planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.

15 Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
16 pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »

ANTIENNE

Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau.

CANTIQUE D'EZÉKIEL (EZ 36)

24 Je vous prendrai du milieu des nations, +
je vous rassemblerai de tous les pays,
je vous conduirai dans votre terre.

25 Je répandrai sur vous une eau pure,
   et vous serez purifiés ; *
de toutes vos souillures, de toutes vos idoles,
   je vous purifierai.

26 Je vous donnerai un cœur nouveau,
je mettrai en vous un esprit nouveau.

J'ôterai de votre chair le cœur de pierre,
je vous donnerai un cœur de chair.

27 Je mettrai en vous mon esprit, +
je ferai que vous marchiez selon mes lois, *
que vous gardiez mes préceptes
   et leur soyez fidèles.

28 Vous habiterez le pays
   que j'ai donné à vos pères : +
vous, vous serez mon peuple, *
et moi, je serai votre Dieu.

PSAUME : 8

R/ 2 Ô Seigneur, notre Dieu,
   qu'il est grand ton nom
   par toute la terre !

Jusqu'aux cieux, ta splendeur est chantée
3 par la bouche des enfants, des tout-petits :
rempart que tu opposes à l'adversaire,
où l'ennemi se brise en sa révolte.

4 À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
5 qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui,
le fils d'un homme, que tu en prennes souci ?

6 Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu,
le couronnant de gloire et d'honneur ;
7 tu l'établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds :

8 les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
9 les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.

R/ 10 Ô Seigneur, notre Dieu,
   qu'il est grand ton nom
   par toute la terre !

PAROLE DE DIEU : (2 P 3, 13-14)
Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. Dans l’attente de ce jour, frères bien-aimés, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la paix.
RÉPONS

R/ Christ est notre lumière, notre soleil levant !

 

V/ Qui regarde vers lui resplendira
sans ombre ni trouble au visage. R/

 

V/ Il vient nous visiter,
en lui la joie de notre cœur. R/

ANTIENNE DE ZACHARIE

Sur nous se lèvera le Soleil de justice, le Christ notre Dieu.

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

INTERCESSION

En union avec Marie, Mère de Dieu, et tous les saints, nous supplions le Seigneur :


R/

Délivre-nous, Seigneur.

 

Par le mystère de ta sainte incarnation,

Par ta venue en ce monde,

 

Par ta naissance et ton épiphanie,

Par ton baptême et ton jeûne au désert,

 

Par ta croix et ta passion,

Par ta mort et ta mise au tombeau,

 

Par ta résurrection du séjour des morts,

Par ton admirable ascension,

 

Par la venue du Saint-Esprit consolateur,

Au jour du jugement,

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Dieu éternel et tout-puissant, tu es la lumière de toutes les lumières, et le jour qui ne finit pas ; dès le matin de ce jour nouveau nous te prions : que la clarté de ta présence, en chassant la nuit du péché, illumine nos cœurs.

Coeur Immaculé de Marie

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Le cœur du peuple crie vers mon Seigneur, sur la muraille de la fille de Sion » (Lm 2, 2.10-14.18-19)

Lecture du livre des Lamentations

Le Seigneur a englouti sans pitié
tous les pâturages de Jacob ;
dans son emportement, il a détruit les forteresses
de la fille de Juda ;
il a jeté à terre et profané
le royaume et ses princes.
    Les anciens de la fille de Sion,
assis par terre, se taisent,
ils ont couvert leur tête de poussière
et revêtu des toiles à sac ;
elles inclinent la tête vers la terre,
les vierges de Jérusalem.
    Mes yeux sont usés par les larmes,
mes entrailles frémissent ;
je vomis par terre ma bile
face au malheur de la fille de mon peuple,
alors que défaillent petits enfants et nourrissons
sur les places de la cité.
    À leur mère ils demandent :
« Où sont le froment et le vin ? »
alors qu’ils défaillent comme des blessés
sur les places de la ville
et qu’ils rendent l’âme
sur le sein de leur mère.
    Que dire de toi ? À quoi te comparer,
fille de Jérusalem ?
À quoi te rendre égale pour te consoler,
vierge, fille de Sion ?
Car ton malheur est grand comme la mer !
Qui donc te guérira ?
    Tes prophètes ont de toi des visions
vides et sans valeur ;
ils n’ont pas dévoilé ta faute,
ce qui aurait ramené tes captifs ;
ils ont de toi des visions,
proclamations vides et illusoires.
    Le cœur du peuple crie vers le Seigneur.

Laisse couler le torrent de tes larmes,
de jour comme de nuit,
muraille de la fille de Sion ;
ne t’accorde aucun répit,
que tes pleurs ne tarissent pas !

    Lève-toi ! Pousse un cri dans la nuit
au début de chaque veille ;
déverse ton cœur comme l’eau
devant la face du Seigneur ;
élève les mains vers lui
pour la vie de tes petits enfants
qui défaillent de faim
à tous les coins de rue.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 73 (74), 1-2abd, 3-4, 5-7, 20-21)

R/ N’oublie pas sans fin
la vie de tes pauvres.
 (Ps 73, 19b)

Pourquoi, Dieu, nous rejeter sans fin ?
Pourquoi cette colère sur les brebis de ton troupeau ?
Rappelle-toi la communauté que tu acquis dès l’origine,
la montagne de Sion où tu fis ta demeure.

Dirige tes pas vers ces ruines sans fin,
l’ennemi dans le sanctuaire a tout saccagé ;
dans le lieu de tes assemblées, l’adversaire a rugi
et là, il a planté ses insignes.

On les a vus brandir la cognée, comme en pleine forêt,
quand ils brisaient les portails à coups de masse et de hache.
Ils ont livré au feu ton sanctuaire,
profané et rasé la demeure de ton nom.

Regarde vers l’Alliance : la guerre est partout ;
on se cache dans les cavernes du pays.
Que l’opprimé échappe à la honte,
que le pauvre et le malheureux chantent ton nom !

ÉVANGILE
« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob » (Mt 8, 5-17)

Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia. (Mt 8, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
    « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement. »
    Jésus lui dit :
« Je vais aller moi-même le guérir. »
    Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
    Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient,
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
    À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
    Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux,
    mais les fils du Royaume seront jetés
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
    Et Jésus dit au centurion :
« Rentre chez toi,
que tout se passe pour toi selon ta foi. »
Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

    Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison,
il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
    Il lui toucha la main,
et la fièvre la quitta.
Elle se leva,
et elle le servait.

    Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés.
D’une parole, il expulsa les esprits
et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
    pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Il a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Guérison du serviteur du centurion romain

Jésus admire cette foi provocante et hardie. Bien plus, cet homme qui lui donne un ordre l'enchante. Dans le domaine de la foi, Il avoue n'avoir jamais rien trouvé de semblable même en Israël, une telle audace…

la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Il a pris nos souffrances,
 il a porté nos maladies.

 

Méditation de l'Evangile du samedi 27 juin

Dans nos détresses, il nous est bon de regarder l'attitude du centurion de Capharnaüm et de nous en inspirer. Il a forcé l'enthousiasme de Jésus. A son merveilleux cri de confiance et à sa splendide humilité, Jésus ne veut répondre que par plus d'amour, et en l'exauçant immédiatement.

La personne de Jésus l'avait bouleversé. Devant la maladie de son serviteur, voici qu'il envoie vers le prophète ses amis juifs pour demander une guérison à distance. Rien que cela !… Son audace et sa foi enchantent Jésus surtout lorsqu'il ose lui faire porter ce message :

“Jésus se trouvait déjà loin de la maison, lorsque le centurion envoya des amis pour lui dire : Seigneur, ne te donne pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ! Aussi n'ai-je même pas osé aller à toi. Mais dis un mot et que mon serviteur soit guéri.

En effet, je suis moi-même quelqu'un de soumis à une autorité, ayant sous moi des soldats ; et je dis à celui-ci : Va ! et il va ; et à un autre : Viens ! et il vient ; et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait”

Jésus admire cette foi provocante et hardie. Bien plus, cet homme qui lui donne un ordre l'enchante. Dans le domaine de la foi, Il avoue n'avoir jamais rien trouvé de semblable même en Israël, une telle audace…

“Ce qu'ayant entendu, Jésus l'admira. Et s'étant tourné vers la foule qui le suivant, Il dit : Je vous le dis : même en Israël, je n'ai pas trouvé autant de foi !”

Jésus, dans sa réponse, établit une égalité quasi algébrique entre la foi et l'accueil de Dieu face à nos demandes : “Va, qu'il te soit fait selon que tu as cru”.  Et il ajoute, pensant à vous et à bien d'autres : “Oui, je vous le dis : beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place avec Abraham et Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux”

Son regard dépasse le moment présent pour saisir le développement du Royaume, son Eglise ! Le centurion lui permet d'ouvrir la baie et de voir la rentrée prochaine de toutes les races de la terre, dans ce Royaume, auprès de la race choisie d'Abraham et d'Isaac.

C'était déjà notre foi que Jésus admirait dans cette multitude venue de l'Orient et de l'Occident.


Père Gabriel

Saint Augustin (354-430)
 

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

Sermon 231, SC 116 (Sermons pour la Pâque; trad. S. Poque; Éd. du Cerf 1966, p. 257-259, rev.)

« Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir »

 

Que cherches-tu ? Le bonheur. (...) Tu cherches une bonne chose, mais mais elle ne se trouve pas ici. (…) En venant ici d'un autre pays, le Christ n'a pu trouver que ce qu'il y a ici en abondance : peine, douleur et mort ; voilà ce que tu as ici, voilà ce qu'il y a ici en abondance. Il a mangé avec toi ce qui se trouvait en abondance dans la pauvre maison de ton malheur. Il y a bu du vinaigre, il y a goûté du fiel, voilà ce qu'il a trouvé dans ta pauvre maison.

            Mais il t'a invité à sa table magnifique, à sa table du ciel, à sa table des anges où il est lui-même le pain (Ps 77,25; Jn 6,34). Descendant chez toi et trouvant le malheur dans ta pauvre maison, il n'a pas dédaigné de s'asseoir à ta table, telle qu'elle était, et il t'a promis la sienne. (…) Il a pris ton malheur, il te donnera son bonheur. Oui, il te le donnera.  Il nous a promis sa vie.

            Et ce qu'il a fait est encore plus incroyable : il nous a donné en gage sa propre mort. C'est comme s'il nous disait : « Je vous invite à ma vie, là où personne ne meurt, là où se trouve le vrai bonheur, là où la nourriture ne se corrompt pas, là où elle redonne force et ne fait pas défaut.  Voyez où je vous invite : au pays des anges, à l'amitié du Père et de l'Esprit Saint, à un repas éternel, à mon amitié fraternelle. Enfin, je vous invite à moi-même, à ma propre vie. Vous ne voulez pas croire que je vous donnerai ma vie ? Prenez en gage ma mort ».

 

 

Homélie du Père Gilbert Adam

Vous êtes la lumière du monde.

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. En fêtant saint Cyrille d’Alexandrie, nous sommes reportés dans les premiers siècles de l’Église encore indivise. Les premiers siècles sont d’abord des siècles de persécutions. Si l’on se déclarait chrétien, on était assuré d’être martyrs. Jésus a donné sa vie pour nous sur la Croix. Les Chrétiens ont donné de beaux exemples de martyrs, de témoignages d’Amour. L’Église a dû combattre aussi pour la vérité, à l’intérieur de son propre Corps. Saint Cyrille d’Alexandrie s’est levé d’une manière généreuse et amoureuse. Il n’était pas un sel qui s’était affadi ! Avec un tempérament particulièrement prononcé, il s’est fait l’invincible défenseur de Marie, Mère de Dieu. L’Évangile reste discret sur le mystère de la Vierge Marie. Le combat de Cyrille d’Alexandrie, alors que certains disaient que Marie etait la mère de l’homme Jésus, fut d’affirmer que Marie est la Mère de Dieu puisque Jésus est Dieu. Le Père engendre éternellement son Fils dans l’Esprit Saint, c’est le mystère du Dieu Amour, qui, parce qu’il est amour, s’abaisse sans cesse. Dans cet abaissement même, il est élevé dans toute sa grandeur : « Dieu est amour. » L’Esprit Saint recouvre Marie de son ombre à l’Annonciation, Jésus est engendré par l’Esprit Saint dans le sein de Marie.

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. 
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Le mystère de l’humanité, en Marie, participe à l’œuvre de Dieu. C’est donc de la maternité divine de Marie dont il s’agit pour saint Cyrille d’Alexandrie. En Dieu, toute paternité est contenue, c’est de Dieu que tout vient, que tout arrive, et c’est en Lui et pour lui que tout s’épanouit. Quand Jésus est donné à Marie à l’Annonciation, l’ange dit à Marie : "L’Esprit Saint viendra sur toi et la Puissance du Très Haut te couvrira de son ombre". l’Écriture dit l’admiration des bergers quand les anges leur apparaissent : "Allez donc voir un enfant emmailloté, dans une crèche, c’est lui le Sauveur." Dieu se rend visible à nos yeux, il prend notre nature humaine. Joseph et Marie sont tous deux porteurs d’un mystère incroyable. Marie sait, et Joseph qui a obéi à Dieu, contemple dans cet enfant « quelque chose » d’incomparable. Dieu est une « surabondance » d’amour qui veut se communiquer et donner à sa petite créature les secrets qu’Il porte, selon ce qu’elle peut en saisir. Dieu notre Père engendre éternellement son Unique. L’Esprit Saint, l’Engendrement du Père, « s’accomplit » dans le sein de la Vierge Marie.

Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
 Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. Dieu nous fait participer à la puissance de son amour infini, de sa Vie et de sa Lumière. Par amour, Il nous fait participer à son mystère. Cyrille d’Alexandrie a vu, par une grâce extraordinaire, l’enjeu de la maternité divine de Marie. Certes, au plan humain, il est déjà étonnement beau de donner chair à un petit être qui louera le Seigneur pendant toute son existence. Les parents savent qu’il faudra que ce petit être soit baptisé dans le Christ pour recevoir la vie divine. Derrière la maternité divine de Marie, se révèle la paternité et la maternité spirituelle. Dieu est le seul qui engendre dans son mystère de Dieu, mais Il introduit sa petite créature, malgré sa petitesse, dans un mystère d’enfantement de vie spirituelle. A partir de son consentement, Marie l’Immaculée, dans l’Esprit Saint, sera le lieu où le Fils Unique est engendré. A partir de ce premier engendrement du Fils unique, l’Église enfantera les membres de son Corps mystique à la vie divine, dans l’Esprit Saint. Elle deviendra en effet Mère dans l’Esprit Saint, elle donnera la vie divine dans les Sacrements du Christ. Quand elle célèbre le Sacrement de l’Eucharistie, l’Église fait advenir Jésus, Pain de vie, au milieu de nous. Si Dieu s’est abaissé si bas, c’est pour nous élever si haut, c’est pour nous « diviniser. »

Nous demandons la grâce de comprendre et d’aimer le mystère de Marie « Mère de Dieu »

Père Gilbert Adam
9 rue du Lavoir
60350 Trosly-Breuil

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