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Bienvenue sur mon site
Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Père nous te remercions d'avoir révéler aux petits ton immense mansuétude et ton enseignement

com
OFFICE DES LAUDES
INTRODUCTION
V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
R/ et ma bouche publiera ta louange.
ANTIENNE INVITATOIRE

Adorons le Seigneur, c’est lui qui nous a faits.

PSAUME INVITATOIRE : (94)

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2 Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3 Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4 il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5 à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10 « Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11 Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

HYMNE : Ô FILS UNIQUE, JÉSUS CHRIST

A. Rivière — CNPL

Ô Fils unique, Jésus Christ,
Nous contemplons en ton visage
La gloire dont tu resplendis
Auprès de Dieu avant les siècles.

Les tiens ne t’ont pas reconnu,
Et les ténèbres te repoussent ;
Mais donne à ceux qui t’ont reçu
De partager ta plénitude.

Toi qui habites parmi nous,
Ô Verbe plein de toute grâce,
Enseigne-nous la vérité,
Transforme-nous en ton image.

À toi, la gloire, ô Père saint,
À toi, la gloire, ô Fils unique,
Avec l’Esprit consolateur,
Dès maintenant et pour les siècles.
ANTIENNE

Dieu qui es bon, Dieu qui pardonnes, prends pitié de nous, sauve-nous !

PSAUME : 85

1 Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
2 Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.

3 Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j’appelle chaque jour.
4 Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j’élève mon âme !

5 Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
6 écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.

7 Je t’appelle au jour de ma détresse,
et toi, Seigneur, tu me réponds.
8 Aucun parmi les dieux n’est comme toi,
et rien n’égale tes œuvres.

9 Toutes les nations, que tu as faites,
   viendront se prosterner devant toi *
et rendre gloire à ton nom, Seigneur,
10 car tu es grand et tu fais des merveilles,
toi, Dieu, le seul.

11 Montre-moi ton chemin, Seigneur, +
que je marche suivant ta vérité ;
unifie mon cœur pour qu’il craigne ton nom.

12 Je te rends grâce de tout mon cœur,
Seigneur mon Dieu,
toujours je rendrai gloire à ton nom ;
13 il est grand, ton amour pour moi :
tu m’as tiré de l’abîme des morts.

14 Mon Dieu, des orgueilleux se lèvent contre moi, +
des puissants se sont ligués pour me perdre :
ils n’ont pas souci de toi.

15 Toi, Seigneur,
   Dieu de tendresse et de pitié, *
lent à la colère,
   plein d’amour et de vérité !

16 Regarde vers moi,
prends pitié de moi.
Donne à ton serviteur ta force,
et sauve le fils de ta servante.

17 Accomplis un signe en ma faveur ; +
alors mes ennemis, humiliés, *
verront que toi, Seigneur,
   tu m’aides et me consoles.

ANTIENNE

Qui demeure dans l’amour ne craindra pas au jour du jugement.

CANTIQUE D'ISAÏE (IS 33)

13 Écoutez ce que j'ai fait, gens des lointains ;
gens d'alentour, sachez quelle est ma force !

14 Dans Sion, les pécheurs sont terrifiés ;
un tremblement saisit les pervers :
« Qui de nous résistera ? c'est un feu dévorant !
Qui de nous résistera ? c'est une fournaise sans fin ! »

15 Celui qui va selon la justice et parle avec droiture, +
qui méprise un gain frauduleux,
   détourne sa main d'un profit malhonnête, *
qui ferme son oreille aux propos sanguinaires
   et baisse les yeux pour ne pas voir le mal,

16 Celui-là habitera les hauteurs, *
hors d'atteinte, à l'abri des rochers.
Le pain lui sera donné ;
les eaux lui seront fidèles.

ANTIENNE

Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles !

PSAUME : 97

1 Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.

2 Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
3 il s'est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d'Israël ;
la terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.

4 Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez ;
5 jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
6 au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

7 Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
8 que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie,
9 à la face du Seigneur, car il vient
   pour gouverner la terre, *
pour gouverner le monde avec justice
   et les peuples avec droiture !

PAROLE DE DIEU : (JB 1, 21; 2, 10B)
Sorti nu du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté : que le nom du Seigneur soit béni. Nous acceptons le bonheur comme un don de Dieu. Et le malheur, pourquoi ne l’accepterions-nous pas aussi ?
RÉPONS

R/ Rassasie-nous de ton amour au matin,

 

* Que nos jours s’emplissent de joie.

 

V/ Rends-nous en joie tes jours de châtiment. *

 

V/ Vienne sur nous la douceur du Seigneur. *

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE DE ZACHARIE

Bénissez le Seigneur : il se souvient de son amour en faveur de son peuple.

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

INTERCESSION

Bénissons le Christ qui aime l’Église et s’est livré pour elle :


R/

Regarde ton peuple, Seigneur.

 

Béni sois-tu, Pasteur de ton Église, pour la vie que tu lui donnes :
— que cette grâce soit notre joie.

 

Béni sois-tu, Gardien du troupeau : 
— garde tes disciples dans la fidélité à ton nom.

 

Béni sois-tu, Chef du peuple choisi : 
— entraîne-le dans l’amour de ta loi.

 

Béni sois-tu, Pain de la vie :
— rends-nous forts pour accomplir l’œuvre du Père.

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, tandis que nous célébrons l’anniversaire de saint Bonaventure, de mettre à profit les richesses de son enseignement, et de prendre en exemple sa brûlante charité.

PREMIÈRE LECTURE
« Le ciseau se glorifie-t-il aux dépens de celui qui s’en sert pour tailler ? » (Is 10, 5-7.13-16)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur :
    Malheureux ! Assour, l’instrument de ma colère,
le bâton de mon courroux.
    Je l’envoie contre une nation impie,
je lui donne mission contre un peuple qui excite ma fureur,
pour le mettre au pillage et emporter le butin,
pour le piétiner comme la boue des chemins.
    Mais Assour ne l’entend pas ainsi,
ce n’est pas du tout ce qu’il pense :
ce qu’il veut, c’est détruire,
exterminer quantité de nations.
    Car le roi d’Assour a dit :
« C’est par la vigueur de ma main que j’ai agi,
et par ma sagesse, car j’ai l’intelligence.
J’ai déplacé les frontières des peuples,
j’ai pillé leurs réserves ;
fort entre les forts, j’ai détrôné des puissants.
    J’ai mis la main sur les richesses des peuples,
comme sur un nid.
Comme on ramasse des œufs abandonnés,
j’ai ramassé toute la terre,
et il n’y a pas eu un battement d’aile,
pas un bec ouvert,
pas un cri. »
    Mais le ciseau se glorifie-t-il
aux dépens de celui qui s’en sert pour tailler ?
La scie va-t-elle s’enfler d’orgueil
aux dépens de celui qui la tient ?
Comme si le bâton faisait mouvoir la main qui le brandit,
comme si c’était le bois qui brandissait l’homme !
    C’est pourquoi le Seigneur Dieu de l’univers
fera dépérir les soldats bien nourris du roi d’Assour,
et au lieu de sa gloire s’allumera un brasier,
le brasier d’un incendie.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 93 (94), 5-6, 7-8, 9-10, 14-15)

R/ Le Seigneur ne délaisse pas son peuple. (Ps 93, 14a)

C’est ton peuple, Seigneur, qu’ils piétinent,
et ton domaine qu’ils écrasent ;
ils massacrent la veuve et l’étranger,
ils assassinent l’orphelin.

Ils disent : « Le Seigneur ne voit pas,
le Dieu de Jacob ne sait pas ! »
Sachez-le, esprits vraiment stupides ;
insensés, comprendrez-vous un jour ?

Lui qui forma l’oreille, il n’entendrait pas ?
il a façonné l’œil, et il ne verrait pas ?
il a puni des peuples et ne châtierait plus,
lui qui donne aux hommes la connaissance ?

Le Seigneur ne délaisse pas son peuple,
il n’abandonne pas son domaine :
on jugera de nouveau selon la justice ;
tous les hommes droits applaudiront.

ÉVANGILE
« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11, 25-27)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
    Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Le père révèle son mystère aux petits
La Vierge Marie a tressailli de joie, en Dieu son Sauveur, ce Dieu qui se penche vers sa petite servante… rien qu'une pauvre petite servante ! Mais Il a su pourtant réaliser en elle, ce Dieu, de si grandes choses !

 

personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler.
 

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Méditation de l'évangile du mercredi 15 juillet

La Vierge Marie a tressailli de joie, en Dieu son Sauveur, ce Dieu qui se penche vers sa petite servante… rien qu'une pauvre petite servante ! Mais Il a su pourtant réaliser en elle, ce Dieu, de si grandes choses ! Et Il a méprisé les grands, les orgueilleux, mais élevé les humbles, rassasié de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. Oui, Marie crie sa joie devant ce Dieu merveilleux pour les pauvres, les blessés de la vie.

Et voici que Jésus, à son tour, tressaille de joie dans l'Esprit-Saint et laisse éclater au grand jour cette même joie, comme sa Mère, avec le même enthousiasme : “Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, pour avoir caché ces choses-là aux sages et aux habiles, et les avoir révélées aux petits. Oui, Père, aux petits, car tel a été ton bon plaisir !”

Ce qui réjouit le coeur de Jésus, le fait vibrer, c'est que les humbles, les pauvres, les petits sont pris en affection par le Père et conduits vers les splendeurs du Royaume. Et c'est Lui, Jésus, et Lui seul, Fils de Dieu et fils de Marie, qui fait connaître le Père à qui il lui plaît : aux humbles ; “Tout m'a été transmis par mon Père. Comme personne ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et Celui à qui le Fils voudrait le révéler”

C'est près de Lui et près du Père que nous trouverons, à l'intérieur, l'explication de notre destinée, toujours si dramatique, devant la souffrance et la mort.


Père Gabriel

                 Saint Jean Chrysostome
(v. 345-407)

 

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église

Sermons sur l'évangile de Matthieu, n° 38, 1

« Tu l'as révélé aux tout-petits »

 

« Je proclame ta louange, dit Jésus, parce que tu as caché cela au sages et aux savants. » Comment ! Se réjouit-il de la perte de ceux qui ne croient pas en lui ? Pas du tout : que les desseins de Dieu pour le salut des hommes sont admirables ! Quand ils s'opposent à la vérité, refusent de la recevoir, Dieu ne les force jamais, il les laisse faire. Leur égarement les pousse à retrouver le chemin ; rentrant en eux-mêmes, ils recherchent avec empressement la grâce de l'appel à la foi qu'ils avaient d'abord méprisée. Quant à ceux qui y sont restés fidèles, leur ferveur se montre ainsi encore plus forte. Le Christ se réjouit donc de ce que ces choses sont révélées à certains, mais se désole de ce qu'elles sont cachées à d'autres ; cela se voit quand il pleure sur la ville (Lc 19,41). C'est dans le même esprit que saint Paul écrit : « Rendons grâce à Dieu ! Vous qui étiez esclaves du péché, vous avez obéi maintenant de tout votre cœur à l'enseignement de l'Évangile » (Rm 6,17). (...)

De quels sages Jésus veut-il parler ici ? Des scribes et des pharisiens. Il dit cela pour encourager ses disciples en leur montrant de quels privilèges ils ont été jugé dignes ; eux qui sont de simples pêcheurs, ils ont reçu des lumières que les sages et les savants ont dédaignées. Ceux-ci ne sont sages que de nom ; ils se croient sages mais ce sont de faux érudits. C'est pourquoi le Christ ne dit pas : « Tu l'as révélé aux insensés », mais « aux petits », c'est-à-dire des gens simples et sans détour. (...) Ainsi il nous enseigne à renoncer à la folie des grandeurs et à rechercher la simplicité. Saint Paul va plus loin : « Si quelqu'un pense être un sage à la manière d'ici-bas, qu'il devienne fou pour devenir sage » (1Co 3,18).

Homélie du Père Gilbert Adam


 

« Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

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Dieu se révèle dans son Amour, mais il continue à demeurer caché à notre regard. Il apparait toujours autre que ce que nous pensions, que ce que nous découvrons. Le Seigneur du ciel et de la terre manifeste sa richesse, sa prodigalité, sa générosité, la richesse de son cœur en nous donnant Jésus et l’Esprit Saint. Il est au-delà de ce que nous percevons des richesses de son Don, au-delà de la beauté qui se répand de Lui. Pour le connaître, nous acceptons de changer notre angle d’approche. Il est celui qui nous pouvons reconnaître à travers sa création. Cette rencontre demande pour nous un cœur de pauvre, un cœur de tout petit. Le message de l’amour infini de Dieu est donné aux plus petits de son Peuple. Dieu réalise son œuvre dans l’humilité, il éclaire les cœurs de l’intérieur, par le feu de son Amour qui les embrase de toutes parts. Jésus, qui a pris notre nature humaine, l’a unie indissolublement à sa divinité sans que l’humanité en soit altérée. C’est l’alliance étonnante du don de Dieu dans l’humilité, en chacune de ses créatures.

« Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. » 
Dieu réalise son œuvre d’amour dans l’humilité. La grandeur infinie de Dieu se donne dans la toute petitesse et la plus grande faiblesse. La bonté de Dieu se manifeste ainsi. C’est une force douce, comme toute vraie force, qui conduit chacune de ses créatures libres à se développer, à croître pour aller vers Lui. La Bonté de Dieu donne la croissance par sa petitesse même. Celui qui est appelé à croître le plus est le petit. A chacun de nous de trouver le chemin pour renouer avec la petitesse, l’humilité, pour pouvoir le recevoir dans un don gratuit. La joie de se savoir comblé par l’autre nous est donnée par la bonté de Dieu. Jésus, le Fils unique, le réalise parfaitement et il en rend grâce à Dieu son Père. Il en proclame la louange. C’est dans la pauvreté de la nature humaine que Jésus vient délivrer son peuple. Mû par l’Esprit Saint, Jésus a cette exclamation étonnante qui développe le mystère de la filiation divine : « Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »

« Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » 
Une nouvelle dimension du Père nous est donnée, il ne fait rien par lui-même, il s’en remet à un autre. Il laisse l’autre exister. Le Père fait ainsi avec son Fils qui nous dit que Tout lui a été confié par le Père. Dieu sait se retirer pour que nous puissions advenir à la vie. Il se révèle comme celui que nous pouvons aimer parfaitement tant il nous aime délicatement, respectueusement. Jésus manifeste l’humanité embrasée de l’amour infini de Dieu, illuminée de la gloire infinie du Père. Il ouvre un nouvel univers de relations pour ses frères et sœurs en lui. Notre Père donne à chacun d’être son fils tendrement aimé. Il nous fait entrer dans ce secret insondable du cœur de notre Dieu. Chacun est conduit à reconnaitre la « Seigneurie » du Père. Il ne s’impose pas par la force, mais trouve son bonheur dans le fait de donner, de s’abandonner et d’autoriser l’autre à être. Marie, la première en chemin, a porté Jésus, le plus petit des enfants des hommes. Dans son oui à la Croix, elle donne naissance à une multitude de frères sauvés par Jésus.

Nous demandons à Dieu la grâce d’habiter la douceur et l’humilité de son cœur.

Père Gilbert Adam
9 rue du Lavoir
60350 Trosly-Breuil

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