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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Bonne fête aux René et aux Saintes âmes du 19 octobre

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SAINT DU JOUR
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Date 19 octobre

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint René Goupil

martyr au Canada (✝ 1642)

Médecin, frère lai (laïc) jésuite et coopérateur de saint Isaac Jogues, il était missionnaire chez les Indiens. Il fut tué par un païen d'un coup de hache, à Ossernenon au Canada (*), le 29 septembre. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.
- vidéo de la webTV de la CEF: Chanson de la fin du XIXe siècle qui raconte l'histoire de saint René Goupil, jésuite, missionnaire et martyr.
Il fut canonisé par Pie XI le 29 juin 1930 avec les sept autres martyrs canadiens:
René Goupil (né en Anjou), Isaac Jogues (né à Orléans), Jean de Brébeuf (né à Condé sur Vire) et cinq autres missionnaires jésuites: Antoine Daniel (né à Dieppe), Gabriel Lallement (né à Paris), Charles Garnier (né à Paris), Noël Chabanel (né à Saugues) et Jean de la Lande (né à Dieppe). Tous furent cruellement mis à mort par les Iroquois et les Hurons alors qu'ils leur apportaient la paix et la liberté de l'Évangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.
(*) un internaute nous signale: le lieu d'Ossernenon est maintenant dans la vallée du fleuve Mohawk dans l'état de New York. Le lieu dit aujourd'hui est Auriesville.
Jean de BrébeufGabriel LalemantCharles GarnierAntoine DanielNoël ChabanelIsaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au cœur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)
La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.
À Ossernenon au Canada, en 1642, la passion de saint René Goupil, martyr. Médecin et coopérateur de saint Isaac Jogues, il fut tué par un païen d'un coup de hache. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.

Martyrologe romain

 

 

 

STS JEAN DE BRÉBEUF ET ISAAC JOGUES,

 

PRÊTRES, ET LEURS COMPAGNONS JÉSUITES, MARTYRS DU CANADA

 

L’Eglise commémore le 19 octobre huit martyrs, tous de la Compagnie de Jésus, partis comme missionnaires dans les territoires des actuels Canada et Etats-Unis et martyrisés entre 1642 et 1649 par les populations autochtones, où avait éclaté une guerre féroce.  

 

Ils sont connus comme martyrs Canadiens et célébrés tous ensemble même s’ils ont été tués avec des année de distance; mais l’Eglise a voulu les réunir, en respectant leur croissante dévotion populaire. A dire vrai, les frontières nationales d’aujourd’hui ne correspondent plus à celles du XVII siècle, cependant les trois premiers prêtres tués en ordre chronologique ont subi le martyre dans une aire entre les actuelles cités d’Albany et New York, c’est-à-dire sur le territoire des Etats Unis d’Amérique; les autres à environ 200 km au nord de Toronto, aujourd’hui Canada. Il serait donc plus correct de les appeler Martyrs nord-américains.

Le contexte de la «Nouvelle- France»

Nous sommes au XVIIème siècle. Un groupe de jésuites français décide de partir en mission pour annoncer l’Evangile dans le territoire canadien connu sous le nom de « Nouvelle-France». Sur ces territoires vivent des populations païennes plutôt agressives comme les Hurons et les Iroquois; les missionnaires savent donc les risques qu’ils courent; au fond de leur cœur ils ont prévu avec lucidité le martyre comme une possibilité. Aux environs de 1640 éclate une guerre féroce entre Hurons et Iroquois et qui se solde par l’extermination des Hurons, peuple moins organisé militairement, et aussi par l’anéantissement des missions chrétiennes qui avaient trouvé un plus grand accueil auprès de cette population.

Saint Jean Brébeuf et les autres

Le premier prêtre à tomber victime de la haine contre la foi chrétienne est le frère- coadjuteur René Goupil, en 1642 à Ossenenon, auquel suivront Jean de Lalande et le prêtre Isaac, tués aux environs de Auriesville le 18 octobre 1647. Jogues était né en France en 1607 et après les vœux il était parti en mission pour le Canada où il avait déjà été emprisonné et torturé par les Iroquois, mais il avait poursuivi courageusement l’œuvre d’évangélisation qui l’avait conduit jusqu’à ce territoire. En 1648, est tué le jésuite Antoine Daniel. Enfin, le 16 mars 1649, tombe aussi Jean Brébeuf, originaire d’une famille normande où il était né en 1593, pour ensuite devenir jésuite et missionnaire. Les autres martyrs de 1649 sont Gabriel Lalemant, Charles Garnier et Noël Chabanel. Les huit ont été canonisés tous ensemble par Pie XI en 1930, puis déclarés patrons du Canada dix ans plus tard par Pie XII. Un sanctuaire a été édifié en leur honneur à Midland, dans l’Ontario.

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle.

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) les Jésuites œuvraient, dans le Canada à l'annonce de la Bonne nouvelle auprès des peuplades indigènes, notamment les Hurons qui avaient comme ennemi les Iroquois. Alors s'ouvrit pour les missionnaires ce que l'on a justement appelé « l'ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer des chrétiens qui avaient été fait prisonniers. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme du martyre. Parmi ses compagnons d'apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d'un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices.

Au nombre des autres victimes furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l'héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada

Père Daniel Antoine

prêtre, jésuite, missionnaire chez les Hurons, né à Dieppe le 27 mai 1601, tué en Huronie le 4 juillet 1648, canonisé par le pape Pie XI, le 29 juin 1930.

Antoine Daniel avait déjà commencé ses études de droit quand il entra au noviciat de la Compagnie de Jésus, à Rouen, le 1er octobre 1621. Il fut professeur des classes de grammaire au collège de Rouen (1623–1627), étudia la théologie au collège de Clermont (1627–1630), enseigna les humanités (1630–1631) et fut ministre au collège d’Eu (1631–1632). Le 1er août 1626, le père Charles Lalemant écrivait de Québec à son frère Jérôme : « Voicy un petit Huron qui s’en va vous voir, il est passionné de voir la France. Il nous affectionne grandement & fait paroistre un grand desir d estre instruict. [...] Il est fort important de le bien contenter ; car si une fois cet enfant est bien instruit, voila une partie ouverte pour entrer en beaucoup de nations où il servira grandement ». Amantacha, dit Louis de Sainte-Foy, fut baptisé à Rouen pendant que le père Daniel était professeur au collège. Certains historiens ont affirmé que le père Daniel avait préparé Amantacha au baptême. La chose n’est pas prouvée avec certitude. Mais la présence du jeune Huron à Rouen n’a pas échappé à la connaissance de Daniel ; et il se peut qu’elle entre pour quelque chose dans sa vocation missionnaire.

En 1632, le père Daniel arrive au Cap-Breton, dont l’habitation est commandée par son frère, le capitaine Charles. L’année suivante, le 24 juin 1633, il est à Québec et il est destiné avec Jean de Brébeuf à la mission huronne, mais le départ n’a lieu qu’en 1634. Aucun missionnaire n’a connu autant que le père Daniel les fatigues et les dangers que présentait alors le voyage de la Huronie ; en 1634 comme en 1638, il est abandonné en chemin par ses guides ; à l’isolement s’ajoute la maladie, et il attribue à une protection spéciale du Ciel d’avoir pu se rendre à destination. Le voyage de retour qu’il fit en 1636 fut également pénible, et quand il arriva à Trois-Rivières, il était littéralement épuisé.

Ses progrès dans la langue furent rapides, et il eut tôt fait d’apprendre aux enfants à chanter le Pater et le Credo en huron. Sa bonté, sa douceur, ses talents pédagogiques le firent désigner à un apostolat nouveau que les missionnaires, dans leur inexpérience des circonstances concrètes, jugeaient possible et riche de promesses pour l’avancement de la foi : la fondation à Québec d’un séminaire où les jeunes Hurons viendraient se former à la science et aux vertus chrétiennes. Si grands étaient les espoirs suscités par cette fondation que la Huronie y sacrifiait un de ses meilleurs missionnaires et les pères de Québec se privaient des services de cinq domestiques fort utiles. Une expérience de deux ans allait révéler que les enfants de la Huron ie étaient inadaptés et inadaptables à ce mode européen d’éducation. Ce fut l’écroulement d’un beau rêve et le retour du père Daniel à la vie active du missionnaire.

Il se dévoua inlassablement et avec succès pendant dix ans. Le 4 juillet 1648, les Iroquois envahissent la mission Saint-Joseph Il (Téanaostaiaé, près de Hillsdale, Simcoe Co., Ontario), au moment où le père Daniel finissait sa messe. Il encourage les néophytes, il parle avec un tel accent des vérités de la foi que les infidèles en grand nombre demandent le baptême. Après avoir semé la désolation dans le village, les Iroquois s’attaquent à la chapelle : « Fuyez, mes Freres, dit le Pere à ses nouveaux chrestiens, & portez avec vous vostre foy jusqu’au dernier soupir ». Quant à lui, il doit sa vie aux âmes. Il sort de la chapelle, va droit à l’ennemi qu’un pareil courage étonne. Ce premier moment de stupeur passé, le corps du missionnaire est criblé de flèches. Une balle le frappe à la poitrine qu’elle traverse de part en part, et il tombe en prononçant le nom de Jésus. Après avoir profané son corps, on le jette dans le feu qui consume la chapelle. Premier martyr de la Huronie, le père Daniel garde, même après sa mort, des trésors de tendresse et d’encouragement pour ses frères d’apostolat. La Relation de 1649 nous en a conservé deux exemples.

Les Hurons avaient surnommé le père Daniel Anounnen.

Lalemant Gabriel

prêtre, jésuite, missionnaire et martyr, né à Paris le 3 octobre 1610, tué par les Iroquois le 17 mars 1649, canonisé par le pape Pie XI le 29 juin 1930.

Gabriel Lalemant était fils d’un avocat au parlement de Paris. La Relation de 1649 insinue qu’il appartenait à la noblesse : « Quoy que quittant le monde, il eût quitté la part que sa naissance luy donnoit à des charges honorables ». Il avait 20 ans quand, le 24 mars 1630, il entrait au noviciat de Paris. Deux ans plus tard, il obtenait de ses supérieurs la permission d’ajouter aux trois vœux ordinaires de religion celui de se consacrer aux missions étrangères ; 14 ans s’écouleront entre l’émission de ce vœu et l’arrivée de Gabriel au Canada. Dans l’intervalle, il est professeur au collège de Moulins (1632–1635), étudie la théologie à Bourges (1635–1639), il est ministre des pensionnaires au collège de La Flèche (1639–1641), professeur de philosophie au collège de Moulins (1641–1644), préfet du collège de Bourges (1644–1646). Le Journal des Jésuites note son arrivée à la date du 20 septembre 1646. Sur son séjour à Québec (1646–1648) nous savons peu de choses. Au début de septembre 1648, il arrivait à Sainte-Marie-des-Hurons, et il était appliqué à l’étude de la langue. Les succès furent si rapides qu’en février 1649 il remplaçait à la mission Saint-Louis le père Chabanel, appelé ailleurs.

Le 16 mars 1649, une armée de 1000 Iroquois envahit le bourg Saint-Ignace et s’en empare presque sans coup férir, avant le lever du soleil. De là, elle se rend à la mission Saint-Louis, distante d’une lieue. Ici, les Hurons se défendent énergiquement, repoussent un premier et un second assaut. Mais comme les Iroquois ont le nombre, ils ont aussi la victoire.

Jean de Brébeuf et Gabriel Lalemant étaient alors à la mission Saint-Louis. On leur conseille de fuir ; ils refusent, « et pendant la chaleur du combat, leur cœur n’estoit que feu pour le salut des ames ». Dès qu’ils sont fait captifs, on les dépouille de leurs vêtements, on leur arrache les ongles et on les conduit au bourg Saint-Ignace (à mi-chemin entre Coldwater et Vasey, dans le comté de Simcoe, en Ontario).

Brébeuf mourut le 16 mars, à quatre heures de l’après-midi. Lalemant a-t-il eu connaissance des souffrances de son confrère ? Nous ne le savons pas. Quant à lui, son martyre commença le 16 mars, à six heures du soir, et dura jusqu’au lendemain matin. Voici ce que la Relation en à retenu : « Dans le plus fort de ces tourmens, le Pere Gabriel Lallement levoit les yeux au Ciel, joignant les mains de fois à autres, et jettant des soûpirs à Dieu qu’il invoquoit à son secours ». Il « avait receu un coup de hache sur l’oreille gauche, qu’ils lui avoient enfoncé jusque dans la cervelle qui paroissoit à découvert ; nous ne vismes aucune partie de son corps, depuis les pieds jusqu’à la teste qui n’eut esté grillée, et dans laquelle il n’eut esté bruslé tout vif ; mesme les yeux où ces impies avoient fourré des charbons ardens ».

Son corps, enterré avec celui de Brébeuf, sous la chapelle de la résidence Sainte-Marie, était levé et transporté à Québec au printemps de 1650.

 

 

Garnier Charles

 (surnommé Ouracha par les Amérindiens), prêtre, jésuite, missionnaire, martyr, né en 1606 (al. 1605) à Paris, décédé en Huronie en 1649.

Baptisé à la paroisse Saint-Gervais le 25 mai (al. 26), il était le second fils de Jean Garnier, sous-secrétaire du cabinet de Henri III puis maître des comptes en Normandie, et d’Anne de Garault, issue d’une famille noble d’Orléans. Après avoir fréquenté le collège de Clermont, à Paris, dirigé par les Jésuites, il entra au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1624. Ordonné prêtre en 1635, il fut désigné pour les missions de la Nouvelle-France et débarqua à Québec en même temps que le gouverneur Huault de Montmagny, le 11 juin 1636. Dès le mois de juillet, accompagné du père Pierre Chastellain, il gagna le pays des Hurons. En 1639 et 1640, il passa l’hiver chez les Pétuns qu’il tenta vainement de convertir. De 1641 à 1646, Garnier fut employé à la mission de Saint-Joseph de Téanaostaiaé, auprès du clan de la Corde. Enfin, à l’automne de 1646, il fut de nouveau envoyé auprès des Pétuns, sur les bords de la baie Georgienne, et y fonda une mission florissante cette fois ; c’est là qu’il trouva la mort, lors de la destruction de la Huronie, massacré par les Iroquois dans l’assaut du village de Saint-Jean, le 7 décembre 1649. On retrouva son corps meurtri de deux balles et de deux coups de hache, à quelques pas des ruines de sa chapelle. Il a été canonisé par le pape Pie XI le 29 juin 1930.

SAINT PAUL DE LA CROIX

 

, FONDATEUR DES PASSIONISTES

Né dans une noble famille déchue, Paul François ne se contente pas d’être commerçant comme son père. Il veut combattre les Turcs, ensuite se fait ermite en 1725 et fonde une nouvelle congrégation qui adore la Croix et médite la Passion du Christ comme acte suprême d’amour: les Passionnistes.  

Paul François Danei naît à Ovada, un petit village d’Alessandrino, dans le Piémont; il est l’aîné de 16 enfants qui réjouissent la maison d’une famille d’origine noble, mais en difficultés économiques. Depuis son enfance, il manifeste un grand intérêt pour la religion et a une foi très solide, nourrie par la participation quotidienne à la Messe, la fréquentation des Sacrements et la pratique régulière de la prière, mais pour aider la famille en difficulté il commence à travailler avec le père. Cependant sa vocation le porte ailleurs.

La Croix dans le cœur et dans l’âme

En 1713 il se passe quelque chose dans la vie de Paul François, et pour cela il décide de vivre en moine ermite, tout en n’appartenant à aucun Ordre. A l’âge de 26 ans l’évêque l’autorise à s’installer dans une cellule derrière l’église de Catellazzo Bormida où il mûrit l’idée de fonder une nouvelle congrégation appelée «des Pauvres de Jésus». A l’intérieur de sa cellule, pendant plus d’un an, il se met à rédiger une Règle imprégnée de l’amour pour la Croix. Celle-ci, en effet, sera la spiritualité typique des religieux que Paul guidera, en une période de crise de la foi, il fait donc le choix le plus impopulaire, de la croix et du sacrifice. Il se fait appeler «Frère Paul de la Croix» e va au secours des pauvres et des malades dans lesquels il voit le visage Jésus Crucifié.

Passion, amour de Dieu pour l’homme

Finalement en 1727 Benoît XIII autorise Paul à rassembler autour de lui des compagnons pour qu’ils l’aident. Le premier sera son frère de sang, Jean Baptiste; les deux sont ordonnés prêtres au cours de la même année. Ainsi naît le premier noyau de l’Ordre des Clercs déchaux de la Sainte Croix et de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, appelés ensuite Passionnistes. A la base il y a une appartenance radicale à la croix de Jésus et la conception que Sa Passion n’est pas seulement un présupposé inévitable pour la rédemption du péché, mais «la plus grande expression de l’amour de Dieu pour l’homme». Les premiers religieux sont formés comme prédicateurs: Ils ne combattront pas les Turcs avec les armes, mais avec la parole; ils vaincront l’ignorance, l’irréligiosité et l’abandon de l’Evangile.

A côté des «inaccessibles»

Paul de la Croix a parlé et écrit beaucoup, peut-être dix mille lettres ou davantage. Ses prédications durant le Jubilée de 1750 sont restés célèbres. Sa vie, cependant, se déroule, en grande partie dans la solitude, dans la retraite du Mont Argentario où il s’est retiré et où il a fondé le premier couvent d’où il part pour les missions dans les zones les plus pauvres de la Maremme et dans les petites îles les plus éloignées de l’archipel toscan où il est difficile de faire pénétrer la Parole de Dieu. En 1771, grâce à la collaboration de Mère Crocefissa Constantini, il fonde à Tarquinia le rameau féminin de la Congrégation: les moniales cloîtrées qui deviendront les Sœurs Passionnistes de Saint Paul de la Croix, une congrégation de vie apostolique consacrée à la mission éducative, surtout des femmes victimes de violence et d’exploitation. Paul meurt à Rome en 1775; il sera canonisé par Pie IX en 1867.

Saint Joël

Prophète de l'Ancien Testament (IVe siècle av. J.-C.)

Joël ou Yohel est l'un des douze "petits prophètes" de l'Ancien Testament. On ne sait rien de sa vie sinon qu'il devait exercer des fonctions liturgiques au Temple. Il est surtout le prophète de l'effusion de l'Esprit, de la Pentecôte et aussi de la pénitence. Voir le livre de Joël (Bible de la liturgie)
Il prophétisa dans le Royaume de Juda et surtout à Jérusalem. Par delà les menaces pour exhorter son peuple au vrai repentir, il nous fait entrevoir le retour de la faveur divine qui répandra l'Esprit-Saint sur toute chose: "Il arrivera après cela que je répandrai mon Esprit sur toute chair." (Joël 3.1)
Le martyrologe y joint Néhémie qui releva Jérusalem dans les années 440 avant Jésus-Christ et rétablit la vie religieuse autour du Temple. L'on fête aussi Zorobabel qui vivait à la même époque et qui est cité parmi les ancêtres de Jésus (Matthieu 1. 12)
Certains le fêtent le 13 juillet.
Commémoraison de saint Joël, prophète vers 350 avant le Christ, qui annonça le grand jour du Seigneur et le mystère de l'effusion de son Esprit sur toute chair.

Martyrologe romain

Saint Pierre d'Alcantara

de l'Ordre de Saint-François
(1496-1562)

Saint Pierre d'Alcantara
Saint Pierre d'Alcantara

Ce Saint, issu d'une famille illustre, fut un prodige d'austérités. Entré dans l'Ordre de Saint-François, après de brillantes études où avait éclaté surtout son amour pour les Livres Saints, il montra, pendant son noviciat, une modestie surprenante; il ne connaissait ses frères qu'à la voix, il ne savait point la forme de la voûte de l'église; il passa quatre ans au couvent sans apercevoir un arbre qui étendait ses branches et donnait son ombre près de la porte d'entrée. Sa vertu extraordinaire l'éleva aux charges de l'Ordre dès ses premières années de vie religieuse; mais l'humble supérieur se faisait, à toute occasion, le serviteur de ses frères et le dernier de tous.

Dans un pays de montagnes, couvert de neige, en plein hiver, il avait trouvé un singulier secret contre le froid: il ôtait son manteau, ouvrait la porte et la fenêtre de sa cellule; puis, après un certain temps, reprenait son manteau et refermait porte et fenêtre. Sa prédication produisit les plus merveilleux effets; sa vue seule faisait couler les larmes et convertissait les pécheurs: c'était, selon la parole de sainte Thérèse, la mortification personnifiée qui prêchait par sa bouche.

Dieu lui inspira de travailler à la réforme de son Ordre, et il y établit une branche nouvelle qui se fit remarquer par sa ferveur. Dans ses voyages, Pierre ne marchait que pieds nus et la tête découverte: la tête découverte, pour vénérer la présence de Dieu; pieds nus, afin de ne jamais manquer l'occasion de se mortifier. S'il lui arrivait de se blesser un pied, il ne prenait qu'une sandale, ne voulant pas qu'un pied fût à son aise quand l'autre était incommodé.

Pierre d'Alcantara fut un des conseillers de sainte Thérèse d'Avila, qui l'avait en grande considération. Sa mortification s'accroissait chaque jour au point qu'il ne se servait plus de ses sens et de ses facultés que pour se faire souffrir; il ne mangeait qu'une fois tous les trois jours, se contentant de mauvais pain et d'eau; parfois il demeurait huit jours sans manger. Il passa quarante ans sans donner au sommeil chaque nuit plus d'une heure et demie, encore prenait-il ce sommeil assis dans une position incommode; il avoua que cette mortification avait été plus terrible pour lui que les cilices de métal, les disciplines et les chaînes de fer.

La seule pensée du Saint-Sacrement et des mystères d'amour du Sauveur le faisait entrer en extase. Saint Pierre d'Alcantara fit de nombreux miracles. Apparaissant à sainte Thérèse après sa mort, il lui dit: "O bienheureuse pénitence, qui m'a valu tant de gloire!"

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Autres fêtes des Stes Âmes du jour

 

Bienheureuse Agnès de Jésus  religieuse dominicaine (✝ 1634)
Saint Altin  (date ?)
Saint Aquilin  évêque d'Evreux (✝ 690)
Saint Astérius  martyr à Ostie (IIIe siècle)
Sainte Cléopâtre  (✝ 319)
Dédicace de la cathédrale de Reims (✝ 1211)
Saint Eadnoth  Evêque de Dorchester (✝ 1016)
Saint Ethbin  abbé (VIe siècle)
Sainte Frideswide  Moniale en Angleterre (✝ 720)
Saint Gérin  martyr au diocèse de Tarbes (✝ 466)
Saint Grat d'Oloron  évêque (✝ v. 506)
Saint Idunet  ermite breton (VIe siècle)
Saint Jean de Brébeuf  martyr au Canada (✝ 1649)
Sts Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et leurs compagnons  jésuites, martyrs au Canada (XVIIe siècle)
Saint Jean de la Lande  martyr au Canada (✝ 1646)
Saint Jean de Rila  Moine en Bulgarie (✝ 946)
Bienheureux Jerzy Popieluszko  prêtre et martyr (✝ 1984)
Saint Joël  Prophète de l'Ancien Testament (IVe siècle av. J.-C.)
Sainte Laure
Martyre à Cordoue (✝ 864)
Saints Luc-Alphonse Gorda et Matthieu Kohioye
martyrs dominicains à Nagasaki au Japon (✝ 1634)
Saint Néhémie
Gouverneur de Juda, Ancien Testament
Saint Paul de la Croix
fondateur des Passionistes (✝ 1776)
Saint Philippe Howard
Laïc Anglais (✝ 1595)
Saints Ptolémée et Lucius
martyrs à Rome (✝ 160)
Saints Savinien et Potentien
martyrs de Sens (✝ v. 300)
Bienheureux Thomas Hélye
Prêtre à Biville, dans le Cotentin (✝ 1257)
Saint Varus
martyr en Égypte (✝ 304)
Saint Véran
Evêque de Cavaillon (VIe siècle)
Zorobabel
Fils de Shéaltiel, prince gouverneur de Juda
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