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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

26 décembre 1662 : 1ère représentation de L’École des Femmes et 1771 décès du Poète & philosophe Claude-Adrien Helvétius

com
26 décembre 1662 : première
représentation de L’École des Femmes,
comédie de Molière
(D’après « Éphémérides universelles, ou Tableau religieux, politique,
littéraire, scientifique et anecdotique, etc. » (Tome 12), édition de 1835)

L’historien de Molière rapporte que « les applaudissements prodigués à cette pièce ne peuvent être égalés que par les critiques injustes dont elle fut l’objet. Les Enfants par l’oreille et Tarte à la crème soulevèrent l’indignation des précieuses et des prudes. Les chaudières bouillantes et la peinture de l’enfer lui attirèrent celle des Tartuffes, qui posaient déjà pour leur immortel portrait. L’obscène le, qui finit par n’être qu’un ruban, fut surtout le prétexte des plus violentes accusations.

« Boileau a fait justice, plus tard, du commandeur de Souvré et du comte du Broussin, auxquels leur scrupuleuse austérité ne permit pas d’ouïr jusqu’à la fin ce tissu d’abominations. Un bel esprit patenté de l’hôtel de Rambouillet, Plapisson, ne pouvant résister au crève-cœur de voir le public y applaudir, leva d’abord les épaules de pitié ; mais bientôt emporté par son jaloux dépit, il s’écria, en s’adressant au parterre : Ris donc, parterre ; ris donc. La Critique de l’Ecole des Femmes a immortalisé cette plaisante boutade. »

Frontispice de la première édition de l'École des femmes de Molière (1663), par François Chauveau
Frontispice de la première édition de L’École des femmes (1663) de Molière, par François Chauveau

Devisé et Boursault se signalèrent par leur animosité contre Molière : l’un écrivit Zelinde ou la véritable Critique de l’Ecole des Femmes ; l’autre fit le Portrait du peintre ; cette dernière pièce eut un peu plus de succès que la première, ce qui ne l’empêcha pas de tomber bien vite dans l’oubli. Le duc de la Feuillade, qu’on désignait généralement comme le marquis mis en scène par Molière dans la Critique, se vengea moins littérairement. Voyant un jour Molière traverser une des galeries de Versailles, il l’aborda, en faisant semblant de vouloir l’embrasser. Le poète s’inclina, se fiant imprudemment à l’expression riante de sa figure.

Dans ce moment, le duc de la Feuillade lui saisit la tête des deux mains, et la frotta rudement contre les boutons de son habit, en répétant : Tarte à la crème, tarte à la crème (dans la Critique, le marquis n’avait que ce mot pour argument contre la pièce). Louis XIV ne tarda pas à être instruit du fait ; il tança vertement le coupable, et ordonna à Molière de traduire de nouveau ses ennemis, titrés ou non titrés, au tribunal du théâtre : Molière obéit, en écrivant l’Impromptu de Versailles.

Publié / Mis à jour le VENDREDI 25 DÉCEMBRE 2020, par LA RÉDACTION

26 décembre 1771 : mort du poète et philosophe Claude-Adrien Helvétius

 

Helvétius était fils d’un médecin célèbre ; il naquit à Paris le 26 janvier 1715, et étudia au collège de Louis-le-Grand, chez les jésuites. Dans son enfance, suivant Grimm et Chastellux, de fréquents rhumes de cerveau lui donnèrent l’apparence de la stupidité : peu à peu son intelligence et son esprit d’observation se développèrent. Destiné à la finance par sa famille, dès l’âge de vingt-trois ans il dut à la protection de Marie Leczinska, dont son père était premier médecin, une place de fermier-général, rapportant cent mille écus de rente.

Claude-Adrien Helvétius
Claude-Adrien Helvétius

Helvétius fit de son opulence l’usage le plus honorable : cherchant partout le mérite malheureux, il compta parmi ses pensionnaires Saurin, Marivaux, Sabatier de Castres. Comme le plus jeune des fermiers-généraux, il parcourait les provinces, afin d’y surveiller l’administration : au lieu d’aggraver le régime fiscal, il en tempérait partout la rigueur. Dans ses tournées départementales, toujours accompagné de gens de lettres, il allait visiter Voltaire à Cirey, Buffon à Montbard, Montesquieu dans sa terre de Brède : sa belle figure et son or multipliaient pour lui ces aventures, ces rencontres passagères qu’on est convenu d’appeler des bonnes fortunes.

Avide de succès en tout genre, il le cherchait par tous les moyens ; il excellait dans l’escrime, dans la danse, et une fois il parut au théâtre de l’Opéra, sous le nom et le masque du danseur Javillier. Il essaya des mathématiques, à l’exemple de Maupertuis, de la poésie, par émulation de Voltaire : enfin le succès de l’Esprit des lois lui inspira la pensée d’élever un monument rival. Il se défit de sa charge, qu’il avait exercée depuis treize ans ; il épousa Mlle<.sup> de Ligniville, et partit (1751) pour sa terre de Voré, dans le Perche, où désormais il passa régulièrement huit mois de l’année. C’est là qu’Helvétius continua de mener une de ces nobles existences, dont le cours n’est semé que de bienfaits publics et de services particuliers.

Dans sa retraite, il préparait le livre de l’Esprit, qui vit le jour en 1758, et qui, par le scandale de ses théories, attira un orage sur la tête de son auteur. Ce livre est l’apologie complète du matérialisme, bien que le mot n’y soit pas prononcé : Hobbes, Spinosa, Collins, Mandeville, Lamettrie en avaient fourni les éléments et les doctrines. Réduisant toutes nos facultés à la sensibilité physique, Helvétius s’efforçait d’établir que l’homme ne diffère des animaux que par une certaine organisation extérieure ; que notre intérêt, fondé sur l’amour du plaisir et sur la crainte de la douleur, est notre unique mobile : poussant ce principe jusqu’à ses dernières conséquences, il ramenait à l’intérêt personnel le dévouement de Régulus.

Certes le paradoxe ne saurait aller plus loin. Heureusement la vie d’Helvétius était là pour démentir ses principes : presque toutes les vertus qu’il attaquait et immolait dans son livre, on les retrouvait dans son cœur, dans ses actions : jamais philosophe ne se mit plus glorieusement en opposition avec lui-même. Les opinions contemporaines furent partagées : si la froide Mme du Deffand disait qu’Helvétius s’était attiré des ennemis pour avoir révélé le secret de tout le monde, Buffon disait au contraire : « Il aurait dû faire un livre de moins et un bail de plus dans les fermes du roi. » Jean-Jacques commença une réfutation du livre, et l’interrompit dès qu’il sut qu’on poursuivait l’auteur. Helvétius se vit forcé à une rétractation, qui l’humilia : le censeur, qui avait approuvé le livre, s’excusa sur son inadvertance, et en définitive le livre fut brûlé.

Helvétius n’en fut pas moins bien accueilli en Angleterre, en Allemagne : le roi de Prusse, Frédéric, le logea dans son palais, l’admit à sa table ; il aimait sa personne, estimait son admirable caractère : mais son ouvrage ne le persuadait pas, écrivait-il à d’Alembert. Doué dune constitution vigoureuse, Helvétius semblait devoir compter sur une longue carrière : une goutte remontée l’enleva à l’âge de cinquante-six ans. Quelques mois avant sa mort, il avait retouché le poème du Bonheur, œuvre de sa jeunesse, totalement dépourvue d’invention, de coloris, de poésie ; l’année d’après, parut le livre de l’Homme, commentaire indigeste du livre de l’Esprit.

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