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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 8 mars

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La Journée Internationale des femmes


Le 8 mars est devenu la Journée internationale des femmes suite à une décision du congrès des femmes socialistes, à Copenhague, en 1910 (en France, la journée est dite : Journée internationale des droits des femmes).

À l'initiative de la présidente de l'Internationale socialiste des femmes Clara Zetkin et de la militante russe Alexandra Kollontaï, les congressistes décidèrent de consacrer cette journée « à la propagande en faveur du vote des femmes ». Les Françaises allaient devoir attendre la Libération pour l'accomplissement de ce voeu.

En ce début du XXIe siècle, l'égalité politique des droits semble acquise dans la plupart des pays (à l'exception notable des pays islamistes comme l'Arabie séoudite et les émirats arabes) et les États dirigés par une femme ne font plus exception.

Notons que c'est de la célébration de la Journée internationale des femmes qu'est sortie la Révolution russe de Février 1917...

Clara Zetkin (1857 - 1933)

Féministe et socialiste avant l'heure

Intellectuelle allemande unie à un révolutionnaire russe, Clara Zetkin est l'une des principales figures féminines de la mouvance révolutionnaire, au tournant du XXe siècle.

Née Eissner au foyer d'un instituteur de Saxe, elle suit sa famille à Leipzig où elle effectue des études approfondies qui lui valent de devenir professeur en langues étrangères. Pendant ses études, elle se met en ménage avec un révolutionnaire russe en exil, Ossip Zetkin, dont elle aura deux enfants et dont elle prend le nom (le couple n'est pas marié).

Amie de Rosa Luxemburg, elle milite avec elle à l'extrême-gauche du parti socialiste allemand, le SAP (futur SPD). Mais elle s'implique aussi dans le mouvement féministe qui commence à peine à poindre en ce XIXe siècle très masculin. C'est ainsi qu'en 1892, elle fonde le journal socialiste féministe Gleichheit (« L'Égalité »).  

En 1907, Clara Zetkin fonde à Stuttgart l'Internationale socialiste des femmes dont elle devient la présidente. Au congrès suivant, à Copenhague, en 1910, elle propose au nom de l'Internationale d'organiser chaque année une Journée internationale des femmes. Celle-ci se tiendra tous les 8 mars et c'est à la faveur de cette journée qu'a éclaté à Petrograd, en 1917, la Révolution de Février, à l'origine de la chute du tsarisme.

Quand éclate la Grande Guerre, en 1914, Clara Zetkin milite en vain contre un conflit « fratricide ». Elle organise à Berne (Suisse), du 16 au 28 mars 1915, une conférence internationale des femmes contre la guerre, avec environ 70 femmes de presque tous les pays belligérants.

Elle fonde aussi avec Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht le groupe révolutionnaire allemand Spartakus, d'où sera issu le 30 décembre 1918 le Parti communiste allemand (KPD).

Clara Zetkin et Rosa Luxemburg au congrès du SPD en 1910Proche de Lénine et de sa femme Nadejda Kroupskaïa, Clara Zetkin se range sous la bannière de la IIIe Internationale communiste, le Komintern. Sous la République de Weimar, les Allemandes ayant obtenu le droit de voter et de se faire élire, Clara Zetkin devient députée communiste au Reichstag.

C'est à ce double titre qu'elle interview

au Congrès de Tours pour convaincre les socialistes français de se ranger derrière Lénine. Son arrivée clandestine, en cachette de la police française, le soir du 28 décembre 1920, fait sensation sur les congressistes et va contribuer à faire basculer, le lendemain, la majorité d'entre eux du côté de Lénine et du Komintern.

Par la suite, Clara Zetkin va partager son temps entre Berlin et Moscou. En décembre 1932, présidant le Reichstag en qualité de doyenne, elle appelle les députés à résister au nazisme mais son appel sera vain, comme on s'en doute. À l'arrivée de Hitler au pouvoir, elle va devoir fuir à Moscou pour y mourir.

Fabienne Manièr

Femmes de pouvoir

D'Hatshepsout à Angela Merkel

L'Histoire recense nombre de femmes qui ont dirigé avec brio de grands peuples, du pharaon Hatshepsout aux impératrices Wu Zetian et Cixi en passant par la reine Elizabeth Ière, mais leur autorité était le fruit d'un héritage dynastique.

Il a fallu attendre le XXe siècle pour que la moitié féminine de l'humanité prenne sa part du pouvoir et accède par la voie démocratique à la tête des États (en Occident principalement). C'est en bonne partie le fruit des campagnes engagées en 1910 avec l'établissement de la Journée internationale des femmes. 

Une émancipation très progressive
Si dès la fin du XVIIIe siècle, des voix féminines, comme celle d'Olympe de Gouges, se sont élevées pour demander l'égalité des droits entre hommes et femmes, c'est au cours des premières années du XXe siècle que des femmes occidentales se mobilisent pour obtenir le droit de vote.

Carrie Chapman Catt, vers 1913,  fondatrice de l'Alliance internationale des femmes, Washington, bibliothèque du Congrès. L'agrandissement est une photographie de Carrie Chapman Catt prise dans les années 1920, États-Unis, Cincinnati Museum Center.

En 1904 est fondée l'Alliance internationale pour le suffrage des femmes, présidée par une militante américaine. En Europe, les « suffragettes » anglaises figurent parmi les féministes les plus virulentes et organisent des manifestations de masse pour faire pression sur le gouvernement.

Les femmes des jeunes Nations des antipodes sont les premières à voir leurs droits de citoyennes reconnus. Dès 1893 et 1902, les Néo-Zélandaises et les Australiennes obtiennent le droit de vote. Entre 1907 et 1920, c'est au tour des Scandinaves, des Britanniques, des Allemandes, des Soviétiques, des Polonaises, des Canadiennes, des Hollandaises et des Américaines.

Alliance internationale pour le suffrage des femmes, Londres 1909, bibliothèque nationale de Norvège. Debout, de gauche à droite : Thora Dangaard (Danemark), Mme Louise Qvam (Norvège), Mme Aletta Jacobs (Pays-Bas), Annie Furuhjelm (Finlande),  Mme Mirowitch (Russie), M. Schirmacher (Allemagne), Madame Honneger (Suisse). Assises, de gauche à droite :  Anna Bugge Wicksell (Suède), révérende Ann Shaw (États-Unis), Mme Millicent Fawcett (Angleterre), Mme Chapmann Catt (États-Unis), Fru FM Qvam (Norvège),  Dr. Anita Augsburg (République tchèque)  

Toutefois, certaines n'obtiennent qu'une égalité toute relative avec les hommes. Ainsi, en 1918, la Grande-Bretagne accorde le droit de vote aux femmes de plus de 30 ans. Il faudra encore attendre deux décennies pour parvenir à une vraie égalité avec les hommes.

Tout aussi discriminants, certains pays accordent d'abord le droit de vote aux seules femmes célibataires ou aux seules diplômées de l'enseignement supérieur alors qu'ils n'exigent des hommes que de savoir lire et écrire (c'est le cas du Portugal en 1931).

En retard sur toutes leurs voisines européennes, les Françaises se trouvent dans les années 1930 dans une situation paradoxale. Elles ne sont ni électrices ni éligibles mais peuvent être ministres ! Trois femmes sont sous-secrétaires d'État sous le Front populaire, en 1936 : Cécile Brunschvicg, sous-secrétaire d'État à l'Éducation nationale, Irène Joliot-Curie, sous-secrétaire d'État à la Recherche scientifique, Suzanne Lacore, sous-secrétaire d'État à la protection de l'enfance. La mansuétude masculine ne va pas jusqu'à leur permettre de s'exprimer dans l'hémicycle du Palais-Bourbon, devant les députés...

Cette aberration est corrigée par le gouvernement provisoire du général de Gaulle à la Libération : les Françaises votent pour la première fois le 29 avril 1945.

Quotas or not quotas ?


Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des femmes des pays démocratiques disposent du droit de vote. La parité du personnel politique n'est pas acquise pour autant.

- Le paradoxe asiatique :
Dans plusieurs grands pays asiatiques, des femmes ont accédé aux plus hautes responsabilités alors que le champ politique reste dominé par une logique profondément patriarcale.

Sirimavo Bandaranaike, Sri Lanka, 1960, première femme Premier ministre du monde, Londres, National Portrait Gallery. Rien d'étonnant à cela : toutes ces femmes doivent leur bonne fortune à une filiation prestigieuse. Pour accéder au pouvoir en Asie, une femme se doit d'être «  fille de » ou « épouse de »...

Le Sri Lanka est devenu ainsi le premier pays du monde à avoir une femme Premier ministre, en la personne de Sirimavo Bandaranaike, en 1960. Il est vrai qu'elle tirait sa légitimité de son statut d'héritière de son mari, Premier ministre srilankais assassiné en 1959.

En Inde, Indira Gandhi s'est imposée en 1966 comme l'héritière politique de son père Nehru. Sonia, sa belle-fille d'origine italienne, tenta à son tour mais avec moins de succès de reprendre l'héritage de son mari Rajiv Gandhi, assassiné le 21 mai 1991.

En Indonésie, une femme, Megawati Sukarnoputri, a été élue à la présidence de la République en 2001 et occupa la fonction pendant trois ans. Elle n'était autre que la fille du premier président indonésien Ahmed Sukarno, le « père de l'indépendance », renversé en 1965 et mort en 1970.

Le 23 juillet 2001, le président de l'Assemblée consultative du peuple a communiqué les résultats de la session extraordinaire de l'Assemblée au président nouvellement nommé, Megawati, Agence Nationale d'Information République d'Indonésie, DR.

En Corée du sud, même scénario avec Park Geun-hye, présidente de 2013 à 2017, fille du dictateur Park Chung-hee, à qui les Coréens doivent leur actuelle prospérité.

Au Pakistan, c'est aussi la légitimité dynastique qui amena Benazir Bhutto à la tête du gouvernement pendant trois ans (1993-1996). Elle était la fille de l'ancien président Zulfikar Ali Bhutto, pendu en 1979. Elle-même fut assassinée en 2007.

Aux Philippines, Corazon Aquino, épouse d'un sénateur de l'opposition assassiné par le dictateur Ferdinand Marcos, devint présidente à la chute de celui-ci, en 1986. 

Certains pays, comme l'Inde, font toutefois preuve d'un grand volontarisme pour permettre à des femmes du peuple d'accéder à des responsabilités politiques. En 1992, la plus grande démocratie du monde a adopté un amendement à la Constitution qui réserve 30% des sièges aux femmes dans les conseils municipaux et les assemblées régionales.

Il va entraîner en quelques années l'entrée de centaines de milliers de femmes dans l'arène politique. En 2010 a été adoptée une loi similaire pour la Lok Sabha, le Parlement de New-Delhi.

Corazon Aquino, première femme présidente des Philippines en 1986. L'agrandissement est une photographie du Time Magazine qui a choisi Corazon Aquino comme personnalité de l’année 1986.

- En Europe, la France encore à la traîne :
En Grande-Bretagne, c'est par la seule force de son caractère et de ses convictions, que la très plébéienne Margaret Thatcher accéda à la tête du gouvernement en 1979. Elle a tenu les rênes pendant onze ans et réformé en profondeur son pays. En 2016, suite au référendum sur le Brexit, c'est une autre femme de caractère, Theresa May, qui est entrée au 10 Downing Street. Elle doit entre autres composer avec le gouvernement écossais, lui-même dirigé depuis 2014 par une femme, Nicola Sturgeon... Pour les Britanniques, toujours en avance d'un coup en matière de démocratie, le sexe n'est plus un déterminant du pouvoir !

Golda Meir et John F. Kennedy, Palm Beach (Floride), 28 décembre 1962. ©Roger-Viollet, DR. L'agrandissement est une photographie du gouverneur de Californie, Ronald Reagan, présentant Madame le Premier ministre Meir lors d'un banquet donné par la communauté juive à l'hôtel Beverly Hilton à Los Angeles. 1er octobre 1969, États-Unis, Université du Wisconsin.

En Israël, démocratie voisine de l'Europe, c'est aussi une femme de caractère, Golda Meir, qui a accédé à la tête du gouvernement en 1969. Golda Meir a dirigé le pays d'une poigne de fer pendant quatre ans, y compris pendant la très âpre guerre du Kippour. Golda Meir, Indira Gandhi et Margaret Thatcher, qui ont les unes et les autres dirigé leur pays en guerre, sont la preuve que le pouvoir au féminin n'a rien d'une promenade sentimentale et peut se montrer tout aussi rude que le pouvoir mâle.

En Europe continentale, les pays scandinaves demeurent les meilleurs élèves en matière de parité. La conjonction de lois contraignantes et d'élections à la proportionnelle leur ont permis d'atteindre des taux d'environ 40% de femmes dans les parlements nationaux.

La chancelière allemande Angela Merkel (à droite) et l'ancien Premier ministre islandais Jóhanna Sigurðardóttir à Berlin le 11 juillet 2011. L'agrandissement montre Katrín Jakobsdóttir et Angela Merkel lors d'une conférence de presse à Berlin, 20 mars 2018.

L'Islande a porté à la tête de son gouvernement une première femme en 2009, Jóhanna Sigurðardóttir, et une autre, Katrín Jakobsdóttir, en 2017. En Finlande, notons-le, deux femmes ont occupé l'exécutif en 2011 : Tarja Halonen, présidente, et Mari Kiviniemi, Premier ministre. L'Allemagne a porté Angela Merkel à la chancellerie en décembre 2005. « Mutti » bat depuis lors tous les records de popularité et d'endurance à ce poste.

La Lituanie s'est donnée en 2009 une présidente en la personne de Dalia Grybauskaitė. Malte a aussi une présidente depuis 2014 : Marie-Louise Coleiro Preca, et la Croatie depuis 2015 : Kolinda Grabar-Kitarović. Des millions de téléspectateurs ont apprécié son stoïcisme sous la pluie, à Moscou en juillet 2018, lors de la remise de la Coupe du monde de football...

En France, le scrutin uninominal et le cumul des mandats, une redoutable machine à fabriquer des notables à vie, ont longtemps favorisé le conservatisme et l'hégémonie masculine. Malgré la loi de juin 2000 sur la parité, qui prévoit des sanctions financières pour les partis ne présentant pas un nombre égal d'hommes et de femmes lors des scrutins de liste, on comptait encore 27% de femmes à l'Assemblée nationale en 2012. Il a fallu la secousse électorale de 2017 et l'engagement du président Emmanuel Macron pour que la France retrouve une place honorable avec désormais 39% de femmes députées.

- Bien sûr, on trouve toujours pire ailleurs...
En Espagne, Franco avait aboli le droit de vote des femmes, qui n'a été rétabli qu'à la fin du régime franquiste, en 1975. Au Koweït, les femmes n'ont obtenu le droit de vote qu'en 2005. En Arabie séoudite, une femme ne dispose toujours pas du droit de travailler ou de voyager sans l'autorisation de son gardien légal, un membre masculin de la famille.

Tansu Çiller (à droite), seule femme à avoir exercé la fonction de Premier ministre en Turquie, a félicité le président Recep Tayyip Erdoğan pour le succès de son élection, le 24 juin 2018.

Mais d'autres pays musulmans ont néanmoins prouvé que la religion ne constituait pas un obstacle rédhibitoire à l'accès au pouvoir des femmes. En juin 1993, Tansu Ciller est devenue la première femme turque à diriger un gouvernement. Le Pakistan, le Bangladesh et l'Indonésie ont aussi franchi ce pas sans état d'âme.

La présence de femmes présidentes ou chefs de gouvernement sur tous les continents montre qu'aucune grande région du monde n'est imperméable à l'idée d'être dirigé par une femme. Cela va d'Ellen Johnson-Sirleaf au Libéria à Gloria Macapagal-Arroyo aux Philippines, Violeta Chamorro au Nicaragua, Michèle Bachelet au Chili, Cristina Kirchner en Argentine, Dilma Rousseff au Brésil.

En 2019, on note encore Sahle-Work Zewde, présidente de l'Éthiopie, Bidya Devi Bhandari présidente du Népal et Tsai Ing-wen présidente de la République de Chine (Taïwan). Les efforts de l'Union indienne méritent le respect, d'autant que la condition féminine dans ce pays est l'une des pires qui soient. À côté de cela, de grands pays comme la Russie, le Japon ou encore la Chine populaire demeurent fermés à la promotion politique des femmes.

Béatrice Roman-Amat et André Larané

ça s'est passé un...

8 mars

8 mars 1702 : Anne Stuart monte sur le trône d'Angleterre
Le 8 mars 1702, le roi anglais Guillaume III meurt inopinément d'une chute de cheval. Petit-fils par sa mère du roi Charles 1er, il est aussi le gendre de l'ancien roi Jacques II Stuart dont il a épousé la fille Marie. Faute d'héritier direct, le roi laisse la couronne à sa belle-soeur Anne.

Âgée de 37 ans à son avènement, Anne Stuart est la deuxième fille du roi Jacques II Stuart et d'Anne Hyde, sa première épouse. Mariée au prince Georges de Danemark, elle en a eu... 17 enfants, tous morts en bas âge !

À sa mort, le 12 août 1714, après un règne des plus honorables, elle lègue le trône à un lointain cousin allemand, l'Électeur de Hanovre, futur Georges 1er.

8 mars 1952 : Le miracle Pinay
Antoine Pinay, Paris Match, n° 162, 19 avril 1952.Le 8 mars 1952, comme l'inflation menace la croissance économique, le président Vincent Auriol appelle à la tête du gouvernement français un inconnu, Antoine Pinay, maire de Saint-Chamond (Loire).

En quelques mois, celui-ci rétablit la confiance des financiers et des consommateurs. Il fait notamment chuter les prix avec la complicité des grands magasins et lance un emprunt indexé sur l'or et défiscalisé, la rente 3,5%. Les souscriptions atteignent 428 milliards de francs !

Bien qu'ayant ainsi rétabli l'équilibre des finances publiques, le président du Conseil est mis en minorité par la défection des députés MRP sur un projet de réforme de la sécurité sociale et de l'impôt foncier. Antoine Pinay, qui n'a pas le goût des batailles politiques, jette l'éponge le 23 décembre 1952. Son passage, malgré sa brièveté, marquera de son empreinte la IVe République.

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