Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bonne fête aux Jacques et aux très Saintes âmes du 25 juillet

Saint Jacques le Majeur
Apôtre et martyr
(† v. 42)

 

 Jacques , fils de Zébédée et Jacques fils d'Alphée (cf. Mc 3, 17.18; Mt 10, 2-3), sont distingués communément par les appellations de Jacques le Majeur et Jacques le Mineur. Ces désignations n'entendent bien sûr pas mesurer leur sainteté, mais seulement prendre acte de l'importance différente qu'ils reçoivent dans les écrits du Nouveau Testament et, en particulier, dans le cadre de la vie terrestre de Jésus.

Jacques put participer, avec Pierre et Jean, au moment de l'agonie de Jésus dans le jardin de Gethsémani, et à l'événement de la Transfiguration de Jésus.

Au début des années 40 du I siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d'Hérode le Grand, comme nous l'apprend Luc, "se mit à maltraiter certains membres de l'Église. Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter" (Ac 12, 1-2). La concision de la nouvelle, privée de tout détail narratif, révèle, d'une part, combien il était normal pour les chrétiens de témoigner du Seigneur par leur propre vie et, de l'autre, à quel point Jacques possédait une position importante dans l'Église de Jérusalem, également en raison du rôle joué au cours de l'existence terrestre de Jésus.

Une tradition successive, remontant au moins à Isidore de Séville, raconte un séjour qu'il aurait fait en Espagne, pour évangéliser cette importante région de l'empire romain. Selon une autre tradition, ce serait en revanche son corps qui aurait été transporté en Espagne, dans la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce lieu devint l'objet d'une grande vénération et il est encore actuellement le but de nombreux pèlerinages, non seulement en Europe, mais du monde entier. C'est ainsi que s'explique la représentation iconographique de saint Jacques tenant à la main le bâton de pèlerin et le rouleau de l'Évangile, caractéristiques de l'apôtre itinérant et consacré à l'annonce de la "bonne nouvelle", caractéristiques du pèlerinage de la vie chrétienne.

Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui, qui avait demandé au début, par l'intermédiaire de sa mère, à s'asseoir avec son frère à côté du Maître dans son Royaume, fut précisément le premier à boire le calice de la passion, à partager le martyre avec les Apôtres.

Saint Christophe
Martyr en Lycie (IIIe siècle)
Martyr, son culte est attesté dès le Ve siècle, en Bithynie, où une basilique lui fut dédiée. Saint

 

Christophe portant l'enfant JésusSon nom qui signifie "porte-Christ" l'a désigné comme protecteur de tous ceux qui utilisent des moyens de transport. Une belle légende le fait passeur d'un enfant au bord d'un torrent furieux, d'un enfant devenu si lourd que Christophe découvrit qu'il s'agissait de Jésus, celui qui a créé le monde.
"Christophore sancte, virtutes saut tibi tantae,
Qui te mane vident, nocturno tempore rident.
Christophore sancte, speciem qui eumque tuetur,
Ista nempe die non morte mala morietur.
Christophorum videas, postea tutus eas."
(Site de l'abbaye saint Benoît)


 

 

Illustration: peinture à l'huile - Saint Christophe portant l'enfant Jésus - Hieronymus Bosch - 1480-1490
Comment Saint Christophe est devenu le patron des voyageurs (Paroisse Saint Christophe Dakar, Sénégal)
Christophe de Lycie était un géant qui s'était libéré du pouvoir du diable et mis au service de Dieu. Il était passeur de voyageurs à travers un torrent impétueux. Un jour, arrive un petit enfant. S'appuyant sur son bâton, Christophe le prend sur ses épaules pour lui faire traverser le torrent et son danger mortel. Il s'étonne de son lourd poids mais l'enfant lui répond: 'en me portant, c'est le monde entier que tu as porté'
L'arme du Train l'a adopté comme saint patron pour pouvoir, de manière sereine, sous sa protection, accomplir pleinement les missions logistiques les plus éprouvantes. (Diocèse aux Armées françaises)
- saint du jour, saint Christophe, martyr, protecteur des voyageurs, VaticanNews
Il est mentionné le 21 août sur les calendriers en France...
- L'église de Sampigny-les-Maranges en Saône et Loire abrite une statue de St Christophe.
Au martyrologe romain, le 25 juillet:
En Lycie, saint Christophe, martyr au IIIe siècle.

Martyrologe romain

Patron: Automobilistes, Débardeurs, Porteurs, Touristes, Voyageurs
Saint Thaumaturge: invoqué pour voyager en sécurité

BBx José Luis Palacio Muñiz,
Antonio Varona Ortega,
Higinio Roldán Iriberri,
José Maria López Tascón.

Prêtres dominicains et martyrs
(† Madrid 25 juillet 1936)

José Luis Palacio Muñiz, né et baptisé le 20 mai 1870 à Tiñana, Siero (Asturies). Un frère prêtre, une sœur moniale contemplative. Philo et théologie au séminaire d’Oviedo. Profession à Ocaña le 1er janvier 1895, ordination à Ávila le 22 décembre 1899, et le même jour il s’offre au Serviteur de Dieu Ramón Zubieta pour la mission d’Urubamba et Mère de Dieu, au Pérou. Pendant 12 ans il se dévoue à l’action missionnaire dans la forêt amazonienne. Il était de caractère doux, paisible, humble, pieux. Sa santé étant ébranlée, il fut incorporé à la Province Saint Jean-Baptiste du Pérou, et en mai 1910 il est élu prieur du couvent d’Arequipa, mais il continue à visiter ses chers Indiens d’Urubamba. Sa santé restant délicate, il rentre en Espagne en 1921, au couvent du Rosaire à Madrid, dont le P. Buenaventura García Paredes présidait la maison comme vicaire ; il y exerça son ministère jusqu’en 1932, puis alla à Ocaña ; en 1935 il devient chapelain de la maison résidence de Nambroca (Tolède), où les ouvriers le tenaient pour saint.
Arrêté par les milices locales, il fut expulsé de la maison et du village de Nambroca (de même que les trois autres religieux compris dans cette cause). Quand ils voulurent prendre un train, ils furent fusillés près de la gare d’Algodor (Madrid), et enterrés au bord du Tage. Il avait 66 ans.

Antonio Varona Ortega, né à Zumel (Burgos) le 16 janvier 1901, baptisé le 18, confirmé en 1902. Il entre en 1913 à l’école apostolique de La Mejorada (Valladolid) ; profession à Ávila le 9 septembre 1918, profession solennelle le 18 janvier 1922. On l’envoie au couvent de Rosaryville, New Orleans (Louisiane), où il finit sa théologie, ainsi qu’à la Dominican House of Studies à Washington (1922-1924), à l’époque où il y avait des cours supérieurs de pédagogie à l’Université catholique (1924-1926).
Le 13 juin 1926 il est ordonné prêtre, puis arrive aux Philippines, enseigne au collège Saint Jean de Latran à Manille. C’était un grand professeur, plein de bonté pour tous. En 1933 il revient en Espagne avec la tuberculose, on l’envoie à Santo Tomás de Ávila. Comme il ne se remettait pas, on le mit le 10 mars 1934 au sanatorium de Guadarrama (Madrid) et, condamné, il passa à la résidence de Nambroca (Toledo) le 27 février 1936. Il supporta la maladie avec résignation et douceur. Bien que pouvant à peine marcher, il ne manquait jamais de célébrer la messe. Comme le P. José Luis Palacio, qui fait partie de cette cause, il fut martyrisé près de la gare d’Algodor, au bord du Tage, dans un endroit nommé Malecón de Cañete, les bras levés, bénissant le nom du Seigneur, Roi de l’Univers. Il avait 35 ans.

Higinio Roldán Iriberri, né à Ollogoyen, Navarre, le 11 janvier 1895, baptisé le 13. Une sœur religieuse. Il va à l’école de Matauten, puis se consacre aux besoins de la famille, tondeur, tisserand, travaux des champs. Il commence le noviciat comme frère coopérateur à Ávila le 2 février 1921, mais doit l’interrompre pour faire son service militaire. Après 3 ans de service à la communauté de La Mejorada (Valladolid), il revient à Ávila faire sa profession solennelle le 16 février 1924. On l’envoie à Ocaña, pour aider le frère administrateur de la propriété de Nambroca (Toledo). À partir de 1932 il fut lui-même administrateur, aimable avec tous, généreux, se consacrant beaucoup à l’oraison. Il aimait parler de la vie des saints. Arrêté le 24 juillet 1936 avec les autres religieux de la communauté, on les enferme à la mairie jusqu’à la nuit. Tandis qu’ils font semblant de les protéger, ils projettent de les envoyer hors du village et d’avertir les gares voisines de les emprisonner jusqu’à Madrid. Le lendemain ils durent prendre la direction d’Algodor (Madrid) et près de la gare furent martyrisés le même jour. Il avait 41 ans.

José Maria López Tascón, né à Aviados (León) le 3 mars 1896, baptisé le 4, confirmé en 1897; son frère Manuel devint aussi dominicain ; à 12 ans il entra à l’école apostolique de Corias (Asturies). Pieux, sérieux et studieux, il prit l’habit le 24 août 1913 en même temps que deux futurs Maîtres généraux de l’Ordre: Manuel Suárez et Aniceto Fernández; profession un an après à Padrón (La Coruña). Il fait la philo à Corias et la théologie à Salamanque, ordonné prêtre le 19 février 1921, fait des études complémentaires de littérature à Madrid; il publie des articles dans des revues scientifiques-littéraires. Dans les années 1920 il enseigne dans les collèges d’Oviedo et Vergara (Guipúzcoa), puis en 1930 on l’envoie à Madrid, au couvent d’Atocha. Travailleur, aimable, réservé, recueilli, compagnon idéal et affable. Il prenait les choses comme Dieu les disposait.
Le 20 juillet 1936, au cours de l’attaque du couvent d’Atocha, il fut gravement blessé dans la région de l’épigastre avec sortie de balle par la région lombaire, il dit : « Que Dieu vous pardonne comme je vous pardonne ». Blessé et perdant son sang, il accompagna le reste des religieux qu’on conduisit à la caserne d’Abtao et à la direction générale de sécurité, pour les enfermer au cachot, où il perdit connaissance. Le lendemain la Croix Rouge l’emmena à un hôpital situé rue Navas de Tolosa, où il montra résignation et acceptation de la souffrance ; une dominicaine de l’Anunciata, soeur Dolores Robinat, s’occupa de lui, et le P. Nicanor Menéndez, o.p., lui donna les sacrements, il fut transformé, plein de paix, de joie et de force. Il mourut, âgé de 40 ans, offrant sa vie pour Dieu, pour la paix en Espagne et la conversion de ses persécuteurs, et priant spécialement le Salve et l’antienne O spem miram, à saint Dominique.

José Luis Palacio Muñiz, Antonio Varona Ortega, Higinio Roldán Iriberri, José Maria López Tascón font partie d’un groupe de 498 martyrs, de la guerre civile espagnole, béatifiés le 28 octobre 2007 à Rome.

Autres Fêtes du Jour


Bx Alphone, Rodolphe, Pierre, Antoine et François  martyrs jésuites en Inde (✝ 1583)
Bx Ángel Darío Acosta Zurita  prêtre mexicain martyr (✝ 1931)
Bienheureux Antoine Lucci  évêque (✝ 1762)
Saints Béat et Bantus  prêtres et ermites à Trèves (VIe siècle)
Saint Cucufat  martyr sous Dioclétien (✝ v. 303)
Saint Evrou  fondateur du monastère de Saint-Fuscien-aux-bois (✝ v. 600)
Sainte Glosselinde
abbesse à Metz (✝ 609)
Bienheureux Jean Soreth  prêtre carme (✝ 1471)
Saint Macaire d'Oujensk  moine (✝ 1504)
Saint Magnéric  Évêque de Trèves (✝ 596)
Vble María Berenice Duque Heckner fondatrice des 'Hermanitas de la Anunciación' (✝ 1993)
Sainte Marie-Carmen Salles y Barengueras  fondatrice de la Congrégation des religieuses de l'Immaculée Conception (✝ 1911)
Bse Marie-Thérèse Kowalska  clarisse martyre en Pologne (✝ 1941)
Bx martyrs de la guerre civile espagnole martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Bienheureux Michel-Louis Brulard  prêtre carme à Charenton, martyr aux Pontons de Rochefort (✝ 1794)
Saint Nersès  évêque arménien (✝ v. 373)
Sainte Olympiade  Veuve, diaconese à Constantinople (✝ v. 410)
Bx Pierre Corradini de Mogliano  prêtre franciscain (✝ 1490)
Saint Théodemir  moine et martyr en Andalousie (✝ 851)
Sainte Valentine  martyre à Césarée de Palestine (✝ 308)
Bienheureux Wenceslao Pedernera laïc martyr en Argentine (✝ 1976

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :